En salle

11 octobre 2025

Une semaine pour rien et la droite en PLS

 


Grace à l’action de notre bon président de la République, la situation a bien avancé en une semaine puisque nous avions un premier ministre, M. Lecornu, sans gouvernement, et que nous avons, maintenant, un premier ministre, M. Lecornu, sans gouvernement, malgré une agitation assez incroyable et je vais laisser la presse nous rappeler tous les rebondissements. La section adéquate de sa page Wikipedia nous dresse un résumé (sans nous réclamer d’oseille, contrairement à la semaine dernière, ce qui prouve l’avancement).

Tout cela pousse à rire, évidemment, mais j’ai envie de rétablir certaines vérités par rapport à ce qu’on peut entendre dans les médias ou lire dans les réseaux sociaux.

 

Hier après-midi, j’ai profité d’une pause dans le boulot pour regarder les chaines d’information et je suis tombé sur Cnews. Il y avait une bande d’affreux journalistes bien à droite qui parlaient de la remise en cause de la réforme des retraits et qui disaient, en gros : « c’est de la folie de suspendre la réforme des retraites compte tenu de l’état de nos finances et, en plus, c’est la seule avancée faite pendant les mandats d’Emmanuel Macron ».

Comme journalistes, ils sont mauvais. Ce n’est pas la seule avancée. Entre 2017 et 2019, par exemple, les mesures fiscales qu’il a prises ont permis l’augmentation de 25% des 0,1% des Français les plus riches. Il a rapidement obtenu le taux de chômage le plus bas depuis la crise de 2008 (mais c’était grâce aux mesures prises sous la présidence de François Hollande et à la conjoncture mondiale). Je vais arrêter là mais le bilan du président ne peut pas s’arrêter à la réforme des retraites.

Il a eu une gestion abominable qui a projeté la France au bord du gouffre…

 


Pour la réforme des retraites, il faut bien être journaliste à Cnews pour expliquer sans bouger les oreilles que le fait de travailler plus longtemps est une avancée…

Je vais néanmoins éviter de jouer au militant gauchiste et me contenter de mathématiques. La question de ce petit monde de droite est qu’il faut travailler plus pour que l’on puisse redresser la tronche de notre économie, ce qui est par ailleurs discutable. La vérité est que nous avons un fort taux de chômage chez les moins de 25 ans et les plus de 55. Faire en sorte que l’âge de la retraite augmente ne fera qu’encourage le chômage des « séniors » et ne créera pas un emploi. Il y aura peut-être plus de pognon à rentrer dans les caisses de nos organismes de sécurité sociale mais il sortir sous la forme d’allocations chômage… La précarisation des personnes concernées fera qu’elles consommeront moins ce qui provoquera un recul de l’économie.

En outre, et ce n’est pas, non plus, du gauchisme, mais il faut être un peu siphonné des boyaux du ciboulot pour penser que l’on peut augmenter le nombre d’années à travailler sans prendre en compte les évolutions futures du monde du travail, notamment avec les progrès technologiques comme l’intelligence artificielle.

L’abandon de la réforme des retraites est salvateur pour notre économie et il y aurait des possibilités complémentaires pour améliorer le financement de notre système. Pourquoi, par exemple, ne pas créer une tranche de taxation supplémentaires de quelques pourcents au-delà de 5000 euros de revenus ? Il n’y aurait pas de quoi en chier une pendule !

 




Ce matin, les réseaux sociaux sont pliés de rire avec cette histoire de gouvernement. J’ai vu une publication dans laquelle l’auteur disait : « j’aurais dû prendre un chat, ça m’aurait habitué à ouvrir la porte pour qu’il sorte puis la rouvrir pour qu’il rentre, ça m’aurait habitué, pour Lecornu. » Cela étant, il y a beaucoup d’imbéciles qui font le jeu de mot avec « biscornu » en oubliant de dire qu’il avait été fait, mercredi, en une du Canard.

En revanche, pendant la semaine, on voyait plein de types qui expliquaient dans Threads que cela serait de la folie de mettre des personnalités de gauche dans le gouvernement compte tenu de l’état de nos finances publiques. Je les invite à se carrer leurs idées préconçues dans le fondement et à vérifier les chiffres de l’économie avec le premier Google venu. Depuis 30 ans, la situation de nos comptes s’améliore quand la gauche est au pouvoir alors que la dette se creuse beaucoup plus avec la droite.

