En salle

25 avril 2020

#confiné jour 40 - des bistros et du pognon


Vidéo : le mannequin Lily Aldridge cuisine en sous-vêtements
Illustration de blog
En ce quarantième jour de confinement, la quarantaine n’est pas finie. A propos de décompte, nous en sommes au douzième jour de confinement sans travail en comptant le lundi de Pâques et donc nous avons travaillé vingt-huit jours en télétravail.  Le 11 mai, nous aurons donc fait trente-six jours de travail et dix-neuf jours de sieste. Le dimanche 10 mai, je rédigerai probablement mon cinquante-cinquième billet de confinement. Nous avons presque fait 75% du confinement. On tient le bon bout mais cela ne veut rien dire : on ne sait pas quelles sont les conditions du déconfinement… Je resterai en télétravail et ne boirai toujours pas de bière.
                                                                                                                                                                          
J’en profite pour saluer mes copines et copains patrons de bistro ou serveurs. Ce ne sont sans doute pas les jours qu’ils comptent…

Les bistros vont mal et les chasseurs de subvention étaient à la manœuvre hier. « Selon les estimations, 30 à 40% des restaurants pourraient mettre la clé sous la porte si le déconfinement tarde à venir ». « C'est tout un secteur qui est en détresse en cette période de confinement. L'hôtellerie-restauration est au plus mal et pour cause : s'ils étaient les premiers à l'arrêt, ils seront aussi les derniers à . »

Dans la presse, on parle beaucoup des grandes maisons, de l’hôtellerie, des grosses brasseries mais vous connaissez mon affection pour les simples bistros, où bossent jusqu’à une dizaine de personnes (ce n’est pas nécessairement énorme : une boutique comme la Comète ouverte tout le temps sauf le dimanche soir doit avoir trois cuisiniers, cinq serveurs et deux patrons pour assurer la rotation, les congés payés, les jours de repos et tous bossent un nombre incalculable d’heures).

Le sous-vêtement masculin revient aux classiques | Peah
Autre illustration de blog
Ces gros commerçants m’emmerdent. C’est bien eux qu’on lit dans la presse et qui essaient de nous émouvoir pour obtenir des subventions de l’Etat, eux qui ronchonnent toujours au sujet des taxes, des impôts, eux qui votent massivement à droite. Ils feraient mieux de réformer leur métier avec des assurances « perte d’exploitation » qui fonctionnent (ah ben, oui, il faudrait payer plus), une possibilité ne plus payer le fond (mur et gérance) quand il est physiquement impossible de travailler.

Les aides de l’Etat doivent aller aux petits bistros, à tous ceux qui ne se goinfrent pas sur le dos des passants, des touristes, à tous ceux qui font vivre les quartiers, à tous ceux qui ne bénéficient jamais des effets d’aubaine, à tous ceux qui ne peuvent pas fermer plusieurs mois par an, à tous ceux dont le patron est derrière le comptoir et pas dans un bureau, à tous ceux qui sont endettés parce qu’ils ont voulu tenir une affaire à taille humaine.

Mais les bistros sont fermés, alors on bois à la maison, en visoconférence… Je n’ai pas compté le nombre de KdB. Je pense qu’on sera au sixième ce soir. Je dois avouer que j’aime beaucoup (et les copains aussi). J’aime bien aussi les afterworks du lundi que l’on fait avec les collègues alors que je les fuis dans la vraie vie.

Côtés informations ou réseaux sociaux, il n’y a pas grand-chose. J’ai cru voir un débat sur le thème : « vouloir produire français est-il pétainistes ». Les gens s’emmerdent et les mouches ont mal au cul.


Les bienfaits du confinement


D'où vient le muguet que vous achetez le 1er mai? | Le Huffington PostA l’instar de Denis, je souhaite profiter de mon samedi pour saluer la remarquable action de ces baltringues du gouvernement qui me permettent de réellement profiter du confinement.

Ne passant plus de temps dans les transports en commun et au bistro, j’ai le temps de faire revivre ce blog et de mieux soigner les billets, notamment au niveau de la forme. J’ai pu rouvrir le blog bistro pour recommencer à y déverser un flot de conneries comme j’aime.

Puisque nous y sommes, j’évite deux heures de métro par jour et une quantité mémorable de bière, habilement remplacée par du vin blanc et du Ricard.

Pour le boulot, je découvre l’utilité réelle des outils de travail collaboratif et une nouvelle manière de travailler, bien plus efficace. Surtout, mes collègues et ma hiérarchie entrevoient aussi le progrès qu’ils permettent et adhèrent ainsi de plus en plus au télétravail. Entre nous, je n’ai plus à supporter les discussions futiles avec ces collègues à la machine à café, à la cantine et même au bureau.

Je vois (à travers un écran) de plus en plus les copains blogueurs. Les KDB n’ont plus de contrainte pour eux, comme traverser Paris ou la France. Ils ne viennent pas en voiture et peuvent picoler. Surtout certaines.

Je n’ai plus les contraintes horaires qui exigent de manger entrée, plat et dessert à heure fixe. Je peux manger ce que je veux et n’importe quoi en faisant quand même attention, uniquement quand j’ai faim et pour me rassasier. A défaut de bière, je bois une quantité astronomique d’eau, plus de deux litres par jour sans compter celle qui passe avec le Ricard. Je n’ai pas de balance mais je crois que j’ai sérieusement maigri.

