En salle

29 juillet 2017

Partageons mon avis (et rigolons)

Dans Facebook, hier, je m’amusais d’avoir fait deux publications successives contre Macron et LREM. J’ajoutais qu’il était temps que je recommence à taper sur les insoumis et les socialos pour équilibrer. Un commentateur – que je ne connais pas – a répondu : « tu es vraiment un drôle de type ». Je ne sais pas ce qu’il veut dire, il ne comprend sans doute pas qu’on peut ne pas choisir formellement un camp quand on milite.

Quand Hollande était président, j’étais d’accord avec suffisamment de sujets pour ne pas trop taper quand j’étais en désaccord. J’avais fait sa campagne et je me devais d’être fidèle jusqu’au bout. J’ai seulement tapé sur quelques trucs, comme l’augmentation de la TVA. Cette fois, avec Macron, j’ai retrouvé ma liberté. Je dis ce que je veux. J’ai toujours été – du moins depuis la fin des années 80 – de centre gauche, je peux donc naviguer aisément entre le PS radicalisé et En Marche. C’est vous dire : seul le projet de Benoît Hamon me paraissait sympathique, et je l’ai dit dans Facebook et dans mon blog, mais j’ai quand même suggéré aux braves gens de voter pour Emmanuel Macron, ce que j’ai moi-même fait, car il me paraissait le plus à même de faire barrage à une droite dure et que je pensais que l’autre n’avait aucune chance. J’ai même écrit que j’aurais voté pour Jean-Luc Mélenchon si j’avais pensé qu’il avait une chance. Je fais partie des 600000…

Je pense que beaucoup de militants ont perdu leurs repères, c’est une évidence, mais ils s’expriment de plus en plus sur le net et se croient obligés de soutenir mordicus un « camp ». Hier, j’ai vu un insoumis qui publiait un article d’une officine d’extrême droite bretonne (je ne lui jette pas la pierre, j’ai fait pareil « en mon temps », mais le contenu était différent). Ce machin disait que Facebook avait supprimé 70000 publications opposées à Macron. L’insoumis, piqué au vif, a diffusé cela pour dénoncer un scandale ! Macron a été par la finance internationale et tout ça. L’article expliquait pourtant que Facebook n’avait supprimé que des tweets ouvertement islamophobe (ce qui scandalisait évidemment le torchon en question). Et l’insoumis relayait…

Didier Goux a publié son journal de juin ce matin. Je le cite : « Ce qu'on a appelé la blogosphère [,,,] est en train de mourir de sa belle mort, si tant est qu'il y en ait de belles. Que ce soit à gauche ou à droite, c'est un territoire exsangue, un champ de ruines que nul n'a envie de visiter. » Il parle évidemment de la blogosphère politique. Et je vais relativiser : ça fait des années que l’on parle de la mort des blogs. En outre, il y a plein de blogs plus ou moins nouveau mais j’ai toujours la flemme de rafraîchir ma blogroll. Mais il a raison : parmi les blogueurs actifs vers 2012, la plupart ne font presque plus rien et les quelques écrits sont proprement à chier (et je plaide coupable : je ne fais plus que des billets à partir de mon iPhone – sauf ce matin – plein de fautes d’orthographe, qui ne font qu’exprimer un sentiment que j’ai à un moment, racontant n’importe quoi, souvent, et ne travaillant pas le fond. En fait, j’écris des trucs sur Facebook en buvant mon indispensable bière de sortie du bureau et, quand le contenu est long, je recopie dans le blog en changeant deux ou trois virgules).

Ce qu’il y a d’idiot – et je ne jette toujours aucune pierre – c’est qu’on trouve tellement de lecture dans Facebook que les blogs sont désertés, d’une part, et que les gens diffusent tellement de trucs dans les réseaux que la part d’écriture par des particuliers est en forte baisse. Les internautes publient, en plus, beaucoup sans ajouter quatre ou cinq lignes de commentaires pour expliquer leurs opinions. On l’a vu avec cette histoire d’APL diminuées de 5€. Les remarques étaient du genre « c’est de droite », « ceux qui à gauche défendent ça ne sont pas de gauche », « c’est faux que ça fait augmenter les loyers » et rien de plus. Aucun fond.

Enfin, dans cette folie générale qui consiste à diffuser son avis, les internautes oublient qu’on peut ne pas avoir d’avis. Par exemple, pour ces cinq euros, j’ai un avis, mais surtout, je m’en fous. Donc je ne comprends pas l’agitation générale à gauche. Elle est compréhensible à droite : c’est supprimer de l’argent public qui va dans le privé. Qu’ils se démerdent, tous ! Par contre, une autre mesure passe plus ou moins inaperçue : le gouvernement va diminuer le financement de logements sociaux. Et ça, c’est bien à droite ! Et c’est scandaleux. Mais je l’ai dit sans argumenter, ça fait 10 ans que je dis dans ce blog qu’il faut augmenter la construction de logements sociaux.

Ainsi, les réseaux sont devenus des déversoirs à émotion (le plus drôle est quand une personnalité passe l’arme à gauche, les militants politiques sont battus…).

Mon blog s’appelait « Partageons mon avis » avant de baisser considérablement à partir de fin 2013 (oui, ça va faire quatre ans que je glande, que j’ai quasiment fermé 4 blogs… même si je me suis décidé à repartir sur celui-ci en changeant la façade). J’y faisais des billets avec ce que j’avais sur le cœur, en essayant d’être pédagogique, de lire, de travailler les sujets, on était quelques uns, ainsi, et tous ont disparu.

Moi, je profite d’un samedi d’août un peu morose côté ciel pour tenter d’être sérieux cinq minutes. Mais je vois, tous les soirs, des copains qui s’engueulent dans Facebook, certains militants socialistes, en particulier, deviennent odieux, parce qu’ils ont beaucoup milité pour François Hollande et sont maintenant égarés. Peut-être. Ils restent sûrs d’eux.


Je ne suis sûr de rien. Mais j’espère continuer à m’amuser dans Facebook et dans les blogs.

27 juillet 2017

Les emplois familiaux chez les parlementaires

L'Assemblée vient de valider l'interdiction des machins. C'est une erreur grave mais tout le monde à gauche s'en réjouit. D'un autre côté, voir des mecs de gauche se réjouir des décisions de Macron est drôle. C'est comme aujourd'hui avec la nationalisation des chantiers naval. J'ai vu des commentaires très drôles de types qui pour ne pas critiquer la décision critiquent la méthode. Remarque ! J'ai aussi vu des copains de gauche diffuser un article d'Atlantico, officine de droite illettrée, parlant d'un rapport de l'OCDE ou un truc comme ça qui critiquait la réforme du travail en disant que l'Allemagne avait fait l'inverse alors que, la veillent, ils parlaient encore de l'Allemagne où le taux de pauvreté explose. 

