En salle

05 janvier 2026

2026, chic ! Une guerre !

 


Il est temps que je vous souhaite une bonne année 2026. En 2025, les histoires suite à la mort de Brigitte Bardot m’ont un peu gonflé, d’autant que le seul élément scandaleux est qu’est morte à 91 ans et trois mois alors que ma mère a passé l’arme à gauche à 91 ans et deux mois et demi. Il n’y a pas de justice !

On a de la chance, pour 2026, on commence directement par une nouvelle guerre et, dès le début, on a vu du n’importe quoi dans les réseaux sociaux et dans la bouche des dirigeants politiques.

Dès le premier jour, samedi, le matin même, j’ai vu un lascar hurler qu’on nous mentait, que le trafic de drogue n’était qu’un prétexte, que c’était le pétrole qui était en cause ! C’est quand même amusant de tomber sur des jobards qui pensent que les autres peuvent être encore plus con que lui.

Pour rigoler, j’ai failli lui expliquer que ce n’était pas vraiment ça mais qu’il y avait un risque pour que le Vénézuéla vende son pétrole directement à la Chine et que cette dernière règle en Yuans et non plus en dollars, que la monnaie américaine aurait ainsi perdu son hégémonie sur les marchés mondiaux. Outre le fait que je ne sais même pas si j’ai vraiment tort, je suis prêt à inventer absolument n’importe quoi pour rigoler.

 


On a eu aussi les andouilles qui ont tout fait pour taper sur Trump, ce qui est de bonne guerre, et qui, pour cela, se sont mis à défendre un dictateur sanguinaire qui a appauvri son peuple. LFI a plongé les deux pieds dedans en organisant une manifestation pour soutenir le peuple vénézuélien sans même se rendre compte que le peuple vénézuélien manifestait… sa joie, d’être débarrassé du dit dictateur sanguinaire ce qui nous montre que ces braves sont plutôt favorables à Trump (je n’ai pas dit qu’ils avaient raison, je n’en sais fichtre rien, je ne connais absolument rien à la politique dans ces contrées lointaines, contrairement à tout ceux qui se sont spécialisés en une demi-douzaine d’heures).

Toujours samedi matin, on a trouvé des zozos qui criaient parce que l’Amérique était en train d’envahir le Vénézuéla ! Tu parles ! Ils ont balancé quelques bombes, capturé le dictateur et son épouse et au revoir. Ou presque. Mais on est bien loin d’une invasion en bonne et due forme.

Au même moment (donc moins de 12 heures après les faits), on a trouvé des imbéciles qui gueulaient parce que la France – Macron – n’avait pas encore fait un communiqué pour préciser la position de la France. Il a fini par le faire et les andouilles l’ont critiqué. Je pourrais parier que si Macron avait condamné l’attaque, les mêmes abrutis auraient hurlé sur le thème « on ne peut tout de même pas critiquer les USA qui nous débarrassent d’un dictateur et qui sont beaucoup plus forts que nous ».

Tout au long de cette période, nous avons encore entendu des éminences dénoncer le viol du droit international comme s’il n’était pas devenu évident qu’il ne sert pas à grand-chose, surtout face à la première puissance mondiale qui fait bien ce qu’elle veut.

 

N’allez pas croire que je défends les USA, ici, l’objet de ma publication est plus de critiquer les oppositions en France.

 

En France, ça fait deux ou trois ans que l’opposition parle du droit international (sans rien n’y connaître et sans recul : comme un Etat pas reconnu par l’ONU peut-il avoir un domaine maritime ?) ce qui ne sert à rien, tout comme les manifestations organisées en urgence qui servent surtout à se faire plaisir. Mais de là à se ridiculiser…

Je crois donc, simplement, qu’il aurait été urgent d’attendre avant d’avoir des prises de position, d’autant que, dès dimanche midi (36 heures après), on commençait à avoir des textes ou reportages détaillant assez bien les enjeux.

 


Mais il faut tout de même se rendre compte que les pays d’Europe vont se retrouver de plus en plus à la ramasse derrière les USA, la Chine et la Russie et qu’il est un peu temps de se demander ce qu’il faudrait faire.

Je vais donc reprendre, comme conclusion, une publication de Raphaël Glucksmann, hier :

« Je ne verserai pas une larme pour le dictateur Maduro et son régime ploutocratique que j’ai toujours dénoncé et combattu, mais ayons toutes et tous bien conscience que nous sommes entrés dans un monde sans droit international et où prévaut la seule loi du plus fort.

Et nous, Européens, sommes prévenus : la doctrine publiée par l’Administration américaine n’est pas qu’une compilation de mots. Elle se traduit en actes et forme un véritable projet géopolitique qui heurte de plein fouet nos intérêts stratégiques (ne prenons pas à la légère - par exemple et comme semblent le faire certains de nos dirigeants - les propos tenus sur le Groenland).

La vérité est simple : seul le peuple vénézuélien est légitime à décider de l’avenir du Venezuela. Œuvrons donc tous à ce que la parole lui soit rendue au plus vite.

Quant à nous, Français et Européens, la voie de Trump n’est pas, ne peut pas être la nôtre. Et nous n’avons pas aujourd’hui de mission plus importante que d’assumer notre autonomie et de construire notre souveraineté. Voilà pourquoi je me bats et me battrai chaque jour pour qu’émerge une véritable puissance européenne capable de défendre, même seule, nos intérêts vitaux et nos principes essentiels. »