En salle

14 février 2023

Pour un euro, t'as plus rien !


J’ai un horrible vice, dans les réseaux sociaux, notamment Facebook (où je diffuse aussi mes billets de blogs), c’est critiquer la gauche. La raison est simple : l’essentiel de mes « potes » sont de gauche ou en viennent et je ne vois pas l’intérêt de critiquer la droite. Argumenter avec des gens d’accord avec moi ne me semble pas passionnant. C’est ainsi que j’ai beaucoup tapé sur les suites nupsiales et que, par les temps qui courent, mon cheval de bataille est un peu LFI à l’Assemblée… Les députés n’ont pas un comportement admirable ce qui est un euphémisme et je pense que leurs pantalonnades ne sont pas de nature à attirer les électeurs. Au contraire, elles font certainement le lit de l’extrême droite, comme on dit, mais depuis trente ou quarante, tout le monde accuse tout le monde de faire monter les fascistes en peau de fesses.

Ce qui m’insupporte le plus est l’abus d’arguments délirants pour défendre n’importe quoi.

Le dernier sujet en date, pour ce qui me concerne, est le repas à un euro pour les étudiants, voté par la gauche et par le Rassemblement National dont au sujet duquel la gauche a fait le lit, preuve en est…

Preuve en est d’autant plus que le pire des guignols LFIste a publié des tweets avec la liste des députés ayant voté contre. La délation, c’est mal, les gars…

 

Alors, j’ai fait une publication contre cette mesure qui avait d’ailleurs été rejetée car je suis épuisé de voir des lascars continuer à la défendre et à taper sur le gouvernement. Il faut savoir changer de sujet. Ma pensée secrète est justement que l’opposition veut absolument imposer des textes au gouvernement et que la lutte contre la précarité estudiantine est loin d’être leur premier combat… Ce bordel parlementaire fait bien entendu le lit patati patata en réussissant à mettre l’extrême droite dans le camp du bien. Il fallait le faire.

Mon opinion publique, largement partagée par les macronistes donc sans intérêt, est que ce n’est pas une mesure égalitaire vu que cela va donner des moyens aux moins démunis de dépenser autre leur pognon, par exemple dans les bistros ce qui est louable.

Les arguments qui me sont opposés me laissent sans voix. Il y a même un copain, généralement plus mesuré, qui compare le restaurant universitaire à la sécurité sociale à laquelle même les plus riches ont droit. Tant pis s’ils ont oublié la base : la sécu est, à la base, payé par les revenus du travail. Les braves gens cotisent en fonction de leurs revenus et dépensent selon leurs besoins. C’est une assurance, quoi ! Même les plus riches peuvent avoir l’occasion de dépenser plus que leurs revenus le permettent. J’ai même vu un lascar prendre pour exemple l’école publique à laquelle tout le monde a droit.

Tout le monde a droit de dire des conneries, aussi, et de sortir n’importe quels arguments, peu importe le degré de populisme et de literie du front.

 


Il se trouve que certains jeunes n’ont pas les moyens de bouffer convenablement et qu’on a trouvé une solution pour leur éviter de manger de quignon de pain glanés dans les poubelles des boulangers. A les écouter, il ne serait pas logique que les allocations logements soient conditionnées aux revenus.

Un de mes interlocuteurs me rappelait un épisode (en prétendant qu’il le reprend de François Ruffin, ce que je n’ai pas envie de vérifier). Lors de son accession à Matignon, Lionel Jospin avait tenté de plafonner les allocations familiales ce qui n’avait duré qu’un an : devant les protestations, il avait été obligé de revenir en arrière. Pour mon contradicteur, ce n’était pas une mesure de gauche vu que les allocations n’étaient plus universelles (Jospin, après l’annulation, avait sorti un autre truc en jouant sur le quotient familial). Comme si l’allocation de rentrée scolaire, la prime de Noël voire les prestations d’accueil des jeunes enfants n’étaient pas liées aux ressources des foyers…

 

J’en ai franchement marre des argumentations qui partent tous azimuts pour défendre n’importe quoi. Cela ne sert pas la démocratie.

La vérité est qu'il faudrait mieux permettre à tous ceux qui ont faim de bouffer et à tous les étudiants précaires de sortir de la précarité avant de faire une mesure soi-disant universaliste pour se faire plaisir.

Offrons un lit aux étudiants, pas aux fachos...

  

13 commentaires:

  1. Franchement: vous n'avez pas l'impression de gâcher votre vie sur ce blog ?

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    1. Youpi ! Tu as gagné la publication d’un de tes commentaires. Seulement pour signaler que tu passes plus de temps que moi sur mon blog. Beaucoup plus.

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    2. En tout cas, il ne nous gâche pas la nôtre, même lorsque nous ne sommes pas d'accord.

      Pour revenir à cette mesure, disons qu'elle aurait pu avoir un caractère temporaire, surtout quand on voit la galère dans laquelle sont aujourd'hui les étudiants. Franchement, l'inflation fait des ravages !

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    3. ils ne sont pas en galère qu'à cause de la bouffe et tous les étudiants ne sont pas en galère. Il y a beaucoup plus de problèmes liés aux logements et, surtout, à leurs coûts. A moyen ou long terme, la priorité devrait être le logement pour étudiants et pas une mesure faussement égalitaire.

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    4. Gratuitement méchant et humiliant... Quel intérêt ?

      Après oui les étudiants sont dans une grande difficulté. Ils sont aussi les enfants de la génération Covid. Tout est dur pour eux. Pas uniquement le repas à un euro. Ca c'est du symbole mais les étudiants ont besoin de plus que de symboles.

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    5. Oui mais il faut un travail de long terme, pas simplement une subvention symbolique (par sa présence, pas par le montant).

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    6. Mon fils est en apprentissage. Sa copine est à la fac. Je te l'affirme : l'inflation dans le budget des étudiants fait des ravages.

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    7. Oui mais il y a aussi les étudiants qui doivent se payer une chambre de bonne pour 700 euros. Il y a ceux qui doivent travailler, au détriment des études, pour payer la bouffe et le logement. Faut-il vraiment acheter de la bouffe à tout le monde ?

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  2. J'aime beaucoup ton billet. Et la conclusion est bien trouvée.

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    1. De rien... d'autant que je n'en pense pas un mot, c'était par pure politesse .

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    2. Andouille. Retourne rêver à Chirac :-)

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    3. Ah ben c'est pas FalconHill mais l'autre connard d'Arié.

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