En salle

04 novembre 2006

Mes 100 premiers jours


Inutile de vous rappeler que je suis candidat à la présidentielle, j’ai déjà fait cinq billets sur le sujet (ma candidature, mon programme, mon style, mes engagements et ma méthode).

Il est de tradition républicaine d’annoncer ce que l’on compte faire dans les 100 premiers jours. Le présent billet en est l’objet.

Ca va être court : je ne compte pas faire grand chose.

A vue de nez, l’élection est début mai. La passation de pouvoir mi-mai. Cent jours, ça nous fait en gros mi-août. Il est absolument hors de question que je bosse réellement l’été.

Donc, avant septembre ou octobre on ne fera quasiment rien.

La première action sera de nommer un gouvernement. Ce premier gouvernement sera réduit au minimum nécessaire. Vous qui avez tout suivi, j’ai annoncé dans un précédent billet que j’étais absolument contre les gouvernements réduits. Vous vous dites donc, je cite approximativement « Le con ! A peine élu, il revient déjà sur ses promesses ».

Pas du tout !

Déjà, je ne suis pas encore élu donc vous chipotez un peu. En plus, ce premier gouvernement ne sert à rien, sauf à gérer les affaires courantes. Après il y aura des élections législatives. C’est à partir de ce moment là qu’il faudra un gouvernement sérieux. J’y reviendrai dans un prochain billet. Toujours est-il qu’il est :

Petit 1 : inadmissible de faire croire aux français qu’on a commencé à réformer alors qu’on n’a pas la majorité au parlement.

Petit 2 : inadmissible de nommer des gens ministres en sachant qu’on peut très bien les virer un mois après pour donner le poste à des alliers politiques si on n’a pas une majorité trop forte.

Mon septennat de cinq ans sera placé sous le signe du respect.

Ce premier gouvernement sera donc composé du strict minimum de ministre qu’il faut pour ne rien faire tout en assurant les affaires courantes et à préparer l’après législature : justice, intérieure, extérieur, défense, finances et budget.

A la limite, si les autres ministères sont utiles, je garderai les anciens ministres le temps qu’il faut. Même Borloo s’il passe chez le coiffeur. En effet toutes ces personnes sont en place depuis quelques temps. Elles ne sont forcément pas totalement incompétentes. On n’est pas à un mois ou de près avant de les foutre dehors, avec tous les désagréments connus : recherche d’un appart, d’un nouveau job, … Le respect, je vous dit !

Outre la gestion des affaires courantes, ce gouvernement sera en charge de préparer les dossiers prioritaires qui devront être traités en urgence par le parlement, après l’élection législative de mi-juin et avant la fin de la session parlementaire fin juin.

Il va falloir faire vite (surtout si on compte l’aller-retour avec le sénat pour un des deux dossiers). Et il est hors de question de faire une session extraordinaire en juillet. Le respect, toujours le respect. Non seulement le respect des parlementaires mais aussi de la démocratie : il est hors de question de traiter en urgence une majorité de dossiers, contrairement à certains…

Cette période est d’autant plus courte, qu’elle correspondra à celle de formation d’un gouvernement. Ce gouvernement ayant vocation à rester en place cinq ans, autant le composer sérieusement.

J’annonçais deux sujets prioritaires à préparer par le premier gouvernement réduit, pour faire passer à l’assemblée.

Pour le premier, il s’agit de faire une espèce de « collectif budgétaire » pour corriger la partie recette du budget. Si on le fait en urgence c’est uniquement pour permettre aux gars qui bossent aux impôts de le prendre en compte avant d’envoyer les machins d’imposition aux contribuables… Le respect.

Ce qu’il y aura dedans. Je ne sais pas. Voir le programme. Mais je pense que si on pouvait supprimer tous les avantages fiscaux accordés à certains, ça pourrait être pas mal. Tiens ! Supprimons d’emblée toutes les niches, nom d’un chien !

Pour le deuxième, il s’agit de préparer le référendum de fin 2007 sur la réforme de la constitution. Le contenu ? On s’en fout, j’ai promis une réforme. C’est tout. Le respect. On aura bien le temps de la présenter avant les élections cette réforme. Ca fera d'ailleurs un très joli motif de billet, je vais me le mettre de côté.

