En salle

05 juin 2013

Accompagnons les réacs dans leurs délires

Ce qu’il y a de bien quand on a un copain réactionnaire, c’est qu’on peut suivre tout ce qui se passe dans l’esprit béat des ânes qu’il suit et relaie avec plaisir mais on mettra cela sur le compte de l’alcool. Aujourd’hui, Didier Goux nous alerte sur l’enseignement de la théorie du genre à l’école que voudrait imposer les progressistes ignobles (probablement) du Gouvernement.

La théorie du genre n’existe pas. C’est une invention des réactionnaires pour se faire hurler entre eux. Je parlais de cette théorie récemment pour rebondir sur une connerie de Corto. J’avais totalement oublié mais il le rappelle dans les commentaires chez Didier. Corto dit qu’il a prouvé cette théorie…

Bah !

Didier a pour source le billet d’un célèbre blogueur libéral qui vire de plus en plus réactionnaire. Il faut dire que le libéralisme n’intéresse absolument personne contraire aux rumeurs sur les volontés de nos chers progressistes. C’est H16. Il commence par démontrer qu’il n’y a pas de différence de salaire entre les hommes et les femmes alors qu’à peu près tous les salariés peuvent vérifier le contraire. Plus exactement, il justifie ces salaires. Par exemple, les pétasses bossent moins longtemps par jour car elles doivent s’occuper des chiares, c’est donc normal que leurs courageux époux gagnent plus qu’elles. Il ne va pas se demander pourquoi c’est maman qui va chercher le petit à l’école. Je vais lui expliquer : papa bosse plus et ensuite il va au bistro.

Pour appuyer ses propos et prouver qu’il a raison, il fait des liens vers sont propre blog et vers un machin libéral auquel il contribue, Contrepoints. Un seul lien sérieux néanmoins permet d’étayer son billet (j’abuse, il y a aussi un lien vers le Figaro). Il est vers un article de Libération où Vincent Peillon explique qu’il n’y a pas de débat sur ce sujet : il n’y aura pas d’enseignement de la théorie du genre.

Pourtant, Didier en fait un billet.

Mais le délire ne s’arrête pas là. Une charmante commentatrice à lui mais aussi réactionnaire, voire plus, nous cite un billet de son blog qu’elle n’ose néanmoins pas mettre en lien mais je l’ai trouvé, elle cite l’observatoire la théorie du genre (je n’invente rien, hein !). « Le 9 mai 2012, le Sénat argentin a adopté un projet de loi permettant de changer librement et facilement de « genre ». Ce  "texte autorise les citoyens argentins à déclarer le sexe de leur choix et ainsi de changer d’état civil selon leur bon vouloir, sans nécessiter l’accord d’un médecin ou d’un juge. »

Elle en conclut que les ministres français y sont également favorables. Je me vois aller à l’Etat civil, à la mairie de Bicêtre. « Bonjour madame l’employée – ou monsieur, je ne peux pas savoir, au fond – je voudrais bien ne plus être Monsieur Jégou mais Madame Jégou, je signe où ? »

J’imagine aussi François Hollande valider une telle proposition qui sera immédiatement retoquée par l’Assemblée Nationale. Je vais quand même donner mon point de vue : je m’en fous. Si un minet veut devenir une minette sans opération, c’est bien son problème.

Vivement le prochain délire de nos chers réacs que l’on puisse rigoler.

58 commentaires:

  1. En commentaire chez moi, vous écrivez : « Mais c'est faux. Taubira n'en parle pas, elle a institué un stage sur l'identité du genre, c'est tout. Pas de théorie. »

    Et vous trouvez ça rassurant, qu'une folle furieuse comme Taubira envoie ses magistrats en "stage" pour se faire inculquer je ne sais quelle bonne parole sur "l'identité du genre" (mais quel charabia, bon sang !) ? Pour moi, c'est déjà trop. Est-ce que les magistrats subissent des stages sur la schizophrénie ? La démence sénile ? La paranoïa ?

