22 octobre 2020

L'islamogauchisme serait-il une preuve de connerie ?


Etant ouvertement Républicain, libéral et membre du Printemps Républicain, je passe souvent pour Vallciste, pour un inconditionnel de l’ancien premier ministre. Même si j’ai une certaine affection pour lui suite à une anecdote personnelle et si nous sommes relativement proches sur beaucoup de dossiers,  je ne le supporte pas en tant que politicien. Je n’ai pas aimé sa rigidité lors des 49.3. Je n’ai pas aimé qu’il soutienne le candidat d’un autre parti après s’être présenté à la primaire. Je n’ai pas aimé qu’il parte faire de la politique à l’étranger. On aime la République mais on n'en a pas la même vision...

Il n’empêche qu’on a sans doute les mêmes adversaires et je rigole beaucoup des moulinets que font certains pour faire croire qu’ils n’ont jamais été proches de ce qu’on appelle l’islamogauchisme depuis la décapitation de ce jeune proche. Mais certains n’ont rien compris et mélangent visiblement tout.

Ainsi, alors que je diffusais un truc dans Facebook, avant-hier, un type que je connais vaguement depuis une dizaine d’années a répondu hors sujet en parlant de Valls car je suis fatigué d’entendre le nom d’un ancien premier ministre comme une insulte surtout de la part de crétins qui fricotent avec les islamistes... Je l’ai donc envoyé chier avec la distinction qui me caractérise, du genre : « tu peux aller chier ailleurs, connard ? »

Hier, il a fait une publication dans Facebook pour dire qu’il allait quitter les réseaux sociaux parce qu’on y trouve trop de gens agressifs et qu’il en avait marre de se faire insulter.

 

J’ignore si l’épisode avec moi est à l’origine de sa décision mais s’il se comporte ainsi avec tout le monde, qui ne s’étonne pas, après, de recevoir des bourre-pif !

Pauvre chou, va !

 

J’étais parti pour faire un billet au sujet de l’islamomachin quand cette anecdote m’est revenue en mémoire. Vous aurez donc probablement droit à une deuxième billet histoire d’aborder sereinement un sujet varié comme l’extermination des immigrés musulmans à coup de covid 19 et de Beaujolais village.

21 octobre 2020

Vivons heureux en attendant la fin de la pandémie


Nous sommes le 219ème jour après le début du confinement ce qui ne nous rajeunit pas. Je suis en Bretagne dans un coin où la carte n’est pas trop rouge mais les bistros doivent fermer à vingt-trois heures au lieu d’un heure ce qui n’est pas très grave sauf le vendredi et le samedi mais nous sommes moins malheureux que dans certaines parties de la France voire d’Europe, notamment vers notre nord qui ont reconfiné.

Néanmoins, avec les copains, on se demandait hier soir comment éviter un reconfinement total. Il y a bientôt un mois, je disais dans ce blog qui raconte n’importe quoi qu’il était éminent pour permettre aux gens de partir un peu en vacances histoire de ravir les vendeurs de chrysanthèmes puis qu’il serait assez total en novembre pour qu’on puisse dépenser du pognon en décembre et faire la fête comme il se doit. Je me trompais probablement et, de toute manière, personne ne m’écoute.

Je suis en effet à peu près le seul à prôner un confinement quasi-total (c’est-à-dire une fermeture des activités économiques non essentielles et des restrictions de déplacements) en dehors des bistros à condition que ces derniers jouent le jeu. A la limite, je n’ai plus à argumenter tant il est à peu près évident que le gros des contaminations est dans les transports en commun, les écoles et autres lieux de travail que notre gouvernement de zouaves laisse ouvert.

 

D’un autre côté, si les gens ne font pas le con pendant les vacances de la Toussaint, on pourrait voir l’épidémie décroître très légèrement contrairement au taux de suicide chez les fleuristes ce qui garantira néanmoins des revenus aux générations futures. Cette profession est autoalimentée ! Elle gagne du pognon avec la fête des daronnes et celle des morts… Mamie, t’as passé l’arme à gauche ? Tu auras ton bouquet en novembre et pas en mai. Paf ! Mais je m’égare.

Les mômes ne feront plus circuler le virus pendant ces congés scolaires et c’est très bien. En dehors des congés scolaires, ils ne le font circuler qu’à partir de l’entrée en sixième… si j'interprète les consignes de port de masque.

 

A noter que parmi les études réalisées, il ressort qu’une seule mesure est réellement efficace : si on mettait les 25% de travailleurs qui en ont la possibilité en télétravail, le pic de contamination serait diminué de 40%.

 

Et s’il y avait un scandale à relever à l’issue de cette crise sanitaire, il tournerait autour de ce télétravail et des métiers non indispensables à l’activité économique. Il n’est pas normal que les entreprises ne soient pas plus incitées, voire obligées, à faire du télétravail. Un texte de loi serait assez facile à faire passer : une entreprise doit prouver qu’une activité en « présentiel » est indispensable. Quant aux activités non indispensables à l’économie, je suppose que l’on pourrait en référencer des dizaines et pas seulement dans les activités touristiques ou culturelle. Tant pis s’il y a un coût pour l’indemnisation des gens concernés. Au point où on en est…

 Je vais m’y atteler : la plupart des activités commerciales peuvent être menées par internet. Prenons un exemple au hasard moi : depuis la fin du confinement, je ne suis allé que dans quatre magasins qui étaient fermés à l’époque, et encore, trois le même jour (avec mon tour de taille post confinage, il n’est pas facile de trouver un pantalon). La quatrième fois, c’était chez un coiffeur. Ne me dites pas que toute personne normalement constituée ne peut pas attendre quatre mois avant de croiser le merlan… Vous enlevez 25% des salariés en télétravail plus 15 qui ne servent rien, le virus disparaitra rapidement.

 

Je rappelle – et on ne le fait pas assez – qu’il ne s’agit de dézinguer cette bestiole mais de diminuer drastiquement le taux de contamination, ce fameux « R » (le nombre de personnes qui seront infectées par une personne contaminée). Dès que les congés d’été ont été  terminés, il a rebondi en flèche et nous devons le haïr pour cela même si nous sommes résolument anti-racistes. 

20 octobre 2020

Et si on relançait les blogs politiques ?


Depuis que Sarkofrance a fermé boutique, j’ai l’impression qu’il n’y a plus aucun blog politique à part le mien et ceux de quelques copains : voir ma blogroll, je pense en particulier à Captain Haka et Denis, et un peu comme si nous n’étions plus que trois dans cet immense océan de désolation et surtout de soif (je ne veux oublier personne, je cite ces deux zigotos parce que je les connais depuis la nuit des temps, sinon, ma blogroll continue à bouger un peu…).

Il reste bien sûr ceux des imbéciles avec qui je me suis fâché vu qu’ils avaient un peu tendance à me traiter de fasciste quand j’abordais certains sujets comme l’islam politique mais ils viennent sans doute de se rendre compte qu’il y avait eu une décapitation de trop et que beaucoup d’abrutis islamogauchistes auraient un peu envie d’effacer certaines de leurs publications. Une page se tourne et on peut se réjouir avant la prochaine potentielle jouissance du constat d’une gauche qui se remettrait par miracle à défendre la République contre les religions de toutes sortes, surtout celles qui ont tendance à éliminer physiquement certains valeureux détracteurs.

