En salle

30 avril 2014

Démocratie dans l'alcool

Musée à la mémoire de la démocratie
Ce n’est que vers 21 heures, hier soir, que j’ai appris le résultat du vote à l’Assemblée, dans Twitter où régnait une ambiance bizarre. Normalement, je suis le premier à m’énerver sur les twittos de gauche qui critiquent la politique de François Hollande mais, hier soir, il a fallu que je défende les 41 députés socialistes qui se sont abstenus et les 3 MRC qui ont voté contre le texte contre les partisans de Pépère !

Entendons-nous bien : si j’avais été député, j’aurais voté pour le texte même si je désapprouve certaines mesures, notamment le gel des revenus de certaines catégories (j’ai toujours pensé que les salaires étaient une priorité). Mais ce texte n’est pas l’objet de mon billet… Je peux très bien voter pour un truc auquel je suis opposé dans une logique de cohésion de la majorité. Prenons un exemple : le droit de vote des étrangers aux élections locales. J’aime bien cet exemple, il fait chier les gauchistes et les réacs. J’y suis opposé. Non pas que je sois un méchant raciste qu’il conviendrait de pendre par les couilles dans les meilleurs délais mais parce que je considère que cela reviendrait à créer une couche de sous-citoyens. Je préfèrerais que l’on facilite l’accès à la nationalité à ceux qui en ont envie. Je suis donc fermement opposé à ce droit de vote qui est une mesure de gauchiste de salon qui se donne bonne conscience à peu de frais… Il n’empêche que je ne ferais pas campagne contre si l’occasion se présenterait. Je rappellerais ma position de principe mais aussi le fait que c’est une des promesses de campagne qui a permis à la gauche de gagner tout en manquant de lui faire perdre puisque c’est le seul axe qu’avait trouvé la droite pour nous taper dessus dans la dernière ligne droite…

On a les paradoxes que l’on mérite. Suzanne appellerait ça de la mauvaise foi et c’est pour ça qu’elle m’aime.

Ainsi, la liste des 41 circulait hier mais pas de la part des zozos de la vraie gauche pour qu’on leur décerne une médaille, de la part de fiers bataves qui auraient voulu qu’on les fusille sur le champ pour traitrise.

J’ai pris mon blanc dextrier et je suis parti à leur défense, un demi dans la main gauche et un iPhone dans la main dextre. J’ai le jeu de mot foireux, ce matin.

J’ai dit, en gros et en 140 caractères bien tassés, genre un bit sur deux : « Bon les gens, un peu de sérieux, Manuel Valls a eu une majorité pour faire passer son bordel, ne nous fâchons pas, ne faisons pas un procès à ces 41 personnes qui, certes, protestent, mais ont eu le courage de leurs opinions contrairement à un certain nombre qui ont préféré conserver leur poste. C’est le jeu démocratique. »

Les contrefrondeurs m’ont alors répondu que les députés avaient été élus pour soutenir François Hollande et qu’ils devaient voter les lois que ce dernier proposait. Je leur ai envoyé dans la gueule qu’ils ne faisaient que militer pour la suppression du Parlement. Ils m’ont dit : « hein quoi comment ? »

Je leur ai donc expliqué : « Hé oui, bande de cons, si vous voulez que les députés de la majorité votent selon les consignes du président de la République, ce n’est plus la peine d’avoir des députés, des débats, des échanges,… On pourrait donc les supprimer, transformer le palais Bourbon en lupanar avec des grands parkings. Les députés pourraient rester au bistro mais la devises de mon blog ne tiendrait plus la route. »

Je vous rappelle cette devise qui n’a pas pris une ride depuis que j’ai improvisé une connerie, fin décembre 2005 : « S'il fallait connaître quelque chose en politique pour en parler, ça limiterait l'intérêt de la démocratie et la recette des bistros ».

Ainsi, nos brillants démocrates voudraient imposer un vote aux députés.

Pour un peu, nos fiers bataves constatant que la politique de Hollande n’a pas très bien marché jusqu’alors même si l’inversion tendancielle de la courbe est latente souhaiteraient installer une dictature.

Je veux bien défendre François Hollande, Manuel Valls et tout ce que vous voudrez mais pas avec n’importe qui.

Vive la démocratie, la bière et les serveuses à gros nichons.

6 commentaires:

  1. ça m'aurait bien amusée de lire ça .... mais ne suis pas plus sur twitter que je n'ai de blog !
    par contre moi, je viens de saluer comme il se doit la cohérence du vote de ces députés frondeurs !

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  2. Je suis d'accord! Surtout avec la dernière phrase.

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  3. Je suis d'accord avec tout, sauf la dernière phrase : je modifie "serveuses à gros nichons" par serveurs à petites fesses ".
    Bz

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    1. Ça me fait bander pareil. Je ne suis pas difficile. Mais je préfère quand même les pouffes à gros cul.

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    2. Pareillement, s'il vous plait.

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