Les repères font pareil. Les types critiquent LREM d'être ultra libéral mais ne comprennent pas une libéralisation et critiquent un renfort des accords de branche. J'ai même vu un lascar qui défendait les contrats de travail alors que la loi devrait prendre le dessus. Le contrat de travail est un truc qui permet aux patrons d'imposer des conditions dramatiques aux employés qui sont obligés de signer. Mais je m'égare. Je voulais faire un billet de trois lignes. 

Cette loi, à propos des emplois familiaux, est une funeste connerie. Elle introduit dans la loi un truc qui pourrait révéler de la morale si la morale avait quelque chose à faire en politique. En l'occurrence, si j'étais député et avais un fils juriste en qui j'ai totalement confiance, je ne vois pas en quoi je n'aurais pas le droit de l'employer. 

Que l'on change quelques bricoles à la loi pour empêcher des emplois fictifs (et je ne sais même pas si la loi actuelle n'est pas suffisante) est une chose. 

Mais on en arrive à déresponsabiliser totalement les responsables du peuple qui n'ont même plus le droit et le rôle d'embaucher qui ils veulent. 

Ils peuvent montrer des paquets de nouilles à l'Assemblée, remarque ! Y venir avec la chemise qui sort du pantalon et une compagne qui bosse pour Bolloré. 


26 juillet 2017

Politique du logement


On parle beaucoup de cette histoire de 5 euros dans FB. A l'instant, un gazier disait que j'étais infréquentable. Pour lui donner raison, je l'ai bloqué. Un autre type me parlait de la prostitution estudiantine. Je lui demande : les cinq euros vont changer quoi. 

Maintenant, je demande à tous les insoumis d'opérette et autres gauchistes du même métal, sérieusement : vous feriez quoi pour le logement. Je dis bien sérieusement. 

Pour ma part, je propose d'une part d'arrêter en cinq ans toute aide au logement et toute incitation fiscale et d'autre part de consacrer le montant correspond à la construction de logements sociaux (ou pour étudiants). Je propose aussi d'empêcher l'interruption des baux pour des motifs n'ayant aucun lien avec des retards de paiements excessifs et de rendre obligatoire le transfert de propriété aux types qui louent le même logement depuis 15 ou vingt ans. 

Et arrêtez de me les gonfler avec vos pleurnichement dans les réseaux sociaux. 

Et mon transfert de propriété n'est qu'une mesure palliative. Je suis contre la propriété des logements et favorable à un droit à l'usage. Donc contre l'héritage pour ces types qui se seront fait offrir un logement. 

Avec mes mesures, on va torpiller le marché. Hop ! 

Misère, misère !


Cette dame est en train de fouiller le cendrier de la Comète dans l'espoir de récupérer quelques grammes de tabac...

Je lui ai immédiatement offert une cartouche de cigarettes par bonté. Non, je deconne. 

Tous ces types qui débattent des cinq euros n'ont aucune idée de la misère humaine. Sans compter de la difficulté de certains clients de comptoir à immortaliser une scène discrètement avec leur iPhone. 

Il y a quand même beaucoup d'insoumis payés des milliers d'euros par mois qui donnent leur avis. Et à pleurer pour les autres. Moi, je m'en fous. Je demande un droit au logement pour tous (pas opposable, c'est de la connerie pour juristes). Pas cinq euros par jour. 

Pas opposable ? Si une nation comme la France n'est pas capable d'héberger tout le monde, il n'est pas interdit de se poser des questions. Et ne pas exiger un financement de l'Etat et un volontarisme populaire. Ca fait pourtant très joli. 

25 juillet 2017

Malgré mon islamophobie, je ne serai pas tondu à la libération

C'est déjà fait. 


Désolé pour le titre mais une copine m'a énervé dans Facebook avec une question sur l'islamophonie. Ce genre de question est digne des cathophobes qui n'osent pas dire qu'ils sont antisémites. Arrêtons de raconter des conneries. Au cul les religions. Toutes. 

Ce billet n'est pas raciste. Je ne sais même pas si le type qui m'a coupé les cheveux est vraiment Arabe. Ah mon avis il est Kabyle. C'est pareil. Il doit être un tantinet maghrébin. 

J'avais commencé par aller voir le coiffeur à 25 euros en face de chez moi. Une chaîne. Il ne pouvait pas me prendre avant 17 heures demain. J'ai risque rendez-vous au cas où. Un peu fâché. Il y avait deux employées. Dont une qui bossait et l'autre qui s'occupait de ses propres cheveux. Son patron a ma bénédiction pour les licencier. J'ai pris rendez-vous pour les faire chier mais je n'irai pas. 

J'ai donc décidé d'aller voir ailleurs. Je suis aller chez Achour au PMU qui vend plus de bières que de coupes pour lui demander conseil. Il s'y connaît plus en courses de chevaux qu'en coupes de cheveux et m'a envoyé chez l'Arabe le plus proche. 

J'y vais (300 mètres). Je demande si une coupe est possible. C'est trépidant. On me dit que oui. Je m'assois. Au bout de quinze minutes, le patron vient me voir. "Tu peux revenir demain ?". Le tutoiement est rédhibitoire. Je dis oui et je me casse. 

Je décide d'aller voir le suivant sur l'avenue, qui m'avait été conseillé par un client d'Achour. L'Arabe était plein, si je puis dire. Je vois alors un autre coiffeur dans la galerie commerciale. J'y vais. 

Je rentre et demande : "une coupe, c'est possible ?"  Un gros Arabe (ou Kabyle, à vus de nez) me pousse sur un siège en me disant "oui" sans me laisser laisser le temps d'enlever ma veste. Il me colle un bout de papier autour du cou et la traditionnelle blouse idiote. Il n'y avait pas de lavabo. Je me fous des lavabos mais ça fait plus de 35 ans que ce n'est plus que mon père qui me coupe les cheveux et que les coiffeurs exigent de me faire un shampoing avant de commencer le massacre, ce qui m'a toujours paru complètement con ayant une hygiène crânienne irréprochable. 

Et il me demande "je vous coiffe comment ?"  Je réponds "court et en silence" ce qui ne fut pas très fin. 

M'ayant ratiboisé, le type me demande : "je vous fais la barbe, aussi ?" 