Mais nous ne sommes pas là pour parler de ça mais bien pour occuper une heure de temps entre la fin de ma journée de travail (commencée très tôt à cause d’une bête insomnie) et l’heure du rendez-vous avec ma mère dans sa maison de retraite. Probablement ancienne communiste, d’accord, mais ne se privant pas d’avoir du personnel à son service malheureusement pas exclusif dans une institution laïque (en Centre Bretagne, ça veut dire que ceux qui ne bénissent pas le repas machin truc ne sont pas immédiatement flagellés).

 

Nous sommes là pour parler des blogs politiques. Vous pouvez en créer un. Tiens ! En haut à droite, là, tu as sans doute une option « créer un blog ». Tu cliques. Tu écris deux ou trois conneries, tu fais un peu de mise en forme avec une bloguerolle mentionnant mon blog et celui d’El Camino parce qu’il met des gonzesses à poil tous les dimanches vers 21h, voire celui de Didier Goux pour montrer que tu es un gros rebelle avec du poil dans les oreilles. Ensuite, tu m’envoie un mail pour que je lise ton truc. S’il ne me déplait pas, je l’enregistre dans ma propre bloguerolle ce qui assurera de la gloire pendant au moins 24 heures.

Si je puis me permettre, tu ne te lanceras pas dans la propagande officielle de ton parti préféré, il le fait très bien et les cinquante lecteurs qui tu auras s’intéresseront à toi plus pour le personnage que pour les messages politiques que tu veux faire passer avec l’élan qui te caractérise mais qui ne sert strictement à rien. Je vais donner un autre conseil : ne fais pas des billets de blog trop long, c’est chiant à lire mais aussi à écrire. Je sais ce que c’est.

 

Mais pourquoi je dis ça, moi ?

 

Tu penses bien que j’ai une raison valable. Alors que Facebook et Twitter partent complètement en vrille bien aidés par la covid 14-18, on constate que de plus en plus de types font des Thread Twitter et des publications Facebook relativement longues, disons une trentaine ou une cinquantaine de lignes, sans doute parce qu’ils sont lassé d’y trouver que du vomi voire d’en déverser eux-mêmes, on est peu de chose ma pauvre dame.

C’est bien naturel d’avoir un clavier et écran et de vouloir remplir un tas de pixels plus ou moins bien ordonnées pour que cela veuille dire quelque chose et cela ne fait pas de mal aux vieilles crouilles comme moi de lire un peu de chair fraîche, même si calvitienne.

 

Avec le confinement, les blogs avaient connu une renaissance par l’intermédiaire de nos piteux journaux de confinement même que je n’ai pas perdu le réflexe de compter les jours : 218 (facile : 30 semaines, plus une semaine, plus un jour). Certains continuent à avoir du plaisir à cette reprise, comme Laurent dont au sujet duquel il vient de confirmer sa participation à notre Visio de ce soir 20h30 joignable par toutes les andouilles en cliquant sans perversité sur https://meet.jit.si/kdb ! La séance est d’ailleurs ouverte mais je ne reviens pas avant 4 bonnes heures, ça va nous faire consommer de la bande passante chez Orange.

 

Mais ce n’est pas aux anciens blogueurs que je pense mais à tous les types qui écrivent des mots dans Facebook et Twitter et qui doivent bien finir par reconnaître que la forme n’est pas très satisfaisante.

Qu’ils ouvrent des blogs, bordel ! Et ensuite, ils pourront utiliser Facebook et Twitter pour faire leur propre promotion. Et il n’y a pas que des blogs politiques dans le vie, on peut parler de tout.

 

Surtout si on n’a rien à dire.

18 octobre 2020

Faisons une marche blanche contre l'immobilisme dans la lutte contre l'islam politique, radical et meurtrier !


Je n’ai pas vraiment réagi dans les réseaux sociaux à l’assassinat de ce prof, M. Paty (trop tôt, si je puis me permettre), qui avait présenté des carricatures à ses élèves, par une espèce d’islamiste radicalisé. N’y voyez pas de mal ou d’absence de solidarité mais tellement de gens ont écrit des bafouilles que je ne vois pas ce que je pourrai dire de plus ou de mieux.

Je me suis levé, ce matin, j’avais encore de la colère. J’ai lu deux publications dans Facebook, celle d’Olympe qui dit, en gros, « on fait quoi, maintenant » et celle de Pierre qui explique qu’il n’ira pas aux rassemblements, que ça suffisait bien d’organiser les marches blanches. Je suis d’accord avec eux.

Je suis en colère depuis vendredi soir, depuis que j’ai vu dans les réseaux sociaux la publication d’une ancienne copine, hier encore, islamogauchiste, comme on dit, qui dénonçait absolument tous ces massacres commis au nom de l’islam. Alors, je suis allé voir les publications des copains de l’époque avec qui on a rompu car ils me traitaient de raciste, notamment depuis mon adhésion au Printemps Républicain, expliquant que l’on était proche de l’extrême droite quand on critiquait l’islam radical. Et ils critiquaient tous, à part les deux ou trois tarés de service, l’islam radical avec la plus grande virulence.

Et dans une semaine, ils auront oublié, ils reprendront leur jeu pour démontrer que l’aile républicaine de la gauche n’est qu’un ramassis de fascistes. Ils sont des collabos et méritent d’être assimilés à tous ceux qu’ils voudraient voir, à la suite d’un attentat, exterminés par les forces de l’ordre.

 

Je suis en colère, aussi, car on nous ressort le « pas d’amalgame », celui que je sortais moi-même après les attentats de 2015, comme si on pouvait faire l’amalgame entre les raclures de terroristes et des braves gens qui pratiquent « leur foi ». Les gens finissent par raconter n’importe quoi et arriveraient dans la même phrase à dire que c’est aux musulmans de régler ça entre eux et qui ne faut pas faire l’amalgame. Moi, je vais faire l’amalgame, sans la moindre méchanceté : à partir du moment où un père de famille, un grand-frère, un cousin ou une licorne incite les femmes à porter le voile « parce que ça se fait dans le coran » (et ne me dites pas que ce n’est pas vrai : je n’en ai rien à cirer), il se rend lui-même complice, pas de meurtre, non !, mais d’extension d’une religion et des textes qui vont avec dans le domaine public, donc des fous furieux qui en font un combat politique, un combat mortel.

Laissez-moi faire les amalgames que je veux et traitez-moi de fasciste. Je m’en fous. Ce soir, j’arriverai à Bicêtre vers 19h et j’irai boire des bières avec mes potes musulmans (Kabyles…) jusqu’au couvre-feu…

 

N’allez pas aux rassemblements républicains silencieux de ce soir. Si vous voulez vous recueillir pour ce prof décapité, vous pouvez le faire de chez vous, vous pouvez penser au cœur qui mettait à faire son boulot, à sa famille, à ses proches, à ses élèves, à ces collègues de Conflans… assis sur votre balcon. Et vous pouvez penser aussi à la prochaine fois, au prochain massacre commis au nom de cette religion. Alors en mémoire du prof, vous pouvez aussi vous lever et dire aux autorités qu’il faut maintenant agir, que vous les soutenez, que vous n’en pouvez plus.

