C’est chouette ! Nous avons deux prix Nobel, cette
année. Je les félicite sincèrement malgré toutes les saloperies que je me prépare
à sortir. Je comprends parfaitement ceux qui se réjouissent en particulier de l’attribution
du prix Nobel de physique à Alain Aspect, en même temps qu’à d’autres lascars,
même si je me demande si ses écrits valent bien un prix Nobel de littérature.
Quant à ceux d’Annie Ernaud, je n’ai lu que les quelques extraits lus dans
Facebook, hier, et je me demande si le jury n’était pas saoul au moment de la délibération.
Entre nous, je ne vois pas comment un jury international
peut juger de la prose d’une personne qui écrit dans une langue probablement à
peine déchiffrée par les trois-quarts d’entre eux mais je ne vais pas
tergiverser par pure méchanceté. Ah ! Si. On va dire que c’est politique,
en fonction de la notoriété et tout ça et, au fond, je n’avais pas ronchonné
quand Modiano était monté sur la plus haute marche.
Mais, au moins, j’avais lu quelques bouquins. Alors que,
pour Ernaux… J’avais même oublié son existence et il a fallu que je prenne des
renseignements en lisant des réactions dans les réseaux sociaux.
C’est chouette ! On a une polémique suite à l’attribution
d’un prix Nobel à une Française. Je ne sais pas comment on peut qualifier la dame :
woke, islamogauchiste et j’en passe. Rayez les mentions inutiles. J’entends
bien les réactions de ces partisans qui, en fin de compte, « nous »,
ses opposants, traitent de « peine-à-jouir ». Tant pis ! J’assume.
J’ai mis le mot « nous » entre guillemets car je
ne suis pas franchement un farouche opposant. Il n’empêche que Mémé défendait
le port du voile, notamment par des tribunes, qui, au fond, sont à mourir de
rire. Surtout, elles expliquent pourquoi elle mérite un prix. Elle sort une
tribune à rallonge, peut-être bien écrite mais je ne suis pas un spécialiste,
en racontant strictement n’importe quoi et, on est tellement sur le cul, qu’on
ne peut dire que « c’est strictement n’importe quoi ». C’est sans
doute la preuve que c’est une brillante intellectuelle et qu’elle mérite
amplement son prix même si c’est un prix d’ami, probablement.
Tenez cette
bafouille parue dans libération, datée de 2019, au moment de l’affaire
Décathlon (je précise que c’est un lien qu’on m’a communiqué à ma demande, je
ne tiens pas des dossiers - j'insiste : contrairement à des camardes, j'ai une très mauvaise mémoire pour ces machins - et il y a des moyens plus facile que Google pour
trouver des âneries). Elle y défend le « hijab de course ». Dès l’introduction,
il y a un monceau de mauvaise foi : elle reproche les « attaques »
faites contre les commerçants lors d’une critique fait aux commerçants. Il
fallait oser ! Le tout « faute de pouvoir
s’en prendre à celles qui portent le hijab ». Je suis désolé, mais
je n’ai aucune raison de m’en prendre à de pauvres femmes obligées à s’habiller
en porte de prison à cause d’un système patriarcale.
Non mais sans blague ! Et en plus, t’as vu ça, hein ?
J’arrive à utiliser la rhétorique des féministes…
Venons-en au second paragraphe même si on va penser que je
fais des citations par pure fainéantise. « Si
quelques voix ont souligné la liberté d’une entreprise privée de vendre ce
qu’elle veut, d’autres rappelé que c’est l’Etat qui est laïque et non pas les
individus, lesquels ont le droit d’arborer les signes d’une pratique religieuse
(la loi de 1905 n’a pas obligé les prêtres à enlever leur soutane ni les
religieuses leur voile), il n’a pas été fait mention de cette violence
infligée, une nouvelle fois, à une partie des femmes qui vivent, travaillent,
étudient sur le sol français, qui sont une composante de notre société. »
Décathlon peut bien vendre ce qu’il veut et cela n’a
évidemment rien à voir avec la laïcité mais les gens sont libres, tout autant
que cet honorable commerce, de critiquer et de boycotter. Le commerce voit ses
intérêts commerciaux et retire ses produits. Nous voila avec des gauchistes en
peau de fesse qui défendent des entreprises qui soutiennent les religions
contre ceux qui considère l’opium du peuple et tout ça.
