22 février 2020

SOS « SOS Racisme »

Dominique Sopo, président de cette association , part en vrille. 



On ne comprend rien au fond parce qu’on s’en fout mais le célèbre racisme anti blanc est vraiment au cœur de sa pensée. 

Et c’est mal. 

20 février 2020

Aux Armes, Kremlinois !




Putain ! Nous avons la ministresse des armées à La Comète pour soutenir la liste LREM pour les municipales. Je me fais discret. Je suis arrivé en retard. Je me suis néanmoins approché mais une espèce de guignol m’a demandé si j’étais inscrit. 

Voilà la politique selon LREM : il faut être inscrit pour écouter des candidats et leurs soutiens présenter les programmes. Ça va sûrement parler aux électeurs...

J’ai expliqué rapidement ma situation au guignol (je préfère les autres pour cette élection mais il m’est arrivé de voter LREM). Il n’a rien dit. Il a regardé la cinquantaine de personnes qui écoutaient des clowns qui parlaient de santé comme si c’était le sujet de l’élection. 

Il était triste. 

18 février 2020

07 février 2020

La semaine de quatre jours et les slogans politiques

Pierre Larrouturou revient sur la semaine de 4 jours. Je suis d’accord avec la nécessité de poursuivre la baisse du temps de travail mais je n’aime pas les slogans genre la semaine de 4 jours. 

Par exemple, je veux bien faire 32 heures en trois jours dont un en télétravail. Ça me ferait 36 heures avec les quatre heures de transport. 3 journées de 8h à 20h, c’est jouable. 

Mais il faut arrêter avec les slogans. A part 32h payées 39... et encore. 

Vous prenez un chef dans une petite brasserie parisienne, il faut bien qu’il assure 5 services du midi... Chaque boulot a ses spécificités. Chaque personne ses besoins (pour la part, il me faut aller en Bretagne m’occuper de ma mère)(d’un autre côté, quand j’y passe trop de temps on s’engueule). D’un autre côté, comme je passe mes congés près d’elle, je veux bien renoncer aux congés payés à condition d’avoir des semaines de deux jours 25 semaines par an. Et tout ça m’emmerde, je n’aurais pas les moyens de faire un aller retour Paris Bretagne toutes les semaines. 

Restons pragmatiques et luttons contre les slogans démobilisateurs. J’ai un collègue qui est obligé de faire 45 heures par semaine en mai et juin (chacun son job). Ses chefs sont tolérants le reste de l’année mais il faut qu’il fasse ses 5 jours par semaine (et en plus il n’a pas le droit au télétravail à cause de problèmes d’accès à certains serveurs impossibles hors du bureau). Les quatre jours lui iraient donc bien sauf deux mois par an. 

Voilà un slogan : la semaine de 4 jours sauf deux mois par an...

Revenons sur mon cas personnel. Je pourrais faire mon boulot en 3 grosses journées mais les impératifs professionnels font que j’ai plus besoin d’être présent 5 jours par semaine hors mois d’août et vacances de Noël mais quelques heures par jour seulement (ça ne m’irait pas du tout vu que pour aller au bureau, ça me coûte deux heures par jour, autant faire des grosses journées).  

Restons sur mon cas. Je suis seul pour un job (cadre supérieur dans une usine de vélo et expert en généralités). Mon travail n’est pas nécessairement partageable. Les cimetières sont remplis de gens indispensables mais il n’y a pas beaucoup de types en France qui ont 32 ans d’expérience dans les distributeurs de billets tant chez les éditeurs de logiciels, les banques, les constructeurs et les organismes interbancaires. Mon patron verrait d’un mauvais œil une baisse de mon temps de travail... et s’il doit l’organiser, je ne serais plus indispensable dans mon cimetière et ne pourrais plus revendiquer de gagner plein de pognon. 

Arrêtons donc les slogans. Ça mobilise certains mais faut fuir d’autres. 

La réduction du temps de travail est nécessaire pour un tas de raison, parce qu’il faut accompagner l’automatisation, parce que nous ne sommes pas nés pour travailler, parce qu’on a un problème de répartition des revenus, parce qu’il nous faut des heures de loisir (de bistro) mais du pognon pour se le permettre. 

