En salle

30 décembre 2021

2020, 2021 - Pandémie d'années de m...

 

Buveurs de bout

On approche la fin de l’année et ça fait une bonne demi-semaine que je me demande quel bilan je pourrais publier. En lisant Denis, j’ai trouvé et c’est une évidence. Vous avez échappé à un couplet sur les gauches irréconciliables, la laïcité, la République… Autant de thèmes qui me sont chers car tant qu’on continuera à déconner à ces sujets, on ne retrouvera pas le pouvoir pour faire passer nos projets de gauche, gauche que l’on va continuer à se ridiculiser en atomisant 2007. Cumulés, les scores des candidats de gauche atteignaient péniblement 36% au lieu des 45 habituels ; cette fois, on ne dépassera pas les 25 et pour une seule raison : les gens d’une gauche relativement radicale poussent vers la sortie – oups, vers Macron – les sociaux-démocrates. Et je me répète, c’est la seule raison : à considérer que la moitié des nôtres ne sont pas des nôtres, on perd fatalement du terrain… Et répéter à longueur de journée que c’est de la faute d’Hollande ne changera rien à ce fait !

J’ai moi-même fait des billets au sujet de ce que dit Denis dont je vais citer un seul extrait : « En effet, être qualifié de criminel de la part d’amis au prétexte que nous avons fait le choix de ne pas recevoir en conscience et en responsabilité des injections expérimentales testées en 112 jours chrono à une fréquence de 3 mois m’amène à m’interroger sur le degré de bêtise d’individus que, finalement, je ne connaissais pas vraiment. » Et je vais lui faire un reproche : de rentrer dans le jeu en utilisant ce mot, « bêtise ». Mais, à sa décharge, il est dans le camp minoritaire.

Nous avons une crise sanitaire majeure. Deux camps s’affrontent : les partisans et les opposants à la vaccination, en gros, même si ce n’est qu’un résumé et qu’il faudrait être plus subtil… Par exemple, je suis pour la vaccination mais totalement opposé à son obligation (pour les raisons citées par Denis dans l’extrait), à son contrôle et à des contrôles d’identité « liés » à l’état de santé des braves gens.

Mais je ne voudrais pas revenir sur les arguments pour ou contre les vaccins mais uniquement sur l’état d’esprit qui règne sein de ce qui était les groupes de copains et qui a dégénéré dans un climat de haine à cause d’abrutis, des deux camps, qui se sentent plus intelligents que les autres, mais bien plus intelligents, au point de les prendre pour des merdes !

Pourtant, la situation est « simple » : nous avons des vaccins qui semblent éviter les formes graves de maladie, ce n’est pas Bogdanov qui me contredira, il ne peut plus, mais qui ne suffisent pas à enrayer cette saloperie, on bat records sur records, et, pour lesquels, on a assez peu de recul quoi qu’en disent des ahuris qui oublient qu’un cancer peut mettre des dizaines d’années à se déclencher. Et je suis vacciné.

On a dans les réseaux sociaux des andouilles qui se vantent, eux-mêmes, d’avoir eu la énième dose en disant youpi alors que c’est une information qui devrait être confidentielle (je ne suis pas le dernier à parler de ma vie privée dans ces réseaux mais il y a des sujets que j’évite sauf s’il y a une anecdote de comptoir à raconter ! En l’occurrence, je dis que je suis vacciné car ça n’aurait aucun sens que je fasse un billet « pour ou contre » sans parler de mon propre état mais soyez sûr que cela ne vous regarde pas – mais je dois reconnaitre que ce qui m’a valu mes séances d’hôpital est une thrombose trois mois pile poil après ma deuxième dose).

J’aimerais donc maintenant qu’on se calme, qu’on prenne du recul et tout ça ! Je veux bien reprendre l’organisation de soirées de blogueurs mais pas les trier du genre « cette semaine, nous recevront les antivax et je rappelle que le passe sanitaire est obligatoire » !

21 décembre 2021

Adieu Pompidou, Thrombus, gauche et Bouvet !

Photo piquée à Dagrouik dans Facebook


C’est la première fois depuis un mois que j’ai accès à un clavier autre que celui de l’iPhone et il est temps que je reprenne le blogage après tout juste un mois de glandage hospitalocole alors que j’attends avec une impatience feinte l’infirmière loudéacienne qui doit faire un état des lieux après le largage pompidolien. Et va-z-y que je te piquasse d’anticoagulant et que je refaisisse les pansements ad hoc en trois lieux bien différents sur mon pauvre petit corps grassouillet où, je dois admettre, elles ont de la place à s’épanouir d’autant que le compte rendu des quatre semaines de planque rédigé par la cardiologue spécialisée dans le coeur mentionne une sur morbide surcharge pondérale, comme si je n’avais que ça à foutre, déjà que j’ai arrêté de fumer.

Je vais donc commencer par résumer la situation de mon thorax et des zones apparentées en quelques mots. La responsable des ressources humaines de mon entreprise sentant qu’elle allait perdre une ressource m’a avisé : « toi, mon lascar, je vais te faire convoquer par la médecine du travail et ça ne fera ni une ni deux ». Ca n’a pas fait trois non plus et le lendemain je me pointait en haletant fortement au siège de la boutique où la toubib a dit « ho là là » puis a appelé les pompiers. Même qu’il y en a un qui a dit « putain de bordel de merde, ça fait des années que je fais le boulot, c’est a première fois que je récupère un lascar aussi mal en point à sa médecine du travail. ». C’était il y a bientôt trois mois et je vais résumer : les gens de la faculté ont fait ce qu’ils avaient à faire pour me retaper et je frisais la bonne santé pour la reprise du boulot et pour la visite médicale du travail. La toubib, la même, semblait bien surprise de me retrouver encore vivant et a fait les contrôles nécessaires : ma tension était revenue à la normale, baissant d’environ 30%.

Les gens de Cochin qui m’avaient soigné n’étaient pas contents d’eux car ils n’avaient pas trouvé de raison valable à ma faiblitude. Ils m’ont donc convoqué à une série d’examens complémentaires comme un pet scan, un scanner sans péter, une IRM et des trucs comme ça. A la fin de la deuxième journée à l’hôpital de jour, un type en blouse blanche pour montrer sa compétence m’a dit : « putain de bordel, on a foiré votre scanner, il faut recommencer d’urgence ». Cela sentait mauvais, limite le sapin. Ils m’ont refoutu dans le machin rond puis collé dans un coin. En fin de journée, un type me dit « on a réfléchi avec les cardiologues de Pompidou (l’hôpital, pas le musée), il faut vous opérer d’urgence car vous avez un bête caillot même qu’on appelle ça un thrombus qui pourrait exploser et vous provoquer un AVC alors que je n’avais pas envie d’y aller. Me voila transféré dans un nouvel hosto, Pompidou, donc, où j’ai pu discuter avec le chirurgien qui m’a annoncé les réjouissance : « ah ben on va vous ouvrir le thorax à la scie électrique ou à la hache puis vous arrêter le cœur pour faire passer le machin. » Hé ho ! J’étais venu à Cochin, ce matin, pour m’assurer que mon épanchement pleural n’avait pas d’origine cancéreuse et me voila opéré lourdement… Ce que je n’ai pas compris de suite, d’ailleurs.

Je me suis réveillé en salle de réveil, ce qui est fait pour ça, mais comme personne ne parle et que je n’arrivais pas à bouger, je pensais être mort. C’est assez surprenant comme sensation. Pour moi, la mort était la fin de la vie et il semblait que je continuais à penser… Je me disais que si ça devait durer l’éternité, j’étais mal barré ! Mais non ! On finit par émerger dans le cirage à cause des médicaments contre la douleur provoquée par l’opération et l’ouverture du Thorax puis tout rentre dans l’ordre et au bout de quelques jours vous vous retrouvez dans une chambre normale où vous pouvez vous laver les fesses et pratiquer beaucoup de gestes quotidiens sans l’aide d’une infirmière… Au bout d’une quinzaine de jours, ça ne pouvait plus durer mais Pompidou ne pouvait plus me garder et Cochin ne voulait pas me récupérer. Les hôpitaux « de suite » étaient complets et, en discutant avec les cardiologues, on a fait un constat imparable : le mieux était que je « rentre dans la famille en Bretagne » (je me suis bien gardé de dire que la famille n’était pas à la maison…) à une condition : que je ne prenne pas le train tout seul… J’ai mis quelques jours à comprendre pourquoi…

Finalement, l’illustre El Camino a décidé de sortir son automobile et de me ramener directement en Bretagne, ce qui fut fait hier soir mais nous n’avons eu le temps d’aller que dans deux bistros.

