En salle

31 octobre 2010

Gardez Halloween pour vous !

Je n'aime pas Halloween. Mon côté réac : on essaie de nous faire croire que c'est une tradition chez nous alors que ce n'est une connerie récente, importée d'ailleurs. Je n'aime pas importer les traditions. Sauf le Beaujolais Nouveau et le ramadan.

C'est le bordel ! Des gamins tous plus moches les uns que les autres avec leur maquillage et leurs costumes idiots sonnent à nos portes et exigent des bonbons. Des baffes, oui ! Les parents se croient intelligents probablement. Laisser leurs mômes faire les cons de porte à porte alors que le reste de l'année, ils passent leur temps à les surveiller de peur qu'ils tombent sur un curé pédophile quelconque !

J'imagine les mères de famille replètes peinturlurant la tronche de leurs rejetons. « Oh ! Comme il est mignon, je vais prendre une photo, on ne le reconnaît pas ». Non, il n'est pas mignon. Il est laid. A gerber. Par ailleurs, je ne vois pas l'intérêt de le prendre en photo si on le reconnaît pas. Connasse.

Hier, par contre, au bistro, c'était rigolo (illustration). Les mecs déguisés avaient le droit à un cocktail (à mon avis, le patron mélangeait dans un seau tous les alcools qu'il n'arrivait pas à vendre en forçant un peu sur le Cointreau pour masquer le reste). L'occasion de faire la fête, quoi !

Encore que... Je n'ai pas besoin de m'habiller comme un clown avec la tronche pleine de peinture pour festoyer.

Il me suffit de fréquenter des ivrognes.

Halloween ne passera pas par moi. J'irai ouvrir la porte ce soir quand ça sonnera. J'ai une dose d'insultes en stock. Certaines pas écoutables par les enfants, des vraies horreurs.

Ca tombe bien. C'est Halloween.

Et les mômes iront chialer dans les bras de leurs parents, leur répétant les horreurs que j'ai osé sortir.

J'espère qu'un ou deux viendront se plaindre, qu'on rigole.

29 octobre 2010

Un Grenelle des poubelles ?

Seb Musset parle de photovoltaïque et d'électricité, dans son dernier billet. Du coup, je vais parler environnement, aussi, c'est un thème porteur. D'ailleurs, c'était l'objet de mon dernier billet, à propos du réchauffement climatique et de Claude Allègre. Quitte à parler environnement et ridicule de la situation, j'aurais pu choisir de parler du retraitement des eaux usées.

Figurez-vous que j'étais pour deux jours en vacances dans une petite maison des bords du Golfe du Morbihan. La maison est « en pleine campagne » à 250 mètres de la mer. La maison n'est pas raccordée au tout-à-l'égout. Du coup, les proprios payent une taxe (200 euros par an, excusez du peu !) de « non raccordement » (probablement par dissuasion ?). Voilà probablement un des effets du Grenelle de l'Environnement : il faut maintenant payer une taxe parce qu'on utilise pas un service public qui n'est pas disponible dans le secteur !

Fort, non ?

Mais non, ça n'est pas l'objet du billet. Le ramassage des ordures à la campagne (c'est vrai qu'à Bicêtre, je m'en fous complètement : j'ai des bacs de couleur dans le sous-sol et ma concierge se démerde pour sortir les bonnes poubelles les bons jours).

Dans cette radieuse campagne sud-morbihanaise, jusqu'à peu, il y avait un ramassage hebdomadaire des poubelles marrons (les déchets domestiques) et des containers "centralisés" pour le reste : le verre d'un côté, le papier de l'autre et les emballages dans le dernier.

Les habitants du coin ont reçu un courrier les informant que ses deux derniers containers allaient fusionner. Autrement dit, le tri qu'ils faisaient depuis plusieurs années ne servait à rien !

Un de ces jours, ils vont nous annoncer qu'on pourra arrêter de séparer les ordures ménagères du reste ! Je m'attends à tout ! Aussi bien, le bilan énergétique du recyclage est si mauvais qu'il est urgent d'arrêter...

Parallèlement, on leur a annoncé la fourniture de containers individuels, un marron pour les déchets ménagers et un jaune pour les emballages et le papier, pour une mise en service à partir de novembre. Un type était passé, cet été, voir les proprios pour leur présenter le machin. Ils avaient bien précisé que c'était une maison de vacances, qu'il fallait les contacter à leur adresse principale, …

Ces poubelles individuelles ont pour vocation à peser les ordures (elles sont calibrées et équipées d'un dispositif permettant d'identifier le propriétaire) afin de payer les ordures en fonction de leur poids.

C'est à la mode et c'est inique.
  • c'est injuste : une famille pauvre avec des enfants en bas âges a plus de déchets qu'un gugusse comme moi (il faut dire que mes déchets sont généralement jetés dans des containers à verre),
  • c'est grotesque : les gens vont s'empresser de jeter leurs déchets dans les poubelles des voisins (d'autant que la pratique est déjà répandue, avec accord tacite de bon voisinage, la plupart des maisons du coin sont des résidences secondaires : on ne peut pas organiser nos vacances en fonction des jours de ramassage des ordures ! Tiens ! Les « boueux » passent mercredi matin, on lève le camp mercredi midi).

Quand nous sommes arrivés, mercredi, un papier attendait dans la boite à lettre pour engueuler les proprios qui n'étaient pas là pour la livraison des containers et les invitant à aller les chercher à une dizaine de bornes.

N'écoutant que mon courage, j'enfourche la Twingo familiale et me dirige vers le machin où un jeune gugusse m'explique les jours de ramassage : « le vendredi pour le marron et un mercredi sur deux pour le jaune sauf quand il y a un jour férié c'est décalé d'une journée, vous avez bien compris, signez là. »

C'était bien organisé ! Un « immense » hangar contenait des milliers de poubelles entassées, de toutes tailles : j'avais repéré les plus petites : elles rentraient aisément dans la voiture.

Le type me dit : « bon, je vais chercher vos deux poubelles ». « Comment ça, deux ? Je ne vais pas prendre celle du voisin, non plus ! » « Non, la jaune et la marron » « Ah ! Mais non, on a reçu un papier nous expliquant que les papiers et les emballages conservaient leurs emplacements de collecte » « Ah ben non, je viens de vous expliquer pour les tournées » « ah oui c'est vrai j'suis con ». Je suis plus un spécialiste des tournées au comptoir.

Je résume, hein !

