En salle

16 juillet 2020

Covid : soyons pessimistes pour garder l'espoir !

Portrait D'une Très Belle Vue Sur Le Vieil Homme Noir Banque D ...
Toi, à la sortie du confinement

Youpi ! Tout va mal ! Tiens, avant-hier, Macron, nous dit : « popopo, le masque sera obligatoire dès août ». Nous, les cons : « Ahah : et pourquoi pas avant ? ». Le gouvernement : « OK, tas d’imbéciles ! Dès la semaine prochaine ». On dirait bien une séquence de communication bien rodée ce qui nous change un peu car, ne l’oublions pas, je suis là pour compter les jours et je crois bien qu’on est au cent-vingt-deuxième jours depuis le commencement du jour d’après de la fin du monde.

Je racontais sur mon blog annexe disponible en cliquant en haut à droite que nous avions eu une réunion professionnelle à propos du télétravail et que notre sympathique directrice des ressources humaines a tenu des propos qui veulent dire : bon, les gars, on pourrait arrêter le télétravail en septembre mais bon, hein, quoi, vous pouvez quand envisager de ne pas oublier que tout se passe bien et qu’il n’y a aucune raison que nous nous précipitassions.

La covid plane au-dessus de nos têtes à une hauteur qui me semble dérisoire par rapport au niveau de nonchalance qui nous caractérise. Tiens ! On se demandait pourquoi attendre, disais-je, et j’ai peut-être une raison à invoquer : il faut que les textes de loi soient parfaits pour autoriser les autorités notamment préfectorales à fermer les établissements recevant des clients (les fameux lieux fermés qui reçoivent du public) qui ne respectent pas les règles.

Aussi, je vous le dis, bande con (pas toi, hein !), vous feriez mieux de vous préparer dès demain à mettre le masque partout et si, vous tenez un bistro ou un autre commerce, à obliger les gens à respecter les consignes que vous avez encore à imposer. Je vais être large. Vous avez jusqu’à mardi. Après, au fur et à mesure de la publication des décrets, les couperets vont tomber et les mesures de fermeture administrative éclorassionner.

Vous vous direz en lisant mon pessimisation ambiante que je n’y connais rien et que je raconte n’importe quoi. Il y a deux solutions et vous avez raison : soit je raconte n’importe quoi, soit je ne raconte pas n’importe quoi. Nous exclurons l’autre possibilité qui est que je puisse avoir une légère ébriété mais j’ai un prétexte : au 1880, ils préparent une grosse fête pour demain (et j’ai tenu à les accompagner au comptoir pendant la préparation) car ils sont des commerçants raisonnables : ils savent que les bistros risquent de fermer très rapidement, qu’ils risquent la fermeture administrative pour l’exemple puis la fermeture de tous les lieux recevant du public dont l’ouverture n’est pas strictement nécessaire à la vie économique du pays.

Notre bon gouvernement va laisser les hôtels et restaurants gagner un peu d’oseille jusqu’à la fin de la saison pour ne pas trop démoraliser les troupes mais hop !, dès le 15 septembre on ferme si on a tenu jusque là… Pour tenir, il faudra qu’aucun client ne se fasse baiser par les casques bleus de nos forces de sécurité en allant pisser sans le masque.  

Les bistros et équivalents sont coupables : ils avaient des règles à respecter (le personnel porte un masque de même que les clients quand ils se déplacent) mais ils ont chié. Ils n’ont pas joué le jeu et peuvent donc aller se faire voir ailleurs. Cela étant, c’est foutrement con pour les rades qui ont joué le jeu dès le départ et sont menacés de fermeture au même titre que les autres.

Cela étant, on peut continuer à raconter des conneries pour jouer à se faire peur mais il y a des signes. J’en citais un : les propos de ma DRH mais vous pouvez en trouver d’autres. Par exemple, interrogez un patron de bistro près de chez vous. Demandez-lui s’il a un stock de bière pour tenir une crise. Il vous dira que non, que son fournisseur a refusé de lui en vendre beaucoup parce qu’il serait responsable si les fûts se périment à cause d’une fermeture généralisée des commerces.

Ma prédiction est la suivante (et j’ai le droit – et l’espoir – à l’erreur) : dès septembre, les règles de confinement vont s’alourdir méchamment.