Pas plus que moi, vous ne savez quoi faire ! Vous faites semblant d’écouter les éternels spécialistes dans les réseaux sociaux. Certains vont vous dire qu’il faut interdire le CCIF d’autre qu’il ne faut surtout pas le faire. Vous êtes perdus. Alors on ne peut que donner un feu vert ou, plutôt, une espèce de soutien moral aux autorités : agissez, fermer les associations louches, démantelez les réseaux douteux, allez-y au Famas et débarrassez-nous de la racaille islamiste. Dans le respect de la loi, quand même, mais cette dernière peut bouger.

 

L’heure n’est plus aux marches blanches.

 

Rappelez-vous les attentats de 2015. Le 11 janvier, nous étions des millions dans

la rue, au centre d’une attention mondiale, après la tuerie chez Charlie. Le 13 novembre, il y en a eu une beaucoup plus grave, on ne s’est pas rassemblés. Quelques mois après, on s’écharpait sur la déchéance de nationalité de types qui avaient une autre nationalité, puis étaient venus en France et avaient acquis la nôtre mais qui faisait courir de grands dangers à nos compatriotes.

Vous étiez contre, au nom de grandes idées, alors qu’il n’y avait rien de plus normal que de les foutre dehors. Et dans quelques jours, vous lutterez contre le gouvernement qui aura proposé de nouvelles mesures pour permettre d’agir. Vous marcherez contre la République en marche et on se foutra de votre gueule. C’est tout ce que vous aurez gagné.

 

Arrêtons de marcher, agissons ! On n'exterminera pas ceux qui envisagent de nous détruire avec un #jesuis !

16 octobre 2020

Le couvre-feu comme couvre-chef ?


Alors que nous en sommes au 214ème jour depuis le début du premier confinement, le gouvernement et surtout Emmanuel Macron viennent de sortir la mesure la plus débile depuis le début de la crise sanitaire : le couvre-feu ! Evidemment, des imbéciles expliquent que cela rappelle des années sombres de notre histoire ce qui gâche tout le plaisir de l’opposition : ces connards oublient qu’on ne risque que 125 euros pour le non-respect alors que, à l’époque en question, on avait surtout droit à un aller simple vers des contrées relativement orientales.

 

Cela étant, je m’en fous, j’ai négocié avec ma hiérarchie le fait de pouvoir rester en Bretagne mais ça n’a pas été simple. J’y reviendrai. Il n’empêche que quand je suis à Paris, j’ai l’habitude d’aller au boulot de 10h à 18h30 puis d’aller vagabonder (ce qui contient une heure de métro) jusqu’à 22h ou 22h30… Je vais donc pouvoir aller au boulot à 8h30 pour pouvoir être à la maison à 21h… Mon propre cas est ainsi doublement réglé !

 

Et je suppose que beaucoup vont agir ainsi, notamment tous les cadres à happy hour que je voyais au quotidien à la Défense, entassés dans des terrasses jusqu’à 21 heures. En fait, les bistros vont récupérer de 18h à 19h une double clientèle : celle des ouvriers qui débauchent à 17 heures et celle des cadres qui débauchaient à 18h30. D’un autre côté, c’est très bien pour la mixité sociale, me direz-vous. Malgré l’odeur des prolétaires. On ne peut pas tout avoir. Il y aura donc deux fois plus de monde avec l’impossibilité de pratiquer la moindre distanciation.  

Ces crétins qui nous gouvernent feraient mieux de faire appel à des vrais spécialistes de bistro…

 


Tout d’abord, malgré les dénégations, il y a forcément plus de contamination par la covid dans le métro, dans les écoles et au travail que dans les bistros (je parle en valeur absolue, pas en taux). Il y a, par ailleurs, tout à fait la possibilité de pratiquer les mesures de distanciations dans les bars et autres restaurants. Les patrons de ces établissements n’ont pas joué le jeu et ne peuvent s’y prendre qu’à eux-mêmes. Le gouvernement a aussi déconné. Il y a environ 200 000 personnes dans les forces de l’ordre et 40 000 bistros : ce n’était pas compliqué de faire en sorte que tous les bistros soient visités tous les deux jours par des keufs voulant boire un Perrier (par exemple) afin de donner des conseils, d’engueuler sympathiquement les clients… Cela aurait en plus créé une certaine complicité entre les forces de l’ordre et la population. Et rendu totalement inutile ce crétin de couvre-feu.

J’ai failli recracher ma Guiness (c’est nouveau chez moi, c’est à cause du 1880 qui en a mis à la pression), hier, quand j’ai vu « qu’ils » ressortaient une attestation, ce truc qui avait déjà été montré que expressément taré. Comme s’il n’était pas évident qu’un type qui se promène avec un chien à 21h30, le soir, le fait uniquement pour défier la police !

Nous avons donc un monde où on peut prendre les transports en commun librement pendant les heures de pointe mais où il faut une attestation pour le faire pendant les heures creuses au cours desquelles les risques de contamination sont dérisoires.

 

On se moque, on se moque, mais on voit très bien où veut en venir le gouvernement, à savoir limiter les rencontres superflues entre les individus mais il fallait peut-être y penser avant : dès le déconfinement, il fallait interdire les rassemblements sur la voie publique et inciter les gens à ne pas faire multiplier les rassemblements familiaux et autres barbecues entre voisins. Il est quand même titillanolesque de constater que le type qui avait en charge le déconfinement et qui s’est planté à ce point soit maintenant aux commandes pour nous imposer de nouvelles mesures à cause de son lamentable échec (je n’ai pas dit qu’il était responsable : le déconfinement ne s’est pas spécialement bien passé dans d’autres pays. Je dis qu’il a fait des erreurs et fait prendre maintenant des mesures qui auraient été utiles à l’été et sont devenues inutiles avec la mauvaise saison… sans prendre du recul sur les motifs de l’échec).

 

Il y avait une mesure à prendre avant tout : empêcher les gens qui peuvent faire du télétravail de revenir au bureau ce qui revient à interdire aux employeurs d’obliger les retours. Rien n’est fait dans ce sens et il n’y a aucune mesure incitative pour les entreprises. Je le disais plus haut, la négociation avec ma boîte n’a pas spécialement été facile. Il n’y a quasiment aucun travail de bureau qui nécessite une présence (même si l’on pourra trouver des exceptions, comme la nécessité de former les stagiaires et les nouveaux arrivants).

Cela veut dire, par exemple, que rien qu’à Paris et en petite couronne, on pourrait « enlever » des centaines de milliers de personnes des transports en commun et diminuer énormément les risques de transmission.

J’entendais une andouille ministérielle qui expliquait qu’on ne risquait absolument plus rien avec le masque ! C’est absurde après nous avoir dit qu’il ne servait à rien, et l’on sait maintenant que c’est faux, puis nous avoir indiquée que ce n’était pas la panacée. On constate par ailleurs qu’absolument aucune vraie mesure n’a été prise pour les écoles. J’en passe.

 


Je ne suis pas laxiste avec ce virus. Je fais partie de ceux qui pensent qu’il est très dangereux (et mon mur Facebook aurait tendance à me faire penser que je suis ultra minoritaire). Il y a près d’un mois, alors qu’on sentait réellement venir cette deuxième vague, j’avais proposé des mesures assez fortes dans mon blog (un reconfinement sans les attestations sauf celles des employeurs pour les transports en commun et la voiture, le tout basé sur du bon sens).

