En salle

31 octobre 2011

Un sondage à 50% de marge d'erreur !

Je parlais ce matin, comme des confrères du fameux sondage Opinion Way du Figaro donnant Nicolas Sarkozy jugé convainquant par 55% de la population. En préambule, il est précisé dans les résultats que 58% des sondés ont déclaré avoir regardé l’émission. Ce chiffre m’avait titillé mais, paresse intellectuelle oblige, j’avais zappé… jusqu’à la lecture du billet de mon pote Sarkofrance.

Il y a environ 45 millions d’inscrits sur les listes électorales. Environ 12 millions de personnes ont regardé Nicolas Sarkozy, ce qui représente un quart des électeurs.

On est bien loin des 58%, pourtant le préambule du sondage indique que « OpinionWay rappelle par ailleurs que les résultats de ce sondage doivent être lus en tenant compte des marges d'incertitude : 2 à 3 points au plus pour un échantillon de 1000 répondants. »

Tu parles ! On passe de 58% à 25%...

Quelle est la probabilité pour que Opinion Way trouve 58% de gens ayant regardé l'émission dans son panel de sondés alors qu'en fait 25% ont regardé ? Ce n'est pas impossible mais ça supprime toute crédibilité à l'enquête.

Il a oublié le chômage ?

Eurostat vient de sortir les derniers chiffres du chômage et j’en profite pour récupérer les chiffres pour faire ce joli graphique.

Il atteint 9,9% de la population active, en France.

Nicolas Sarkozy a convaincu 55% des Français, dit-on.

Il a tout simplement oublié de parler du chômage et d’andouilles médias essaient de convaincre les électeurs qu’ils sont plus préoccupés par la dette de la France et son triple A que par le travail de leurs enfants ou d’eux-mêmes…

Primaires : tourner la page

Visiblement, la grande opération bourrage de crâne a commencé puisqu’on nous sort un sondage expliquant que Nicolas Sarkozy a été jugé convainquant par 55% des « personnes interrogées ». Ca doit être rigolo de bosser pour des instituts de sondages, il faut trouver des questions où les gens vont voter pour l’intérêt supposé du gugusse qui paye le sondage.

Tiens ! C’est dans le Figaro.

Nicolas Sarkozy a juste fait ce qu’il sait mieux faire : de la communication. Il veut apparaître comme le seul capable de « mener le navire dans la tempête » (affreux lieu commun). Il revient à l’opposition de montrer le contraire.

Il faut donc le faire. Le Parti Socialiste a choisi un candidat : François Hollande à qui il appartiendra de mener sa campagne, je ne suis pas son porte parole.

Je suis juste blogueur et je vais répondre au billet de Stef qui m’interpelle directement. Je commence par le titre : « Atterrissez les Hollandolâtres ! » Je rappelle qu’un candidat élu mérite un peu de respect et que François Hollande a été élu par environ 55% des sympathisants qui méritent également ce respect.

Du billet de Stef, nous retiendrons une phrase : « La réaction de Jegoun m'a surpris, il était en fait question de la sortie du nucléaire, et déjà les calculs électoraux semblait prendre le pas sur le fond des idées. »

Je suis toujours surpris quand je vois ce genre de propos dans un billet qui n’est que calcul électoral. Ca retire toute crédibilité au reste.

« Si déjà on s'accorde à penser de manière hégémonique, en s'affranchissant des points de convergence sur les politiques à mettre en œuvre, si déjà certains comme c'était le cas pour notre ami Jegoun,  pensent qu'il vaut mieux convaincre l'électorat du centre, on risque d'écarter une trop grande partie de l'électorat, ne serait-ce que pour se qualifier au premier tour. »

Nous avons un candidat, Nicolas Sarkozy, qui se présente comme le seul à pouvoir gérer le pays et tenir la France dans la tourmente de la crise économique et il faudrait expliquer aux Français qu’il faut assouplir une position à propos du nucléaire à des fins électoralistes, pour une élection qui se déroulera à l’issue d’un hiver où l’on verra très certainement des coupures d’électricité…

François Hollande a été parfaitement clair à propos du nucléaire : on descend à 50% de la production totale d’électricité en 2025. Que faire de plus ?

« Le candidat N.Sarkozy n'aura plus qu'à insister sur ces clivages à gauche. »

Qui martèle un clivage pour avoir quelques circonscriptions ? Il y a un moment où il faudra arrêter de jouer aux cons.

J’ai voté aux primaires pour François Hollande pour ses positions. S’il change de position sur un tas de sujets maintenant, l’ensemble des électeurs se sentiront trahis.

On ne va pas lui demander de se radicaliser au sujet du nucléaire à la demande de quelques uns qui s’imaginent que les classes populaires en ont quelque chose à cirer.

Il s’agit maintenant de convaincre plus de 50% des français de voter pour François Hollande au second tour en 2012 et ce n’est pas en rappelant sans cesse que le centre est à droite qu’on y arrivera.

C’est en montrant que le projet qu’on propose tient la route et est meilleur que celui de la droite.

Le vote des primaires a eu lieu : François Hollande a gagné. Alors maintenant, on se range derrière un candidat pour 2012, que ce soit Eva Joly, François Hollande, Jean-Luc Mélenchon ou d’autres. Mais on arrête de faire un débat qui aurait du être clos le 16 octobre.

« Le candidat N.Sarkozy n'aura plus qu'à insister sur ces clivages à gauche. »

La solution serait peut-être d’arrêter maintenant de taper sur celui qui a été élu il y a deux semaines et de faire comme si les primaires n'étaient pas passées.

Ce qui n'empêche pas d'avoir des idées.

30 octobre 2011

Fondamentaliste des blogs

Je n'ai pas participé à la manifestation des fondamentalistes religieux. Je ne suis pas fondamentaliste religieux. Je suis fondamentaliste des blogs. Revenons aux fondamentaux.

J'ai réussi à faire un vague billet dans mon nouveau blog. Je me demande toujours bien ce que je vais en foutre, de celui-là.

Bembelly trouve des emplois fictifs à Matignon. Petit Louis se décourage d'une France ruinée en cinq ans. Yann débroussaille Laurence Parisot. Lolo nous indique comment sauvegarder nos données Google+. Ca se corse chez Archéo. Lolo, toujours lui, nous fait sa traditionnelle revue de blogs. Virginie voyage. Daniel poëtise. Moins drôle chez Sarkofrance, Lula a le crabe. Romain me  tague.

