En salle

14 septembre 2018

No man’s Hollande à gauche

Je me pose une question bête. Beaucoup de copains socialistes pensent qu’Hollande a été empêché de se présenter parce qu’il avait mêlé une politique pas assez à gauche voire trop à droite. Le débat est récurrent et pas nouveau. Mais un détail au cours d’une conversation me pousse à remettre une pièce dans la machine. 


Reprenons. 


A la dernière présidentielle, le PS a présenté un type de l’aile gauche (et il a eu raison, les autres étaient encore plus mauvais). Ce qui fait, en fin de compte, que les types revendiqués vraiment à gauche ont fait 25 ou 30%. 


Un copain, Jeff me disait en commentaire que je n’avais pas bien analysé et ne changeais pas (ce ne sont pas ses propos exacts, c’est le souvenir que j’en ai). 


Il se trouve que l’andouille qui a gagné l’élection et pour qui j’ai voté est sans doute le type qui avait une ligne politique la plus proche d’Hollande. Mais sans le mentor, il a accumulé les conneries et fini par faire une politique franchement à droite (mais sans satisfaire les électeurs de droite, c’est perdu). 


Dire que les électeurs ont viré Hollande parce qu’il n’était pas assez à gauche et qu’ils ont mis un type à la place plus à droite relève d’un délire qu’on pourra savourer pendant des années. 

7 commentaires:

  1. C'est tout bête : ceux qui ont viré Hollande parce qu'il n'était pas assez à gauche ne sont pas les mêmes que ceux qui ont choisi Macron au premier tour sans réaliser à quel point l'attachement proclamé du petit monsieur à certaines idées de gauche n'était qu'un attrape-gogo (d'ailleurs Hollande lui-même a fait partie de ces gogos en contribuant à faire de Macron son héritier. Quand il a commencé à avoir des regrets, c'était trop tard).

    D'ailleurs ce ne sont pas "les électeurs" qui ont viré Hollande, mais tous ceux à gauche dont les discours négatifs ont influencé les résultats des sondages pendant 4 ans. En particulier la soi-disant aile gauche(*) du PS dont on n'a jamais compris quelle politique alternative elle proposait ou comment elle pouvait espérer la mener avec succès. En revanche on ne peut pas en vouloir aux mélenchonistes d'être restés cohérents avec leurs idées.

    Bref, au fond rien n'a changé depuis des décennies : l'électorat "vraiment à gauche", c'est à peu près 25%, l'électorat de centre-gauche à peu près 20%. Donc ce n'est pas en criant à gauche toute qu'on gagne des élections. Ou alors on les gagne une fois, sur un malentendu ou parce que la droite s'est tiré une balle dans le pied (comme en 81), et on se fait virer aux suivantes (comme en 86). A part dans une dictature on ne peut pas espérer gouverner en appliquant une politique qui ne convient qu'à un quart de la population.

    (*) je dis soi-disant aile gauche, parce que ceux qui avaient vraiment le courage de leurs opinions étaient déjà partis chez Mélenchon.

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  2. plutot que voter Macron vs Le Pen il y a la vote blanc ce qui ne donne pas mauvaise conscience et ne favorise ni l'un ni l'autre

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  3. Je pense que tu es totalement dans le vrai mais je suis de droite donc laid vilain et pas objectif.

    Mais avec ce que j’ai pris fiscalement industriellement et socialement, je peux confirmer que le gouvernement Hollande était bien de gauche.

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    1. Dis moi bien que tu n’as pas de poil dans les oreilles.

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    2. Hier j’en avais pas. Mais je suis assez glabre...

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  4. Hollande est un homme intelligent.
    Soit il se grillait définitivement en se représentant et perdait lamentablement,
    soit il se mettait en réserve pour l'avenir en attendant de voir si le prochain quinquennat serait aussi mirobolant que les médias semblaient le croire.
    Les premières désillusions arrivent.
    En ce qui me concerne, je ne voterai plus pour une politique qui va à l'encontre de l'intérêt des populations et de leur pays.
    Hélène dici



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