27 novembre 2016

26 novembre 2016

Peuple de gauche : vote Fillon, dimanche, bordel !

D'accord c'est un vil réactionnaire, affreux néo libéral et en plus il est bien coiffé. Il n'empêche que votre engouement pour Juppé au premier tour de cette primaire fut profondément grotesque, comme s'il pouvait représenter un sauveur de la gauche. Certes, l'élimination de Sarkozy au premier tour fut particulièrement jouissivemais vous n'y avez pas contribué par vos votes. Si vous y avez participé, au faible niveau qu'à chaque militant politique individuellement, c'est peut-être en faisant comprendre que la France ne le supportait pas. Le résultat a été l'émergence d'un type encore plus à droite dont la victoire à la primaire fait peu de doute. 

La droite a trouvé un chef et vous y avez contribuer. Sans compter que LR va gagner 15 millions d'euros dans l'opération. 

Certes, si Jppé gagne, je ne serai pas mécontentent, une certaine fierté pour mes concitoyens de droite qui ne veut pas d'une droite dure mais je n'y crois pas. Sans compter qu'à force de voter pour le candidat de droite le moins à droite et de considérer qu'il peut gagner, on a tendance à se voiler la face, à oublier qu'une majorité de Français est majoritairementt à droite (surtout que notre non peuple, qu'on appelle le peuple de gauche, est happé par le FN). 

Certes, on a tendance à penser que l'ouvrier ou le petit retraite qui vote à droite est un con et on n'a pas entièrement tort. Mais ce n'est pas un argument électoral et le con fait bien ce qu'il veut. De toute manière, tu sais bien que toute personne qui ne pense pas comme toi est un con. D'ailleurs, tu n'es pas d'accord avec moi. 

Cela étant, le changement c'est maintenant : il nous faut remettre les pieds sur terre. 

Si Alain Juppé gagne la primaire et est candidat au premier tour de la présidentielle, ne doutons pas qu'il sera en tête. Il sifflera des voix au centre et les électeurs bien à droite voteront pour Marine Le Pen qui sera aussi au second tour. 

Par contre, si François Fillon gagne, il servira de repoussoir aux centristes et votre propre haine de la droite vous fera voter pour le candidat de gauche malgré votre promesse de ne plus voter pour un candidat socialiste. Pendant ce temps, Fillon grignotera des voix au FN et Marine Le Pen se retrouvera en string (ou en slip kangourou, c'est selon). 

Donc un type de gauche sera au second tour face à Fillon. Et aura une chance. Fillon se sera droitisé pour le premier tour et fera peur aux braves ménagères. 

Notons qu'encore faut-il que ce candidat de gauche soit au centre gauche. 

23 novembre 2016

Le retour de la droite la plus bête du monde



Je vais leur expliquer. Soit François Fillon est élu dimanche et il convient de ne pas rappeler qu'il est critiquable. Soit Alain Juppé l'emporte et il vous faudra aller à la soupe pour les postes, les investitures,...

Toujours est-il que les votants à cette primaire sont aussi intéressés par votre appel que par le billet de mon blog où je racontais que Marcel s'était coincé la bite dans sa braguette. Il avait fallu que sa femme l'amène à l'hôpital mais il n'avait pas osé lui raconter comment c'était arrivé. 

Je vais donc le rappeler : Marcel était chauffeur de taxi. De retour d'une course, il est passé par le bois et une jeune fille lui avait proposé une transaction financière. 

Marcel est bête. C'est normal, il faisait partie de cette droite ridicule. Il était bête surtout, vu qu'il nous a quittés prématurément. 

22 novembre 2016

Nicolas Sarkozy est parti et le Beaujolais nouveau est arrivé

Ce n'est pas une coïncidence mais ces imbéciles de droite organisent des primaires sans même se rendre compte qu'ils foirent des fêtes réactionnaires pour des questions de calendrier. Fêtes réactionnaires traditionnellement rejetées par des imbéciles de gauche sous prétexte que le pinard est à chier. Ils sont la gauche élitiste qui fait le lit du FN alors que je suis la gauche à l'aise qui ne pense qu'à faire la fête avec les copains.

Venez jeudi soir à la Comète. Le Beaujolais nouveau n'est pas encore reparti. Je ne garantis pas la présence de Nicolas Sarkozy.

21 novembre 2016

Un boulevard pour François

Ce qu'il y a de bien avec le triomphe de François Fillon, hier, c'est que les tas de gens qui veulent tuer le clivage droite gauche devraient exploser. Les andouilles de la vraie gauche qui passent leur temps à démontrer que Valls, Macron et Hollande sont de droite seront assez rapidement invités à se taire pour éviter de servir de cobaye à l'école du rire. 

