En salle

31 janvier 2022

Taubira pas très loin


 

Hier soir, je suis resté assez longtemps dans Facebook et Twitter pour voir ce qui se disait à propos de la ou de la gauche et, franchement, je ne vois pas quoi ajouter. Pour patienter, je vais recopier ici les deux conneries que j’ai balancées : « Cette fabuleuse victoire de Mme Taubira à la primaire populaire ouvre enfin la voie à une grande victoire de la gauche à la prochaine présidentielle. C’est bizarre, j’ai encore soif, moi. » et « A 600 000 voix près sur 300 000, Méluche gagnait la primaire. » Je n’en suis pas spécialement fier mais ça fait rigoler les copains.

Parmi les réactions des internautes, on en trouve de trois types : ceux qui se réjouissent de la victoire de Mme Taubira, ceux qui la trouvent dangereuse et dépensent beaucoup d’énergie à la critiquer et ceux, comme moi, qui s’en foutent ou trouvent cette primaire ridicule.

Je crois que non seulement elle est ridicule mais, en plus, elle serait nuisible, si on ne finissait pas par l’oublier dans deux jours, car elle donne une mauvaise image du processus électoral et ressemble beaucoup à une espèce de manipulation de militants excités et de candidats marginaux dans un but que, au fond, on n’arrive pas à déterminer. Ils passent donc pour fous, ce qui, somme toute, est réjouissant.

 

Cela étant, je viens de dire que je me foutais de cette primaire et je suis en train d’en faire un billet ! Il y a sans doute quelque chose qui ne tourne pas rond chez moi, comme chez tous les types goguenards qui ont sorti des vannes, hier soir ! Disons que je m’en fous parce qu’elle n’aura aucun résultat sur le scrutin à part que Mme Taubira viendra piquer ses quatre ou cinq points chez Mme Hidalgo ou M. Jadot… De toute manière, sans un sursaut, on ne voit pas comment la gauche officielle pourrait dépasser les 20%. Heureusement qu’avec les voix pour M. Macron, elle fera entre 43 et 45%, ce qu’elle a toujours fait depuis au moins 1981, sauf en 2007 (je ne vais quand même pas mettre M. Bayrou à gauche…). Ne me traitez pas de fou, c’est une question de mathématiques et de logique…

Certes, Macron n’est pas de gauche ! Mais toi, là, tu es pour la nationalisation de tous les débits de boisson ? Non ! Alors tu n’es pas plus de gauche que Macron… Restons sereins… Après tout, on peut bien se battre pour le service public de la picole mais la question n’est pas là.

 

Tout d’abord, cette primaire n’est ni légitime, ni significative. Mme Taubira n’avait pas détaillé son projet et les principaux inscrits ne le voulaient pas. Ensuite, elle est contre le nucléaire et ses propos sur la laïcité ne sont pas d’une grande clarté.

J’espère que les électeurs vont se ressaisir !

 

Rien à voir avec la choucroute mais j’ai vu une copine dans Facebook qui tenait des propos surprenants : « Ils me saoulent. Tous en fait. Je parle même pas des macronistes de la dernière heure de 2017, transfuges du PS, qui maintenant se font le frisson avec Roussel. » C’est un extrait et la suite semble ne pas me concerner mais j’ai effectivement voté pour Macron en 2017 après avoir fait campagne pour Hamon lors de la primaire socialiste (mais je n’ai pas changé d’avis « à la dernière heure ») et je lorgne maintenant vers Roussel et, rassurez-vous, je n’étais pas d’accord avec le projet de Macron et je ne le suis pas avec celui de Roussel. Mais je fus ou je suis plus proche de ce qu’ils incarnent que les candidats qui devraient venir à moi naturellement.

Comme la plupart des citoyens, je ne vote pas pour une annonce miracle mais pour une confiance, une orientation…

Et les salopards qui ont inscrit Hidalgo, Jadot et Mélenchon à la primaire n’aident en rien. Quant à Taubira, elle vient de tout casser : aucune confiance, aucune orientation.

Tant pis.

 

Cette primaire fut une erreur. Les braves gens qui la soutenaient, au départ, auraient dû s'en détacher dès lors que les principaux candidats ont annoncé qu'ils n'y participaient pas. Elle aurait dû amener l'union, elle ne va qu'ajouter un peu plus de division. Mais on s'en fout. La gauche était au bord du gouffre, elle a fait un grand pas.

29 janvier 2022

La gauche écologique illogique


 

Trois des candidats de gauche (Anne Hidalgo, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon) ont a leur programme la mise en place d’un ISF climatique, proposé par Greenpeace, et je suis tombé, ce matin, sur un article de France Info à ce sujet. La description de la chose m’a immédiatement fait penser que c’était une immonde usine à gaz, que nos sympathiques grandes fortunes allaient facilement le détourner en se faisant aider par des fiscalistes futés et non moins avisés et que la « production carbonée » quitterait la France pour d’autres pays comme l’Allemagne beaucoup moins regardante que nous sur certains aspects.

En gros, il s’agit de reprendre l’ISF tel qu’il était en 2017 et d’ajouter un malus en fonction de l’empreinte carbone des placements faits par l’heureux fortuné. A la limite, je ne conteste pas le bien-fondé « philosophique » de la mesure (même si je ne suis pas fortement partisan de l’ISF – on doit taxer les revenus, pas la richesse, par contre on doit lutter contre l’entassement des richesses et pour une meilleure imposition sur les successions – d’une part – et de la « taxation carbone », d’autre part.

La fin de l’article reprend ce que j’avais pensé au fil de la lecture (l’usine à gaz, la triche…) et pour qu’un média comme France Info aille jusque-là laisse penser que cette proposition est vraiment une connerie comme beaucoup de proposition de la gauche quand il s’agit de se carrer un vernis écologique…

 

Par exemple, ils communiquent beaucoup sur l’arrêt du nucléaire. Ils n’ont sans doute pas tort sur le fond (ce machin est dangereux et nous ne produisons pas la matière première nécessaire mais ça ne les empêche pas de promouvoir les voitures électriques, comme si on produisait tous les métaux nécessaires aux batteries) mais, avant d’arrêter le nucléaire, il faut trouver quelque chose pour le remplacer et ce qu’ils proposent ne fonctionne pas. Je suis même plié de rire quand j’entends Méluche parler de l’éolien offshore voire de l’utilisation de l’énergie de la mer… Je ne doute pas que l’on trouvera une nouvelle source d’énergie dans les cinquante prochaines années.

Un autre exemple est les aides à la rénovation des logements pour les rendre moins polluants. Cette aide revient à filer du pognon aux propriétaires. J’en parle souvent car c’est emblématique d’une mesure qui n’est pas de gauche et qui ne va pas dans le sens de l’égalité. Cela étant, s’ils veulent me filer du pognon pour changer la chaudière de ma mère, je ne vais pas cracher dessus. Mais j’aurais honte.