C’est un sujet trop sérieux pour le laisser tomber dans des slogans.

05 février 2020

Achetez un brevet de gauchisme !

https://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-des-femmes-blanches-paient-2-500-dollars-pour-ne-plus-etre-racistes-05-02-2020-2361342_24.php

Je suis plié de rire en lisant cet article en pensant à tous mes confrères de gauche qui dépensent tant d’énergie à se persuader qu’il faut démontrer qu’ils sont de gauche. Il est exemplaire des pouffes (je suis féministe, aussi, hein !) dépensent du pognon pour une formation pour éviter tout acte voire pensée raciste. 

Ça me rappelle un peu cette histoire de congés pour perte d’enfants. Les types pensent tellement qu’il faut faire le bien qu’ils entrent dans un délire sans penser aux parents qui mettront des années à se remettre mais il faut que l’entreprise paie. 

Il faut un brevet de gauche. J’ai connu des attaques et pas plus tard qu’hier. 

Il faut un brevet d’antiracisme. J’ai connu beaucoup d’attaques. 

Il y a beaucoup de connards qui savent ce qu’il faut penser et ne pas penser qu’ils trouvent tous les prétextes pour se persuader qu’ils pensent bien contrairement aux autres. Et la gauche crève. 

Restons zen. Voilà un autre sujet de rigolade. 

01 février 2020

Hommage bien mérité

Gérard est mort. Il a été incinéré jeudi. Ses cendres sont dans le même carré que celles de Marcel et Jacques, sans compter l’ancien cuisinier du Petit Relais. Gérard avais été longtemps serveur à l’Amandine mais il avait fini par picoler plus que les clients. Même moi. Il était très mince. A chaque fois qu’on le voyait, on se demandait par quel miracle il était encore vivant. On ne se posera plus la question. 

Depuis qu’il ne bossait plus, on le croisait dans les bistros. Il buvait des kirs comme au temps où il devait prendre du carburant pour pouvoir porter un plateau. Il était d’une gentillesse incroyable, comme beaucoup d’imbéciles. 

Je ne sais même pas s’il avait de la famille ou quelqu’un pour le regretter. C’est bien triste.

Il n’aura pas eu un cercueil bleu pour l’enfoncer dans le ridicule qu’il aurait toujours représenté. C’est une chance. 

26 janvier 2020

Macron comme une pelle

Je n’ai jamais été franchement virulent contre Macron. J’ai assez « subi » le bashing du temps d’Hollande. Pourtant, là, il semble avoir totalement perdu la main. 

Les sondages sont en baisse. Je voyais une vieille amie issue du PS venue chez LREM. Elle expliquait cette baisse par le parti pris de la presse et le bashing. C’est une erreur. Je n’ai jamais accusé la presse ou le bashing de faire faire baisser Hollande. J’ai critiqué la presse et le bashing pour d’autres raisons. 

Macron accumule les erreurs. La réforme des retraites en était une mais il aurait dû rebondir sur l’avis du conseil d’Etat et dire « bon les gars, on reporte tout ça, on va faire d’autres propositions, ne pas faire une loi fourre-tout et bien séparer les sujets : l’âge machin, le régime universel et les points ». Une petite reculade est préférable à un désastre. 

La gestion des municipales est une calamité. LREM n’aurait jamais dû présenter ce type. A la limite, ces andouilles auraient dû se ranger derrière les socialos (qui pourraient fort bien être utiles au second tour en 2022). Derrière la droite, ça aurait renforcé la gauche. Tout ce discute, hein !

Là, Macron va droit dans le mur. Perdre Paris et 2022. Si la droite présente un type comme Baroin, il n’est même pas sûr d’être au second tour vu que la gauche (la mienne) est lassée (si un socialo pas trop taré se présente, je vote pour lui). Au second tour contre Le Pen où Baroin, les électeurs de gauche iront à la pêche. 