Il ne s’agit pas, encore une fois, d’une crise de gauchisme (et je ne vais pas mettre la crise des subprimes sur le dos de Sarkozy et celle du Covid sur celui de Macron) mais c’est purement factuel. Les mécanismes économiques sont compliqués et il y a des histoires d’équilibre entre « l’offre et la demande » et d’autres bricoles. Par exemple, Macron a diminué la taxation des plus riches avec la flattax, la suppression de l’ISF et, comme par miracle, notre déficit a augmenté. Et, comme je le disais, les plus riches se sont enrichis. Les pauvres appauvris.

 

Les situations financières mais aussi électorales de notre pays montrent que le recherche d’un compromis est indispensable et ce n’est pas en relançant des slogans idiots qu’on y arrivera.

Mais ce n’est pas, non plus, en nommant à nouveau un premier ministre de droite, même s’il a tenté de se refaire une beauté en une semaine après avoir jeté l’éponge, qu’on s’en sortira.

Je suis un peu fatigué d’écrire dans mon blog que je vais attendre la nomination du gouvernement, le discours de politique générale, le dépôt d’une proposition de budget à l’Assemblée puis son vote après discussion.

M’sieur Macron aurait beaucoup mieux fait de se bouger les fesses…

10 octobre 2025

Pourquoi Emmanuel Macron va nommer Marylise Lebranchu à Matignon !

 


Comme François Hollande est un peu jeune (71 ans), Emmanuel Macron envisage de nommer Jean-Louis Borloo (74 ans) à Matignon en remplacement de la parenthèse Lecornu qui a succédé à François Bayrou (74 ans) et Michel Barnier (74 ans). Malheureusement, Gérard Larcher est un peu trop vieux (76 ans), quant à lui. Dans la catégorie des 74 ans, nous avons également François Fillon et Jean-Luc Mélenchon.

Avec François Fillon, nous avons déjà donné et il est inutile que je lui taille un nouveau costard. Il est déjà doté.

Pour Jean-Luc Mélenchon, je serais assez surpris que le Président le choisisse. Surtout, je ne le souhaite pas. Oh ! Ce n’est pas pour des raisons politiques, hein ! Au point où on en est. Mais rien qu’à l’idée d’entendre Mathilde Panot et Manuel Bompard passer leur temps à pleurer parce qu’il n’est pas compris du peuple alors qu’il a eu la majorité absolue mais conditionnelle aux dernières législatives, je fatigue.

 

Par contre, mesdames, messieurs, j’ai une mauvaise nouvelle : Jean-Christophe Cambadélis a également 74 ans. Michel Sapin ou Jean-Yves Le Drian sont aussi sur les rails, de même que Jean Glavany et Jean-Louis Bianco.

A la réflexion, nous préférerions peut-être une femme. Copilot me propose Michèle Bricq mais elle est beaucoup moins disponible depuis son trépas.

Alors, il y a Marylise Lebranchu qui correspond à peu près à tous les critères.

 

Laissons de côté ses compétences professionnelles et analysons d’autres critères. Tout d’abord, comme Mathilde Panot, c’est la seule personnalité politique que je n’ai croisé qu’au bistro ! La première fois, c’était pendant un match de l’équipe de France de football pendant la coupe du monde de 1998. La seconde est quand elle est venue à Loudéac pour des formalités suite aux décès de ses parents !

Son père est d’ailleurs une figure importante ! Il a été le patron de mes parents quand ils sévissaient au collège (public, rassurez-vous, ça n’avait rien à voir avec la pédophilie). Il était très méritant. La preuve : il a été mon prof de tennis à la fin des années 1970. Oui, j’ai fait du sport. Son beau-père est également très important : figurez-vous que c’est lui qui a mis au monde ma petite sœur ce qui ne nous rajeunit pas (surtout moi).