Moquons particulièrement des andouilles qui, toute la journée, se sont foutus de la gueule d'Hollande qui avait déclaré que Fillon n'avait aucune chance. Comme s'ils y croyaient, eux ! Continuons en crachant sur ceux qui nous expliquent que les sondages se sont encore trompés, comme toujours, ou qui nous expliquent que nos idées ont été façonnées par des éditorialistes parisiens. Reconnaissons qu'on s'est tous plantés ! 

Si Fillon arrive au pouvoir, certains purs gauchistes vont regretter le bon vieux temps de la sociale démocratie voire du social libéralisme. On va bien rigoler. 

Il faut bien reconnaître que le Centre de gravité de la vie politique française a pris un bon virage à droite ce week-end. Nicolas Sarkozy était haissable pour un tas de raisons mais il faut reconnaître que François Fillon est bien plus à droite, bien plus réactionnaire. D'ailleurs, je me demande si Marine Le Pen n'est pas la grande perdante. Elle a trouvé pire qu'elle avec tous les efforts qu'elle a fait pour dédiaboliser son parti. Qui veut supprimer 500000 fainéants de fonctionnaires, hein ? En plus, elle découvre, comme nous, François Fillon comme étant une véritable machine politique, ayant réussi à tout basculer alors qu'il avait l'image d'un mollasson. 

Maintenant, il nous faut, à gauche, dans cette gauche modérée qui est la mienne, analyser ce revirement considérable.

Tout d'abord, je le disais, le clivage droite gauche est bien revenu. Certains ont essayé de le remettre en place, comme Jean-François Copé et sa droite décomplexée, comme Nicolas Sarkozy et son populisme trumpien... François Fillon n'a pas été (presque) élu en étant populiste ou en affirmant son attachement à des valeurs de droite. Il a été (presque) élu en étant lui, à droite. 

Ensuite, je le disais aussi, il s'est avéré un animal politique. La gauche ne gagnera pas en lui opposant un lapin de six semaines. 

Vous êtes d'accord ? Moi aussi. Maintenant, il faut en tirer les bonnes conclusions et choisir le bon lapin. 

Après l'apéro, hein ! 

20 novembre 2016

La vengeance de François, le collaborateur

A l'heure où je mets sous presse, tous les bistros de Bicêtre sont fermés et mon TGV avait deux heures de retard, ce qui mérite bien que l'on vire 500 000 fonctionnaires, François Fillon devrait avoir plus de 40% des voix, ce qui est pas mal pour un lascar qu'on pensait troisième il y a moins d'une semaine et Alain Juppé devrait avoir un ou deux points de plus que Nicolas Sarkozy. 

J'allais dire que les sondages se sont plantés mais je me corrige : ils ont encore été un mauvais moyen de prévision. 

Des choses pourraient changer d'ici la fin du dépouillement. Sarko pourrait passer devant Juppé, ce que je ne souhaite pas et ne changerait pas grand chose. Il n'a presque aucune chance de battre Fillon au deuxième tour. Juppé en a peut-être, et je le espère. Nous avons d'éminents experts qui expliquent que les électeurs du FN se sont déplacés pour voter Fillon pour éliminer Sarkozy. Je ne vois pas trop l'intérêt de la manœuvre mais des sources normandes me laissent penser que des réactionnaires sont allés voter pour le plus réactionnaire des candidats crédibles. 

Supprimer 500000 fonctionnaires, le mariage pour tous et les exonérations de charge sur la bière ne me aurait pas très progressiste. 

Cela étant, si Sarkozy est éliminé, cela se fête (et j'en veux aux bistros de Bicêtre). Je le disais dans mon dernier billet : c'est jouissif. Sarkozy a été élu au début de la gloire des blogs politiques et a été une cible privilégiée pour des raisons fort valables. 

J'ai une pensée pour l'ami Sarkofrance qui va devoir changer de pseudo... Et pour tous les autres copains de ces 10 années de lutte. Y compris ceux qui continuer à taper sur Hollande, Valls et Macron. 

Dans mon dernier billet, je disais qu'on allait retrouver une France apaisée (de mémoire) et un réactionnaire normand (par ailleurs ami à moi sévissant avec le pseudo étrange "Didier Goux") me demandait ce que je voulais dire. J'ai botté en touche. Je crois que j'ai maintenant la réponse. Nicolas Sarkozy et sa clique menaient une politique clivante, comme on dit, visant à monter les une contre les autres. J'espère que c'est fini. Que les lascars de droite encore en lice trouveront autre chose, d'autant que Fillon l'a fait. Il n'a pas clivé, il a montré qu'il était de droite. 