Vous pouvez avoir un autre avis. Relisons-nous dans deux mois et, dans l’instant, mettez des masques plutôt que de jouer aux marioles.

Je ne suis pas optimiste pour vous (pour moi, je m’en fous, je vais pouvoir continuer à confiner dans la résidence familiale avec 150 m2 habitable, autant de dépendances, et 450 de jardin). J’espère que je pourrais continuer à compter les jours jusqu’au bout.

39 commentaires:

  1. : ils avaient des règles à respecter (le personnel porte un masque de même que les clients quand ils se déplacent) mais ils ont chié. en Mayenne, ce sont des gens et les personnels des magasins alimentaires qui ont oublié dès le déconfinement les gestes et le masque (cf article franceinfo). Sans doute en se disant que l'épidémie était parisienne et à l'est, et hop on se contamine. Le Auchan (parisien) où je fais mes courses : gros relachement des clients, affiche "port du masque obligatoire le 20 juillet" et un 2e distributeur de gel à l'entrée.

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  2. On a donc le choix entre faire les marioles ou faire les moutons. Le point commun est que, in fine, tout le monde sera tondu. La différence est que les moutons applaudiront en réclamant encore plus d'interdictions, plus de masques et plus de taxes.

    Et, après ça, il se trouve encore des gens pour s'intéresser à l'avenir…

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    1. Tant qu'il n'y a pas d'avenir, on s'en fout un peu...

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    2. Plus sérieusement, il ne s'agit pas de moutons, du moins dans mon cas, ça fait des mois que je plaide pour le masque obligatoire et vous m'avez assez critiqué à ce sujet. Et il est probable que si la mesure avait été prise il y a deux mois, on n'en serait pas là.

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    3. Où ? A se préparer à un nouveau confinement, une nouvelle paralysie du pays et toutes ces joyeusetés qui, en fin de compte, m'arrangent bien : je n'ai pas à reprendre mon quotidien à Paris... quotidien plaisant par ailleurs mais pas quand les bistros sont fermés, ce qui nous pend au bout du nez.

      Je vais donc reprendre un autre angle : le déconfinement a commencé le 11 mai, de mémoire et les bistros (en zone verte) ont pu ouvrir un peu après (vers le 20 juin en zone rouge) avec des règles à respecter, règles certes ridicules dans certains cas mais qui avaient au moins pour avantage que les gugusses ne s'entassent pas au comptoir au moment de commander, de régler,...

      Ceux que vous appelez les marioles n'ont pas respecté et, même si les bistros n'en sont pas la seule cause, les règles vont devoir être renforcées ce qui va se traduire dans un premier temps par des amendes puis des fermetures administratives puis des fermetures totales (ou avec des règles impossibles à mettre en oeuvre). On va arriver à ce que vous appelez "plus d'interdiction".

      Or, ma demande n'est pas d'avoir plus d'interdiction mais plus d'obligations, notamment celles de respecter les consignés qui ont été diffusées et établies.

      Il suffisait sans doute de ce tenir à carreau pendant l'été (et vous vous en foutez : vous ne bougez quasiment pas de chez vous) pour obtenir plus de libertés (là les types ont eu une liberté totale pendant un mois, bravo les gars...) tout en conservant ensuite quelques contraintes mais je ne vois pas en quoi c'est très chiant de porter un masque dans le métro ou dans un hypermarché !

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    4. « ma demande n'est pas d'avoir plus d'interdiction mais plus d'obligations »

      C'est ce qui s'appelle "jouer sur les mots" : on n'est pas plus jésuite !

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    5. C'est le verre à moitié vide ou à moitié plein...

      Bientôt, il sera interdit d'aller au bistro. Je préfère qu'il soit interdit d'y aller sans masque. Donc qu'on soit obligé de mettre un masque pour aller au bistro.

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    6. Il ne sert à rien de promulguer des lois que la majorité de la population ne respectera pas ( j'avais été impressionné, en Syrie, sous Afez-el-Assad, qui n'était pas un gentil, de voir tout Alep recouverte de paraboles de téle, qui étaient strictement interdites; mais on ne pouvait pas mettre tout Alep en prison).