Si l’opposition fait de l’obstruction ; nous leur cracherons dessus et passerons par le 49.3 s’il faut, en leur rappelant que deux mesures annoncées 7 ou 8 mois avant des élections, et répétées par la suite ont la légitimé nécessaire. Contrairement à la privation de GDF ou au CPE, par exemple.

Nous voilà arrivés début juillet. On peut partir en vacances à Brégançon. Il faut maintenance que je recherche des jolis photos pour illustrer ce billet.

03 novembre 2006

Route du Rhum

Lionel Lemonchois est en tête. En matière de stratégie, il a fait le bon choix.

C'est un jeu de mot idiot, je sais, mais :
- je suis en vacances,
- je n'ai rien diffusé aujourd'hui,
- je ne suis surement pas le premier à le faire, mais s'il gagne la course, tout le monde va le faire. Alors, autant commencer.

02 novembre 2006

Cumul

Avec cette histoire d’empêcher l’investiture de Noël Mamère aux législatives sous prétexte que il est maire de Bègles me prouvent que les verts sont des andouilles absolument pas crédibibles.

Leur décision me fait plaisir dans la mesure où ça fait un parti de moins à gauche pour 2007. Quand je dis que ça me fait plaisir, c’est une façon de parler, j’aime bien la pluralité, mais à ce niveau là de connerie…

Rappelons aux verts que M. Mamère est le seul candidat à avoir réussi faire passer les verts pour crédibles à une élection présidentielle.

Rappelons aux verts que la notion de députés-maires existe depuis presque aussi longtemps que l’Assemblée Nationale.

01 novembre 2006

Ca chauffe (2)

Dans mon billet précédent, je parlais du réchauffement climatique.

Arrivé chez ma mère pour le week-end (je commence de bonne heure), je découvre le numéro du novembre de Sciences et Avenir.

Malheureusement, des raisons bassement commerciales font qu’ils ne mettent pas le dernier numéro en ligne. Vous pouvez l’acheter, ça vous apprendra. C’est 3,80 €, soit exactement 20 centimes de moins que le prix de deux demis à la Comète.

Ils font deux pages avec un point sur le réchauffement climatique. TOUS les scientifiques sont unanimes sur ce réchauffement, par ce simple fait : « la température moyenne globale serait actuellement la plus chaude depuis 12000 ans et frôlerait le record du dernier million d’années ».

Je ne sais pas comment ils ont mesuré la température glacière il y a 12000 ans. Mais ce sont eux les scientifiques, pas moi.

L’article ne parle pas des impacts de l’activité humaine sur ce bazar mais conclut néanmoins qu’il est urgent de réduire les émissions de CO2 avant de devoir opter pour des procédés farfelus pour réduire la températeur. Un gugusse préconise : « d’injecter des aérosols dans l’atmosphère pour réfléchir les rayons de solaires » !

Je pense qu’effectivement, il faut réfléchir. L’article conclut à juste titre « Faute de pouvoir mesurer leur impacts, de telles idées font surtout froid… dans le dos ». Posted by Picasa

31 octobre 2006

Ca chauffe !

Dans les dépêches d’information sur le web hier et à la radio ce matin, il était difficile d’échapper à ce rapport remis par ce britannique, Nicolas Stern qui nous dit, selon la dépêche que j’ai sous les yeux : « toute inaction se traduirait par "des dérèglements de l'activité économique et sociale (...) d'une ampleur similaire à ceux qui ont suivi les plus grandes guerres et la grande dépression de la première moitié du XXe siècle", a-t-il prévenu. Il avait été mandaté début 2005 par le gouvernement britannique de Tony Blair en vue d'évaluer les conséquences économiques du réchauffement climatique pour le Royaume-Uni et le monde d'ici 2100. Le constat dressé dans ce rapport, qui compte 600 pages, est qu'il y a un risque de "ralentissement très grave" de l'économie mondiale pour un coût estimé à plus de 5.500 milliards d'euros. Les pays devraient consacrer 1% du PIB mondial par an à la lutte contre la spirale de la hausse des températures et toute passivité se traduirait à terme par une charge annuelle représentant 5% du PIB mondial. Dans le pire scénario, le coût représenterait "20% ou plus" du PIB mondial ».

Je résume : si on ne se bouge pas les fesses pour faire quelque chose pour cette histoire de réchauffement, ça va nous en coûter la peau, des dites fesses.