Il faut lire les programmes des candidats et ne pas hésiter à lire entre les lignes. EELV, par exemple, propose de « décarboner » les écoles ce qui revient à supprimer les cours de récréation en bitume. J’imagine les mômes jouant sur la pelouse en hiver… Les socialistes souhaitent « qu’une taxe empreinte carbone sur le billet d’avion sera créée lorsqu’une alternative ferroviaire comparable existe. » Ca veut dire quoi ? Vous allez de Paris à Berlin pour la journée et vous serez taxés si vous y allez en avion ? Sur quelle base l’alternative ferroviaire comparable ? Quant à LFI, ils pensent que l’augmentation du SMIC permettra à chacun de manger une nourriture saine issue d’une agriculture biologique et tout ça !

Mon précédent paragraphe ressemble à une carricature mais détrompez-vous : pour chacun des trois partis présentant un candidat, j’ai cité la première mesure relative à l’écologie que j’ai trouvée en cherchant au hasard sur leurs sites web. Mon échantillon est donc parfaitement représentatif ! Je n’ai pas éliminé des mesures qui semblent logique, j’ai pris les premières…

 

L’article que je citais (qui ne va pas de main morte, non plus, contre la politique du gouvernement relative à la fiscalité des hauts revenus ou gros patrimoines) n’aurait pas provoqué chez moi l’envie de faire un billet de blog s’il ne reprenait pas les propos d’une personne interrogée, au sujet de l’ISF climatique : « C'est une idée populaire et symbolique. »

C’est faux ! Je suis fatigué de voir des militants de gauche imaginer que ce genre de connerie puisse être populaire et qu’on puisse y voir un autre symbole que leur capacité à pondre des trucs impossibles à appliquer. Les électeurs ne sont pas tarés. Ils ont d’ailleurs fui cette gauche qu’on appelle « woke », maintenant.

C’est ballot. Il va falloir se reprendre…


Ne nous méprenons pas. Je ne suis pas contre l'écologie, je suis pour le pragmatisme. Par exemple, quand l'Etat a donné à la région la gestion des transports publics, le résultat a été une amélioration des transports en commun, dont ferrés. Mais quand on m'explique que je n'ai plus le droit de mettre une chaudière au fuel chez ma mère pour des raisons environnementales alors qu'il n'y a pas le gaz, dans le quartier, et que des écolos veulent supprimer le nucléaire, j'ai envie de frapper.

27 janvier 2022

Et à gauche, le plus méritant est



Bien sûr, on pourra toujours dire que François Hollande n’a pas terrassé son ennemi qu’est la finance et n’a pas transformé l’Europe en espace socialiste avec collectivisation des moyens de production et ajouter que c’est ce qu’il avait promis lors du discours du budget. On pourra toujours dire qu’il n’était pas de gauche, qu’il n’a rien fait et que s’il n’avait pas été au pouvoir la gauche s’en sortirait mieux…

D’ailleurs j’ai fait un billet de blog, hier, pour parler de son retour, de ce qui pouvait le motiver, de ses intérêts ou pas et toutes ces choses. Je pensais bien que tous les commentaires seraient à côté, pour le critiquer, mais peut-être pas à ce point.

Notons déjà qu’il a été élu, ce qui n’est pas mal, et la plupart des glandus qui le critiquent ne peuvent en dire autant de leurs poulains et ont oublié la base : pour mettre en œuvre une politique, il faut être élu ! Evidemment, tous ces lascars pensent qu’il suffit qu’on vote pour eux pour qu’ils soient élu mais ne donnent pas la solution. Par exemple, je voyais dans Facebook, hier, un type qui criait : si Taubira, Hidalgo, Jadot et Roussel se retiraient, Mélenchon serait élu. C’est une connerie monstre et je pense que les crétins qui parlent ne devraient pas avoir la parole, c’est mon côté extrémiste. Tout d’abord, le total des intentions de vote pour ces gens, Méluche compris, n’atteint pas le score nécessaire, pour être au second tour et, d’autre part, il ne fait à peu près aucun doute qu’il perdrait au second. Ensuite, s’il y a des gens qui ne votent pas pour Mélenchon, comme moi, c’est qu’ils sont persuadés qu’il ferait un mauvais candidat et un mauvais président. Donc le report des voix des quatre ne lui seraient pas favorables… Je me répète un peu : quand on prétend connaître le peuple et qu’on se plante à ce point, on ne mérite que de fermer sa gueule.

Mais revenons à François Hollande et à ce qu’il a fait pendant cinq ans. Je passe l’emblématique mariage pour tous et je commence par ce qui me parait le plus important : il a fait en sorte que les revenus du capital soient taxés au même niveau que ceux du travail. C’est énorme et aucun type de gauche ne l’avait fait et personne, actuellement, ne propose d’y revenir (vu que Macron a foutu ça en l’air). Avec le programme des candidats de gauche actuel, les bénéfices des places boursiers et autres investissements divers continueront à être moins taxé que les salaires. Bravo, les gars !

 

Reprenons encore : deux tiers des promesses de campagne ont été tenues ce qui n’est quand même pas mal et on notera en particulier, outre ce dont j’ai déjà parlé : « généralisation du tiers payant, 54 000 postes supplémentaires dans l'Education, maternelle pour tous à 3 ans, IVG remboursé à 100 % et gratuité de la contraception pour les mineures, création des zones de sécurité prioritaires (ZSP)… ».

Sur le plan économique, les résultats sont plutôt bons, avec une division par deux des déficits publics (rappelons quand même aux peine-à-jouir que dans « notre démocratie néolibérale » on continue à dépenser bien plus que ce que l’on gagne…), la croissance est passée de 0,2 à 2,2… Les résultats au niveau du chômage ont été moins rapides que prévus mais la baisse est continue depuis mi 2015… et les résultats de 2017 et 2018 sont aussi la conséquence des mesures prises avant (en partie, d’ailleurs, sous l’impulsion de l’actuel Président quand il était ministre des finances parce qu’un des reproches faits à Hollande est d’avoir généré Macron). Le taux de chômage est passé de 10,5 à partir de « l’inversion de la courbe » à 7,5 à la veille de la crise sanitaire (notons qu’il a alors rapidement monté puis est revenu à ces 7,5, en gros).          

 

Bien sûr, il n’a pas tenu toutes ses promesses de campagnes, telle que la renégociation des traités européens ou la  taxation des hauts revenus à hauteur de 75% mais les promesses sont faites pour être élues, pas mise en œuvre. Quand je vois Mélenchon prétendre « confisquer » les héritages au-dessus d’un certain montant, je rigole doucement ! Tout comme en lisant une grande partie des programmes des candidats. Par exemple, on voit tous les zozos (y compris mon actuel poulain) annoncer de larges augmentations du SMIC mais ils oublient de citer les inconvénients… qui font qui ne le feront pas.