Voilà le type qui débarque avec deux immenses containers (150 litres). « Quoi ? Aussi grande, mais ce n'est pas utile, la maison n'est quasiment jamais occupée par plus de 4 personnes. » « Oui, mais c'est une maison de vacances, les vacanciers produisent plus de déchets, on est obligés de donner des poubelles plus grandes ! »

Ah ! J'imagine que l'emballage des merguez pour le barbecue est plus volumineux que celui de la bidoche pour le pot-au-feu. Je ne sais pas quelle andouille a fait une étude pour démontrer que le vacancier produit plus d'ordures surtout en pleine campagne à 20 km du premier marchand de pizza...

J'imagine que c'est une directive qui vient de Bruxelles... Enfin, j'espère...

Alors j'ai embarqué mes deux containers de 150 litres. J'avais pris la Twingo pour en mettre un de cent litres. Deux voyages le coffre ouvert : le bilan carbone est déjà mauvais.

A la vue du hangar, plein de poubelles, j'étais songeur. Sur la route, je regardais les poubelles que les gens avaient sorti pour le ramassage bi hebdomadaire du jeudi. Pas une seule aux normes. Toutes à changer. Aux frais du contribuable.

Le Grenelle de l'environnement, il a été organisé par le lobby des marchands de poubelles en plastique avec des roulettes ?

Allègre et le CO2 : le grand écart sans desserrer les jambes

Le rapport de l'Académie des sciences à propos du réchauffement climatique, commandé par Valérie Pécresse, est sorti hier. 

Il confirme explicitement que l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère est la principale cause du réchauffement climatique et que cette augmentation du CO2 est incontestablement due à l'activité humaine.

Claude Allègre a signé ce rapport mais, fidèle à lui-même, continue à nier que le rôle du CO2 est démontré...

Il est très fort et c'est à lire chez mon confrère de Mulhouse.

Retour vers le futur

Ca c'est bien passé, merci ! Le plus surprenant n'est pas que je n'ai fait aucun billet en 48 heures (sur aucun blog) ni que je n'ai bu que deux bières pendant la période mais que je n'ai jeté aucun coup d'œil aux compteurs de visites ou autres gadgets indispensables comme Wikio Source.

Je ne suis pas le seul, d'ailleurs.

Un sympathique Twittos m'a fait parvenir un dossier paraissant dans le Figaro Madame (je crois) à propos des blogs.

Il contient au moins une erreur : voir illustration. Mon blog n'est pas le plus lu des blogueurs politiques, je ne sais même pas s'il est dans les 20 premiers (sans compter les blogs des journalistes et des personnalités politiques).

27 octobre 2010

Fermeture

« P-S Le Petit Monde de Gildan nous fait découvrir avec une ardeur passionnée l'album de Stefen K. Je ne suis pas du tout compétent pour juger ou parler de chanson, mais vous aimerez peut-être? En tout cas l'enthousiasme de Gildan éclate… » 

Ainsi Le Coucou conclut-il son billet du jour. Finir en musique me va très bien.

Ce blog est fermé. Pour trois jours seulement, ne rêvez pas !

Figurez-vous qu’il m’en arrive une bien bonne : je pars en vacances dans un coin où je sais qu’il n’y aura pas Internet. Ce n’est la première fois en cinq ans mais c’est la première fois où je reçois un SMS de mon opérateur téléphonique qui me dit que j’ai abusé des connexions Internet sur l’iPhone et que je risque d’être coupé quelques jours.

Si on me cherche, je suis là :


Visiblement, Google Maps ne passe pas très bien, non plus.

Pour la deuxième fois dans la vie de ce blog, dans la matinée, je vais fermer les commentaires (la première fois, c’était parce que j’avais peur des trolls, cette fois c’est pour profiter de la vie et éviter de me taper 50 mails par jour), d’où ce billet, d’ailleurs.

J’espère retrouver un clavier vendredi soir pour célébrer dignement les cinq ans de http://aubistro.com et http://aubistrogeek.com !

26 octobre 2010

Jean-Louis Borloo est-il la solution ?

20minutes fait un article pour expliquer pourquoi l’Elysée verrait bien Jean-Louis Borloo à Matignon ! J’adore la politique fiction : « Ah ! Tiens ! Si on nommait machin, ça permettrait de récolter les voix des cultivateurs de betteraves ! »

Je vais donc jouer avec eux…

Jean-Louis Borloo est populaire et a une bonne image. Ah ! Très bien. Non ! Il a l’image d’un gars sympathique avec qui on prendrait bien une bière sur le comptoir d’un bistro et tant qu’il s’occupait de l’environnement, ça ne dérangeait personne… Sa casquette sociale est totalement inconnue de la majorité des Français… « Jean-Louis Borloo, c’est l’ancien maire de Valenciennes qui a sauvé l’usine Toyota, l’ancien ministre de l’Emploi et de la Cohésion sociale, des fonctions qui ont marqué les Français. » Comme si les Français avaient de la mémoire pour ce genre de truc. Non ! Voilà l’image de Jean-Louis Borloo, je l’ai trouvée en préparant ce billet.

Jean-Louis Borloo deviendrait ainsi la caution sociale de Nicolas Sarkozy en vue du deuxième tour 2012 tout en asphyxiant les candidatures centristes au premier tour. Pour ma part, je doute vraiment que les électeurs du centre soient aveuglés. Nicolas Sarkozy avait fait sa campagne 2007 sur le thème « j’ai changé ». Ca ne fonctionnera pas deux fois

Les candidatures centristes ne se multiplieront pas. Hervé Morin, s’il est candidat, ne dépassera jamais les 2%. Il le sait et ne sera donc pas candidat. Dominique de Villepin n’est pas centriste et ce n’est pas avec une politique invisible (balayant de gauche à droite) que ses électeurs potentiels, a priori d’une droite antisarkozyste, resteront sur place. Enfin, François Bayrou, comme en fin 2006, est annoncé avec 8% des voix et finira probablement à plus de 20%, son principal concurrent étant en fait Dominique de Villepin.

Nicolas Sarkozy devrait encourager les candidatures centristes s’il veut être sûr de figurer au deuxième tour. Or le plus probable est qu’il torpille Dominique de Villepin, par haine, alors que seul ce dernier offre une alternative à François Bayrou comme… alternative à Nicolas Sarkozy.

Difficile équation…

Télémédecine

Je ne sais pas si Paul Le Poulpe, paix à son âme, était soigné par Internet. Ah ! Oui ! C’est le nouveau truc que nous sort le gouvernement. On pourra dorénavant consulter son toubib par Internet.

Je ne sais pas si le fameux « dites trente-trois » sera remplacé par « écrivez trente-trois » ou si on sera invité à se taper sur le genou devant une webcam pour qu’un cyber toubib puisse contrôler nos réflexes.

