En salle

20 mars 2020

#Journalduconfinement Jour 4 - Ma première sortie


Le quatrième jour se termine avec une nouvelle : je suis sorti et suis bien content. Il n’empêche que ça va faire mon sixième jour sans bistro.

A part ça, la journée de travail s’est bien passée et les outils Microsoft de collaboration sont tombés en marche. Il me reste quelques problèmes d’accès à internet.

Voila ce que j’ai raconté dans Facebook à propos de ma sortie :

« J’ai enfin fait ma première sortie. Je devais la faire ce soir mais je me suis dit qu’il y aurait beaucoup de non confinés agglutinés dans les supermarchés avant de confiner pour le week-end. Je me suis donc décidé pour 16h30. Et j’ai craqué ! En mangeant ma barquette de poulet au curry, par ailleurs assez bonne, j’en ai eu marre. J’avais encore faim. J’aurais pu manger une deuxième barquette, mais non.

Alors, j’ai recopié le fameux formulaire. J’ai mis mon atèle, mon pantalon, mes chaussures et mon manteau. La première fois depuis lundi soir (déjà que, ce matin, j’avais pris le temps de faire une vraie toilette). J’ai pris ma canne (qui ne sert plus à rien, pour l’atèle, je reste prudent…). Avant quatorze heures j’étais dehors (pour 40 minutes).

Je ne vais pas décrire l’ambiance (beaucoup d’internautes le font) à part qu’il n’y a pas beaucoup de monde dans les rues mais mes surprises.

La première est que des gens sont habillés différemment. Des gens emmitouflés, d’autres habillés dans la tenue qu’il convient. Et parmi eux, certains avec des masques, d’autres sans. Une seule personne avec une espèce d’écharpe devant le nez. On se demande où on est.

La deuxième est que les personnes ont des comportements différents. Dans le petit commerce que j’ai fait, les gens respectaient le mètre de distance réglementaire, aux caisses de Leclerc aussi mais le mètre n’est pas facile à tenir. Mais dans le magasin, personne ne respectait les consignes, les gens se frôlaient dans les rayons (je ne peux pas juger du monde : je ne fais jamais de courses en début d’après midi).

La troisième est que des gens coupent ces files d’attente sans se préoccuper du mètre. Le petit commerce était à la sortie du métro et les gens (rares) qui sortaient passaient à travers sans s’occuper des autres.

Ca fait du bien, un peu d’air frais ! Mais il faisait chaud, je transpirai au bout de cinquante mètres. Mettre le manteau d’hiver quand il fait plus de 20… »

Je parle de faim. Je l’avais totalement perdue de dimanche à mardi et les deux jours suivants ce n’était pas au top. Pour la première partie, je mets ça sur le dos de l’angoisse et la deuxième le manque total d’activité physique. Je n’ai pas particulièrement parlé de la soif mais elle m’a désertée à partir de mercredi. Moi qui bois au moins deux litres d’eau par jour (sans compter la bière), c’était étrange.

Après ma sortie, j’ai bu 75 cl d’eau en vingt minutes.

Mardi et mercredi, je me traînais dans mon logis. Allant faire des pauses sur mon lit, passant du temps à jouer sur l'iPhone. Hier et aujourd'hui, j'ai passé ma journée devant le PC (ce matin, j'ai même commencé à bosser 6h.

Et en sortant, j’avais les jambes toutes raides après trois jours à rester dans mon petit appartement. Et ce soir, j’ai mal comme si j’avais fait du sport (même si mes souvenirs sont assez lointain). Je vais donc sortir tous les jours, peut-être plusieurs fois par jour, en prenant bien soin d’éviter tout contact humain (dans mon quartier, c’est facile même si je suis prêt de la Nationale 7) et d'avoir un justificatif (acheter des trucs de première nécessité comme du pain, du vin,...).

La dernière anecdote est que je crevais de chaud pendant la ballade et surtout dans Leclerc.

Vivement demain !