Ayant été forcé de poser des demi-journées de congés, je mène une vie de patachon de rêve, travaillant uniquement lorsque c’est nécessaire et passant le reste de ma journée dans les réseaux sociaux ou à jouer avec mon iPhone. Je dépasse des scores astronomiques à ces jeux, notamment GardenScape, Dream Blast et HomeScape. J’en découvre de nouveaux comme WildScape et Fishdom et en redécouvre des anciens tels que AB Pop, Toon Blast et AB Blast.

Je dors 9 ou 10 heures par jour. Je rencontre mes voisins et papote avec ce qui n’arrivait quasiment jamais. Je n’ai plus les contraintes d’hygiène liées à la vie avec d’autres à part le rigoureux lavage des mains. Je peux me laisser pousser les cheveux sans avoir peur de passer pour un clochard. Je passe des journées entières sans mettre de pantalon ou de chaussures.

Je n’aurai pas à supporter le 1er mai (le jour férié le plus morose dans mon quartier : les commerces sont fermés mais il y a plein de vendeurs de muguet à un prix exorbitant pour nous rappeler l'ineptie de la société) et je n’aurai à m’entasser dans des trains bondés pour les week-ends de trois jours.

N'allant plus au bistro et n'ayant plus l'occasion de prendre le taxi, je ne dépense quasiment plus rien et ai plein de sous de côté. C'est la première fois depuis plus de dix ans que j'arrive à économiser un peu.

Mais que demande le peuple ?


24 avril 2020

Pour en sortir...

Les 5 choses à savoir sur le papillon - Geo.fr
On m'a dit d'illustrer mes billes de blogs. Des papillons, ça ira ?

Bruno Le Maire a annoncé que la décision quant à la reprise des bistros aurait lieu fin mai. Dans mon autre blog, je fais une proposition de décret pour faciliter cette réouverture. Ils n’annoncent plus de date de reprise mais une date de décision et c’est très bien. Cela ne sera pas démenti trop rapidement… Il a été dit, aussi, que les masques seraient disponibles dans les bureaux de tabac. C’est très bien (le circuit d’approvisionnement est officiel et on n’aura pas des saloperies de contrebande). J’ai vu deux dates : le 30 avril et le 4 mai

Me voilà à faire une deuxième billet sur le confinement, aujourd’hui… La raison est simple : je traîne sur les réseaux sociaux depuis ce début d’après-midi car je suis en congés et j’ai la flemme de faire autre chose. Toutes les informations que je vois me laissent perplexe. Par exemple, les députés LR estiment que l’on peut reporter les vacances de juillet à septembre en reportant la rentrée scolaire à mi-septembre, comme si les mômes avaient eu leur dose d’éducation, cette année. Tout ça pour sauver le monde du tourisme comme si les gens avaient envie de faire du camping en septembre… Déjà, à mi-août, on commence à se les geler.

Ils sont dans leur rôle : ils défendent des gens qui votent massivement pour eux. C’est joli. D’un autre côté, ils font des propositions. C’est bien. Ils feraient mieux de rappeler le constat fait par tous. Le confinement aura permis d’alléger la pression sur les hôpitaux et à laisser du temps au scientifique de trouver un médicament ou au virus de s’éteindre tout seul… et de trouver des masques qui étaient réputés inutiles il n’y a pas un mois. Ces conditions ne seront pas remplies le 11 mai sauf qu’on aura des masques ce qui nous permettra de prendre le métro sans avoir une chance sur deux de mourir dans d’atroces douleurs dans la quinzaine.

Cette année encore, les papillons monarques ont été moins nombreux ...Mais le 11 mai, il faudra déconfiner parce que cela ne rimera plus à rien de rester chez nous et qu’on ne peut pas bloquer un pays. L’immunité collective – on ne sait pas si elle existe et si oui, le virus peut muter méchamment – ne sera pas atteinte et il y aura une rechute, un nouveau risque d’engorgement des réanimations et un nouveau confinement. Cela risque de durer jusqu’à la fin de l’année, la découverte d’un médicament, d’un vaccin,… le tout ponctué de fausses informations, de polémiques diverses, d’annonce officielles contredites le lendemain.

Ce n’est qu’un scénario que j’imagine et je ne suis pas le seul. C’est d’ailleurs presque une banalité que j’égraine mais la semaine a été riche en « annonces » (y compris à titre personnel : ma boîte a sagement décidé que nous continuerons le télétravail) ce qui permet de penser un peu à l’avenir, je ne parle pas du monde d’après qui recommencera comme avant mais des six prochains mois.

Les 5 choses à savoir sur le papillon - Geo.frTout d’abord, je pense qu’il faut arrêter les demi-mesures ou les trucs ridicules comme ce qui me faisait réagir récemment : l’interdiction de circuler entre les régions. Le virus ne s’arrête pas aux frontières dessinées sur une carte et il ne faudrait pas que l’immunité collective le soit… Après « le 11 mai », on doit avoir la liberté de voyager sinon, on ne pourra plus rêver à rien. Cela n’empêche pas de dire que les zones à forte activité touristique ne pourront pas fonctionner comme avant au cours des six prochains mois (on va essayer de tenter de sauver les prochains sports d’hivers), qu’il n’y aura pas de rassemblement comme des festivals avant l’été prochain ou du moins tant que cette cochonnerie continuera à nous escagasser. Cela n’empêche pas de dire que le port du masque sera obligatoire dans les transports en commun pendant longtemps et on s’en fera une raison, on finira par s’habituer à porter le masque dès qu’on suspectera une vulgaire grippe. C’est aussi bien.