Quand je vous ai dit qu’elle racontait n’importe quoi !
Pour ma part, préventivement, je n’ai jamais mis les pieds dans un magasin d’articles
de sport. Je fais du boycott d’anticipation.
Le troisième, youpi ! « Violence,
parce que sous couvert de défendre la liberté et l’égalité, dans les faits on
tente de limiter le droit des femmes qui portent le hijab, ici, à faire du
sport, là à chanter dans un télé-crochet (Mennel), à militer (Maryam
Pougetoux), à accompagner des enfants en sortie scolaire (et se souvient-on de
ce projet d’une sénatrice socialiste d’interdire le voile, dans leur domicile,
aux assistantes maternelles ?), naguère à fréquenter les plages et se baigner.
Bref, c’est de la vie collective qu’on cherche à les écarter. »
Si je comprends bien, d’emblée, il faudrait conchier la
défense de la liberté et de l’égalité. Ensuite, on mélange un peu tout histoire
de perdre le passant. Tout d’abord, on interdit le voile aux accompagnatrices d’enfants
en sortie scolaire car elles font alors une mission bénévole de service public
et les parents n’ont pas à refiler la garde de leurs gamins à des prosélytes,
même de rouge. Elles chantent comme elles veulent dans les télé-crochet et on a
bien le droit de se foutre de leur gueule, même méchamment.
La dernière phrase est un pur mensonge : on ne cherche
pas à éloigner des femmes de la vie collective. Elles s’éloignent elles-mêmes
en portant certaines tenues. Si on les tolérait, alors qu’elles sont obligées
de se vêtir ainsi, cela reviendrait à soutenir la société patriarcale (bis) qui
leur impose des contraintes.
Pour le quatrième, je vais me contenter d’un extrait : « Qu’avaient-elles à dire sur cette possibilité de
pratiquer le sport conformément à leur croyance ? » Encore une
fois, on ne leur retire rien (sauf le burkini mais on ne va pas refaire le
débat). En outre, je ne vois pas ce que les croyances religieuses ont à faire
dans le débat à propos du sport. Aussi bien, dans certains des pays d’origine, elles
n’ont même pas le droit de faire du sport ! Ici, on se contente d’insister
sur la nécessité de se vêtir conformément aux pratiques en vigueur, comme pour
les petites culottes à Wimbledon.
Je ne vais pas tout citer. La chronique est longue mais tout
est l’avenant. Tenez ! « Comment nous,
femmes féministes, qui avons réclamé le droit à disposer de notre corps, qui
avons lutté et qui luttons toujours pour décider librement de notre vie
pouvons-nous dénier le droit à d’autres femmes de choisir la leur ? »
Je ne suis pas une femme féministe, vous me direz, mais… D’une part, on ne
dénie aucun droit sauf le port de certaines tenues pour faire des missions de
service public et pour tenir certaines activités tout aussi publique (elles n’ont
qu’à avoir des piscines privées… Smiley, hein !). D’autre part, peut-on
raisonnablement dire que ce sont ces femmes qui choisissent leur tenue ?
C’est quand même amusant que ce prix Nobel soit accordé après
les événements en Iran et que des gonzesses qui se disent féministes continuent
à défendre les propos passés de notre joyeuse prix Nobel.le !
Je vous laisse lire le reste de la tribune. S'il y avait un Nobel du nombre d'âneries par ligne, elle mériterait une statue à Stockholm.
Félicitations, encore, à nos nouveaux champions !
















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