Mercredi, avant que Macron ne parle dans le poste, j’avais même dit dans Facebook qu’il allait enfin prendre la mesure de la chose et faire preuve d’un peu de logique. Genre : on confine rapidement, on déconfinement pour la semaine de la Toussaint pour nous permettre de répandre la covid auprès de nos chers disparus, on reconfine en novembre et on fait ce qu’on veut jusqu’après les fêtes).

Rien ! Ces ahuris continuent avec des mesures inefficaces à la petite semaine. Le seul progrès, si on peut appeler ça comme cela, c’est qu’ils avouent que la pandémie pourrait durer des mois et des mois, ce que je dis moi-même depuis assez longtemps (sans la moindre certitude et une seule hypothèse : on ne peut pas mettre au point un vaccin en peu de temps, contrairement, sans doute, à un médicament, vu qu’il faut des expérimentations pour s’assurer qu’il n’y a pas d’effets secondaires).

 

Je crois que je vais aller au bistro maintenant, je ne sais pas ce que ces andouilles peuvent nous pondre d’ici ce soir.

15 octobre 2020

Un projet pour le PS ? Moquons de LR pour voir ce qu'il ne faut pas faire !


Dans un moment d’optimisme ou de folie passagère, je me suis mis à faire des billets pour aider le PS à préparer la présidentielle. Dans le premier, j’expliquais pourquoi il n’était pas opportun de parler de l’union de la gauche. Dans le deuxième, je commençais à préparer l’ébauche d’un projet et je vais continuer mais il s’agit plus, pour moi, de donner des exemples que d’établir un vrai programme. Il faut que les militants et cadres du parti sachent vers quoi l’on souhaite faire bouger le pays et puissent le dire.

Je me moquais un peu du programme de LFI et d’EELV (rien de méchant : le PS, lui, ne propose plus rien…). Je me suis penché, ce matin, sur celui de LR. Je vais faire de la peine aux militants des deux partis de gauche mais il est beaucoup plus sérieux dans le sens où il montre vraiment quelque chose aux lecteurs. En revanche, il ressemble trop à un entassement de mesures de droite difficilement crédibles. Genre : on va transformer l’AME et diminuer les impôts des classes populaires.

Un peu de sérieux !

 

Je vais prendre les cinq premiers thèmes de la page « ruralité » pour m’en moquer méchamment.

 

« Un « bouclier rural » : zéro fermeture de classe d’école, de bureau de poste ou de petite ligne ferroviaire dans les territoires ruraux. »

Cela n’est ni crédible ni sérieux et pourrait figurer, d’ailleurs, dans le projet de n’importe quel parti politique. Si un patelin n’a plus que dix gosses à l’école, je ne sais pas si ça vaut le coût de maintenir une classe. Ne serait-il pas judicieux de leur permettre d’aller à l’école au chef-lieu de canton à une quinzaine de minutes ? Pourquoi et comment maintenir un bureau de poste s’il n’y a plus de courrier dans le patelin ou une ligne ferroviaire s’il n’y a que trois passagers ?

Dans mon ébauche de programme d’hier, j’avais la création de maison de service public, ce qui résoudra plein de chose, dont la problématique de La Poste. Dites, les gars, qui va payer votre bureau de poste avec 10 euros de chiffre d’affaire par jour et trois colis déposés ? La Poste ? Et vous l’accuserez ensuite d’être en déficit pour mieux la détruire ?

Je proposais « un service de transport public universel « à la demande » pour un prix dérisoire pour tous les déplacements à l’intérieur d’une communauté de communes sans transport en commun. » Parfait pour amener les mômes à l’école et les gens d’un point à un autre. Facile. Vous prêtez des voitures assurées à des gugusses avec le permis et vous les payez quelques euros pour sillonner le coin à la demande.

Démystifions le ferroviaire en passant : un petit train pèse 7 ou 8 tonnes pour une vitesse maximum de 9 km/h. Si c’est pour transporter cinq passagers, c’est une catastrophe au niveau du service rendu et de l’environnement par rapport à un service de voiture… Arrêtons de raconter n’importe quoi !

 

« Annuler les augmentations de taxes sur l’énergie appliquées en 2018 car elles relèvent de l’écologie punitive. »

Prendre du pognon dans un coin pour le refiler dans l’autre ! C’est une erreur de présenter cela. Tout le monde a oublié ces taxes (il m’a fallu Google). Il s’agit, en gros, d’une augmentation de 3% de la facture d’électricité pour payer différents trucs ce qui est bien moins qu’une variation annuelle naturelle en fonction de la météo et des circonstances (vous pensez que les types restés en télétravail 2 mois à cause du confinement ne vont pas sentir passer une variation de leur facture d’électricité ?).

Arrêtez de parler d’écologie punitive à tout propos. La défense de l’environnement à un coût, quoiqu’il arrive. L’écologie punitive est autre chose : faire payer des taxes à une personne qui, par exemple, n’utilise pas un véhicule aux normes (mais n’a pas les moyens d’en changer).

 

« Doubler le nombre de maisons de santé pour lutter contre la désertification médicale. »

Qui ? Quoi Comment ? Où ?

Je parle des maisons de santé dans mon billet de blog d’hier. Il me semble être un tantinet plus précis…

 

« Supprimer la limitation de vitesse à 80 km/h, investir pour la sécurité des routes et laisser aux départements la possibilité d’abaisser la vitesse sur les seuls tronçons les plus accidentogènes des routes départementales et nationales. »

N’oubliez pas que votre candidat sera probablement le type qui a mis en place ces limitations. Un peu de sérieux et cessons la démagogie : on ne fait pas une présidentielle sur une vitesse maximum et on ne me fera pas croire que les autorités locales n’ont pas déjà les moyens de réduire temporairement les vitesses autorisées.

 

« Imposer l’équité dans les investissements publics entre métropoles et territoires ruraux et renouer avec une véritable politique d’aménagement du territoire. »

Cela ne veut rien dire. En l’absence de propositions concrètes, on ne voit pas du tout où ils veulent en venir.

 

Ca a au moins le mérite de me faire une excellente transition, après avoir pris cinq points au hasards dans le programme LR, vers ce que devrait faire le PS. L’élection de 2022 n’a rien de commun avec les précédentes si tant est que ces dernières se ressemblaient vaguement. Il n’y a pas l’ombre d’un candidat et l’élection aura lieu, probablement, moins d’un an après la fin de la crise sanitaire au cours de laquelle on a entendu tout et n’importe quoi de la part des dirigeants (hier soir, encore, Macron a fait avaler des couleuvres tant il est évident qu’il est plus dangereux de prendre les transports en commun et d’aller au boulot que de faire un barbecue en plein air avec le voisin).

Il faut donc un projet, une vision de la société, à présenter aux électeurs, dès aujourd’hui, tout en l’affinant sous la forme d’un vrai programme dans les prochains mois. Le dernier candidat du PS n’était pas crédible mais avait quelques idées très fortes et intéressantes comme le revenu universel et la taxe sur les robots. Je parle du premier sans le citer dans mon billet d’hier (quand je parle de fusionner tous les revenus hors ceux du travail et du capital, c’est un premier pas). Le deuxième n’est pas réaliste même s’il serait utile.

La campagne, en 2022, ne sera pas qu’une suite de mesures annoncées sur un site web et citée à l’occasion de quelques discours. Elle s’articulera autour de mesures pour transformer la société, j’en suis certain. Ou j’essaie.