Il faut prévoir une date où les masques seront largement disponibles et proposés dans tous les commerces alimentaires, c’est la condition pour que les gens ne les stockent pas dès début mai. Il faut expliquer ce que je crois comprendre : le masque n’est pas la panacée mais est la seule solution pour continuer à éviter trop de nouveaux confinements tant que la fin ne sera pas en vue et que, paradoxalement, l’immunité collective – qui n’existe peut-être pas, je me répète – nécessite d’être infecté. Il faut recréer la vie sociale, les barbecues avec les voisins, la visite aux parents, y compris âgés. Il faut rouvrir les petits bistros et les brasseries mais pas dans les zones d’affluence ou touristiques (parce que le port du masque empêche de boire comme une épouse attentionnée et être avec plus de cent personnes n’est pas comme être avec une quarantaine).

Si je peux rendre service…

Les papillons existaient bien plus tôt qu'on ne le pensait


#confinés jour 39 - sensations confinée, KDB, communication du gouvernement, masque,...


Elodie Jauneau on Twitter: "Coucou @s_cluzel, @jmblanquer ...En ce trente-neuvième jour de confinement, si je ne l’avais pas déjà dit, je dirais qu’il y a presque une autre routine qui s’installe ce que j’ai constaté en allant chez Leclerc, ce matin. Il y a eu la première ou les deux premières semaines qui furent pénibles, les suivantes (disons cinq semaines) ou l’habitude s’est installée mais pour la première fois, j’ai fait les choses machinalement. Déconnecter le PC, générer l’attestation sur l’iPhone, mettre un pantalon et une veste, prendre les clés et le téléphone en question et hop… C’est idiot mais les fois précédentes, en remplissant ce formulaire idiot, j’avais l’impression de faire quelque chose d’exceptionnel. Et il y a autre chose : dans le magasin, je n’avais pas du tout envie de faire des courses pour trois jours et envisageait sérieusement d’y retourner demain ou d’aller chez l’arabe du coin pour les compléments, dimanche (il n’y a que quand je suis en vacances à Bicêtre que je fais des emplettes tous les jours ou quand je suis en télétravail à Loudéac mais, là, c’est à cause de la taille des sacoches du vélo…). Dernier élément : j’avais l’habitude d’évaluer la proportion des gens avec des masques mais je ne l’ai même pas fait (ce dont je rends compte en écrivant la dernière ligne de ce billet). Je ne sais pas si j’ai vu une seule personne masquée à part ma gardienne et les employés de chez Leclerc.

On ne fait plus attention.

Mais reprenons depuis hier midi vu que depuis trois jours, je ne publie plus mon billet de confinement le soir mais en début d’après-midi. Hier après-midi, j’ai bossé comme une bête alors que c’était mon anniversaire. Hier soir, on a fait une visio en famille à cette occasion mais comme une grosse andouille, j’avais donné le bon lien à tout le monde sauf à ma mère qui avait celui pour la rencontre avec les blogueurs à 19h. Cette dernière s’est très bien passée on a bien rigolé et, pour ma part, c’est la première fois que je picole autant depuis le début du confinement (ou du moins les deux semaines dont je parlais). A un moment, Elodie m’a dit qu’il fallait que je mette une photo d’illustration à mes billets. Dont acte.

Ce matin, j’ai eu la plus longue conversation de la vraie vie (depuis mi-mars) avec quelqu’un que je connais depuis longtemps : ma gardienne. On a parlé de confinement, de ces journées de travail qu’elle ne voit pas passer contrairement à son époux, confiné à la maison, et à moi… alors que ces bientôt sept semaines ont semblé passer rapidement. On parlait de cette sensation étrange dans les commentaires chez Elodie, l’autre jour.

Côté confinement, cela fait plusieurs jours que je dis que la communication du gouvernement est la pire depuis très longtemps. On (Didier Goux, évidemment) me répond que c’est la première fois qu’on a une crise de cette ampleur et que ça explique les errements. Je ne suis pas entièrement d’accord d’autant qu’il s’agit d’erreur de types qui se prennent pour des modèles de communication. Un exemple. Il y a bientôt deux semaines, Macron tenait une allocation pour évoquer les prémices du déconfinement. Il a dit que le gouvernement travaillait sur le sujet et présenterait un premier point dans deux semaines (donc ce week-end, en principe). La semaine suivante, le chef du gouvernement assisté de son ministre de la santé et d’une spécialiste de ces maladies bêtes et méchante a tenu une conférence de presse. C’était huit jours trop tôt par rapport aux annonces du Président. Et Philippe a dit qu’il présenterait un premier point dans deux semaines. Au moins, pour les quinze jours, depuis le début, ils ont de la continuité. Philippe et ses potes ont dit qu’ils ne savaient pas grand-chose (ce qui est à leur honneur, d’ailleurs). Depuis deux semaines, on a une succession d’annonces en haut niveau qui se contredisent. Ce n’était quand même pas compliqué de respecter la séquence choisie par Macron et d’ajouter du conditionnel à tous les niveaux, du genre « nous envisageons plusieurs pistes dont … et … mais rien n’est tranché et la décision sera prise au cours de la semaine qui précède le 11 mai). »

La dernière nouvelle est que la reprise de l’école serait optionnelle. Outre le fait que c’est complètement idiot et que ça laisse le choix aux parents de donner une éducation ou en virus à leurs gamins, qu’est-ce que cela nous apporte ? Depuis quand l’instruction devient facultative dans notre pays ? Ca n’aurait pas été plus simple de dire : « il n’est évidemment pas possible de remplir brutalement les classes, nous travaillons sur des scénarios dont celui de permettre aux enfants de rester à la maison sous réserve qu’ils aient les conditions pour continuer à acquérir des savoirs » ?