Par ailleurs, une partie des mesures qu’il a prise n’ont pas été digérées, comme le CICE, par exemple, qui passe pour un large avantage aux entreprises. J’ignorais, d’ailleurs, que la gauche devait être l’ennemi des entreprises mais peu importe : si les boîtes françaises paient plus de charges (oups, de cotisations) que les homologues d’outre frontière, elles ne peuvent tout simplement pas fonctionner, quoi qu’en disent les gauchistes du dimanche qui milites avec leurs smartphones construits en Chine…

Cela étant, tous les résultats ne sont pas imputables à la politique menée par le gouvernement et on l’oublie un peu trop : Hollande n’aurait pas été élu si Sarkozy n’avait pas eu à supporter la crise de 2008 et s’il n’y avait pas eu la crise sanitaire, Macron serait réélu au premier tour… (je plaisante).

 

Je pense donc que la gauche de la gauche, sans doute devenue « toute la gauche » devrait arrêter de faire des moulinets avec ses petits bras et arrêter de brasser de l’air : si elle n’atteint pas les 20%, au cumul, c’est essentiellement parce qu’elle fait n’importe quoi mais aussi parce qu’elle a désigné Hollande comme ennemi dès la primaire de 2011, sans aucune pause. Hollande a fait des conneries mais on lui est tombé dessus un peu facilement. Tenez ! La déchéance de nationalité, on peut en faire une histoire de principe mais, au fond, on s’en fout. Il s’agit de retirer la nationalité française à un type qui fait un massacre sur le territoire de la République mais qui vit dans un autre pays où il a aussi la nationalité. Il n’y a quand même pas de quoi en chier en pendule ! Les histoires de principe, ça suffit !


Prenez ce qui a provoqué la chute de Montebourg avec l’arrêt des transferts de fond vers les pays qui n’aident pas la France (en gros). Il a parlé un peu rapidement (les victimes seraient des pauvres gens, parents de types qui vivent en France) mais n’oublions pas le fond : des pays ne respectent pas leurs promesses et on continue à leur envoyer du pognon. C’est aussi simple que cela. Ca apprendra à Montebourg d’avoir passé du temps à chier sur Hollande alors que tout le monde pourrait s’entendre.

 


Ainsi, depuis 2017, ce que je reproche au PS, c’est de ne pas avoir su faire un bilan du quinquennat et, surtout, d’avoir su communiquer à son sujet. Mais maintenant, son candidat est à 3% dans les sondages et on arrivera à considérer cela comme une victoire s’il finit avec plus de voix que Poutou ou Artaud.

Royal a fait 26% au premier tour en 2007, Hollande 27% en 2012… alors prendre des leçons de la part d’inexistants avariés commence à bien faire ! Il y a peut-être, à gauche, trop d'imbécile qui considèrent son histoire comme une histoire de fantômes... Vive Mitterrand, Jospin, Royal et Hollande.

Par exemple.

26 janvier 2022

Les maisons de retraite ou la bérézina ?

 


Ces jours-ci suite à la publication d’un livre et la diffusion d’un reportage (j’ai soigneusement évité les deux), on parle beaucoup des maisons de retraites et autres EHPAD mais j’ai mauvais fond. La presse prend deux exemples : une maison de retraite à 6000 euros par mois et les protections (les couches contre les fuites urinaires) qui seraient en nombre insuffisant.

Déjà, je trouve totalement surréaliste qu’on tente d’attendrir les braves gens avec un machin à 6000 balles alors que la plupart des séniors, comme on dit, on du mal à se payer des trucs à 2000 euros. Ca me fait penser à Méluche qui veut confisquer les grosses successions : qu’on s’occupe d’abord des pauvres, ceux qui sont obligés de vendre leurs biens pour payer les hébergements. C’est sûr que taxer leurs héritages n’a plus trop d’intérêt ! Je ne raconte pas n’importe quoi : j’explique. On devrait tous se foutre des machins à 6000 euros et s’occuper des boutiques où l’on héberge ou l’on va héberger nos vieux… voire nous-mêmes dans les trente prochaines années, en gros.

Ensuite, parler de protection est indécent mais cela permet également de faire pleurer : les vieux sentent la pisse parce qu’on ne leur file pas de couche. Sachez que dans 100% des établissements que je connais (c’est-à-dire dans un établissement), les couches sont à la charge des vioques. Soit on leur refacture celles fournies par l’établissement, soit les vieux font leurs courses eux-mêmes. Vous ne vous êtes jamais intéressez au sujet (ce qui ne vous empêche pas de protester avec la foule sur le cas Orpéa) ? Allez donc au rayon ad hoc de votre hypermarché préféré ! Il y a plus de place consacrée aux protections qu’aux serviettes hygiéniques, pour vous dire à quel point c’est un sujet de société. Sachez que la protection est à environ 50 centimes et qu’un vieux normal devrait s’en tirer pour une soixantaine d’euros par mois…

 

Donc vous en êtes à vous agacer du mauvais traitement des vieux dans les EHPAD, terminologie à la con digne du wokisme le plus débile, appelons cela maison de retraite comme dans ma jeunesse (ce qui reste le nom exact, les EHPAD n’en étant qu’une catégorie mais vous ne le savez pas), ce qui est moins méchant qu’asile de vieux voire long séjour, sans même savoir ce qui s’y passe, sur la base d’un reportage où les chambres sont facturées 6000 euros par mois et où les protections sont comptées dans le forfait. Je ne vous stigmatise pas, hein ! Je vous engueule. Vous feriez mieux de vous demander ce que veulent vos vieux plutôt que de regarder sur le site web si les animations sont de qualité…

Déjà, ce qu’ils veulent, probablement, c’est être chez eux mais ce n’est malheureusement pas toujours possible, notamment si les enfants n’habitent pas à côté ou ont mieux à faire que de vérifier que papy prend bien ses cachets. Il n’empêche que depuis le temps qu’on parle de dépendance, les progrès ne sont pas géniaux ! Par exemple, il existe des services de livraison de repas à domicile dans beaucoup de patelins parce que c’est à ça que l’on pense mais le reste est un peu oublié, comme l’aide-soignante qui pourrait passer une demi-heure le matin pour la toilette, la préparation des médicaments, l’aide aux démarches administratives, au suivi des comptes, à l’aide au gros entretien (genre commander le chauffagiste pour une réparation) puis un quart d’heure le soir pour voir si tout va bien avec l’organisation d’un service de transport efficace pour permettre aux anciens de faire leurs courses (et acheter leurs protections) mais aussi les déposer, s’ils le souhaitent, à une salle des fêtes pour voir des animations ou, mieux, des conférences afin qu’ils puissent se faire marcher le cerveau.

 

Mais non, vous pouvez vous émouvoir sur la base d’un bouquin mais ma mère est à l’isolement parce qu’un cas de Covid a été détecté dans sa boutique. Elle ne voit donc personne et a pour principale activité d’attendre le passage de l’aide-soignante pour lui communiquer le résultat de son PCR de ce matin…

Il faut dire qu’elle ne paie pas 6000 euros par mois et va elle-même chercher ses protections à Intermarché.

François Hollande doit-il revenir ?


