En salle

30 mars 2020

#confiné Jour 14 - Rien à signaler

Le temps qui passe | franckferdinand
Temps qui passe

Ce soir, 14ème jour du confinement, j’ai appelé ma mère confinée dans sa chambre de la résidence de retraite. Depuis aujourd’hui, ils n’ont plus le droit d’aller faire un tour dans le jardin. Elle ne voit donc personne à part les aides-soignantes  et n’a pas de nouvelle à donner. C’est un peu comme moi, dans ce « journal du confinement ».

J’ai survolé l’actualité, ce soir. Les nouvelles ne sont pas mauvaises. Il parait que le nombre de gens admis en réanimation devrait baisser au cours de la semaine et Jean-Luc Mélenchon  a dit qu’il fallait penser à la fin de ce confinement. Je ne prends pas ça au premier degré (je viens de recevoir un mail du maire de Bicêtre qui dit le contraire… et Jean-Michel Blanquer a dit que la réouverture des écoles sera peut-être après le 4 mai) mais il n’y a pas de mal à se faire du bien.

Je suis allé faire des courses, cette après-midi. Le personnel de Leclerc a enfin des masques. Il y avait beaucoup moins de monde que d’habitude alors que je pensais avoir choisi la mauvaise heure (cinq heures vingt), dans le magasin mais aussi dans la rue.

Le week-end a été long pour moi et pour tous les gens avec qui j’ai été en contact. Ce n’est pas qu’on s’ennuie (on lit, on joue,…) mais on l’impression de ne faire qu’attendre le prochain moment de la journée (le déjeuner, le dîner, l’heure de se coucher,…). Pour ma part, je suis décalé (peut-être un effet du changement d’heure). J’étais réveillé très tôt ce matin, j’ai déjeuné plus tard que d’habitude et il a fallu que je fasse une sieste express.

La journée de travail a été calme. Je le disais l’autre jour, j’ai du boulot « fluctuant ». A la limite, si j’avais été au boulot, je me serais fait chier. Aussi bien, demain, je vais faire douze heures de travail…

Ce soir, on a un « after téléwork » avec les collègues. Pourquoi pas ?


8 commentaires:

  1. Je me demande si cette histoire une fois terminée changera nos façons de travailler, notre économie ( être autonomes en masques, en médicaments, etc.), notre sociabilité (cesser de voir des gens qu'on n'a pas envie de voir), etc... ou si tout reviendra comme avant ?

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    1. Évidemment que tout redeviendra comme avant. Pour la bonne raison que rien n'aura jamais vraiment cessé d'être "comme avant".

      En fait, il n'y aura même pas, je pense, d'avant et d'après : l'événement n'est pas assez important pour marquer les mémoires, aussi peu que ce soit. encore moins les comportements profonds.

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    2. D'accord avec Didier. Il y aura des changements mais à la marge (genre : j'aurai le droit à plus de télétravail);

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    3. La vraie question est impossible à poser aujourd'hui, et pourtant...
      Chacun répète, à juste titre,que c'est" une situation jamais vue depuis un siècle "( grippe dite "espagnole"). Alors: est-il raisonnable de financer en permanence les infrastructures qui nous manquent aujourd'hui et qui vont coûter la peau des fesses pour des épisodes qui ne se produisent qu'1 fois par siècle, et qui ont fait jusqu'à présent 3 000 morts en France? ( rappel : chaque grippe annuelle = entre 9 000 et 13 000 morts )

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    4. D'accord avec Elie. S'il faut donner des sous aux hôpitaux, ce n'est pas pour assurer des trucs qui n'arrivent que rarement mais pour le quotidien. Je pense même que les erreurs du quotidien à cause du manque de moyen est plus dangereux que le virus...

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  2. C'est vrai qu'il y a des permanences assez surprenantes:

    https://www.franceinter.fr/caricatures-complot-liste-de-noms-le-coronavirus-engendre-des-attaques-antisemites-sur-le-web

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