Allez-y ! Bosser sur ce projet !

14 octobre 2020

Un projet, au PS, ça serait possible ?


Dans mon précédent billet, je démontrais que les partis de gauche et, surtout, le parti socialiste, ne devaient commencer la reconquête par une recherche désespérée de l’union. Je concluais ainsi : « faites comme si vous étiez le Parti Socialiste, la deuxième force politique du pays, en nombre d’élus, après la droite de gouvernement. Faites comme s’il était normal et évident que vous aurez un candidat à l’élection présidentielle. Faites comme s’il était certain qu’il figurera au second tour, comme toujours, sauf quand vous étiez au pouvoir juste avant… »

La première étape qui devra être terminée avant la préparation des régionales sera de présenter un projet, pas un programme avec des points numérotés qui n’intéressent que les militants mais une vision globale. La nuance est pauvre mais le projet sera malmené à l’occasion des alliances électorales, y compris entre les deux tours… et on ne peut pas promettre n’importe quoi. « Mon adversaire est le monde de la finance » est du ressort du projet, pas du programme…

 

Je vais donner quelques exemples (je ne suis pas au parti, que les militants se débrouillent, aussi…).

 

Le premier : dans tout le territoire (toute la France, quoi, mais il faut être moderne), le parc locatif insalubre (ou pas aux normes environnementales) sera préempté par les collectivités avec indemnités dérisoires pour le propriétaire (sauf s’il a un bon prétexte, comme un toit arraché après une tempête). Dans toutes les villes de plus de 3500 habitants, les constructions inutilisées pourront être préemptées dans les mêmes conditions. Le parc locatif sera réhabilité par les collectivités dans un délai maximum de trois ans ou de nouveaux logements seront proposés aux personnes concernées. Plus aucune aide ne sera versée aux propriétaires privés pour la rénovation d’habitations hormis une part d’exonération d’impôt sur le revenu si vous êtes gentils.

En d’autres termes : on arrête de se masturber avec l’écologie et on agit. On envoie chier les propriétaires qui gagnent du pognon sur le dos des braves gens. Et, en ville, on réquisitionne les surfaces qui auraient mieux à faire que d’être inexploitées (pour y mettre des bistros, par exemple).

Notons bien qu’on se fout totalement du coût de cette mesure vu qu’on pique des terrains et des bâtiments à des andouilles quasiment malhonnêtes !

 

Le deuxième : on fusionne et on étatise tous les organismes versant des aides sociales (APL, RSA,…) ou assimilées comme les retraites et le chômage dans un établissement unique (attention : on ne touche pas aux régimes des retraites et au chômage, on ne fait qu’une espèce de « guichet unique » pour l’obtention des prestations). On y inscrit tous ceux qui en ont besoin (a priori, ça fait la quasi-totalité de la population de plus de 18 ans…) à titre : 1. Individuel. 2. D’un foyer. On verse aux personnes, dans un premier temps, la même chose que maintenant avec un système équivalent qui privilégie ceux qui ont un revenu d’activité.

On se fout aussi du coût de cette mesure qui ne devrait être significatif qu’au cours des années de mise en place. En diminuant le nombre d’organismes, on pourrait faire des économies.

A terme, on améliore le tout pour augmenter les petits revenus et on rationalise (admettez que c’est idiot de filer 500 euros à un type pour se loger s’il reverse ce pognon pour un logement social public : autant baisser le prix des logements publics et on y verra plus clair dans tout ce bordel).

Il est à peu près évident que le grand public ne comprendra pas grand-chose à cette mesure et qu’il faudra l’expliquer : on déconstruit un mille-feuilles et on aide tout le monde à faire valoir ses droits tout en s’assurant d’une égalité de traitement entre tous les citoyens.

 

Le troisième : on crée un point d’accès universel au service public dans tous les villages de plus de 500 habitants ou tous les quartiers éloignés de plus de deux kilomètres des services équivalents permettant :

-          Les relations avec les impôts,

-          Celles avec les organismes dont je parlais qui versent du pognon,

-          Les opérations postales (y compris de La Banque Postal-e, dont les distributeurs de billets vu qu’il faut bien que je gagne un peu d’oseille, aussi) et relative à la livraison ou l’expédition de colis,

-          Des opérations de conciergerie en relation avec des acteurs locaux (exemple : blanchisseries, dépose et récupération du linge emballé) ou institutionnels (exemple : Enedis pour refiler les clés au type qui relève les compteurs),

-          D’assistance aux démarches administratives diverses voire d’assistance sociale,

-          Un secrétariat médical (un doctolib du pauvre, en gros),

-          Un guichet SNCF,

-          Un guichet HLM,

-          De boire un coup avec les copains.


Les locaux seront mis à disposition par les collectivités territoriales et le personnel par l’Etat. Les horaires d’ouverture seront larges, le personnel suffisant (et des agents spécialisés pour des opérations complexes présents à des heures spécifiques). D’autres services pourront être proposés, la vente de pain, l’épicerie,… mais indépendamment des activités sous la responsabilité de l’Etat.

 

Le quatrième : on met en place un service de transport public universel « à la demande » pour un prix dérisoire pour tous les déplacements à l’intérieur d’une communauté de communes sans transport en commun. En d’autres termes : un taxi à bas coût accessible à la demande (sur réservation 24 heures à l’avance).

 

Le cinquième : on met en place des maisons médicales dans toutes les intercommunalités (en relation avec les secrétariats médicaux dont je parlais, je ne fais rien au hasard) et dans toutes les villes de plus de 10000 habitants, en s’assurant de la présence de toutes les spécialisations nécessaires en proximité (dentiste, ophtalmo, cardio, radio,…). Il ne s’agit pas d’avancer à marche forcer (on ne va pas mettre un pistolet sous la gorge d’un pharmacien qui ne veut pas s’installer où il ne gagne pas de pognon) mais d’aider les collectivités à aménager les territoires.

 


Le sixième : on s’assure de l’accès à l’internet (et à la 4G) sur tout le territoire avec débit suffisant. C’est une espèce de vœux pieux mais il faut arrêter de déconner. C’est bien à l’Etat d’agir au nom de l’égalité entre les citoyens et les territoires et on s’emmerde avec des polémiques sur la 5G alors qu’habitant à un kilomètre du centre d’une ville de 10000 habitants, j’ai pas une disponibilité satisfaisante du réseau !

 

Je vais arrêter là. Je continuerai un autre jour. J’ai cité des points qui me tiennent à cœur mais qui touchent les gens. Ils vont comprendre ce qu’on veut changer pour eux, pour améliorer leur vie, pour réduire les inégalités entre les territoires et tout ça. On peut ne pas être d’accord, négocier les points, trouver d’autre chose et tout ça… Vous pouvez même dire que c’est n’importe quoi. Je m’en fous. Je ne suis pas candidat. Seul le service public des bistros m’intéresse.

Mais je suis allé voir le programme de La France Insoumise. Déjà, il est difficile à trouver. Je vais vous aider (il faut cliquer ici). J’en parle parce que les militants l’évoquent souvent dans les réseaux sociaux mais ils ne comprennent même pas à quel point c’est du blabla qui n’évoque rien. Je ne déconne pas. Je lis, par exemple : « Instaurer un protectionnisme solidaire et mettre en œuvre un plan de relance de l’activité et de l’emploi au service de la transition écologique, éradiquer la pauvreté, instaurer la sécurité sociale intégrale, donner aux jeunes les moyens de leur autonomie, restaurer le droit à la retraite à 60 ans ». Les lecteurs doivent bien rigoler. S’il y en a.