 

Il parait que François Hollande se prononcera prochainement sur une éventuelle candidature à la présidentielle. Vous me connaissez ? Je suis fan du bonhomme mais cela me paraitrait une belle connerie dans le contexte actuel et je n’y crois pas une seconde. En outre, il prendrait nécessairement des voix à Emmanuel Macron faisant peser le risque d’un second tour avec deux candidats de droite, dont au moins un extrême… Par contre, je veux bien imaginer des hypothèses tordues où sa candidature serait souhaitable, comme le cas où Macron décide bêtement d’arrêter le job. Mais nous n’en sommes pas là !

Par contre, il parait que le Canard Enchaîné d’aujourd’hui va annoncer qu’il a fait la demande au PS d’obtenir une circonscription valable en Corrèze, ce que dément son entourage.

 

Je n’ai pas spécialement d’avis même si je ne pense pas qu’un ancien président de la République doive reprendre la politique nationale après son mandat (mais rien ne doit l’empêcher de prendre des fonctions locales ou des mandats nationaux non exécutifs voire non politiques comme Giscard, je vais y revenir, qui fut membre de l’académie !).

Alors, parlons de Giscard (ce que je viens de promettre au cœur d’une parenthèse qui restera dans les mémoires – de Google, surtout). Il était redevenu député à partir de 1984, à l’occasion d’une législative partielle, son ancien suppléant lui laissant la place. Peut-on dire que son retour est resté dans les mémoires (à part de Wikipedia, cette fois) ? Il y a deux différences essentielles entre Giscard et Hollande. Quand le premier a quitté l’Elysée, il était encore jeune (il avait 58 ans lors de son retour, Hollande en a près de 10 de plus) et il avait des concurrents (Chirac et Barre) pour être chef de l’opposition (alors qu’Hollande pourrait occuper « le poste »). Enfin, Giscard voulait ostensiblement la présidence de l’Assemblée et il a échoué.

 

Faisons une pause :

Petit 1 : c’est l’anniversaire de Michel Sardou qui a 75 ans aujourd’hui.

Petit 2 : les chiffres du covid explosent avec plus de 500 000 contaminations hier (record absolu) et 30 000 hospitalisations (record depuis avril dernier). Bravo ! D’ailleurs, Giscard en est mort ! Reprenons.

 

Laissons à François Hollande le soin de décider ce qui est bien pour lui. A vue de nez, il est passionné par la chose et se verrait bien reprendre du service. Qu’il fasse ce qu’il veut. Le PS doit le soutenir.

Ce que je ne supporte pas (heu…), ce sont toutes les andouilles, dans les réseaux sociaux qui s’opposent à ce retour uniquement par principe, du genre : « ah non, on en veut plus. » Il faut arrêter ces arguments débiles. On peut être contre ce retour pour des raisons valables même si seul le principal intéressé et les électeurs de la circonscription sont réellement concernés. On peut juger saugrenu qu’un ancien Président devienne député mais cela a déjà été fait…

On n’ôtera pas, pour se faire plaisir, des grandes victoires du bilan de François Hollande, comme sa propre accession à la présidence mais aussi tout ce que le parti à gagné lorsqu’il en était le premier secrétaire, comme le sénat, la plupart des régions et j’en passe. Il n’est pas exclu qu’on ait besoin d’un François Hollande dans l’hémicycle pour faire à nouveau de la politique, à la place du tricot.

Prenez la liste des députés du groupe socialo et lisez-là. Ca ira vite. Vous vous rendrez vite compte que vous ne connaissez que trois ou quatre personnes (Rabault, Faure et Vallaud, que de nom pour deux d’entre eux, et peut-être un de plus… si vous êtes dans sa circonscription). Allez voir la liste en 2007, maintenant (dernière législative avec pépère comme patron)…

 

La question n’est pas de savoir si le retour d’Hollande est saugrenu mais si on a besoin de vieux crabes pour faire entendre la voix de notre sociale démocratie… A 3% d’intention de vote, la question ne se pose même pas.

Notons par ailleurs que je ne pense pas qu'à pépère mais aussi à d'autres anciens qui ne sont pas encore usagés...

 

24 janvier 2022

Faire barrage à tout ?

 

Image hors sujet tout comme le titre

N’allez pas croire que ce blog est mort, il se contente de végéter. Il se trouve que, presque tous les jours, je rédige un billet mais, comme je tourne en rond, je ne le diffuse pas. Aujourd’hui, quand même, j’ai trois trucs à dire.

Tout d’abord, j’ai un camarade blogueur de gauche qui, dans un récent billet, explique qu’il est prêt à voter par Le Pen au second tour faire barrage à Macron. Heu… Faut pas déconner quand même. Je ne vais pas le désigner (il se reconnaitra) n’ayant l’intention de stigmatiser mais seulement d’appeler à se ressaisir… Ce n’est pas parce que la période est bizarre qu’il faut arrêter d’essayer d’éviter l’extrême droite au pouvoir.

Ensuite, la politique du gouvernement à propos du virus est toujours nulle. Ils ont annoncé des allègements des restrictions mais maintiennent le passe vaccinal comme s’ils avaient quelque chose à prouver. Il se trouve que, avec Omicron, il n’y a plus trop de formes graves de la maladie et que le virus circule allègrement malgré le vaccin. On peut donc en conclure que celui-ci ne sert pas à grand-chose mais ce n’est pas le point sur lequel je voudrais insister : le passe machin remplace le passe truc… Or, la seule solution pour empêcher le virus de tourner est d’empêcher les gens malades d’en contaminer d’autres : les tests devraient être favorisés… Et être prioritaires pour pouvoir entrer dans les lieux « restreints », tout comme, d’ailleurs, les FFP2 qui devraient être moins chers et facile à trouver puis obligatoires dans certains cas même s’ils sont pénibles.

 

Enfin, je vais revenir sur le « corps de métier » de ce blog : la politique électoraliste. Pour la première fois, hier, on a eu un sondage montrant Fabien Roussel devant Anne Hidalgo. C’est tout à fait normal : il est excellent ! Cela étant, il serait temps que les états-majors des partis en tirent quelques conclusions… d’autant que les sympathisants socialistes (ceux qui ont fait beaucoup campagne pour Hollande en 2012 et un peu pour Hamon en 2017) déclarent maintenant qu’ils voteront allègrement pour le candidat du PCF…

Cette mode de Roussel (qui ne décolle pas franchement dans les sondages) fait très peur aux types de LFI qui commencent à paniquer dans les réseaux sociaux ce qui est rigolo. C’est aussi contre-productif : ils passent pour des casse-couilles.

Pour terminer, je voudrais rappeler aux partisans de la primaire de gauche qu'ils sont parfaitement ridicules (surtout quand on sait que les participants ne veulent pas, pour beaucoup, y être) : il ne faut pas confondre la primaire de 2012 avec le bordel actuel. En 2012, il y avait eu six mois de préparation puis six mois, après, pour la campagne. Et la gauche avait gagné...

 

12 janvier 2022

Le cadet Roussel ou le défit des jours heureux.

 


Pour 2022, il est temps de commencer à choisir pour qui voter voire pour qui faire campagne vu que je ne pas parler uniquement de Covid sur mon blog. Même un choix par élimination pourrait bien aboutir à un choix par conviction.