Dans une deuxième phase du projet, cette webcam sera utilisée également pour faire une coloscopie. Par contre, si vous avez mal à la gorge, je vous conseille de vous la faire télé-examiner avant la coloscopie.

(illustration)

Des chiffres ? Des chiffres...

Je lisais dans la presse, récemment, l’interview d’un restaurateur qui racontait qu’il perdait 6000 euros par jour à cause des casseurs qui dissuadent les gens de venir dans son resto, une pizzéria, de mémoire. J’ai presque envie de dire que je m’en fous ! A ce chiffre d’affaire là, ce n’est pas un resto mais une usine.

Ne médisons pas. S’il a les moyens de perdre 6000 euros par jour (perte qui n’est d’ailleurs pas nette, les serveurs sont probablement payés au pourcentage et la matière première n’est pas foutue à la poubelle), c’est qu’il a probablement un chiffre d’affaire de l’ordre de deux millions d’euros par an.

Même s’il a baissé les tarifs, augmenté le personnel, … la baisse de la TVA dans la restauration lui a probablement rapporté plus de 100 000 euros, excusez du peu.

C’est Le Coucou qui le dit, il faut parler de chiffres.

Tiens ! Je disais hier que le coût de la grève (qui est le coût de la réforme, en fait, puisqu’elle provoque la grève) était entre 200 et 400 millions par jour, selon Christine Lagarde. Du simple au double. C’est elle qui fait des prévisions pour notre avenir…

J’ai vu passer ce matin un twit disant que le coût total de la grève serait supérieur à 3 milliards d’euros. Tiens ! La baisse de la TVA sur la restauration coûte 3,5 milliards par an.

La dette de l’état aura augmenté d’environ 400 milliards d’euros depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République. Coût des intérêts entre 10 et 15 milliards par an.

Coût du paquet fiscal : 15 milliards en 2010.

Z’en voulez d’autres ?

Edit : il y a aussi des chiffres chez Yann qui rappelle, par exemple, le coût de la grippe A.

25 octobre 2010

Le coût de la grève

Christine Lagarde a indiqué que les grèves contre la réforme des retraites coûtent entre 200 et 400 millions par jour. J’aurais tendance à dire que les grèves étant créée par la réforme, le coût de la réforme est entre 200 et 400 millions par jour.

« La ministre de l'Economie a également évoqué un "préjudice moral" pour la France, son image étant selon elle affectée à l'étranger par les incidents qui ont émaillé les manifestations contre la réforme des retraites. »

Madame Lagarde ne lit pas la presse internationale, probablement, comme The Economist, à la fin du mois dernier (repris par Courrier International). Ce sont certaines positions du Président de la République qui ternissent l’image de la France.

Elections anticipées à Noisy le Sec

Une fois n’est pas coutume, je vais m’intéresser à la vie politique locale ailleurs qu’au Kremlin-Bicêtre et à Loudéac. C’est à Noisy-le-Sec que ça se passe et j’ai découvert la situation suite à un billet de mon ami Hervé Nowak, Premier Secrétaire de la section local du PS à Bicêtre. Il frise le surmenage : il a déjà fait deux billets ce mois-ci, soit neuf cette année. Alors à chaque fois qu’il fait un billet, on peut s’y attarder un peu !

Je résume : suite à un différend à propos de la Police Municipale, les alliés du PS (les verts et les communistes) ont démissionné du Conseil Municipal. Du coup, hop !, élections anticipées nécessaires.

A l’heure où toute la gauche devrait être unie pour lutter contre la « casse sociale » opérée par le Gouvernement, je ne supporte plus ces bisbilles.

Aussi, je soutiens Madame Alda PEREIRA-LEMAITRE et sa liste (sur laquelle figure Elisabeth Guigou).

La mort de Georges Frêche

J’ai tellement dit du mal de Georges Frèche, pendant la campagne des régionales que, paradoxalement, je peux difficilement m’abstenir d’évoquer sa mort, ici, mais je ne sais pas trop quoi dire. D’ailleurs, j’admire la direction du Parti Socialiste qui a réussi à pondre un communiqué de presse à peu près neutre.

Alors je fais le tour des blogs des copains.

Stef : « Aujourd'hui il sera bien normal de rendre hommage à George Frêche, mais déjà les polémiques courent, résumées par le titre de Libération "Frêche exclu pour toujours". »

Vlad : « Georges Frêche est mort d'une crise cardiaque aujourd'hui, dimanche 24 octobre 2010. On va voir débouler l'armée des vampires socialistes, Laurent, Benoît et Martine en tête, pour le bal des faux-culs : "C'était un homme engagé, un socialiste de la première heure..." »

Zette : « La mort de Georges Frêche en ce dimanche où la pluie bat des records d’audience dans la région a bien failli faire tomber mes requêtes saugrenues à l’eau. »

Val : « Aujourd’hui, Georges Frêche, ancien socialiste, radical dans ses propos, s’est éteint. C’est la manière jolie de dire qu’il est mort, car pour s’éteindre, encore faut-il avoir brillé. Je n’ai rien contre cet homme, je ne le connais que très peu, que par ce que les médias en disent, et cela fait bien longtemps que je ne crois plus les médias. »

Quatre blogs de mon reader sur plusieurs centaines actifs.

Ah non, cinq ! Arnaud vient de faire un billet : « J'ai plusieurs fois critiqué ses dérapage verbaux sur ce blog et cette disparition ne me touche pas particulièrement. »

Pas mieux. Juste une pensée affective pour ceux dont il était proche.

23 octobre 2010

Sondage mental

Dans un récent billet de l’annexe, je signalais un nouveau sondage à propos des prochaines élections présidentielles (je vous conseille le site en question qui semble dédié à la vision politique des 50 – 65 ans qui joueront un rôle important dans cette élection).

Ce sondage prend l’hypothèse que les candidats suivants seront au premier tour : Nathalie Arthaud (remplaçante d’Arlette Laguillier), Olivier Besancenot, Jean-Luc Mélenchon, Martine Aubry ou Dominique Strauss-Kahn, Eva Joly, François Bayrou, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen.

Le candidat du PS est donné gagnant face à Nicolas Sarkozy au deuxième tour, mais on s’en fout, ça n’est qu’un sondage.

Il serait pourtant intéressant de multiplier les hypothèses.