On a lu un tas de trucs sur le réchauffement de la planète. Le niveau des mers va remonter : il faudra bien reconstruire les villes côtières à la montagne pour reloger tous ces heureux nantis qui vivent les pieds dans l’eau sur la Côte d’Azur, qui pourront ainsi remplacer par le ski nautique par le ski de fond, s’il reste assez de neige. On se rend compte maintenant que ça va coûter cher.

Une des conséquence qu’on oublie trop souvent : la nécessité de produire le Beaujolais nouveau en Islande, mais on ne va pas s’épancher sur les dommages collatéraux.

Ca fait des années que les écolos de tous poils agitent leurs petits bras pour nous dire « houhou ! la situation est grave, faut faire quelque chose » (je cite de mémoire). Les scientifiques ont ensuite pris le relais pour dire « heu… je crois bien que les écolos ont raison » (je n’ai pas une très bonne mémoire). Pendant ce temps-là, d’éminentes andouilles, type Claude Allègre, ont écrit des bêtises, du type « ne nous cassez pas les bonbons, ça n’est pas vrai, le réchauffement existe peut-être, mais l’activité humaine n’y est pas pour grand-chose ». Ce pourquoi il s’est fait tapé dessus par un tas de quidams diplômés, il est revenu en arrière, puis en a remis une couche, de type « la science peut se tromper ».

Pour faire de la promotion de son dernier film Gore, Al, a réchauffé la salle avec une jolie présentation PowerPoint avec des belles photos de la terre en décomposition. On s’est dit : « hum, ça mérite quand même qu’on y réfléchisse ».

Et paf ! Le rapport de Stern, nous plonge dans la plus grande perplexité : « la terre se réchauffe, les dégats écologiques vont être très importants, le niveau de la mer va remonter, il n’y aura plus assez à manger pour le monde, et nous allons tous mourir dans d’affreuses souffrances, … mais le plus grave : ça va coûter cher ! ».

Il est beau notre monde. On sait de manière évidente qu’il est temps de lutter contre le réchauffement climatique. Même si on a un doute sur les origines humaines du phénomène, on ne peut plus se permettre de rigoler avec… Et il faut un rapport d’un éminent économiste sur le coût de tout ce bordel pour qu’on aperçoive la possibilité d’un vague mouvement de nos dirigeants, patronaux comme démocrates !

20 % du PIB mondial…

Et nos braves libéraux français qui continuent à se plaindre de la misérable dette que nous allons laisser à nos enfants. Ce n’est pas une belle dette ça ? 20 % du PIB mondial pour réparer les conséquences d’un aveuglement condescendant !

On va passer pour des gonzesses avec notre déficit à 3% du PIB…

Tout va bien

Une excellente nouvelle dans la presse ce matin : le taux de chômage revient à un niveau plus satisfaisant.

Le gouvernement et la majorité s’en réjouissent. Moi aussi.

Nos camarades socialistes sont trop occupés à se déchirer entre eux pour réfléchir aux trucs habituels expliquant ce chiffre : révocations, augmentation du nombre de rmistes, emplois aidés, …

C’est un peu décevant. C’est pourtant simple : le taux de chômage est encore au-dessus de celui d’il y a cinq ans. Le déficit est à peu près du même niveau. Ce qui veut dire qu’on a perdu cinq ans pour rien ? Non, la dette est supérieure à 10 points du PIB à ce qu’elle était.

Et Miss France est devenue Miss Europe ce week-end.

28 octobre 2006

Blog influent ?

Ca fait des années… heu, des semaines... que je veux faire un billet sur les blogueurs influents, mais c’est vachement difficile.

Je voudrais les exploser, les laminer, les couvrir de ridicule. Des mois que je prépare ce billet. Mais il y a un truc qui me refroidit. Il faut que j’analyse ça en taisant ma propre jalousie. Ou, plutôt, en la prenant en compte.

Avant de parler des blogueurs influents, il faut que je parle de nous, blogueurs normaux. L’autre jour je citais un texte de Guy Birenbaum (blogueur influent) qui était magnifique et qui parlait, je résume, des blogs anonymes comme le mien. J’ai oublié une critique : Guy oublie un peu pourquoi on écrit !