J'attends maintenant que mes copains de gauche, à peu près sûrs que Juppé arriverait en tête et ayant appelé à voter pour Fillon pour faire barrage à Sarkozy, appellent à voter Juppé pour faire barrage au pire réactionnaire, Juppé. 

Quant à moi, je n'ai pas voté, je n'ai pas fait "appel" et j'ai une pensée pour mes copains de droite qui croient encore en Juppé. 

Je ne vais pas terminée ce billet sans une méchanceté pour Copé. Il est dernier. A priori, il devrait avoir moins de voix que je n'ai de followers dans Twitter. Méchanceté pleine d'empathie. Comment peut-on se planter à se point sur sa propre image ? 

Cela nous ramène à cette fameuse élection pour ma tête de l'UMP, après la présidentielle. Il est temps que les militants de cette espèce de parti, a priori majoritairement sarkozyste, prenne un tantinet de recul. 

Amen. 

Au moins, une page semble tournée. 

Mais, heureux commentateurs de la vie politique, admettez que nous n'avions pas envisagé un tel score pour Fillon. Chapeau à lui. 

19 novembre 2016

On s'est mis à rêver !

C'est hier soir que le résultat est tombé : François Fillon serait en tête de la primaire. Alain Juppé et Nicolas Sarkozy sont au coude à coude. Demain soir, l'ancien président de la République pourrait être éliminé de la course à la présidentielle.

On imagine ne plus le voir, ne plus l'entendre. On imagine une France à nouveau apaisée. Grace à lui. Grace à son échec. Nicolas Sarkozy a abaissé la politique depuis 15 ans et on pourrait reprendre espoir. Bien sûr, les autres n'ont pas de programme. Ils ont un vague projet irréalisable. Comment voulez-vous virer 500000 fonctionnaires quand on manque de policiers, d'infirmières, d'enseignants,... ? Ils n'ont pas de projet : normal. Ils sont conservateurs. Mais peu importe. Que la vie politique continue, que la présidentielle se déroule. Mais sans lui. Avec un peu de chance, éternellement sans lui.

Je n'irai pas voter demain. Ce n'est pas à moi de faire le ménage à droite. A gauche, on a assez de boulot. Réconcilier est irréconciliables... Je n'ai pas à interférer dans les agissements de la droite : que le peuple de droite (amusante, cette expression), se débrouille. Mais s'il vire Nicolas Sarkozy, il aura tout mon respect.

Bien sûr, après, il faudra qu'il choisisse entre les deux anciens premiers ministres. Cela ne changera pas grand chose. Mais on n'aura plus Nicolas Sarkozy. Et c'est énorme.

Maintenez mon rêve encore 24 heures, merci.

15 novembre 2016

Analyse politique : je baisse

J'aurais pu faire trois billets avec l'actualité polique d'aujourd'hui comme au bon vieux temps. Mais, dorénavant, je laisse là surproduction bloguesque à d'autres imbéciles. 

1. Les électeurs sont des cons. C'est souvent l'argument utilisé par mes camarade de gauche pour expliquer la victoire de Trump et l'augmentation de la probabilité de la victoire de Sarkozy à la victoire. C'est mal. Du coup, les réactionnaires critiquent cet argument pour des raisons valables. Mais ils ont oublié l'hypothèse réaliste que les électeurs sont réellement des cons. 

2. Fillon a le vent en poupe. Ça me fait rigoler. Surtout que, au fond, je ne suis pas sûr qu'il soit moins pire que Sarko et Juppé. Il avait déclaré qu'il serait au second tour et il va peut-être l'être alors que personne n'y croyait. 

3. Macron va annoncer sa candidature demain. Je passe le côté grotesque. Son équipe a annoncé qu'il va annoncer... il sait sans doute qu'il n'a aucune chance de gagner (opposé à un candidat du PS, il ne serait pas au deuxième tour, surtout que si Sarko gagne la primaire, Bayrou sera candidat au second tour). Il va donc se retirer si c'est Hollande qui est candidat. Ils ont un deal, je pense. 

4. Les sondages disent qu'à la primaire de la gauche, Valls et Montebourg seront au second tour. Les militants font pipi dans leur culottes réciproques (j'espère). Ils oublient l'hypothèse de mon point 3. 

12 novembre 2016

Mon hommage à Léonard Cohen

J'ai 24 heures de retard, je sais, mais je viens de prendre l'apéro avec le vieux Jacques qui en pleurait, le pauvre. J'étais très amusé en lisant les tweets et autres conneries internetiques, hier. 

