En salle

08 septembre 2014

Sortie d'adolescente

Paire
Quand on lit le machin de Valérie Trierweiler, il y a une question que l’on se pose sans cesse : pourquoi ne se sont-ils pas séparés avant ? A partir d’un moment, peut-être quand il a commencé à être à peu près sûr de remporter la primaire, elle le décrit comme devenant de plus en plus odieux. Parallèlement, on sent aussi qu’elle le gonfle de plus en plus. Et même avant, il paraitrait qu’il fut méprisant avec les pauvres et donc avec la famille de Mme Trierweiler…

On pourrait faire de la psychologie de comptoir, sur le rôle de la conjointe du président, la difficulté à prendre en compte la grandeur de la fonction et tout ça… Si j’étais président, je crois que j’aimerais bien avoir à la maison quelqu’un qui me comprenne, qui m’aide, qui me prépare les bagages avec le costume de rechange s’il pleut,… En plus du rôle protocolaire que l’on peut imaginer. Ca n’a rien de machiste, si j’étais le conjoint d’une présidente, je crois que m’effacerais et serais au petit soin tout en essayant de jouer le jeu. Il a beau être un président normal, je vois assez difficilement François Hollande laver ses chaussettes et reconstituer les paires.

Il y a aussi un sentiment bizarre quand on lit ce truc, tout simplement qu’il est mal écrit mais je n’ai pas la capacité à juger des qualités d’un livre. C’est un article du Nouvel Obs, terrible, qui m’apporte la réponse : « Trierweiler écrit comme une fillette de douze ans, et pas précoce » ! Evidemment, n’aimant pas la dame, cela m’a bien fait marrer.

Je rigole d’un rien. Tiens ! Le dernier à m’avoir fait sourire avec cette histoire est François Bayrou qui a foncé au secours de pépère : « je n’ai jamais vu le moindre indice de cette méchanceté-là, de cette condescendance, de cette manière de regarder avec mépris qui que ce soit. »

Et surtout « D’ailleurs si Valérie Trierweiler avait vu cela, peut-être n’aurait-elle pas vécu avec lui. »

Malgré des années de bayroutologie appliquée, je n’arrive pas à choisir entre deux traductions.
La première : qu’est-ce qu’elle vient se plaindre maintenant, elle ne pouvait pas se barrer avant ?
La deuxième : elle ment.


Qu’en pensez-vous ?

45 commentaires:

  1. Destin tragique de certaines femmes, épouses, maitresses… Princesses à délivrer … (Il faut arrêter le coca !)

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  2. Il est certain qu'elle ne sera jamais écrivain. Mais est-ce le propos ? BHL non plus ne sera jamais écrivain, ça ne l'a pas empêché de faire carrière…

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    1. il sera jamais diplomate non plus et pourtant il a réussi à mettre le bordel

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  3. Je crois effectivement que c'est râpé pour le Femina.

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  4. D'ici que l'on apprenne qu'il a été écrit par Louis appelé également Sarko Junior

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  5. Les femmes phalliques, c'est comme les rouleaux Vulcano anti-mouches, ça reste pendu, c'est un supplice pour les yeux et pour les mouches et il n'y a que les gentils pour aller s'y coller !
    :DDD

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  6. Spécialiste en bayroutologie appliquée ou en biroutologie appliquée? La Trierweiler n'en pipe mot....

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  7. Cela dit, les gentils, tels Pépère et Bayrou ... ils m'évoquent le camionneur au début du film "Bashu, l'enfant étranger" : sous les raids d'aviation et un déluge de bombes, il roule, il roule ... Quand les avions enfin s'en vont, il arrête son camion et en fait le tour, en donnant un violent coup de pied dans chaque pneu. Pas crevés. Il remonte et reprend sa route. Pas un mot, pas une musique de fond, dans ce paysage lunaire à la frontière de l'Iran et de l'Iraq.
    FH, on est avec toi. Roule Pépère !

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  8. Horribilis Acnée
    Laissons lui savourer sa vengeance, quant à nous oublions-la .
    vincent
    l'Année terrible
    " La méchanceté naît où la hauteur cesse ; avec la petitesse on fait de la bassesse. "
    Victor Hugo

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    1. Le premier vers est fautif : onze syllabes au lieu de douze…

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    2. Hugo ,fautif !!
      Tout dépend comment l'on articule méchanceté ... Totor n'était pas du 9 3 ;-)

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    3. Ce n'est pas Hugo qui est fautif, mais celui ou celle qui l'a recopié. Et ce n'est pas la première moitié du vers qui est mauvaise, mais la seconde "où la hauteur cesse".