En outre, Madame Lebranchu est très bien éduquée car elle a eu ma mère comme professeur de mathématiques ce qui lui a permis d’obtenir son bac de philo (oui, fréquenter ma mère nécessitait un minimum de philosophie) et d’entrer à l’école normale où elle a suivi une classe préparatoire philosophie-histoire.

 


Mes révélations sur ma carrière sportive (j’ai aussi fait du judo, du ski, du handball, beaucoup de natation, de la planche à voile, du 420 et de l’hobie cat) n’ont rien à voir avec le fait qu’Emmanuel Macron respecte mes propositions mais je suis une des rares personnes qui s’exprime publiquement en politique sans raconter de conneries (ce billet en est la preuve). Vous pouvez brancher votre téléviseur ou votre poste de TSF : ils dégoisent tous n’importe quoi alors que je dis depuis les dernières législatives qu’il faut un premier ministre de gauche qui ne soit pas spécialement connoté et qui n’est pas une figure phare du parti socialiste.

 

Il parait qu’Emmanuel Macron a invité tous les chefs de parti à l’Elysée, cet après-midi, sauf ceux du RN (et des zozos qui l’entourent) et de LFI. Il semble donc logique qu’il va les pousser à s’entendre pour faire tenir un semblant de majorité jusqu’aux échéances électorales de mi 2027. Pour se faire, il n’y aurait rien de mieux qu’ils soient fédérés par une éminente personnalité politique expérimentée native de Loudéac.

09 octobre 2025

Manque d'humilité

 


La comédie dramatique qui se joue depuis quelques jours (je suis gentil) au sommet de l’Etat remet en avant la nullité de nos dirigeants politiques et leur manque d’humilité. C’est à un point – et je ne m’attendais pas à devoir dire ça un jour – où je me demande si les moins mauvais ne seraient pas Lecornu et Faure (même si le premier n’a un peu oublié de dire qu’il était en partie responsable de la situation et si le second se voit premier ministre).

Tout d’abord, il y a un tas de gens parmi ceux qui ont fait le succès d’Emmanuel Macron et l’on propulsé au pouvoir en 2017 qui ne pensent maintenant qu’à lui tomber dessus. Il me semble, par exemple, avoir vu Attali en dire le plus grand mal. L’ami Seb Musset en parle dans son dernier billet que je vous propose de lire même si, évidemment, Seb et moi ne partageons pas le même avis au sujet du Président.

De cela, je retiens en particulier l’ignominie d’Edouard Philippe et de Gabriel Attal qui n’existeraient pas sans Macron et demandent maintenant sa démission. Ils font, en outre, une erreur grave : ils viennent de dire aux électeurs qu’ils ont fait une erreur en les soutenant et donc qu’ils sont nuls et ont promis d’importe quoi ! La gauche avait fait la même erreur en diminuant le soutien à François Hollande à la fin de son mandat : ils ont expliqué partout qu’ils finissaient par être nuls en exerçant le pouvoir. Ils ne s’en sont pas encore remis !

 


Il faudrait d’ailleurs leur rappeler l’histoire : depuis le début de la Cinquième, la gauche n’a jamais passé plus de cinq ans au pouvoir. Et je ne remonte pas plus loin dans « les victoires du peuple ». La révolution avait découlé sur la terreur puis l’empire, le Front Populaire a fini dans la débâcle (puis la France a sombré dans la guerre), mai 68 a débouché sur des gouvernements les plus à droite de l’époque moderne (tiens ! lors de la présidentielle de 69, il n’y avait personne de gauche au second tour… alors que, 4 ans avant, Mitterrand arrivait à mettre le Général en ballotage).

L’espèce de néo centrisme que l’on a depuis 2007 devrait réfléchir à tout ça et soutenir leur chef pour partir la tête haute !

Pire ! Le « bloc central » a trouvé un bouc émissaire en la personne de Le Maire, comme s’ils se dédouanaient de toutes leurs erreurs. Philippe et Attal ont pourtant été son chef…

Attal bat peut-être des records. Il a été militant PS avant de venir « chez Macron » puis a été premier ministre (après plusieurs postes) sans jamais montrer qu’il a été de gauche. Il passe son temps à taper sur son ancien gourou centriste en se disant prêt à travailler avec le PS. Elisabeth Borne n’est pas en reste, en proposant de revenir sur la réforme des retraites qu’elle a imposé sans discussion au parlement.