Quatre semaines à Cochin, deux à la maison dont une en travaillant et quatre à Pompidou, voila comment passer un excellent quatrième trimestre… Même si, des fois, on a tendance à s’inquiéter un tantinet comme si une opération à thorax ouvert suite à un truc possiblement dû à un cancer et pouvant vous provoquer un AVC était vraiment préoccupant.

 

Au moins, je suis vivant ! Ce n’est pas le cas de tout le monde. Tout d’abord, la gauche est morte. Tant pis. Je ne vais pas développer aujourd’hui à part un bête aspect : les vrais gauchistes ne s’en rendent pas compte. Ils continuent à penser que c’est de la faute des autres et que nous méritons au minimum le pal ou, pire, une soirée avec Ségolène Royal et Christiane Taubira. Ils ont tort. Ils sont presque les seuls coupables car, quelles que soient les erreurs faites par François Hollande et les siens, en cinq ans, ils n’ont pas su redresser la barre. Je reconnais évidemment que le débat est sans fin et je ne souhaite pas le relancer avec ce billet : on aura le temps d’en causer. Je vous promets.



Si cette gauche n’arrive pas à retrouver un fond de sympathie de la part « du peuple » et si elle conserve, comme électeurs, que des gens qui ont le cœur profondément à gauche au point de n’oser partir, elle devrait se rendre compte des nombreuses erreurs qu’elle fait, jour après jour, ne serait-ce qu’en conchiant des personnalités issues de la gauche qui, elles, avaient compris le sens de la vie… Il suffit de lire les réactions suite à la mort de Laurent Bouvet, dans Twitter, pour comprendre le malaise…

Car Laurent Bouvet est mort, aussi… C’était samedi dernier, à la fin de mon séjour à l’hôpital pour préparer mon propre décès ou, du moins essayer de l’éviter pour les trente ou quarante prochaines années. Il mériterait un hommage bien plus appuyé, de ma part, dans ce blog, mais je ne sais pas faire un papier à froid. J’aurais pu pondre trois A4 samedi mais, là, j’en suis incapable, surtout après avoir lu la prose d’autres andouilles dans la presse et les réseaux sociaux.

 

Et de toute manière, ma mission actuelle est de me remettre en forme pour rejoindre mon travail, Boulevard des Bouvets, à Nanterre (non sans un rendez-vous, fin décembre, avec mon chirurgien et une nouvelle convocation à Cochin pour faire le point sur tout ça).

Salut Laurent ! On va essayer de reprendre le combat, à notre niveau…

21 novembre 2021

Peut-on stopper l'inexorable dégringolade du PS ?


 

Je n’ai pas lu l’interview de M. Grunberg dans le JDD vu qu’il est réservé aux abonnées mais je suis totalement d’accord avec le début et je ressasse les mêmes trucs dans la plupart de mes billets politiques. « Cette faiblesse [de la gauche] date de 2017 : à l'élection présidentielle, les gauches rassemblaient 28 %, contre 44 % en 2012. […] Cet effondrement est dû essentiellement au recul du parti socialiste, passé dans le même temps de 29 % à 6 % […]. Ça résulte de deux phénomènes : la moitié de cet électorat, plutôt social-libéral, a suivi Macron en 2017, tandis qu'une partie votait pour Mélenchon. Globalement, tandis que la gauche pourrait perdre près de 20 points entre 2012 et 2022, l'extrême droite en gagnerait plus de dix, dépassant 30 % (et 50 % chez les classes populaires). »

Les méchants qui dépensent le plus
On ne va pas, aujourd’hui, tenter d’expliquer à nouveau la cause de la chute : des andouilles la mettraient sur François Hollande sans se rappeler que c’est le seul type de gauche à avoir remporté la présidentielle depuis François Mitterrand, sans compter les victoires locales obtenues lors qu’il était premier secrétaire et qui permettent, aujourd’hui encore, au Parti Socialiste d’exister.


Ces andouilles sont les mêmes à penser que la politique menée par Hollande puis par Macron est ultralibérale sans se rendre compte que la France est le premier pays d’Europe pour les dépenses de protection sociale…

 

Il faudrait voir un blogueur de droite donner sont avis sur la chute de LR vu que le candidat, s’il n’est pas aussi loin dans les sondages qu’Annie Hidalgo, est derrière deux candidats qualifiés d’extrême droite dont un, tout nouveau, qui représente la droite réactionnaire. Vous avez deux heures. Vous pourrez expliquer que Marine Le Pen est plutôt une candidate de « protestation » pour les électeurs qui n’en peuvent plus des autres pays qui ne les écoute pas contrairement à Eric Zemmour…

Mais je m’en fous. Revenons à la gauche et au Parti Socialiste.

 

Chute de rose : illustration

A-t-il une chance de revenir au premier plan ? On va dire oui pour se faire plaisir (j’ai plutôt tendance à penser que le retour de la gauche se fera en dehors) mais à deux conditions. La première est de tourner le dos à ce qu’on appelle maintenant le wokisme. Dans la semaine, on a beaucoup parler du « iel » qui est entré dans Robert. Tiens ! J’ai vu un sondage qui demandait « êtes-vous pour et contre ». Il n’y avait pas de case avec mon choix « je n’en ai rien à cirer, Robert est une entreprise privée qui fait ce qu’elle veut, tant pis si Rey se retourne dans sa tombe mais il faut bien admettre que tout cela est bien ridicule ». Foutons en l’air tout ce qui va avec, le décolonialisme et tout ça. Je voyais une petite dame qui criait dans Facebook : « Il n’y a pas de culture française mais la France a des cultures. » Je vais lui répondre : « Madame, allez vous faire sodomiser dans un autre pays, s’il vous plait ».  Et réfléchissez un peu. C’est peut-être aussi la culture française qui fait qu’on est au top des dépenses sociales.

La deuxième est d’avoir une position politique claire que l’on va qualifier de « social libérale républicaine » vu que les électeurs concernés s’évertuent à donner une majorité à Emmanuel Macron tout en se tournant vers l’électorat populaire sans le prendre pour un débile…

 

Si le changement pouvait avoir lieu avant la fin du mois, ça serait parfait.

18 novembre 2021

Vive le nucléaire et pas l'écosocialisme !

 


La gauche socialiste (ma gauche, quoi !) doit avoir une position claire par rapport au nucléaire : l’objectif doit très certainement être la fermeture des centrales mais surtout pas tant qu’on n’aura pas trouvé de remplaçant. Aussi, Emmanuel Macron a bien raison d’annoncer la construction de nouvelles centrales… car les remplaçants fiables n’arriveront sans doute pas avant une cinquantaine d’année.

Notons bien que peu importe ! Je ne veux pas ici faire l’éloge du nucléaire ou ouvrir le débat. Je sais que les centrales produisent des saloperies qui puent du cul, qu’il serait assez mauvais qu’elles explosassent et qu’on produit assez peu d’uranium dans nos champs de houblon et dans notre sol patriotique en général. En outre, il y a différentes raisons d’être optimiste et les bonnes nouvelles se multiplient malgré le catastrophisme ambiant. On a par exemple Airbus qui annonce des avions à hydrogène pour dans une quinzaine d’années.

Je vois deux raisons pour que les partis de gauche (comme de droite, mais ce n’est pas mon problème) ne fassent pas de promesses inconsidérées.