Tiens ! Je vais répondre. Il nous demande ce qu'on écoute, comme musique, actuellement. Je n'écoute plus rien. Je vénère le silence.

Les gens cités dans cette note sont priés de se considérer ceci comme tagués.
FalconHill broute. Gildan découvre. Melclalex rend hommage. Didier Goux didiergoutise. Lady Apolline expose. Romain romanise. Captain Haka murmure. FalconHill décapsule.

J'ai testé la blogroll de mon nouveau blog : ça me va...

Ah ? Non ! Il y manque le nouveau blog de Yann.

C'est réparé. C'est amusant cette manie de créer des blogs.

Romain pourra écouter le nouveau REM (piqué chez Gildan, merci à lui !).


29 octobre 2011

La primaire socialiste : un véritable succès

2,5 milliards d'electeurs Français ont voté d'après Brice Hortefeux.




L'UMP est toujours fâchée avec les chiffres, dirait-t-on.

500 milliards de dette en plus en cinq ans de quinquennat pléonastique.


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28 octobre 2011

Des petites phrases

« Il n'a occulté aucune des difficultés que nous traversons » a dit Jean-François Copé à propos de l’interview de Nicolas Sarkozy. C’est grâce à ce genre de petites phrases, finalement, que je finis par m’amuser avec la politique.

A ma connaissance, Nicolas Sarkozy n’a pas parlé de chômage. Je n’ai pas vu d’articles de presse où on disait qu’il avait parlé de logement, ni même vraiment de pouvoir d'achat. Ni même d’ailleurs des thèmes fétiche de son électorat : la sécurité, l’immigration et tout ça.

Ce ne sont donc pas des difficultés que nous traversons.

Au fait ! Vous avez vu ? Les prestations familiales ont été gelées jusqu’en avril.

Elles seront donc augmentées entre les deux tours ?

C'est pas d'ma faute, m'sieur !

La dernière fois que j’ai joué avec des mômes, c’était à un mariage. Je m’amusais à leur faire faire des bêtises, comme, sur instruction de Cuicui, envoyer des boulettes de purée sur les robes des dames. Il y en avait deux de 8 ou 10 ans, assis à ma gauche, attention, la vraie hein. A un moment, celui qui était le plus éloigné s’assoit à la place de l’autre, mon voisin et nous papotons. Il renverse le verre d’eau. « C’est pas de ma faute, c’est l’autre qui l’a mis là… »

Je n’ai pas vu l’interview du Chef de l’Etat, hier, mais les comptes rendus que je peux lire me laissent à penser que ça ressemblait à ma scène, au mariage.

C’est évidement de la faute aux 35 heures. Mais aussi à un peu de tout. Les 39 heures, Mitterrand et la retraite à 60 ans… Même la crise de la dette Grecque est due à ses prédécesseurs incompétents qui ont laissé entrer la Grèce dans la zone Euro (en 2001, faudra savoir si c’est de la faute à Jospin ou à Chirac)…

Ainsi, le président a lancé sa campagne !

Il ne se bat pas sur son bilan mais sur celui de ses prédécesseurs ! Il ne sera pas inutile de rappeler qu’il était ministre de deux de ses prédécesseurs et surtout de rappeler son propre bilan. Si la dette français aura augmenté de 500 milliards pendant son quinquennat, faudra-t-il mettre en cause des décisions du Général de Gaulle voire des politiciens du 19ème siècle qui font que le tissu industriel français aboutit à une catastrophe financière.

Parce que son autre cheval de bataille est la comparaison avec l’Allemagne.

Pourtant, avant l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, la dette de l’Allemagne était supérieure à celle de la France. L’Allemagne devrait être prise en exemple, ce magnifique pays aux 20% de travailleurs pauvres. Ce magnifique pays où les salariés travaillent en moyenne 35,7 heures par semaine contre 38 heures en France. Ce magnifique pays où le système d’imposition sur le revenu est tellement compliqué que ça m’a couté une boite d’aspirine pour un billet de blog que j’ai finalement fini par ne pas faire.

La campagne s’annonce amusante :
-         faisons comme l’Allemagne (en 2007, c’était comme les USA, non ?),
-         c’est de la faute à l’Histoire de France si elle est dans cet état.

On avance, on avance, on avance, …





27 octobre 2011

10 questions au Président de la République

Alors que Melclalex donne dix raisons de regarder la télé, ce soir, Bembelly liste les questions qu’il a à poser à Nicolas Sarkozy, ce soir, par la voix de deux journalistes politiques réputés, Jean-Pierre Pernault et Yves Calvi, dans une émission totalement objective organisée par un… organisme totalement indépendant.

Je vais faire pareil.

Question 1 : Monsieur le Président de la République, avez-vous lu mon billet politique de ce matin, où je laisse entrevoir que les mesures décidées cette nuit ne seraient que des mesures de façades visant à faire croire que la situation est contrôlée et que les gouvernements des différents agissent ?

Question 2 : Monsieur le Président de la République, la presse a annoncé hier qu’il y aurait probablement des coupures d’électricité cet hiver. EDF a partiellement été privatisée sous votre présidence ou quand vous étiez au gouvernement. Areva est en train d’être privatisée. Pensez-vous que tout cela soit vraiment très fin ?

Question 3 : Monsieur le Président de la République, ce sont plus d’une vingtaine de taxes qui ont été créées depuis votre accession au poste et la situation de nos finances sont toujours au plus mal. Je suppose que vous allez faire campagne sur le thème « Grâce à notre gestion efficace, nous allons sortir de la crise moins affaiblis que nos voisins. » Ne penseriez-vous qu’il serait plus intelligent et de tout remettre à plat, de faire une grande réforme de la fiscalité, comme celle que proposent intelligemment François Hollande, et de commencer à récupérer du pognon où il est et pas dans la poche des smicards ?

Question 4 : Monsieur le Président de la République, est-ce que vous arrivez à dire la phrase suivante sans être plié de rire : « c’est par un soucis de santé publique que mon gouvernement a décidé de créer une taxe sur les sodas ? »

Question 5 : il n’y a pas moyen d’avoir une bière, sur ce plateau ?