Dupont-Moretti a parfaitement raison quand il fustige les rats qui quittent le navire.

 


Mais ils ne sont pas seuls à être odieux et prétention. Hier matin, Google News avait en tête des articles au sujet de Retailleau et Wauquiez. Je ne sais plus ce que disait ce dernier mais le premier disait vouloir un gouvernement sans la gauche et sans « la macronnerie ». Avec qui, alors Dugenou ? Des LR ? Ce parti qui a fait moins de 5% aux derniers scrutins nationaux… Il se prend pour qui ?

Je leur tapais dessus dans mon dernier billet, de même que sur Mélenchon. Alors, s’il faut que je tape à gauche, ce matin, c’est sur Mathilde Panot. Hier, elle regrettait que le bureau de l’Assemblée national avait refusé le texte pour la destitution de Macron. Outre le fait qu’elle reconnaisse encore une fois que LFI ne peut rien faire sans l’extrême-droite, elle oublie de dire que la Constitution n’est pas là pour des petitesses politiciennes. La destitution est faite pour virer le président « en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat » ! Or, même si Macron est un peu léger dans certaines décisions, il n’a aucun manquement manifestement incompatible et tout ça : c’est bien l’Assemblée nationale qui a merdé en refusant d’admettre la situation et l’absence de majorité absolue.

Destituer Macron serait un pied de nez à la démocratie. Panot montre qu’elle conchie le suffrage universel, la volonté du peuple sans oublier le fait que si son groupe est si fort, c’est qu’elle a bénéficié du front républicain tout en gueulant maintenant parce qu’elle n’ai pas aidée par le RN pour la destitution (et des tentatives de censure par le passé récent).

C’est de l’inconséquence !

 


Ils manquent tous d’humilité. Je citais des exceptions, en introduction. J’en ai oublié. Par exemple, j’ai bien aimé plusieurs propos de Fabien Roussel ! Mais d’autres ne sont pas tués par le ridicule. Marine Tondelier, par exemple, expliquait qu’il fallait un premier ministre de gauche. L’humilité, bordel, en soutenant Castets également présentée par LFI en 2024 et en attendant bien trop longtemps pour la proposer, elle a fait en sorte qu’un gouvernement dirigé par la gauche ne puisse pas voir le jour.

S’ils n’ont aucune humilité, qu’on se rassure, moi non plus. Dès le lendemain des législatives, je disais qu’il fallait un « gouvernement technique » et deux jours après, je disais qu’il devait être dirigé par un socialiste car le PS est au centre d’une assemblée édulcorée du RN.

Je ne crois pas avoir eu tort (mais c’est facile à dire : je n’ai aucune preuve que ce que je proposais aurait fonctionné).

 


Depuis, LFI s’est mise hors-jeu.

Il nous faut donc un gouvernement allant du PCF au RN. C’est étrange mais il n’y aucune honte à ça. Vous vous rappeler du CNR. Son programme a débouché sur un gouvernement d’union, après la guerre, pour remettre le pays en ordre de marche. On n’a pas à rougir des acquis sociaux de l’époque. Cette alliance nationale a pris fin au bout de quelques dix-huit mois et les partis ont repris le dessus. Même si je résume un peu rapidement, ça tombe bien, c’est ce qu’on veut aujourd’hui !


Foutez-vous autour d'une table, bordel !

07 octobre 2025

Sale période pour la politique !

 


« Je suis gaulliste, ça ne fait pas de moi un macroniste, mais je tiens aux institutions de la Ve République et cette décision est extrêmement grave. Seul le président République peut la prendre. » a déclaré Bruno Retailleau en parlant d’une dissolution. Je me fous de son avis mais s’il est gaulliste, il devrait penser à ce pauvre général qui doit se retourner dans sa tombe. Il ne se prendrait certainement pour un faiseur de gouvernement avec les 5,41% faits par son parti aux dernières législatives et les 4,78 obtenus par la candidate de ce parti à la présidentielle.