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    4. Après une rapide vérification (que vous eussiez pu faire vous-même…), le vers exact semble être :

      Par la méchanceté naît où la hauteur cesse.

      Et, là, c'est un alexandrin impeccable.

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    5. Y'a photo selon Google.
      http://fr.m.wikisource.org/wiki/Paris_incendié

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    6. Si bien que ce vers dit tout autre chose que ce que vous pensiez : il ne s'agit nullement de faire procéder la méchanceté de l'absence de hauteur, mais de faire naître quelque chose (qui est nommé dans les vers précédents), par le biais de la méchanceté et à condition que la hauteur ait cessé.

      Il faut toujours faire des citations exactes, sous peine de raconter n'importe quoi…

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    7. Mais on s'en branle, de Wikimachin ! Vous voyez quand même bien que la citation donnée initialement est un alexandrin bancal !

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    8. Ah oui exact. Nos commentaires se croisent et j'ai lu comme un abruti.

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    9. Et je vous signale que, dans ce que vous mettez en lien, on lit bien : « Par la méchanceté, etc. »

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    10. Mais laissez moi au moins le temps de reconnaître mes erreurs biugre de vieille vulve.

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    11. Je suis le troll qui trolle plus vite que son ombre de troll…

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    12. Ben oui. On parlait littérature avec l'excellent ouvrage de Mme Trierweiler qui finira Nobel de littérature et vous nous faites chier avec cet imbécile d'Hugo qui n'a jamais du aligner deux mots.

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    13. Avec l'autorisation du taulier, s'il le consent .
      @didier
      il faut toujours faire des citations exactes, sous peine de raconter n'importe quoi ....
      Tel était mon intention la preuve
      Ma source içi
      Et si vous en doutez encore :
      Je ne pense pas que, vous en sachiez sur moi
      Au point de vous gausser, en toute bonne foi .
      vincent





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  9. Peut-être pas mal vu :

    http://tinyurl.com/l3a6z2e

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  10. Bcp de choses à dire.
    1) Contrairement à ton Post de Jeudi ou Vendredi, ce livre est un carton intégral, bcp plus que les chiffres de tu cites.
    2) C'est quand même le genre de bouquin qui te rend mysogine. Elle se donne le beau rôle du début à la fin. J'ai lu. C'est horripilant. Ce qu'elle ne dit pas, c'est qu'elle était ambitieuse et attirée par le pouvoir à mon avis. Comme pas mal de gonzesses d'ailleurs.
    3) C'est bien écrit, le style est pas mal même si c'est horripilant.
    4) Ce que dit Bayrou est classe car il faut faire respecter la fonction Présidentielle.
    5) N'importe livre sur nos vies privées donnerait le même effet.
    6) La vie politique s'est faite facebookée en fait. On ne peut pas accepter d'avoir des fuites personnelles, la ligne vie perso / vie publique doit être redessinée.

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    1. Merde ma réponse à Disp a disparu.

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    2. Je recommence.
      1. Oui. Mais je serais curieux de savoir qui peut acheter de truc. Qu'un guignol comme moi le fasse (et encore même pas)...
      2. Oui.
      3. Non. Le style est à chier.
      4. Oui.
      5. La mienne aussi ?
      6. C'est surtout la presse qui est à l'origine.

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  11. Je trouve ton point de vulve assez intéressant !

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  12. Vous aussi, adoptez Didier Goux comme troll. Partageons mon avis : le seul blog avec plus de commentaires que de lecteurs.

    Sauf le seul billet qu'il n'a pas trollé, celui de samedi, et qui devrait finir par être celui avec la meilleure audience de l'été.

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    1. C'était quoi, celui de samedi, déjà ?

      Bougez pas, je reviens…

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    2. Ah, oui, c'était le Trierweiler ! Ce n'est pas de ma faute : ce genre de sujet me rappelle invinciblement le boulot ; donc je fuis…

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    3. Ah merde. Désolé. C'était pourtant rigolo je l'ai commencé à un gramme suite au défit d'une andouille dans Twitter et je l'ai fini à quatre.

