En salle

25 février 2026

Quentin et la manipulation fallacieuse !

 


Dans son billet d’hier, l’amie Juliette « s’amusait » du côté fallacieux de certains arguments en matière de politique (vous pouvez la lire, je ne suis pas son porte-parole). Elle illustrait ses propos avec des éléments suite à la mort de Quentin. Il est vrai que dire, en défense de LFI : « arrêtez de nous les brouter avec nos morts, l’extrême droite tue plus que nous », n’est pas très fin.

En revanche, il faut se poser ! Ce n’est pas LFI qui a tué quelqu’un mais, potentiellement, des relations douteuses d’un député du même métal. Je dis bien « potentiellement » parce qu’à l’époque où les accusations ont été lancées, on ne savait strictement rien. Il va nous falloir attendre la fin de l’enquête mais il faut tout de même admettre que le scénario le plus probable est que les dames de Némésis sont venues exciter les zozos d’extrême gauche en espérant de la castagne avec leurs propres nervis, des zozos d’extrême droite.

Cela n’excuse évidemment pas un mort et je ne suis pas sûr de connaitre formellement les causes du décès. On nous a parlé d’un acharnement sur un homme à terre mais aussi de cet homme qui s’est relevé et a refuser d’aller à l’hosto. Honnêtement, je ne sais pas. Ca me gonfle de lire la presse à ce sujet car, aussi bien, une heure après, on aura une autre version…

 

Reprenons les faits.

Petit 1 : il y a une dizaine de jours, le ministère de l’intérieur a classé LFI dans les partis d’extrême-gauche. A mon avis, c’est une double erreur. D’une part, le programme de LFI n’est pas plus à gauche que des programmes du PS qui ont, par le passé, permis la victoire de son poulain (rappelez-vous Hollande qui voulait taxer les hauts revenus à 75% !). D’autre part, LFI veut la révolution par les urnes, pas par la violence. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : vous pouvez relire ce blog, depuis deux ans, les trois quarts des billets sont là pour dénoncer le comportement ou le positionnement de LFI.

Petit 2 : il y a une conférence de Rima Hassan dans une université à Lyon. Je le déplore complètement mais ce n’est pas le sujet de mon billet.

Petit 3 : il y a, un peu à côté, ce « gars » qui meurent sous les coups d’abrutis « d’une milice proche de LFI ».

Petit 4 : il y a des élus de droite, dans le poste, qui explique que l’extrême gauche tue.

 

A ce stade, on a pu dire « attention, l’ED tue huit à dix fois plus que l’EG ». On pourra admettre que cette formulation est maladroite. Je reformule : « hé dis donc mes canards, vous auriez pu mettre plus d’entrain à ronchonner lorsque des types ont été tués par l’extrême droite plutôt de réagir en meute, maintenant, alors que LFI vient d’être classé « officiellement » à l’EG ! »

 

Petit 5 : ces mêmes élus de droite ont immédiatement enchaîné avec « il faut que les socialistes se désolidarisent complètement de LFI ».

Petit 6 : des élus de gauche ont dit « il faut qu’on se désolidarise d’LFI ».

Petit 7 (vous avez peut-être loupé une étape) : mes copains de ce que j’appelle (affectueusement) « la gauche républicaine et laïcarde » ont commencé à crier « si les socialos ne se désolidarisent pas immédiatement, ce sont des traitres, des collabos et en plus ils puent de la gueule ».

Je rappelle que j’ai fait partie du Printemps Républicain » dont je suis parti quand ils sont devenus une formation politique proche de Macron. A ce sujet, j’ai eu un éclat de rire quand j’ai vu hier, dans Facebook, que « Amine » qui en était le président à l’époque annonçait sa présence sur les listes de Rachida Dati pour les municipales. Je crois que je n’ai pas trop de leçon à recevoir en « traitrise » !

 

Nous en sommes à un point où le Rassemblement National a été dédiabolisé officiellement par la droite (puisque le front républicain a migré) et LFI diabolisé ! Nous avons des élections dans un mois et tout est fait pourque les partis de droite puissent aller chercher des sourires des dirigeants RN pour récupérer des électeurs (au second tour) mais que les socialos ne peuvent plus aller chercher des bulletins « sur leur gauche ».

C’est fort ! On assiste à une grandiose manipulation politique qui vise, au minimum, à torpiller la gauche pour les municipales. Suite à la manifestation, à Lyon, la famille de Quentin a appelé à cesser les récupérations, notamment à droite, à cause des saluts nazis et des slogans racistes. Côté récupération, ils étaient loin du compte.

Et je n’ai fait que citer des faits.

 

Petits 8 et 9 (j’accélère) : le PS se sentant coincé a fait un communiqué (que je n’ai pas lu) pour dire que des accords locaux pouvaient être possibles à nos conditions. Mélenchon a rétorqué (j’ai lu sa publication FB mais pas le communiqué) : « z’êtes gonflés, ce sont nos conditions qui s’appliqueront ! »

Il va falloir que les différentes composantes de la gauche clarifient tout cela et enterrent leurs propres fantômes… Je propose un accord :

 

Petit a : on ne fait plus d’accords nationaux pour ce qui concerne le programme et les candidats.

Petit b : on maintient ce qui a toujours été fait, depuis la nuit des temps, à savoir des accords de second tour, des désistements républicains. En d’autres termes, celui (le candidat ou la liste) qui arrive second parmi les listes de gauche à un scrutin doit se désister pour l’autre si cela est nécessaire pour empêcher un second tour qu’il juge mauvais. Le cas échéant, ils pourront discuter pour étudier l’opportunité de fusionner les listes.