Au point où j'en étais. 



Des vacances

Le quatrième jour des vacances, j'ai enfin fait ma première sortie. Je suis allé faire une course en bus à Ivry-sur-Seine. Aller-retour 45 minutes (sans compter les trois Ricard à l'Amandine, c'était ma route vu que je me suis trompé d'arrêt de bus, ayant confondu le 323 avec le 131). J'arrive à l'heure à la Comète pour me déshydrater avec Tonnégrande (notre illustration que je recycle pour faire chier le lecteur de mon blog). 



Je n'arrive pas à comprendre ces types qui, dès qu'ils sont en vacances, s'empressent de partir au bout du monde ou de la France. Les vacances, c'est ne pas travailler. Pas partir. Après je vais à Loudéac voir ma mère. Basta. C'est pour ça que je suis allé à Ivry. Il y a une gare où j'ai pu acheter mon billet de train. Aucune sortie inutile pendant les vacances. Et encore, j'ai horreur d'acheter des billets par internet. 

En plus ces andouilles font des publications sur Facebook du genre : "nous sommes arrivés à Niort pour la première étape". Cc Karine qui va me haïr. 

Moi, de ne rien faire, j'arrive à faire une vraie publication. Tout en variant les plaisirs : 



Le troisième Ricard de l'Amandine était offert par le patron. Je vous jure que je ne voulais en boire que deux. Mais je ne pouvais pas refuser. 

24 juillet 2017

Du noir. Du jaune. Des couleurs. De l'émotion. Des bistros.


Je me demande si je n'ai pas déjà illustré deux ou trois billets avec cette photo. Ca me rappelle un peu l'été 2008 au cours duquel Tonnégrande et moi n'avions aucun projet pour nos vacances. Nous avions passé une partie du mois en terrasse de la Comète à regarder les abrutis non sans boire quelques verres ce qui pourrait laisser penser que l'on boit plus que de raison. Mais conchions les médisants. 

Ce midi, nous buvions un verre par pure amitié, ce qui, il faut le reconnaitre, n'a rien à voir avec l'alcoolisme. 

Vers 14 heures, nous avons remarqué une certaine animation sur l'avenue alors qu'il avait trous grammes et moi deux (ta gueule, c'est moi qui raconte).  


Je n'ai pas pensé à pendre une photo. Il y avait une grosse chinoise, au carrefour, qui s'engueulait avec une grosse noire. Cette dernière était dans sa voiture, genre Renault Scenic. Nous avons vu après que la dame d'une autre couleur (hé ! Ho ! Déjà que j'ai la réputation de raciste dans le web. Je ne sais pour s quoi faire) était issue d'une petite voiture, genre 107, arrêtée au milieu de la route. La grosse chinoise, que nous allons appeler la grosse chinoise non pas par racisme primaire mais par racisme secondaire insultait la grosse noire que l'on va qualifier ainsi à cause de sa légère surcharge pondérale et pas de sa sonbritude. 

La scène a duré plusieurs minutes. Réellement. Peut être 10. On était devant la porte du bistro à regarder en espérant qu'elle se foutent franchément sur la gueule car nous sommes des fumiers.

A un moment, la grosse noire dans la Sénic décide que ça a assez duré. Elle par donc avec une belle accélération. La grosse chinoise est restée accrochée à la vitre ouverte et semblait voler. On aurait dit un dessin animé. 

Fred, le serveur, qui était moins saoul que Roger, pense que la grosse de couleur (j'ai oublié la quelle) avait fini par passé le rond point à plus de 80. 

C'est alors que le patron me demande ce qu'il doit faire. Il faut reconnaitre que nous avions une grosse chinoise qu'il était partie envolée accrochée à la fenêtre de la voiture d'une grosse noire et qui avait laissé sa 107 au milieu du carrefour (c'est à ce moment qu'on a vu que son rétroviseur droit avait été arraché). Je lui réponds qu'il n'a plus qu'à appeler la police. La dame en question aurait dû être morte. Il fallait se couvrir. 

Il appelle. C'est alors que j'ai vu une grosse chinoise marcher au milieu de l'avenue et remonter vers chez nous. Elle n'était pas morte. 

En braillant, elle est remontée dans sa 106 avec le rétroviseur droit hors d'usage. 

Le patron a présenté ses excuses aux policiers. On est rentrés dans le bistro.  Et on a exigé la tournée du patron à cause des émotions. 


Un aveu


Et je suis sérieux. Notons que quand un con avoue qu'il est plus con, il pourrait difficilement être lyonnais. 

23 juillet 2017

Morne plaine politique

Tout comme je ne comprenais pas la baisse de popularité d'Hollande, je ne comprends pas celle de Macron. Soyons précis : j'ai voté pour lui aux deux tours parce qu'il me paraissait le moins mauvais. Pas pour son programme politique (mon vote pour son prédécesseur était plus d'adhésion) mais pour sa capacité à nous éviter une droite dure. Je connaissais son projet et me suis résigné pour cinq ans. Cela étant, son côté juvénile était réjouissant et il a participé à la mise à l'écart d'une vieille politique. Dans les cérémonies officielles, il fait propre sur lui mais pourrait s'abstenir d'aller faire le guignol. Il le paye d'ailleurs dans les sondages.



Mais je m'en fous. Il a cinq ans pour faire sa politique de droite et de gauche ou ni de l'un ni de l'autre. Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris ce principe mais ça ne m'empêche pas d'écrire des conneries sur mon iphone avec ma mail droite. Celle de gauche sert à tenir mon verre ou à y mettre de l'eau. Ce n'est pas que j'aime ça mais le Ricard pur n'est pas mon truc. 

Marquons une pause. En parlant de Ricard, je pense à un truc. Bon anniversaire, Romain Blachier ! Reprenons. 

Cette baisse de popularité me paraît révélateur de deux trucs. Je ne m'étendrai pas sur le premier : nos institutions sont à bout de souffle. Le deuxième justifie cette publication : la légèreté des Français. Hé les gars ! On a élu un Président pour cinq ans. Il faut prendre du recul. Je sais ça semble long. Mais en 1995, c'était pour sept ans, par exemple (mais on n'a eu que deux ans, d'un autre côté). 

Il faut reconnaitre que le début du quinquennat de Macron est pire que celui de Pépère, non pas pour ses actions mais pour les conneries qui lui tombent sur la gueule. 

Par ailleurs, les commentaires politiques dans les réseaux sociaux sont de plus en plus ridicules. Ou alors, à force de présence dans les réseaux en question, j'ai moi-même trop de recul pour m'intéresser au quotidien. 