19 mars 2020

#Journalduconfinement Jour 3 - Un peu de tout


Voila, c’est la troisième journée de confinement. Toujours pas vu un chat depuis 72 heures. J’ai encore du stock de bouffe pour plusieurs jours mais je crois que je sortirai demain histoire de faire un peu d’exercice et j’ai des produits non alimentaires à acheter que l’on peut qualifier de première nécessité (je ne vais avoir qu’une seule occupation importante ce week-end : faire le ménage chez moi et il me faut du produit ménager et bouffer un peu de frais ne me fera pas de mal).

Les nouvelles du COVID sont graves alors on s’attache aux pistes d’espoir, comme la Nivaquine qui pourrait soigner le machin et permettre d’alléger le confinement ou ces boîtes qui produisent des masques en grande quantité. Disons qu’on n’est plus sûrs de faire huit semaines ainsi… J’ai même un copain qui m’a envoyé un truc comme quoi des hélicoptères allaient verser du produit désinfectant. Il a raison, il faut se raccrocher à tout. C’est pourtant sans doute une fake news. Le plus drôle est que j’ai vu quelqu’un, dans Facebook, expliquer qu’il fallait faire des gargouillis fréquemment pour laver la gorge pour que le virus parte dans le lavabo plutôt que dans les poumons…

Le seul problème est que je ne me vois pas picoler avec un masque !

Alors que je n’avais presque pas dormi la nuit précédente, j’ai probablement approché les 11 heures de sommeil.


La journée s’est passée normalement, au ralenti. Ca fait partie de mon boulot. Déjà, en temps normal, ma « quantité de travail » est très fluctuante. Je travaille sur des avant-projets et l’heure n’est pas à penser au lointain avenir mais d’abord à maintenir la production informatique et ensuite à aménager les semaines d’après le confinement. Nous avons cessé toutes les activités que l’on ne peut faire qu’au bureau et une des conséquences est que même si le confinement ne dure qu’un mois, on va perdre plus que ce mois sur les projets. Je vous expliquerai pourquoi à l’occasion (j’ai encore un mois pour le faire, non ?)…

Ce matin, je me suis connecté à une « audio » avec peu de retard… Ils avaient décidé de parler en anglais. J’ai raccroché. Cette après midi, on a fait une audio avec « Teams ». Un tas de collègues avaient des problèmes de connexion. La fin de journée a été passée à tenter de régler leurs bazars…

Entre les échanges de mail et le travail qui s’en découle (pas négligeable quand même), j’ai pris soin, ce matin de remettre en route mon téléphone professionnel, un Galaxy A3. Je l’ai eu quand j’ai commencé à faire du télétravail (mine de rien, ça fait presque deux ans que j’en fais) mais comme personne ne m’appelait et que j’oublie systématiquement de renvoyer mon fixe vers ce machin, il ne servait jamais et je l’avais oublié dans un tiroir depuis plus d’un an (la dernière mise à jour des applications date de février 2019). Là, il me sera utile pour connecter le PC sans consommer mon forfait personnel en partage sur le Wifi.


Même si c’est un éternel débat que je ne veux pas reprendre, on ne m’ôtera pas du crâne que l’ergonomie d’un iPhone est largement meilleure qu’un machin sous Androïd. Tout y est plus instinctif (j’ai voulu préparer le A3 au cas où l’iPhone tombe en panne et l’utiliser comme modem pour le PC) et j’ai passé une heure à faire des bricoles alors qu’avec un iOS, ça m’aurait pris 3 minutes et ce n’est pas qu’une question d’habitude ! Je connais des fonctions de l’Apple que j’ai mis des mois à trouver. J’ai néanmoins découvert par hasard deux fonctions que je ne vois pas sur l’iPhone : la possible de l’utiliser comme un modem USB et le fait qu’il se ne se verrouille pas automatiquement si je suis dans un endroit déclaré à l’avance (ce qui ne sert à rien avec un iPhone avec la reconnaissance faciale mais, là, ça m’a gonflé de devoir taper le code après chaque arrêt d’utilisation).

J’en ai profité pour découvrir une nouvelle fonction sur l’iPhone : la possibilité d’avoir des numéros de téléphone utilisable sans débloquer le truc (et pouvant être utilisé par autrui). Si je perds mon téléphone, le type qui le trouvera pourra donc maintenant appeler mes proches.
Le débat est éternel.