 


Petit c : on se calme ! On n’oublie pas que c’est le RN qui vient d’un parti qui a été créé par des Waffen SS et contre lequel le « front républicain » a été imaginé, il y a environ 25 ans. Dans l’histoire de l’Europe, ce sont bien des partis politiques de l’ED qui ont toujours refusé de rendre le pouvoir par les urnes. Le danger est bien là. On n’oublie pas que ce front républicain avait été mis en place pour permettre l’élection haut la main d’une personnalité de droite qui, par ailleurs, aimait la bière et les pommes. Il doit maintenant se retourner dans sa tombe (d'autant qu'il y a assez peu de bruit et d'odeurs).

 

Petit d : je continue à dire du mal de LFI et de Mélenchon dans mon blog. Par exemple, Méluche a refusé de se désolidariser de la Jeune Garde alors qu’il rappelait, moins d’une semaine avant, que cette formation n’existait pas car elle avait été dissoute.

A ce niveau de folie…

23 février 2026

Perdre son honneur pour sauver des postes...

 


Ils n’ont pas attendu ! Quelques jours après l’assassinat de Quentin, voila Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, qui appelle le RN à se désister pour éviter à LFI de remporter des municipalités. Vous avez bien lu ! Une éminente membre de la majorité fait appel au RN pour faire barrage à LFI ! Elle a probablement oublié qu’il y a dix-huit mois, sa formation politique faisait appel à LFI pour faire barrage au RN ! Et que c’est grâce à ce barrage qu’on a pu éviter une majorité d’extrême droite…

Entre nous et entre parenthèses, je me demande si elle se rend compte à quel point les électeurs vont les prendre, elle et ses copains (et les miens), pour des cons ! Si ce n’est pas avec ce genre d’âneries que les gens vont se détourner des partis politiques traditionnels, ceux qui magouillent n’importe quoi pour conserver leurs postes…

 

Je rappelle ma position : dès la création de la Nupes puis du NFP, je me suis exprimé contre une union entre LFI et d’autres partis de gauche. Ma raison est claire : avec LFI aussi forte au sein de ces conglomérats, des gens du centre gauche auraient préféré voter pour des candidats centristes que pour une gauche radicale.

Depuis, je combats LFI dans mon blog, non pas pour le programme, mais parce que je n’aime pas leurs méthodes, leurs comportements, leur manie de vouloir faire sauter le gouvernement, leur refus d’admettre que les événements du 7 octobre sont de nature terroriste et j’en passe. J’estime, en plus, qu’ils entraînent le reste de la gauche dans leur perte.

Dès les législatives de 2024, j’ai appelé à la mise en œuvre d’une coalition gouvernementale regroupant la gauche hors LFI, le centre et la droite, avec, à sa tête, une personnalité issue du centre gauche (parce que c’est le centre de gravité de cette coalition) de manière à ce qu’on puisse avoir un gouvernement de compromis, comme ça se passe dans tous les pays du monde. Si j’ai exclu LFI, c’est parce que des formations politiques ont déposé leur véto pour travailler avec eux.

En revanche, je n’ai critiqué le programme de LFI qu’à la marge et je n’ai jamais exclu des accords de second tour, pour des désistements, notamment aux législatives, ou des fusions de listes, pour les municipales, à condition que ces accords ne viennent pas d’oukases nationaux mais d’héritage des traditions républicaine : le candidat de gauche le moins bien placé au premier tour se retire pour celui arrivé en tête afin de battre un candidat de droite. Le tout devant se faire dans une bonne intelligence : si le « deuxième » estime que le « premier » est un con dangereux, il peut évidement faire un autre choix.

Depuis une semaine, on voit ces oukases, un peu différents, qui expliquent que la gauche ne peut plus s’unir mais, a contrario, on voit que la droite pourrait se rapprocher de son extrême, ce que vient de confirmer Madame Brégeon.

C’est inadmissible.

 

Imaginons une commune comme la mienne, largement à gauche (la députée LFI, Mathilde Panot, a été élue au premier tour). Le maire sortant, de centre gauche allié avec plusieurs formations de gauche, devrait arriver en tête mais il sera mis en « ballotage » au second tour. Franchement, je ne vois pas pourquoi des éditorialistes de plateaux iraient lui interdire d’intégrer sur sa liste quelques personnes venant de la liste soutenue par LFI, si une liste de droite est qualifiée pour le second tour.

On frise la folie !

Et on oublie d’où vient le Rassemblement National. Il a tellement bien réussi sa dédiabolisation que les électeurs de droite sont partis chez lui ! Alors les cadres de droite sont prêts à toutes les compromissions pour garder quelques strapontins.

 


Revenons à cette histoire de Quentin. Ce ne sont pas milices issues de l’extrême gauche qui ont volontairement tué ce garçon mais ce sont ses copains et lui qui sont venus soutenir un groupe de militantes qui venait foutre la merde dans un événement de gauche.

Alors, quels que soient les torts d’LFI, comme ceux d’avoir maintenu comme député un type compromis avec des dégénérés, il ne faut pas tordre la réalité.

 

Ca se voit un peu trop que tous les guignols qui ont eu comme fond de commerce de faire barrage au Front National ou au Rassemblement du même métal en arrivent à lui sucer la bite pour tenter de sauver leur honneur.

Qu’ils vont évidemment perdre.

22 février 2026

L'ère du confusionnisme ?

 


« Retiré de mes flux. Adieu. » Voila ce qu’a écrit un commentateur suite à mon dernier billet. Je ne sais pas de qui il s’agit. Je ne sais pas s’il part parce que j’ai critiqué LFI ou parce que j’ai défendu LFI. Ou parce que j’ai dit que le RN est plus dangereux que LFI. Tant pis. Ce drame lyonnais, avec la mort du jeune Quentin, provoque des réactions bizarres. Je vais résumer mon billet qui s’adressait à tous les citoyens éloignés des deux formations politiques « du bout », le RN et affiliés et LFI. Je disais, en gros : attention à ne pas être trop binaires. A force de diriger tous vos coups sur LFI, l’extrême droite en sort indemne, voire renforcée. Or, elle représente un vrai danger. Regardez un peu les livres d’histoire. Et c’est bien le RN qui pourrait très bien arriver au pouvoir dans une quinzaine de mois. Pas LFI.