Tout d'abord, je tiens à présenter mes condoléances et mon respect à la famille et aux proches. Débrouillez-vous pour l'héritage, les droits d'auteur qui vont tomber pendant quelques décennies. 

Ces chansons étaient magniques, il faut le dire. Mais il faut dire aussi qu'elles étaient particulièrement chiantes. Donc, aucun type de ma génération n'écoutait Léonard Cohen quand il était jeune sauf les jours de déprime. 

Figurez vous qu'un jour, alors que j'avais entre 25 et 30 ans, je me suis retrouvé avec un CD de reprises de l'illustre par différents chanteurs. Je ne sais plus comment je l'ai eu. Un cadeau, sans-doute. C'était à l'époque où je faisais 60000 kilomètres en voiture par an. 

Je vais raconter ça en hommage à Léo en 1993, je bossais pour une boîte de Paris qui m'avait envoyé 30 mois auparavant en déplacement en Bretagne. J'étais logé et blanchi par les parents mais j'avais quand même droit à des frais de déplacement, 350 francs par jour. Autant vous dire qu'avec mon salaire d'ingénieur en informatique à Paris et cela, j'avais un revenu sympathique, sans aucune charge à part la bouffe et les sorties. Je n'étais pas victime du déclassement. Quand cette mission en Bretagne a été terminée, j'ai facilement pu acheter un appartement vu que j'avais à 26 ans un apport de base correspondant à la moitié du prix. Je me suis quand mis dans une merde noire vu que j'ai perdu 10000 francs (une brique) par mois et que je continuais à flamber. 

J'aime bien être odieux, parfois, dans mes billets de blog (mais je l'ai déjà raconté). 

Toujours est-il que pendant cette période d'opulence, j'avais acheté une bagnole de branleur, une ZX Volcane. En gros, c'était l'équivalent d'une 205GTI en plus grand. C'était très bien vu que je n'arrêtais pas de faire de la route dans le Centre Bretagne. Cela étant, quelques semaines après, ma mission en Bretagne s'arrêtait et je suis revenu en région parisienne. Ma boite m'a alors trouvé une mission en lointaine banlieue ouest dans une boîte qui pratiquait les 39 heures sur quatre jours et demi. Je n'étais pas astreint à ces horaires mais comme l'entreprise était fermée le vendredi après midi, je bossais environ 35 heures par semaine. Et finissant à 12h en banlieue ouest, je rentrais tous les week-ends en Bretagne. Au bout de trois ans, j'avais fait 165000 km avec ma ZX, le tout essentiellement à vitesse constante (155 km/h, c'était avant les radars automatiques, les fixes avaient une belle marge d'erreur) avec une voiture puissante donc consommant peu à vitesse constante. 

On s'en fout me direz-vous dans cet hommage à Léonard Cohen. C'est faux. En apprenant sa mort, c'est toute cette période de ma vie qui m'est revenue en mémoire. 

Faisant la route le vendredi après-midi, j'étais à peu près seul sur l'autoroute. C'était peinard, vitesse constante, un dépassement toutes les dix minutes... c'est dans ces conditions que j'ai découvert Léonard Cohen PI, du moins, avec ce CD, ses chansons chantées par d'autres. Ce CD ainsi qu'un de Barbara me permettait de faire Les Ulis La Gravelle en ne changeant qu'une seule fois de CD. Toutes les semaines, le vendredi et le dimanche, sauf pendant les vacances. Arrivant sur les routes Bretonnes, je repassais à de la musique normale. Du rock gras. 

Nous avions donc la musique d'ascenseur, celle de supermarché, j'avais découvert la musique de voiture grâce à ce CD de reprise de Cohen. 

C'était mon hommage à Cohen. Il faisait de la musique chiante qui correspondait exactement à ce qu'on avait besoin dans d'étranges moments de décontraction à 155 hm/m sur une autoroute vide avec une voiture puissante. 

Paix à son âme. 

Je vais quand même raconter la suite, parce que Cohen représente beaucoup pour moi. En 1996, au bout de trois ans, cette mission s'est terminée. J'ai commencé à bosser dans Paris. Je continuais à aller bosser en voiture (ce qui me coûtait 100 francs par jours de parking, c'est ainsi que je me suis mis dans la merde) et à rentrer tous les week-ends en Bretagne. De la folie. Partir du Centre de Paris vers 17 heures, ma taper la route dans des bouchons avec des reprises de Léonard Cohen,... 

