En salle

01 février 2012

L'Allemagne, ce doux modèle...

Madame Merkel, Chère Angela,

Certains confrères blogueurs ont pris la plume pour s’adresser à vous et je tiens à m’associer à leur démarche pour vous apporter mon plus profond soutien et vous exprimer ma joie de vous voir vous intéresser aux affaires de notre beau pays.

Je peux d’ores et déjà vous confirmer que nous approuvons totalement votre vision d’un modèle de société où une très forte production de machines outils permettra de faire travailler beaucoup d’ouvriers et d’afficher des chiffres très flatteurs avec une monnaie très forte pour faire chier les américains mais provoquant ainsi une flambée du prix de l’essence, nous poussant ainsi à une moindre consommation au plus grand bénéfice de l’environnement.

En supprimant une partie du droit du travail, bien aidé par votre prédécesseur qui représente la gauche chez vous, c’est vous dire si la social démocratie française s’apparente ainsi au bolchevisme, en faisant en sortant qu’il n’y ait pas de salaire minimum et de contraintes sur les employeurs, votre machine économique marche à plein tube. Votre population a été très inspirée de se laisser guider vers une grande précarité qui permet aux marchés de s’adapter sans cesse aux attentes du monde financier.

D’ailleurs, les chiffres parlent pour vous ! Pendant que la France augmentait de 60% la création du nombre d’emplois à plein temps, l’Allemagne n’en créait que 1,3 et pendant que vous augmentiez la création de temps partiels de 30%, la France ne faisait que 4%. Grâce à ces mesures, vos entreprises ont toute la souplesse nécessaire pour satisfaire les agences de notation.

2,5 millions ont accepté volontairement du travail à moins de 5 euros de l’heure, ce qui, il faut le convenir, est bien largement suffisant pour balayer les rues, ou tout autre travail indispensable à la société mais ne nécessitant de qualification sérieuse. Un emploi sur 10, dans votre pays, est à moins de 400 euros par mois, sans cotisation salariale ou patronale et donc, logiquement, sans couverture sociale !

Si les Français acceptaient ces conditions, ils pourraient aisément réduire leur taux de chômage. Des ministres de droite ont bien essayé de forcer les assistés du RSA à travailler mais la population composée en majeure partie de fainéants a rué dans les brancards.

D’ailleurs, les Français ne pensent qu’à s’amuser, à baiser, à faire des enfants. Vous vous rendez compte que les femmes ont en moyenne deux enfants en France contre 1,4 chez vous. Les Allemandes sont sérieuses et travaillent alors les Française penchent pour la gaudriole.

Déjà qu’ils ont du mal à payer leurs retraites, les Français font des enfants par millions (en plusieurs fois, hein !) ne s’occupant pas des frais d’éducation et du chômage qui sera créé quand ils arriveront sur le marché du travail. En Allemagne, vous avez choisi de travailler plus vieux pour faciliter l’économie alors qu’en France, un candidat bolchevique propose d’augmenter de 60 000 le nombre de salariés de l’éducation nationale pour compenser les dommages collatéraux de vidages de couilles intempestifs !

Mais nous ne nous laisserons pas faire, chère Angela. Nous forcerons les Français à travailler plus, il parait que ça rend libre !

Je vous remercie donc de vous occuper de la politique française et d’apporter votre plus profond soutien à notre Président qui n’a pas fait exprès d’augmenter la dette de 600 milliards et de permettre au chômage de dépasser la barre des 10% tout en laissant notre commerce international partir en couilles.

Chère Angéla, mon blog vous est acquis. Je défendrai sans relâche vos propositions pour l’avenir de la France. Les Français seront avec vous ! Ils ont bien compris qu’un salaire minimum n’est pas de la justice social puisqu’il pénalise les entreprises qui ne peuvent plus exploiter leurs employés comme ils veulent pour répondre aux besoins de leurs clients. Ils ont bien compris que limiter le temps de travail n’est pas sérieux quand on ne gagne 4 euros de l’heure et qu’une partie de la population est obligée de travailler à temps partiel.

Chère Angéla, nous comptons vraiment pour vous pour sauver notre pays !

Dans l’attente de vous voir présider aux plus hautes fonctions, je vous prie d’agréer l’expression de ma considération distinguée.

Ton Nicolas.

6 commentaires:

  1. Brillantissime billet.
    Tu aurais dû participer au débat chez Tadeï hier soir et fermer le clapet à cette économiste dont je ne veux absolument pas connaitre le nom .
    Tu aurais pû ainsi abonder dans le sens de Pierre Arditi et lui apporter des arguments incontestables.
    Bonne journée

    HENRI EUGENE.

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  2. L'Eden allemand d'Angela.... et si on le repetait et le repetez encore
    a lire, si tu veux...
    *

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  3. ... d'agréer mes "salutations" distinguées ...
    La considération ...avec ce qu'elle fait ! ... Une vraie Thatcher ! ... t'en fais un peu trop sur ce coup-là ! ...
    A part ça, très bon biyé

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  4. Bismarck a failli tuer l'Europe fin du XIXème siècle, elle fait de même..

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  5. Merci à tous pour vos commentaires ! Je raconte dans un billet que j'ai passé deux jours de folies et que je n'ai pas le temps de répondre !

    Merci à tous.

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