 

En 2017, je n’ai pas voté pour Benoît Hamon parce que je le trouvais mauvais candidat ce qui ne m’a pas empêché de relayer certains thèmes de sa campagne, sans doute les meilleurs du lot. Je ne suis pas à un paradoxe près. En 2022, je n’ai pas envie de voter pour Anne Hidalgo car je la trouve mauvaise candidate. Par contre, je ne peux pas faire la promotion de ses idées car je ne les connais pas et, pour rédiger ce billet, je suis bien obligé de faire appel à Wikipedia. Pire qu’Hamon, donc, il est hors de question que je dépose un bulletin à son nom dans l’urne (sauf si, d’ici là,…).

Notons que Wikipedia me permet aussi de vérifier l’âge des candidats pour valider le titre de mon billet de blog mais, trêve de plaisanterie, bordel !

En voila une éliminée et, passons à la suivante : Christiane Taubira. Notons que si j’admire sa capacité à faire des longs discours sans note et le fait qu’elle ait porté des sujets sociétaux importants du précédent quinquennat, je ne supporte pas ses écrits, ce que certains considèrent comme de la grande poésie n’est en fait qu’une espèce de vomi verbal incompréhensible, et je la considère pour une arriviste abominable (d’autant qu’un ami à moi a fait de la politique en Guyane et m’en a dit de belles). Je n’ai absolument aucune idée de son projet et j’apprends par Wikipedia qu’elle « entend faire de la santé, de l'éducation, de la justice et de l'environnement des causes prioritaires dans la perspective de la prochaine présidence. » J’imagine un candidat expliquer qu’il n’en a rien à cirer de la santé, de l’éducation, de la justice et de l’environnement. C’est étrange d’admirer et de détester quelqu’un en même temps… Elle n’aura pas voix (sauf si, d’ici là,…).

J’ai à peu près le même sentiment pour Jean-Luc Mélenchon, d’ailleurs… J’en parle assez souvent, dans Facebook, pour ne pas envie d’en faire un long paragraphe, ici. Je vais quand même tenter quelques mots. Tout d’abord, il ne me parait pas entouré de grands républicains mais plus de ce qu’on appelle des indigénistes, des islamogauchistes et autres militants en peau de fesse. Ensuite, je ne suis pas partisan d’une sixième République, ce n’est qu’une façade destinée à faire croire qu’on n’est pas en démocratie (rappelons aux militants qu’il y a en France plus de 30% des gens « adeptes d’une droite dure » et qu’en la complétant avec ceux d’une droite modérée, on ne peut constater que s’il y a un manque de démocratie, en France, c’est aussi par sous-représentation de la droite… La cinquième République permet de faire avancer des idées de gauche même si, évidemment, on pourrait faire mieux). Je ne crois pas en son programme (mais j’en ai déjà parlé dans le blog) et la constituante qu’il promet pour préparer la sixième République rend caduque le programme qu’il peut exposer vu les évolutions constitutionnelles proposer vont déboucher sur d’autres élections. Mon bulletin ira ailleurs (sauf si, d’ici là,…).

Il est en outre hors de question pour que je vote pour une formation politique partisan de la sortie du nucléaire à court terme. Sur ce sujet, Yannick Jadot me par.ait mesuré et l’homme ne me rebute pas. D’ailleurs la présentation de sa vision pour la présidentielle, dans Wikipedia, aurait assez tendance à me convaincre. Mais je n’ai aucune confiance dans son entourage et je n’ai pas envie de « voter pour eux », donc pour lui (sauf si, d’ici là,…). C’est con. Et je n’aime pas sa vision de l’évolution de la Constitution (ou du moins des pratiques institutionnelles).

 


Compte tenu de cet exposé, il faut bien reconnaître qu’il ne reste plus beaucoup de lascars disponibles pour moi. C’est ainsi que j’ai dit plusieurs fois que j’envisageais à nouveau de voter pour Emmanuel Macron mais, « en même temps », son gouvernement fait de plus en plus de conneries et je commence sérieusement à en avoir ma claque, sans compter que je désapprouve la politique fiscale menée depuis 2017. En outre, je préfère largement la position des autres par rapport au Covid (en gros : oui au vaccin, non au passe et à l’obligation). J’ai toujours dit que je ne pouvais pas blairer Arnaud Montebourg depuis que je l’ai rencontré, fin 2011. Je ne crois d’ailleurs pas qu’il sera candidat et il faudrait qu’il fasse de sérieux efforts pour me convaincre !

 

Parmi les candidats, il reste donc Fabien Roussel, le cadet des candidats de cette gauche raisonnable (ou pas…) et, si tout va bien, il aura mon soutien. Cela pourrait surprendre des gauchistes à la mords-moi le nœud qui lisent mon blog depuis longtemps d’autant que j’affiche un positionnement de centre gauche depuis longtemps. Pour vous dire, j’ai voté pour Pierre Juquin en 1988 (seuls les anciens savent…) et, quand on habite mon coin (le Kremlin-Bicêtre) depuis près de 30 ans et qu’on se revendique de gauche, échapper au vote communiste ou, du moins, à une gauche relativement radicale, n’est pas facile pour les départementales et les législatives… D’ailleurs recevoir des leçons d’insoumis dans les réseaux sociaux de la part de types qui se sont découverts à gauche depuis qu’ils ont ouvert un compte Facebook m’amuse beaucoup.

Je vais raconter une anecdote (pour la deuxième fois sur ce blog). Quand j’étais en première année d’IUT, en 1984 ou 1985, j’avais un camarade de classe et, surtout, de cité universitaire (ce qui explique le temps passé à refaire le monde) qui était Camerounais et assez à droite, un peu par tradition familiale (à cet âge, et même après, on est tous influencé par le milieu familial, moi le premier). A force de papoter à la cafétaria ou au bistro (voire en salle de classe pendant les pauses, j’ai des souvenirs précis), j’avais réussi à le convertir au communisme le plus dur ! A la fin de la première année, il avait abandonné ses études pour aller faire la révolution au bled…

C’est après que j’ai été convaincu par la liberté d’entreprendre voire par les inepties du code du travail, quand j’ai commencé à bosser, et à plus insister sur l’importance du partage des revenus et ce genre de détails qui m’ont rendu social-démocrate et même jospiniste quelques années après, vers 1990 (encore une fois, j’ai des souvenirs précis de potes qui me qualifiaient ainsi…).

Malheureusement, la social-démocratie est dans une impasse pour des raisons que j’imagine mais que j’ai du mal à formuler d’autant qu’elle est écartelée entre « des » populismes et une droite qui devrait être européenne et qui ne l’est plus vraiment à force de flirter avec de conneries, sans compter des souverainistes abrutis et des antieuropéens du même métal. Je ne parle même pas que de la France où elle a été torpillée par Emmanuel Macron et des frondeurs inconséquents s’imaginant majoritaires.