Aujourd’hui, il a atteint un sommet de nullité. Il convoque le matheux à l’Elysée. Le président de la République se mêle de politique partisane et se prend une baffe dans la gueule parce qu’un type n’a rien à cirer de ces âneries. Villani n’allait pas arrêter maintenant. C’est évident. On ne sait pas ce qu’il dans le crâne, le chevelu, mais c’est ainsi. A la limite, Macron aurait dû convoquer Griveaux et lui filer ses 8 jours. 

Maintenant, on est hilares. Le centre gauche ne peut plus accorder le moindre crédit au Président. Tant pis. Sa chute dans les sondages va continuer. Va empirer. Il va être Hollandisé. C’est ballot. 

Sa réforme des retraites va passer. Si elle n’est pas retoquée par le Conseil constitutionnel, elle subira le sort du CPE. Promulguée. Jamais appliquée. 

Il nous faut le coacher. Disons-lui d’arrêter Griveaux, les retraites et quelques conneries. Ce n’est pas bien grave. Il a un boulevard pour 2022 s’il n’est pas grillé avant. 

Je dis ça pour finir avec une note optimiste. Pour lui. 

24 janvier 2020

Grèves : chacun ses paradoxes

La RATP va rembourser les abonnements pour décembre. Pour ce faire, ils demandent un certificat de travail. C’est complètement con. Ça leur coûterait moins cher de renouveler gratuitement les rechargements pour février. En plus, pourquoi seuls les gens qui travaillent auraient droit à un remboursement. D’autant que les gens qui bossent ont la moitié de l’abonnement remboursé par la boîte et qu’il va falloir déclarer qu’on s’est fait rembourser voire certifier sur l’honneur quand on ne l’a pas fait. 

Pour ce qui me concerne, c’est niet. D’une part, cette grève m’a coûté la peau des fesses en taxis et assimilés, je peux m’asseoir sur le remboursement en question. D’autre part, j’aurais pu aller en transports en commun mais, le matin, ça me gonfle avec mon entorse et, le soir, je n’aurais pas pu aller au bistro sans être inquiet vu que la ligne 7 fermait à 19h30, je débauche à 18h30 et j’ai plus d’une demi-heure pour arriver à la ligne 7. Boire et prendre un taxi ou arrêter le bistro et courir : mon choix a été vite fait. Mais ce n’est pas à la RATP de payer. 

Notons, en marge de cette publication qui ne restera pas dans les annales (avec 2 n, je vous prie), que j’étais plié de rire en voyant des copains de gauche parisien pointer des sondages disant que 60 ou 70% des Français soutenaient les grèves. Mais la proportion était inverse chez les habitants de la région parisienne. Ça ne coûte vraiment rien de soutenir un truc quand on n’est pas concernés... Je suppose que les 30% de franciliens qui soutiennent les grèves sont composés des grévistes, évidemment, mais aussi des types qui n’ont pas besoin de se déplacer au quotidien. 

Toujours est-il que si je refuse de me faire rembourser, c’est aussi une forme de grève du zèle : il va falloir mettre en place un circuit administratif délirant pour une connerie et les gens aiment ça. Je viens de recevoir un mail de la part d’un de mes collègues adressé à une huitaine de types avec le même statut (salariés d’une boîte détachés dans une filiale) pour nous expliquer ce qu’on doit faire pour être remboursés. C’est bien gentil de sa part (et je l’aime bien, je déjeune tous les jours avec lui, on parle de ce remboursement souvent). On a donc une personne qui prend sur son temps de travail pour expliquer aux autres comment vaincre une montagne administrative ridicule. 

Sans compter qu’une partie d’entre nous avons vaincu les grèves en prenant des congés et en faisant du télétravail. Il faut rester cohérent. On n’utilise jamais nos titres de transport en congés ou en télétravail et pourtant on paie les abonnements. Alors se le faire rembourser sur le dos d’un service public, c’est fort ! 

La vraie solidarité aurait été de continuer à payer...Pour la défense du service public, quoi !

Avec cette histoire de télétravail autorisé par les boites pour simplifier la vie des salariés, j’ai pu prolonger mon séjour de Noël en Bretagne de près d’une semaine. 

Chacun ses paradoxes.