Ne soyons pas en reste. Allons voir le projet d’EELV. Il est incomplet, il y a des ateliers et on va faire collaboratif. J’ai trouvé par miracle un sujet complet. Exemple : « Les écologistes proposent : d’assurer des emplois de qualité, notamment pour les femmes, afin de sortir les familles de la précarité ; de développer une culture de l’égalité via une politique éducative de lutte contre les stéréotypes […] ». Pouf pouf. Comment voulez-vous gagner ? Les autres partis veulent développer des emplois de mauvaise qualité, surtout pour les femmes, afin d’enfoncer les familles dans la précarité ?

Imaginez un débat à la télé. « Nous on veut faire du protectionnisme solidaire » « oui mais nous on veut des emplois de qualité ».

 


Venons-en « malgré tout » au Parti Socialiste. C’est plus simple. Il n’y a rien sur le site web. Aucun élément de projet, de programme… Dites, les gars, vous foutez quoi depuis trois ans ? Vous attendez le prochain congrès (dans un peu plus d’un mois) ? Je sais, il y a le temps. Mais vous n’avez pas d’ateliers ou de machins comme ça ?

Mettez-vous au boulot, arrêtez de parler d’union, de candidat commun ou de je ne sais quoi ! Il vous reste 18 mois pour montrer ce que vous voulez faire du pays et vous n’en savez encore rien.

 

Au boulot !

13 octobre 2020

En avant, à gauche et sans union, pour la présidentielle de 2022 !


Il y a comme ça des périodes où tout le monde s’exprime sur ce qu’il faudrait faire à gauche. Ca a été le cas fin août ou début septembre notamment à l’occasion des espèces de journées d’été du PS et plus récemment (j’en parlais dans mon blog) avec l’appel à l’union mais aussi les insoumis qui n’ont pas manqué de signaler qu’un récent sondage donne Jean-Luc Mélenchon comme étant le mieux placé pour gagner à gauche !

Il faut rétablir les données dans le contexte. Dans les sondages, quels que soient les candidats en lice, M. Mélenchon arriverait en tête des candidats de gauche mais il ne serait pas, pour autant, présent au second tour. En 2017, à 600 000 voix prêt, il y était, mais rien ne dit qu’il aurait gagné au second tour et, s’il avait gagné, que LFI aurait eu une majorité pour gouverner ensuite (d’autant qu’il a promis une « constituante » dès son arrivée… ce gars-là n’a pas nécessairement envie de gouverner).

Continuons néanmoins sur cette piste. Si M. Mélenchon arrive au second tour, il serait vraisemblablement opposé à M. Macron, un candidat de la droite, comme M. Bertrand dont on parle beaucoup ces jours-ci ou, évidemment, Mme Le Pen. A part cette dernière (et encore), il n’y a rien de moins sûr que la présence des deux autres au premier tour. M. Macron pourrait se rendre à l’évidence : aucun candidat sortant n’a jamais été réélu sauf en période de cohabitation. Place à M. Philippe. M. Sarkozy pourrait organiser son grand retour et passerait pour un sauveur au sein de son camp. Je passe des hypothèses diverses mais il faut bien reconnaitre que Mélenchon n’aurait aucune chance au second tour face à Bertrand, Macron, Philippe ou Sarkozy. Face à Le Pen, par contre, je ne sais pas. Je pense néanmoins que la probabilité de voir deux candidats dits populistes au second tour est assez faible.

 

Afin d’effacer tout malentendu, je précise que je n’utilise pas ce mot « populiste » de

manière péjorative mais je pense que les cibles électorales sont assez proches, une France d’en bas comme disait l’un ou périphérique comme disait l’autre, peu importe. Des électeurs qui ne se sentent plus représentés par les partis traditionnels et ne seraient pas mécontents de faire éclater le système à défaut d’être en accord avec les propositions…

 

Notez bien que je n’ai pas dit que Mélenchon n’avait aucune chance de gagner (ou alors une petite face à Le Pen) mais qu’il n’avait aucune chance avec les hypothèses que j’ai posées, à savoir dans le cas où il serait le seul représentant sérieux de la gauche. Vous pouvez être convaincu par le bonhomme, par son programme, vous pouvez penser qu’il peut gagner et ferait un bon président, que son programme serait le meilleur pour attirer les électeurs puis faire avancer le pays. Moi-même, à la limite, il pourrait me convaincre (il faudrait des conditions : qu’il refuse tout communautarisme, qu’il promette de défendre l’union européenne non sans tenter de la faire pencher pour ses choix…). Mon propos n’est pas là.

 

Avant de poursuivre ma note de cadrage, je voudrais continuer une certaine démystification en quelques, quitte à me répéter par rapport à tous mes billets à ce sujet et à passer pour un furieux radoteur. Petit 1 : à part pour 1965 et 2007, pour aucune présidentielle il n’a été possible, 18 mois à l’avance, de faire le moindre pronostic judicieux. Petit 2 : la gauche socialiste a déjà connu des déroutes abominables en s’en sortant relativement rapidement comme en 1986 et en 1993. En complément, la gauche, comme la droite, ont connu plusieurs longues traversées du désert. Petit 3 : l’union de la gauche a toujours été un leurre. Les deux phases les plus connues furent le programme commun et la gauche plurielle. A l’arrivée de l’élection, la gauche plurielle est partie en vrille. Et la gauche a gagné en 1981 alors que le programme commun était aux oubliettes.

 


Maintenant, je voudrais aborder les précédentes présidentielles sous le strict volet des mathématiques, sans m’occuper du contexte politique. 1965 fut un peu à part car taillée pour de Gaulle. Il n’empêche qu’il n’y avait qu’un candidat à gauche, il n’a pas fait le score ridicule attendu mais il n’a pas gagné. 1969 et 1974 sont également à part car il était impossible, 18 mois à l’avance, de prévoir qu’elles auraient lieu. On va quand même en parler.

1969 : c’est dommage de ne pas parler du contexte, mais il n’y avait qu’un candidat sérieux à gauche, un communiste. Il n’a pas à rougir du score mais l’échec fut cinglant.

1974 : la gauche a fait l’union. Elle était en tête au premier tour. Elle a failli gagner. Failli seulement.

1981 : il y avait deux candidats sérieux à gauche, un à 25%, l’autre à 15. Elle l’emporte.

1988 :   Il n’y avait qu’un candidat sérieux mais la gauche dépasse 40% au premier tour. Elle l’emporte.

1995 : il n’y a qu’un seul candidat sérieux à gauche, avec les deux suivants, qui n’ont pas démérité, elle n’atteint pas 40%. C’est l’échec.

2002 : il n’y a qu’un seul candidat sérieux à gauche, elle prend la claque que l’on connait.

2007 : il n’y a qu’un seul candidat sérieux à gauche (qui fait un très beau score au premier tour), la gauche n’atteint pas 40%, c’est l’échec.

2012 : il y a deux candidats sérieux à gauche qui cumulent plus de 40%. Elle l’emporte.