Cela étant, les journalistes et internautes auraient interprété…

Philippe de Villiers a dit « c’est le bordel » et accuse le gouvernement de vouloir se couvrir. Il n’a pas tort mais ça ne fonctionne plus.

L’information du jour est que les Français pourront se procurer des masques dès le 4  mai. Ah bon… Et l’OMS qui nous dit de porter des masques. Tenez, voila une interview de la sous secrétaire d’Etat aux masques. Surréaliste.

23 avril 2020

#confinés jour 38 - de l'anniversaire, des réunions et de la connerie gouvernementale


En ce trente-huitième jour de confinement, je fête mes cinquante-quatre ans. A 18h, visiapéro en famille, à 18h30 avec des potes et à 19h avec les copains des réseaux sociaux. Vous serez les bienvenus, il suffit de cliquer ici sur un ordinateur (sur un mobile, il vous faudra charger l’application). A midi, j’ai déjà reçu plus de soixante souhaits d’anniversaire sur mon mur Facebook, la plupart de gens dont je n’ai jamais entendu parler (sauf, sûrement, quand j’ai accepté leur « demande d’ami »). Ca laisse rêveur de voir des types passer du temps à souhaiter l’anniversaire de gens qu’ils ne connaissent pas plus que ça… Pire, il y a des andouilles qui utilisent Messenger.

Dans ce cas, je ne remercie pas. Dans Facebook, je like si je n’oublie pas et je remercie les copains (du moins les gens avec qui j’ai souvenir d’avoir déjà dialogué). Toujours est-il que j’ai passé la matinée de boulot

Côté boulot, c’est la première journée entière de la semaine. Pas la moindre heure de congés. En réunion tout le temps. Et j’ai eu l’idée de reprendre contact avec des collègues que je voyais tous les jours mais avec qui je ne bosse jamais. Sympa.

A propos de réunions, j’ai lu un article hier, où il était écrit qu’un cadre y passait en moyenne quatre heures par semaine. J’ai commenté en disant que c’était peu et que le cadre ne l’était que parce qu’il avait le statut. Un cadre doit passer plus la moitié de son temps en réunion, ne serait-ce qu’avec une seule personne, sinon il n’encadre rien. Il s’en est suivi un vague débat. Le problème, en fait, n’est pas la durée totale des réunions mais celle de chacune d’entre elles. Il vient de gens qui monopolisent la parole, on les repère facilement mais c’est difficile à gérer d’autant que, pour beaucoup, ils ne font pas exprès. Ils sont facilement visibles dans Teams qui affiche à l’écran les images des quatre dernières personnes à avoir parlé. Et il y en a qui ne disparaissent jamais. Il y a par ailleurs, beaucoup d’apartés, de discussion hors de l’objet de la réunion,… C’est particulièrement visible pendant le confinement alors même qu’on fait des réunions spéciales (ce que j’appelle « point d’équipe » et « visioafterwork ») pour que les gens se défoulent.

Côté confinement, la nouvelle d’hier est que le gouvernement veut faire un déconfinement progressif région par région (à la limite, je peux le comprendre) mais veut interdire les déplacements entre les régions. Cela me met en colère. D’une part, je pense que c’est inutile (d’autant qu’on n’a pas atteint l’immunité, dont on ne sait d’ailleurs rien), que ça va poser des problèmes aux frontaliers ou aux types du Mans qui bossent à Paris. D’autre part, on a besoin de ces déplacements entre les régions. Les parents ont besoin de voir les enfants.  Il y a un tas de raisons. Je vais prendre un exemple : mes tenues d’été sont en Bretagne. Je n’ai pas une veste correcte ici. A contrario, je ne peux pas laver mes manteaux d’été ici, je n’ai pas moyen de les faire sécher. Vous allez me dire que je peux aller faire des emplettes ou au pressing. Mais la question n’est pas là (je n’ai pas envie) mais que chaque prétexte peut être balayé.

Il se trouve que ça fait trente-trois ans que je bosse à Paris et que je vais au minimum toutes les trois semaines à Loudéac. C’est une vie choisie. Ici, j’ai un petit appartement et je gagne ma vie. Là-bas, j’ai l’espace, les copains d’enfance, ma mère,… Je ne vois pas en quoi il serait plus dangereux (pour moi ou pour les autres) de faire quatre heures de transports une fois quand on va obliger un tas de braves à prendre les transports en commun tous les jours… Ras le bol des mesures de principe qui peuvent paraitre de bon sens à tout un chacun mais qui sont complètement connes. Les parisiens qui voulaient faire le confinement en Bretagne ont pu le faire malgré les consignes et on va les laisser rentrer à Paris pour le déconfinement mais des andouilles comme moi, qui ont joué le jeu, qui sont restées à Paris, sont lésées. Je parle de moi mais je pense que plein de types ont des bonnes raisons de faire des trajets entre les régions…

Le plus tragique est que Macron, dans son allocution d’il y a dix jours, excluait cette possibilité. La cacophonie et le bordel atteignent tous les étages de l’Etat. On a les pires guignols de tous les temps.