A part ça, j’ai commencé à réaménager mon appartement pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Il reste du boulot !


Je vous raconterai.


N.B. : plusieurs copains tiennent des "journaux du confinement". Je vous ferai des liens prochainement. Pour l'instant, Zette parle aux gens qui découvrent le télétravail avec le confinement.

18 mars 2020

#Journalduconfinement Jour 2 - Vive le progrès technologique et Teams !

A cette heure, ça fait environ 48 que je suis à la maison sans sortir ni voir la moindre personne, sauf les collègues en "visioconférence". La nuit a été mauvaise. Forcément, on s'inquiète sans compter que le niveau d'activité sportive est quasiment nul. Du coup, je n'ai quasiment rien bouffé depuis ces deux jours, voire trois... J'ai de la réserve et, ce soir, j'ai très faim. Je ne suis pas organisé pour le télétravail chez moi. 48m2, c'est moins que la maison de Loudéac et il n'y a pas le jardin. Donc, pas envie de faire la cuisine.

Ce matin, matinée normale ou presque : lever 9h30 (forcément, quand on dort deux heures entre 11h et 6...). Réunion avec des clients à 10h30. Vous vous en foutez.

Alors que la jour 1 était consacrée à gérer l'urgence, organiser les permanences, voir les gens qui devaient accéder au bureau en cas d'urgence, trouver une solution pour les autres, cette après-midi, on a pu tester les outils techniques nous permettant de travailler sans réunions de visu, sans Skype et sans envoyer des mails pour des conneries voire perdre du temps au téléphone. 

C'est ainsi qu'on a passé du temps à découvrir Teams.Quand j'y suis allé la première fois, il y a un peu plus d'un an, je voyais ça comme une espèce de Facebook mélangé à SharePoint (pour les non développeurs) et délaissé rapidement. On vu un tas de fonctionnalité : partager des écrans, se téléphoner en groupe,... De manière très simple contrairement aux autres produits du marché.

Au moins, avec le coronavirus, on aura été convaincu de la possibilité de travailler au bureau comme à la maison mais avec deux heures de transport en moins (le télétravail habituel est d'une seule journée et on en profite pour la consacrer à du travail de fond ou à des réunions téléphoniques et n'est qu'un jour par semaine). Les patrons ont ouvert quelques vannes pour qu'on puisse avoir tous les accès en production (mais tous les collègues n'ont pas encore de PC sécurisé pour y aller). Par contre, on travaille sur des distributeurs de billets et faire des tests nécessite d'avoir des machines... Donc l'activité est réduite pour certains.

J'espère que nos patrons verrons aussi cet intérêt et on peut remercier le COVID machin.

17 mars 2020

#Journalduconfinement Jour 1

Je suis rentré hier soir à la maison après une journée de travail un peu allégée tant l’atmosphère était lourde avec la préparation du confinement. Du coup, je n'ai vu personne depuis. Journée de télétravail à peu près normale. Un appel téléphonique et deux réunions du même métal ce qui m'a permis d'éviter un peu la solitude.

Beaucoup de copains sont comme moi, seuls, et racontent leurs journées ou leurs sentiments dans les réseaux sociaux.

Bien sûr, tout le monde pense à ceux qui ont une baisse de revenus et surtout à ceux qui sont obligés de bosser, notamment si le travail n'est pas indispensable. Et bien sûr au personnel soignant, aux employés des commerces qui sont bien obligés de voir du monde...

Je ne sais pas si ce journal tiendra longtemps. Pas grand chose à dire. 

12 mars 2020

Corona plus qu’à attendre

Les gens qui relativisent l’épidémie de coronamachin en comparant les chiffres avec d’autres causes de décès me navrent. Il y a par ailleurs beaucoup trop de pseudos scientifiques qui font des théories à la con alors qu’ils ne savent rien. D’ailleurs, personne ne peut savoir comment virera ce truc. Aucun scientifique. Et je ne reprocherai jamais à nos dirigeants les mesures qu’ils prennent pour nous protéger. Je ne dis pas que je ne ferai pas une publication si ces cons ferment les bistros. 