A gauche, par exemple, je suis à peu près persuadé que Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn ne seront pas candidats. Par exemple, je tiens de ma concierge qui le tient de son fils dont le beau-frère est le patron du bistro que fréquente le mari de la femme de ménage de la secrétaire de Martine Aubry que cette dernière n’a tout simplement pas envie de se présenter. Ce que je conçois aisément. Quand à Dominique Strauss-Kahn, je ne le vois tout simplement pas s’abaisser à participer aux primaires alors qu’il a un poste en or où il fréquente du beau monde et des belles assistantes de direction. En plus, s’il perd au second tour (ou au premier ou aux primaires), sa carrière politique est foutue et il partira sur un échec. Par contre, il a une grande chance qu’il finisse par un poste comme Président de l’Europe, ce qui, paradoxalement, ne devrait pas déplaire à mon ami Le Coucou, non pas par chauvinisme mais parce qu’il y aurait plus de chance qu’on l’entende que le type actuel, Van Machin, que personne ne connaît.

Je cite d’ailleurs les propos que m’a tenus Le Coucou cet été : « Tu reprends un verre de rosé ? »

D’ailleurs, l’absence de Titine et de DSK explique probablement le fait qu’on entende beaucoup Ségolène Royal et François Hollande voire même Laurent Fabius. On n’a pas fini de rigoler, avec cette primaire.

Quant à droite, ça serait intéressant qu’on évoque un rapprochement entre Dominique de Villepin et François Bayrou (ou au moins l’hypothèse qu’un des deux ne se présente pas). Unis, ils pourraient avoir une chance de figurer au deuxième tour. L’hypothèse est assez faible donc ils vont servir de Don Quichotte une nouvelle fois, avant de devenir trop vieux pour se présenter.

Et l’hypothèse où Nicolas Sarkozy ne se représente pas, quelqu’un y pense ?


22 octobre 2010

L'Europe accouche de quatre semaines

Certains confrères et surtout certaines confrérettes se réjouissent d’un texte voté au Parlement Européen « exigeant » le passage à 20 semaines de congés de maternité entièrement rémunérés.

« Partageons mon avis » qu’il a dit, l’andouille, mais je n’en ai pas. Je suis partagé. Pour ce sujet hautement féministe, je consulte donc Olympe qui évoque aussi le sujet. Elle est caricaturale, comme souvent et voudrait que les hommes aient autant de congés paternité que les femmes. Si ça passe, je me marie immédiatement et fais plein de chiares.

Cette mesure ne va pas favoriser l’accession des femmes aux postes de responsabilité dans les entreprises (les patrons vont être réticents à embaucher des femmes entre 28. Je suis un affreux réac : je prends le relai pour le week-end, Didier Goux se marie demain.

Cela dit, c’est une excellente mesure, bien sociale comme tout. Ce n’est pas tous les jours que l’Europe va dans ce sens. On est presque surpris ! D’ailleurs, elle n’est pas encore passée.

Néanmoins, je vais tenir à fond mon rôle de réac : ce n’est pas avec ce genre de mesure que l’Europe va améliorer son image de marque.

Comme souvent, on se demande bien de quoi elle s’occupe !

(image)

J'avais un copain sénateur

Je viens d'apprendre qu'Alain Lambert rentre à la Cour des Comptes en tant que "Conseiller maître" (ce qui ne veut pas dire qu'il va mieux conseiller l'état pour nous la mettre, si je puis me permettre cette plaisanterie très douteuse, du niveau des Grosses Têtes mais aussi des conversations que nous tenions parfois dans Twitter où, j'espère, il reviendra).

Félicitations !

Oh ! Dette joyeuse !

Récemment, j’ai fait un billet pour relativiser le poids de la dette, celle qui affole les centristes, les libéraux, celle qui fait qu’on pourrait perdre notre notation, le célèbre AAA qui fait perdre le sommeil à la moitié des Français, patati patata.

Je résume : la dette est de l’ordre de 1500 milliards d’euros. La dette nette est d’environ 900 milliards (c’est à louche et mon chiffre est un peu ancien). La dette nette correspond à la dette moins la valeur du patrimoine détenu par l’état. « la France est le pays où les habitants cumulent le plus de richesses, en Europe, avec la bagatelle de 12 100 milliards de dollars soit 9 000 milliards d’euros. » En gros, la dette nette correspond à 10% du patrimoine des Français ; pas vraiment de quoi s’affoler. Vous taxer 10% du pognon des 20% de Français les plus et on n’en parle plus !

Hervé, lui, fait un autre constat dans son billet, hier. « Nous sommes écrasés sous une dette […] effrayante […]. […] l'endettement étatique mondial s'élevait à 60 000 milliards d'Euros, […]. Seulement voilà, les transactions financières mondiales, elles, s'élèvent à 360 000 milliards d'Euros. Il suffirait  d'un prélèvement de 16 % sur les mouvements financiers pendant une année pour effacer les dettes publiques. Disons que 5 % pendant deux ans suffiraient à ramener les endettements publics jusqu'à un montant tolérable. »

Dans mon billet d’hier, je me demandais où était le pognon…

Achtung ! Ni Hervé ni moi ne préconisons. Il s’agit juste de constats.

Cela dit, les libéraux nous trouverons immoraux. Sauf que la plupart des richesses privées se sont faites sur le dos de l'état Français, par l'intermédiaire des marchés publics ou des privatisations miraculeuses.

(illustration)

21 octobre 2010

Part des salaires dans la valeur ajoutée

Globalement, la valeur ajoutée se définit comme la différence entre les recettes d’une entreprise (le chiffre d’affaire) et ses achats. Cette part est se répartit globalement entre salaires, « profits » et impôts (hors impôts sur les sociétés). Il est donc normal qu’à gauche on s’inquiète de la répartition de cette valeur ajoutée entre salaires et profits.

La part du travail a beaucoup baissé depuis 1975 lit-on parfois ce qui est vrai mais elle avait beaucoup augmenté avant, avec l’incidence des chocs pétroliers. La part des salaires dans la valeur ajoutée est revenue à la valeur qu’elle avait dans les années 50 et 60. La vraie baisse a commencé vers 1983 quand on a commencé à se rendre compte que la crise était durable et qu’on a serré un peu les boulons. Ce constat devrait amuser les réactionnaires et trouer le cul des gauchistes. On trouve des lectures très rigolotes, à ce sujet, comme ce document de l’iFRAP de 2006.

Je vais illustrer un billet avec un joli schéma (issu de ce pdf) qui montre l’évolution de la part du travail dans la valeur ajoutée depuis 1913. Nous sommes à un niveau effectivement relativement bas, à peu près le même, d’ailleurs, que celui qui a précédé la crise de 1929 pour vous montrer à quel point on est dans la merde, mais à environ 3% de moins « seulement » qu’au cours de la période entre 1950 et les chocs pétroliers du début des années 1970. Tiens ! On est aussi juste au niveau de celui qui a précédé la guerre de 14… On est dans la merde, disais-je, d’autant qu’une bonne guerre avait aussi mis fin à la crise de 29.