Question 6 : Monsieur le Président de la République, une caissière d’un supermarché a failli être licenciée, hier, mais a été sauvée « grâce » au « badbuzz » qui a été fait sur Internet. Jusqu’à quel point devrions nous insister pour que vous preniez enfin une mesure cohérente qui aille dans l’intérêt des peuples ?

Question 7 : Monsieur le Président de la République, nous avons appris hier que Peugeot allait procéder à d’importantes réductions d’effectifs en Europe. Nous apprenons aujourd’hui que cette honorable société va investir au Brésil pour produire des voitures sur place. Ca vous fait quoi d’assister à la désindustrialisation de la France pendant votre quinquennat ?

Question 8 : Monsieur le Président de la République, en début de quinquennat, vous avez reçu Kadhafi en grandes pompes (du 46). Sa fin de carrière vous inspire quoi ?

Question 9 : Monsieur le Président de la République, mesurez-vous à quel point le peuple vénèrent vos proches, tels que Nadine Morano, Jean-François Copé, Brice Hortefeux, … ?

Question 10 : Monsieur le Président de la République, avez-vous commencé la rédaction de votre discours pour le 6 mai au soir, quand vous aurez été battu à plate couture et qu’enfin vous pourrez consacrer vos journées à l’éducation de votre fille ?

Toi aussi, pose tes questions au Président de la République.

Pessimisme patronal

Laurence Parisot vit-elle dans une autre planète ? « L'économie réelle "commence à être atteinte" par les conséquences de la crise financière, a estimé jeudi la présidente de l'organisation patronale Medef, Laurence Parisot, qui s'est prononcée en faveur d'une hausse de la TVA et d'une baisse des charges. »

Qu’elle souhaite une hausse de la TVA et une baisse des charges, je conçois. Elle est dans son rôle.

Mais dire que la crise financière commence à avoir des conséquences sur l’économie réelle, c’est fort !

C’est quoi pour elle, l’économie réelle ?

Elle devrait fréquenter plus souvent les bistros et voir les gens, les « gens réels ». Elle aurait pu voir la cassure, que j’estime avoir eu lieu vers le milieu du premier semestre 2008. C’est mon économie réelle à moi : plus un chat dans les bistros. Bicêtre, morne plaine…

Ca fait des années qu’on se serre la ceinture, que le nombre de chômeurs augmente, que de plus en plus de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, mais pour Laurence Parisot, la crise commence juste à avoir des conséquences.

Ca promet pour la suite…

Crise de la dette : l'accord pour les nuls

Je suis sûr que vous avez parfaitement compris en quoi consiste l’accord « Européen » passé cette nuit ! Non ? Ah ! Merde. Je comptais sur vous pour m’expliquer… Parcourons ensemble la presse pour tenter de comprendre.

« "Un accord sur un programme global a été conclu", a annoncé le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy. »

Ah ! Ca commence bien ! Mais je l’avais oublié, lui… Pourtant, il ne faudrait jamais oublier qu’on a un Président… Tiens ! Je vais illustrer ce billet avec sa photo. On a un président, je le verrais au bistro à boire un canon à côté de moi, je ne le reconnaitrais pas... Il est chauve avec des lunettes. Il est Président du Conseil Général de l'Orne ?

« Les dirigeants européens ont réussi à lever in extremis un blocage portant sur un point central de leur système de défense: l'effacement d'une partie de la dette grecque détenue par les banques créancières du pays. »

Je fais pareil, parfois, quand des gugusses me doivent de l’argent. Comme je sais qu’ils ne pourront jamais rembourser, je fais une croix dessus. Mais je ne leur dis pas pour maintenir la pression. Une fois, il y en a un qui m’avait remboursé deux après alors que j’avais oublié. Il m’a fait un discours, comme quoi c’était un homme d’honneur et tout ça.

Ainsi, les banques ont accepté de s’asseoir sur du pognon qu’elles ne récupéreront jamais après avoir perdu une grande partie de leur valeur. Tiens ! Je vais illustrer ce billet avec le cours de la Société Générale, pour faire joli. J’imagine nos gouvernants fanfaronner sur le fait d’avoir fait plier les banques.

« Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel, la directrice générale du FMI Christine Lagarde et le chef de file des ministres des Finances de la zone euro Jean-Claude Juncker ont dû intervenir personnellement dans la nuit pour trouver un compromis avec les banques, alors que les discussions étaient enlisées. »

Cette phrase est très jolie mais je vais la traduire : il n’y a plus de démocratie, nos dirigeants sont obligés d’aller faire les guignols devant des banquiers comme des simples smicards en milieu de mois s’ils doivent payer le dentiste du marmot.

« En échange de l'effort demandé au secteur bancaire, un accord a été trouvé lors du sommet de mercredi soir pour recapitaliser les établissements qui en auraient besoin. »

Ca veut dire qu’on va leur filer du pognon pour les récompenser des mauvais placements financiers qu’ils ont fait ?

« Concrètement, les besoins ont été chiffrés à 106 milliards d'euros par l'Autorité bancaire européenne (EBA), dans un document mis en ligne mercredi sur son site internet. Toutefois les marchés estiment que les besoins sont nettement supérieurs. Le FMI a lui-même parlé de 200 milliards d'euros. »

Donc personne n’en sait rien.

« Au-delà, les pays de la zone euro ont décidé de démultiplier la puissance de feu de leur Fonds de secours financier pour les pays en difficulté en la portant à 1.000 milliards d'euros dans un premier temps. »

C’est là que ça se corse ! Je suis largué. On n’avait pas de pognon, on se demande s’il ne faut pas de 106 à 200 milliards pour recapitaliser les banques assises sur la dette et on trouve 1000 milliards pour les coller dans un abscons fonds de secours financier.

Ah ! Voila l’explication : « cela consistera à offrir un système d'assurance-crédit aux investisseurs pour les inciter à acheter de la dette publique d'Etats fragiles. Concrètement, le FESF garantira une partie de la dette en cas de défaillance de l'Etat emprunteur. »

Je crois avoir compris : on va garantir aux investisseurs qui viennent de s’asseoir, à notre demande, sur la moitié de leurs créances, les nouveaux prêts qu’ils vont faire tout en ayant aucun pognon pour tenir cette garantie.