Ma ZX a fini par avoir 260000 km. Elle était impeccable. 260000 km à vitesse constante ou presque n'use pas beaucoup. Mais j'avais une bougie que je n'arrivais plus à dévisser et quelques ennuis divers. J'ai donc décidé de changer de voiture (mes problèmes financiers avaient été réglés ; j'avais été sérieux pendant des années ; d'ailleurs j'avais pu faire un remboursement anticipé du crédit pour l'appartement tant j'étais devenu ascète ou huit). 

Mais j'étais resté con. Je n'avais plus besoin de voiture, pourquoi en acheter une ? J'ai évidemment choisi une voiture du même niveau de gamme. Un coupé sportif de Citroën. J'ai nommé ma Xsara VTS. 138 chevaux. La ZX faisait 122, je crois. Je me rappelle que je l'ai acheté un samedi (j'avais oublié le chèque de Banque, ça avait été un bordel). J'avais transféré les CD d'une à l'autre. Je continuais à écouter Barbara et les reprises de Cohen. La Xsara était bourrée de gadgets électroniques, genre GPS avec une voix de gonzesse qui donnait des indications pour la route à utiliser. 

C'est alors (juste après l'achat) que la grand mère est morte. Mon premier voyage en Bretagne était donc pour l'enterrement. Le cercueil mis dans le caveau, je discutais avec les cousins. Le plus vieux demande à voir ma voiture qui parlait. On y va, devant le cimetière. Je mets le contact. Le CD part. Alléluia de Léonard Cohen (par je ne sais plus quel chanteur). Je ne sais plus, non plus, l'année. 2001 ou 2002. Je ne sais plus si j'ai revu les cousins depuis. J'étais venu de Loudéac au cimetière de Paimpol via le funérarium de Saint Brieuc et l'église du coin (dans la famille, une cérémonie à l'église,... Une des sœurs de mon père, mort en 1992, y avait tenu, et avait réussi à glisser une bénédiction pour lui, alléluia) en écoutant la reprise de Cohen que j'écoutais surtout sur l'autoroute à vitesse constante (il n'y avait toujours pas de radars automatiques). 

J'ai continué à faire la route. J'écoutais moins Cohen et Barbara. Un jour, je rentrais de Loudéac à Bicêtre, le pot d'échappement est tombé, peu avant Rennes, mais avant Montauban. Je m'arrête à la première station service. Ô appelle le dépanneur. Il bricole le truc pour que je puisse aller jusqu'à Bicêtre. 

Je me gare devant chez moi (entre temps, j'avais perdu le bip pour rentrer dans le garage mais je m'en foutais, on peut toujours se garer dans le quartier, très près de chez moi) après avoir fait 400 km sans pot, ce qui n'est pas de bol. 

Le week end suivant (entre temps, j'avais pris l'habitude de ne rentrer que tous les trois semaines en Bretagne), j'ai pris une voiture de location. Et de fil en aiguille, j'ai oublié de prendre le temps de réparer ma voiture, la Xsara. 

Un jour, mon pote Gilles de Loudéac me dit que sa 205 va rendre l'âme. J'ai donc décidé de lui donner ma Xsara qui n'avait pas roulé depuis près de deux ans. Il est donc venu la chercher avec un copain, Dominique, et ils l'ont ramené sur un plateau. Il l'a remise en service et la voiture va toujours bien, merci. 

C'est un copain très proche. Si on ne couche pas ensemble c'est que nous sommes du même sexe (je ne parle pas de la taille). Donc, je lui ai filé la voiture avec le bordel qu'il y avait dedans. Notamment du matériel de camping parce que nous avions passé quelques vacances ensemble. J'étais le conducteur, nous roulions à 155. Alleluia. 

Lors de mon retour en Bretagne suivant, il est passé à la maison et m'a rendu tout ce qui trainait dans la voiture. 

Dont le CD de reprises de Léonard Cohen. Je ne sais plus où il est. 

Paix à son âme. 

Il n'est pas beau mon hommage à Pépère ?



10 novembre 2016

Déclassement et (vive le) populisme !

Avec cette histoire de Trump, on parle beaucoup de ce déclassement dont sont victimes les ploucs (ceci est une référence aux propos de Sarko pas le un avis personnel) (ah si, tiens ! Pour une fois que je suis d'accord avec Sarko). Ces cons du peuple sont victimes des populistes et réactionnaires. Qu'ils soient réactionnaires, cela fait peu de doute dans mon esprit. Tant pis ! Les progressistes n'ont qu'à s'adapter aux électeurs. 

Je n'aime pas ce mot, populiste. Quand on l'emploie, on veut dire que les électeurs sont des cons. Cette hypothèse n'est pas à écarter, je le reconnais, mais elle n'est pas spécialement porteuse pour des élections. 

