En salle

16 avril 2026

Loi Yadan : de l'amertume ?

 


Je n’ai pas spécialement d’avis au sujet de la loi Yadan. Je n’aime pas la politique du gouvernement Israélien mais le militantisme débile « LFI pro palestinien » me casse franchement les burnes. En revanche, je n’aime pas du tout les lois qui nous empêchent de dire ce que l’on pense…

Toujours est-il que, dans les réseaux sociaux, on trouve n’importe quoi. Par exemple, je viens de tomber, dans Threads, sur ceci : « Donc 700000 signataires contre la loi Yadan et c’est pas pris en compte ? On se fou de qui ??????!!!!!! »

La pétition en question sur le site de l’Assemblée Nationale est là pour exiger la tenue d’un débat mais elle a été refusée par la commission des lois ce qui provoque l’ire de nos militants en peau de zob. Le texte de loi n’est pas encore passée devant le parlement (à l’heure où je débute ce billet) mais il est bien prévu. Et le débat aura alors lieu.

En gros, la pétition prévoit d’obliger la tenue d’un débat qui est d’ores et déjà prévu !

C’est n’importe quoi. Il faut arrêter de jouer avec nos institutions.

 

En outre, il est probable que LFI fasse de l’obstruction parlementaire ce qui empêchera la tenue du débat et favorisera peut-être son passage par une CMP voire son vote sans le moindre débat par l’Assemblée.

 

Comme le souligne mon confrère Authueil, le camp Attal semble à la manœuvre pour rebondir sur toutes les conneries possibles pour adopter une politique dans le style Mélenchon : jouer avec n’importe quelle grogne. « Pour avoir un socle de premier tour solide, il faut cliver et faire du racolage électoral auprès de communautés clairement identifiées, en leur disant ce qu’elles ont envie d’entendre. Et si on s’en prend plein la gueule, c’est encore mieux, ça renforce le message et ça hystérise la communauté qui n’aura pas eu ce qu’elle voulait. Ce n’est pas un hasard si Gabriel Attal, juste avant l’examen de la PPL sur le 1er mai, a écrit à tous les boulangers et fleuristes de France, pour leur dire qu’il est à leurs côtés. » 

Ca me fait penser que je n’ai pas parlé de cette tentative de modifier la législation du travail au sujet du premier mai. C’est un beau piège tendu à tous les débatteurs du dimanche (ou de tout autre jour normalement chômé). On touche à un symbole ou un tabou mais, entre nous, empêcher les fleuristes de vendre du muguet officiellement alors que la vente à la sauvette est tolérée ce jour-là, est grotesque et je n’avais jamais constaté que les boulangeries étaient fermées le premier mai.

12 commentaires:

  1. La proposition de loi vient d'être retirée de l'ordre du jour de l'AN, son examen est remis à la mi-juin. C'est typiquement le genre de texte explosif sur lequel je n'ai pas envie de me prononcer avant de l'avoir lu, car les avis des "experts" journalistiques, politiques et des réseaux partent dans tous les sens, chacun ne retenant et présentant que ce qui arrange leur narratif.
    C'est ballot, j'ai pas eu le temps de lire cette PPL.
    Globalement d'accord sur l'hystérisation des sujets politiques, cela me fatigue, chaque petite souris dont on parle s'empresse d'accoucher d'une montagne.

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    1. Ouais. Elle a été retirée. C'était bien la peine d'exiger un débat sur un sujet dont le débat était prévu et qui a été retiré...

      Oui, tout cela est bien fatigant.

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    2. +1 je veux me faire un avis sur le texte avant de publier quoique ce soit sur mon blog. Le texte est lisible même si suspendu par son auteur et était publié depuis Novembre.. bizarre que ça polémique seulement maintenant ( https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b0575_proposition-loi ) Ce que je lis au début c'est que par exemple on ne pourra pas qualifier de résistance des mouvements terroristes (reconnus comme tel par notre droit et le droit UE ). Ça me semble du bon sens. Et je comprends que ça fasse couiner les islamo-gogochosistes et par rebond la LFI.

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    3. Ma crainte, pour ce texte, est qu'il aille trop loin mais je ne l'ai pas lu !

      Il pourrait par ailleurs être inutile. Par exemple, la qualification de résistance que tu cites est sans doute déjà dans la loi avec l'apologie du terrorisme.

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    4. je ne sais pas, la loi comme d'autre re-ecrit ou modifie des articles du code pénal, du genre dans l'article 123-ab du code remplacer "saucisse" par "boudin", et on a pas la vision de l'article cible modifié.

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  2. "Je n’ai pas spécialement d’avis au sujet de la loi Yadan. Je n’aime pas la politique du gouvernement Israélien mais le militantisme débile « LFI pro palestinien » me casse franchement les burnes." --> j'adore ton début, j'aurais pu l'écrire. Je pense pareil.

    Je ne connais trop ce projet de loi donc rien à dire. Mais comme dit Juliette, l'hystérisation permanente me saoule (et je préfère le vin pour me saouler).

    Pas d'avis nos plus pour le premier mai, sinon que je préfère une baguette de pain qu'un brin de muguet pour remplir les caisses des camarades de la CGT.

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    1. Le problème avec l'hystérisation permanente est qu'elle vient maintenant de chez Attal (voir le billet d'Authueil). En s'attaquant à LFI via ces deux textes, il sait très bien qu'il peut attirer la sympathie de types modérés, comme moi. Il provoque la gauche radicale pour qu'elle nous énerve encore plus...

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    2. Oui j'ai vu c'est fou. Même l'ultra centre devient dingue.. J'essaie de l'appliquer syndicalement : ammener de l'apaisement. Face à ceux qui veulent foutre le feu. C'est dur.

      Bonne soirée

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    3. C'est impossible tant qu'il y a des fous qui mettent de l'huile sur le feu.

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  3. Je suis assez d'accord avec le passage que tu cites d'Autheuil.
    Pour moi, cette loi, c'est l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire. Elle n'aurait rien empêché, au contraire. C'est juste un signal politique envoyé à une communauté. Comme d'autres font sans arrêt pour le "camp d'en face".
    Pour faire baisser l'antisémitisme, je ne sais pas si c'est possible, d'autant qu'il y a un vieux fond historique en France, ce serait bien de dénoncer publiquement et très clairement à la fois le 7 octobre ET la politique de B. Netanyahou.
    Or en gros chaque camp s'y refuse. C'est d'autant plus compliqué qu'Israël est considérée comme une démocratie. Ces bombardements au Liban (entre autres) ont donc une légitimité, un soutien populaire.
    La lutte contre l'antisémitisme n'est pas seulement une question politique, sinon il y a instrumentalisation. C'est une question de principe.
    Marc

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  4. Si le sujet est facile : il y a déjà trop de lois liberticides en France.

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