D’une part, nous n’avons pas le droit de prendre le risque de nous trouver en manque d’énergie d’autant que la consommation d’électricité ne saurait qu’augmenter (penser le contraire est de la folie) même si on arrivera sans doute à diminuer certaines sources de consommation comme le chauffage si on isole les bâtiments…

D’autre part, à un niveau électoral, c’est très mauvais de faire croire qu’on veut se faire élire à base d’éoliennes et de panneaux solaires. Les électeurs ne sont pas fous et, même si cela fait mal aux militants écolos, ne croient pas un instant à ce qu’on s’en tire comme ça. Les campagnes électorales ont lieu l’hiver et, de surcroit, les braves gens ont peur des pannes d’électricité et tout. En plus, la filière électrique, en France, emploie des gens qui votent…

 

Jean-Luc Mélenchon donnait hier une interview dans 20 minutes (j’en parle parce que l’interview est récent mais on retrouverait probablement les mêmes âneries chez les loustics d’autres formations politiques). Il parle beaucoup de nucléaire et donc de la possibilité d’en sortir rapidement avec des énergies renouvelables à développer mais il n’est pas crédible. Tout d’abord, il parle du danger du nucléaire (mais il est probable que tout le monde s’en foute) en parlant des centrales installées en zones inondables : cela ressemble à un plaidoyer pour l’implantation de centrales dans des sites propres, et donc, finalement, le remplacement des centrales actuelles !

Ensuite, il dit : « On parle souvent de l’éolien, mais il y a aussi du solaire, du luminescent, du thermique, des hydroliennes. Et puis, il y a les ressources, pour l’instant encore très mal maîtrisées, mais qu’un effort technologique permettrait de traiter : l’énergie des mers et des océans, qui est considérable. » Franchement, qui peut y croire ? On va mettre des usines au fond des mers pour profiter des courants, des variations des niveaux… ? Combien en faudra-t-il pour répondre aux besoins ? Encore une fois, je ne veux pas parler du fond. Les débats seraient infinis et sont affaire de spécialistes. Ce qui m’intéresse est « l’efficacité électorale » des promesses liées à l’énergie voire à l’environnement en général.

 

Il faut même pousser le bouchon trop loin : les partis de gauche, concurrencé par les écolos mais se trompant sur la nature de l’électorat, ont inventé « l’écosocialisme » ce qui ne veut rien à dire mais permet de montrer qu’ils n’ont pas grand-chose à proposer en matière sociale. Ca va finir par se voir.

Je pense souvent à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes car il est symptomatique de l’échec du combat de l’écologie politique. Et si cette pensée m’est venue maintenant, c’est en écrivant le mot « spécialiste » ci-dessus. Notamment dans les réseaux sociaux, un tas de spécialistes de tout et de rien (du transport aérien et de la gestion des aéroports, de l’économie de la Bretagne, des zones humides et j’en passe) se sont mis à délirer en oubliant de regarder chaque argument posément. En fin de compte, le gouvernement a fait prévaloir l’argument écologique, contrairement aux souhaits de la population, formulés dans les urnes, parce qu’il avait « peur de la zad » et cherchait à enterrer le dossier. Tant pis si cinquante ans d’études étaient mis à la poubelle et si le développement du coin était foutu à l’eau. Et « l’argument écologique » suprême était que l’aviation ne pouvait pas être un moyen de transport du futur car générait du méchant CO2. Cinq ans après, on nous parle d’avions à hydrogène.

Et les écolos et surtout les « écosocialistes » se présentent comme progressistes… Pourtant, aux yeux de 70% des électeurs, ils passent pour des ringards. Tourner la page à cette communication délirante ne fera pas de mal et, au contraire, permettra d’arriver au pouvoir et d’agir enfin, concrètement ! Et tous les progrès autour de l’environnement ont été faits ainsi. Le pense, en ce moment, à la gestion des déchets (vu que les évolutions m’emmerdent prodigieusement à titre personnel, à Loudéac) : ce n’est pas des promesses électorales qui ont fait les évolutions mais des travaux politiques et scientifiques, souvent autour de la normalisation. Et d’une manière générale, la recherche scientifique par des multinationales honnies fait plus de bien que les incantations de quelques hurluberlus.

Ce qui n’empêche pas aux élus de devoir être vigilants et « proactifs ». Encore faut-il être élus…

 

Et on ne le sera pas si, pendant l’hiver, on promet des coupures de courant aux électeurs !

15 novembre 2021

Tant qu'on n'a que Zemmour et la Covid


Dans mon dernier billet, je parlais de la mort des blogs mais, pour ce qui concerne les blogs de type « gauche modérée », il y a d’autres aspects creuser, notamment le fait que l’actualité politique tourne beaucoup autour de la Covid 19 et que l’année politique qui s’annonce va tourner autour d’une élection présidentielle où nous n’avons pas grand-chose à faire.

Tout d’abord, pour ce qui concerne la pandémie, ce n’est pas franchement un débat droite gauche et nous n’avons que faire de rappeler les erreurs de communication, voire les mensonges, du gouvernement. Le fait est que deux ou trois positions sont adoptées par les camarades ; entre ceux totalement d’accord avec le passe-sanitaire et ceux radicalement opposés, on trouve différentes nuances, comme moi, opposé au passe sanitaire et favorable à une forte incitation à la vaccination mais seulement pour une partie de la population, on ne mettra pas tout le monde d’accord.

Les antagonismes aboutissent à de belles engueulades que j’aurais tendance à qualifier d’inacceptables : on ne se fâche pas avec des copains pour des raisons politiques, on va au bistro et on parle d’autre chose. Malheureusement, pour aller au bistro, le gouvernement nous oblige à mettre un passe-sanitaire. La plupart d’entre nous est issue d’une « sociale démocratie » assez habituée à adopter une position raisonnable qui, dans les faits, incite à se rapprocher de la position officielle du gouvernement. Je m’étonne d’ailleurs de ne pas être sur cette position d’autant que, en principe, j’ai l’esprit assez scientifique !

Les mensonges du gouvernement ont tout foutu en l’air et le fait que l’on parle déjà de la quatrième dose de vaccin et que l’on constate que le virus se propage malgré de bons taux de vaccination n’aide pas à considérer le vaccin comme « la solution ». Sans compter toutes les andouilles qui sortent des chiffres et des courbes uniquement quand cela les arrange… Par exemple, en cette période, ils vont remarquer qu’on fait mieux que les Allemands en oubliant que, aussi bien, dans trois semaines, les données seront inversées. Mais je m’égare à moitié… A moitié seulement : il faut aussi montrer qu’on peut difficilement débattre.

Enfin, la plupart des militants d’un certain âge sont aussi favorables au passe sanitaire et, surtout, il est très difficile d’expliquer qu’on est pour la vaccination mais contre son obligation (ou vice versa, à la fin on ne sait plus trop) : il vaut mieux être pour tout ou contre tout.

Donc, on parle peu du virus à un niveau politique et comme, pour le reste, on s’en fout totalement, il ne reste rien à dire.

 

Et la décence nous empêche d’ailleurs de dire quoi que ce soit à propos du PS et de l’élection présidentielle. On ne va quand même pas taper sur Madame Hidalgo sauf par snobisme, comme pour dire « le PS a assez déconné, je suis haut dessus de ça ». Pour ma part, je ne tire pas sur une ambulance et, en plus, il est assez probable que je finisse par voter pour elle.

Cette élection a très peu de suspens. La seule incertitude tourne, aujourd’hui, autour de l’adversaire de Monsieur Macron au second tour. A la limite, Monsieur Bertrand pourrait le remplacer au second tour ou lui être opposé ce qui, au fond, nous ferait de l’occupation. A gauche, on ne voit personne, contrairement aux supporters de LFI. A quoi bon s’escrimer ? Vous me direz qu’on pourrait parler de son programme et le défendre mais j’ai renoncé. Après lecture… A titre d’exemple, on va dire que le droit de vote à 16 ans est à la limite du grotesque et pas parce que les mômes sont cons comme des valises.

Pour compléter mon billet d’hier, il y a un tas de sujets que l’on aborde plus dans les blogs car Facebook suffit largement. Quelques exemples. Petit 1 : les médias qui ne parlent que de Messieurs Zemmour et Mélenchon, empêchant les autres d’avoir de la visibilité. Petit 2 : c’est surtout vrai pour Monsieur Roussel qui est si sympathique. Petit 3 : les migrants ou les réfugiés ne Biélorussie ou je ne sais quel patelin du coin. De toute manière, on n’y comprend rien. D’un autre côté, comme on sait que les autres non plus, on peut raconter n’importe quoi. Petit 4 : la une du magazine du Figaro qui critique l’école qui lutte contre le racisme. Petit 5 : le gonzesses des insoumis qui dit qu’il faut se réconcilier avec les terroristes islamistes. Petit 6 : la cheffesse de la commission européenne qui prend un jet pour acheter des baguettes. Petit 7 : la COP 26 qui n’a servi à rien (contrairement à la COP21 qui nous avait fait arrêter les énergies fossiles et nucléaires tout en bougeant les oreilles grâce  à l’huile de coudes). Petit 8 : les terroristes devant les tribunaux. Petit 9 : Fillon devant les tribunaux. Petit 10 : le débat de la primaire LR. C’est intéressant, les propositions sont aussi débiles que celles du Parti Socialiste.

