En salle

23 mars 2026

Retirons-nous de la vie politique !

 


On sait maintenant pourquoi Lionel Jospin était absent à la soirée électorale, hier. En 1990, un copain avait décidé que j’étais un fan de lui et je le suis devenu. Je l’avais croisé une fois, lors de la soirée électorale au soir du second tour de 2012, chez France 2. Quand je suis sorti des toilettes (le champagne…), après m’être lavé les mains, il était là, au bout du couloir, pour une interview. J’avais les mains mouillées et j’étais pétrifié à l’idée de passer à côté de lui et d’être obligé de lui serrer la main. J’avais attendu dans mon coin en le regardant et j’étais impressionné par le bonhomme, assez grand.

Remarque, on peut se tromper ! Au cours de la soirée, j’avais aussi croisé Nadine Morano et l’avais trouvé bonne. Je ne vous dis pas ce que j’avais pensé de FOG, je ne tiens pas à avoir un procès.

Mes condoléances à ses proches et à tous les copains du PS qui ont tant appris avec lui.

 

Pour ma part, ce n’est pas en 2002 que j’ai déclaré me retirer de la vie politique mais mardi dernier, quand j’ai vu que le PS était incapable de choisir une bonne stratégie pour les municipales. Comme quoi, il n’y avait pas que Jospin qui ne savait pas gérer les « petits » partis de gauche et il y a beaucoup d’ânes qui n’ont tiré aucun enseignement de cette époque !

Et en plus, il me fait réécrire l’introduction de mon billet, ce matin.

 

« Avec les insoumis, la gauche perd ; sans eux, elle gagne. Après le second tour de ces élections, il faut vivre dans un monde parallèle pour refuser de voir cette réalité électorale. Une leçon éclatante pour la suite… » C’est ainsi que débute l’éditorial de Laurent Joffrin, ce matin. Beaucoup, à gauche, sont sur la même longueur d’onde.

Pourtant, dans ma commune, les socialistes ont perdu la commune parce que la liste LFI s’est maintenue au second tour. Le prochain maire sera de droite. Pourtant, nous sommes en pleine banlieue rouge. Aux dernières législation, Mathilde Panot a fait plus de 50% au premier tour (sur le territoire de la commune).

A Marseille, c’est bien LFI qui a permis la victoire de la gauche. Il est probable que, en se retirant, Delogu a suivi les ordres du chef, mais que ces braves gens ne voulaient pas être responsables de l’élection d’une municipalité RN dans cette ville.

A Saint-Brieuc, il y avait un candidat de l’union de la gauche et de LFI au second tour : la gauche n’a pas gagné.

 

On pourrait discuter de chacun des exemples sortis sur les plateaux ou dans la presse, hier. Négocier tout, sortir des contre exemples. Les gens sérieux qui n’aiment pas LFI continueront être persuadés que l’alliance avec LFI devait bien être évitée.

Ca fait quelques semaines qu’on nous gonflé avec le caractère d’extrême gauche de LFI, on a parlé d’alliance de la honte…

Pourtant, qui nous dit qu’avec une alliance de la honte, le sortant de gauche n’aurait pas été réélu ?

 

Je n’en reste pas moins persuadé que, si en 2022, lors de la création de la Nupes pour les législatives, puis en 2024, pour le NFP, la question des alliances avaient été traitées sérieusement (pas d’alliance au premier tour, des accords pour le suivant) et normalement (les candidats de gauche qui ne sont pas premiers, de gauche, au premier tour, se désistent en faveur du second qui doit permettre la fusion des liste qui doit s’opérer raisonnablement, à savoir des strapontins ouverts aux alliés), on n’en serait pas là.

Et on n’aurait pas perdu des mois à se foutre sur la gueule : antisémite ! Facho ! Suppo de la droite ! Islamo gauchiste ! Anti républicain…

Peut-être que les électeurs ne nous auraient pas pris pour des cinglés.


On fait de la politique pour améliorer la vie des gens et donc pour être élu.

Pas pour virer des élus de notre bord qui s'allient avec le centre droit parce que les autres partis de gauche, y compris celui avec lequel on ne veut pas s'allier, se liguent contre nous.

Et que nos élus gagnent quand même.

8 commentaires:

  1. Au milieu des hommages qui pleuvent sur Lionel Jospin, depuis l'annonce de son décès, il fut aussi, un trotskiste dissimulé et honteux, Ponce Pilate lors de l'affaire du foulard de Creil, en 1989 ; et l'auteur de cette phrase, qui valait tous les renoncements : " qu'est-ce que vous voulez que cela me fasse si la France s'islamise ! "

    Sinon..

    Dans la petite commune où j'habite ( pas loin de Saint Brieuc, d'ailleurs..), les électeurs ont reconduit le maire sortant, pour un troisième mandat, sans se soucier de l'étiquette politique..

    Galatine.


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    1. L'étiquette politique a souvent peu d'intérêt aux municipales, surtout dans les petites communes.

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  2. Pourtant, qui nous dit qu’avec une alliance de la honte, le sortant de gauche n’aurait pas été réélu ? tout dépend de la nature de l'alliance avec les tenant du bruit et de la fureur. Mais perdre une ville où la gauche de gauche faisait plus de 50% au premier tour d'une législative faut présenter un trou du cul puant avec une bande de pourris non ?. Il semble que ces alliances "techniques" ont fait perdre des villes à la gauche. Par perdre j'entends ne pas gagner une ville de droite. L'infographie du parisien que j'ai volé pour mon billet est très instructive : elle montre que la gauche a perdu des villes au profit de la droite et du centre.

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    1. Pour le KB, c'est un peu lié au "hasard". Le maire sortant est "récent" (il a été élu en conseil il y a deux ans) et LFI a été très exigeant lors des négociations d'entre deux tours. En gros, il voulait un nombre de conseiller tel que les socialos n'auraient plus eu de majorité absolue au conseil.

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  3. J'ai pensé amicalement à toi quand j'ai eu le push d'information.

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    1. Figure toi que je l'ai après avec une publication de Méluche dans FB !

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  4. Lionel Jospin était quand même quelqu'un de plus courageux que la majorité des autres hommes politiques d'hier et d'aujourd'hui : "Lionel Jospin, alors Premier ministre, échappe de peu au lynchage par une foule d’étudiants palestiniens après avoir «osé» qualifié les attaques du Hezbollah libanais de « terroristes ».

    Dans la foulée, le président Jacques Chirac dénonce un « dérapage » et recadre publiquement son Premier ministre par un communiqué honteux de l'Élysée "
    Marco

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