2017 : un seul candidat sérieux, l’échec.

Vous me direz que ce pauvre Chirac ne pouvait pas gagner en 1988, que personne ne pouvait battre Sarkozy en 2007 et que gnagnagna 2002. Il n’empêche que l’union n’a jamais fait gagner la gauche et quand elle a présenté deux candidats pouvant faire 40% à eux deux, elle a gagné. Point barre ! Arrêtez avec cette histoire d’union !

 

Actuellement, seule la gauche de la gauche a un candidat sérieux à présenter. J’ai même dit que je pourrais voter pour lui sous deux conditions (fortement improbables : lutter contre le communautarisme sérieusement nécessiterait que Mélenchon vire une partie de ses soutiens, par exemple). S’il n’y a qu’elle de sérieuse à gauche, il y aura un boulevard pour le candidat centriste. Macron (ou Philippe…) sera au second tour. Le centre gauche (appelez-le comme vous voulez : la sociale démocratie, la sociale écologie, la gauche de gouvernement, les sociaux-traitres…) doit se reconstruire sur les cendres des 25% de Mitterrand en 81 (et les 35% en 88), sur les 27% de Royal en 2007, sur les 29% d’Hollande en 2012…


L’union ne peut qu’être là, et uniquement pour éviter la division, notamment entre les écolos et les socialos. Pour éviter la division totale. Pour avoir un candidat susceptible de gagner ou à même d’apporter des voix à celui de la gauche qui arrivera en tête, comme un probable insoumis. Les dix-huit mois qui arrivent doit se passer dans le respect, à gauche, pour le bien de tous et sans préjuger des forces en présence : on ne sait pas ce qui va arriver, on ne peut jamais prévoir ! On peut se dire qu’une présidentielle se gagne toujours au centre (et hop, vazy que je te fasse le coup de la fracture sociale pour quitter la droite de la droite qu’il disait, l’autre) et un candidat de gauche ne peut pas gagner tout seul. Et advienne que pourra.

Un militant politique est toujours persuadé d’avoir raison sur tous les points et c’est tout à son honneur mais il faut prendre du recul. Avant de réfuter mes arguments, il doit analyser, remettre le tout dans contexte et se creuser les méninges. Prenons un type au hasard : moi. Je suis persuadé que la politique menée par Hollande était la bonne et que ça serait une excellente chose pour le pays qu’il revienne au pouvoir. Par contre, je ne vais pas préjuger de sa capacité à être élu ni même à être choisi pour représenter le PS : il me semble grillé. S’il peut se remettre, tant mieux, mais je ne vais pas me baser sur cette hypothèse !

 

Alors, me demanderez-vous : que doivent faire le PS et EELV ?

Tout d’abord, je tiens à préciser que je me fous des écolos en tant que mouvement politique. Je n’y crois pas. Qu’ils fassent ce qu’ils veulent ! L’important est que les socialos et les écolos se retrouvent, début 2022, pour se dire qu’ils vont faire un bout de route ensemble. Ce qui se passera avant n’a aucun intérêt, même si nous ne conchierons pas des accords pour les élections qui vont se dérouler d’ici là.

 


Il me reste donc les socialistes comme occupation, comme objet de conseil ou de blogage
.

Ce billet est assez long. J’aurai l’occasion de revenir sur ce sujet dans les prochains jours si un poil ne me repousse pas dans la main. Mais j’ai une première idée : faites comme si vous étiez le Parti Socialiste, la deuxième force politique du pays, en nombre d’élus, après la droite de gouvernement. Faites comme s’il était normal et évident que vous aurez un candidat à l’élection présidentielle. Faites comme s’il était certain qu’il figurera au second tour, comme toujours, sauf quand vous étiez au pouvoir juste avant…

Amen.

 

11 octobre 2020

De tout et de rien sur la covid et la gauche


Cela fait plusieurs jours que je n’ai pas parlé du virus dans mon blog, moi ! Je manque à tous mes devoirs d’énervement alors que nous en sommes au numéro 209, soit l’avant dernier jour de la trentième semaine, depuis le début de ce qu’il conviendra probablement d’appeler prochainement la première phase de confinement même si tout laisse à penser que nous n’aurons plus d’opération généralisée.

J’aimerais quand même que le gouvernement soit plus précis dans ses annonces même s’il navigue à vue. Je vais donc lui faire la demande à titre personnel (oui, j’ai l’impression de ronchonner pour cela tout seul dans mon coin) d’être plus précis à l’avance dans les annonces des mesures. Par exemple, j’aurais bien quelques trucs à faire à Paris vu qu’il y a mon logement, mon bureau et une partie de mes potes et de ma vie, mais j’ai trop peur de me retrouver bêtement confiné là-bas du jour au lendemain avec l’interdiction de faire plus de 100 km.

 

Le deuxième point, toujours au sujet de ces braves andouilles qui nous gouvernent, j’aimerais beaucoup qu’elles arrêtent de nous faire croire qu’il n’y a pas de danger dans les transports en commun de type « métro parisien ». On n’y croit pas et on a l’impression que l’on nous prend des cons ce qui n’est ni agréable ni surprenant. Le masque diminue le risque, certes, mais ne le supprime pas totalement sinon il n’y aurait pas de raison d’interdire les regroupements et autres festivités. Du coup, et en plus, nos patrons ne reconnaissent plus trop d’intérêt au télétravail.

 

Le troisième point que je voulais aborder est qu’avec cette deuxième vague, on connaît de plus en plus de gens qui ont été malade de la covid parmi nos proches et ce par quoi ils sont passés. Par exemple, dans sa publication de résurrection, mon pote Melclalex dit : « Le Covid est une saloperie et l’on peut en mourir, je le sais pour l’avoir vécu de pas très loin. Alors aux andouilles qui se croient au dessus de tout et qui chouinent pour porter un masque je ne leur souhaite jamais de souffrir et d’avoir les poumons en feu à cause du Covid. »

 

Le quatrième point et avant dernier-point virussical dont au sujet duquel je voulais jacter est un intéressant article que j’ai lu au sujet des conséquences psychologiques de cette pandémie. Cet article est un peu suspect car il ne dit pas qu’une d’entre elles est que nous deviendrons tous neuneus mais j’ai quand même remarqué un truc chez moi : dès que je ne suis pas franchement occupé, je deviens très fatigué et je dors très rapidement. Par contre, dès que j’ai quelque chose à faire, je suis indéboulonnable. Par exemple, hier matin, alors que je m’étais couché après 2 heures et que j’aurais du avoir la tête dans le cul, je me suis levé à 7 heures pour traiter différents sujets pour le boulot (un samedi…). Dès que j’ai eu fini, j’ai pris mon petit déjeuner puis un bain et je me suis endormi dans la baignoire avant d’avoir fini la deuxième page de mon bouquin.

 

Le dernier est que le président de l’espèce de conseil scientifique a annoncé que nous aurions le virus jusqu’en juin et d’autres commencent à dire qu’on partait même pour un deuxième été. Il faudrait vérifier mais il me semble bien que c’est un peu ce que je dis depuis avril ou mai dernier, époque à laquelle je me suis déraoultisé, même si j’ai eu des lueurs d’espoir. Tant que le virus ne pourra pas mourir de sa propre mort comme on dit bêtement (ce qui pourrait être accéléré par un vaccin mais il faut au minimum 18 mois pour en développer un), l’épidémie ne pourra pas disparaitre. Le faire mourir ne me semble que pouvoir passer soit par l’immunité collective si elle existe (et ne me parlez pas de la Suède, on ne sait pas où il sera dans huit jours) soit par un maintien du « R » (le taux de contagion par un type positif) à un niveau bas, ce qui nécessite des mesures assez fortes.