On lit parfois dans les blogs que la part du machin a baissé de 10% par rapport à 75. C’est vrai mais la vraie baisse est de l’ordre de 3% (ce que faisait remarquer un commentateur – de droite – de 100000V).

Mais au vu de cette courbe, ces 3% paraissent primordiaux.

Il me faudrait maintenant trouver une conclusion politique si j'étais un blogueur sérieux. Et je n'en vois qu'une possible, hautement déprimante : cette baisse n'est pas le bon argument pour lutter contre la réforme des retraites, d'autant que la précédente baisse est parallèle à la mise en œuvre de la retraite à 60 ans. Ce qui semble logique d'ailleurs : si on fait bosser les gens plus longtemps, la part de leurs salaires dans la valeur ajoutée augmente...

Heureusement que je n'ai jamais utilisé l'argument dans un billet (de mémoire, mais je l'ai fait en commentaire, par fois, ou, plus précisément, de la part du salaire dans le PIB).

Mais il y a tant d'autres raisons de lutter contre cette réforme !

Notamment parce qu'il n'y a pas que la valeur ajoutée qui créée de l'enrichissement. D'ailleurs la crise de 29, hein !, ce ne sont pas les travailleurs qui l'ont générée. On reste les dindons de la farce.

Retraite et logique de droite

Un truc qui me sidère, quand je parle politique avec des gens de droite, c’est que nous n’avons pas du tout la même vision des problèmes !

Hier, en rentrant à la Comète, j’ai croisé un dirigeant de l’UMP locale, très supporter de Nicolas Sarkozy et après les banalités d’usages (« Ca se passe bien au conseil municipal, vous êtes toujours tourné en ridicule par le maire ? » « Et toi, ton blog, ça roule, j’ai vu t’arrivais à débiter toujours autant de conneries ? »), nous avons parlé des « événements » en cours, à savoir les grèves et progressivement le blocage de la France.

Il me disait qu’il ne fallait pas bloquer la France, que ça gênait trop les gens, que ça allait bouleverser l’économie, hein, ma brave dame. Je lui ai donc dit qu’il fallait que le gouvernement retire son texte pour arrêter les blocages. Pour lui, non ! Il fallait que les manifestants arrêtent que s’ils voulaient changer le texte, ils auraient l’occasion de le faire en 2012.

Comme on n’était pas d’accord, je lui ai résumé la situation. Il y a deux solutions pour que le bordel s’arrête :
  1. le mouvement s’essouffle et les bloqueur abandonnent,
  2. le gouvernement retire son texte.

J’ai voulu parler froidement, comme on peut en discuter derrière un comptoir. Nous n’étions pas dans les blogs, pas dans un débat télévisé, …

Non, pour lui il n’y a que réellement une seule solution et que c’est pas gentil d’embêter les français avant les vacances en les empêchant de faire le plein de leurs bagnoles. C’est de la faute au manifestant. Il n’a pas voulu entendre raison : c’est le gouvernement qui fait passer un texte alors qu’il avait promis de ne pas le faire, puis de négocier, … C’est bien le gouvernement qui est à l’origine du conflit social car, s’il a la légitimité des urnes, pour le faire, il n’a aucune légitimité morale, le peuple qui l’a élu étant contre.

Cela dit, moi je voyais bien les deux solutions pour arrêter le bazar. Pas lui… Et je comprends mieux l’entêtement du Gouvernement qui est intrinsèquement persuadé qu’il a raison, sans même se poser la question…

Je vais prendre un deuxième exemple. Je dis souvent que c’est une aberration de vouloir faire travailler les gens plus longtemps alors qu’on a 10% de chômage. C’est une évidence. Avant de reculer l’âge de la retraite des gens qui travaillent s’il faut vraiment le faire, il me parait préférable qu’on recase les chômeurs, ce qui est évidemment plus facile à dire qu’à faire.

Néanmoins, les deux documents politiques que j’ai lu récemment (le projet de François Hollande et le rapport Attali, j’ai ma dose pour le mois, merci) préconisent (sous des formes différentes et résumées par moi) que les gugusses partant à la retraite, chapeaute pendant les derniers temps, un chômeur pour reprendre son boulot (sous différentes conditions, j’imagine mal qu’un type qui sorte d’école de plomberie puis remplacer un chirurgien cardiaque mais, avec une bonne formation, un type qui sort de fac d’histoire ou de sociologie pourrait faire un excellent plombier plutôt que d’attendre que du boulot lui tombe dans les paluches).

100000 Volt a fait un billet hier (que j’ai déjà cité ailleurs) où il indique : « Arrêtez de croire que le chômage et cette réforme sont directement liés. » Personne n’a jamais dit que le chômage était directement lié à cette réforme, on dit juste que la réforme est une aberration. C’est un détail.

Mais il appuie sa démonstration sur le prix Nobel qui a récemment été décerné à des gugusses qui avaient démontré qu’on pouvait avoir beaucoup de chômage dans un pays avec un fort nombre d’offres d’emploi non satisfaites. J’ignorais d’ailleurs qu’on puisse avoir un prix Nobel en faisant des études sur le sujet alors qu’il suffit d’ouvrir les yeux pour le voir…

On peut en tirer des conclusions annexes : par exemple, il n’est pas illogique de voir que dans un pays où l’on forme plus de sociologue que de plombiers, on manque plus souvent de plombier que de sociologue. Je précise que je n’ai rien contre les sociologues.

Ca nous renseigne plus sur la valeur des prix Nobel d’économie et j’ai perdu le fil de ma pensée.

Ah ! Oui ! 100 000V nous accuse de manipuler des données sans aucun rapport sans même se rendre compte que les données qu’il manipule pour le faire n’ont qu’un lointain rapport : les offres d’emploi qui ne trouvent pas preneur mais qui n’empêchent pas le chômage et la réforme des retraites.

Tout ça est trop compliqué.

Toujours est-il qu’on va bien trouver un gugusse de droite qui va nous démontrer que les blocages sont iniques car la réforme des retraites est logique puisqu’un prix Nobel a été décerné à des gugusses qui ont démontrer qu’on formait trop de sociologues et pas assez de plombier.

Les blogueurs de l'imaginaire



Le 12 décembre dernier a lieu la première rencontre des blogueurs de l'imaginaire dans le cadre des 6èmes rencontres de l'Imaginaire de Sèvres.

Les 7èmes recontres de l'imaginaire de Sèvres auront lieu cette année le 11 décembre.

Rendez-vous est pris pour la 2ème édition de la rencontre des blogueurs de l'imaginaire!

Si vous êtes blogueurs (ou pas), venez les rejoindre pour le repas du midi. Discussions, débats, ambiance conviviale, partage, assurés !
Prochainement, toutes les infos !