Je vise évidemment une grande partie de la droite mais aussi des gens assez proches de moi, que je qualifie de faisant partie d’une gauche républicaine. Et ce sont surtout eux qui m’énervent ! Il y a des copains du Printemps Républicain, d’éminentes personnalités de gauche, peut-être Hollande en premier plan…

 

Comme contre-exemple, Je vais, en revanche, citer un extrait d’un commentaire d’un copain : « Ce sont les médias et cette gauche de droite, pour de sombres calculs électoraux, qui poussent à la diabolisation de LFI. » (j’ai bien dit que c’était un extrait, vous pouvez lire le reste pour avoir le contexte).

Il faut tout de même admettre que LFI n’a pas eu besoin d’aide de la gauche pour se diaboliser… Ils ont multiplié les conneries et autres outrances.

En outre, il faut bien admettre que c’est quand la gauche radicale ou l’extrême gauche ont réussi à cornériser le centre gauche que l’extrême droite s’est retrouvée au second tour ! Rappelons-nous 2002 avec les deux candidats de l’extrême gauche cumulant environ 10% des voix… Et je ne parle pas de 2017 et 2022.

La vérité est que l’extrême droite progresse en France depuis que la gauche est revenue au pouvoir, il y a plus de 40 ans, et que tous ceux qui, depuis, à gauche, cherchent à en déterminer les raisons, oublient leur propre responsabilité…

Tenez ! C’est à cette époque « quadragénaire » qu’a été créé SOS Racisme. La semaine dernière, ils ont publié dans Facebook un texte à propose des municipales. Ils y ont notamment écrit ceci : « 16 propositions de SOS Racisme pour une ville antiraciste : 1. S’assurer que figurent sur les listes des personnes représentatives de la diversité de la commune et, en cas d’élection, que les exécutifs municipaux soient composés avec la même exigence. » Ils n’ont pas « que » encouragé leurs partisans à s’assurer qu’ils voteraient bien pour une liste pratiquant la diversité. Ils ont dépassé le stade de l’élection puisqu’ils sont allés jusqu’à la nomination des exécutifs. Le mouvement antiracisme le plus emblématique a demandé à ce que les exécutifs locaux soient construits en fonctions de critères « raciaux ».

 

Bravo les gars ! 40 ans de lutte contre le racisme et on va se retrouver avec le RN au pouvoir. Et tout le monde accuse les autres !

On parlait des outrances d’LFI. C’est bien Jean-Luc Mélenchon qui reprenait à son compte le thème du grand remplacement. C’était peut-être une note d’humour pour se moquer de l’extrême droite… Mais tout de même. Hier ou avant-hier, une amie me donnait dans Facebook un lien vers un « reportage » sur l’évolution de Méluche. C’est édifiant (ça dure une douzaine de minutes et vous pouvez tout écouter).

Ils n’ont vraiment pas besoin de la gauche « de gouvernement » pour se diaboliser…

 


Mais revenons au sérieux. Avec l’esprit ludique qui nous caractérise. Ouvrez Copilot et demandez combien il y a eu de mort en France à cause de l’extrême droite et de l’extrême gauche depuis 40 ans.

La réponse est ED : 59 morts. EG : 6 morts. Il n’y a pas photo. Enfin si, une copie d’écran pour montrer que Copilot termine par « Résumé clair ».

Alors, pour ma part, je préfère l’EG diabolisée à l’ED dédiabolisée.

Ou alors, vous pouvez allumer votre télé et regarder les reportages sur la manifestation à Lyon, hier. Vous y verrez des magnifiques images de tatouages de croix nazis, des saluts du même métal et vous y entendrez des slogans racistes. 

 

 

 

20 février 2026

Affaire Quentin : ne nous trompons pas de combat !

 


Je ne sais pas où on est l’enquête suite à « la mort de Quentin ». Laissons les enquêteurs étudier les vidéos, recueillir les témoignages puis la justice travailler. On sera sans doute d’accord sur la proximité de LFI et de la Jeune Garde, sur le fait que deux assistants parlementaires d’un député LFI semblent à l’origine de la présence des militants du groupe dissous le jour du drame et j’en passe. Le tout malgré les pleurnicheries habituelles de nos zozos de la gauche radicale.

On pourra être d’accord sur le côté gonflant des meetings propalestiniens de Rima Hassam dans les universités, transformant ces dernières en lieu de haine à défaut de théâtre de Guignols.

On pourra être d’accord sur le fait que l’on puisse considérer que le comportement de certains insoumis soit anti-républicain et que ces andouilles entrainent toute la gauche dans sa perte.

On sera d’accord sur le fait que les dirigeants insoumis, via la stratégie de conflictualisassions générale, contribue à la montée de la violence.

 

En revanche, on tentera de ne pas oublier que Quentin faisait partie d’une sorte de milice mise en œuvre pour protéger un groupe de fascistes en peau de fesses venus perturber une manifestation organisée par un mouvement politique de gauche.

Je ne suis pas en train d’excuser ce que l’on pourrait qualifier de meurtre et je confirme que « toute mort pour les idées » est intolérable. Il n’empêche qu’il faut parfois assumer. En outre, il y a environ 1000 homicides par an, en France, et on aimerait peut-être que chacun d’entre eux fasse autant de bruit. En outre, il est confirmé qu’il y a bien plus de crime commis par l’extrême-droite que par la gauche radicale, même si nous ne sommes pas en train de faire le concours de celui qui a la plus grosse.