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  3. Le taux de transmission du virus en Bretagne est passé de 0,92 à 2,62 entre le 10 et le 14 juillet.
    Soyez prudent
    Marc

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  4. J'avais entraperçu la possibilité d'aller en Bretagne fin août.
    C'est râpé ! j'ai presque la même ici.

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  5. Bien d’accord avec toi sur le port du masque.
    Il ne manquerait plus qu’on en vienne au reconfinement (même partiel) sans avoir pris avant les précautions qui s’imposaient : gestes barrière et masque.
    Hélène

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  6. M. Jegou,

    Je trouve que vous y allez un peu fort en accusant les gens de ne pas avoir respecté le confinement après des mois de claustration, de jobs perdus, de revenus en baisse, d'amendes à 135 euros, d'interdiction de célébrer le culte et d'enterrer ses morts dignement! Tout cela est ridicule. Je crois que les autorités ont paniqué devant des modèles faux qui annonçaient 500.000 morts en France et que beaucoup se complaisent dans la rédaction de règlements tatillons. Et ce n'est pas parce que vous porterez un masque ou un nez rouge qu'elles changeront pour adopter une attitude moins hygiéniste et respectueuse de la vraie vie. Que l'on teste (surtout aux frontieres) et que l'on s'occupe des personnes atteintes d'accord, mais que l'on re-confine tout le pays parce qu'il est devenu interdit de mourir: NON!

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    1. Bravo. Ducon ! On va re confiner parce que les connards ne portent pas de masque. La terre entière panique mais tu vas essayer de démontrer que c’est à cause de nos énarques.

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    2. Je me trouve pleinement en accord avec M. Henri.

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    3. hein ? tester aux frontières de la Bretagne ? et puis quoi encore ? et depuis quand on commente sur un blog en disant M. Jegou?

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    4. C'est normal : il a quelques réflexions justes mais la base de la discussion est fausse (je n'ai jamais accusé les gens de ne pas avoir respecté le confinement et j'ai toujours dit qu'il avait été abusif ; je reproche aux gens de ne pas avoir respecté les règles du déconfinement) pour aboutir à une conclusion débile !

      On ne va pas reconfiner parce qu'il est interdit de mourir mais parce que quelques abrutis ne comprennent pas les conditions de propagation d'une épidémie.


      Et arrêtez d'être d'accord avec un type que j'insulte copieusement, bordel ! Ca pourrait me gêner.

      Et j'en profite pour rappeler que mes propos sont à peu près constant depuis le début de ce pataquès (les vôtres aussi, d'ailleurs) ce qui me fait être d'accord avec une large partie des propos de M. Henri, sauf qu'il a fait une faute à mon nom, à peu près tout sauf les deux dernières phrases (et avec une nuance : le confinement a été nécessaire au début parce que les hôpitaux auraient explosé et qu'il fallait bien faire quelque chose faire bouger les gens).

      Quant au respect de la vraie vie, je me demande bien ce que ça vient faire dans cette histoire : il s'agit d'éviter d'ôter des vies en mettant un masque en faisant des courses.

      Un peu de sérieux.

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    5. On ne va pas dire M. Captainhaka, ça serait ridicule !

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    6. N'empêche, M. Haka, que tu as raison pour les frontières. Encore un bon vieux nationaliste qui s'imagine qu'un contrôle des frontières corrigerait tout et qui ne voit pas que le virus se développe maintenant dans des régions peu touchées auparavant, ce qui semble logique, notamment la Bretagne.

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    7. Et ca fait chier de censurer EA qui, pour une fois, vient de faire un commentaire avec lequel je suis parfaitement d'accord. Mais si je publie, il va recommencer son cirque.

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    8. Ah ! Le Henri a répondu mais j'ai effacé son commentaire par mégarde. Non. Pas par mégarde. Il faut être con pour se fatiguer à faire un long commentaire en commençant par insulter le taulier. C'est de l'énergie dépensée pour rien.

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  7. Juste pour dire que j'espère que ceux qui refusent le masque et donc prennent le risque de contaminer les autres ( car c'est de cela qu'il s'agit: un prix Nobel dont j'ai perdu le nom a estimé que cela équivalait à conduire en état d'ivresse) refuseront logiquement de se faire soigner par le système hospitalier...