Les inscriptions sont d'ores et déjà ouvertes. Pour cela, il suffit de s'inscrire en commentaire chez Ferocias.

20 octobre 2010

Le Kremlin des Blogs du 21 octobre

Le Comité d’Organisation des Kremlins des Blogs a décidé que celui du 21 octobre se tiendra le 21 octobre. A La Comète, au Kremlin-Bicêtre, c’est à côté du métro. Ca va nous changer un peu.

Nous recevrons de nombreuses personnalités politiques : le patron du bistro, le serveur et Yann Savidan.

Les blogueurs habitués seront les bienvenus ! Les moins habitués également. Même ceux qui ne sont jamais venus. Enfin tout le monde, quoi, je ne vais pas mettre 15000 liens par billet.

Le Président doit-il être populaire ?

Ca sonne comme le titre d’une chaîne qu’aurait pu lancer Yann avec son billet de ce matin mais ça n’est qu’une discussion que semble avoir lancé mon billet (où je reprends, outre celui de Yann, ceux de Melclalex et de Dedalus).

Un bon président doit-il être populaire ?

J’avoue que je m’étais pas posé la question en ces termes, me contentant de constater la mauvaise popularité de Nicolas Sarkozy, ce qui est relativement rassurant comme moi : on est nombreux à penser pareil.

Ce sont deux twits de @careagit (je vais mettre un lien, mais c’est une grosse fainéasse, dans son blog) qui m’ont fait réagir. Le premier est parmi ceux qui illustrent ce billet.

« Suivre l’avis du peuple, ça s’appelle la démagogie, pas de la politique. »

Ben non ! C’est dire ça qui est démagogique, pour justifier toutes les décisions iniques prises. En l’occurrence, une majorité de Français est contre la réforme des retraites actuellement préparée et le fait savoir dans les sondages et dans la rue. Cette réforme n’étant pas au programme de l’UMP en 2007, les revendications du peuple sont légitimes. Le dossier devrait être remis sur la table, renégocié avec les partenaires sociaux, …

Certains, comme Ségolène Royal, demandent un referendum : la solution est-peut être là, proposer aux Français différentes orientations, par exemple le projet du PS et celui de l’UMP. C’est vraiment prendre les Français pour des cons que de croire qu’ils ne savent prendre des décisions : il suffit de leur poser les bonnes questions.

Et c’est être drôlement prétentieux que de penser que le gouvernement a raison contre tous.

Je n’ai pas fait de copie du deuxième twit de @careagit mais il disait en substance que le Président n’avait pas à être populaire puisqu’il a à prendre des décisions contre le peuple.

Outre ce que j’ai déjà dit, le président aillant été élu par le peuple, il doit le respecter, cette phrase de @careagit contient une grosse bêtise.

Le rôle du Président de la République n’est pas de prendre des décisions (sauf dans quelques domaines, notamment la politique étrangère) mais de présider la République. Les décisions, notamment pour toutes les affaires internes, sont du ressort du Parlement et du Gouvernement qui est responsable devant le Parlement en question, lui-même responsable devant le Président puisqu’il peut le dissoudre.

Pour dissoudre, t’as plus rien (ce jeu de mots est homologué par le Vieux Jacques).

La logique de la Cinquième République n’est, aujourd’hui, plus respectée.

Et c’est parce que le Président de la République a un rôle particulier, celui de garant des institution – une espèce d’arbitre, qu’on a élu, désigné pour nous représenter à cette fonction – mais aussi celui de nous représenter à l’international, qu’on doit lui faire confiance.

Pour cela, il faut qu’il soit populaire, non ?

Je parlais de chaîne ! Sont tagués les gugusses plus hauts, le Coucou avec qui j’aime bien papoter de ces histoires de démocratie, le Faucon qui est très attaché à l’élection du Président au suffrage universel, MHPA a qui j’ai foiré le lien dans mon billet de ce matin, Vlad et qui a profité de cette erreur (puis Thierry puisque dans la première version de billet, je l'avais mis en lien à la place de Vlad) et pour des raisons qui m’échappent : Dominique, CC, Tizel et Captain Haka.

Ca devrait aller.

Il y a, dans ce pays, comme une fracture sociale

Presque cinq ans de blogs. J’en ai eu des tarés, des cons, des acariâtres, des dépressifs, des ivrognes, des neuneus, … Mais un troll comme j’ai eu hier, j’ai du mal à le qualifier. Fou irait peut-être. Le genre de type heureux de se faire mettre par ceux qu’il défend. Je ne vais citer que deux extraits, mais la conversation fut copieuse, vous pouvez vérifier.

J’étais au bistro, à attendre mes camarades et j’ai pu lui répondre périodiquement pour alimenter la conversation. Merci au Coucou, Disp, Vlad, Nicocerise, MHPA,… qui m’ont accompagné dans cette aventure.

Bienvenue dans le monde des trolls fous.

« Tu as bien raison de perdre tout espoir car les gauchistes comme toi n'auront jamais la moindre petite parcelle de pouvoir en France.
Il sera toujours entre les mains des gens comme moi. Et tu sais pourquoi ? Tout simplement parce que nous sommes plus courageux, plus malins, plus dynamiques, plus intelligents que les gauchos de ton genre. C'est dans la nature des choses.

Même à propos de cette réformette sur les retraites, vous ne parviendrez pas à faire bouger le pouvoir en place d'un iota. Vous n'avez pas encore compris que plus la chienlit progresse et plus Sarko boit du petit lait ? »

Vous me direz qu’il est assez facile de se moquer d’un type qui se prétend courageux mais qui n’ose même pas signer son commentaire, montrant ainsi sa couardise et sa servilité. Un type se prétend intelligent mais on sent l’énervement. L’ultime argument : je suis intelligent, tu es con. C’est dans la nature des choses.

Vous avez raison, ça ne mérite pas qu’on s’attarde. La dernière phrase, par contre, mérite un peu d'attention. « Nicolas Sarkozy boit du petit lait. » Pas du tout. Il est dans la situation de tout Président de la République qui a subi ce genre de contestation : il attend. Soit le mouvement s’essouffle (les vacances arrivent…) soit il finira par céder. Nul ne peut prévoir l’issue des débats. Si c’est vraiment le bordel, il en sera tenu pour responsable et ne sera pas réélu. Il espère probablement avoir un sursaut réactionnaire du peuple qui ne supporte pas les émeutes et le rejoindra en tant que garant de leur sécurité mais ça ne marchera pas. Il a été élu pour redonner du pouvoir d’achat aux gens, on est en pleine crise économique. Sa cote de popularité est non seulement au plus bas mais depuis trente ans, jamais un Président de la République n’a été aussi impopulaire.