 

Tiens ! Il y a une tribune dans le monde présentée dans Facebook par Mademoiselle Elooooody. «  Nous sommes 285 femmes travaillant dans le milieu politique, associatif et / ou universitaire, et nous appelons à « écarter les auteurs de violences sexuelles et sexistes » de la vie politique. Alors que la campagne présidentielle monte en puissance, que parmi les what1000 candidats déclarés ou putatifs, au moins trois sont accusés de viols et / ou d'agressions sexuelles, il est temps de que les partis, tous les partis, fassent preuve de courage, d'honneur et de dignité en écartant auteurs de violences sexuelles et sexistes e la vie politique. » J’approuve. J’ai néanmoins commenté : « quel intérêt peut avoir un texte écrit par des gonzesses ? » Avec un smiley, hein !

Mon commentaire idiot m’a fait penser à Monsieur Zemmour. Il aurait pu dire une telle connerie mais très sérieusement. C’est normal, il est réactionnaire. Ca m’amuse donc contrairement à beaucoup de gens qui confondent « réactionnaire » et « fasciste ». On ne peut pas parler sérieusement de Zemmour. On peut dire qu’il ne faut pas en parler pour ne pas en faire de la promotion mais on se fait engueuler parce qu’on en parle et donc qu’on en fait la promotion.

De toute manière, je n’ai rien à dire sur ce lascar mais les gauchistes ont gueulé pendant des années sur le fait que le Front National était le diable et mangeait des enfants mais ça n’empêche pas Madame Le Pen d’être au second tour. Et encore, cette année, on pourrait avoir un second tour « Le Pen / Zemmour ». Ca aurait de la gueule, si je puis me permettre. Disons-le : Zemmour, c’est le diable. Ou un transpalette ; c’est pareil. D’ailleurs, je me demande si on mange de la palette à diable en comprenant le jeu de mot.

 

Je vais mettre une deuxième illustration. La première est trop réac. Vous avez vu ? La Bretagne est très progressiste, on dépasse des records de vaccination.

 

  

14 novembre 2021

C'est encore la mort des blogs !



Comme le disait Didier Goux dans son journal, si « j'en juge par l'ensommeillement de ceux de ma blogoliste, et par la quasi-absence de commentaires – je ne parle même pas de discussions – sur le mien, je crois pouvoir affirmer que les blogs ont leur avenir loin derrière eux et qu'ils sont sans doute assez proches du débranchement terminal ». Le bougre n’a pas tort même si ça fait une bonne dizaine d’années qu’on annonce la mort des blogs… Le mien n’est pas à exclure du lot avec une moyenne de cinq billets par mois depuis six mois contre plus de soixante-dix, dix ans auparavant, sans compter que j’ai eu jusqu’à six blogs actifs…

On pourra tenter de trouver des raisons, à cette baisse, et c’est d’ailleurs ce que je suis en train de faire mais, si elle n’est pas rectiligne, dure bien depuis longtemps. En fait, la seule chose qui m’étonne est que nous n’ayons pas encore touché le fond ! Une partie d’entre elles tourne autour des réseaux sociaux, et je vais y revenir, mais il ne faut pas oublier la fin d’une mode, une lassitude… A une époque, nous étions un peu des pionniers et formions un club privé. Cela n’existe plus ce qui justifie bien que nous fermions, en partie, nos gueules.

Ensuite, il y a le développement de sites spécialisés. Par exemple, il ne viendrait plus à l’idée de quelqu’un de normal de faire un blog photo alors que des supports se sont développés (les supports de partage existaient avant les blogs), souvent sous la forme de réseaux sociaux spécifiques tels qu’Instagram.

Après, il y a la proximité entre les blogs et différents gros sites – souvent « d’anciens » blogs – où, je dois reconnaitre, les tauliers font preuve d’un don que nous autres n’avons pas et qui leur permet de « produire du continue ». Je pense au Gorafi ou à Topito (bien différents)… mais des sites comme VDM existaient bien avant les blogs. Cette « proximité » génère une espèce de sentiment d’écrasement pour le blogueur qui se dit qui n’aura jamais la possibilité de décoller. Ce n’est pas grave, il se fait une raison… mais arrête de bloguer. Et les petits nouveaux (on pourrait imaginer un « turn over ») ne se lancent pas : tout est dit par le Gorafi !

En d’autres termes, il faut bien admettre que les blogs, notamment « politiques engagés » ne servent pas à grand-chose (j’y reviendrai aussi). Le blogueur veut bien l’admettre parce que, au fond, il est ouvert et tout ça, mais c’est frustrant. Notons que moi, ça me fait rigoler… Quand mon blog était encore dans les classements et, surtout, en première place, j’étais le seul à savoir que j’avais moins de 300 lecteurs par billet, les deux tiers venant par une recherche Google sans rapport avec le billet (et donc une durée moyenne des visites de l’ordre de la dizaine de secondes). Mon blog ne serait à rien (sauf à m’amuser…) mais je connais des lecteurs qui ne l’ont toujours pas compris. Toujours est-il que le blogueur, s’il prend plaisir à écrire et développe un « vrai style intéressant », finit frustré. Il est inutile et arrête. C’est bien triste.

Seuls certains résistent. Pour les copains, vous les trouverez dans la blogroll. Je ne sais pas pourquoi chacun d’entre eux a fait son dernier billet. Mais, au fond, je ne sais pas pourquoi je fais le présent billet.

 

J’avais promis de revenir sur deux sujets, le premier étant « les blogs politiques ne servent à rien ». C’est faux, ils occupent, donnent du plaisir,… à ceux qui les tiennent et à quelques lecteurs de leur entourage. Mais si, par miracle, un billet cartonne et finit par être lu par 5000 personnes (ça n’arrive jamais ou presque ; quatre fois dans l’histoire de ce blog et pas une seule pour un billet politique), ça ne représente que 0,11% des électeurs (vous pouvez vérifier) mais, en plus, ils sont tous de votre bord politique et déjà convaincus. Le blogueur a du mal à tenir ce genre de raisonnement et beaucoup de ceux qui sont actifs, ou du moins étaient actifs, se donnaient l’impression de mener une croisade…

Le deuxième est l’impact des réseaux sociaux, notamment Twitter et surtout Facebook. Il y aurait beaucoup à dire. Je vais aller vite car ce billet pourrait devenir une tartine. Tout le monde peut s’exprimer dans ces machins. De fait, chacun est plus intelligent que l’autre et n’a rien à foutre de ce qu’il peut écrire, même s’il a travaillé un billet de blog, ta vanne à trois balles est plus intéressante. Ils fournissent par ailleurs beaucoup de lecture, un peu au hasard, tellement qu’on ne prend pas la peine de lire et, surtout, à la grande époque, il fallait des bloguerolles et des agrégateurs de flux, utilisés méthodiquement pour avoir une idée de dont causent les gens. L’information dans les réseaux sociaux n’est pas triée et vous « recevez » des plaisanteries, des articles geeks, des textes politiques et tas de trucs que vos potes ont jugé intéressant, sans doute à juste titre. Vous ne lisez plus les articles, mais juste les publications. Et vous savez que les autres font la même chose, vous n’écrivez plus de billets et vous vous contentez de quelques pets de travers.

 

Enfin, pour ma part (mais cela concerne beaucoup de gens), je suis orphelin de la politique, je n’ai plus de parti ou de candidat de prédilection. Je n’ai pas envie de taper trop sur le gouvernement qui est sans doute ce qui aurait pu arriver de moins pire avec les tordus qui aspirent à nous diriger. Par ailleurs, je suis lassé de voir le manque de succès des billets de fond que j’ai pu faire à une époque. Surtout, je pense avoir fait un peu le tour de mon style avec plus de dix mille billets en bientôt 16 ans…

Cela étant, ça fait plusieurs fois que j’assiste à la mort des blogs… Parallèlement, le contenu en ligne est plus riche et les médias traditionnels se sont adaptés. On va tous mourir.


