En salle

05 octobre 2017

Un peu de sérieux, bordel !

Les polémiques sur les petites phrases des hommes politiques me fatiguent de plus en plus et je ne suis pas le seul. Un tas de rézossociauteurs n'ont toujours pas compris que ça ne sert à rien d'autant qu'ils tournent souvent entre eux (l'autre jour, une petite dame a menacé de me virer de ses potes FB parce que je n'étais pas insoumis : je l'ai bloquée avant pour rigoler).

Aujourd'hui, c'est le mot "bordel" employé par Emmanuel Macron qui déclenche des petites phrases assassinent de la part de gens qui ne comprennent sans doute pas ce qu'ils disent. J'ai vu crier des "c'est du mépris de classe". Ou du peuple, je ne sais plus. 

La phrase a été tirée de son contexte. Des gens ont été se bastonner avec des CRS suite à des suppressions de poste. Macron parlait avec un gugusse d'une commune voisine qui lui parlait d'une boite qui n'arrivait pas à recruter. Macron a répondu que les chômeurs d'ici pouvait aller se faire embaucher là-bas plutôt que de foutre le bordel ici ce qui n'est pas totalement faux. Même si j'enjolive un peu, les guignols foutaient bien le bordel.

Comme le faisait remarquer une copine, Beatrice, de Gaulle traitait bien les Français de veaux ce qui est quand même bien rigolo et on n'en faisait pas un scandale.

En outre, les internautes ne devraient pas oublier que Macron soigne sa communication et choisit ses mots (contrairement à Sarko qui s'emportait). S'il a employer ce mot, c'est probablement volontaire et réfléchi. Faire buzzer cela est d'une connerie monstre.

Il ne s'agit pas, pour moi, de défendre Macron mais, au contraire, de dire à ses opposants qu'ils ont une mauvaise stratégie. Et cette stratégie va avoir pour conséquence de dégoutter les gens de la politique dans les réseaux sociaux. Ils vont arrêter de suivre des militants. J'avais le même problème quand je faisais la campagne d'Hollande en 2012, je perdais des abonnés dans Twitter à force de répéter les mêmes conneries.

Et comme, en fin de compte, ces conneries n'ont aucun intérêt...

Il ne s'agit pas de défendre Macron, mais d'appeler lesppposants à réfléchir. Macron dit un truc de droite ? Et alors ? Il a besoin des électeurs. Quant au peuple de gauche que croient représenter quelques militants, il est d'accord. C'est le bordel. 

Il ne s'agit pas de défendre Macron, mais de faire le ménage dans les réseaux sociaux qui franchement commencent à nous casser les burn-ovaires avec des conneries alors qu'on ne devrait y raconter que des conneries pour rigoler. 

10 commentaires:

  1. Allons Nicolas, compare ce qui est comparable, voici exactement les circonstances dan lesquelles le grand Charles a dit cela

    "Dans son livre "De Gaulle, mon père ", Philippe de Gaulle indique que le général à prononcé ces mots en 1940 à Londres, après la signature de l'armistice entre la France de Pétain et l'Allemagne.
    Le général aurait dit : "Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n'ont que ce qu'ils méritent."

    http://citations.webescence.com/citations/charles-de-gaulle

    Quant au "bordel" je m'en fiche comme de ma première robe, c'est plutôt le fond qui me gêne.

    Hélène dici



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    1. « Quant au "bordel" je m'en fiche comme de ma première robe, c'est plutôt le fond qui me gêne. »

      Le fond de votre robe ?

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    2. "Bordel" : Macron "assume" le fond de ses propos mais regrette la forme"

      http://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/bordel-macron-assume-le-fond-de-ses-propos-mais-regrette-la-forme_2404816.html

      Non c'est "le fond qu'il assume" qui me gêne, parce que je ne vois pas le fond du fond.

      Quand à ma robe, elle n'a plus de forme alors n'en parlons pas 🙂

      Hélène dici


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    3. Il a parfaitement raison d'assumer le fond. Que ça soit en bien ou mal n'est pas la question. Mais quand je vois des cons qui voudraient que la France soit un gros producteur de charbon me navre.

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    4. J'ai oublié une phrase. Le monde change. En bien ou en mal.

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  2. C'est tellement facile de commenter UN mot et d'en faire toute une histoire !!!
    Pour le reste, il faut réfléchir et ça arrive de moins en moins souvent.
    Quand le gros Raymond a parlé de mobilité géographique, personne ne s'en est ému. Alors les exégètes à la petite semaine, rendormez vous, ça nous fera de l'air et du calme.

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  3. La France productrice de charbon ? Tu galèges.

    Bref ce petit échange était marrant sur la forme.
    On ne discute pas du fond dans un cadre de 15 cm x2cm si élégant soit il dans les salons de Nicolas 🙂

    Hélène dici

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