Alors, il va reculer. « Mesdames, Messieurs, je vous ai compris ! Une réforme des retraites est nécessaire mais je comprends votre désarroi. Nous allons améliorer le texte pour que toute personne ayant cotisé 41,5 ans puisse partir à la retraite. » Discrètement, il laissera les 67 ans car ceux qui ont commencé à travailler après 23,5 ans ne descendront pas dans la rue… Alors les manifestants feront un baroud d’honneur pour exiger le retour aux 40 ans ou je ne sais quoi. Le mouvement s’essoufflera, Nicolas Sarkozy donnera l’impression d’avoir gagné, les marchés financiers seront rassurés (l’important n’est finalement pas l’âge de la retraite mais éventuellement la durée de cotisation). Enfin, j’en sais rien.

Les marchés financiers ? C’est ce qui motive ce billet, je vais citer à nouveau mon troll.

« Faute de faire -enfin- preuve de rigueur budgétaire, les agences de notation vont nous enlever notre AAA et nous courrons tout droit à la catastrophe. Mais là on passe dans le registre économique et je doute que tu sois en capacité intellectuelle de suivre mes explications. »

Mon canard, je comprends très bien. Outre le fait que je n’ai de leçon à recevoir de personne, c’est la droite au pouvoir qui a dégradé copieusement le budget de la France par une politique inique, multipliant les nouvelles taxes débiles et sans commune mesure avec les avantages fiscaux pour les plus riches.

Il faut que ça cesse.

Alors tant pis si on passe par une catastrophe économique majeure, je doute que Nicolas Sarkozy ou toute autre personnalité politique puisse faire bander les Français avec un projet politique visant à maintenir une notation. Surtout qu’il s’agit de tenir jusqu’aux prochaines échéances électorales.

Je n’ai pas de leçon à recevoir et je m’en fous. La situation se dégrade depuis 40 ans et le pouvoir voudrait nous encourager à continuer dans la même voie. Ils nous avaient promis la moralisation du capitalisme et on en serait rendu à foutre en l’air un modèle social pour satisfaire une agence de notation ?

Mouarf ! Si je puis me permettre.

Finalement, il n’y a pas trente six manières de sortir d’une crise. La guerre, civile ou pas, ou une grosse crise.

Alors il peut bien y avoir une grosse crise économique pendant dix ans. Les paysans continueront à élever des vaches pour nous filer à bouffer. L’inflation va dégénérer. Du coup, la dette ne vaudra plus rien.

Un peu de bordel nous fera du bien.

Sinon quoi ? J’ai vingt ans à bosser avant la retraite. Le pouvoir d’achat va baisser. Le chômage va se maintenir à un niveau très haut. L’immobilier va continuer à flamber. Les tentes de SDF vont fleurir. Les restos du cœur vont prospérer. Les plus démunis ne pourront plus se soigner. L’espérance de vie va baisser. Pire ! La bière deviendra imbuvable.

Et dans vingt ans, on sera dans la même situation. Mais quand on n’aura plus de pantalon à baisser…

AAA ? Mais quelle andouille !

19 octobre 2010

Laissez-moi rêver d'un autre monde !

Nos amis blogueurs de droite, voire réactionnaires, font actuellement l’éternel procès en légitimité des mouvements sociaux. Les quelques débordements sont évidemment condamnables mais le seul truc non légitime, dans cette affaire, c’est bien cette réforme. Outre que par définition, et comme le rappelait Eric récemment, la réforme consiste à apporter des améliorations (travailler plus vieux n’en est pas une !), il n’est pas inutile de rappeler d’une part que les partenaires sociaux n’ont que très peu été écoutés et d’autre part que le Président de la République avait dit, au cours de sa campagne, je crois, qu’il ne toucherait pas à l’âge de la retraite.

La présence en masse des jeunes dans les rues est légitime. On leur offre comme seule perspective de galérer 10 ans avant de bosser, puis de galérer 20 ans pour s’installer, puis de galérer 20 ans en se saignant pour payer l’hospice pour leurs propres vieux qui n’auront pas assez d’oseille puis d’attendre la mort avec 800 euros par mois pendant encore vingt ou trente ans.

J’ai déjà sorti des multiples arguments ici, je vais donc faire court. A mon sens, le principal problème est une baisse des revenus du travail dans le PIB par rapport aux autres revenus, notamment ceux des capitaux, réservés à quelques privilégiés.

Aujourd’hui, on apprend que le Guillaume Sarkozy, le frère du Président de la République est à la tête d’une espèce de fond de pension, créé avec le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations, donc de l’état, et que cette réforme des retraites sera tout bénéfice pour lui (voir plus d’explications chez Aurel, Hern ou Philippe).

Chaque jour qui passe nous amène de nouveaux éléments pour prouver la légitimité de cette grève.

Et si certains ne comprennent pas pourquoi, à 15 ou à 20 ans, on s’inquiète pour son avenir, celui de ses parents, celui de ses probables futures enfants, je les plains.

Mais laissez-moi rêver d’un autre monde.

(photo)

Le projet du PS dans le Parisien

« Tu as vu le projet du PS sur les retraites, il est vachement complet ! » C’est ce que m’a dit (en substance…) Nicocerise en se pointant à la Comète, hier, alléché par l’odeur de la pression. « Ben ouais hé patron mets lui un verre » ai-je répondu.

C’est alors qu’il me montre le Parisien qui faisait son dossier du jour sur les retraites et présentait une comparaison de la loi en cours d’étude et des propositions du Parti Socialiste.

Je l’avais lu, le matin, mais comme je connaissais les propositions, je ne m’étais pas attardé.

C’est seulement hier soir que j’ai réalisé que le Parisien avait présenté en détail le projet du Parti Socialiste, permettant de fermer le clapet de tous ces commentateurs de blogs et surtout de toutes ces personnalités politiques qui se pointent à la télé pour déclarer que le PS n’a pas d'alternative à proposer.

18 octobre 2010

Cafouillages et blogages en France

J’ai vu passer un Twit de Gularu : il est coincé à Nantes avec sa bagnole. Impossible de faire le plein d’essence. La situation semble est bloquée à Tours et probablement dans « une dizaine de départements du centre de la France. » Une discussion avec mes collègues, issus de plusieurs coins de banlieue m’indique que la situation est préoccupante chez eux. De fait, les dépêches d’information se multiplient pour signaler des blocages dans toute la France. Une carte des stations services fermées est mise à jour en temps réel.

En milieu de matinée, j’ai vu passer un cortège de voitures de police, sur le boulevard circulaire à la Défense. Il se dirigeait probablement vers Nanterre où des violents affrontements se sont produits entre les forces de l’ordre et des lycéens.