    Quant à votre ami Peillon, il me fait irrésistiblement penser à ces ministres des finances des années soixante-dix qui, proclamaient solennellement : « Aucune dévaluation du franc n'est envisagée. Moi ministre, il n'y en aura pas ! » Et que se passait-il, trois ou quatre semaines plus tard ? Oh ! surprise : une dévaluation !

    Ici, c'est la même chose : affirmer « il n'y aura pas d'enseignement, etc. », c'est dire que la question se pose, qu'on y réfléchit, etc. Voire qu'on organise, à l'Éduc' Nat' aussi, des stages sur “l'identité du genre”.

    Bref, cette monstuosité est dans l'air, que vous le vouliez ou non.

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    1. Mais non, Didier. Cette monstruosité est dans l'air dans les réseaux réactionnaires. Tout ce qui est fait par le gouvernement est dans le programme de Hollande. Suite à un billet de Corto, j'ai disséqué dans un billet, les documents de travail du gouvernement.

      Par ailleurs, je suppose que les magistrats ont une formation sur les maladies mentales. C'est une des bases de leur job, même. Je suppose qu'ils ont une formation continue sur un tas de sujets, comme dans la plupart des professions, ne serait-ce que par le droit évolue.

      La "spécificité du genre" n'est qu'une formation complémentaire pour répondre à un problème de société : les violences conjugales et autres choses.

      Pour ce qui concerne l'école, je ne peux que vous inviter à relire la doc. (courte) du Ministère pour lancer les travaux.

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    2. En complément à ma première réponse, un rapide coup d'œil à la presse en ligne montre que ce truc de Taubira intéresse surtout la presse de droite et est surtout l'expression de la colère des magistrats qui doivent venir à un séminaire à Paris alors qu'ils ont trop de travail.

      Du vent...

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    3. Traiter Taubira de folle furieuse est dans l'air... surtout dans celui (nauséeux) respiré par les déphasés de la droite extrême: UMP ? FN ?

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    4. Un air ne peut pas être “nauséeux”, bougre d'analphabète !

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  2. Plus ils s'enfoncent et plus ils s'enfoncent.

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  3. "Si un minet veut devenir une minette sans opération, c’est bien son problème." Je partage ton avis...

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  4. L'Observatoire de la Théorie du genre, qui vous fait tant rire émane de l'UNI. Ce sont des gens polis et correct : j'ai reçu hier un reçu fiscal pour la petite contribution que je leur avais adressée. Inutile de dire que je n'en ferai pas usage : priver votre gouvernement de quelques Euros serait cruel. Et vu ce qu'il s'apprête à piquer aux retraités, ce serait de plus mesquin.

    " Si un minet veut devenir une minette sans opération, c’est bien son problème."
    Vos délires n'ont pas sur moi le même effet que ceux des "réacs" ont sur vous : ils ne me font pas rigoler.

    Au fait, d'après vos critères, je suis plus près des "pauvres" que des "riches" mais je m'en fous ne serait-ce que parce que ces critères sont ridicules : être riche, c'est autre chose que gagner quelques SMIC. Si vous vous intéressez à ces "favorisés" lisez donc ça : http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/mots-croises-le-stupefiant-aveu-de-136814. C'est édifiant et ça montre que faute de pouvoir atteindre les riches, les gouvernements tondent les classes moyennes. Mais ce n'est pas mon souci. Pour moi, il est plus dangereux pour la société de saper ses fondements moraux et sociétaux que de laisser exister des inégalités financières...

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    1. Jacques,

      « L'Observatoire de la Théorie du genre, qui vous fait tant rire émane de l'UNI. » C’est donc bien un machin inventé par la droite. A part quelques illuminés à gauche, il n’y a rien.

