En politique, l'important, c'est d'être d'accord avec le patron de bistro d'autant que son métier consiste essentiellement à taire ses désaccords avec les clients.
25 novembre 2018
Chouat, c’est la date !
20 novembre 2018
Je ne suis pas Adolfo Ramirez, mais...
Hier soir, je suis tombé sur une publication franchement anti sémite. Je l’ai « signalé » à Facebook, j’ai bloqué le type et j’en ai parlé dans FB.
Du coup, deux potes m’ont interrogé. Au deuxième, j’ai décidé d’argumenter.
1. Pourquoi « signaler » ? Je ne l’ai pas dénoncé aux services de police mais signalé à FB de manière à ce qu’ils puissent agir vu qu’on utilise leur truc en faisant de « l’incitation à la haine raciale ». Ce n’est pas de la délation. Il fut une époque ou dénoncer les juifs était mal vu. Je signale à un réseau social que ses utilisateurs incitent à la dénonciation de juif.
2. Pourquoi « bloquer » ? Je n’ai pas que ça à foutre à être pote avec des connards.
3. Pourquoi en faire une publication ? Pas pour dire comme gauche de combat : « moi vous avez vu je lutte contre les fascistes des réseaux sociaux ». Mais pour signaler à mes « potes de pacotille » (dans le sens où je ne connais pas 10% de mes amis FB) qu’ils sont susceptibles de faire une publication dans laquelle ils tiennent des propos interdits par la loi et contraire aux conditions générales d’utilisation de Facebook surtout qu’ils sont dans le camp du bien mais ne se rendent pas compte qu’ils font de l’incitation à la haine machin.
La question subsidiaire étant de savoir si je ne fais pas moi-même des publications contraires à la loi. Je ne crois pas. Mais mon langage est un peu cru parfois. Et mes vannes sont sans doute parfois destinées à faire rire des types que je connais et pas des quidams inconnus.
Amen.
14 novembre 2018
Royal ! Royal ! Hollande ! Hollande !
Ah merde ! Je le suis trompé de photo. Voilà la bonne.
J’observe donc les comportements actuels des types de la gauche du bon vieux temps, de l’ordre juste et de mon adversaire c’est le monde de la finance. J’approuve totalement leurs commentaires ce qui m’évite d’avoir à me justifier.
07 novembre 2018
Pétain coup, ça ira mieux !
06 novembre 2018
04 novembre 2018
Ragoût de veau à la Jegoun
31 octobre 2018
Ce qu’il faut, à gauche, c’est de l’aspirine !
Je viens de traiter un militant visiblement insoumis de connard alors qu’il m’accusait de favoriser une politique libérale et faisait ainsi monter l’extrême droite.
Je suis certes un libéral mais de gauche ce qui dépasse l’entendement de certains qui ont oublié certaines racines.
Néanmoins, si les types de la gauche de la gauche oublient que si le peuple, le vrai, celui qu’ils disent représenter, ne vote pas pour elle mais pour les fachos en culotte courte, c’est parce qu’ils n’arrivent pas à les convaincre. Pas parce qu’ils rejettent les politiques menées contre lesquelles ils n’ont pas arrêté de chier. C’est un peu le truc de l’œuf et de la poule. La gauche modérée a un peu échoué électoralement. Ces andouilles croient qu’il suffit d’être plus à gauche pour gagner. Il faut de l’aspirine pour tout suivre. Alors que le moindre virage à gauche provoque le retour de la droite. Et que la droite traditionnelle ne sait plus rien proposer, c’est son extrême qui reçoit les points donner par le peuple, ce truc que croient représenter les types de la gauche de la gauche.
On aura jamais assez d’aspirine.
Toujours est-il que le militant qui perd une élection se trompe, par définition, dans son argumentation.