Dans l’actualité, on a aussi une étude qui montre que le confinement a évité 60000 morts jusqu’alors. Je n’y crois même pas sauf pour les plus vulnérables. Je ne suis pas contre le confinement, hein ! Mais les résultats sont douteux car on ne sait pas de quoi sera fait l’avenir. Pire, Challenge nous révèle qu’en 2018, le stock de 750 millions de masque a été contrôlé et qu’il n’en restait plus que 100 millions efficaces. Les résultats ont été communiqués au directeur général de la santé, le professeur Salomon. Dès début 2019, ils savaient qu’il fallait un stock d’un milliards de masques.

Ce gouvernement a essayé de noyer le poisson en rejetant les torts sur les prédécesseurs, au cours de deux quinquennats, en sortant des notes de services, des textes,… Du bidon ! On savait que les masques avaient une durée limité, une espèce de date limite de consommation.

Ce gouvernement est le seul fautif ! Le pire est qu’un troll macroniste me demandait dans Facebook ce qu’on aurait fait à sa place, que lui il travaillait dans des groupes pour préparait l’après. La question n’est pas de savoir ce que j’aurais fait pour gérer la crise. Si j’avais été directement général de la santé et que je recevais une note me disant qu’il faut acheter neuf cent millions de masques à dix centimes pièce, j’aurais été voir le ministre de la santé et lui aurais suggéré de sortir quatre-vingt-dix millions pour faire face à un risque.

Ils sont incompétents. Point barre.

22 avril 2020

#confinés jour 37 - des problèmes techniques


En ce trente-septième jour de confinement, je suis un peu lassé des problèmes techniques lié au télétravail. Pas plus tard que ce matin, une collègue a appris qu’elle devait amener son portable dans les locaux de la boîte pour le connecter au réseau pour réinitialiser son mot de passe. Les trois quarts des collègues n’ont plus accès à certains outils. Pour ma part, les ennuis en cascade ont commencé avant-hier soir : le machin qui remplace la souri sur portable (le touchpad) s’arrêtait parfois de fonctionner jusqu’au reboot.

Ca a duré jusqu’à hier midi. A 14h, je ne pouvais plus avoir accès à Teams depuis mon smartphone et, avec le PC, à Teams et à Outlook, sans passer par le VPN. Ce sont les gens de la sécurité qui ont décidé ça (pour être précis, ce sont les serveurs de Microsoft qui refusent les accès de gens ne venant pas du réseau de la boîte (plus exactement de ses maisons mères) sauf quelques cas particuliers (j’ai, par exemple, une dérogation pour Outlook si je me connecte avec un smartphone, car j’en ai vraiment besoin). C’est à ce moment-là que les ennuis ont commencé pour tous les collègues. Nous n’étions visiblement que trois à être assez épargnés. Tous les autres ont eu des problèmes en cascade… et ça dure pour certains. Le plus bizarre est que les problèmes ont tous commencé en même temps mais les gens n’ont pas les mêmes ennuis.

Ce matin, je n’arrivais plus  à me connecter au VPN. Je n’ai relié aux collègues qu’à travers mes smartphones. Je pensais que j’étais victime du problème général quand le gars de l’informatique de la boîte m’a assuré que non. Mon problème venait du VPN, géré par la maison mère. A 11h50, j’ai fini par appeler la maintenance (dix minutes d’attente). La dame que j’ai eu n’a rien réussi à faire. Elle a pris mon numéro pour qu’un expert m’appelle. Entre temps, j’ai tenté autre chose. Je me suis déconnecté de mon portable personnel (je n’ai pas de wifi, je passe par la 4G) et me suis connecté avec celui du travail. Ca a fonctionné. Le type m’a rappelé, je lui ai dit ça, on a papoté trois minutes.

Je précise que le personnel de la hotline est très aimable, charmant,… ce qui change de certains services délocalisés. Il n’empêche que travailler dans ces conditions n’est pas aisé. Et être obligé de passer par le VPN pour Teams et Outlook m’embête : ça bouffe de la data et en 4G, c’est gênant. Je suis obligé d’acheter des recharges et de les payer moi-même… Le tout avec le fait que je n’ai pas de siège de bureau, à la maison, j’ai mal au cul quand je reste sur un siège du séjour. Je suis obligé de travailler dans un fauteuil du salon mais il n’y a pas de prise de courant à côté, je ne peux pas y rester très longtemps. Enfin, l’écran de mon portable est petit et mauvais.

Les gens de la sécurité devraient se poser des questions. D’une part, comme j’ai écrit en début de mois, le VPN ne sert pas à grand-chose : il devrait sécuriser l’accès aux serveurs d’entreprise mais pas les postes de travail. D’autre part, les conditions de travail étant mauvaises, les gens sont incités à utiliser leurs ordinateurs personnels et envoient donc des mails professionnels sur leur boîte personnelle. Enfin, ce sont des spécialistes.

Côté Covid, pas grand-chose de nouveau à part que les bistros devraient pouvoir rouvrir en juin. Et je fais mon billet plus tôt que d’habitude vu que je n’ai rien glandé ce matin, il va falloir que je bosse pendant mon congé de l’après-midi…

21 avril 2020

#Confiné jour 36 - de tout et de rien...