      « "Si un minet veut devenir une minette sans opération, c’est bien son problème."
      Vos délires n'ont pas sur moi le même effet que ceux des "réacs" ont sur vous : ils ne me font pas rigoler. » Vous devriez rigoler : un type qui voudrait changer de genre aurait l’air grotesque. Je poursuis ma réponse après.
      « Au fait, d'après vos critères, je suis plus près des "pauvres" que des "riches" mais je m'en fous ne serait-ce que parce que ces critères sont ridicules : être riche, c'est autre chose que gagner quelques SMIC. ». Je sais parfaitement ce qu’est un riche mais vous n’avez pas compris l’objet de mes billets : je me foutais de la gueule des types DE GAUCHE qui touchent 5000 euros et gueulent après les augmentations d’impôt en ignorant que d’autres ont moins de pognon qu’eux. J’ai lu l’article que vous proposez. Dans mon billet de ce matin, il est bien indiqué dans un article en lien que ce ne sont pas les 10% les plus riches qui posent problème mais les 1% voire 0,1%.

      « C'est édifiant et ça montre que faute de pouvoir atteindre les riches, les gouvernements tondent les classes moyennes. » Ca dépend de ce qu’on appelle les classes moyennes mais il me parait plus juste, si on veut financer la branche famille de la sécu, de taxer plus ceux qui ont de l’argent que les pauvres.

      « Mais ce n'est pas mon souci. Pour moi, il est plus dangereux pour la société de saper ses fondements moraux et sociétaux que de laisser exister des inégalités financières... » C’est peut-être ce qui différencie les gens de droite et les gens de gauche. Pour ma part, je me fous totalement de certains fondements sociétaux de la société. Ca ne veut pas dire que je suis fou. J’ai dit plusieurs fois, par exemple, que j’aurais préféré que le mariage sorte du Code civil parce que ce n’est plus une norme ou un standard. La société a évolué sans la loi parce qu’il est possible de vivre sans être marié. On peut le regretter mais c’est ainsi.

      Par contre, dans les fondements moraux de notre société, j’aimerais bien une opposition qui ne brandisse pas une fausse volonté gouvernementale d’enseignement d’une théorie qui n’existe pas (ou qui n’existe que dans l’esprit de ceux qui la combattent) et qu’on puisse avancer sereinement.

      Par exemple, nous avons un débat pour sauver le modèle économique de notre système de solidarité nationale pour ce qui concerne la famille. Cela me semble aussi un des fondements de notre société. Ca me fatigue beaucoup quand je vois des blogueurs de droite gueuler parce qu'on va tondre les classes moyennes alors qu'il ne s'agit que de taxer légèrement ceux qui touchent plus de 4 fois et demis le SMIC. Depuis que je tiens un blog politique, je gueule contre les taxes qui se multiplient et je défends l'impôt progressif sur le revenu qui a régulièrement baissé (depuis avant 2002). J'aimerais donc qu'on en parle sereinement (ce qui ne sert à rien, on est d'accord), plutôt que d'agiter des mensonges.

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  5. Le mot "théorie" me fait surtout penser à celle du complot...
    Ce mot n'est d'ailleurs utilisé que par les réactionnaires. On parle d'études sur le genre, des études sociologiques, qui constatent (pour résumer, évidemment, je ne suis pas sociologue) qu'il y a des hommes plus ou moins efféminés et des femmes plus ou moins viriles...Chacun peut le constater par lui même, s'il sort un peu et ça ne révolutionne rien du tout de l'étudier...

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    1. Et comme il y a également des hommes plutôt petits et des femmes plutôt grandes, on devrait créer des Size studies ?

      Vous en arrivez à raconter n'importe quoi. Comme, par exemple, le fait de penser irrésistiblement à celle dite "du complot" à chaque fois que vous lisez le mot "théorie" : c'est puéril.

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    2. Mais bien sûr qu'il y a des gens qui étudient la taille des gens : par exemple pour l'industrie de l'habillement...Mais les réacs n'ont pas encore décidé que c'était un complot contre l'humanité...

      Parce qu'il faudrait aussi qu'on explique en quoi c'est un problème d'étudier le fait qu'il y a des genres qui sont différents des sexes biologiques...

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    3. La minuscule différence est que personne ne dit qu'être grand ou petit est un choix culturel et que c'est à chacun de décider librement, au moment où ça lui chantera, s'il est grand ou petit.