Les espèces d’ersatz que nous avons en France dont je parlais ne sont pas à la hauteur et je n’espère plus une victoire de la gauche. Il me reste peut-être à aider à une certaine renaissance d’une gauche plus traditionnelle et sans doute plus « travaillée ». C’est ainsi qu’un vote pour Fabien Roussel de ma part n’est absolument pas à exclure (sauf si, d’ici là,…).

 


Outre la sympathie naturelle de ma part pour mon ancienne famille politique d’adoption, ce qui m’a convaincu, ou presque, est une conversation de comptoir, vendredi soir, je crois, au cours de laquelle nous parlions de ce lascar avec des gugusses de différents horizons (dont certains que je ne connaissais pas mais que je savais bons clients de la maison) qui étaient d’accord pour reconnaître la justesse de ses idées et, surtout, de ses propos quand il passait à la télé. Le gars franc du collier, qui appelle un chat un chat, qui ne tourne pas autour du pot et ne tient pas des arguments politiques électoralistes tout en conservant une cohérence totale.

La récente polémique sur la bonne bouffe française a évident renforcé mes convictions, ce qui, surtout, s’est traduit par une volonté, pour moi, d’en savoir un peu plus sur ses idées. Je suis évidemment loin d’être d’accord avec tout mais le type semble républicain, partisan du nucléaire et ça fait un bien fou de voir cela à gauche d’autant que les idées des autres en matière économique sont tout aussi farfelues.

Il semble dire la même chose que moi sur la pandémie (pour la vaccination mais contre le passe).

 

Donc…  (sauf si, d’ici là,…). Son slogan de campagne (le défit des jours heureux) me plait bien et il n'y a aucun complexe à avoir en votant pour un candidat qui a peu de chance d'être élu, somme toute.

11 janvier 2022

Covid de répétition

 


La folie covidienne semble avoir franchit un nouveau seuil en fin de semaine dernière et pas seulement avec l’affaire Novax Djokovid cette espèce de star internationale qui brave les autorités alors qu’il gagne tellement de pognon afin de servir d’exemple à notre brave jeunesse… Celle qui est actuellement déroutée, avec leurs vioques, par les changements de protocole à l’école pondus par un gouvernement complètement à la ramasse… Sans compte les frères Bogdanov qui ont créé sans le vouloir une nouvelle mode pour les vaccins.

C’est assez difficile à décrire ou à résumer.

Les militants, qu’ils soient pour ou contre, je ne sais pas quoi, d’ailleurs, sont perdus et prêts à tout pour enterrer des vérités et des chiffres. Rappelons qu’il semble y avoir plus de malades parmi les vaccinés que parmi les non vaccinés d’une part mais, d’autre part, en revanche et a contrario, qu’il y ait plus de morts ou de formes graves parmi les non vaccinés. Donc chacun s’enferme dans ses propos et serine : j’ai raison et tu as tort, ne fais pas chier et je t’emmerde mais cela ne résout rien. Heureusement que nous ne sommes pas dans les blogs ou les réseaux sociaux pour résoudre quoi que ce soit mais uniquement pour donner un avis qui, en fin de compte, n’intéresse absolument personne et encore moins moi.

Notons que les autorités, au sens large, c’est-à-dire en incluant toutes les officines vaguement habilitées par on ne sait qui, ne savent pas présenter les chiffres. Je le disais récemment que la seule comparaison qui tienne est le taux (de malades, de gravement malades ou de morts) parmi les vaccinés et les non vaccinés. Que lisez cette phrase et mettez vous bien dans le ciboulot que j’ai raison étant moi-même une autorité sur le blogage au cinquième étage de mon immeuble. S’il y a plus de morts vaccinés que non vaccinés, cela n’a aucun intérêt et serait même évident vu qu’il y a dix fois plus de vaccinés que de pas vaccinés. Par contre, s’il y a cinq pour cent des non vaccinés qui meurent et un pour cent des vaccinés, cela démontrerait qu’il vaut mieux se vacciner, du moins en regard d’un seul critère (vu qu’on ne sait pas les impacts de ces p… de vaccin à long terme).

Tout cela est bien compliqué mais, j’insiste, mettez-vous bien dans le crâne qu’il ne faut pas jouer avec les chiffres : ça lasse et on passe pour des couillons à force de tenter de démontrer des choses fausses. A la limite, ce n’est pas très grave d’avoir tort… surtout qu’on ne sait pas qui, à terme, aura raison vu qu’on n’est pas encore sorti de crise et qu’on a moins de recul sur le vaccin que sur l’amiante, par exemple…

Notons aussi que cela fait des mois (deux ans…) que l’on raconte tout et n’importe quoi. Tenez ! Au début de la crise, le seuil d’alerte était déclenché quand le taux d’incidence, à savoir le taux de « positivité » sur 100 000 personnes, dépassait les cinquante alors qu’on est aujourd’hui à environ 3000, ce que faisait remarquer l’ami Seb Musset dans Facebook. En même temps, le patron de l’OMS vient de déclarer que d’ici deux ou trois mois, la moitié des européens aura été touchée. On mélange donc des chiffres assez surréalistes et c’est bien rigolo.

On a ainsi une forte augmentation du nombre de malades (mais on reste à 3% si on n’écoute pas ce type) ce qui nous laisse suffisamment de loufiats pour nous servir des bières et on en connait de plus en plus (y compris parmi les copains blogueurs) et peu importe de savoir s’ils sont vaccinés ou pas. Je connais même depuis aujourd’hui (ma reprise de boulot) un type (un collègue) qui a une forme grave de la maladie (il va s’en tirer mais avec une grosse rééducation) ce qui laisse d’autant plus perplexe qu’il n’était pas plus vacciné que la paire de Bogdanov dont au sujet de laquelle je parlais à l’instant. Cela renforce l’intérêt (à court terme seulement, malheureusement) de se faire vacciner mais peu importe. Normalement, le collègue n’a pas pu en contaminer d’autres ou, du moins, depuis le temps qu’il a été vérolé (ça fait deux mois que je n’avais plus de nouvelles du boulot), personne n’est tombé malade. Les gestes barrière et le télétravail ont quand même du bon.

Je ne comprends d’ailleurs pas le gouvernement qui n’encourage pas plus le télétravail (il le rend obligatoire ce qui ne veut rien dire mais pour quatre jours seulement). Ca serait quand même simple de donner des avantages fiscaux aux patrons embauchant des bureaucrates sans contact physique avec le public s’ils leur permet de ne venir au bureau qu’une ou deux fois par mois…

Mais ce gouvernement a le don pour faire n’importe quoi. Je ne sais pas comment ils font. Une formation spéciale, peut-être ? On le voit ces jours-ci, avec l’école et les changements de protocole. Je n’ai plus de relations avec le milieu scolairement depuis une bonne trentaine damnée d’autant que je n’ai pas de chiares mais on sent, dans les réseaux sociaux et les comptoirs de bistro, une certaine exaspération des profs et des parents d’élèves. Je ne peux que me foutre de la gueule et les consoler en disant qu’ils vont finir par donner raison au patron de l’OMS : les parents envoient les gamins choper des maladies en classe et les ramener à la maison pour que les adultes puissent se les transmettre dans les transports en commun ou au bureau. A ce rythme, on ne va tarder à véroler la moitié de la population.