C’est un peu comme si le Vieux Jacques se portait caution pour que j’achète un F3 à Bicêtre, non ?

« A ce dispositif serait ajouté un autre mécanisme: un fonds spécial adossé au FMI et accueillant les contributions de pays émergents comme la Chine et la Russie. »

Pourquoi pas, tiens ? Les Chinois ont déjà acheté tous les bars tabacs de banlieue, ils peuvent redoubler d’effort.

« Il n'est pas certain néanmoins que le montant de 1.000 milliards d'euros suffise à rassurer les marchés financiers. Ils attendaient à l'origine le double. »

Je vais les rassurer : on leur a déjà collé une garantie de 1000 milliards qu’on n’a pas, on peut bien leur en filer une deuxième.

Enfin : « M. Berlusconi a apporté à Bruxelles une lettre promettant des réformes, qui a fait "bonne impression", selon le Premier ministre polonais Donald Tusk. »

On peut très certainement lui faire confiance.

Mesdames, Messieurs, quand vous recevrez une lettre d’un huissier à cause d’une créance que vous n’avez pas honorée, vous pouvez lui envoyer une lettre en lui promettant une réforme de votre gestion budgétaire.

Ca fera bonne impression.

26 octobre 2011

Europe : pour du fédéralisme et du Montebourg

C'est la conclusion du billet de Nouvel Hermès que je vous invite à lire.

Ca m'évitera d'en faire un...

Cacophonie budgétaire pour préparer le pire !

L’UMP voulait imposer une règle pour imposer des règles budgétaires dans la constitution avec la nécessité pour les gouvernements de montrer leur volonté sur plusieurs années d’assainir les finances et tout ça… C’est mignon de moraliser la constitution et les pratiques politiques… Mais, alors qu’ils présentent au gouvernement un projet de budget pour 2012 avec des hypothèses de croissance délirantes, ils annoncent déjà qu’il y aura un « Projet de loi de finance rectificative » probablement même avant la fin de l’année !

Si c’est ainsi que la droite Française veut montrer son sérieux en matière de préparation budgétaire, on est mal barrés ! Nicolas Sarkozy va parler à la télé, demain soir, et probablement insister sur l’importance de se serrer la ceinture pour rassurer les agences de notation et conserver notre bonne note… Pendant ce temps, le gouvernement et les députés UMP s’amusent avec des chiffres. Tu parles d’un sérieux ! Elles vont être vachement rassurées, les agences !

« "On est tous conscients qu'il va falloir aller plus loin, mais le saupoudrage, c'est fini, dit Catherine Vautrin, députée de la Marne. »

Je suppose que Madame Vautrin fait partie de ces députés qui ont voté la taxe sur les boissons gazeuses, la semaine dernière ! Bonjour la constance…

« "On est tous conscients qu'il va falloir aller plus loin, mais le saupoudrage, c'est fini, dit Catherine Vautrin, députée de la Marne. On ne peut continuer à aller sur des mesures de rabotage. On va entrer dans le dur. Il nous faudra faire, de toute façon, un effort de rigueur. Massivement, en termes de rendement, c'est la TVA qui rapporte le plus." »

Nous y voila ! On ne taxe pas les plus riches, on souhaite juste augmenter l’impôt le plus injuste…

Et voila un « entretien accordé par l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin aux Echos de mardi. "La question du taux intermédiaire de TVA est posée", indiquait le sénateur de la Vienne, évoquant aussi la possibilité de "revenir sur les allégements de charges en compensation des 35 heures". »

Ah ! On pourrait se réjouir de cette mesure (qui de mémoire était prévue dans les lois Aubry mais a été annulée par un certain François Fillon vers 2004, alors qu’il était dans le gouvernement de Monsieur Raffarin)…

Mais, elle est déjà dans les tuyaux depuis quelques temps. Mon confrère Slovar en parlait en juin 2011. Je vous invite à relire son billet. En clair, pour éviter de faire hurler les organisations patronales avec cette mesure, des contreparties leur seraient proposées.

Comme la suppression de la durée légale du travail ou le fait de faire supporter la protection maladie sur les seuls salariés. Sur un fond de hausse de TVA...

Voila ce que cache les errements de notre gouvernement dans la préparation du budget, sur fond de sommet Européen dont on ne sait même plus s’il faut attendre quelque chose ?


Gagnez des céréales (à faire fermenter ?)

Voici http://www.ptitmiam.com, le nouveau site internet qui traite du grignotage, des petits plaisirs ou des grands péchés qui ont envahis nos vies !

Sauf l’alcool.

Des simples yaourts au chocolat La Laitière (hein ?) aux dernières nouveautés des glaces Extrêmes (c’est quoi, ça ?) ou encore des nouvelles Chips Lay’s Mystère (ça se fume ?) dont on doit trouver le nouveau goût, ce blog traite uniquement de choses qui font plaisir.

Pour l’occasion le blog organise un concours où l’on peut gagner 3 paquets de céréales personnalisés, il suffit de s’inscrire sur ce lien : http://www.facebook.com/ptitmiam?sk=app_212157102137388

A vos clics…

Edit : ce vieux post est remontée en une suite à une erreur de ma part...

Aux heures de pointe, on pédale !

Je rebondis sur mon billet de hier matin où je disais que, même si la sortie du nucléaire doit être envisagée à plus ou moins long terme, elle ne devait pas entrer dans la campagne électorale. L’actualité semble me donner raison avec cette dépêche qui nous explique que nous pourrions avoir des pannes d’électricité, cet hiver, aux heures de pointe (vers 19h) à cause d’une production insuffisante.

Notre ami Gauche de Combat qui semble se plaindre de notre arrogance, à nous autres sociaux traitres dépravés, sera invité à expliquer aux électeurs comment ils vont devoir acheter des pulls supplémentaires et s’éclairer à la bougie tous les soirs.

Ne serait-ce que pour se voir décerner le Point Fukushima !

Trêve de moquerie.

Une nouvelle très intéressante, ce matin, sur le front de l'environnement. Les premiers véhicules électriques arrivent dans les concessions Renault vendredi.

"En interne chez Renault, comme en externe via un site internet dédié, le compte à rebours est lancé depuis une dizaine de jours pour cet événement "qui marque le début de la révolution électrique", s'enthousiasme Thierry Koskas, directeur du programme électrique de la marque au losange."