      (Et je ne vous parle pas des “transtaille”, c'est-à-dire des géants nés par erreur dans un corps de nain ou l'inverse…)

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    4. Pas mal les transtaille, je ne les connaissais pas. En revanche, je sais qu'au Mexique sont organisés des matches de foot pour les nains.

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    5. Pas du tout. J'ai choisi d'être gros.

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    6. Et personne ne dit qu'être plutôt hommasse ou plutôt tapette est un choix...Je n'ai pas choisi de détester mettre des robes quand j'étais petite, je n'ai pas choisi mon orientation sexuelle (mais c'est un autre débat, d'ailleurs, le genre et l'orientation sexuelle sont deux choses différentes). Par contre, j'ai choisi de ne pas être mère au foyer, alors que pas mal de choses m'y poussaient naturellement (la société, ma famille, mon bulletin de notes en 6ème, mon sexe biologique...) Vous sentez les nuances et les subtilités ?

      Mais je ne vois toujours pas où est le danger pour l'humanité de distinguer l'inné de l'acquis et d'en faire l'étude...A part à considérer que depuis qu'on a dépénalisé l'homosexualité et donné le droit de vote aux bonnes femmes, le diable est là qui nous guette pour nous manger par les pieds...
      Je

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    7. Monsieur Madère : ce n'est pas ça qui nous fera oublier l'époque flamboyante et bénie du lancer de nains…

      Nicolas : ah, oui, ça, on peut, par exemple !

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    8. Vous pensez avoir choisi cela, comme on pense toujours avoir librement choisi ce qui ne peut plus être remis en cause, ou, alors avec trop de bouleversement et de remise en cause de soi-même. C'est peut-être vrai, d'ailleurs, je ne préjuge pas. Mais ça l'est peut-être aussi moins que vous ne voulez le croire.

      Bon, là-dessus, j'abandonne et je “déclique”.

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  6. La théorie du genre est déjà dans les tuyaux, au lycée, cours de SVT (même si elle n'est pas ainsi nommée dans les programmes officiels. En attendant, tous les manuels l'exposent comme une théorie "scientifique").

    Cela s'est fait sous la "droite".

    Quant à Peillon, il a clairement exprimer son programme totalitaire consistant en ceci : « Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix. »
    (En septembre 2012, déclaration au JDD). Ses livres regorgent d'ailleurs de cette folie constructiviste.

    ARRACHER les enfants aux familles. Voilà le programme de Peillon. Il le dit en toutes lettres.

    Voilà donc deux excellentes raisons de penser que la théorie dite "du genre" va s'imposer partout à l'école :
    1. le processus a déjà commencé;
    2. Peillon développe une "philosophie" en phase avec elle.

    Il n'y a d'ailleurs pas que Peillon, mais aussi Belkacem par exemple.

    Et puis un peu de bon sens : comment peut-on croire qu'un gouvernement qui vient de faire voter le mariage gay va s'arrêter en si bon chemin ? Comment croire qu'il puisse être réticent à cette théorie du genre alors qu'il vient de pulvériser l'un des cadres les plus profonds de notre civilisation (et même, d'ailleurs, de toutes les civilisations) ?

    la théorie du genre n'est qu'une suite logique.

    Enfin, nous dire que ce n'est pas dans le programme des présidentielles, pour nous rassurer, paraît un peu léger. La réforme du quotient familial ne figurait pas au programme (il me semble), mais on y a droit quand même.

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    1. C'était le 16eme engagement.

      La théorie du genre n'existe pas. Comment peut-on y être favorable.

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    2. Ben si, ça existe. Il y a des livres. Des pour, des contre.

      Des gens très sérieux considèrent que cette théorie existe, et en parlent : Caroline de Haas, collaboratrice de Benoît Hamon, par ex., 24 août 2011, Lemonde.fr : "La théorie du genre comme l'homoparentalité remettent en cause cette représentation ancestrale que les femmes et les hommes disposeraient chacun d'une essence propre".

      Voilà, c'est pas compliqué. La théorie existe. Elle est présentée par des intellectuels et des militants qui veulent la faire entrer dans la société et qui ne s'en cachent pas.