Ce soir, le Président va faire des annonces. 

On parle du report des élections. Je le demande depuis samedi dernier je crois... Je vais donc faire deux reproches : un à ceux qui m’ont dit que c’est impossible. Un à nos gouvernements qui auraient dû le faire avant pour laisser le temps aux citoyens et aux candidats de se retourner. Reporter un scrutin local n’est pas un geste de dictature mais un de bon sens. Je connais des trucs peine-à-jouir qui vont dire que c’est une manœuvre de LREM mais j’attends avec amusement qu’on nous en explique la finalité. Pour sauver les meubles, peut-être ? Alors que s’il y a une crise, la majorité en sortira laminée. C’est malin. 

On nous parle de l’article 16. Là, c’est moins démocratique. Dire que l’on rentre en dictature sera moins critiquable. Néanmoins, vu qu’on a des ministres et des députés contaminés (y compris des communistes, André Chassaigne a fait un communiqué), ne pas faire fonctionner le Parlement ou le Conseil des ministres n’est sans doute pas une abomination. L’article 16 est encadré et on verra bien les décisions que prendront les andouilles pendant la période d’état d’urgence. 

S’ils augmentent la TVA sur la bière, je crierai à la dictature. 

Pour l’instant, toutes mes pensées aux personnes touchées par l’épidémie, soit parce qu’ils ont chopé le coronavirus, soit parce qu’ils en subissent les conséquences. Tout le monde les subit. A ce stade, alors qu’on en est qu’au début, j’en subis. Rien de bien grave. Je n’ai pas pu voir ma mère, par exemple. Il n’empêche que j’aime bien la voir et que c’est probablement réciproque d’autant qu’être confiné dans un machin plein de débiles n’est pas drôle. Je dois me « promener » avec mon ordinateur portable du boulot au cas où les mesures nous obligent à rester à la maison. Et j’ai perdu 10% de mon capital en bourse aujourd’hui. 

La difficulté est maintenant posée : savoir quand on sera au creux de la vague pour recommencer à acheter des actions. 

Enfin les vrais sujets.

09 mars 2020

Gestion de crise

Au boulot, on passe beaucoup de temps à préparer la gestion de crises diverses (guerre, tremblement de terre sur les sites de production, effondrement des bourses,...). C’est le job. C’est l’intérêt de nos clients (les banques dont on gère les distributeurs de billets) et c’est une obligation légale (nos clients, les banques, sont des acteurs majeurs en cas de crise). Et c’est bien normal. 

Cette fois, on est dans une forme d’improvisation généralisée (j’en ai parlé plusieurs fois : par exemple, le salon du livre à Loudéac est annulé tout comme le machin de mes copains de Morieux, mais on peut continuer à utiliser les transports en commun). Par exemple, je suis obligé de prendre avec moi mon ordinateur portable du bureau en rentrant à la maison mais j’ai un portable parce que je fais tu télétravail mais mon job n’oblige pas (voir ne permet pas) d’intervenir en cas de crise. En d’autres termes, si je ne bosse pas demain, ni la terre ni la boîte ne s’arrêtera de tourner. Mon job est d’être au bureau pour voir les gens et je m’autorise une journée de télétravail toutes les deux ou trois semaines quand j’ai des réunions téléphoniques ou du travail sur dossier). Donc si je peux travailler en temps de crise c’est parce que j’ai un accord de télétravail qui m’oblige à avoir un ordinateur portable. 

Le plus drôle est que je n’ai plus la wifi chez moi et ne pourrai pas faire grand chose de mon PC vu que l’accord de télétravail stipule que je ne peux faire de télétravail que de chez ma mère en Bretagne. Je peux éventuellement me connecter en partageant la connexion 4G de mon iPhone personnel (ou de mon téléphone pro mais je l’ai oublié) mais si la crise dure plus de quelques jours, ça va me couter. 

Si je me permets cette publication qui concerne ma boîte, c’est qu’en arrivant au bistro, les serveurs se sont foutus de ma gueule en disant « ah toi aussi tu te promènes avec ton PC ». A La Défense, on doit être environ 100 000 lascars concernés par la mesure. 