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  13. Ça doit quand même faire un bout de temps qu'ils n'ont pas lu un truc écrit par quelqu.un de douze ans ...

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  14. Alors je l'ai lu, version numérique gratos.
    C'est mal écrit et effectivement, parfois, on ne sait plus très bien à quelle période on est.
    Je pense que c'est plutôt un livre "exutoire psy" que de vengeance vraiment, même si de fait, il nous montre un Hollande qu'on ne peut vraiment soupçonner.
    Comme toi Nicolas, le coté "cœur" m'interroge, non pas en me questionnant sur le pourquoi elle ne l'a pas quitté plus tôt (je pense qu'elle n'a pas voulu voir la tromperie d'Hollande qui durait depuis un an et alors qu'il y avait des rumeurs déjà parce que c'est très dur de faire le deuil d'un amour) (ici voix de Macha Béranger) mais surtout, sur le coté : "il m'envoie 29 mails dans la journée" et de temps en temps je lui réponds alors que non non pas du tout, je ne veux plus de lui. Ce qui pour moi s'appelle entretenir une relation perverse.
    L'aspect je fais des œuvres caritatives ne m'a pas dérangée, et puis je me sentirais en capacité d'ironiser là dessus si j'en faisais le quart de la moitié ...
    En revanche, ce qu'elle raconte de ses origines et du machisme et du mépris des classes politiques au pouvoir (l'odieux Tapie, les réflexions d'Hollande, que je crois vraies) m'a touchée.
    Et je reconnais dans ses écrits, ce mépris de classe que j'ai ressenti dès le collège.
    Je ne pense pas qu'elle soit ambitieuse et qu'elle ait choisi Hollande par calcul, car je la crois sincère quand elle décrit à quel point elle était mal à l'aise avec le protocole, qu'elle a toujours travaillé etc. Et elle était avec lui alors que personne n'aurait parié un kopeck sur lui.
    L'autre aspect frappant aussi de ce "livre", c'est qu'on ne connait jamais vraiment quelqu'un, et qu'un évènement (faut dire, un évènement important tout de même, l'élection présidentielle) peut le transformer (ou le révéler ?).
    Voilà les résultats de ma lecture.


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    1. Ton commentaire mériterait une réponse sérieuse mais avec mon iPhone, je vais avoir du mal.

      L'aspect caritatif m'a très gêné. Comme très souvent d'ailleurs. Cette manie qu'elle a à souligner qu'elle fait le bien. C'est affreux. Et en plus c'est complètement hors sujet. Souffron à fait un article dans le plus du nouvel Obs où il dit la même chose.

      Pour ce qui concerne le mépris de classe, je trouve qu'il en ressort l'inverse. Une impression étrange, comme si elle était contente d'avoir réussi à changer de classe. Elle ramène la lutte des classes à se sortir de la pauvreté.

      Je suis d'accord sur le fait qu'elle n'ait pas choisi Hollande par calcul et qu'elle est sincère.

      Pour ce qui concerne la fin de ton commentaire, je trouve totalement délirant qu'elle n'ait pas imaginé que la fonction transforme l'homme.

      J'étais dans un bistro ce soir. La fille qui fait la fermeture est en congés. C'est le Loufiat le plus ancien qui la remplace : il a vingt ans. Il était presque odieux avec son collègue plus récent mais plus vieux. Le simili pouvoir l'a transformé. (Je le lui ai fait remarquer mais la question n'est pas là). Valtrier n'a pas du tout senti ce truc.

      Je connais un peu le même truc au bureau. Ma chef a pris du galon. Je me retrouve donc avec une partie de ses attributions. Les collègues n'ont pas compris que je puisse avoir changé en conséquence. Comparaison n'est pas raison et tout ça. Mes collègues ne sont pas mes conjoints. Mais dans l'amitié que l'ont peut avoir entre collègues, ils n'ont pas compris que je ne pouvais plus leur passer les erreurs vu que j'en devenais responsable.

      Il y a de ça chez Valtrier... Elle sort des prétextes pour le tweet au sujet de Falorni... Sans même s'avouer à elle-même qu'elle a fait une grosse connerie.

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