Vive la révolution !

On est juste priés de ne pas mettre sa voiture à recharger entre 17 et 21 heures pendant les périodes électorales si elles ont lieu en hiver. 

25 octobre 2011

La villa de Balladur : elle s'appelle #karachi ?

D'après 20minutes Édouard Balladur aurait acheté une villa à Deauville avec l'argent des retrocommissions !

Ça chauffe !


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Pourquoi je soutiens la candidature de Christine Boutin ?

Oui. C’est nouveau. Je soutiens la candidature de Christine Boutin. Parmi les personnalités politiques Françaises, c’est une des seules à se revendiquer du catholicisme (avec Alain Lambert, mais il tweete pendant la messe, c’est mal).

Il nous faut une république basée sur les valeurs chrétiennes qui ont fait notre civilisation.

Dès qu’elle sera élue, elle supprimera le PACS et interdira le divorce, basés sur aucun sacrement de l’église et contraires à l’esprit de la bible. Au nom du droit à la vie donnée par Dieu, elle interdira l’IVG. Au nom du même droit, elle rétablira la peine de mort. Enfin, je ne sais pas trop, je n'ai pas encore étudier son programme.

Notre société entrera dans l’ère du progrès social, républicain et catholique.

Amen.

J’aurais changé d’avis à ce point ?

Ben quoi… Je suis fidèle à mes opinions. J’ai soutenu les révolutions arabes, ces peuples qui se battaient contre d’infâmes dictateurs, pour leurs droits à la démocratie, pour leurs libertés ! Je n’ai même pas ronchonné quand notre Président de la République a envoyé nos forces armés aider ses peuples et j’ai cloué Michèle Alliot-Marie au pilori quand elle a proposé l’aide de la France à un de ces dictateurs, pour maintenir l’ordre.

Ces braves peuples.

Qui viennent, pour certains, de voter majoritairement pour des partis islamistes et, pour d’autres, de se préparer à se donner des textes proches de la charia.

Et puis quand y'en a Boutin, y'en a pour deux.

N.B. : désolé pour ceux qui ont cru mon titre.

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Sortir du nucléaire... de la campagne

Qu’on se le dise : je suis contre le nucléaire et pour en sortir. Non seulement, ce mode de production de l’énergie est absolument dangereux, risquant de nous faire provoquer la fin du monde ou moins pire dans les meilleurs délais, mais en plus les écologistes nous cassent les burnes avec. Et je ne parle pas des copains du Front de Gauche, j’en connais qui seraient prêts à jurer que la sortie du nucléaire est dans le programme historique du Parti Communiste Français.

J’étais tout songeur à la lecture de ce billet de mon confrère Sarkofrance ce matin qui souhaite concrètement qu’on arrête de sodomiser les mouches et que les écolos s’allient dès maintenant avec le Parti Socialiste. Sage billet de Juan. Mais je l’avais oublié, il y avait un Kremlin des Blogs, hier soir… Arrivé dans le métro, je suis tombé lourdement sur cette interview d’Eva Joly qui nous dit qu’elle va convaincre François Hollande de sortir du nucléaire.

Pour ma part, je souhaite surtout que François Hollande sorte vainqueur des urnes et qu’on arrête de me faire croire que la sortie du nucléaire est un thème qui pourrait faire changer le vote de plus de 0,1% des électeurs.

Madame Joly rentre d’une visite au Japon et nous explique la vie après la catastrophe de l’hiver dernier. « Mais il y a une discipline : moins d'éclairage dans les rues, dans les magasins ou dans les bureaux la nuit. »

Je lisais ça tassé dans le métro malgré les vacances scolaires en me disant qu’il faudrait surtout plus de rames et que ce n’est pas en enlevant l’ampoule de mes toilettes que j’allais fournir l’électricité correspondante. L’urgence écologique, en France, porte sur la diminution de la production de CO2, sur l’aménagement du territoire pour éviter l’entassement des andouilles dans des boites de sardines pas adaptées, de limiter la circulation de poids lourds et tout ça. Tout cela nécessite le développement du transport ferroviaire électrique. L’urgence écologique, en France, est de préparer l’après pétrole et quand on n’a pas de pétrole, on a des idées mais j’aimerais bien les voir, parfois. Pour l’instant, nous n’avons que de l’électricité.

Et je suis fatigué de voir des écolos tenter de me convaincre que les sources de production alternatives au nucléaire sont d’ores et déjà disponibles, qu’elles pourraient permettre la production d’électricité à un coût moindre. Ce n’est pas que je sois persuadé du contraire ; je n’en sais rien. Je sais juste qu’on veut me montrer l’Allemagne en exemple, beau pays qui importe de l’électricité nucléaire de France et du gaz de Russie pour produire 50% de son énergie.

L’urgence écologique est partout. A long terme, le réchauffement climatique est tel qu’on se demande si on pourra continuer à nourrir la planète et, pire, à produire de la bière à bas coût. A moyen  terme, je ne vais pas reparler des algues vertes en Bretagne qui résultent d’un modèle économique basé sur la production intensive qu’il est urgent de révolutionner. A court terme, des problèmes se posent partout. Dans le même journal, je lisais cet article qui évoque une montagne d’ordures, à Limeil, qui aurait tellement pollué les eaux qu’il est maintenant envisagé d’évacuer les braves gens qui vivent dans le coin.

Un électeur quelconque – moi, en l’occurrence – lisant cet article après l’interview ne peut se dire que ceux qui veulent mettre la sortie du nucléaire en enjeu majeure de cette campagne, d’une politique future, sont complètement à l’ouest, complètement déconnectés des réalités de notre vie. Ceux qui bâtissent un message politique sur la catastrophe de fukumachin sont probablement les mêmes qui fustigent la politique du fait divers souvent menée par le gouvernement ? Une petite vieille agressée par un môme de huit ans qui veut voir ses fesses ? Et hop ! Une loi pour mettre en prison les enfants qui envisagent de voir des fesses de petites vieilles. Une catastrophe nucléaire ? Et hop ! Un projet politique avec la sortie du nucléaire au centre.