Mais je reviens à l’objet de cette publication. Je bosse pour permettre à nos systèmes d’information d’évoluer pour pouvoir fonctionner en période de crise (je me répète : je ne bosse pas pour la crise mais pour préparer la gestion de crises). 

Dans cette histoire, le législateur a bien prévu les attaques thermonucléaires et autres joyeusetés sismiques ou météorologiques mais a totalement oublié un prolongement des grèves dans les transports en commun et les épidémies facétieuses. 

C’est con.

08 mars 2020

Libéral communiste, je suis !

C’est la conclusion à laquelle j’arrive après avoir fait plusieurs tests dans Facebook. Ça m’a laissé perplexe pendant un temps puis j’ai relié les morceaux. Par exemple, je pense que l’Etat doit la nourriture, le logement, les soins,... à tous les habitants. Je suis contre les héritages supérieurs à 100 ou 200 000 euros, pour une très forte progressivité de l’impôt sur le revenu. 

Ainsi, le travail ne serait plus obligatoire sauf à vouloir se payer le superflu : voitures, voyages, fringues originales et j’en passe, les machins culturel, le bistro,... Les salariés pourrait mettre de l’argent de côté pour pouvoir continuer à se payer des trucs quand ils seront à la retraite (nourris, logés, soignés par l’Etat) voire cotiser à des caisses de retraite par répartition. 

Je suis pour la liberté d’entreprendre et contre la plupart des contraintes sur les entreprises (sauf l’imposition dans une limite raisonnable pour que les types aient intérêt à entreprendre et à gagner de l’argent). Le travail n’étant plus indispensable, les salariés ne seraient plus otages du patronat et la plupart des dispositions du code du travail pourraient être supprimées. De même que tous les pataquès nationaux sur les retraites. 

Voilà. C’est pas simple. 

Vous le demanderez comment financer tout ça. C’est simple. Les héritages étant limités, l’Etat se retrouverait à devoir gérer les surplus et deviendrait actionnaire d’un tas de trucs donc un acteur important du marché. Il pourrait revendre une partie des actions car il n’a pas vocation à tout gérer, nous irions à la catastrophe. Les investisseurs le feraient pour leur gueule et à leur mort, hop, on récupère ! Seuls les investisseurs réellement intéressés par l’entreprise et pas des margoulins voulant crever riches pour leurs enfants feraient le job et on aurait des patrons compétents. 

C’est simple, en fait !

07 mars 2020

Faut-il reporter les élections municipales ?

Je suis actuellement en week-end en Bretagne, à Loudéac, où ma mère est en maison de retraite mais cette dernière est "confinée" : je n'ai pas pu la voir, à part au travers de la porte vitrée (ils devraient mettre des parloirs, vu que lors de mon avant-dernier séjour, il y avait une épidémie de gastro et les visites étaient interdites).

En discutant au téléphone, ce soir, elle me disait qu'elle ne pourrait pas sans doute pas aller voter (tout était planifié, il était prévu que ma soeur vienne et l'amène au bureau de vote mais ma mère n'aura pas le droit de sortir).

Vous me direz qu'elle aurait pu faire procuration mais une procuration ne s'improvise pas ! C'est fait pour quand l'absence est programmée. Là, elle ne va pas appeler tous ses potes pour leur demander un service, d'autant que les derniers vivants ne sont pas tous étanches à 100%).

Il faut donc reporter l'élection. Evidemment, quelques peine-à-jouir vont crier à la manipulation politique de la part de la majorité mais on se demande bien qu'un intérêt elle en tirerait. Une déculottée est annoncée, peu importe si elle est reportée d'un mois !

Ils vont évidemment crier au déni de démocratie ce qui est une belle connerie : quand les électeurs ne peuvent pas aller voter, c'est au contraire très démocrate de reporter l'élection.

En plus, on ne va pas passer au gel hydroalcoolique les isoloirs, le stylo pour signer, les bulletins de vote qui seront manipulés pour le dépouillement...

La réponse à la question que je pose dans le titre est : oui, évidemment.