Je ne veux pas me prétendre le porte-parole de tous les blogueurs, je vais donc passer à la première personne.

J’écris parce que j’aime bien ça. C’est mon boulot (d’écrire des trucs, pas d’écrire des billets dans les blogs). Toute la journée, je rédige des rapports techniques pour une hiérarchie absconse (et si c’était vrai, je ne dirais rien ici, ils me lisent peut-être !), des spécifications, des comptes rendus de réunion, des notes d’orientation, des notes de synthèse, ….

Alors, quand je me retrouve face à mon blog, j’aime bien écrire un truc qui n’est pas téléguidé. Dans la mesure du possible avec un maximum d’humour, mais ce soir ce n’est pas le cas. Je parle des blogueurs influents. Un sujet sérieux, je peux l’aborder avec un humour, pas un sujet frivole.

Donc, dans le blog, j’écris parce que j’aime bien ça. Là, on rentre dans le cœur du sujet. Et quitte à écrire, j’aime bien être lu. J’aime surtout penser que des gens prennent du plaisir à me lire.

J’ose espérer que mes lecteurs réguliers (Eric, Loïc, Filaplomb, Manu, Franssoit et Tonnegrande !) aiment bien lire mes trucs. A moins qu’ils ne les lisent que par principe. Par contre, j’observe de près mon sitemeter. Je dois plafonner à deux ou trois inconnus qui me lisent par jour. Des fois, ils me postent un commentaire plaisant, j’en ai même vu un ou deux qui ont recommandé sur leur site d’aller me lire (ce qui me prouve que je ne suis pas totalement dans la mauvais voie !). Hier soir, il y a un type qui fait un commentaire gentil sur le blog de Birenbaum. Mais ça ne fait qu’un ou deux.

Je passe beaucoup de temps dans les blogs et je suis toujours surpris par l’importance que les ânes apportent à leur propre discours. Sous prétexte d’être sur le web, ils pensent être largement lus. Je vais voir leurs stats. Ils sont comme moi mais ne culminent qu’à une vingtaine de visite par jour, dont les copains.

Je passe beaucoup de temps dans les blogs, disais-je, et aussi sur les commentaires. Je suis toujours surpris de la prétention des mecs qui rédigent des billets ou des commentaires. Le fait d’être sur le net les fait penser qu’ils ont une influence incroyable. Dans mon billet d’hier, je parlais des commentaires chez DSK qui étaient toujours trop longs. DSK va faire 3 ou 400 commentaires, mais je peux parier que chaque commentaire n’a pas été lu par plus d’une ou deux personnes.

Je résume : on écrit pour rien à part se faire plaisir, mais la plupart des gugusses qui vont sur les blogs pensent que leur avis sera écouté comme l’évangile.

J’en reviens au sujet du billet, les blogueurs influents. Je vais en citer trois. Loïc Le Meur, le plus célèbre. Versac, l’organisateur de République des Blogs. Guy Birenbaum. Celui qui écrit le mieux. Je ne donne pas les liens. Celui de Birenbaum est à gauche, dans la colonne ad hoc, celui de Versac, je ne le connais pas (je l’ai en raccourci sur mon PC), et celui de Le Meur, avec ses chevilles, il est probable que www.loiclemeur.com ça marche.

Ca fait donc quelques mois que cette notion de blog influent me fait rigoler. Mais en fait, Le Meur, il ne dit rien. Versac, je ne suis que rarement d’accord avec lui. Et Birenbaum son billet quotidien est toujours le bonheur, mais il y a trop de gugusses qui s’autorisent à laisser des commentaires.

Les blogueurs influents ? Je ne sais pas quoi dire. Une prochaine fois ?

Non. Je n'ai rien à dire.

27 octobre 2006

Les 10 000 € à DSK, une fausse bonne idée ?

Je vais prendre au mot un ami blogueur qui me demande pourquoi je ne dis rien sur le truc que vient de nous pondre DSK : le capital de départ donné aux jeunes.


Ma première remarque est que DSK n'a pas été franchement précis. J'ai été voir sur son blog. Pas grande chose. Donc, j'ai été lire les premiers commentaires (sur près de 400 ! pire que chez Guy Birenbaum) pour essayer de voir si quelqu'un apportait des précisions : rien. Le seul truc que j'en retiens de cette visite chez DSK est que les types qui mettent des commentaires dans les blogs sont beaucoup trop longs. Un peu comme moi quand j'écris un billet.