On en déduira que la minute de silence organisée à l’Assemblée Nationale fut une faute politique. On ne glorifie pas la mort d’une graine de fasciste au cours d’une action organisée. Même si je suis d’accord qu’on utilise bien trop ce terme de « fachos » ce qui fait oublier ce qu’est le fascisme.

Il y a des minutes de silence qui se perdent…

 

En complément, on n’oubliera pas de rappeler ce qui différencie la gauche radicale de l’extrême droite en France. La première veut une meilleure répartition des richesses, notamment via la solidarité nationale alors que l’autre jongle sur la haine des autres, notamment des colorés et des étrangers.

On n’oubliera pas, non plus, de rappeler que LFI a un programme détaillé, disponible depuis plus de 10 ans sur lequel, au fond, une grande partie de la gauche n’a pas grand-chose à dire (je ne suis pas d’accord avec tout mais si je tape très souvent sur LFI dans mon blog c’est à cause de son comportement, pas de son projet). Le RN n’a aucun programme à part une lutte contre l’immigration brandie à tous bouts de champs mais qui ne donne quasiment jamais lieu à un débat serein, débat qui nous montrerait qu’il aboutirait à la ruine du pays.

 

Au passage, on rappellera qu’à chaque fois qu’une gauche un peu radicale a obtenu le pouvoir par les urnes dans notre monde occidental, elle en a été virée par les urnes. Ce n’est pas le cas de l’extrême-droite qui a toujours une fâcheuse tendance à instaurer une dictature sanguinaire.  

 

Je suis donc franchement lassé de voir le procès de LFI depuis près d’une semaine dans les médias, impliquant le projet de toute la gauche avec des appels à se désolidariser.

Soyons clairs : si le deuxième tour de la présidentielle oppose Mélenchon à une personnalité de l’extrême-droite (la probabilité est très faible), je voterai pour Mélenchon ce qui ne m’empêchera pas de lutter pour éviter à ce dernier de faire un bon score au premier tour.

Soyons clairs : si une fusion de listes peut empêcher l’élection d’une personnalité de droite aux municipales, je la défendrai, à condition que la tête de liste ne soit pas LFI.

 


Les propos que l’on peut lire actuellement, notamment de la part de mes copains de la gauche dite républicaine sont affligeants : ils appellent à un barrage contre la gauche radicale même si c’est au bénéfice de l’extrême-droite.

A noter que j’approuve donc les propos de Dominique de Villepin.

17 février 2026

Quentin parti sombre

 


« La mort d'un jeune homme de 23 ans, à Lyon, après une agression d'une violence extrême, est une tragédie. Mourir en France pour ses idées est inacceptable.

Il ne peut pas y avoir d'autre constat que celui-ci et nous dénonçons ceux qui seraient tentés d'en expliquer les raisons sous prétexte que Quentin défendait des positions d'extrême droite.

Cette mort et le climat de violence dans lequel elle s'inscrit sont contraires à nos principes républicains, à nos valeurs et nos engagements humanistes.

Nous demandons que les faits soient établis rapidement, clairement, et les responsabilités recherchées sans pression, sans raccourci, sans surenchère, avec la plus grande rigueur.

Pour l'heure, nous pensons à sa famille, à ses proches, et leur adressons nos condoléances. Nous leur devons une seule chose : la vérité et la justice de la République. »

Au fond, il n’est pas mal, ce communiqué du MRC. Du moins, il change de nombre d’inepties que j’ai pu voir, bien avant qu’on obtienne les moindres précisions sur les faits, des supputations, des dénonciations, des indignations…  La gauche radicale accuse l’extrême-droite (la routine, tous ceux qui ne sont pas d’accord avec elle sont des fachos). Une partie de la droite et l’extrême droite accuse la gauche radicale (comme si Mélenchon lui-même avait commandité un meurtre). Et tous de faire, selon son camp, comme si la Jeune Garde ou Nemesis et leurs services d’ordre respectifs étaient des lapins de six semaines.

 

Evidemment, je me fous des communiqués de la droite. Seul ce que peut dire « mon bord » m’intéresse ! J’ai entendu Mélenchon, dans un discours, parler de cette histoire. Au début, comme souvent, il était très bien… Puis il est rentré dans une description heure par heure des événements (pas tous connus, alors) cherchant à se disculper, à disculper son parti. Comme si l’organisation d’une conférence par Rima Hassan à proximité n’y était pour rien, comme si le quartier concerné, à Lyon, n’avait pas été destiné à recevoir des extrémistes de tous poils près à en découdre !

Rima Hassan est une élue française, propalestinienne. Rien que d’entendre que l’on puisse appeler « conférence » ce qui n’est autre qu’un meeting politique engagé auprès de forces islamistes est à plier de rire ! Que ces meetings puissent avoir lieu dans des universités, qui devraient être laïques, est lamentable. FLI devrait interdire tout cela, rien que parce que son logo figure probablement sur les affiches.

Ensuite, Jean-Luc Mélenchon disait que la Jeune Garde avait été dissoute et qu’elle ne pouvait pas avoir fait quoi que ce soit. Manuel Bompard a expliqué que la Jeune Garde n’avait rien à voir avec LFI. Sauf que la Jeune Garde a été créée par Raphaël Arnault[, député LFI. Sauf que un de ses assistants parlementaires est présumé avoir participé à la baston. « Le 6 mai 2024, il reçoit une convocation par la police, à la suite d'un communiqué datant du 7 octobre 2023 dans lequel il qualifie le Hamas de mouvement de résistance ».  « Selon Le Figaro, L'Incorrect et Midi Libre, il serait considéré comme « dangereux » par les services de police et serait fiché S au motif de sa « proximité avec la mouvance d’ultragauche radicale et susceptibilité de se livrer à des actions violentes ». »

 

A un moment, il faut arrêter de jouer. Tout individu normal dirait qu’il doit être viré de LFI mais la vérité est que LFI l’a imposé comme candidat du Nouveau Front Populaire, contre l’avis des socialistes, la législative qui a suivi la dissolution.