Ce trente-sixième jour de confinement est marqué par des problèmes techniques avec les collègues de travail vu que la boîte a renforcé la sécurité des accès distants. Cela vient sans doute que l’équipement de beaucoup pour le télétravail a été fait dans l’urgence et que les services de maintenance sont débordés. Et ils viennent

A propos du Covid, j’ai vu une information intéressante dans Facebook mais je ne sais pas si elle est vraie. Il parait que ce n’est pas le virus lui-même qui est dangereux mais je ne sais quelle bactérie qu’il transporte qui détruirait la flore intestinale, ce qui expliquerait pourquoi les jeunes ne sont pas touchés et pourquoi les gros le sont plus (ils ont la flore déjà carbonisée). Après, s’en suivrait un problème pulmonaire pour une raison que j’ignore. Cela pourrait montrer que les médicaments non anti viraux peuvent agir et c’est un bon espoir. Mais je ne sais pas si c’est vrai. Google nous donne quelques renseignements auxquels on ne comprend rien.

Ce matin, j’avais très chaud dans mon séjour où je bossais et j’ai entendu un déclic venant du radiateur électrique. Je le touche, il était brulant. Je regarde les deux boutons. Le « marche arrêt » était sur arrêt, le thermostat était au minimum. C’est alors que je me suis souvenu que c’était le cas depuis toujours ! Je touche au on off deux fois par an : quand il commence à faire chaud ou quand il commencer à faire froid, et je le fais à tâtons vu que le radiateur est derrière un fauteuil. Avec le confinement, j’ai bougé le fauteuil donc je peux vois les inscriptions. En début de confinement, j’ai cru l’éteindre alors que je l’avais laissé avec le thermostat en position médiane. Hier comme j’avais chaud (mais le radiateur n’était pas très chaud contrairement à aujourd’hui), j’avais mis le résultat à ce que je croyais comme « minimum » au cas où…

Conformément à mon nouveau rythme, j’ai bossé trois heures ce matin et deux fois une heure cette après-midi. Demain la journée sera complète. Jeudi et vendredi, encore des demi-journées.

A midi, j’ai mangé des feuilletés de Saint Jacques et saumon. C’était à mettre au four encore congelé mais je n’avais pas vu (et il fait une chaleur à crever chez moi). Il fallait les poser sur la grille du four mais les machins étaient complètement mous, presque liquide. Il a fallu que je les mette dans un plat. C’était très bon, un gros massif de pâte et de poisson mélangés....

Côté actualités (plus sérieusement que ma rumeur sur le flore intestinale), je suis effaré par l’amateurisme de ce gouvernement en terme de communication. Aujourd’hui, c’est Blanquer qui fait la une. Il a raconté des choses incohérentes avec les propos de Philippe avant-hier. Il faut qu’ils apprennent à la fermer. Philippe nous a annoncé une communication dans quinze jours. D’ici là, que le ministre travaille avec les spécialistes, les partenaires,… et arrête de nous pondre des trucs qui seront faux. S’il veut causer, il peut évoquer des hypothèses mais doit être très prudent. C’est la crédibilité du gouvernement qui est en jeu.

Et notre moral.

20 avril 2020

#Confinés jour 35 - je commence à apprécier le confinement

Cancer de Mitterrand : Mauroy était au courant dès 1980
5 semaines de confinement payé

En ce trente-cinquième jour de confinement, je dois avouer que je commence à m’y faire. Deux événements me l’ont mis en évidence. Le premier est que notre hiérarchie a annoncé que nous ne retournerons pas au bureau le 11 mai vu que nous nous organisons très bien en télétravail. Je pense que le 12 ou 13 mai, j’irai en Bretagne (avec un masque…). Le deuxième est que la boite nous a obligés à poser cinq jours de congés avant le 11 mai. J’ai donc posé 10 demi-journées, comme je l’ai déjà dit et aujourd’hui, j’ai bossé de 9h30 à 11h30, de 15h30 à 16h et de 17h à 18h30… (je suis joignable par les collègues ou les clients en permanence sauf que je sors, ce qui ne dure jamais bien longtemps).

Je suis allé faire des courses pour deux jours. Même ça, je commence à l’apprécier. Un clic sur l’iPhone pour avoir l’attestation et hop ! Vingt minutes après, je suis de retour.

Je m’imagine très bien à Loudéac de mi-mai à fin juillet, de prendre trois semaines de congés, et de reprendre le travail au bureau que fin août tout en allant voir ma mère (masqués, les deux) une ou deux fois par jour… Et en invitant les copains à boire un coup à la maison (gestes barrière, aussi).

La décision de ne plus aller au bureau si on n’a pas besoin est tombée aujourd’hui, le lendemain de la conférence de presse de Philippe… Elle n’a donc pas été inutile contrairement à ce que bavassent la plupart des aigris dans les réseaux sociaux qui font de l’opposition pour l’opposition. Je rappelle aux gens qu’ils ne sont pas obligés d’écouter les émissions si elles ne leurs plaisent pas. Le premier ministre, le ministre de la santé et l’infectiologue ont certes été un peu long et n’ont fait aucune annonce réellement concrète mais ont bien expliqué tout le dossier. Ce qui ne veut pas dire que j’apprécie la politique menée voire la gestion de la crise. La principale critique que j’aurais à faire est que le Président avait prévu des annonces du premier ministre dans une semaine mais qu’elles n’auront lieu que la suivante. Il faut apprendre à vivre dans l’incertitude. Quand je parle avec des gens, tout le monde en est conscient mais dans les réseaux sociaux, il faut donner son avis, dire qu’on est sûr que ça va se passer ainsi et, évidemment, taper sur le gouvernement.