Les électeurs s’en foutent ! Pire, ils s’en détournent. Nous avons une crise économique sans précédent, les gens sont terrorisés pour l’avenir de leurs chiares, ils ne savent même pas s’ils pourront leur filer à bouffer dans six mois et nous avons des militants politiques qui voudraient faire de la sortie du nucléaire un préalable à la victoire de la gauche. Nous avons un tas de gens qui ne savent pas comment se loger, qui consacrent plus de la moitié de leur budget à leur habitation. Ils ne se posent pas la question de savoir quelle ampoule ils pourraient éteindre : ils n’ont même pas la place pour mettre une lampe de bureau pour que le petit puisse faire ses devoirs.

Ce n’est tout simplement pas sérieux.

Mais sur le fond, on est d’accord : ça serait bien de trouver un moyen de produire de l’énergie qui ne risque pas de nous péter à la gueule.

Mais il ne faut pas en faire un enjeu de campagne. On a un système économique mondial à sauver...

(photo)

24 octobre 2011

Un kdb de haute tenue !

Nous étions partis pour une débauche de sobriété mais les copains de CC, tous profs, nous ont forcé à des excès pires qu'en la présence du vieux. C'est vous dire.

Je dis ça pour Juju qui réclame toujours des comptes rendus des KdB.


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Où va la blogosphère politique ?

Dans la voiture, en rentrant de Bretagne, je réfléchissais, hier, à l’évolution de la blogosphère politique depuis quelques temps, évolution qui pourrait très bien s’accélérer dans les prochains mois.

Déjà, à titre personnel, l’année 2011 a été assez difficile. Je vous passe la mort de deux copains blogueurs, Olivier puis Jean-Louis. L’affaire DSK a provoqué un électrochoc et je me suis retrouvé dans une espèce de procès en machisme qui a été assez éprouvant. Le tout a été suivi par le débat pour les primaires au cours desquels je me suis souvent violemment engueulé avec des excellents potes. Ce n’est pas de tout repos.

Proche du « personnel », il y a la fin annoncée de Wikio. Je me fous du classement (à la fin, ça lasse et il ne disparaît pas, il change de nom) mais la disparition du portail d’information me navre. D’une part, y figurer était un indicateur de réussite de nos billets, en tant que blogueur (pas une notation objective, juste un indicateur que chacun pouvait étudier à sa guise) et d’autre part, c’était intéressant de connaître les sujets qui buzzaient dans les réseaux sociaux. Par exemple, le billet en une est un article de Rue 89 qui indique que Anne Sainclair est pressentie pour diriger le Huffington Post français, ce dont je me fous totalement.

Tiens ! Un nouveau média en ligne, à l’approche des élections. Voila qui va participer au bouleversement de la blogosphère politique.

D’ailleurs, un certain nombre de blogueurs (dont moi, j’en reparlerai prochainement) vont être associés à nouvelles expériences, menées par des sites de presse. On est « enfin reconnus »… Je ne sais pas du tout à quoi ça va conduire. Sans doute va-t-on ne plus se sentir pisser…

Parmi les évolutions, il faut signaler celles au niveau technologiques :
-         La création de Google+, c’est été. J’ignore où ça va aller mais, pour l’instant, en tant que réseau social, Google se positionne en concurrent de Twitter pour la diffusion de l’information mais est beaucoup moins « permissif ».
-         La disparition de Wikio que je signalais.
-         L’arrêt de Backtweets (le grand public s’en fout comme de sa première chemise mais c’était un outil intéressant, pour les blogueurs, pour juger de la pertinence de nos écrits).
-         L’intégration de Twitter dans l’OS de l’iPhone (et de l’iPad) qui permet de faciliter la diffusion d’information (parallèlement au fort développement de l’iPad).

On notera d’ailleurs que la guerre est bien lancée entre Google d’un côté (réseau social, géant du net et… éditeur d’OS pour smartphone) et Apple associé à Twitter (alors qu’on s’attendait surtout à une guerre entre Facebook et Google+).

Je parlais de l'arrêt de Backtweets. En fait, ils ont été racheté par Twitter. Backtweet est un ensemble d'outil qui permet d'étudier la circulation des tweets et des liens. Un bel outil, pour Twitter, pour estimer son propre impact et communiquer sur son utilité. Comme ils ont maintenant leur propre raccourcisseur d'URL, ils peuvent en plus connaitre le nombre exact de clics par lien tweeté.

D'ici qu'ils ferment leurs API pour tuer la concurrence, celle qui a juste assuré le succès de Twitter... Ainsi, le volet "concurrence" entre Twitter et Google est largement renforcé.

A tous ces événements, il faut ajouter quelques détails que je ressens personnellement à propos de ma plate-forme de blog, la première au monde, je crois, et surtout la propriété de… Google (d’ici qu’Apple se rapproche de Wordpress…). Deux bricoles :
-         ils viennent de créer de nouveaux modèles de blogs, qu’ils appellent « modèles dynamiques », qui sont une vraie réussite technologique et ergonomique. Mais, même s’ils ont annoncé des évolutions, il n’est pas possible d’y mettre une colonne utilitaire et donc une blogroll et un bouton « abonnement », sonnant ainsi la fin du volet « réseau social » du blogage,
-         avec la nouvelle interface, sortie avant l’été, il est impossible de créer un blog sans affreux caractères antispam à saisir quand on fait un commentaire. Autant dire que les commentateurs vont se barrer vite-fait.

Ainsi, Google modifie sa plate-forme de blogs, comme s’ils voulaient que Google+ (on attend encore des évolutions pour favoriser les « marques » que sont les entreprises… et les blogs) vienne au centre des blogs et de nos habitudes de blogueurs politiques. Il sera possible de s’abonner aux blogs dans G+, de commenter, … de créer un réseau social de blogueurs… Comme si les blogs, dans leur forme actuelle (je parle des petits blogs, pas des institutions !), allaient disparaître.

Cela dit, on annonce périodiquement la mort des blogs mais ils n’ont jamais été aussi forts !

Enfin, j’ai deux très mauvaises impressions :
-         celle que Google Reader va disparaître pour être intégré à Google+ (je ne sais pas sous quelle forme, peut-être des « pages » à l’identique de Facebook),
-         celle que le RSS va prendre du plomb dans l’aile.