 

Pour terminer ce billet, je voudrais revenir sur deux textes de confères blogueurs, indépendants des événements lyonnais. Authueil revient sur une étude du CEVIPOF qui montre à quel point les Français détestent leur classe politique. Cincinnatus, quant à lui, montre combien il est devenu logique d’adhérer au RN.

Les événements de Lyon nous poussent de plus en plus dans le fossé et ce ne sont pas vieux crabes de la politique qui vont nous retenir.

07 février 2026

Des élections municipales au Kremlin-Bicêtre

 


« Cette ville, c’est la mixité sociale, la vraie. Et il faut qu’elle le reste en se protégeant de la gentrification. » Ceci est un extrait d’une publication de campagne de la tête de liste LFI au Kremlin-Bicêtre. C’est parfaitement exact mais il manque une précision : la ville est devenue « championne de la mixité sociale » dans le Grand Paris en 2023 ; évidemment suite aux actions des précédentes municipalités, à savoir les équipes des maires ayant précédé celle menée, actuellement, par Jean-François Delage.

Jean-Luc Laurent avait conquis la Mairie en 1995, l’année qui a suivi mon arrivée à Bicêtre. Il a laissé sa place en 2016 à Jean-Marc Nicolle, son premier adjoint, quand la loi sur le non-cumul des mandats est passée car il avait été élu député en 2012. Jean-Luc a été à nouveau élu en 2020. Quand il est mort, il y a deux ans, Jean-François Delage, le premier adjoint, a repris le flambeau.

 


Ce sont bien ces équipes qui, depuis 30 ans, on fait du Kremlin-Bicêtre ce qu’elle est ! Et il faudrait être fou pour changer d’orientation !

 

La citation ci-dessus est extraite du texte d’accompagnement d’une vidéo avec une interview (complaisante) de la tête de liste LFI. Sincèrement, je vous invite à l’écouter. Vous y verrez un hommage à notre commune, comme s’il s’agissait d’un élément de propagande de la liste à nouveau menée par Jean-François Delage ! On dirait qu’elle félicite les sortants pour leur bonne gestion ! Et il faudrait être fou pour changer d’orientation !

Ecoutez bien tout ce qu’elle dit. Notamment le fait qu’elle a débarqué là quand elle a quitté le CROUS parce qu’elle aimait la banlieue (moi, j’ai acheté en 1994 parce que je n’avais pas les moyens d’habiter à Paris) et qu’elle a découvert la commune ensuite et l’a bien appréciée.

Elle y parle aussi du marché et de tout le bien qu’elle en pense mais il faut étudier son programme : ils ont prévu de déplacer le marché le long de la Nationale 7. Donc le torpiller et transformer l’artère principale de la commune en un grand parking à camionnettes où il sera impossible de circuler trois matinées par semaine. Or, il faut savoir que le marché était installé là, il y a des années et se rappeler des inconvénients. Il avait été déplacé suite à un referendum local il y a quelques années, avant de devenir « championne ».

On ne peut pas toujours faire et refaire, surtout contre la volonté du peuple.

 


Rien que pour rigoler, vous devriez suivre les personnalités des oppositions dans Facebook. Pas plus tard que ce matin, j’ai vu un texte qui critiquait l’abatage d’un arbre sur la place devant le centre commercial Okabé. Ils parlaient de la mort d’un des poumons verts de notre commune comme si un seul arbre pouvait faire un poumon… Surtout quand on connait le développement des espaces verts dans la commune au cour des dernières années. J’ignore pourquoi cet arbre a été supprimé, peut-être était-il malade, présentait un risque pour les passants ? Ce que je sais c’est qu’il a été mis là, lors d’un projet global de refonte du quartier… par la majorité sortante.

C’est une manie de transformer les événements pour dénigrer la municipalité. En décembre, il y a eu un scandale suite à une histoire de « privatisation des HLM ». La vérité est que la structure qui gérait une petite partie de nos logements sociaux n’avait pas le financement pour assurer les travaux nécessaires et que le projet de fusion fait partie d’un plan annoncé de longue date…

 

Dans Facebook, je suis abonné à plusieurs comptes de « politiciens de la commune », notamment de l’opposition. Je suis effaré du nombre de désinformation que l’on peut voir, de la part de toutes les oppositions. J’avais vu, une fois, une photo montrant la saleté dans la ville ! Elle avait été publiée juste après un marché et les équipes de la commune n’étaient pas encore passées faire « le ménage ». Nous avons trois marchés par semaine, les mardis, jeudis et dimanches… Forcément, à l’issue, vers 14h, les rues sont jonchées de tas de cagettes, de papiers d’emballage. Les techniciens de la ville passent trois fois par semaine dans toutes les rues concernées. Y compris les dimanches après-midi.

 


Alors, citoyens, vous qui allez voter dans quelques semaines, ne vous trompez pas ! Ne vous laissez pas berner par de la propagande inepte, de gens que l’on croise dans la rue uniquement pendant les périodes électorales.

Jean-François Delage est là tous les jours ! Notamment rue du Générale Leclerc et avenue Eugène Thomas (c’est mon coin, c’est pour ça que je le vois souvent mais je suppose qu’il fait toutes les rues de la commune).

Je n’oublierai jamais le jour où il m’avait aperçu, sur le trottoir d’en face, alors que j’étais sorti de l’hôpital pour une opération lourde et qu’il avait traversé la rue pour prendre des nouvelles, me souhaiter un bon courage et un bon rétablissement. Je ne savais pas qu’il me connaissait. Je ne savais pas qu’il savait que j’étais malade (je ne cache rien, je suppose qu’il a lu une de mes publications Facebook).

Il est venu me serrer la main, moi citoyen anonyme (mais blogueur…). Aucun des autres ne s’est intéressé à moi.