12 novembre 2021

Connectique

 


Cette première journée de télétravail « depuis » mon appartement parisien me rappelle le confinement, avant que je ne puisse fuir en Bretagne. J’avais alors un tas de problèmes techniques… que je retrouve aujourd’hui. Et qui font que je vais d’ailleurs probablement finir par aller travailler du bistro…

Toujours est-il que, pendant mon séjour à l’hôpital, mon iPhone a rendu l’âme suite à une chute malencontreuse (forcément, quand on passe quatre semaines au lit, on s’endort bêtement et les objets tombent). En fait, c’est l’écran qui était abimé, notamment la partie « tactile », il y avait un certain nombre de trucs que je ne pouvais plus faire, surtout envoyer des mails et téléphoner… mais les SMS passaient, je crois… Etant malade, j’avais réellement besoin de ce machin, ne serait-ce que pour être joint. J’ai donc demandé l’autorisation au toubib de m’absenter une demi-journée et j’ai foncé à l’Apple Store du coin pour le faire réparer. Evidemment, j’ai craqué et j’en ai acheté un neuf, un iPhone XIII, d’autant plus facilement que l’ancien avait plus de trois ans (notons par ailleurs la robustesse de ces machins : les écrans cassent mais la batterie continue à fonctionner une journée entière au bout de trois ans…).

Par contre, j’avais perdu les mots de passe associés à mes trois identifiants Apple ce qui est bien gênant. L’aimable commerçant m’a parmi de retrouver le principal (celui @me.com) mais pas les deux autres (et la manipulation qu’il proposait ne fonctionne pas…). J’ai donc récupéré mes données et les applications mais, pour une raison que j’ignore, pas certaines données propres aux applications, notamment les mots de passe… Et bien sûr, j’avais oublié mon mot de passe principal, celui de Google, lié à mon adresse mail…

Et j’avais évidemment peur de tout casser en le réinitialisant. J’ai alors décidé d’attendre d’avoir mon PC personnel avant de faire des manipulations mais ce PS est en Bretagne. Je me retrouvais donc pour plusieurs semaines sans messagerie personnelle et professionnelle encore que, cette dernière, aurait été accessible sur mon PC de bureau, toujours connecté à mon compte Google. J’ai fini par connecté mon vieil iPhone (par le partage de connexion du neuf) afin de pouvoir lire les messages… quand l’écran tombait en marche. Un bel inconfort ! Mais tant pis… Je me disais que dès la reprise du boulot, j’aurais accès à mes mails avec mon PC professionnel !

Mais… pendant mon absence, mon employeur a décidé d’empêcher l’accès aux messageries personnels depuis le poste de travail ! Je n’avais donc plus mon gmail sauf sur mon ordinateur en Bretagne, à 430 km.

 

Pourquoi je raconte ça dans le blog, me demanderez-vous ? Parce que c’est trop long pour Facebook…

 

Hier, un jour férié, j’ai reçu plein de mails sur ma messagerie professionnelle dont un personnel… Je n’ai pas réussi à y répondre. Il me tardait donc de retrouver mon PC professionnel mais je n’ai pas de wifi à la maison : il me faut passer par un de mes smartphones. J’ai retrouvé le pro par miracle au fond d’une valide (les téléphones pro ne servent plus à grand-chose depuis qu’on est à fond sur Teams) mais je n’arrivais pas à le charger (il s’est décoincé au bout d’heure, allez savoir pourquoi ! Je suppose que le connecteur est dans les choux) et je n’arrivais pas à utiliser mon nouvel iPhone ! C’est normal et grâce à Dagrouik, j’ai pu réparer tout ça… L’iPhone avait le même nom que le précédent mais pas la même adresse, le PC pensait donc à une fraude…

Me voila donc dans un état près de la panique, le tout croissant ces derniers jours au fil des nouvelles péripéties me tombant sur les endosses. Et vous me connaissez un peu : comme je le disais à ma sœur à l’instant (c’est pour elle que je dis ça…), cela me met réellement le cerveau en vrac : on est peu de choses… D’autant que j’attendais toujours les dates pour mes rendez-vous à l’hôpital afin de pouvoir m’organiser : séjours en Bretagne et tout ça.

 Il y a néanmoins une « double nouvelle » qui me fait chaud au cœur : j’ai pu avoir le code pour me connecter de l’Amandine et, depuis deux ou trois jours, il y a le wifi à la Comète… Mais la nuit de mercredi à jeudi, j’avais eu des problèmes de réglage de mon appareil pour respirer en évitant l’apnée du sommeil. Pour résumer, j’avais un peu tout qui partait en couilles !

Ce matin, frustré par l’appareil, je me suis réveillé vers 4 heures (en fait, l’appareil avait très bien fonctionné, ce qui a duré jusqu’à ce que je me lève). Impossible de me rendormir, tous ces problèmes, au fond mineurs, me tournaient dans le crâne (et avec l’appareil à respirer, on peut difficilement trouver une bonne position…) !

 

Reprenons. Vers 7h30, ce matin, je me suis levé pour mettre en route mon PC professionnel mais je n’arrivais pas à le connecter via l’iPhone et le smartphone professionnel ne fonctionnait plus. Je n’avais plus mon mot de passe Google qui héberge ma messagerie personnelle, je n’avais plus de messagerie professionnelle sur mon iPhone. Je ne voulais pas utiliser les moyens de récupération car j’avais peur de tout perdre sur mes appareils encore connectés. J’attendais des rendez-vous à l’hôpital et des convocations qui auraient dû arriver par mail. N’arrivant pas à connecter mon PC, il aurait fallu que j’aille au bureau aujourd’hui ce qui n’était pas prévu (et j’aurais été tout seul) ou que je prenne une journée de congés mais sans PC, je ne pouvais pas la poser !

C’est alors que j’ai eu l’illumination partielle ! Je me suis rappelé que … je me rappelle très bien du mot de passe de ma messagerie professionnelle (forcément, il faut le saisir régulièrement vu qu’on a plusieurs « comptes »). J’ai donc pu installer ma messagerie professionnelle sur mon nouvel iPhone. Dans mon élan, j’ai décidé d’installer l’application Gmail et j’ai fini par dire que j’avais oublié mon mot de passe… Cette andouille m’a dit que j’allais recevoir une notification sur mon appareil Androïd mais, voir plus haut, ce dernier était dans les choux et ne se chargeait plus… Dépité, j’ai dit à l’application gmail de l’iPhone de trouver une autre solution. Elle a proposé d’utiliser une adresse mail de récupération : miracle ! Il s’agissait de mon adresse professionnelle…

Parallèlement, mon smartphone pro a commencé à se charger… et Dagrouik m’a dit sur Facebook comment connecter l’iPhone. L’hôpital m’a appelé pour les rendez-vous… Et j’ai eu une idée géniale pour le boulot suite à un incident signalé par la production informatique.

 

Je peux donc sereinement aller prendre l’apéritif. Notre illustration.

 

08 novembre 2021

Mélenchon, président des SDF ?

 

Ce blog est tenu par un fainéant mais cela ne m'empêche pas de suivre l'actualité du jour avec appétit. Mélenchon vient de promettre la disparition des SDF pour 2022 s'il est élu ! Comme l'avaient fait avant lui Macron et Sarkozy...

26 octobre 2021

Saturation

Je ne parle pas ici des blogs mais du taux d’oxygène dans le sang dont au sujet duquel le mien n’est pas terrible mais la question n’est pas là. Jusqu’à ce que je regarde des séries hospitalière à la Netflixiennetévé, j’ignorais tout de cette notion. 

Je vais te rendre service en glissant ici quelques copier coller de cette page web :
Tu prendras soin de ne tirer aucune conclusion sur mon propre état de santé surtout si tu es un vieux con. 

Extrait 1 :


En prélevant du sang au niveau d'une artère, on peut mesurer différents paramètres liés à la quantité de gaz qu'il contient et notamment la saturation en oxygène (SAO2). Elle correspond au taux d'oxygène présent dans les globules rouges :

  • entre 94 et 98 %, la saturation en oxygène est bonne ;
  • entre 90 et 93 %, elle est dite « médiocre » ;
  • en dessous de 90 %, on parle de désaturation.
Extrait2 : 

Lorsqu'une personne est mal oxygénée, on parle d'hypoxémie. Cette situation peut être particulièrement dangereuse et doit donc être rapidement détectée, pour que le personnel médical puisse agir rapidement. Elle se manifeste par des maux de tête, un état de confusion, une grande fatigue, des difficultés à respirer, une cyanose (la peau prend une teinte bleutée)...