    P.CASTOR

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    1. Castor, dans mes bras !

      (encore que, je me demande si un castor n'a pas un peu de proximité avec un pangolin).

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    2. Lorsqu'on éprouve le besoin de glisser l'adverbe "logiquement" dans une de ses phrases, c'est parce qu'on sait que ce qu'on raconte ne l'est nullement, logique. Que c'est même, au contraire, parfaitement spécieux.

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    3. Voilà un argument d'une rare élégance , digne d'un homme de Goux :on attaque sur la forme, au passage parfaitement correcte , qui renvoie à une cohérence de comportement.Le suffisant mr Goût a la rancune tenace...
      P.Castor
      PS ( sans jeu de mots)mes interventions sont rarissimes, je vais y renoncer totalement .
      P CASTOR

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    4. Tu peux rester. On connaît Didier. Oups ! Tu dois rester. Il me faut des types sains dans mon entourage.

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    5. Je n'attaquais pas sur la forme mais bien sur le fond ! (La forme, en effet, est parfaitement correcte.)

      Si ceux qui refusent le masque devaient logiquement refuser les soins en cas de contamination, alors il faudrait appliquer la même logique partout ailleurs. Ainsi, les fumeurs refuseraient de soigner leurs éventuelles bronchites, ceux qui dépassent les limitations de vitesse sur la route de se faire rafistoler en cas d'accident, les skieurs "hors piste" renverraient les sauveteurs avec indignation, etc.

      Et, bien entendu, les buveurs d'alcool jetteraient immédiatement à la poubelle leurs médicaments contre l'hypertension, le diabète et le cholestérol.

      Non mais !

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    6. Ah, une dernière chose : pour quelle raison éprouverais-je de la "rancune" envers vous ? À propos de quoi ?

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    7. Le masque ne sert pas à se protéger soit mais à protéger les autres, c'est un peu comme les limitations de vitesse...

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  8. M. Henri

    Il faudrait

    1. que les personnes à risque (je pense particulièrement à ceux en dessous de 65 ans), soient protégés.
    2. que l’épidémie ne frappe pas en même temps la majorité de gens -> les symptômes sont suffisants pour être dans l’impossibilité de travailler même en télé travail ... évitons un deuxième ralentissement de l’économie, et il est hors de question de retrouver comme en mars, la vilaine situation des hôpitaux.

    Voilà, ama, pas la peine de chercher plus loin.
    Helene

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  9. Un des éléments qui amène les gens à ne pas prendre tout ça au sérieux est la forme de cette maladie.

    Je connais quatre personnes testées positives à la covid. Si on écoute leurs récits, on dirait qu’aucun d’entre eux n’a eu le même truc. Entre celle qui a failli y passer et qui trois mois après est toujours très affaiblie, et celui qui ne s’en serait pas rendu compte et qui se moquait de son généraliste qui insistait pour le test, les écarts sont énormes. Comme la presse a beaucoup dit que la grande majorité des malades ne ressentirait quasiment rien, nos concitoyens prennent le risque, en se disant qu’au pire, ils auront la forme bénigne.
    J’étais dans les Hautes-Pyrénées récemment, et on voit bien aussi la différence entre les coins où il n’y a pas eu, ou très peu, de cas, et ceux où tout le monde connaît des malades.

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    1. Oui sans compter les informations contradictoires du début de la crise. Et il y a aussi une différence entre les coins, indépendamment des cas constatés : quand je suis à Bicêtre, le masques me semble indispensable alors que quand je suis en Centre Bretagne, je ne vois pas comment les gens pourraient s'imaginer que c'est utile...

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  10. Mon commentaire a disparu, je recommence. Dans le 65, ils n’ont eu qu’une trentaine de morts, principalement dans les EHPAD. Du coup, les porteurs de masques sont minoritaires. Mais pendant le pont du 14, il y avait des touristes, y compris des Suisses, des Belges... Donc, cela va brasser.

    Dans le 29, où je suis en ce moment, je crois que les gens sont plus inquiets, à cause des alertes récentes. Mais pareil, y a du monde là.

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    1. La modération des commentaires de ce blog fonctionne comme les masques.

      Dans le 22, où je suis, certains sont inquiets mais c'est la discipline qui prend le dessus.

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