      Si les collaborateurs d'Hamon sont au courant de l'existence de cette théorie, vous pourriez faire un effort et vous mettre à la page.

      J'ajoute un petit sondage perso : en salle des profs, dans mon lycée de campagne (73 % de socialistes, le reste d'extrême gauche, et moi), tout le monde est au courant de l'existence de cette théorie, et la plupart des jeunes collègues la considèrent comme une vérité scientifique.

      Comptez-vous être le seul "homme" au monde à contester son existence ?

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    3. Une visite à Google (et Wikipédia) montre ce n'est utilisé que par les opposants aux études de genre. Vous pouvez effectivement trouver quelque de gauche qui en parle et me faire des extraits tronqués. Vous avez oublié la phrase précédente où elle dit : ces arguments écartés, reste dans leur écrits ... Elle reprend donc leurs arguments.

      Il y a des scientifiques qui font des études sur le genre et les reacs appelle ça théorie du genre. Il n'y a pas de théorie. Que des études (qui ne vont d'ailleurs pas toujours dans notre sens).

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    4. Et si je vous parle de "théorie" de Darwin, ça vous choque ? Vous me répondez que ça n'existe pas ? Non, n'est-ce pas ? Et pourtant, en effet, ça n'existe pas : Darwin n'a jamais prétendu exposer une théorie.

      Appelons ça l'idéologie du genre, si vous préférez. Ou, mieux, arrêtons de jouer sur le mot pour évacuer la chose.

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    5. Vous jouez sur les mots.
      Il y a plusieurs théoriciens du "genre", donc, si vous voulez, plusieurs théories. C'est le cas dans toutes les sciences "humaines" (car la théorie du genre n'a rien évidemment de scientifique, au sens où la physique est une science). Votre argument consiste donc à nous dire que, puisqu'il y a plusieurs façons de concevoir le libéralisme (version Locke, version Bastiat...), il n'y a pas de théorie libérale.

      En réalité il y a plusieurs versions du libéralisme, mais toutes acceptent un socle commun.

      De même, il y a plusieurs versions du "gender", mais toutes ont un point commun : nier le caractère naturel et essentiel de la masculinité ou de la féminité ; nier qu'il existe une essence masculine ou une essence féminine. Affirmer que tout est construction sociale.

      Sur cette base, il y a et il y aura toujours diverses élaborations théoriques, comme c'est le cas dans tous les domaines hors des sciences dures (les vraies sciences, qui évoluent, mais qui a un moment donné font l'unanimité des chercheurs, parce qu'il y a des preuves. En matière de "gender" il n'y a aucune preuve).

      Les "gender studies" ne sont pas d'aimables réflexions sur l'homme et la femme. Elles partent du principe que "l'homme" et "la femme" sont des catégories sociales que l'on peut démonter, déconstruire. Le vocabulaire de Derrida est généralement convoqué. Tel est le socle de ces "études" : tout est déconstructible et reconstructible.

      C'est ça la théorie du genre, et il y a plein de gens qui militent en ce sens.

      Par exemple, il y a des livres pour gosses qui expliquent que le petit Barnabé a deux papas. Il s'agit de montrer que la notion de "papa" est recomposable à l'infini, en fonction de nos vœux.

      Le mariage gay suppose la théorie du genre. C'est pourquoi, après nous avoir vendu celui-ci, nous aurons nécessairement celle-là.
      Encore une fois, c'est la suite logique.

      Je comprends vos réticences à l'admettre, parce que votre vision de la gauche n'est peut-être pas celle-là, mais il faut reconnaître qu'une bonne partie de la gauche est intoxiquée par ces théories, se moque des "pauvres (qui de toutes façons votent le Pen) et se voue aux minorités, ethniques et sexuelles. j'en ai plein autour de moi, des gens de gauche dans ce "genre", pas vous ?

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    6. Ah, j'ai dis comme Didier Goux, mais en plus long.