Prenez cette histoire d'APL, qui tourne depuis hier. C'est bien parce que je suis de gauche que je préférerais que le pognon dépensé pour engraisser les propriétaires fonciers soit utilisé pour construire des logements sociaux. 

Mais, comme en 2012, il faut tout critiquer, lancer des oukases. Il me semble qu'en 2007, c'était différent mais nous étions beaucoup moins nombreux à dire des âneries sur internet. On n'aimait pas Sarkozy et son entourage et on critiquait les mesures prises, dans la suite de la campagne. Il y avait un milieu antisarkozystes complètement con dans les blogs, certes. Mais aussi des travailleurs acharnés, comme Sarkofrance, Dagrouik et j'en passe. Par contre, nous n'étions pas, je crois (c'est vieux), dans une espèce de délire, comme maintenant. Je me souviens, par exemple, que nous nous étions réjoui quand Sarko avait annoncé qu'il n'y aurait plus d'amnistie pour le 14 juillet. 

Cette ambiance dans les réseaux sociaux s'autoalimente. Les andouilles tournent entre elles. C'est d'ailleurs rigolo dans Facebook depuis quelques jours. Ils ont modifié l'incitation à se lier avec inconnus ayant beaucoup d'amis en commun. On clique. On est potes. Du coup, le nombre d'amis monté en flèche.  Et de trolls aussi. Des types viennent me critiquer. Des insoumis. Et ils partent fâchés. Ou deviennent insultants ou chiants. Je n'avais jamais bloqué autant de types que cette semaine. 

Ils font beaucoup de mal à l'ambiance. À eux-mêmes. Si je n'avais la réputation d'avoir une politesse et une amabilité infinies, je leur dirais bien d'aller se faire enculer. 

Par ailleurs (le recul ! Le recul !), je pensent qu'ils ruinent leur camp (la gauche de la gauche) d'une part en se faisant passer pour des crétins, d'autre part en ne se rendant pas compte qu'ils tournent entre eux. Ils en oublient que la Constitution nous protège aussi des extrêmes. Et comme ils en font partie, ils ne seront jamais au pouvoir. 

Alors, ils feraient mieux, comme moi, d'observer la présidence Macron. Voir ce qu'elle donne. En tirer des conclusions pour l'avenir. Celui de leurs idées, des Français,...

22 juillet 2017

Vive l'élevage de masse des masses laborieuses

La ministre dont au sujet de laquelle je ne me risquerai pas à écrire son nom dans mon blog (parce que je suis attaché à l'orthographe des noms propres, n'y voyez pas d'autre vice) a dit des conneries avec cette histoire de "Valorisation des Acquis d'Experience" pour donner un CAP "petite enfance" aux parents élevé des momes. Certes. 

Notons néanmoins que les professionnels de la profession de la petite enfance sont largement plus cons quand ils s'y opposent. 


Moi même, malgré tous mes défauts abominables dont une tendance notoire à la pedophilie à cause de mon éducation catholique, j'ai toutes les compétences requises pour m'occuper de gamins. Néanmoins, le risque qu'ils finissent obèses et pochetrons n'est pas nul. 



Ce n'est quand même pas un boulot qui mérite une formation spécifique ou une VAE. Tout le monde raconte des conneries. 

Ne voyez pas dans mes propos un dénigrement des gens qui s'occupent des chiares des abrutis divers. Il faut de la patience, de la résistance,... C'est un boulot qui peut difficilement se tenir au bistro. 

21 juillet 2017

Au cul, la charge mentale !

J'ai laissé un commentaire long chez Laurent Bouvet. Autant en faire une publication. 


"Je refuse de regarder. Je me prétendais féministe, sans doute pour faire plaisir à mes copines de gauche. Ou par bonne conscience. Depuis qu'on parle de charge mentale, ça me gonfle. Je n'ai pas à penser à faire mon lit le matin. Je peux très bien le faire le soir ou dormir dans un lit pas fait (avec une couette, qu'est-ce que ça peut foutre ?). Est-ce qu'une femme pense à ce que je prenne ma carte bancaire quand je vais au bistro ? Ou à m'essuyer les lunettes quand je regarde une touriste chinoise en robe blanche visiblement (justement) sans culotte dans le metro (véridique) ? Pourquoi vider le lave vaisselle dès que la vaisselle est propre alors que je peux attendre le fait d'avoir besoin de faire une vaisselle parce que je n'ai plus d'assiette propre ? Mais je m'égare et suis hors sujet. " 


C'est mon côté réactionnaire de gauche mais aussi hollandiste (le bon sens et tout ça)(sans compter son profond respect de ses compagnes...). 


Je pense que tout ça est à repenser. Vive l'égalité des droits, des rémunérations, de l'accès à tous les boulots et tout ça. Mais arrêtons les conneries. 


Il y a quelques années, il y a eu un débat au bureau sur le détartrage de la machine à café. Ce n'est qu'un exemple. La secrétaire en avait marre de le faire ce que je comprends. C'est une Nespresso et c'est un bordel à faire. Toujours est-il qu'il a fallu se répartir les tâches. Et tout le monde a admis que les hommes devaient participer autant que les femmes. Je suis d'accord, hein ! Mais je pense qu'avec mon salaire, le PDG ne serait pas d'accord pour que je passe ne serait-ce qu'une heure par an à détartrer une cafetière. 


Pendant le quinquennat d'Hollande, je défendais l'égalitarisme et tout ça mais ça finit par me gonfler. 


Le week-end dernier, j'étais chez ma mère. Je ne sais pas si c'est un réflexe de femme ou de mère, mais elle m'a "engueulé" parce que j'avais des traces noires sur la manche gauche de mon blouson et que je ne lui avais pas donné mon blouson à laver. Il a fallu que j'argumente. Petit 1 : je peux laver mon blouson moi-même mais dès lundi je prends le metro et il sera degueulasse à nouveau. Petit 2. Je l'ai payé 49 euros dans un machin de discount. Il ne supportera pas un lavage. Je le foutrai à la poubelle en octobre et on parlera d'autre chose. Mesdames, continuez à faire les fières. Je veux bien comparer mon budget bières et vos budgets fringues. 


Je veux bien comprendre que ça n'est pas inné et que c'est lié à l'éducation et tout ça. Mais admettez que ce n'est pas la peine de passer le balais avant l'arrivée de la femme de ménage pour qu'elle ne rentre pas dans une maison salle. 


Chacun sa charge mentale. La mienne est d'en faire un billet de blog. 