Chez moi, il y avait bien la grande fatigue et led difficultés à respirer. 

Extrait 3

Une diminution de la saturation en oxygène du sang peut être provoquée par des problèmes respiratoires, comme l'asthme ou la broncho-pneumopathie chronique obstructive, liée le plus souvent au tabagisme. Les poumons ne remplissent pas leur fonction d'oxygénation du sang correctement.

Les cons..

13 octobre 2021

Hôpital de petit jour

Je crois qu’à l’hôpital, le pire repas est le petit déjeuner, en fin de compte. Ce n’est pas une question de qualité mais quand le plateau arrive, on se demande comment une partie de l’humanité arrive à servir à l’autre du mauvais café avec des biscottes sans intérêt. 

Tel que vous me voyez, là, je suis dans l’impatience d’un voyage professionnel avec une nuit dans un IBIS pour profiter des immondes viennoiseries que l’on ose vous servir mais dont vous vous empiffrez sans retenue au nom du « aujourd’hui, c’est permis ! C’est pour le boulot ». 

Par contre, je me demande comment les imbéciles qui prennent du jambon, des œufs, du fromage, des laitages,… à l’IBIS le matin font à l’hôpital ! 

Je suppose qu’ils doivent déprimer plus que moi ce qui, au fond, est réconfortant.

11 octobre 2021

Pass Sanit’Hair



Les imbéciles en charge des admissions en réanimation ont un gros sens de l’humour. D’ailleurs, je me remets très bien de la scène. Des types hilares autour de moi…

Ils ont, pour partie, comme mission de tailler les grosses barbes. Ils le font n’importe comment. Le résultat est simple : le patient finit par avoir honte de sa nouvelle dégaine de gros porc, finissant par ds demander si un taxi acceptera de le ramener chez lui (si tant est qu’il doive rentrer chez lui…). 

Le pire est quand le patient est en réa avant un passage en pneumo : les différents masques à disposition n’adhèrent plus à la peau et les internes n’osent pas vous tondre plus. 

Je viens sans doute de perdre 48h. 

10 octobre 2021

Cochin qui s’en dédit

J’ai beaucoup de mal à compter les jours depuis mon placement en cabanon d’autant que je ne sais pas trop ce qu’ils ont fait de moi au début. Il faudra reconstituer tout ça mais je crois bien avoir passé une douzaine d’heures en réanimation. Je crois me rappeler, mais peut-être n’est-ce qu’un rêve ?, avoir été « viré » de là pour laisser la place à un mourant légitime (à savoir atteint de la Covid contrairement à moi mourant de plus de 50 ans d’excès divers, même si je ne suis pas pressé). 

Après j’ai fait un autre service ou peut-être un truc spécifique pour observer l’oxygénation de la respiration. Là, je suis depuis deux jours, je crois, dans un service plus normal même si ne j’ai pas encore trouvé la buvette. 

Je suis toujours dans la chambre où m’a trouvé Deblais, le jour de mon admission dans ce service, m’apportant un câble d’iPhone, l’heureux homme. 

Je vais revenir sur deux sujets de mon dernier billet. 1. La bouffe. La mauvaise qualité est certes une tradition chez nous comme la lapidation des femmes adultères chez d’autres. J’ajoute que le petit déjeuner est bien trop léger (4 biscottes…) et qu’il manque un goûter. 2. Le smartphone. Ce n’est pas parce Christophe Colomb n’a pas pu envoyer de SMS à sa grosse lors de son atterrissage que nous devons refuser le progrès. Certes, des générations d’imbéciles ont pu être hospitalisés sans donner de nouvelle et, surtout, en obtenir, mais on espérer que ça se calme. 

A part ça, le smarphone est surtout indispensable à l’hosto pour regarder des séries sur Netflix… Mais ces ânes de gestionnaires continuent à faire l’usage de la télé. 

Coté « nouvelles technologies », la santé déguste. 

09 octobre 2021

Stage hospitalier

Contrairement à la rumeur l’apnée du sommeil n’a rien à voir avec l’apnée juvénile dont au sujet de laquelle je suis trop vieux pour avoir. Vous n’en saurez pas plus, misérables cornichons, sur mon état de santé. On va résumer : tout va bien et ça ne va pas s’améliorer. 

Toujours est-il que pour 4 ou 5 jours à Cochin, je n’ai pas grand chose de mieux à foutre que de dégoiser dans le blog. Excusez pour les fautes. Il est obligatoire de faire des fautes quand on écrit avec un iPhone. 

Tiens ! Je commence. Il est absolument inadmissible que l’administration hospitalière ne comprenne pas qu’un type qu’ils reçoivent n’a aucun autre moyen de rester en contact avec la famille qu’un téléphone portable ou une grand mère sénile. Des chargeurs doivent évidemment être mis à disposition ! J’ai passé 2 jours sans connaître le niveau d’information de la famille sur mon état (et il m’était resté assez de batterie pour signaler mon hospitalisation). 

En complément, dans mon cas, j’ai l’impression de n’avoir aucune information. Ce qui me donne le sentiment d’être bloqué le week-end parce qu’ils m’ont oublié dans un coin le vendredi après-midi. 

Depuis mercredi vers 17h, j’ai eu trois repas, dont le premier petit déjeuner aujourd’hui, samedi. Ce n’est pas assez. Je suppose que la perfusion l’amène des trucs indispensables mais tout de même… Je croyais que la qualité des repas s’était bien améliorée au cours des dernières années. En fait, c’est faux. 

Dîner hier soir :
Carottes râpées 
Carottes bouillies avec du riz et un petit bout de poisson. 
Comté noir. 
Kiwi. 

Et vous demanderez à l’académie ce qu’un bonhomme de 150kg comme moi peut bien faire avec 4 biscottes le matin. 

26 septembre 2021

Lettre ouverte à François Hollande

 

Vous me direz qu’il faut être fou pour appeler au retour de François Hollande mais, outre le fait qu’il ait un prénom indubitablement assez ancien, il faut être drôlement dérangé pour souhaiter que le grand parti de gauche français, celui de gouvernement, quoi !, puisse l’emporter s’il est mené un baudet ou une Anne, voire toute personne incapable de flirter avec les 10 points à 8 mois du scrutin. Le dérangement ne sera pas altéré s’il faut encore avoir foi en l’union bien que l’option soit fortement honorable et serait surement naturelle dans toute grande démocratie mais la nôtre a du plomb dans les roubignoles.

Certes, on peut se projeter autour de Mélenchon tels des mouches autour d’un excrément vaseux mais force est de constater qu’un empilement de « si » ne mettra pas Paris en bouteille mais en pistes cyclables. Si Méluche arrive au second tour, ce qui est loin d’être impossible et s’ils picolent trop la veille du second, il sera président. Je le dis : non. Sa cote de popularité est exceptionnelle. On a l’impression que personne ne peut le blairer alors qu’il est à la limite de l’adulation surannée, le Macron.

Je ne suis moi-même pas un opposant à Macron : je rappelle sans cesse qu’il a été élu avec les voix de François Hollande en 2017. Un bon gars du centre gauche, quoi ! Malheureusement, il le cache bien.

 

On est parti sur le mauvais pied : on aime bien Macron mais on ne veut pas qu’il soit réélu parce que #macrondemission alors on cherche quelqu’un qui pourrait le battre au second tour mais comme cela pourrait tomber sur méchant de droite cela nous stigmatise le gros côlon qui, vu de Lyon, n’était d’ailleurs pas mauvais pour jouer l’andouille de gauche à droite.

Il faut donc se poser la question à l’envers : comment pourrions nous faire pour éviter à M. Macron la peine de gagner un second tour avec la haine qui nous caractérise ? Les gars, restez assis ! J’ai la solution. Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures ou à Saint-Lazare : s’il ne faut pas que Macron, le jeune arrogant, gagne l’élection présidentielle pour la deuxième fois, il faut l’empêcher non pas d’être de gagner le second tour mais d’y être ce qui, je le conçois, n’est pas franchement compatible avec la promesse républicaine mais on s’en fout…

C’était le préambule. Je vais accélérer.