Au début, on confinait à donf tout en se foutant de la gueule de la Suède, sans doute à juste titre, qui tablait sur l’immunité collective mais on en est à prendre des mesures qui permettent le développement d’Omicron tout en prétendant le contraire.

Si vous ne comprenez rien, ce n’est pas grave. Dites-vous bien que vous n’êtes pas les seuls.

 

Et n’oubliez pas que vous vacciner ne vous empêchera de mourir dans d’affreuses souffrance dans un accident de la route en sortant du bistro.


PS : ne vous formalisez pas si je ne commente pas vos blogs ou ne réponds pas aux commentaires sur le mien. Pour la semaine, j'ai un accès réduit à Internet (y compris à Gmail). Nous trouverez pas ailleurs de la lecture chez CC qui a une espèce de frénésie de blogage depuis quelques jours. Vous pouvez troller.

05 janvier 2022

Faut-il emmerder Macron ?

 


Il ne s’agit pas d’une histoire de pudeur de gazelle comme on peut le lire par-ci ou par-là, parfois à raison, mais Emmanuel Macron a dit une connerie le faisant sombrer dans une médiocrité que l’on ne pensait karscherisée, jusqu’alors, que par Nicolas Sarkozy même si l’anniversaire à Chambord ne fut pas un sommet de la vie de notre République.

Il est médiocre et c’est bien une question de forme, n’en déplaise à certains. Il peut très bien décider, avec les parlementaires, de rendre la vie plus difficile aux personnes pas vaccinées, mais il n’a pas à dire qu’il les emmerde et à ainsi 90% de la population à faire avec. On revient dans un de mes thèmes de prédilection : il faut que chacun respecte les autres. On ne s’en sortira pas en braquant les uns contre les autres.

En outre, il faudrait, quand même, commencer à faire preuve de prudence : il n’y a jamais eu autant de personnes vaccinées d’une part et de contamination d’autre part. Les faits peuvent s’accumuler, les Bogdanov passer de vie à trépas, les scientifiques afficher plus de certitudes : la vaccination empêche des formes graves de la maladie, donc des morts, mais aussi la saturation des hôpitaux. Il n’empêche que la vaccination n’empêche pas le développement de la maladie et la nécessité de mettre en œuvre d’autres moyens de lutte surtout qu’on a affirmé, il y a un an, que la vaccination de masse permettrait une forme d’immunité collective.

Les autres moyens d’action se développent mais ne riment à rien : pourquoi autoriser à boire au comptoir uniquement les personnes assisent sur un tabouret ? Après la mesquinerie, voila la médiocrité.

Un président n’a pas à dire « En démocratie, le pire ennemi c’est le mensonge et la bêtise. Nous mettons une pression sur les non-vaccinés en limitant pour eux, autant que possible, l’accès aux activités de la vie sociale. D’ailleurs, la quasi-totalité des gens, plus de 90 %, y ont adhéré. C’est une toute petite minorité qui est réfractaire. Celle-là, comment on la réduit ? On la réduit, pardon de le dire, comme ça, en l’emmerdant encore davantage.

Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie. Je ne vais pas les mettre en prison, je ne vais pas les vacciner de force. Et donc, il faut leur dire : à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au restau, vous ne pourrez plus prendre un canon, vous ne pourrez plus aller boire un café, vous ne pourrez plus aller au théâtre, vous ne pourrez plus aller au ciné… »

Un gars comme Jacques Chirac aurait pu dire : « on les emmerde, s’il faut les interdire de lieux publics, faisons-le… » Emmanuel Macron se trompe : la stratégie ne peut pas être d’emmerder les gens alors qu’elle peut être d’empêcher les non vaccinés de fréquenter d’autres gens pour les éviter de tomber malades (et encore, ça se discute). Froidement. Presque bêtement.

Quelques mois avant les élections, il a décidé de « cliver » et cela fonctionne très bien si j’en crois mes lectures dans Facebook. Pour ma part, j’attends plutôt d’un candidat qu’il soit rassembleur. Et j’attends de mes potes qu’ils prennent de la hauteur. On entre en campagne, les candidats de gauche sont tellement nuls que l’envie est grande de voter pour Macron, à nouveau…

On ne le fera pas à tout prix pour autant.

Et, quand on est militant de gauche, social démocrate propre sur soi, on ne défend pas les accès de populisme, même si on partage l'avis, sur le fond. C'est emmerdant, je sais..

03 janvier 2022

Sexisme électoral

 


Dans mon billet d’hier, j’ai écrit : « Madame Pécresse est charmante mais elle ne représente pas l’idée que l’on pourrait avoir d’un candidat de droite. » Une amie militante féministe a laissé ce commentaire : « Je ne vois pas pourquoi Pecresse ne serait que charmante. Elle a un pedigree qui vaut bien celui de Bertrand. Sur ce coup tu fais preuve d’un sexisme basique. » Puis, suite à ma réponse, elle ajoute : « dans ta phrase tu as l’air d’accord avec le fait qu’elle est charmante mais ne représente pas la droite et pourquoi donc ? »

Je ne devrais pas répondre par un billet de blog mais, comme c’est une amie, elle comprendra cette réponse : je ne veux plus que l’on déforme mes propos et j’aimerais bien, par ailleurs, qu’on arrête de faire des commentaires sur les propos que je tiens entre parenthèses sans trop de rapport avec un billet, ici essentiellement consacré à Monsieur Cazeneuve. Notons d’ailleurs que si j’avais dit que ce monsieur était élégant ou propre sur lui, je me serais sans doute fait remonter les bretelles mais certainement pas par un militant féministe.

Tout d’abord, si je dis qu’elle est charmante, c’est que je n’ai absolument rien contre elle (sauf ses orientations politiques) et j’invite à consulter la définition que Larousse fait de ce mot. Je n’ai pas dit qu’elle était bonne…

Ensuite (ma propre citation, ci-dessus, est tronqué), je sous-entends ouvertement que les militants de droite, lors de la primaire, n’ont pas choisi le bon cheval. Je n’ai pas dit qu’elle ne représentait pas la droite mais « l’idée que l’on pourrait avoir d’un candidat de droite ».

De fait, jamais les grands partis de la droite gouvernementale n’avaient présenté une femme comme candidate. Quand on imagine un candidat de droite, on pense quand même à un grand type mince et chauve ou à un petit gros… Je n’y peux rien. Et j’ajoute que quand un grand parti de la gauche gouvernementale a présenté une femme, la gauche a fait son pire score de la Cinquième (36% en cumulé au premier tour). C’est un autre sujet (on ne parle plus de l’image d’un candidat de droite) mais il faudrait bien, un jour, faire des études à ce sujet (à la « décharge » : les candidats étant majoritairement des hommes et le nombre de Présidents étant assez faible…, on peut difficilement tirer des conclusions formelles).