19 juillet 2017

Je vais finir par m'opposer à Macron.

Notons bien que ce n'est pas conviction mais notre bon Président n'a pas l'opposition qu'il mérite. 


Tenez ! Ces andouilles ont passé la journée à commenter le fait que le pouvoir démocratique a mis au pas le pouvoir militaire. Je pense qu'ils ont oublié l'histoire. Surtout celle de la gauche. 

Ils ont oublié que Macron n'avait pas viré le CEMA (les acronymes sont à la mode) mais que le CEMA avait démissionné, ce qu'il avait annoncé dès le 2 ou 3 mai (si ma mémoire est bonne). Il avait dit qu'il démissionnerait si Macron était élu. Incompatibilité. Il a mis ça en scène. Il devrait finir par pantoufler dans le privé. Jusqu'à la retraite. 

Par contre, il n'aurait pas démissionné si Marine Le Pen avait été élue. 

Et les clowns de gauche le défendent. Un type ultra catholique à particules. Bravo. Aucune conscience. De l'opposition de principe sans réflexion. 

En France, ce n'est pas l'armée qui dirige. C'est sûrement dommage, on pourrait passer les imbéciles par les armes. 


À lire aussi : 

18 juillet 2017

Hips !

Ca fait des années que, quand je sors un tweet avec lequel ils ne sont pas d'accord, les types de la vraie gauche mettent ça sur le compte de l'alcool. Ca m'apprendra à entretenir une réputation. 


Ils n'ont pas toujours tort. A 90% seulement. 


Outre le fait que je tiens un peu la marée, je ne vois pas comment je pourrais raconter des conneries de pochetron à 19h10 en ayant quitté le bureau à 18h25. L'alcool met une heure à agir. 


Ces propos sont blessants. C'est presque pire que des critiques sur le physique. Cela montre qu'ils sont cons et sans argument sérieux. Qu'ils sont dans une logique idéologique idiote. 


Ce soir, c'était Sarkofrance. Ca fait mal. Le fait qu'il soit devenu ainsi, surtout.

14 juillet 2017

Des hommages professionnels

Je n'ai pas tout compris à la dernière rubrique de Guy Birenbaum vu que je n'écoute jamais la radio (et la télé)(avec Twitter et l'info en continu, autant lire à froid la presse écrite)(que je lis d'ailleurs sur internet). Visiblement par affection et pour rigoler, il parlait du départ de sa chef sur un ton peu élogieux. 

Ca m'a rappelé le pot de départ en retraite d'un collègue. Il avait tellement de mauvais côtés que beaucoup attendaient son départ avec impatience (moi, je suis partagé d'autant que j'hérite d'une partie de son boulot). Il était mauvais et avait des coups de gueules très insultants envers ses collègues. 

Moi, vous me connaissez ! Je suis soupe au lait. Je m'engueule souvent avec les gens et deux jours (ou dix minutes) après j'oublie. Sauf dans les réseaux sociaux où ces moments de colère aboutissent à un blocage des abrutis. 

Avec lui, nous avons été potes pendant toute sa période dans l'équipe (6 ou 7 ans) mais nous nous sommes fâchés des dizaines de fois. Et même très potes (il était homosexuel sans jamais en parler ou faire d'allusion mais avait cette réputation, si je puis dire, et l'homophobie étant énorme, je passais une partie de mon temps à donner des baffes à chaque remarque. Ce qui me permettait de sortir des vannes dont une nous a laissé pliés de rire pendant quelques minutes. Nous étions à table à la cantine, avec des collègues, lui El face de moi et moi en face de lui et il a critiqué mon plat, me reprochant - pour se foutre de la gueule de ma surcharge pondérale - de ne pas avoir pris de poisson. J'avais donc répondu : "déjà que je bouffe en face d'une vieille morue"). (Ca me rappelle une autre anecdote, toujours à la cantine. A propos de je ne sais plus quoi il avait dit "j'aime les gros". J'avais rétorqué : "je serre les fesses"). 

Toujours est-il que deux jours avant son départ en retraite, j'avais demandé à un consultant qui bossait pour lui de faire un truc. Je n'avais aucune autorité pour ça mais il m'avait paru plus intelligent de lui demander directement plutôt que de passer par la voie hiérarchique (qui aurait approuvé ma demande). 

Du coup, il m'avait téléphoné (nos bureaux sont à moins de cinq mètres) pour m'insulter copieusement (en me traitant de connard). Il avait raccroché avant que je ne puisse répondre. Du coup, j'avais crié "connard" pour qu'il l'entende. Je ne suis pas fou. Quand j'ai compris qu'il m'engueulait, j'avais mis le au parleur du téléphone pour faire rigoler les types qui sont dans le même bureau que moi. Ils ont très bien compris mon insulte finale. Et on a bien rigolé. 

Le soir, pris de remords ou d'inquiétude, j'ai envoyé un mail à ma hiérarchie pour dire que Machin m'avait tellement gonflé que je l'avais insulté. C'est ainsi que j'ai appris qu'il avait envoyé un mail à la sienne pour dire que quelqu'un de la boite avait traité son consultant de connard. 

Il ne m'a parlé entre ce jour et son pot de départ en retraite où je suis allé malgré tout, en souvenir de toutes ces années. Il a salué tout le monde sauf moi sans que çà soit "ostensible". 

Pour son pot, il avait invité trois de ses anciens chef plus, évidemment, notre patron commun. Tous ont fait des discours élogieux (c'est normal, c'est le jeu) même si quelques uns ont lancé quelques piques drôles sur son "côté ingérable". 

Il n'empêche que cela m'a profondément gonflé. Par exemple, les deux derniers (je ne connaissais pas les autres) l'ont complimenté pour des projets qu'il avait mené. 

Ils ont oublié de dire que j'avais mené les phases d'avant projet ou de cadrage et que je l'avais sauvé dans de multiple situation en faisant évolué le SI (nos applications informatiques) pour réparer nos conneries (ce qu'il a fait, d'ailleurs pour réparer une des miennes une fois, rendons à César... mais je l'avais remercié, moi). Et je pensais aux collègues qu'il avait emmerdés pendant des années (dans notre groupe de "potes", à la cantine, son consultant en question et moi, étions les seuls à bosser avec lui). 

D'ailleurs, en discutant avec plusieurs collègues, après, ils avaient le même sentiment que moi. Les hommages étaient normaux à cause des circonstances. 

Mais bof.

13 juillet 2017

Vive les vaccins !