 

Monsieur le président de la République, cher François,

Figure-toi que j’ai eu une idée en mettant mes chaussettes, ce matin, pour qu’on se fende bien la gueule pendant les huit prochains mois. Oups ! Je vais être plus solennel ! Une lettre ouverte doit surtout ne pas être close avant la fermeture.

Nous, citoyens de d’une gauche sociale libérale écologique et un tantinet cochonne, pensons qu’une page de la vie politique française doit être tournée, que nos valeurs doivent être mises à nouveau en avant et que l’usurpateur doit être démasqué. Tu l’as dit toi-même, il y a environ cinq ans, Macron a fait en sorte que tu ne puisses pas te représenter. Tu ne dois pas être assoiffé de vengeance mais, simplement, envisager la possibilité de rigoler avec nous sans compte que tu pourrais bien gagner et passer encore cinq ans château…

Tu peux mettre Emmanuel en position de ne pas se présenter. Il suffit que tu te déclares. Manu perdra mathématiquement une dizaine de points, ceux d’électeurs traditionnels de notre camp. Tu récupéreras rapidement les promis à Mme Hidalgo et M. Jadot (ou Mme Rousseau) qui seront d’ailleurs bien contents de sortir de l’auberge sans ridiculiser leur camp ! Manu perdra tout simplement la marge qui lui aurait assuré la victoire, il tomberait dans le doute puis dans le piège : aucun candidat sortant n’a été réélu sauf en période de cohabitation.

Après, on ne va pas trop jouer avec chiffres. On va se retrouver avec un paquet de guignols à même de dépasser les 15% : Le Pen, Bertrand, Macron, Mélenchon, Zemmour et toi et tout peut arriver. Pour commencer, tu nous fais un beau discours sur le thème « La République est de retour et on arrête de jouer ».

 

Ca passe ou ça casse mais on se sera bien amusé et avec les 15% de copains orphelins, on prendra du bon temps. Si tu peux pas, tu envoies Nanard ! Stéphane est encore un peu trop hidalgolisable mais est excellent pour donner des baffes. Tu le mets en début de meeting pour nous chauffer.

24 septembre 2021

Perspective politicopersonnelles

Ce blog branle dans le manche et je vais donc y diffuser la photo d'un récent sondage. Il faut quand même admettre que la gauche est mal barrée ce qui lui apprendra par ailleurs à avoir servi la soupe au gouvernement pendant cette crise sanitaire et notamment au fil de l'histoire du passe sanitaire. 

Vous allez me dire que je délire mais ne nous trompons pas : je ne demande pas au Parti Socialiste de gagner contre un virus mais contre des adversaires politiques et faire ce que sait faire la sociale démocratie, une politique raisonnable, n'irait à l'encontre de tout. Là, non. Le PS a bien changé : il a dit prout le peuple qui a peur de prendre une piqûre dans l'épaule et qui est à la limite de manifester dans les rues pour donner son avis en gilejaunant.

Nous allons y revenir mais sache, chez lecteur, que dans ma boîte, la solution définitive pour le télétravail vient d'arriver. Nous aurons une obligation de présence au bureau deux jours par semaine. Je ne sais pas ce que je vais faire mais en cherchant des solutions avec Mme Inoui et M. Sncf, j'ai découvert que je pouvais prendre un car à Loudéac le lundi matin qui me permettrait d'être au boulot avant 10h et un car, le lendemain, à Rennes, qui me ramènera pour 21h20 à la résidence familiale. Tout cela est possible grâce au travail de la gauche Républicaine et socialiste et décentralisatrice et bien rasée dans les oreilles qui met des horaires de train utiles pour ce qu'il y a de mieux dans le peuple : moi.

Je vais pouvoir reprendre mon activité bloguesque préférée : faire des prévisions électorales. Et tu n'es pas sans te rappeler que j'ai dit que le premier principe : jamais un président sortant n'a été réélu sauf en période de cohabitation.

On est tous là en se disant que la victoire de Macron était assurée mais il n'est pas nécessairement plus con que nous et pourrait décider de ne pas se représenter. D'autant qu'il n'est sans doute pas spécialement bandant de confiner les gens chez eux et de se prostituer pour vendre des sous-marins.

Ainsi, à un poil près, Macron pourrait se retrouver dans une position qui ne lui permettrait pas de se représenter. Et j'en connais, à gauche, qui seraient assurés de dépasser largement Mme Hidalgo tout en se vengeant méchamment de Macron sans nécessairement avoir grand chose à perdre. Je n'ai pas dit qui serait assuré de l'emporter mais qui serait assurer d'envoyer les guignols aux fraises.


Le changement, c'est maintenant, bordel !

15 septembre 2021

Attendons l'élection, le passe dans une main, le bulletin Macron dans l'autre et la bière sur la terrasse


Alors qu’il ne s’est rien passé dans notre quotidien depuis dix-huit mois, il nous faut préparer les six prochains vus qui seront tout autant inutiles vu qu’ils se concluront par l’élection du même loustic avec la reconduction des incompétents à leurs divers postes. D’ailleurs, je ne vois pas trop pourquoi je ferai des billets de blog en attendant d’avoir quelque chose à dire, à savoir lors du prochain trépas delonesque.

Notons tout de même qu’il est fort probable que je vote moi-même Macron fin avril prochain. Je suis sérieux. Je ne vais pas passer six mois à me contrepalucher tout en concluant : « on va faire barrage ». Autant le faire maintenant. Déjà, voter pour Macron, c’est voter pour tous ceux dont le devoir serait de lui faire barrage comme le Parti Socialiste.

Si un candidat franchement républicain de gauche émerge tout en étant franchement défenseur de l’Union Européenne et arrêtant de promouvoir une production en France, le tout en mijotant des slogans sur son smartphone construit en Chine. Il n’empêche que mon candidat républicain de gauche espéré n’aura très certainement pas cassé le passe sanitaire car il pense être raisonnable et que c’est la seule solution nananère car les opposants à cette stratégie gouvernementale sont des âne doublés de ploucs provinciaux.

J’ai déjà exprimé mon opinion. Dans six mois, on aura tiré la conclusion suivante : bon ben on en a peut-être moins chié que sans vaccin mais à un coup délirant tout en devant reconnaitre qu’on n’avait quatre vaccins dont deux qui déjà aux fraises et un qui vient de faire exploser l’ordinateur prêté par la Nasa pour calculer le nombre de rappels qui seront nécessaires.

J’ai néanmoins arrêté de l’exprimer il y a une paire de quinzaine de jours alors que les copains de gauche défenseur du passe sanitaire mais voulant la tête à Macron expliquaient que j’étais nécessairement un con si je pensais qu’une obligation de contrôle supplémentaire était privateur de liberté…

« Heu… » sera ma seule réponse. Ils ont le droit de penser que la vaccination devrait être obligatoire car c’est la seule solution pour que nous puissions reprendre une vie normale uniquement perturbée par la nécessaire vérification de notre conformité à des normes sanitaires… J’ai le droit de penser que l’on pourrait se préoccuper en priorité de braves gens qui ont moins de pognon que nous et vont tous mourir infectés par des faux PCR en bambou qu’ils se seront enfoncé dans le nez. Ou ailleurs, mais ça serait du vice.

 

La vie doit reprendre, disais-je, avant d’interminabiliser mon introduction. Quelques blogueurs politiques sont déjà au charbon. Saluons par exemple Stéphane qui ne débande plus. Mon rôle restera cantonné à la défense de Macron. Ca ne fait pas mal. Je m’y prépare. Encore deux ou trois étirements et je serai au top !

Dans l’attente, parlons de blogs : il y aura un Kremlin des Blogs ce soir à 19h20 à la Comète au Kremlin Bicêtre, 102 avenue de Fontainebleau. C’est la Nationale 7 que nous avons choisir pour faciliter les déplacements de Stéphane même s’il ne viendra pas. Il y aura un autre KDB demain avec d’autres gens, tout aussi bien même si moins hauts de poitrine. Un KdB est une rencontre de blogueurs informels mais comme il y a de moins en moins de blogs, nous acceptons dorénavant tout acteur de la vie politique française même si veut voter Le Pen pour faire barrage à Macron.