Je me lance… Mais ça a nécessité un peu de travail pendant l'insomnie matinale duquel (ou de laquelle, je ne sais plus...) j'ai déduis le truc de DSK est une mauvaise idée. Non pas pour des problèmes budgétaires ou en accord avec de vieux démons de la droite (assistanat, …). Mais pour la complexité de mise en œuvre.


Réglons d'emblée le problème du budget.


De quoi s'agit-il ? Si j'ai bien compris, donner un capital de départ aux jeunes qui débutent, de l'ordre de 10 000 € pour rentrer dans la vie. Si ma mémoire est bonne, une classe d'age est composée d'environ 600 000 personnes. Ca nous ferait donc une mesure à 6 milliards d'euros.


Une belle somme mais pas rédhibitoire, pour au moins deux raisons.


La première : Nicolas Sarkozy souhaite supprimer les droits de succession, soit un coût de 6,5 Milliards pour notre budget pour une mesure totalement injuste. Sans compter toutes les baisses d'impôts du même métal qui n'ont servi strictement à rien, si ce n'est alimenter les portefeuilles boursiers. Je résume : ces 6 milliards ne sont pas impossible à financer.


La deuxième : si on y met des conditions raisonnables, ces 6 milliards seront consommés, rapporteront de la TVA et alimenteront la machine économiques. Contrairement aux baisses d'impôts consenties aux plus riches… En plus, ça n'est que de la redistribution, pas de l'administration !


Tordons maintenant le cou aux vieux démons de la droite


L'assistanat. Oui et alors ? Je me rappelle l'année 1987 où j'ai débarqué à Paris. Il a fallu que je trouve un appartement, que je paye la caution, le premier mois, que je me trouve un lit, une table, deux chaises et une gazinière. Ben, j'ai été assisté par les parents. Tout le monde n'a pas cette chance… Pour pouvoir bosser, maintenant, deux solutions : être riche ou habiter chez ses parents !


Les copains qui sont restés en Bretagne en 1987 parce qu'ils n'avaient pas les moyens de se payer le voyage à Paris n'ont pas, maintenant, mon niveau de vie.


Rien que pour prendre un appartement à Paris maintenant il faut 2000 euros (le premier mois à 500 euros, plus la caution)… et trois mois de salaire (3500 euros d'hôtel en attendant, soit la quasi-totalité du salaire : il ne reste plus grand-chose pour bouffer ou pour mettre dans le lavomatic). On en est déjà à près de 6000 euros, sans avoir acheté le mobilier et l'électroménager !


Donc oui ! Les 10 000 euros sont utiles et les jeunes en ont réellement besoin.


Le logement : le problème est double. D'une part le coût du loyer. D'autre part les conditions pour avoir un appartement. Les 5 ou 6 milliards seraient mieux venus à financer des logements sociaux que les jeunes pourraient louer dans des conditions décentes. Sinon, les 10 000 euros vont alimenter un système qui est déjà mauvais. Rappelons que le budget de la ville et du logement est actuellement de l'ordre de 7 milliards.


Le financement de la création d'entreprises : tout le monde n'a pas l'âme d'un créateur d'entreprise et je crois que ce qu'ont le plus besoin les jeunes c'est d'une part une assistance « administrative et comptable » et surtout d'une aide pour obtenir un prêt (caution). Je ne crois pas que les 10 000 euros soient LA solution.


L'acquisition d'un logement pour vivre : je l'ai immédiatement éliminé. Si on veut acheter un appartement pour y vivre décemment en région parisienne, ça revient au minimum à 150 000 euros (et je suis gentil, d'autant que je rappelle que ça fait 100 briques, soit un million de francs). Si vous trouvez une banque qui accepte de vous prêter le complément sans autre apport préalable à 5%, que vous pouvez rembourser 800 euros par mois, il vous faudra près de 30 ans pour le rembourser. Vous y seriez allé à un plan à 20 ou 25 ans, avec un salaire par exemple de 1500 euros nets ?


Et sinon ?


Il y a bien un truc : vivre… Oui, mais les 10000 euros ne doivent pas, à mon sens, être considérés comme une allocation, mais bien une aide à l'entrée dans la vie…


En réfléchissant à ces attributions de 10 000 euros. J'ai essayé d'imaginer pourquoi un jeune pouvait en avoir besoin.