Je vais donner un exemple. Voilà un lien. Je vous laisser l'utiliser (avec l'iPhone je ne peux pas le soigner).

C'est un copain qui critique un illustre élu PS inconnu qui soutient Macron. Il prend pour exemple les propos de ce dernier qui avait dit que les employées d'une boite étaient illettrées. C'était certainement particulièrement scandaleux. Mais Macron a raison. Il y a des illettrés en France. Mais on le qualifie d'injurieux et de populiste. 

Pourtant, la seule question qui vaille est : qu'en pensent les gens qui se considèrent concernés par les propos de Macron ? Certes, ils se sentent probablement insultés. 

Mais compris. Les élites parisiennes comprennent enfin les difficultés qu'ils ont. Ils ne sont plus considérés comme des citoyens lambda qui doivent bénéficier du progrès alors qu'ils en sont écartés. Ils deviennent au cœur des préoccupations des politiciens. 

Je ne soutiens pas Macron. Il a récemment diffusé les éléments clés de son projet. Je suis d'accord sur le fait que les seniors devraient pouvoir travailler moins mais pas que les jeunes doivent travailler plus, par exemple. 

Toujours est-il qu'il sait s'adresser au peuple, par des vérités basiques. Ceux qui le critiquent pour certains propos (dont je fais partie) oublient qu'ils sont eux-mêmes élitistes. C'est quoi ce bordel de dire à des femmes qui ne savent pas lire qu'elles ne sont pas illettrées ? Si on les considère comme pas illettrées, alors qu'elles ne savent pas lire, uniquement par l'égalitarisme qui caractérise la gauche, comment voulez-vous qu'elles réagissent ?

L'égalité n'est pas de dire que tout le monde doit savoir lire mais que ceux qui savent lire et ceux qui ne savent pas lire doivent être mis sur le même plan. Donc que ceux qui ne savent pas lire doivent être aidés. 

C'est ce qu'a dit Macron. Vous pouvez le considérer comme populiste. 

09 novembre 2016

Trump énormément

Les commentaires sont évidemment ridicules. Sur le déclassement des classes machin. Sur les erreurs des sondeurs. Sur les abrutis qui disent "je vous avais prévenu". J'en passe. Les plus grotesques sont ceux qui concernent les andouilles (dont je ferai partie après cette introduction) qui en tirent des conclusions pour notre présidentielle bien à nous. J'en ai vu des qui pensent qu'il faut qu'Hollande annonce sa candidature au plus vite et ceux qui pensent qu'il doit la retirer dans les meilleurs délais. 

Une telle distorsion prouve que tous les analystes politisés sont nuls à chier mais on ne leur en veut pas. Ils sont des nôtres. Ils ne seront jamais aussi cons (désolés pour la violence des mots) que ceux qui accusent les électeurs américains d'être des cons. Ils n'ont as tort mais ils font bien ce qu'ils veulent. Cela étant, dans les blogs, jeai vu que l'indispensable GDC pour démontrer cette théorie. Comme si des électeurs américains pouvaient être plus cons que lui qui n'a toujours pas compris qu'on ne peut pas faire le bonheur des gens malgré eux. 

J'ai quand même un avis. Voire deux ou trois :
- cette élection prouve que ceux qui racontent n'importe quoi peuvent gagner. Nous devons soutenir Montebourg. 
- cette élection prouve que tout peut arriver. Nous devons soutenir Hollande. 
- cette élection prouve qu'il faut casser le système. Nous devons soutenir Macron. 

Dans l'attente, et contrairement à ce que je disais jusqu'avant, je me demande s'il ne faut pas réellement aller voter pour Juppé à la primaire pour limiter les risques. 

Cela étant, j'avais émis un seul avis sur cette élection. Clinton n'était pas une bonne candidate. Mais je n'ai jamais dit que Sanders était mieux. Seulement qu'elle était une mauvaise candidate. Son mari et Obama avaient de la classe, de la prestance, du charisme,...

Pas elle. En fait, elle a plus de défauts que notre candidate de 2007. Mais les mêmes problèmes. Elle n'attire pas les électeurs. Avant de faire des analyses pour la France, n'oubliez pas ce point. 

03 novembre 2016

Les formules de politesse dans les mails

Avec le développement du mail, des règles d'usage se sont créées mais ne sont ni adaptées ni conformes à celle du savoir-vivre. C'était un des thèmes récurrents de mon blog geek avant que je décide de fusionner mes trois blogs. D'où la diffusion d'un billet "bistro", ici, hier soir. Il a fait un flop.