Je m’explique à propos de ce dernier point : à la maison j’utilise Aurora qui est la future version de Firefox. Elle ne permet plus facilement de s’abonner à un blog (il n’y a plus d’option d’abonnement, il faut copier le lien à la main dans son reader si le blog n’a pas de bouton « abonnement »). En outre, quand j’utilise Blogger pour faire des billets, les liens vers des blogs que je prépare dans mon Word disparaissent. Ce qui me pousse à ne plus faire de liens…

Ainsi, je ne sais pas du tout à quoi ressemblera la blogosphère politique dans six mois.

Et toi ?

C’est ballot, nous avons une campagne électorale à préparer !

Je suppose que c’est le cadet des soucis de Google.

L'homme qui travaille

Une mauvaise langue m’a dit que même quand il va aux toilettes, Nicolas Sarkozy trimballe des dossiers au cas où un photographe passe par là. Il a six mois pour se forger une nouvelle image : celle de l’homme qui travaille à nous sauver. Il traverse le monde pour rencontrer ses homologues, organise des réunions le dimanche pendant que François Hollande regarde le match de rugby.

Dorénavant, il travaille.

Pas avant ?

Notez bien qu’on préférerait qu’il ne fasse rien, vu l’état de la France après cinq années d’agissements divers, la dette qui s’enflamme et tout ça.

Il faut sauver le AAA, qu’ils disaient dans Le Parisien ce matin et c’est pour ça que le chef de l’état se démène dans tous les recoins. De nouvelles pistes existent pour diminuer le déficit : une page entière y était consacrée, dans ce canard. Nicolas Sarkozy les garderait sous le coude et il est prêt à les mettre en œuvre, y compris pendant la période électorale, quitte à perdre toutes ses chances à l’élection !

Il envisagerait même de diminuer les salaires des fonctionnaires ! Il s’en fout, peu votent à droite. Comme en Grèce. L’austérité se prépare.

Nicolas Sarkozy y travaille. Il travaille. Il trime. Il bosse. Il s’affaire.

On sait !

C’est justement ce qu’on lui reproche : on voudrait un Président qui préside.

Il n’a toujours pas compris.

23 octobre 2011

Kremlins des Blogs à venir

Le prochain a lieu demain. Rappelons le. Le suivant devrait être le 17 novembre. Et devrait être suivi de peu par un autre, un samedi, début décembre.


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J'adore les références de la vraie gauche

La presse nationaliste... pour casser Hollande.




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Moscovici en Nouvelle Zélande

J'aime bien actu.voila.fr pour suivre l'actualité et j'y regarde le rugby d'un oeil distrait (pas que ça m'intéresse, pour connaitre le résultat et en parler dans les déjeuners mondains). Et hop : capture d'écran. Bourde du journaliste ?


Et ma main dans ta gueule ?

Le grand El Camino l'annonce en personne ! Je le cite : "Moi c'est ce matin dans les toilettes que je me suis aperçu que j'avais envie de bloguer un peu coup de gueule, la raison? Je lisais le journal d'avant-hier dans mon salon de lecture ( vous êtes au courant au fait? Carlita a accouché) et une interview d'un chanteur célèbre que je ne supporte pas m'a inspiré, en deux trois clics j'ai fait mon blog grosse baffe.
Ça me manquait finalement alors je l'ai fait et c'est là."

22 octobre 2011

J'avais zappé !

Avec la primaire, depuis quelques temps, j'ai zappé une partie de l'information, notamment en cette fin de semaine. Plus grave, j'ai loupé les billets des blogs des copains. Il y a néanmoins quelques sujets qui nécessitent quelques commentaires.

Il y a le rugby. A part le Tour de France, j'ai horreur de toutes ces grandes compétitions à sportives à rallonge qui monopolisent les discussions entre collègues ou au bistro. Je n'ai rien contre, je ne peux pas empêcher les gens d'en parler mais je demande juste à avoir le droit de ne pas m'y intéresser. La coupe du monde de rugby n'a pas été au centre des discussions. C'est aussi bien.

Il y a la mort de Kadhafi. J'ai appris ça par hasard de la bouche d'un collègue alors que nous faisions les cent pas en attendant un avion. De toute manière, je ne vois pas ce que j'aurais pu dire dans le blog. Si on peut se réjouir de la fin des hostilités, on ne peut se réjouir de la mort d'un homme. Un autre peuple a réussi sa révolution. Ca s'arrose. Sauf si un régime islamiste se met en place... Pour l'instant, n'oublions de rappeler les images de la visite du gugusse en France, à l'invitation de Nicolas Sarkozy et autres joyeusetés du même tonneau...

Quand l'UMP parlera de l'inexpérience de François Hollande, on pourra toujours lui renvoyer le manque de clairvoyance politique de leur poulain.

Il y a cette fameuse taxe sur un tas de boissons. Elle est évidemment grotesque, de même que le prétexte de santé publique... On ne peut pas rajouter grand chose à ce qui a été dit, sauf qu'elle rapporte un montant dérisoire.

Quand l'UMP parlera de fiscalité et du projet du Parti Socialiste, on pourra lui répondre le nombre de taxes créées depuis 2007 qui doit être supérieur à 20. On pourra lui rappeler que l'ambition de la droite est de redresser la France par des mesurettes (qui reposent, en plus, sur les dépenses des Français) alors qu'une grande réforme est indispensable.

C'est amusant, il y presque un an, quand le gouvernement avait annoncé une grande réforme de la fiscalité, qui a aboutit à que dalle, d'ailleurs, je suspectais méchamment que c'était pour faire du bruit au moment de la primaire. L'échec complet.

A l'heure où je vous cause, la grande messe du PS a lieu, les discours se succèdent. En tant que blogueur, j'aurais pu y aller, mais j'ai un excellent prétexte : un week-end en Bretagne. Je vais continuer à oublier l'actualité.

19 octobre 2011

Taxer les pauvres dans un pays de riches... Par convention ?

Les journaux ont vaguement commenté la Convention tenue hier par l’UMP pour étudier le coût des mesures du Parti Socialiste. Les chiffres fournis sont complètement bidon, notamment un coût de 87 milliards (de mémoire) pour les retraites, on ne sait pas de quel chapeau ils sortent, et aussi des propositions de Martine Aubry alors qu’elle n’a pas été élue lors de la primaire.

