Je n’ai pas spécialement d’avis au sujet de la loi Yadan. Je
n’aime pas la politique du gouvernement Israélien mais le militantisme débile « LFI
pro palestinien » me casse franchement les burnes. En revanche, je n’aime
pas du tout les lois qui nous empêchent de dire ce que l’on pense…
Toujours est-il que, dans les réseaux sociaux, on trouve n’importe
quoi. Par exemple, je viens de tomber, dans Threads, sur ceci : « Donc 700000 signataires contre la loi Yadan et c’est pas
pris en compte ? On se fou de qui ??????!!!!!! »
La pétition en question sur le site de l’Assemblée Nationale
est là pour exiger la tenue d’un débat mais elle a été refusée par la commission
des lois ce qui provoque l’ire de nos militants en peau de zob. Le texte de loi
n’est pas encore passée devant le parlement (à l’heure où je débute ce billet)
mais il est bien prévu. Et le débat aura alors lieu.
En gros, la pétition prévoit d’obliger la tenue d’un débat
qui est d’ores et déjà prévu !
C’est n’importe
quoi. Il faut arrêter de jouer avec nos institutions.
En outre, il est probable que LFI fasse de l’obstruction parlementaire
ce qui empêchera la tenue du débat et favorisera peut-être son passage par une
CMP voire son vote sans le moindre débat par l’Assemblée.
Comme le souligne mon confrère
Authueil, le camp Attal semble à la manœuvre pour rebondir sur toutes les
conneries possibles pour adopter une politique dans le style Mélenchon : jouer
avec n’importe quelle grogne. « Pour avoir un
socle de premier tour solide, il faut cliver et faire du racolage électoral
auprès de communautés clairement identifiées, en leur disant ce qu’elles ont
envie d’entendre. Et si on s’en prend plein la gueule, c’est encore mieux, ça
renforce le message et ça hystérise la communauté qui n’aura pas eu ce qu’elle
voulait. Ce n’est pas un hasard si Gabriel Attal, juste avant l’examen de la
PPL sur le 1er mai, a écrit à tous les boulangers et fleuristes de France, pour
leur dire qu’il est à leurs côtés. »
Ca me fait penser que je n’ai pas parlé de cette tentative
de modifier la législation du travail au sujet du premier mai. C’est un beau
piège tendu à tous les débatteurs du dimanche (ou de tout autre jour normalement
chômé). On touche à un symbole ou un tabou mais, entre nous, empêcher les fleuristes
de vendre du muguet officiellement alors que la vente à la sauvette est tolérée
ce jour-là, est grotesque et je n’avais jamais constaté que les boulangeries
étaient fermées le premier mai.
La proposition de loi vient d'être retirée de l'ordre du jour de l'AN, son examen est remis à la mi-juin. C'est typiquement le genre de texte explosif sur lequel je n'ai pas envie de me prononcer avant de l'avoir lu, car les avis des "experts" journalistiques, politiques et des réseaux partent dans tous les sens, chacun ne retenant et présentant que ce qui arrange leur narratif.
RépondreSupprimerC'est ballot, j'ai pas eu le temps de lire cette PPL.
Globalement d'accord sur l'hystérisation des sujets politiques, cela me fatigue, chaque petite souris dont on parle s'empresse d'accoucher d'une montagne.
Ouais. Elle a été retirée. C'était bien la peine d'exiger un débat sur un sujet dont le débat était prévu et qui a été retiré...
SupprimerOui, tout cela est bien fatigant.
+1 je veux me faire un avis sur le texte avant de publier quoique ce soit sur mon blog. Le texte est lisible même si suspendu par son auteur et était publié depuis Novembre.. bizarre que ça polémique seulement maintenant ( https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b0575_proposition-loi ) Ce que je lis au début c'est que par exemple on ne pourra pas qualifier de résistance des mouvements terroristes (reconnus comme tel par notre droit et le droit UE ). Ça me semble du bon sens. Et je comprends que ça fasse couiner les islamo-gogochosistes et par rebond la LFI.
SupprimerMa crainte, pour ce texte, est qu'il aille trop loin mais je ne l'ai pas lu !
SupprimerIl pourrait par ailleurs être inutile. Par exemple, la qualification de résistance que tu cites est sans doute déjà dans la loi avec l'apologie du terrorisme.
je ne sais pas, la loi comme d'autre re-ecrit ou modifie des articles du code pénal, du genre dans l'article 123-ab du code remplacer "saucisse" par "boudin", et on a pas la vision de l'article cible modifié.
Supprimer"Je n’ai pas spécialement d’avis au sujet de la loi Yadan. Je n’aime pas la politique du gouvernement Israélien mais le militantisme débile « LFI pro palestinien » me casse franchement les burnes." --> j'adore ton début, j'aurais pu l'écrire. Je pense pareil.
RépondreSupprimerJe ne connais trop ce projet de loi donc rien à dire. Mais comme dit Juliette, l'hystérisation permanente me saoule (et je préfère le vin pour me saouler).
Pas d'avis nos plus pour le premier mai, sinon que je préfère une baguette de pain qu'un brin de muguet pour remplir les caisses des camarades de la CGT.
Le problème avec l'hystérisation permanente est qu'elle vient maintenant de chez Attal (voir le billet d'Authueil). En s'attaquant à LFI via ces deux textes, il sait très bien qu'il peut attirer la sympathie de types modérés, comme moi. Il provoque la gauche radicale pour qu'elle nous énerve encore plus...
SupprimerOui j'ai vu c'est fou. Même l'ultra centre devient dingue.. J'essaie de l'appliquer syndicalement : ammener de l'apaisement. Face à ceux qui veulent foutre le feu. C'est dur.
SupprimerBonne soirée
C'est impossible tant qu'il y a des fous qui mettent de l'huile sur le feu.
SupprimerJe suis assez d'accord avec le passage que tu cites d'Autheuil.
RépondreSupprimerPour moi, cette loi, c'est l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire. Elle n'aurait rien empêché, au contraire. C'est juste un signal politique envoyé à une communauté. Comme d'autres font sans arrêt pour le "camp d'en face".
Pour faire baisser l'antisémitisme, je ne sais pas si c'est possible, d'autant qu'il y a un vieux fond historique en France, ce serait bien de dénoncer publiquement et très clairement à la fois le 7 octobre ET la politique de B. Netanyahou.
Or en gros chaque camp s'y refuse. C'est d'autant plus compliqué qu'Israël est considérée comme une démocratie. Ces bombardements au Liban (entre autres) ont donc une légitimité, un soutien populaire.
La lutte contre l'antisémitisme n'est pas seulement une question politique, sinon il y a instrumentalisation. C'est une question de principe.
Marc
Ouais. Le sujet n'est pas facile.
SupprimerSi le sujet est facile : il y a déjà trop de lois liberticides en France.
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