A propos de gens, j’ai croisé une relation de comptoir en faisant mes courses, c’est tout juste si on a osé se parler.

Avec les collègues, on a fait notre visioafterwork du lundi qui est devenu une tradition. On a parlé de choses et d’autres dont, à un moment, de notre rythme de vie en confinement. Tous ceux qui répondu ont maintenu leurs habitudes, les horaires, le fait de s’habiller dans une tenue pour travailler. A la réflexion, aucun célibataire n’a parlé de lui…

19 avril 2020

#Confiné jour 34 - conférence de presse


En ce trente-quatrième jour de confinement, je confine. Sieste, bouffe, réseaux sociaux, jeux, blogs…

J’ai loupé le début de la conférence de Véran et Philippe. J’espère que je n’ai rien loupé… J’en suis à : il manque des blouses, des gants et des médicaments de réanimation. Moi, il me reste du Ricard. 45% de Ephad ont signalé au moins un cas. Le personnel est renforcé. Si vous n’êtes pas content de mon compte rendu, changez de chaîne. On se croirait au boulot avec PowerPoint dans le fond. L’organisation des visites va pouvoir être possible dans les Ephad, dans des conditions limitées. Ca me fait penser que j’ai fait ma troisième « visioconférence » avec ma mère. Cette fois, j’avais convié une partie de la famille. C’était bien sympathique.

Au fait, j’ai testé https://meet.jit.si/test ! C’est rigolo, il y a un tas de gens qui testent le service et se demandent ce qu’ils foutent là.

Ne pas confondre mise à l’abris et isolement que vient de dire Véran. 0800 130 00 00, c’est le numéro vert pour les gens puissent jacter. Lui, il jacte beaucoup mais n’annonce pas grand-chose pour l’instant.

Philippe reprend la parole. Il y a une petite dame qui arrive qui va nous présenter des trucs sur l’état de la recherche. Le professeur Ader. Une infectiologue. Elle est contente de tout ce qui a été appris par les scientifiques. Je suis content pour elle. Elle dit maintenance ce qu’ils ne savent pas. Elle évoque les traitements. C’est intéressant. La recherche est très active. Ouf. Plusieurs vaccins sont en cours d’étude. Des essais vont commencer cet été. Elle a fini. C’était bien.

Philippe revient pour parler des risques dans l’économie avec la plus forte récession depuis 1945. La croissance sera de moins 8%... Quasi arrêt général d’activité dans les bistros, restaurants, hôtels…  Véran revient pour les mesures d’urgence sociale. Pour ma part, comme je vais plus au bistro, j’économise une fortune !

Philippe va évoquer le déconfinement en insistant que ce n’est pas le retour à la situation d’avant mais un processus progressif. Les principes : préserver la santé des Français. Assurer la continuité de la vie de la nation.  Ce qui fait deux principes. Deux conditions : rétablir la capacité d’accueil des hôpitaux. Limiter la circulation du virus. Avec tout ça on va pouvoir avancer…  Tiens ! Je vais me prendre un apéro, il est 19h.

Il explique pourquoi on a maintenu le confinement jusqu’au 11 mai mais il va falloir apprendre à vivre avec le virus. La population n’est pas immunisée à cause du confinement. Il est contradictoire. Pas de vaccin avant 2021. Encore aucun traitement efficace à ce jour. Il reste donc la prévention qui va reposer sur trois éléments : les gestes barrière, les tests et l’isolement des porteurs de virus. Il parle bien, notre premier ministre. C’est la première fois que je l’écoute. Il présentera le plan de déconfinement ultérieurement.

Véran est de retour. Il parle des gestes barrière. Il faut se moucher dans son coude par exemple. Comme je vis en caleçon car il fait très chaud chez moi, ça va être crado. Il évoque les masques « grand public ». Il en sera produit 17 millions par semaine en France. Ils sont lavables et réutilisables. Ils devraient être distribués par les municipalités voire par la grande distribution. Quand je n’aurai plus de Ricard, j’achèterai un masque… Nous voilà sur les tests. Il y en a deux types : les tests viraux pour savoir si vous être malade, les tests sérologiques pour savoir si vous n’êtes pas malade (mais immunisé, bien sûr). Pour ces derniers, la recherche augmente mais on est dans le flou si je comprends bien. Il essaie de positiver. C’est bien. Ça finit à quelle heure, leur truc ? C’est néanmoins intéressant. Les personnes infectées vont mobiliser du monde, pas que des soignants, pour voir qui vous avez fréquenté.

Et il parle d’informatique… On va arriver aux applications pour smartphone. Oui, on y est. Il y aura un débat au parlement.

Le retour de Philippe. Il est bien répété, leur numéro ! Il parle de l’isolement des personnes atteintes. On pourra confiner à la maison ou dans un hôtel. Je ne sais pas si on peut en choisir un au bord de la mer. Les transports ont été réduits à 10% mais avoir le déconfinement, la densité va augmenter. Le port du masque pourra être obligatoire ce qui ne semble pas trop crétin. Il faut maintenir le télétravail pour ceux qui le peuvent. Ouf. Quand il n’est pas possible, des études sont en cours pour trouver les bonnes méthodes. Les commerces vont progressivement rouvrir sauf les bistros. Ah merde ! Les autres devront avoir des mesures genre « geste barrière ».