Les blogs doivent riposter, à l’image de Intox2007, une Autre Vie, Monsieur Poireau, les Tentatives, Pépère, Variae,…

Tout cela nécessite de rigoler un peu, au cours d’un billet de haute tenue (j’espère…) dans le quel il n’est pas spécialement inutile de se pencher sur le budget présenté hier par le Gouvernement à l’Assemblée Nationale.

Heureusement qu’il y a beaucoup de députés qui ont participé à la préparation de la grotesque Convention...

Toutefois, avant de traiter le sujet sérieusement, balayons le reste de l’actualité, avec cette information : « La France compte plus de millionnaires que n'importe quel pays européen, selon l'étude annuelle de la banque helvétique Credit Suisse sur l'état de la richesse dans le monde, publiée mercredi. La France compte 2,6 millions de millionnaires en dollars, contre 1,6 million de millionnaires au Royaume-Uni ou seulement 622.000 en Suisse. » C’est ce que nous apprend cette dépêche AFP.

L’UMP avait pris un certain nombre de mesures fiscales (le bouclier fiscal, maintenant supprimé mais « remplacé » par une baisse de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune) pour éviter l’évasion fiscale. Cette dépêche prouve que ces mesures ne reposent sur rien : les riches sont bien heureux chez nous. Et l’UMP ne comprend rien à la fiscalité.

Surtout que cette information aurait tendance à prouver qu’une réforme fiscale est souhaitable dans notre pays. D’ailleurs, c’est sur des mesures sur lesquelles s’appuie le plus François Hollande quand il présente les premières mesures à prendre après son élection.

« La fortune moyenne détenue par les ménages français est de 90.271 dollars. » Compte tenu du nombre de gugusses qui n’ont rien, ça fait quand même un paquet de types avec un minimum d’oseille dans leurs fouilles. Cela dit, ce chiffre est complètement faussé par rapport au coût de l’immobilier en France.

Il prouve tout simplement qu’il est urgent d’augmenter la fiscalité du patrimoine pour tordre le coup (c’est une expression, hein) à tous ces fumiers (ce n’est pas franchement une expression) qui s’enrichissent soit par la spéculation immobilière soit en louant à des pauvres gens des appartements à des prix indécents.

Mais revenons à la convention… #UMPanique puisque nos brillants fiscalistes de l’UMP se permettent d’analyser les propositions du PS.

Ainsi, des ministres et dirigeants de l’UMP se sont succédé à la tribune pour balancer les coûts du programme du PS. Ils sont arrivés à un chiffre de 255 milliards sur 5 ans en oubliant de dire qu’au cours des cinq ans de Présidence de Nicolas Sarkozy, c’est du double que la dette aura augmenté.

Du coup, nous serions tentés de rire de Benjamen Lancar qui a déclaré, dans cette interview, que François Hollande est l’homme de la dette. Mais ne nous égarons pas.

Si ! Egarons-nous un peu…

Le projet loi de finances pour 2012 est à l’étude à l’Assemblée Nationale (vous pouvez le consulter), ce qui m’a fait rigoler dans le blog, vu que François Baroin a immédiatement sorti que les objectifs de croissance pris en compte n’étaient absolument pas sérieux. Toujours est-il que : « Il permet une nouvelle réduction du déficit de l’État en 2012, de près de 14 Md€ par rapport à 2011, qui sera porté à près de 15 Md€ après mise en œuvre de la réduction supplémentaire des dépenses de 1 Md€ annoncée par le Premier ministre le 24 août 2011. »

Ce n’est pas gagné…

Toujours est-il que je vous invite à consulter dans ce document le tableau intitulé « Évaluation des recettes du budget général pour 2012 » dont je copie une partie ici.


Désignation des recettes
2011
2012
1. Impôt sur le revenu
60
65
3. Impôt sur les sociétés
57
60
6. Taxe sur la valeur ajoutée
175
187
A'. Recettes fiscales nettes
258
273

Les chiffres sont en milliards. L’impôt sur le revenu va ainsi augmenter (en prévision) de 8,26% et la TVA de 6,47%. L’augmentation des recettes de TVA représente les deux tiers des augmentations.

Autant dire que, dans le prochain budget, ce sont essentiellement les consommateurs qui vont payer, c'est-à-dire tout le monde.

Par contre, nos millionnaires, ceux dont on bas le record d’Europe pour le nombre, ne sont pas spécialement concernés…

Je n’invente rien, c’est la proposition de budget sur le site de l’Assemblée Nationale.

Ah ! Je m’étais égaré. La Convention #UMPanique…

Le Monde reprend la liste des erreurs commises par l’UMP pour préparer cette convention.
-         Le projet PS est pris comme un bloc alors que c'est un socle,
-         Des propositions sont additionnées alors qu'elles sont alternatives,
-         L'avis d'Hollande sur l'allocation d'autonomie est ignoré,
-         Les chiffres mystérieux de l'UMP sur les retraites,
-         Le budget de la culture est attaqué alors qu'il s'agit d'une proposition d'Aubry,
-         Des mesures sont débattues alors qu'elles ne font pas partie du projet PS,
-         Nadine Morano se trompe sur l'apprentissage,
-         Marie-Anne Montchamp enjolive le bilan sur le handicap à l'école,
-         Le coût d'une sortie du nucléaire proposé par Eric Besson fait débat.

Jean-François Copé a indiqué par ailleurs que les mesures du PS coûtent « 255 milliards d’euros sur cinq ans, qui seraient financés pour moitié seulement, puisqu’il n’y aurait « que » 126 milliards de hausse d’impôts sur la même période. »

Il aurait pu s’en tenir aux seuls faits :
- le gouvernement propose d'augmenter les impôts de 18 milliards,
- ces augmentations reposent sur la taxation des consommateurs (nous tous),
-  nous battons le record d’Europe du nombre de millionnaires qui bénéficient d’un allègement de l’ISF.

Une réforme de la fiscalité est nécessaire pour la rééquilibrer.

M. Copé, avec des chiffres faux, demande si on pourrait trouver 26 milliards de plus par an.

Avec les vrais chiffres, le gouvernement qu’il soutient augmente les impôts payés majoritairement par les plus pauvres. Il est vrai que le Gouvernement en question a inventé un indicateur pour démontrer qu’il y avait moins de pauvres en France contrairement à ce qu’affirme l’Insee.