Voiture, PC, gadget électronique, chaîne hifi, home cinéma, fringues, téléphone portable dernière génération… Autant de trucs qui ne sont pas indispensables : ce n'est en aucun cas au budget de l'état de payer ces cochonneries. Coluche aurait pu dire : si vous n'arrivez pas à vous en acheter, appelez nous, on vous expliquera comment vous en passer.


Des contrôles ?


J'ai trouvé 3 utilisations valables pour les 10 000 euros. Il y en a sûrement d'autres. Mais j'ai trouvé beaucoup de cas non valables… On peut donc imaginer « quelque chose » pour vérifier l'utilisation.


Le premier problème : quel est le coût de ces contrôles ? Combien de milliers de fonctionnaires faudra-t-il employer ? De quel droit pouvons-nous faire ses contrôles ?


Le deuxième problème : sur quelles valeurs « morales » ou « techniques » se baser pour décréter qu'un truc est vraiment utile ? J'ai cité la voiture : c'est facile pour moi qui bosse à Paris ! J'ai cité le PC : c'est facile pour moi de dire qu'un jeune peut s'en passer, j'en ai un à la maison… mais je l'utilise tous les jours !


Donc il est impossible de mettre en place des contrôles. A moins de limiter l'utilisation aux trois exemples que je citais là-haut.


Dans ces conditions, peut-on mettre une ligne budgétaire quand on sait que la moitié sera utilisée pour acheter du cannabis, des ipod, des baskets, du coca light, des jeans Diesel et autres voitures polluantes ?


Dominique, j'attends de voir vos propositions… puisqu'en l'absence je parle dans le vide. Vous avez la réputation d'être « compétent », bien que je ne sache pas trop ce que ça veut dire. Alors ne nous sortez pas une usine à gaz populiste pour gagner un électorat ! Des propositions sérieuses, s'il vous plait.


Tenez, comme je le l'écrivais : la construction de logement sociaux en masse. Ca diminuera le chômage, ça fera éclater la bulle immobilière, ça résoudra en partie le problème des banlieues, ça résoudra le problème de nos jeunes qui débutent, et… les problèmes de logement.


Alors Dominique, une idée ?

26 octobre 2006

Un peu de méthode !

J’ai entendu dire qu’une de mes concurrentes à la fonction suprême a décidé de mettre en place des jurys populaires tirés au sort pour analyser l’action des élus.

C’est une excellente suggestion que je vais reprendre à mon compte, car je vous rappelle que je suis candidat (ma candidature, mon programme, mon style et mes engagements).

Je parle du tirage au sort, parce que cette histoire de jurys populaires me paraît un peu louche pour ne pas dire populiste.

Le meilleur moyen de juger le résultat des élus est ce qu’on appelle bêtement « l’élection suivante ». Encore faudrait-il que les journalistes n’oublient pas de faire correctement leur boulot, c’est-à-dire, avant une élection, reprendre les promesses de l’élection précédente et regarder ce qui a été fait. Je dis les journalistes, ce n’est pas une accusation (je ne vais pas me mettre mal avec la presse pendant une année électorale ; ou faire comme certains de mes concurrents : demander à des grands groupes privés amis de racheter la presse en question), il faut bien qu’ils vendent. Mais nous, citoyens lambdas, ce n’est pas notre boulot ! Nous sommes là exclusivement pour rigoler dans les blogs.

Je vais ainsi reprendre à mon compte cette idée de tirage au sort. Pour tout.

Par exemple, on nous bassine de temps à autres avec la proportionnelle, ce qui est parfaitement louable : il faut que tout le monde soit représenté. Mais c’est compliqué à mettre en place et on n’est pas sûr d’avoir une majorité, ce qui fout le bordel.

Je propose donc le système suivant pour les législatives. On fait un premier tour « normal ». Les 300 candidats qui font le meilleur score sont retenus, même s’il y en a plusieurs dans une circonscription. Ensuite, on conserve les candidats qui dépassent 20% (ou tout autre seuil, du moment qu’il soit tiré au sort), et on tire au sort parmi eux pour obtenir 500 députés. On observe alors la majorité qui se dégage et on nomme le nombre de députés qu’il faut pour avoir une majorité absolue.