La plupart des gens terminent leur mail par "cordialement" suivi par leur nom ou prénom. Où avez-vous que "cordialement" est une formule de politesse dans la langue française ? C'est plus ou moins un diminutif de "bien cordialement" qui ne veut lui-même rien dire et qui vient de je ne sais quoi (mais on trouve facilement la source dans Google, le premier type à avoir utilisé "cordialement" dans une formule de politesse d'un courrier). 

Le pire de la muflerie n'est pas atteint par ceux qui abrègent en "cdlt". Abréger une formule de politesse. Il l'est par ceux qui incluent cette formule dans le message de signature inséré automatiquement dans les mails...

L comble du ridicule est l'utilisation du "cordialement" dans un mail de service echabgé avec un type avec lequel on communique plusieurs fois par jour. 

Ainsi, on n'écrira pas à la secrétaire de direction : "bonjour Josiane, 
Ma note de frais pour l'achat d'une caisse de bière a-t-elle été validée par le directeur ?
Cordialement,
Nicolas", mais "dis-donc, ma poule, ma note a été acceptée par le chef ?"  
Certes, c'est un tantinet familier mais sur une journée de boulot, on gagne une demi-heure. 

Ce qui nous amène au "bonjour" initial. Est-ce que vous écririez un courrier (papier) en commençant par "bonjour Monsieur" ?  Non, hein ? Le mot bonjour ne s'écrit pas (sauf pour relater une conversation). Point. 

Trouvez autre chose. 

Par exemple "salut" si vous écrivez à un proche que vous n'avez pas eu l'occasion de saluer dans la journée. Ou "Cher Monsieur", "Cher machin". Ça fait neuneu me direz-vous et vous n'oseriez pas le faire. Moi non plus. Et pourtant... c'est parfaitement français, dans les usages de la correspondance,... 

Trouvez autre chose. 

Je vais vous donner un exemple de compromis. Remerciez-moi. 

"Josiane,
Le chef a-t-il validé ma note de frais ?
Bonne journée,
Nicolas"

J'espère que vous avez pris des notes. 

Cordialement,
@jegoun. 

02 novembre 2016

La cuite d'Halloween

A la demande de Francois pour qu'il puisse avoir de la lecture en faisant caca demain, je fais une deuxième longue publication ce soir. Dans le temps, je faisais des billets de blog pour faire rire Fiso mais tout se perd. 

Je vais donc raconter ma soirée de vendredi chez Cécile et Christophe au 1880. 

Ils avaient organisé une soirée Halloween. Le principe est : on se saoule la gueule en mettant un déguisement et un maquillage pour être laid. Pour ma part, je n'ai pas besoin d'artifice pour y parvenir. Il y avait un DJ pour faire l'animation. La musique était à chier mais j'étais prévenu. Le DJ aurait pu être mon petit fils. Ça ne nous rajeunit pas. 

J'étais donc à un bout du comptoir à faire des conneries avec mon iPhone. Je me croyais le plus vieux des clients. Pour vous dire, je me demandais si je n'avais pas deux fois plus d'années que le deuxième. Je buvais des bières (je n'ai pas dit que ce billet était là pour diffuser des informations). 

A un moment, je constatais qu'on commençait à être nombreux. Dans la première salle, on était 43. J'ai compté. Comme il y a trois salles plus la terrasse, je pense qu'on devait être environ 180. Les trois serveurs n'étaient pas de trop dans le jus. En plus, ils ont un fond de pitié pour moi. Je fais un geste et ils me servent sans que je doive faire la queue comme les jeunes cons. 

A un moment (bis), je vois que l'ancien patron, le père du nouveau, avec qui j'ai passé quelques soirées dans une autre vie, était à l'autre bout du comptoir avec un abruti notoire et un sourire équivalent. J'ai pris alors une décision de la plus haute importance et je suis allé les rejoindre. Je n'étais plus le plus vieux. 

A minuit, j'ai commencé à boire des pintes de bière vu qu'ils ferment en principe à une heure. Il fallait que j'accélère pour avoir la légère ébriété qui me caractérise en fin de soirée, en principe. 

Deux tournées plus tard, l'ancien patron commençait à papillonner et à danser devant le DJ. Quant à moi, je me posais une question. Normalement, à 0h35, les patrons sonnent la cloche pour indiquer qu'ils vont servir les derniers verres. Là, rien. C'est alors que j'ai compris : ils avaient demandé une dérogation pour fermer une heure plus tard. Me voilà dans l'embarras. Alors que j'étais pile poil à l'heure pour la cuite d'une heure du matin, j'étais en avance pour celle de deux heures. Je me comprends. 