La réouverture des écoles sera progressive mais elle est indispensable pour les mômes car certains mômes n’ont pas accès aux substitutions mises en œuvre. Des gamins sont privés de tout contact avec l’école, ce qui est dangereux pour la nation. Ce n’est pas moi qui le dis. Le ministère travaille avec les partenaires sur les mesures… Dans les territoires épargnés par le virus, l’école ouvrira plus rapidement qu’ailleurs, par exemple. Ou des moitiés de classe, une semaine sur deux, rentreraient.

France Info interrompt la diffusion avant la fin. Ils sont très cons. J’ai perdu cinq minutes.

Philippe continue à jacter mais je ne sais pas de quoi il parle. Ah si, le plan de déconfinement qui sera présenté dans quinze jours. Je suis épaté par Philippe qui semble improviser au fur et à mesure de la projection des slides. On se croirait à un séminaire au bureau.

Hop, c’est fini. On passe aux questions des journalistes. Quelques réponses.

Il n’y a pas de malade guéri qui soit retombé malade mais il n’y a aucune certitude. On revient sur la distribution des masques grand public. Les journalistes n’ont pas écouté les discours. C’est exaspérant. Ou alors qu’ils lisent mon blog. S’ils ont soif. Véran pense que les tests systématiques ne sont pas utiles vu q’il faudrait tester tout le monde tous les jours. Ce qui n’est pas idiot. En plus, on considérait comme malade tous ceux qui avaient les symptômes : hop, isolement. Donc les dépistages ne servaient pas à grand-chose. J’y crois. Sans compter les difficultés logistiques…

Qu’ils se dépêchent ! J’ai un rosbif froid avec de la mayonnaise qui m’attend… 300 grammes le midi, autant le soir.

Philippe pense que les manifestations comme les mariages puissent se tenir. Il craint qu’il ne soit pas raisonnable d’envisager de voyager rapidement. En gros, ce n’est pas raisonnable d’envisager de partir en vacances.

Pour le second tour des municipales, il ne sait pas si on pourra le faire en juin et aucune annonce ne sera faite avant le 23 mai.

Ah ! C’est terminé.

Ca m'a paru très bien. Pas de promesses idiotes, de la pédagogie. Mais on n'en sait pas beaucoup plus... 

18 avril 2020

#Confinés jour 33 - LR KDB comme si vous y étiez et autres confineries


Nous sommes le trente-troisième jour de confinement et j’ai passé une vraie journée de fainéant. Je me suis réveillé à 9 heures après 10h30 de sommeil, je suis passé aux toilettes et me suis recouché et j’ai alterné les périodes de consultation de l’actualité, des réseaux sociaux et des temps de demi sommeil et de jeu sur l’iPhone jusqu’à 13h où je me suis mis à rédiger un billet pour le  blog bistro au sujet du visioKdB de ce soir… avant de le recoucher pour les mêmes activités. Le confinement a du bon

Côté confinement, une bonne nouvelle : Macron est revenu sur ce qu’il a avait dit au sujet des personnes âgés. D’ailleurs, dans le Bas-Rhin, les visites dans les Ephad sont à nouveau autorisées.

Pour ce qui concerne l’hôtellerie, la restauration et les bistros : « Sur 229 000 entreprises en France, 92% étaient fermées au 8 avril, indique l’Umih, principal syndicat patronal du secteur qui emploie un million de salariés dans 18 600 hôtels, 168 000 restaurants, 38 800 bars ou cafés et 6 000 établissements de nuit. » Ces braves gens travaillent pour faire des propositions mais il n’y a pas encore d’espoir de réouverture prochaine…

Le préfet du Morbihan a interdit la vente d’alcool fort à emporter pour lutter contre les violences conjugales. C’est grotesque. Soit les lascars vont acheter six bouteilles de rouge par jour, soit le manque d’alcool les rendra violents…

Le reste de l’actualité de m’intéresse pas. Les journaux divers regorgent d’actualité pour trouver des choses intéressantes mais comme les gouvernants changent d’avis et que les spécialistes ne sont pas d’accord entre eux, quel intérêt à s’informer ?

Je propose donc de faire un compte rendu du KdB. Il est 18h45, je suis le premier connecté (la dernière fois, il y avait des gens en avance). Je suis donc seul en visio ce qui me permet de jouer avec jitsi. 18h50 voila Dagrouik puis les autres. Visiblement, Denis a des problèmes de connexion. Il y a deux participants venus de Belgique (Vincent et Boris). Du coup, on parle essentiellement du confinement Belge. 

La discussion avait commencé calmement mais ça chauffe. On parle de Blois maintenant. Puis du PS : on rigole mais… Nous voilà sur l’écologie et la refondation du système…

Nous voila comme si on était à une réunion du PS. L'assemblée est unanime pour valider la candidature d'Elodie pour la prochaine présidentielle. Elle est d'accord à condition d'être saoule. 

On n'est revenu au normal : on parle des gamines qui se soignent le vagin avec de l'ail et de l'oignon (aucun rapport avec Elodie saoule)
. Tout va bien. Et on médit sur les personnalités de gauche. Le bonheur...

Des copains sont passés en coup de vent : David, Jacques mais on ne les a pas entendus...


Beaucoup de gens ont des problèmes de connexion et on ne les voit pas ou ne les entend pas. On a été jusqu'à près de vingt ans ; le fonctionnement était normal pour la plupart.

Merci à tous !