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    7. Bon. J'ai le temps de répondre. Vous vous trompez sur beaucoup de chose notamment sur ma vision de la gauche mais peu importe.

      Vous confondez les théoriciens et les gens qui font des études. Vous avez besoin de dire qu'il s'agit de théories pour pouvoir nier les études et parce que vous n'avez pas d'argument sur le fond. J'en ai refait un billet.

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    8. C'est curieux, cette façon d'opposer études et théories, alors que les deux sont évidemment inextricablement liées : les études que l'on fait débouchent sur une théorie ; ensuite, on poursuit ses études, on en mène d'autres même, pour voir si la théorie tient ou s'effondre.

      Je parle dans les domaines sérieux, bien entendu : les guignolades des gender students (si l'on dit comme ça), c'est sans doute tout autre chose.

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    9. On n'oppose rien. Les études mène aux théories. Mais c'est vous qui inventez des théories pas nous. Et vous en déduisez que nous faisons une théorie du fait que les hommes et les femmes sont identiques et que nous allons enseigner cette théorie ce qui est faut v

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  7. passé par la05 juin, 2013 15:10

    L’hôpital psy "ceux qui y rentrent ne sont pas toujours fous".
    ça me rappelle les souvenirs de psy de l'ex-URSS: "faites un effort pour paraitre fou, sinon vous vous retrouverez au goulag"

    A propos en France, le médecin-chef de l’hôpital psy publique, est nommé (en partie) par le maire. Alors qu'y fait-on d'un opposant au maire? (juste une question). Et l'expert psy dirige en même temps le conseil de l'ordre(la bonne blague).

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  8. Si Elooooody ne travaillait pas, elle serait venue commenter ici, vu que le genre, ça la connait. (Cette fille, elle a un genre, mais un genre...! ) Mais elle travaille.
    Comme quoi, le travail, c'est la dictature du non-commentariat.

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    1. Élodie nous fait croire qu'elle travaille, nuance ! À mon avis, c'est pour se donner un genre…

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    2. Mouarf!
      Le billet arrive. Il a été commencé ce matin à 8h12, poursuivi ce soir à 18h47 et je suis en train de l'achever.

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  9. Ah... ces cons qui croient tout comprendre d'un mot parce qu'ils collent "théorie" devant. Ça fait rêver. Ce n'est pourtant pas compliqué. Mon sexe est féminin (et c'est très agréable merci) mais mon genre tirerait plus sur le masculin, surtout quand je glande devant un jeu sur l'ordinateur en buvant une bière, en boulottant des chips et en me grattant... l'oreille. Bref. Pas compliqué de voir que le genre, c'est juste refuser d'enfermer les gens dans des petites cases sociales, juste à cause d'un truc qui pend entre les jambes ou qui mouille à l'occasion. Pas de théorie là-dedans, juste du "gros bon sens" comme on dit par ici.

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    1. Du gros bon sens, bien sûr, bien sûr… Si je ne n'ai pas l'habitude de me gratter les couilles, c'est donc que mon genre tire sur le féminin.

      Vous avez bien fait d'intervenir : ça remet les choses en place.

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    2. Si mon commentaire vous en touche une sans bouger l'autre, ce n'est pas la peine de répondre. Le genre, c'est une construction sociale du sexe biologique. Aux filles les poupées, aux garçons les armes en plastiques.
      Je crois que vous n'avez pas saisi la métaphore que j'ai faite, et que vous l'avez prise au premier degré. Mais ce n'est pas grave. Cela me conforte même dans mes idées.

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    3. « Cela me conforte même dans mes idées. »

      C'est bien le principal, allez ! Même si le mot "idée" me paraît un peu hasardé, en l'occurrence.

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    4. Quand j'étais petit, je m'amusais à mettre les soutifs de ma cousine, et jamais je ne me suis senti en difficulté quant à mon identité. On peut vivre des expériences personnelles, multiples, sans pourtant légiférer ni mettre ça dans les débats publics.
      Plutôt que d'aider les gosses, vous allez leur faire perdre des repères naturels dont ils ont besoin pour s'accomplir en tant qu'humain passé à l'état de culture.
      C'est dommage, l'intention est bonne, mais les effets seront au contraire de l'effet escompté.
      J'ai accepté ma part de féminité depuis belle lurette, pourtant j'ai eu un père plutôt conservateur, et je ne saisis pas bien le caractère nécessaire de vouloir introduire cette théorie dans les petites têtes des Français.