 

Non mais sans blague. On a une élection à préparer : un peu de sérieux. Déjà qu’on va perdre.

02 janvier 2022

2022 : élections en ligne de mire (vas-y, Nanard et allez, la République !)

 


Disons-le tout net : je vous souhaite une bonne année 2022. C’est tout ce que je souhaite. Pour 2021, des andouilles m’avaient souhaité une bonne santé. Pour mon bilan de 2021, je me suis contenté de parler de la pandémie et de ce qui me peine le plus : l’extrême-boutisme des copains « pour ou contre » dans les réseaux sociaux alors qu’on est tous dans la même merde et que, au fond, toute ma bande est, disons, d’un centre gauche élargi… Justement ! 2022 est une année électorale… Alors parlons-en pour ce premier billet de l’année.

Disons-le franchement, la gauche est dans un état lamentable et la droite ne vaut pas mieux (elle a encore choisi le mauvais cheval : Madame Pécresse est charmante mais elle ne représente pas l’idée que l’on pourrait avoir d’un candidat de droite. C’est bien pour ça que Xavier Bertrand était favori, le pauvre…). Emmanuel Macron devrait l’emporter et encore, si je mets du conditionnel, c’est pour faire joli : je ne sais même pas s’il sera candidat. Et, toujours avec la même franchise, disons aussi que sa victoire ne me déplairait pas franchement : les autres candidats, de gauche comme de droite, flirtent sur une vague souverainiste antilibérale qui pourrait me faire vomir si j’étais fragile. Je ne vais pas m’en expliquer ici, aujourd’hui, mais quand on fait de la politique dans des réseaux sociaux américains avec des smartphones construits en Chine, faire campagne sur des thèmes antilibéraux et souverainistes est quand même à plier de rire !

Ainsi, les partis flirtent avec n’importe quoi mais ceux de gauche, du moins officiellement de gauche, sont de nos jours assez éloignés des idées républicaines auxquelles je le crois. Disons-le toujours franchement (je me répète, aujourd’hui) : si je suis viscéralement de gauche ou, du moins, me prétends comme tel, je n’hésiterais pas une seconde à voter pour un type de droite qui défend des idées républicaines et européennes pour m’opposer aux autres.

Alors, évidemment, on pourrait se demander ce que j’entends par « être de gauche » mais ce n’est pas la question du billet. Disons que je suis pour un partage du travail, une meilleure répartition, par l’impôt, des revenus (ou du moins des fruits du travail), je suis internationaliste, et suffisamment libéral d’un point de vue sociétal, pour être réellement égalitariste. En d’autres termes, je ne vois pas un pédé comme un homosexuel, un arabe comme un musulman ou un black comme un africain mais comme des êtres humains. J’utilise le mot « pédé » (et j’aurais pu parler de « nègre » à la place de black) car je n’y vois strictement rien de péjoratif et si un type veut prendre le vent par derrière, c’est strictement son problème. Il faut se battre pour qu’il ait le droit de le faire et pas pour mettre sa communauté en avant.

Par ailleurs, à un niveau économique, j’estime que beaucoup de thème de la gauche sont quand bien de droite. Par exemple, Macron avait raboté les aides au logement provoquant la colère de mes congénères mais n’oublions pas que ces aides vont directement dans la poche d’acteurs privés vivant du capital. Défendre les APL ne me semble pas spécialement gauchiste.

Par ailleurs, je suis très fatigué de ces types de gauche qui se plantent lamentablement en courant après les électeurs en jouant avec des idées qu’ils croient à la mode comme l’écologie. D’ailleurs, parmi les programmes, on voit des trucs comme des aides à la rénovation des logements mais les andouilles ont oublié de préciser que ces aides vont être distribuées à des propriétaires. Le plus caricatural est la position de ces écolos en peau de fesse vis-à-vis du nucléaire…

On verra bien ce qu’il y aura dans les programmes présentés dans les prochains mois et, surtout, si les candidats apparaissent crédibles dans leur capacité à mettre en œuvre ces projets. Et si les partis de droite présentent des thèmes de gauche (ce qui n’aurait rien de surprenant, finalement, vu que la gauche est souvent à droite), on avisera.

Macron devrait être élu, de toute manière. Et n’argumentez pas sur le manque de fiabilité des sondages au début de l’année : un tour sur Wikipedia montre qu’ils sont assez fiable depuis le passage au quinquennat sauf en 2007 où Ségolène Royal était donnée gagnante mais les sondés étaient probablement saouls comme des cochons.

Cela ne doit pas nous empêcher de faire campagne et de causer politique…

 

Ainsi, je voulais faire mon dernier billet de 2021 sur le thème de la République mais mes doigts ont fourché et j’ai surtout parler de Covid. Et c’est juste après que je suis tombé sur des extraits d’une interview de Bernard Cazeneuve (qu’on m’a d’ailleurs signalée en commentaires). Je vais donc recopier, à titre d’exemple, de larges extraits de cet article du Figaro.

« Interrogé sur la possibilité pour la gauche de triompher des populismes, l'ancien ministre de l'Intérieur affirme: «Elle n'y parviendra qu'en rompant nettement avec la ligne de la cancel culture, du wokisme, de la complaisance à l'égard du communautarisme qui gangrènent certaines mouvances et qui sont incompatibles avec la conception que je me fais de la laïcité, de l'unité et de l'indivisibilité de la République». Pour soutenir qu'une «grande partie de la gauche s'est égarée», Bernard Cazeneuve fait notamment référence à la manifestation «contre l'islamophobie» en novembre 2019 à Paris, à laquelle ont participé plusieurs responsables de gauche, surtout Insoumis, écologistes et d'extrême gauche. Bernard Cazeneuve explique: «on court désespérément derrière des minorités comme après autant de clientèles, en cherchant à tout prix à les séduire, avec la préoccupation d'un bénéfice électoral à court terme.» Or selon lui, «un parti politique n'a pas à parler à des segments en particulier de la société, mais à la Nation tout entière».  »

Je suis évidemment entièrement d’accord mais il y a aussi : « Celui qui a été un temps pressenti pour être candidat à l'élection présidentielle livre aussi sa vision d'une possible «union» à gauche, actuellement poussée par la candidate socialiste Anne Hidalgo et l'ancienne ministre Christiane Taubira, qui «envisage» une candidature. «S'il n'y a pas de force, il ne peut pas y avoir d'union, dit-il. Lorsque tout est faiblesse, l'addition de particules insignifiantes aboutit inéluctablement à soustraire à de petits scores électoraux des scores plus petits encore.» » 

On y verra bien entendu un appel à l’union mais aussi à cette « force » et il nous faut nous interroger sur ce qu’elle pourrait être.

Et je suis persuadé qu’il faut chercher la réponse parmi ses propos précédents. Wikipedia nous présente des sondages pour 2022.

Bernard Cazeneuve n’est pas testé, c’est dommage. Je n’ai aucune idée de sa popularité. Il n’empêche qu’il me parait le plus à même à éviter un score grotesque pour un candidat de la gauche socialiste.