C’est aussi ça, le Delage, un homme qui s’intéresse et qui ne se contente pas de serrer quelques paluches devant un centre commercial ou un marché pendant deux mois tous les six ans.

 


Merci Jean-François ! J’espère sincèrement que votre équipe sera réélue et que les opportunistes seront balayés, une nouvelle fois, afin que vous puissiez continuer un excellent travail !

06 février 2026

LFI d'extrême gauche : la farce !

 


Hier, le ministère de l’Intérieur a classé comme LFI au sein de l’extrême gauche ce qui, à mon avis, est une funeste connerie et je pourrais reprendre à mon compte les arguments développés par les responsables de cette formation politique si je n’avais pas un gros poil dans la main.

Commençons par un exercice. A vos stylos. Prenez le programme de Mitterrand en 1981 et celui, actuel, de LFI. Vous aurez à répondre à deux questions.

Petit 1 : lequel est le plus à gauche ?

Petit 2 : Mitterrand était-il un extrémiste ?

Vous avez deux heures.

Pour vous départager, j’ajoute une question subsidiaire : qui avait à son programme de 2012 la taxation à 75% des hauts revenus ?

 


Mon espèce de défense du programme LFI ne signifie pas une adhésion à tous les points ni même aux principes généraux mais, individuellement, ils méritent d’être étudiés avec le plus grand sérieux. C’est scandaleux de vouloir rénover 700 000 logements par an ?

 

Par ailleurs, je me rappelle avoir fait plusieurs billets, ces dernières années, pour montrer que je ne considère pas, toujours, LFI comme un parti de gauche. Par exemple, ils font du clientélisme électoral. On pense évidemment aux musulmans. Qui, de gauche, pourrait défendre la liberté de gens opposés à la liberté, pour des motifs religieux ?

A ce niveau, c’est du nationalisme. Si j’étais provocateur, j’expliquerais qu’LFI est souvent plus proche de l’extrême droite…

Mais, il n’y a pas que ça. Il y a quelques mois, il y a eu une grève des taxis conventionnés qui voulaient continuer à gagner de l’argent avec des fausses factures payées par la sécu. C’est de gauche, ça ? Défendre des professions dites libérales qui vivent grâce à l’argent public (en trichant par ailleurs) ! Soutenir des gens qui vendent les licences pour la peau des fesses alors que, à l’origine, elles ont été mises à disposition gracieusement par la collectivité !

 


Ainsi, j’ai bien un tas de raison de voter contre LFI, y compris si ça me pousse à choisir un candidat d’une droite modérée mais cela n’a strictement rien à voir avec le programme et l’orientation politique générale. Il y a simplement des prises de position que je ne supporte pas, souvent sur des sujets qui ne devraient rien à voir avec la droite et la gauche. Il y a des comportements inadmissibles, antirépublicains…

Il y a des mensonges aux électeurs ! Récemment, par exemple, au sujet du budget, ils oublient de dire que la seule alternative était soit un budget pire, soit un remplacement d’élus ce qui aurait favorisé le Rassemblement National et donc provoqué la mise en place d’un budget encore pire.

Périodiquement, on les entend dire que la réforme des retraites n’a pas été votée par l’Assemblée, ce qui est à peu près exact mais ils omettent de rappeler que cette absence de débat est provoqué par des motions de rejet liées à l’obstruction parlementaire.

Dernier exemple, depuis l’été 2024, ils prétendent que la gauche a gagné les élections ce qui n’est pas vrai : la gauche n’a pas de majorité.

Je pourrais multiplier les cas. Tenez ! Pas plus tard qu’hier, j’ai vu un communiqué de Clémence Guetté expliquant que le Premier Ministre avait demandé une analyse du budget par le Conseil Constitutionnel (afin de supprimer les taxations des plus riches). Comment peut-on critiquer une réexamen d’un texte qu’on a combattu ? C’est lunaire… même si on comprend le fond, c’est la communication qui est à revoir.

Et les pratiques politiques : si le CC censure ces taxes, le gouvernement ne sera plus toléré par le PS !

 


Je pourrais multiplier, disais-je, mais ce n’est pas l’objet. On dit couramment que LFI est sorti de l’axe républicain et c’est une raison valable pour conchier ce parti. Mais ça n’en fait pas des extrémistes. Vous pouvez, par exemple, lire la définition « d’extrême gauche » dans Wikipedia.

Mais lisons plutôt celle « d’extrême droite ». Extrait : « L'extrême droite est très diverse. Sa définition stricte fait l'objet de débats auprès des historiens et des politologues, mais ses fondements idéologiques reposent principalement sur ces trois points : le rejet de l'immigration, justifié par une vision organiciste de la société, fermée et homogène, définie par la nationalité, l’ethnie ou la race ; un projet autoritaire qui valorise l'obéissance aux autorités, aux traditions, aux hiérarchies sociales, à rebours des valeurs de la démocratie libérale et de la prééminence du droit et enfin une rhétorique antisystème portée par un rejet des élites, jugées corrompues, décadentes ou éloignées du peuple. »

On pourra trouver facilement plusieurs motifs pour classer le RN à l’extrême droite.

Et, en passant, je connais un président d’un ancien grand parti de droite appelé, maintenant, Les Républicains, qui pour principal thème le rejet de l’immigration, sans compte l’obéissance aux autorités, aux traditions…

 

Toujours est-il que je ne sais pas à quel jeu joue le ministère de l’intérieur mais il faudrait voir à arrêter les conneries.

 

Je présente mes excuses à mes fidèles lecteurs pour avoir défendu LFI. Cela ne sera que temporaire, rassurez-vous !

02 février 2026

Gauche 2027 : la primaire ou le malentendu ?