      AVec cette histoire des genres, vous allez plus embrouiller les gamins qu'autre chose.

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    5. Mais personne ne parle de ça (sauf les reacs) ! Ils sont persuadés que la gauche veut supprimer les différence alors qu'elle ne veut que supprimer l'enseignement de ce qui n'est pas de vraies différences.

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    6. Pas des vraies différences ? Encore un truc qui sort d'un chapeau progressiste, ça ! Parce que les différences d'ordre culturel seraient de fausses différences ?

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  10. Marco celui qui joue sur les mots est celui qui parle de théorie pour une chose qui n'en est pas.

    Didier certains de vos commentaires étaient bloqués par blogueur.

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    1. C'est pourtant simple.
      Dire que le genre est socialement construit, c'est une théorie.

      Théorie : Ensemble de notions, d'idées, de concepts abstraits appliqués à un domaine particulier.
      http://www.cnrtl.fr/definition/théorie

      Il y a plein de théories dans l'histoire des idées, pourquoi voulez-vous que celle-ci n'en soit pas une ?

      Pour qu'on ne puisse pas en discuter ?
      Pour qu'on puisse nous l'imposer ?
      Pour qu'on puisse nous l'imposer sans que nous ayons notre mot à dire, sous prétexte que ça n'existerait pas ?

      Si vous voulez absolument remplacer le mot "théorie" par "idéologie", cela ne me gêne pas. Ou même par "idée", "concept", "trucmuche". Je voudrais seulement qu'on ne vienne pas bourrer le crâne de mes gosses avec des idées à la con "qui n'existent pas", sous prétexte d'"arracher l'enfant" à mon "déterminisme familial".

      Est-ce que j'ai une gueule de "déterminisme familial" ?
      L'école ne devrait pas être un laboratoire.

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    2. Vous inversez les données : actuellement vos gosses ont le crâne bourré par l'idée que les filles doivent faire la vaisselle pendant que les garçons regardent le foot.

      Je ne sais plus où un commentateur disait que ça rappelle l'église qui maintenait que la terre était plate.

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    3. Vous pensez vraiment que ce nid de modernœuds échevelés qu'est l'Éduc' Nat' enseigne aux filles qu'elles doivent faire la vaisselle ? Vous vous foutez du monde.

      Quant à votre commentateur, c'est un ignorant : l'Église n'a jamais maintenu que la terre était plate, d'abord parce qu'on sait qu'elle est ronde depuis Ptolémée, et ensuite parce qu'elle s'en est toujours foutu comme de sa première chasuble. Ce que l'Église, pour des raisons dogmatiques, a combattu, c'est l'héliocentrisme, qui n'a rien à voir avec la forme de la terre.

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    4. Didier a raison.
      Mais la terre ronde, ça date d'avant Ptolémée : ça date d'Eratosthène, qui non seulement a démontré la rotondité de la Terre (dont personne ne doutait), mais qui en a aussi calculé la circonférence.
      Faut être le dernier des cons pour croire que tous ceux qui ont vécu avant nous étaient les derniers des cons.

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    5. "Dire que le genre est socialement construit, c'est une théorie."
      Mais non! Le genre, c'est le sexe social. Dire que le genre est socialement construit, c'est une lapalissade, pas une théorie.

      Etudier la manière dont la société voit les sexes, ce sont les études de genre.

      L'identité de genre, c'est savoir si l'on se sent masculin ou féminin.

      Dire que l'identité de genre est principalement une construction sociale, c'est la théorie queer.

      Ce que les réacs nomment "théorie du genre", c'est la théorie queer poussé à l'extrême.

      Yis.

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    6. J'ai le sexe très social aussi.