Les routiers se mobilisent également, à présent.

Un prochain blocage complet de la France est probable.

Le gouvernement serait assez bien avisé de faire un gros geste.

D’autant que je suis en vacances en fin de semaine et je me demande bien comment je vais aller en Bretagne.

Pas de politique aujourd'hui ?

L’événement politique du jour est bien évidemment l’anniversaire de Zac Efron, ce qui n’aura échappé à personne sauf à Homer qui n’est pas intéressé par l’âge de Zac. Nous allons donc faire une minute de silence et reboire une bière.

C’est aussi l’anniversaire de John Lennon qui aurait 70 ans et 9 jours aujourd’hui mais le sujet est traité par Guy Birenbaum. Entre blogueurs politiques du Wikio, nous nous partageons le boulot.

C’est le post scriptum, du billet de Guy qui m’interpelle, ce matin : « Post scriptum : Il y a des gens charmants qui classent les blogs, gentiment d’ailleurs, dans des catégories… Moi, ils m’ont donc accroché dans leur vitrine “politique”. Mais l’épicerie est justement un lieu personnel – de partage – qui n’a pas vocation à entrer dans des “cases”. Sans compter que devant la médiocrité du politique et de la campagne qui s’annonce, il est fort probable que je prenne de plus en plus des chemins de traverse. »

Le divorce m’a été confirmé par Guy, ce matin, avec Twitter : il quitte le Wikio politique, voire le Wikio tout court, je ne sais pas.

Ce qu’il y a d’amusant, c’est que moi aussi, j’avais envie de mettre la clé sous la porte, ce matin (rassurez-vous, ça m’arrive à peu près toutes les semaines), fatigué par les engueulades entre blogueurs de gauche et par mes vieux réacs camarades de comptoir.

De fait : pas de billet politique ce matin.
Pourtant, mon blog va probablement connaître un record de fréquentation, aujourd’hui. Il est cité par ce billet de Sarkofrance lui-même repris, en une, par Marianne2. Je vais donc rester.

Juan et Guy sont donc invités à boire une bière à la Comète quand ils veulent et je crois bien que j’ai lancé l’idée d’un KdB pour jeudi (mais ça dépend de Yann et des grévistes).

Il ne me reste plus qu’à trouver une photo de Zac Efron pour illustrer ce billet, dans ce blog politique.

Bon anniversaire à Zac machin et bonne continuation à Guy !

17 octobre 2010

C'est bien facile de taper sur Attali

Les a priori qu’ont les « observateurs de la vie politique » sont souvent désespérants. Je parle souvent, par exemple, des bisbilles internes à la gauche : elles m’énervent et transforment « mon » parti (auquel je ne suis pas adhérant, d’ailleurs !) en gigantesque machine à perdre faute de pouvoir exposer une vision cohérente.

Ainsi, hier matin, j’ai fait mon billet sur le rapport Attali et je me suis pris plusieurs remarques cinglantes dans la tronche, via Twitter. 140 caractères pour casser un machin de 177 pages qu’on n’a pas lu.

Plusieurs twittos m’ont envoyé un lien vers cet article de Bellacio, visiblement écrit par un journaliste gauchisant qui n’a pas poussé à fond la lecture de ce rapport, qui est pourtant un document à charge contre la politique menée par Nicolas Sarkozy, voire ses prédécesseurs si on le lit posément… J’en parlais hier.

Il est facile de faire pleurer…

Par exemple, Jacques Attali préconise de ne plus rembourser les médicaments inefficaces. Il est alors facile de crier au démantèlement de  la sécurité sociale, à la casse des acquis, … Pourtant, froidement, un médicament inefficace remboursé par la sécurité sociale : on prend de l’argent dans la poche de l’état pour le mettre dans celle des actionnaires d’un laboratoire pour un médicament qui n’aura aucun effet sur le malade.

Il est facile de relever « participation financière des malades en affection de longue durée » sans noter les propositions faites à la place à savoir la mise en place d’une sorte de bouclier sanitaire prenant en compte les revenus du malade. En français : dans le système actuel, un bourgeois ne paie rien pour sa cirrhose alors que le smicard va payer la peau des fesses pour trois semaines d’hosto à cause d’une mauvais  fracture

Dès le début de l’article de Bellacio, on trouve ceci : « Sans oublier une remarque : "L’augmentation de l’âge légal apparaît comme la solution la plus rapide pour réduire le déficit" » ! Evidemment, ça scandalise. Pourtant il n’est pas indiqué : « Nous préconisons d’augmenter… », juste « apparaît » et « plus rapide » ce qui est une évidence. C’est un fait. Si on se met immédiatement à bosser jusqu’à 70 ans, on aura moins de retraite à payer.

Une citation fait toujours sérieux, dans un article. Pourtant, la phrase exacte est : « Le Conseil d’orientation des retraites (COR) a montré que l’augmentation de l’âge légal d’ouverture des droits à la retraite apparaît comme la solution la plus rapide pour réduire le déficit des régimes de retraite. »

Le rapport Attali dit que le COR a dit que la solution la plus rapide était de … L’article de Bellacio fait lire que le rapport Attali préconise une augmentation de l’âge légal. Je vous invite à lire la suite du rapport, à propos des retraites (à partir de la fin de la page 57 de ce pdf) qui est une critique du projet du gouvernement qui ne prend pas réellement en compte les carrières longues, la pénalité, … (ce que dit bien l'article, d'ailleurs, mais à la fin). S’en suivent un tas de préconisations (que l’on jugera comme on veut).

Je cite toujours l’article : « Le document regrette par ailleurs que "la réforme ne traite du financement des retraites que jusqu’en 2020", échéance qu’il juge trop courte. » Le rapport dit exactement le contraire, c'est-à-dire que l’échéance est trop lointaine : « Mais le plan gouvernemental ne traite le financement des retraites qu’à à horizon 2020. »

Le journaliste indique d’ailleurs lui-même qu’il n’a pas lu le rapport puisqu’il précise faire des extraits d’un article des Echos…

Pour ma part, je ne lis ni les Echos, ni Bellacio mais Le Parisien, Métro, Rue89 et les différents rapports remis au gouvernement ou au Parlement.

Franchement, il y a d'autres trucs à critiquer dans ce rapport, comme, par exemple, l'augmentation de la TVA.Mais de ça, Bellacio n'en fait qu'une ligne sans se montrer opposé. C'est pourtant bien indiqué dans le rapport qu'il fallait être prudent dans la mesure où ce sont les plus démunis qui en pâtiraient.

Bellacio ne s'en soucierait-il pas ?