 


Il y a une dizaine de jours, un certain nombre de partis de gauche, incluant les socialos et les écolos, ont annoncé la date pour leur primaire en vue de la présidentielle de 2027. Ma réaction a été très négative, du genre : « c’est quoi cette bande de loosers ? » Je voulais en faire un billet de blog mais je n’ai pas trouvé les mots, tout simplement parce que je n’ai pas grand-chose de mieux à proposer. Cela me hante tellement que je n’ai d’ailleurs fait aucun billet depuis.

Récapitulons tout de même. La gauche « non radicale » peu très bien gagné sur un malentendu. Disons que l’on pourrait très bien avoir trois ou quatre candidats de la droite ou du centre (par exemple : Philippe, Villepin et Retailleau) qui se feraient concurrence. Un candidat du centre gauche pourrait se glisser devant et affronter Le Pen ou Bardella au second tour, aucun des deux n’arrivant à prouver qu’il n’est pas totalement incompétent. Et hop ! Voila 50,01% pour Glucksmann (en oui, c’est à lui que vous avez pensé en me lisant, non ?).

Un malentendu ! Admettez que ce n’est tout de même pas très bandant, surtout si on tient un blog politique de centre-gauche qui parle de bière, de nichons et de bites.

 

En d’autres termes, on est beaucoup dans cette « mouvance politique » à attendre l’homme ou la femme providentielle, celui qui part de très loin à 18 mois du scrutin mais finira par émerger, à l’image d’un Hollande fin 2010 ou d’un macron fin 2015 ! On pense évidemment au retour d’Hollande, puisque la plupart des commentateurs le voient rêver, on pense à Glucksmann, seul type du centre-gauche à ne pas afficher des sondages ridicules, on pense à Cazeneuve, qui doit bien bosser dans son coin pour nous préparer quelque chose (je suis abonné à sa newsletter, je vois bien que ça turbine !).

Les braves gens de la gauche radicale pourraient nous dire qu’on ferait mieux de penser à Mélenchon mais on ne le voit pas gagner un second tour. LFI s’est fait beaucoup de mal et a réussi à se faire plus détester que l’ensemble des autres partis. Ils pourraient changer, il reste du temps ! Mélenchon avait changé, d’ailleurs, mais, la semaine dernière, il a recommencé à parler d’islamophobie. Il faudra bien que le vieux se foute dans le crâne que si je ne trouve pas normal que des fillettes de 6 ans portent le voile, ce n'est pas parce que je suis un facho et que tous les Français sont admiratifs des Iraniens qui luttent contre les mollahs…

Les militants LFI se rendent ridicule auprès de beaucoup d’électeurs à l’occasion des municipales. En résumé, ils veulent la gratuité pour tout sans avoir le moindre financement (faut-il leur rappeler que ce n’est pas du ressort des communes de taxer les riches ?). Ils racontent n’importe quoi. L’autre jour, dans ma commune, le numéro deux de la liste menée par LFI disait qu’ils voulaient déplacer le marché forain parce que les commerçant de l’actuel marché avaient augmenté les prix car ils avaient moins de clients… Le gars qui n’a rien compris à l’offre et la demande…

 

En fin de semaine dernière, l’ami Valerio Motta a fait un billet pour montrer l’importance des primaires, les différences entre la présidentielle et les autres scrutins. Son texte est long et je ne peux pas le résumer. Il part d’exemples, de Chirac en 1995, qui a réussi, évidemment sans primaire, à battre Balladur parce que l’appareil de son parti était derrière lui jusqu’à des faits plus récents. Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit, peu importe, mais il amène un éclairage intéressant sur différents phénomènes.

Prenez 2017 ! On est « tous d’accord » sur le fait que Macron a profité de la chute du PS et des casseroles du candidat de l’UMP mais, si on regarde plus précisément, le score de Fillon est très bon, supérieur à 20%, alors qu’on le disait grillé par ses costumes et Pénélope ! En fait, avec ses affaires, il a peut-être perdu 5 ou 6 points mais son niveau était exceptionnel (légèrement inférieur de celui de Chirac en 1995, par exemple). Cela aurait-il été possible sans un parti fort (et riche…) et sans la légitimité fourni par la primaire ?

 

Est-ce qu’un Olivier Faure, gagnant un primaire en octobre prochain, fort de sa position de l’homme qui a permis le consensus sur le budget pour éviter le naufrage de notre pays, soutenu par un PS qui reste costaud mais aussi d’autres formations politiques, comme les Ecologistes et les militants gravitant autour de Corbière, de Ruffin, d’Autain, bref, une gauche unie, n’aurait-il pas une chance de l’emporter en mai 2017 ? Et, au fond, qu’est-ce qui empêche Glucksmann, Hollande ou Cazeneuve de jouer le jeu ?

Au fond, on nous a cassé les burnes, à juste titre, avec une gauche sans LFI. N’est-il pas temps de jouer cette carte jusqu’au bout ? De laisser tomber une rêvée social-démocratie dont la victoire ne pourrait venir que d’un… malentendu ? De capitaliser sur l’existence de cette gauche du compromis dont on verra aujourd’hui, je crois, si elle est une réussite ?

 

Je n’ai pas fini de me poser des questions, moi… Sans compter que je n’ai pas souhaité l’anniversaire de Captain Haka. Et qu'en lisant mon billet, des zozos de la droite "républicaine" pourraient se dire qu'il leur faut une primaire et qu'ils pourraient gagner.

20 janvier 2026

Nos fossoyeurs

 


J’écoutais Mathilde Panot (je suis tombé dessus par hasard et la première phrase m’a fait rigoler : je ne suis pas maso au point de l’écouter volontairement, non plus !). Elle était interrogée à propos du 49.3 (je suppose) et elle répond « nous sommes face à un budget qui est dangereux pour le pays ».

Elle n’a absolument tort et la suite de ses propos sont parfaitement justes et je comprends que des braves gens adhèrent à tout cela. Mais…

Elle oublie de dire qu’une censure serait dangereuse pour le pays, en poussant probablement le RN au pouvoir.