J'ai néanmoins une grande dose de philosophie. Quitte à avoir deux grammes à une heure, je peux en avoir trois à deux. Vous suivez ? Je continue donc à la pinte. A la guerre comme à la guerre, quoi ! 

Entre temps la musique à chier exceptionnelle avait cessé. La musique à chier normale était revenue. Pour des raisons que j'ignore, c'est à peu près à cet instant que ma mémoire diverge un peu et que la version du patron est différente de la mienne. 

Vers 1h30, la cloche sonne. Je commande une pinte et la bois en quelques minutes, par mégarde. J'en commande donc une autre, pour la soif. Le patron m'entend et prend mon verre. Horreur ! Il ne le remplit pas mais se contente de le poser sous la pompe à bière et vaque à ses occupations. 

Je ne sais pas pourquoi j'étais un peu frustré mais j'ai vite compris qu'ils s'activaient pour la fermeture. J'ai ronchonné en fermant ma gueule, ce qui est très fort. La cloche a sonné pour annoncé la fin du service. Les verres se sont vidés.

Tous les clients sont partis et ma pinte est arrivée. 

Je suis donc parti à 2 heures et des brouettes en me demandant pourquoi j'avais réglé 51€10 alors que je ne bois que des verres à 2€50 ou 5€ (à vue de nez, je pense que j'ai payé un verre au vieux et un à l'abruti). Je rentre à la maison sans me faire arrêter par les gendarmes pour ébriété sur la voie publique. 

Le matin, je me réveille frais et rose à 7h10. Mais j'ai été pris d'une crise de panique. J'étais persuadé que le changement d'heure avait eu lieu et je ne comprenais pas pourquoi mon réveil donnait la même heure que mon iphone. 

On est peu de chose.

01 novembre 2016

En avant, 2017 !

Après quelques doutes suite à la sortie "du livre", on sent un frémissement. J'ai sondé. Les sympathisants de Pépère sont toujours là. Il faut qu'ils arrêtent les hashtag comme #gofh2017 qui se lisent #gogofh2017 et qui les font passer pour des hystériques. Dans un prochain billet, je vais tenter de leur expliquer quelques bricoles. Genre : on évite l'effet de meute, on évite les RT mais on n'oublie pas de faire suivre des informations (et des billets de blog, notamment, pour l'instant, ceux d'Elooooody et les miens, on complètera la liste ensuite). 

On n'oubliera pas que la cible à abattre est la droite, surtout la droite dure. On pourra se moquer des adversaires à la primaire, notamment Montebourg, voire au premier tour de l'élection, on pourra critiquer leurs positions,... mais avec une certaine retenue. Tenez, moi qui ne puis pas blairer Montebourg, je ferai sa campagne pour la présidentielle avec plaisir et entrain s'il me semble le plus capable de battre la droite. 

On n'oubliera donc pas que l'adversaire est la droite, à laquelle nous serons opposés en avril et mai 2017. Il faut donc taper avant tout sur la droite. Pas nécessairement maintenant, pendant leur primaire. Qu'est-ce qu'on en a à foutre de taper sur Sarko alors que les autres étaient dans son gouvernement ? La priorité n'est pas leur primaire. 

Il nous faut observer. Avancer ses pions si on peut. 

Méluche ne s'y est pas trompé. Il ne tape plus sur Hollande. Il avance, son petit bonhomme de chemin. 

Il ne faut pas oublier la cible. Elle n'est pas d'avoir le meilleur projet pour la France mais de le faire passer. Peut-être que la stratégie de Mélenchon est la bonne ? Reconquérir l'électorat populaire. Je n'y crois pas mais c'est à lui de me convaincre. 

Pour ma part, je reste convaincu que la victoire de gauche se fait au centre (pas nécessairement celle de droite, tant elle est majoritaire en France). 

Alors, à nous de voir, au centre gauche. Pour l'instant, on attend Pépère.

Pauvre gauche

Gérard Filoche a déclaré : "Il faut quelqu'un qui défende les intérêts des salariés, de ceux qui produisent les richesses, c'est à ce titre que je suis candidat."

Ceux qui ne sont pas salariés, qui ne produisent pas de richesses,... savent ce qui leur reste à faire. 

Arnaud Montebourg a sorti un bouquin pour détailler son programme. Son éditeur l'a fait imprimer en Italie. Les réseaux sociaux non montebourgeous sont pliés de rire. Les autres aussi, ceux qui rient jaune parce qu'ils doivent défendre leur idole. La vérité est pourtant simple : Nono veut produire français et faire en sort que 80% des marchés publics soient sous-traités à des PME. Mais ce pauvre garçon ne maîtrise même pas les fournisseurs de son éditeur. 

Ben aveu d'incompétence.