Pour ces deux KdB, je vous ai préparé une surprise : la Comète a été presque entièrement refaite et est toujours magique grâce à un éclairage faisant ressortir des couleurs chaudes. Il n’y avait pas eu de travaux depuis 13 ans. Le patron avait alors voulu faire un lieu « rétro », recouvrant les murs de morceaux d’affiche d’époque prédécolonisatrice pour marquer son attachement au vivre-ensemble. Au bout de quelques années, c’était tellement sale qu’on croyait que la décoration était d’origine.

Là, c’est propre.

07 septembre 2021

Le Trépassé

A chaque fois qu’une personnalité passe l’arme à gauche, les internautes multiplient les hommages et ça m’énerve. Je me fous de savoir de ce que pensait chacun de tel ou tel disparu et… trop d’hommages tue l’hommage. Les propos sont ridicules.


Déjà, les précédentes années, on avait perdu quelques « monstres sacrés » tels Marielle, Rochefort, Brasseur… et la Covid n’avait rien amélioré. On a d’ailleurs l’impression qu’ils sont tous morts au cours des 18 derniers mois.

Des géants ! Subitement relégués au rang de nains. Comment lutter face à Belmondo ? Mais où ce dernier pourra-t-il siéger quand le tour de Delon arrivera ?

Et il restera Bardot !

La dernière des monstre.sse.s sacré.e.s que nous qualifierions volontiers de vieille vache acariâtre et fascisante si notre respect ne frôlait pas la vénération.

 

Pendant un post mortem sacris monstris, la question se pose souvent : « quel est ton film préféré avec le monstre trépassé ? » Jusqu’à il y a environ quatre ans, on pouvait répondre « les tontons flingueurs » sans prendre trop de risque. De nos jours, on réfléchit plus. Il faut prendre un film un peu intello et un peu populaire. La démarche est chiante. Avec Belmondo, prenez l’As des as. Déjà, il est drôle, plaisant, divertissant mais vous pourrez en ajouter quelques couches pour montrer votre admiration pour Bébel et votre haine pour les forces du mal vu qu’il a tourné bénévolement pour se foutre de la gueule des nazis.

J’ai une raison beaucoup plus objective d’avoir préféré l’As des as. On l’avait regardé en famille pendant les vacances de Noël et la soirée ne fut que du bonheur. Pour vous dire, il m’a fallu rédiger ces lignes pour me rappeler quel film nous avions pu aller voir ce soir là…

 

Cela étant, s’il ne restera bientôt plus que Bardot, il nous faut quand même bien penser qu’après elle, il n’y aura plus que Depardieu et on ne saura pas trop quoi en faire.

Mais au moins, après lui, il n’y aura personne… On aura la paix.


14 août 2021

L'influence du coronavirus sur les trolls et la réflexion politique

Illustration sans rapport mais je cherche une
recette originale pour des courgettes,
pour demain.

Au sortir de la sieste (la deuxième, hein !), je viens de tomber sur une conversation entre copains notamment pro peine de mort pour ceux qui ne sont pas vaccinés avec effet rétroactif qui se vantent d’avoir bloqué d’autres copains pro autre chose. Moi, je ne suis pro rien à part un peu d’humilité (et d’humidité vu qu’il fait plus de 30° en Bretagne). Je leur ai fait peur de ma réprobation : il faut rester copain sinon on finir par boire tout seul et ne plus écouter les arguments des autres et donc ce que peu penser le peuple. Quand on se vante de faire de la politique et d’être proche de la sociale démocratie, ça fait tâche.

Tâche d’huile, vu que je me suis enfin débarrassé de mon plus ancien troll, EA, pour ne pas le nommer, à qui j’ai demandé en 2015 ou 2016 (c’était à l’occasion de la déchéance de nationalité de pépère). Ce gars, ayant dépassé l’octogénarité depuis longue date, était persuadé que j’étais intelligent et sympathique tout en étant de gauche et ne comprenait pas que je ne fusse pas d’accord avec lui. Il me cassait donc les couilles à tous les sujets et me disais « vous avez tort ». Je ne publiais pas ces commentaires ce qui me faisait passer pour un dangereux censeur mais il ne connait pas vraiment les blogs. Le pauvre… N’étant pas d’accord avec lui, j’avais sans doute trahi l’amitié qu’il m’avait concédé et regrettait que je ne l’approuve pas systématiquement. Dès fois, il me disait : « voila ce que vous auriez dû dire dans votre billet ».

 

Cette fois, il est fâché. Il m’a dit : « je ne reviendrai plus dans ce blog ». Ca tombe bien, c’est exactement ce que je veux. C’est mon blog à moi et j’y diffuse ce que je veux.

Le problème qu’il avait est qu’il se mélangeait dans les arguments tant il était sûr d’avoir raison. D’ailleurs, un pro vax peut avoir raison quand il dit que seule la vaccination systématique nous permettra de venir à bout de cette saloperie mais il ne doit pas oublier que le monde ne tourne pas autour de cette phrase.

Là, j’avais osé dire dans un billet : « Désolé. Jamais, en France, on ne fait de contrôles d’identité pour entrer dans des lieux publics (sauf, potentiellement, pour vérifier l’âge ou pour des raisons de sécurité). » Il m’a répondu (réponse censurée) : « Bien entendu, ce sont des CRS qui, au cinéma, aux bistrots, aux bureaux de tabac, etc., vérifient l'âge de ceux auxquels la vente de billets pour certains films, d'alcool, ou de tabac sont interdits, jamais le commerçant. » Je ne lui ai pas fait remarquer que je citais moi-même les contrôles pour l’âge, évidemment fait par les commerçants. Je lui ai répondu : « ce n'est pas le vendeur de billets du cinéma qui doit demander une pièce d'identité au mineur apparent, c'est l'apparent mineur qui doit présenter une pièce d'identité pour qu'on lui vende un billet » histoire de me foutre de sa gueule.

Je vais quand même publier l’intégralité de son commentaire : « Bye, Jégou. J'étais content, à un moment, de faire votre connaissance et de lire certains de vos billets; mais votre façon de m'injurier nommément tout en me censurant systématiquement, de répondre stupidement à mes commentaires sans les publier ( "ce n'est pas le vendeur de billets du cinéma qui doit demander une pièce d'identité au mineur apparent, c'est l'apparent mineur qui doit présenter une pièce d'identité pour qu'on lui vende un billet " : génial !) me prouvent que vous êtes finalement un pauvre type, vous êtes victime dew réseaux sociaux que vous méprisez ici tout en y passant votre temps. Je ne reviendrai plus lire ce blog, vous êtes finalement plus proche de Sarkofrance que de Didier Goux. » Je publie ça en rappelant que ça fait cinq ou six ans que je le prie de ne plus passer sur mon blog et que je l’insulte systématiquement.

On rigole bien dans les blogs et si vous ne saviez pas ce que doit, parfois, supporter les tauliers, c’est fait. Sarkofrance a abandonné ses blogs et Didier Goux n’a pas un blog politique. Des années qu’on se trolle dans la plus grande bonne humeur, pourtant !

 

Je reprends donc pas ma phrase : « Désolé. Jamais, en France, on ne fait de contrôles d’identité pour entrer dans des lieux publics (sauf, potentiellement, pour vérifier l’âge ou pour des raisons de sécurité). ». Les contrôles d’identité sont effectivement toujours quasiment réalisés par des agents assermentés (« on » vous demande parfois une pièce d’identité pour certaines actions, comme louer une voiture… et parfois il faut présenter des papiers pour entrer dans un immeuble pas public). Vous pouvez aller absolument partout sans être contrôlé. Un mineur de moins de 16 ans pourra entrer dans un bistro pour demander un verre d’eau : il ne sera pas viré par le patron, manquerait plus que ça ! Il reste les activités : l’achat d’alcool, de jeux et j’en passe. Le commerçant pourrait être emmerdé par la police si un mineur fait des emplettes illégales. Il vérifie donc l’âge par les moyens du bord…

 

La vérité est donc bien que : « Désolé. Jamais, en France, on ne fait de contrôles d’identité pour entrer dans des lieux publics (sauf, potentiellement, pour vérifier l’âge ou pour des raisons de sécurité). »

Par une sombre semaine de vacances scolaires dans une frénésie délirante, cette règle implicite vient de sauter. Le personne politique de gauche ne réagit qu’à peine. Et les pro sont pro.

 

Moi, je demande à ce qu’on arrête de s’engueuler. On est assez con sans ça.