Ca ne me rend pas pessimiste pour autant mais cela me désole… surtout que ce que je préconise sur mon blog ne me parait pas démesuré ! Par exemple, j’étais au bistro hier soir, il y avait des rondes de la gendarmerie dans tous les sens (alors que généralement, nous avons surtout des municipaux). Ca ne coûterait pas grand-chose à ce que les gendarmes entrent dans l’établissement, commandent un diabolo cerise, regardent les gens et leur expliquent pourquoi ils pourraient verbaliser. On finirait par sympathiser avec eux et les inconscients comprendraient ce qu’ils méritent.

Je ne sais pas s’il y a d’autres pays au monde où la maréchaussée est aussi distante de la population et se contente de passer devant les bistros tous feux éteints ou presque tout en étant sûrs qu’on les voit (sinon ils ne passeraient pas) pour aller se cacher un peu plus loin et attendre. C’est certes dissuasif mais c’est aussi fatigant. Ils n’ont qu’à entrer dans le bistro et engueuler les gens, du genre : « hé toi, là, tu ne bois pas, ce qui est très bien, mais tu pourrais donc mettre ton masque même si ce n’est pas obligatoire, sinon je vais finir par compter le nombre de gens à cette table et mesurer la distance avec celle d’à côté ! Patron, je vais prendre un viandox, s’il vous plait. »

 

Assez parlé de ce virus, j’ai deux mots à dire à propos de la gauche.

 

Tout d’abord, on voit beaucoup de publication de types qui publient un sondage pour dire « Mélenchon serait celui qui ferait le mieux à gauche ». Arrêtez ! Il a déjà fait mieux à la dernière présidentielle mais il n’est pas élu pour autant.

Ensuite, on voit des appels pour l’union de la gauche ! Il faut arrêter immédiatement. C’est mortifère ! Il faut que chaque force politique suive son bonhomme de chemin et on fera le tri fin 2021. Point barre. On ne sait pas de quoi demain sera fait, si Macron va se représenter (si Bertrand est candidat à droite et Cazeneuve à gauche, il pourrait bien se dire qu’il n’a aucune chance de gagner), s’il ne pas se faire remplacer par Philippe et je passe un tas d’hypothèses. Aucun président n’a été réélu sauf à l’issue d’une période de cohabitation.

Le programme commun date de 1972, deux ans avant des élections (mais on ne
savait pas qu’elles auraient avoir lieu…), et la gauche a gagné en 1981 alors qu’elle partait dispersée. Mais en 2020, on n’a plus grand-chose de commun alors ne forçons pas la gauche de la gauche à suivre des projets sociaux-démocrates : elle ne le veut pas. Et ne forçons pas le centre gauche à opter des mesures gauchistes : cela ne fonctionnera pas.

 

Restons calme et travaillons.

 

Après ma sieste.

07 octobre 2020

On a retrouvé Catherine !


Depuis longtemps, on a une bande de copains autour des blogs politiques (mais pas que), ça a généré les leftblogs, les Kremlin des blogs et j’en passe mais il y a surtout un réseau d’amis forts sympathiques. Avec le Covid, on a mis en place des séances de visio et, comme d’habitude pour toutes ces cochonneries, j’organisais les aspects pratiques.

Au début, on se voyait tous les samedis et, quand les bistros ont rouvert, on avait mis ça au mardi et au mercredi et, le temps passant, on a laissé tomber ! Chacun avait ses contraintes et sa propre vie sociale : une réunion régulière n’avait plus d’intérêt (sauf celui de rigoler). On a chacun mené notre vie, j’ai raconté la mienne : télétravail, maison de retrait, bistro et dodo puis vacances, puis de re télétravail et tout ça avant de revenir à Paris pour une semaine, de revenir un week-end à Loudéac avant de repartir pour heures à Paris. On se suivait dans nos blogs, Facebook et tout ça…

 

En début de confinement (vous n’échapperez pas au comptage : nous sommes le 205ème jour et les bistros de Paris referment), j’avais échangé à je ne sais quel sujet avec Catherine B par SMS. Nous étions seuls dans nos logis respectifs et on a fini par convenir de s’appeler de temps en temps et comme je suis un garçon assez « casanier », ça s’est fait tous les samedis à 12 heures tapantes. Et c’est alors que, tous les deux, nous avons lancé les visios avec les autres loustics !

 

Il y a environ un mois, j’ai constaté qu’elle n’était plus sur les réseaux sociaux depuis début juin. Je trouve ça fou comment cet abruti de Covid a pu me faire zapper des copains pendant plus de deux mois. Pendant les premières semaines, on a aucune raison de s’appeler mais le temps passe… Un seul être vous manque…

J’ai fini par m’inquiéter mais un des aspects qui me caractérise est une certaine froideur idiote. Son absence pouvait être expliquer par différents aspects : elle fait la gueule, la covid a eu sa peau… Reconnaissons bêtement que savoir la vérité importait peu. Deux mois avaient passé, si elle avait eu besoin de nous, il était trop tard. Cela importait peu mais j’avais quand même quelques nœuds mais, au fond, la vie privée des gens ne me regarde pas et surtout leur santé. Autant, je raconte beaucoup de trucs dans les réseaux sociaux, autant il n’y a rien de confidentiel… Mes histoires comportent un tas de personnages, issus de la vraie vie, mais qui restent des personnages. Mes blogs racontaient l’histoire de certains d’entre eux, comme le vieux Jacques, Tonnégrande, Marcel Le Fiacre mais mes lecteurs ne les connaissant pas, le tout relevait de la fiction pour eux. Si Catherine avait disparu, elle avait parfaitement le droit de le faire.

 

L’inquiétude a fini par l’emporter. J’en ai parlé aux copains. Certains d’entre eux m’ont suggéré de l’appeler ! Je n’y avais même pas pensé. En fait, on ne téléphone pas à un personnage ! On le rencontre dans son élément : les réseaux sociaux. Et je n’ai même pas osé le faire, tant je suis un ours. Alors des copines l’ont fait : elle ne répondait pas.

Un copain a dit qu’on pouvait appeler la mairie mais on ne connaissait pas son adresse, j’ai fini par la retrouver et « on » (pas moi, hein !) a fini par avoir des nouvelles puis par lui parler. Elle va aussi bien que l’on peut après ce qui lui est arrivé et reprendra le droit chemin d’internet prochainement.

 

Si un de vos proches disparait quelques jours sans raison valable, alors que vous ne savez pas s’il a de la famille (encore une fois, cela ne vous regarde peut-être pas pour un personnage virtuel), n’hésitez pas à le chercher. Il peut avoir besoin de vous. Néanmoins, si vous me cherchez après deux jours d'absence de Facebook, je ne manquerai pas de vous suggérer d'aller vous faire enculer, on est comme on est...

 

Un grave « accident domestique » est vite arrivé.

Merci aux copains, dans le désordre : Elodie, Sylvie, Romain et Denis.