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    7. Mais bien sûr. On se bat contre des gens qui nous disent seulement que le genre a une dimension sociale, que d'une société à une autre on ne voit pas exactement les choses de la même façon. Qu'habiller les garçons en bleu est un peu too much...
      C'est un peu comme quand on nous expliquait, toute proportion gardée, que le communisme stalinien voulait surtout combattre les inégalités, quoi.

      Mais la "théorie queer", ça existe, ça ? On a le droit d'en parler ?

      Continuez à faire semblant de ne pas comprendre de quoi parlent les "non-progressistes". Cela ne fait pas avancer le débat, et c'est exactement ce que vous voulez.

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    8. Ce n'est pas "le genre a une dimension sociale", c'est "Le genre est la dimension sociale".

      > a "théorie queer", ça existe, ça ?
      Puisque je vous le dis...
      Cherchez un peu, que diable! Vous verrez que cela existe et que cela correspond à peu près à ce que vous appelez "théorie du genre".

      > Continuez à faire semblant de ne pas comprendre de quoi parlent [vos interlocuteurs].
      Medice, cura te ipsum.


      Yis.

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  11. @ Didier Goux, Marco Polo, etc.:

    Je n'ai pas d'opinion sur la question de la théorie du genre, que je ne connais pas, mais je vous comprends mal:

    -si la théorie du genre n'a pas de bases solides, il n'y a pas plus lieu de l'enseigner que le créationnisme ou la mémoire de l'eau, puisqu'il n'y a rien à enseigner;

    -si c'est une théorie qui repose sur des bases solides, pourquoi donc ne faudrait-il pas l'enseigner (comme une théorie parmi d'autres) ? Parce qu'elle "sape les bases de la société"? on se retrouverait alors dans le procès de Galilée ou de Darwin...Mais si les bases de la société devaient s'avérer incompatibles avec des théories basées sur des faits établis, que faudrait-il changer, d'après vous: les bases de la société, ou les faits?

    À vous lire...

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    1. Je tente une réponse.
      Il y a bien des théories enseignées, et pourtant fausses, du moins dans le domaine des sciences dites "humaines". Nous ne sommes pas dans celui des sciences dures, où l'expérimentation permet de valider la théorie (valider, et non "vérifier", d'ailleurs). Dans le domaine des sciences humaines on peut dire ce que l'on veut. Je pense par exemple que la philosophie de Diderot est un tissu d'inepties. Je pense même pouvoir prouver que Diderot déconne grave, mais cela n'empêche pas la philosophie de Diderot d'être enseignée, surtout qu'elle se trouve en phase avec l'idéologie moderne du "jouir sans entrave".

      Il faut distinguer les vraies sciences (la physique et ses succursales) et les sciences humaines, qui n'ont strictement rien à voir. En physique, l'expérience décide de la validité. Il ne suffit pas qu'Einstein dise quelque chose pour qu'on le croie : il faut une expérience qui concorde avec les prédictions de sa théorie. En sciences humaines, pas de vérification expérimentale possible. La philosophie n'est pas une science. L'histoire n'est pas une science. La théorie (ou l'idéologie) du genre n'est pas une science. Les théories qui "marchent" doivent leur succès aux modes, avant d'être examinées plus sérieusement sur un critère de vraisemblance. En ce domaine, rien, jamais, je crois, n'a été aussi invraisemblable que cette idéologie du genre, et je suis bien convaincu qu'on n'en parlera plus avant longtemps.

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  12. A la différence du sexe biologique, je pense que ce que certains appellent (là encore en catégorisant, ce qui est une idiotie de plus) le genre, n'est que le constat que nous sommes tous différents, avec des réactions différentes et inattendues devant les évènements. Je pense qu'on peut très bien avoir un comportement dit "féminin" devant tel obstacle, "masculin" devant tel autre, que le voisin ou la voisine réagira (ou agira) de façon pas forcément opposée, mais différente, et d'autres fois ce sera l'inverse.

    Les théories, c'est bien beau, mais le plus souvent elles ne tiennent pas face à une réalité bien plus subtile et changeante.

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