Je viens de signer une pétition pour l'obligation des vaccins. Pourtant, dans la vraie vie, j'ai un doute : je crois que les méchantes bactéries et odieux virus mutent en fonction de nos progrès médicaux. Et en plus, je signe assez rarement des pétitions. 



Il y en a trop du genre : êtes vous contre la pauvreté ? Ou : pensez vous qu'un détraqué sexuel doive être soigné ou sodomisé ? Ce dernier exemple est d'ailleurs mal choisi. Les choix ne sont pas contraires. Trop de pétitions sont populistes. J'en ai vu une, récemment, à propos des migrants. Du genre : devons-nous leur offrir un hôtel 4 étoiles ou devons-nous les égorger ? Je suis sérieux. Les réactions au sujet de Colomb Gérard (il n'est plus Maire) et de ses propos sur les migrants sont grotesques. Que feriez-vous ?

Pour ma part, je ne vois qu'une seule réponse possible : tant que les migrants ne le font pas chier, je vais au bistro et je laisse les autorités gérer. Si c'est trop le bordel ou si ça me coûte trop cher, je favorise, par mon vote, le changement des autorités. 

Revenons aux vaccins avec la clairvoyance qui me caractérise malgré les doutes que j'exprimais en introduction. Il faudrait être complètement con pour affirmer que l'espérance de vie n'avait pas augmenté depuis quelques décennies et que les progrès de la médecine n'y ont pas contribué. Il faut être très dégénère pour penser que les vaccins n'y ont pas contribué. 

Comme tout le monde, j'espère, je pense que la vaccination contre la grippe pour les personnes en bonne santé est une connerie. Une aspirine et hop ! Sinon, les méchants virus vont se développer et et tout ça. Comme tout le monde, j'espère, je pense que la vaccination des personnes fragiles (les vieux, quoi ! Merde à la fin) est indispensable. 

Néanmoins force est de constater que la vaccination contre les maladies infantiles est utile. Ceux qui prétendent le contraire méritent d'être traités comme des patates de chez Mc Cain, à savoir une mort atroce sans la moindre sodomie avec un pieux auquel on aurait collé des tessons de verre. 

Et leurs arguments sont complètement cons. Disons-le ! Des types de gauche sont contre au nom de la lutte contre les lobbies alors qu'ils auraient été pour au nom de la santé publique s'ils avaient été dans la majorité. 

12 juillet 2017

Rebelle

Je suis parti du bistro à côté du boulot (où j'étais entré par mégarde, une espèce de réflexe idiot) il y a deux heures. Je suis resté ébahi par un type en costume gris, chemise blanche et cravate bleue unie. Et chaussettes roses. Assis en terrasse. La question n'est pas de savoir si je suis un réactionnaire de gauche. On a déjà Fillon avec un pantalon beige et des chaussettes rouges. Notre illustration. 



Ce type très smart me donnais l'impression d'être un insoumis. Fuck le système. Profondément grotesque. Un peu comme Méluche qui met une cravate mais demande à ses troupes de ne pas en mettre. 

La rebellitude, c'est un métier. 

11 juillet 2017

Fatigue militante

Je n'ai pas le temps de faire des billets mais je lis les réseaux sociaux. Je ne sais pas ce qui est le plus usant. 

1. Les commentaires des insoumis qui tapent sur le gouvernement sous n'importe quel prétexte et défendent n'importe quelle prise de position. Prenez ce jeune députés qui a fait l'admiration hier. Il a comparé le droit du travail qui est dit avoir trop de pages et l'annuaire dont on ne sait pas quelles pages arracher. Tout le monde (insoumis) le complimente. C'est grotesque. Voire l'argument le plus con entendu à l'AN. Il n'y a presque plus d'annuaire. Pour avoir un numéro de téléphone, on utilise Google. 

2. Les militants socialistes qui critiquent tout pour avoir raison aussi. On ne sait pas sur quoi !

3. Les militants En Marche qui défendent absolument tout sans réfléchir. 

4. Les militants de droite qui sont perdus. 

Néanmoins, en ce jour, mes "préférés" sont les gauchistes réactionnaires qui critiquent Paris (les voitures, les JO,...). 

09 juillet 2017

Orage


Je fais comment pour rentrer ,

08 juillet 2017

C'est qui ?


Bel apéro ce midi. Il y a des jours comme ça. 

07 juillet 2017

Carence toi-même

La mise en place du jour du carence est une connerie. Depuis que je bosse, mes employeurs ont toujours payé les jours non payés par la sécu et versé 100% des salaires. Le plus gros employeur de France pourrait faire pareil et montrer l'exemple. 

Deux remarques complémentaires :
1. Les mutuelles des salariés du privé sont souvent meilleures que celles des fonctionnaires (mes parents étaient fonctionnaires et je suis salarié de droit privé d'une ancienne administration qui emploie encore des fonctionnaires "délégués"). On lit de ces conneries dans les réseaux sociaux. 
2. On n'a pas fini de rigoler (jaune) avec ce gouvernement mais, honnêtement, les réactions des insoumis contribuent largement à la rigolade.

06 juillet 2017

Les premiers pas du petit Nicolas dans la vie professionnelle

Je racontais ce soir une anecdote à Benjamin. Il m'a dit que je devrais la raconter dans les blogs. Dont acte. Je vous préviens, c'est absolument prétentieux. 

A 21 ans, j'avais fait un stage de fin d'études merdique au Crédit Agricole des Côtes d'Armor. Le mari de la femme avec qui je bossais était responsable des distributeurs de billets. Un jour, ils reçoivent un de ses fournisseurs de logiciel. Il finit par leur dire qu'ils cherchaient un jeune informaticien. Elle me recommande. Envoi de CV. Entretiens. Me voila embauché à Paris à 8500 francs bruts par moi, ce que je jugeais fort raisonnable. 

Me voilà donc commençant un CDI à Paris le 4 octobre 1987 (je garde des trucs inutiles en mémoire). Au bout de trois mois, je remplaçais 3 personnes que je devais seconder (sans vantardise, c'était le but, les projets étaient finissant). Au bout de quelques mois, j'étais augmenté de 1000 francs brut par mois. 

En octobre 1988, je vais partais au service militaire. En septembre 1989, le directeur commercial de la boite où j'étais m'a appelé (à la caserne, je ne sais pas comment il savait où j'etais, à l'époque on n'avait pas de portable). 

