En salle

17 avril 2014

La fronde est garnie

« On fait comme si on découvrait le sujet alors qu'il a toujours été sur la table », déplore Malek Boutih. « On avait des béni-oui-oui sous Ayrault, aujourd'hui on a des gens crispés à la moindre décision. Arrêtons de faire un procès d'intention permanent à Valls. Les états d'âme, ça ne fait pas une politique. » 

Ce n’est pas tous les jours que je suis d’accord avec lui ! Les députés socialistes sont fatigants. Cela fait des mois que l’on sait qu’il faudra économiser 30 ou 50 milliards. Le moment est venu d’y travailler. La presse parle d’une fronde au sein du groupe socialo à l’Assemblée. D’un autre côté, celui des partisans de Manuel Valls, on n’est pas toujours très fins. « Dans le camp de Matignon, on est déterminé à faire courber l'échine aux contestataires. «Le premier qui bouge, c'est une balle dans le genou. Ça calmera les autres», menace un député exaspéré par les attaques «d'une minorité». » 

Au moins, avec la droite on peut rigoler. Mme Pécresse a dit qu’il n’y avait pas assez de réformes de structure. M. Copé veut 130 milliards. Ils oublient qu’ils ont été au pouvoir pendant 10 ans, qu’ils n’ont fait aucune vraie réforme et que leur seul plan était de ne pas remplacer la moitié des fonctionnaires qui partait en retraite. Les Français n’ont pas oublié, eux. 

Au contraire, ça fait des années qu’on leur promet des actions mais ils ne voient rien venir. L’annonce de Manuel Valls est la première de grande ampleur depuis très longtemps. Enfin, ça bouge. L’annonce est double : il y a les cinquante milliards, bien sûr, mais aussi la réforme territoriale qui est importante parce qu’elle parle aux gens. Ce sont leurs départements qui vont sauter et leurs régions qui vont bouger. Ce qu’on retiendra de cette période est un nouveau premier ministre qui n’hésite pas à rentrer dans le lard, de la fonction publique, des élus, de sa propre majorité. 

La fronde est compréhensible. Je lisais un député socialiste qui disait : on n’a pas été élus pour cela.  

Engagement numéro 9 : Rétablissement du déficit public à 3 % du PIB. Rétablissement de l’équilibre budgétaire en fin de mandat. 

« On » a été élu pour virer Nicolas Sarkozy, pour rétablir les comptes et pour quelques engagements, comme le numéro 3 (allègement fiscal pour les entreprises qui investissent en France)… On fera le bilan des 60 engagements à la fin. 

La fronde est compréhensible mais lassante. 

N.B. : Billet rédigé à partir du tout nouveau Word Online. Ca change. Le changement... Je précise cela car la mise en forme de ce billet me parait bizarre (et pour être très franc : le code HTML est tout pourri). Toutes mes excuses (mais il me fallait un texte à faire avec ce truc pour en faire un billet de blog ultérieurement).

19 commentaires:

  1. comme hier , lu et approuvé
    les faiblards n'avaient qu'à rester à la maison au lieu de se faire élire

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  2. Je me trompe peut-être, mais j'ai l'impression que la colère vient plus des nouvelles mesures d’austérité de Valls, 20 milliards d'économie sur la protection sociale, le gel du RSA, les fonctionnaires encore et toujours dans le viseur etc...que des fusions des régions.

    (ça marche bien Word Online, enfin moi, je ne vois aucun changement par rapport à d'hab)

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  3. C'est pour Copé le front dégarni ?

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  4. La nouvelle police est bien plus claire que la précédente. C'est tout ce que je peux dire pour le moment.

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  5. Ces députés contestataires sont marrants: quand on dit qu'il y aura 50 milliards c'est bien qu'ils seront pris quelque part...

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  6. Quand on taille dans les mesures sociales, on ne peut pas, en plus, être félicité par la gauche.

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    1. Quand on distribue du pognon à tours de bras en tapant dans une dette souscrites auprès de banquiers qui se gavent avec, on ne peut pas être qualifiés de gauche.

      C'est ça qui me fout en colère (et ce que soulignait Romain). Et voir aussi mon commentaire chez Sarkofrance. La gauche française cherche l'égalité par le bas de 90 ou 95% de la population en enrichissant les autres sur le dos de la collectivité.

      Pour moi, ça, ce n'est pas de gauche.

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  7. Il veut devenir Ministre Malek Boutih?
    Ça m'amuse toujours les gens qui hier tapaient sur le Gouvernent (sans raison) pendant nous blogueurs on defendait le changement toussa. À cause (ou grâce) à eux, on s'est pris une taule et là, Malek, il arrive sur son cheval: "Ah non hein! C'est pas bien de taper sur le gouvernement! C'est mal..

    Ça me...

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    1. Faut pas. Je prends un exemple au hasard et tu lances une charge contre le lascar.

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    2. Je ne crois pas que ce soit à cause (ou grâce) à ceux qui hier tapaient (sans raison) sur le Gouvernement que vous vous êtes pris une tôle, mais plutôt parce que la politique de ce gouvernement diffère très peu de celle des gouvernements du précédent président, ou de celle qu'aurait mené la droite, croit-on, si elle avait gagné des élections.

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    3. Le "vous" de "vous vous êtes pris une tôle" répond au "on" de "on s'est pris une taule" de C Politweets.

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    4. Ah. C'est toute la gauche qui s'est pris une baffe. Perdre Villejuif...

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  8. Pour moi, tout ça, c'est de la non-politique : en réalité, l'exécutif prend les mesures qui conviennent pour desserrer l'étau des banques qui nous étouffe.
    Bien sûr ces mesures sont impopulaires.
    Bien sûr on entend les aboiements de ceux qui ont creusé le trou - si on reparlait du bouclier fiscal qui a coûté bien plus cher que l'inexcusable cirage de pompes d'Aquilino ! - et ceux de ceux qui, se disant grands révolutionnaires suçent néanmoins le bon jus de l'Etat, avec leurs milliers d'euros d'indemnités d'élus et avec leurs 400 000 électeurs dans toute la France, osent encore l'ouvrir et donner des leçons de maintien et de gestion publique !

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