03 mars 2020

Le coronavirus est un con

J’espère que le 1880 n’est pas en quarantaine parce que pour la deuxième fois de l’année je risque d’aller à Loudéac sans pouvoir voir ma mère. Il faut montrer patte blanche et faire un tas de déclarations à l’entrée genre ni je n’ai pas été en Chine mais j’habite près du quartier Chinois à Paris et j’ai acheté une pizza chez un Italien, je peux voir ma mère ? 

Le plus rigolo, c’est qu’elle a le droit de sortir. L’autre jour elle a été à l’église (une obligation, c’était pour l’enterrement du mari de la dame avec qui elle mangeaient - avec les deux - il y a du turnover dans ces boutiques). Les bénitiers étaient vidés mais il y avait plusieurs centaines de personnes. Des vieux qui positionnent en récitaient l’Ave Paria mais il serait plus dangereux de lancer de l’eau bénite. Dieu fait des conneries sans exister mais en plus il fait n’importe quoi ! 

Tout comme les autorités qui interdisent des rassemblements en plein air (moi-même je voulais faire le semi-marathon de Paris) mais nous autorisent à nous entasser dans le métro pour faire gagner du pognon à nos patron pour la gloire du ruissellement. 

Je propose de fermer immédiatement les hôpitaux et les cabinets médicaux car on risque des mourir. Par contre, le coronavirus n’atteint pas les ivrognes. Ne fermez pas les bistros sauf si les clients boivent surtout du café mais on va m’accuser de stigmatiser les musulmans. 

Au 1880, il y a surtout des pochetrons ce qui me rassure.

PS : hors sujet, mais les blogueurs sont probablement tous morts. Pour la première fois depuis des années, aucun de ceux à qui je suis abonné n’a fait de billet depuis 24 heures. Coronamoncul. 

02 mars 2020

Les gauches irréconciliables et morales me les cassent

Depuis hier, je ferme ma gueule sur cette histoire. A chaque fois qu’il y a un sujet de ce genre, on se fout sur la gueule, à gauche. Pour une publication, on passe pour un salopard. Non, je ne défends pas Polanski. Oui, c’est un criminel, un pedophile et je ne sais quoi. Mais j’attends d’avoir la preuve, cela étant. 

Ce matin, j’étais exaspéré par les copains qui publiaient un texte de Mme Despentes, écrit avec ses pieds, tout comme la chronique qu’elle avait fait en 2015 pour montrer sa compréhension du geste des frères Kouachi. Aujourd’hui, elle critique le système. Elle dit que tous les hommes blancs sont des salopards par définition. Alors qu’elle est elle-même en plein dans le système. 

Mais ne pourrait-on pas arrêter de s’envoyer ce genre de truc au travers de la gueule et poser les éléments calmement ? Je ne sais pas comment. C’est dommage. 

Je ne suis pas un salopard défendant un violeur pedophile. Je ne fais pas partie d’une caste qui défend des salopards. D’un autre côté, je ne suis pas allé au cinéma depuis plus de 20 ans. Je n’ai pas regarde les César depuis 30. 

Vous, si. 

J’essaie de défendre ma notion de la justice qui n’a rien à faire dans les réseaux sociaux (la justice, pas ma notion). Dans les réseaux sociaux on peut faire connaître ces histoires, encourager les femmes à se défendre, a parler,... À faire tomber un système où les mâles blancs se protègent entre eux. On peut aussi rigoler des filles qui ont couché pour avoir un poste même si c’est le système des mâles blancs qui pousse cela. Promotion canapé. Encore un film. 

Par pitié, laissez moi vivre. Arrêtez vos leçons de morale. L’industrie du cinéma n’a aucun pognon qui vient de la poche à part sans doute une part de la redevance télévisuelle que je paie sans avoir la télé. 

Et arrêtons, à gauche, de nous fâcher pour ce genre de truc. Il y a un tas de fractures à gauche. Mais il y a plus important. La gauche est incapable de se reconstruire mais plonge dans chaque polémique débile même si je ne minimise pas l’importance du truc. 

Pour ma part, j’essaie de défendre la justice en tant qu’institution. Faites comme vous voulez.