Vous me direz : c’est n’importe quoi. Je suis bien d’accord. Comme je suis de votre avis, je retiendrai vos propositions.

Un autre exemple. Nous avons dans notre pays un certain nombre de secteurs prioritaires : la justice, l’éducation, l’emploi, la sécurité et la charcuterie artisanale. Dans le budget, nous allons dégager une enveloppe de 10 milliards et nous allons tirer au sort le domaine prioritaire qui en bénéficiera.

Nous allons étendre ce principe à bon nombre de secteurs pour faire des économies. La justice, par exemple, nous pourrions gagner beaucoup de pognon en limitant les procédures judiciaires à rallonge. L’affaire Grégory : meurtre ou suicide ? Tirage au sort.

La carte scolaire : on tire au sort un établissement dans les 30 kilomètres à la ronde.

La CMU ou le RMI : actuellement ils sont systématiquement attribués aux pauvres sans aucun soucis de justice. Tirage au sort parmi les électeurs. Plus de jaloux.
La sécurité : tirage au sort avec huissier de justice des banlieues qui s’embraseront et des voitures qui seront brûlées. Et hop ! Plus de fraude à l’assurance.

Environnement : tirage au sort des voitures réputées non polluantes. Transport : tirage au sort des limitations de vitesse pour le déclenchement des radars. Energie : tirage au sort du prix du pétrole.

Blogs : tirage au sort de l’influence.

N’importe quoi ? Non. Les élus ont peu d’influence sur la plupart de ces trucs. Ils sont manipulés par l’opinion publique qui les oblige à dire et à faire n’importe quoi. En conséquence, ils ne respectent pas leurs programmes. Ces tirages au sort permettront de limiter les frais de campagne, des sessions parlementaires, de la presse, …

Les élus ne seront plus consultés que sur des problèmes de société qui intéressent vraiment les gens. Encore faut-il faut choisir les sujets !

Pour ou contre le mariage homosexuel ? On s’en fout ! Du moment que la nuit de noce soit télévisée pour qu’on puisse rigoler !

Pour ou contre les
39 heures dans la restauration ? On s’en fout, je n’ai pas 39 par semaine à passer au bistro.

Pour ou contre la prostitution sur le Boulevard des Maréchaux ? On s’en fout ! Le tramway n’est pas encore en service.

Pour ou contre l’encadrement des jeunes par les militaires ? On s’en fout ! Du moment qu’ils ne nous fassent pas chier (les militaires et les jeunes).

Pour ou contre la légalisation du
cannabis ? On s’en fout ! On a toujours du mal à faire le joint en fin de mois.

Pour ou contre l’attribution du Prix de l’Académie française à Jonathan Littell pour "
Les Bienveillantes" ? On s’en fout. Ce n’est pas nous qui décidons. Et en plus, ça m’étonnerait que je lise ce truc là.

Pour ou contre la reconnaissance des génocides, colonisations et atrocités par-ci par-là. On s’en fout ! Du moment que ça fasse des jolis sujets pour les blogs.

Pour ou contre l’indépendance du Val-de-Marne ? On s’en fout ! Du moment que personne n’invente une taxe pour l’importation des produits qui rendent joyeux bien que désapprouvés par la faculté.

Pour ou contre la
droite polonaise (qui, rappelons le, veut ancrer l'interdiction de l'avortement dans la Constitution) ? On s’en fout ! Du moment où une constitution ça se change.


Bon. Je m’en vais tirer au sort ce que je fais ce soir : télé ou bistro.

Touriste !


Population Data publie le palmarès des "pays touristiques" pour 2004. On le savait, la France est le premier avec 75 millions de touristes venus gouter le Beaujolais nouveau.

1 France - 75 121 000 - 40 842 M€
2 Espagne - 53 599 000 - 45 248 M€
3 États-Unis - 46 077 000 -74 481 M€
4 Chine - 41 761 000 - 25 739 M€
5 Italie - 37 071 000 - 35 656 M€
6 Royaume-Uni - 27 755 000 - 27 299 M€

Ce qu'il y a de surprenant dans ce truc, c'est qu'avec beaucoup plus de touristes que les US on gagne beaucoup moins d'oseille.

C'est explicable mais rageant.