27 octobre 2018
Le PS n’est pas mort, s’il ne fait pas le con
Il y a quelque chose de surréaliste chez les « anciens » militants socialistes quand on parle de leurs vieilles diva. Aujourd’hui, c’est un ex couple ex emblématique qui s’y colle Ségolène Royal et François Hollande. La première envisage de se porter tête de liste pour le PS pour les européennes. Le second laisse de plus en plus entendre qu’il sera candidat en 2022 pour la présidentielle. Je compte sur les deux.
Ségo est la seule personne pouvant éviter une lourde défaite au PS et de se transformer en groupuscule politique ridicule. Il est statistiquement à peu près évident qu’elle récupérera les voix de ceux qui se revendiquent sympathisants socialistes, y compris parmi ceux qui se revendiquaient de l’aile gauche et qui craignent maintenant de se faire alpaguer par Méluche et ses sbires. Ils savent qu’ils sont dans une impasse politique. Sa liste récupérera aussi les voix d’andouilles comme moi, le cœur à gauche avec le vote de raison à LREM. A un stade où dépasser 7% relèverait du miracle pour le PS, elle pourrait cartonner.
Pépère et elle sont les deux vieilles personnalités du PS, avec Jean-Luc Mélenchon, à avoir conservé une certaine carrure politique. Les générations passent... Exit les autres.
Nous voilà à Pépère. Je fais des publications Facebook et Twitter pour dire que son retour me plairait assez bien. Ne serait-ce que pour le côté farce : le seul président de la République qui ne se représente pas à l’issue de son premier mandat (à part Pompidou qui a eu un empêchement) et qui reviendrait gagnant (ce qui reste à faire) à l’issue du quinquennat de son successeur (qu’il a d’ailleurs lui-même lancé sur la scène - il savait sans doute dès 2012 qu’il n’aurait aucune chance d’être réélu vu qu’aucun ex ne l’a été hors période de cohabitation).
Je ne vois pas qui, en 2022, pourrait sortir du lot au PS pour être candidat. A la gauche de la gauche, on a un candidat charismatique dont je parlais. Il sera sans doute trop vieux pour la prochaine échéance mais un second couteaux pourrait émerger, genre Adrien Ruffin. Mais, objectivement, le seul espoir de LFI est que son candidat soit opposé à Marine Le Pen au second tour. Si la nièce se présente, ils sont foutus. Elle est bonne, ça nous ferait du changement. C’est maintenant.
Nous sommes à trois ans des élections. Je disais à l’instant que je ne vois pas qui pourrais émerger au PS dans trois ans. En 2009, personne ne voyait Hollande. En 2014, personne ne voyait Macron.
En 2019 (disons fin 2018), personne ne voit Hollande. Ni qui que se soit d’autres.
Les copains de gauche dans les réseaux sociaux me disent que les gens rejettent Hollande. Peut-être. Qu’en sera-t-il en 2022 quand il aura continué à défendre son mandat ? Je n’en sais rien.
Ce qu’il y a de surréaliste dans les réactions des gens, c’est :
- ceux de la gauche du PS qui font des théories et affirment des certitudes, comme s’ils n’avaient rien appris, rien analysé,... Ils sont tous persuadés que les électeurs devraient être d’accord avec eux, soutenir leur ligne politique et lui donner une majorité. Alors ils tapent sur Hollande en l’accusant d’avoir détruit la gauche sans même imaginer leur propre responsabilité. Les frondeurs et tout ça.
- ceux de la droite du PS qui avaient soutenu Royal en 2007 et qui sont passé LREM depuis, qui la critiquent sans cesse.
Avec son histoire de colonisation à l’envers, Olivier Faure a fait fort (aucun jeu de mot) même s’il galère dans les médias, aujourd’hui, pour dire qu’on lui fait dire patati patata. Il se retrouve avec des tas d’andouilles qui le critiquent. Mais il se réconcilie avec d’autres, comme moi. La République, la laïcité. Tout ça.
Le PS n’est pas morts. Ceux qui ont voulu le tuer sont partis.
Advienne que pourra.