Je vais faire un aparté hors sujet : ma grande honte. Début 1988, Gérard Longuet était ministre de je ne sais quoi. C'était un copain du patron de la boite. Et le patron lui avait demandé de me pistonner, ce que j'ai découvert des années après. Ce qui explique que j'étais très peinard pendant mes 12 mois de service. J'ai été bloqué trois week-end et ai fait trois gardes de nuit et cinq jours de terrains pendant les classes. Le 14 juillet 1989, j'ai été le seul appelé autorisé à prendre des congés pour cette date anniversaire ! Mon régiment était "régiment de secours" pour le 14 juillet en question (au cas où un autre régiment ait un problème) et j'avais quartier libre pendant qu'ils répétaient les défilés. Tout ça parce que j'étais la seule andouille à avoir posé des congés. Pistonné par un ministre, les gens, les copains, qui bossaient au service du personnel, savaient que j'étais pistonné par un haut placé (et me demandaient qui mais je ne savais pas). On est hors sujet. Je vous passe le 11 novembre 1988 où on avait aussi un bel anniversaire (j'avais servi Pasqua, Président du CG92, à un banquet au Mont Valérien). 

Revenons à nos moutons. Vers la fin de mon service, le directeur commercial de mon ancienne boite me téléphone pour me demander si je voulais bosser encore pour eux. C'était un peu con, je n'avais pas démissionné. 

On arrive à négocier le salaire. Vu que j'étais parti à 9500 francs, j'ai dit, au pif, il fallait bien que je bosse, que je voulais au minimum 10000 francs. Il me dit qu'il ne pouvait pas m'embaucher à moins de 14500 francs. J'ai accepté ! Vous pensez... 

Trois mois après, ils m'augmentaient mécaniquement de 1000 francs. Mais on parlait entre collègues... 

Du coup, ils, les collègues, ont commencé à se plaindre parce que le type qui n'avait pas fait d'études et qui avait 22 ou 23 ans était plus qu'eux alors qu'il n'avait pas fait d'études eux qui ont 25 ans. 

Du coup (bis), les patrons de la boite m'ont appelé : on augmente les autres de 500 euros et toi de 1000 mais tu fermes ta gueule. 

Ce que j'ai fait. 

Je vous ai dit que c'était prétentieux. 

Mais je continue. En 1990, la boite (celle du client de la SSII qui l'employait) a été réorganisée. Comme son siège était en Bretagne, je suis le seul à avoir accepté de suivre. Au final, comme on dit à tort, je me suis retrouvé (à 24 ans) comme le seul "sachant" d'une équipe de 6 personnes, donc le véritable chef (à part le big boss qui tenait les cordons de la bourse et un autre type, un copain, à qui je laissais - par hasard - l'illusion, tellement la gestion m'emmerde). 

Je vous ai dit que c'était prétentieux. 

Ils ont fini par me virer en 1993 (trop cher, je vais y revenir) et couler l'année après. 

Je vous ai dit que c'était prétentieux. 

Le plus drôle est que venant d'une boite  de Paris pour bosser en Bretagne, j'avais des frais de déplacement. 10500 francs par mois (de mémoire). Non déclarés (il y a prescription). Et j'habitais chez mes parents. 

Si Macron ne disait pas autant de conneries, je serais supporter naturel.

05 juillet 2017

Cette gauche qui ne comprend rien à la droite

Il paraît que le pape a dit des conneries au sujet de Simone Veil. Ca fait scandale dans les réseaux sociaux. Rappelons que le pape fait son job. Il ne va quand même pas défendre l'avortement. L'église catholique est déjà mal en point, il ne va pas tourner le dos à ses valeurs. Et nous n'avons pas, je crois, à lutter contre des valeurs (parce que, politiquement, on fonce dans le mur. C'est le drame de la gauche qui, à force de se battre contre l'extrémisme ne se rend pas compte qu'elle fait le lit machin truc du FN qui explose les scores à chaque fois que la gauche est au pouvoir. 

Nous avons à nous battre pour des droits. Et Simone Veil est un exemple. C'est quand même rigolo de constater qu'un soutien de la droite Israélienne (la notre, y compris l'extrême, est un Mickey en comparaison) défende "nos" droits en étant applaudi par la gauche. 

Je remercie et félicite donc Simone Veil qui mérite bien de rejoindre son époux au Panthéon. 

Ca me rappelle cette photo prise chez un marchand de journaux qui fait le buzz dans les réseaux bidules. 

On y voit les couvertures des magasines. Tous font leur une sur Mme Veil sauf un : Valeurs Actuelles. Les gauchistes gueulent. Objectivement et commercialement, je ne vois pas pourquoi ce torchon ferait une une qui fâcherait ses lecteurs. Chacun son job... 

Pour ma part, je comprends qu'un catholique pratiquant soit opposé à l'IVG ou au mariage pour tous. Ca ne m'empêche pas de me battre pour ces trucs. Moi-même, j'envisage de me faire avorter après analyse de ma surcharge pondérale notoire et démontrable. 


Par contre, je veux bien défendre le mariage pour personne, tant le célibat m'est sympathique. 

Madame Veil mérite notre plus profond respect parce qu'elle a su passer au dessus de toutes ces divergences, pour l'intérêt, je crois (et ça reste à démontrer) de tous. Elle mérite le Panthéon. Voire Saint Denis. 

Et je pense que si la gauche évitait ces sujets de société, elle ne serait pas détestée par la moitié de la population. Vive la gauche libérale mais pas celle des arguments cons qui fâche les électeurs de droite. 

04 juillet 2017

Des discours

Les opposants à Macron sont entrés dans une espèce de délire. Je n'ai pas suivi son discours et celui de son PM. Je bosse. D'ailleurs, on se demande bien qui bosse quand on voit le nombre de commentateurs. 

Hier, j'étais dans le jus. J'ai un peu fermé ma gueule. Aujourd'hui, j'étais un peu plus présent dans les réseaux sociaux pendant le discours de Doudou Phiphi. Seulement dans Twitter. J'ai RT ou commenté des tweets au fil de ma pensée. J'ai RT des types qui critiquaient Doudou comme des types qui le félicitaient. 

Les gens ne savent pas lire. Les opposants pensent que je suis fan et les fans pensent que je suis opposant. 

En fait, je suis surtout fan mais uniquement parce qu'il s'assoit sur les clivages qui nous ont tant emmerdés. 

Restez rivés. Occupez-vous des vrais sujets. Tiens ! Pourquoi Mélenchon était le seul de son groupe à avoir une cravate ? Demandez-vous réellement s'il ne nous prend pas pour des cons. Sérieusement (on se fout de la cravate). Il veut s'afficher comme le seul opposant. Et nous prend pour des cons. 