Elle oublie de dire que si Sébastien Lecornu avait opté pour « les ordonnances », les avancées de ce budget (que l’on peut juger insuffisantes) auraient pousser le PS à censurer le gouvernement.

Elle oublie de dire que le budget initial, celui qui pourrait être forcé par les ordonnances, celui qui aurait pu être imposé par une CMP ou d’autres processus institutionnels aurait été largement pire.

Dans l’état de notre représentation nationale, ce budget est peut-être ce qui pourrait nous arriver de moins pire. Il aurait été préférable qu’il passe sans 49.3 mais, si je critique LFI, dans ce billet, je n’oublie pas que c’est une grande partie de la droite qui a, en fin de compte, refusé la solution du compromis, qui fait qu’on en arrivé à utiliser cet article.

 


Mathilde Panot a oublié de dire différentes choses, ce qui est de bonne guerre, mais je suis fatigué des propos que je peux lire de la part de lascars de l’opposition, de droite comme de gauche, accusant Sébastien Lecornu de ne pas avoir tenu sa promesse de ne pas utiliser le 49.3 et le PS d’avoir validé un texte après avoir promis qu’il n’y aurait pas de censure s’il n’y avait pas de 49.3. Mes les promesses sont entre Lecornu et le PS et, au fond, ne nous concernent pas et, surtout, il ne faut pas oublier le principe : ils se sont mis d’accord pour faire un budget de compromis en prenant en compte cette représentation nationale et ils sont sur le point de réussir.

Je les félicite par avance.

Toutes ces âneries des oppositions font porter un discrédit sur nos institutions. Si les imbéciles avaient fait leur boulot, à savoir établir un budget de compromis sans manipulations de peine-à-jouir, ce qui serait naturel dans toute démocratie, la démocratie et notre Constitution en sortiraient renforcées et on ne serait plus à la merci de populistes d’extrême droite.

 

Ayant un gros poil dans la main, en revanche, je vais citer deux extraits du dernier billet de Captain Haka.  

« La nouvelle ligue fasciste mondiale est à l’œuvre, et comme d'hab, on se retrouve au milieu à prendre les coups. De tous les côtés, surtout de l'intérieur. »

« Le coup de grâce est pour bientôt et il viendra de la vérole interne qui ronge notre démocratie et nos institutions. Droite et gauche refusant leur agonie, s'accrocheront à tout ce qui flotte pour ne pas sombrer, et entraîneront avec eux ceux qui veulent résister au naufrage. »

 

Je ne félicite pas tous ces types qui ont une vocation à rester des élus locaux et qui vont réussir à couler notre pays.

19 janvier 2026

Tous au cabanon !

 


Ce blog est silencieux depuis près de deux semaines ce qui est expliqué par la « géopolitique » (que je n’ai surtout pas la faculté d’analyser sérieusement) mais aussi à la médiocrité de la politique intérieure chez nous.

Je vais commencer par parler de cette dernière et du budget qui m’avait rendu si prolixe, dans ce blog, à l’automne. Nous avons une opposition, tant de gauche que de droite, qui n’a toujours pas compris que personne n’avait la majorité à l’Assemblée et qu’un compromis est nécessaire : personne ne peut imposer sa vision.

Nous avons affaire à des fous qui ne pensent qu’à de médiocres objectifs électoraux et se contre-pignolent totalement des intérêts des citoyens.

 

Cette folie a moins l’avantage de nous faire comprendre ce qui se passe au niveau mondial… et surtout à la Maison Blanche. Trump veut annexer le Groënland. Une première ! Un pays de l’Otan qui veut récupérer une partie d’un autre pays de l’Otan. On va se retrouver à devoir défendre le Danemark face aux Etats-Unis d’Amérique ce qui équivaut à peu près à torpiller l’Otan.

J’espère que ce n’est qu’un jeu au milieu d’une négociation, que Trump se calmera quand il aura obtenu un ou deux gisements de je ne sais quelle cochonnerie et la possibilité de construire une ou deux bases pour emmerder Poutine.

Trump nous avait déjà gonflé avec ses conneries au Vénézuéla : destituer un président qui ne mérite que de l’être mais sans la moindre légitimité, celle qui pourrait être poussée par le droit international. Droit international toujours évoqué par nos polititocards depuis pas mal de mois ce qui m’a toujours fait rigoler.

 


On va finir par comprendre à quoi sert l’Union Européenne : nous fâcher avec les Etats-Unis d’Amérique pour défendre un de nos plus petits Etats qui possède une des plus grandes iles de la planète où il n’y pas même pas 1000 fois d’habitants qu’en France. Remarque ! On pourrait y faire des essais nucléaires…

Ile placée dans une région qui devient navigable (et donc à défendre) principalement à cause du réchauffement climatique, pourtant niée par Trump, l’Union Européenne étant devenue encore plus critiquée pour son inefficacité par des gens qui ont toujours lutté contre sa légitimité politique.

 

L’usage de la camisole devrait être généralisé.


 

Et encore, je n’ai pas parlé de l’Iran. On voit des manifestations, chez nous, de soutien au peuple, certaines organisées par la droite avec la participation de Valls et d’autres par la gauche comme si ces idiots voulaient surtout qu’on ne manifeste pas de solidarité nationale envers des peuples opprimés…

Au moins, c’est rigolo ! On soutient des braves gens qui veulent virer des « génocidaires » qu’ils ont mis en place avec notre soutien lors de la précédente révolution au cours duquel ils ont destitué le père du type qui tente de prendre la main sur la révolte actuelle.

Devinez de qui je parle. Ou donnez votre langue au Chah.                  

 

Tant que je peux faire des jeux de mots débiles dans mon blog…


Et que les militants politiques ne comprennent pas pourquoi tout le monde se fout de leurs gueules.