Arrêtez donc de commenter des conneries. Si vous avez suivi les discours de Chapinou, hier, et de Doudou, aujourd'hui, c'est que vous n'avez rien d'autre à foutre à part commenter pour commenter. Vous êtes totalement déconnectés du réel. Quel type sain d'esprit et pas député (aie) va écouter les deux discours s'il n'est pas payé pour ça ou obsédé ? 

Tournons la page.

Ils l'ont fait, les opposants. Ce soir, ils commentent des photos de Chapinou visitant un sous-marin en oubliant qu'il est chef des armées et fait le job. C'est triste. 

Personne ne pense à commenter les textes de moi annoncés. Guignols. 

02 juillet 2017

Bravo @fhollande


Il vient de dépasser les deux millions. Une première pour un homme politique en France. 

Et bravo aux copains qui ont bossé pour lui, qui ont bossé pour ça. 

Adieu Pierre Danet !

Ca va faire un mois qu'il est mort et je n'ai toujours pas réussi à faire un beau billet pour parler de mon ami. De notre ami. Souvent, j'ouvre mon Word et essaie d'aligner les mots. Ce midi, pendant l'apéro, je viens de décider de faire un billet "en live". Ce qu'il aimait chez moi. Et qu'il aurait probablement aimé. 

J'ai connu Pierre, alias Disparitus, dans les blogs, à la grande époque. Nous sommes rapidement devenus potes puis sincèrement amis pour différentes raisons. Je vais en parler via mes trois blogs de l'époque, Partageons mon avis, Partageons nos agapes et Partageons l'addiction. 

"Partageons" était le centre de la vie de Pierre. Je vais raconter une anecdote. Il y a bientôt deux ans, nous avions reçu DSK, à la Comète. J'avais invité des copains blogueurs politiques, mais j'avais tenu à avoir quelques pointures, dont Pierre (j'y reviendrai). Il m'avait répondu "OK, mais je peux venir avec mon beau-père, ça va le faire marrer". 

Partageons mon avis. Le blog politique. Le présent blog, en errance, a récupéré les archives. Avec Pierre, nous étions assez proches. Lui plus libéral que moi et moi plus gauchiste que lui mais plus libéral de gauche. Inexplicable. Nous avions une connivence certaine, comme si nous étions à peu près les seuls à se rendre compte que ce que nous racontions sur les blogs n'avait strictement aucune importance. Nous pouvions nous placer au dessus des autres car on savait qu'on ne pesait rien, à part 110 ou 120 kg chacun. 

A ce stade, je vais ajouter un gros à mon billet. Appelons-le Hip, puisque le l'appelais ainsi dans ce blog. 

Partageons nos agapes. Je ne sais comment Pierre et Hip se sont rencontrés. Sans doute dans les commentaires de mon blog. On s'en fout et le monde est petit. Tous les trois nous avons rapidement constaté une passion commune. Bien boire et bien manger. Je ne sais pas si on peut se qualifier d'épicuriens. Eux peut-être. Moi pas. Nous aimions nous retrouver au restau. Autour de bons plats, de bons vins,... Ils connaissaient réellement le vin. C'était pour moi un bonheur de les écouter. Ils avaient tous les deux un secret pour découvrir des petits restaus, des lieux de bonheur. J'étais un petit joueur mais j'apportais ma pierre à l'édifice par ma connaissance des brasseurs. 

Le frère de Pierre tenait un de ces sublimes petits restaus dans Paris. Je pense beaucoup depuis un moi à lui et à son épouse. 

Hip, si tu meures avant moi, je ferai un billet avec ces paragraphes. Mais Pierre avait 52 ans, moi 51, toi 50. 

Je vais parler d'Hip, un peu. Si je leurs avant lui, son hommage sera prêt. C'est un personnage fabuleux. Il est archéologie, éditeur, formateur et surtout astromachin, maître de conférence, grand scientifique... Si j'en parle, c'est que Pierre était fasciné par cette multitude casquettes. 

Et qu'il était éditeur. Pierre était une huile. Directeur de l'innovation numérique chez Hachette, ou un truc comme ça. Il représentait sa boite au W3C, à Cap Digital et plein de trucs comme ça. On va reprendre dans l'ordre mais ce qui nous unit, aussi, c'est l'informatique. C'est mon métier, pas le leur. Mais ils y connaissent (ou connaissaient...) bien plus que moi. 

Partageons l'addiction.  Mon troisième blog. Feu mon troisième blog. J'y parlais nouvelles technologies, blogs, réseaux sociaux,... Pierre me suivait toujours dans mes découvertes, nous avions la même soif de découverte de nouveaux gadgets et, avec mon "réseau", j'en avais plein à présenter. Dans ce blog, j'aimais bien parler de politique autour des nouvelles technologies. Quand je faisais un billet sérieux, j'avais environ 200 lecteurs, autant dire rien avec toutes les andouilles débarquant suite à une recherche Google. Mais j'avais Pierre. Toujours. 

Nous avions les mêmes centres d'intérêt. Je vais en citer deux. 

Le premier : la normalisation. Ce qui permet à deux applications, deux serveurs,... de parler ensemble. Et il était membre du W3C, l'organisme chargé de normaliser internet au niveau mondial. J'étais ébahi : un pote d'agapes était une huile au niveau mondial ! Et dans un secteur qui me passionne : la normalisation. 

Le deuxième : l'anti "digital washing", un truc qu'il avait inventé. En gros, il nous fallait lutter contre les cons qui présentent les évolutions technologiques comme des vertus du numérique. Je vais donner un exemple : depuis 1984 ou 1985, je peux suivre mes comptes bancaires en ligne. Avec le Minitel puis avec Internet. Le fait que les banques proposent des sites web pour suivre les comptes n'est pas du numérique. C'est du progres technologique. 

Le numérique est ce qui est du progres "tout court", parce qu'il apporte de nouveaux services, des nouveaux processus, des baisses de coût,... 

Avec Pierre nous réfléchissions beaucoup à cela. Il était directeur de l'innovation chez un grand éditeur et je suis, pour résumer, responsable des applications autour des distributeurs de billets pour deux grosses banques et leur filiales. Je ne sais même pas si Pierre et Hip le savaient tellement mon boulot est indescriptible. 

Merci, Pierre,  pour tout ce que tu m'as apporté, au niveau du partage, de la convivialité, du numérique,... De la vie. 

Je vais passer à table, à la Comète. Un mois après ta mort, j'ai la larme à l'œil. Ces cons n'ont plus d'andouillettes. Mais la Côtes-du-Rhone du mois semble parfaite. 

Adieu l'ami.