Beaucoup de gens m’ont énervé depuis deux ou trois jours mais le Retailleau bat des records. Par exemple, il accuse le premier ministre et le Président d’avoir nommé Bruno Lemaire au gouvernement sans le prévenir (comme s’il avait à être prévenu !) et accuse Nono de tous les maux de la France, notamment la dette. N’oublions pas, tout de même, qu’une partie de la dette vient du Covid et que Nono faisait partie d’une équipe dirigée par un Président et un Premier ministre, équipe à laquelle participaient des gens de son parti, gouvernement qui faisait passer des textes, dont budget, avec le soutien du Sénat, où son parti est majoritaire.

Commencer les phrases où l’on va dire de grosses bêtises par « je suis gaulliste » est un peu facile. Un peu d’objectivité ne nuit pas…

 

Par ailleurs, lors d’une législative partielle dans le Tarn-et-Garonne, Retailleau a demandé aux électeurs de ne pas voter, au second tour, pour la candidate du PS face au RN. Ce type n’a rien compris. Qu’il appelle à ne pas voter LFI voire à leur faire barrage, est une chose. Mais le front républicain exigerait au minimum qu’on vote pour les candidats de partis non populistes. Retailleau préparer l’avenir avec un rapprochement avec le RN. Gaulliste, vous avez dit gaulliste ?

 


Il y en a un autre qui m’a énervé, c’est Jean-Luc Mélenchon quand il a appelé à une réunion des parties des anciennes coalitions, la NUPES puis le NFP. Hé ! Ho ! Papi, tu pourrais te foutre dans le crâne que ces accords sont caducs ! Le premier était une erreur et le deuxième a été provoqué par l’urgence suite à la destitution. On ne veut plus de coalition avec LFI !

On veut bien, par contre, des accords de bon sens : désistement au second tour si un candidat de gauche arrive après un autre, pacte de non-agression… Je trouverai même logique que les partis de gauche renoncent à présenter un candidat face à un élu de gauche sortant (à condition que cet élu soit un vrai républicain et pas un zozos qui va se recueillir sur des tombes de terroristes islamistes).

Or, ce qu’on voit dans des publications diverses (Facebook ou blog), ce sont des attaques incessantes de LFI (dont toi, pépé) contre le reste de la gauche (il y a trois jours, tu insultais Roussel et dans la plupart de tes billets de blog, on trouve des piques immondes).        

Tu as échoué dans toutes tes tentatives de faire gagner la gauche, de « préempter » les autres partis.

 


Au fait, nous sommes le 7 octobre. Voila ce qu’a publié un copain dans Facebook : « Le 7 octobre fut le plus grand pogrom d'après-guerre. Le Hamas fut le responsable de ce vaste massacre d'hommes, de femmes et d'enfants juifs. Il fut aidé par des civils palestiniens aveuglés par leur haine des juifs.

Le 7 octobre, au-delà d'élans de compassions naturelles, a hélas aussi déclenché la libération d'une parole et d'actes antisémites dans le monde entier. On croyait la haine du juif réservée à des malades ou à l'extrême droite. On a découvert qu'elle était profonde et enracinée, inquiétante. L'extrême-gauche s'en repaît politiquement et l'exploite, croyant satisfaire un électorat des banlieues ou, pire, les musulmans de France. C'est évidemment une erreur morale et politique.

La riposte du gouvernement Netanyahou, justifiée sur le fond, a pris la forme d'une opération militaire devenue progressivement criminelle et disproportionnée dans ses conséquences humaines.

Les otages croupissent depuis deux ans sous terre dans des conditions inhumaines. La population palestinienne souffre des destructions, de la faim. De la mort.

Comme souvent dans cette zone du monde, il n'y a pas de bonnes solutions, il n'y a que des compromis de sang. On négocie en Égypte. La fin des massacres ? un sursis. Même pas un espoir. »

 

Le tort qu’a eu le PS est de pas te tourner le dos en ce mois d’octobre 2023, d’avoir toléré des glandus de ton entourage ouvertement antisémites, papi, d’avoir accepté que tu refuses de qualifier les événements du 7 d’acte terroriste avec des arguments franchement stupides. Aujourd’hui encore, tu parles de haine religieuse

 


Un observateur avisé dire que je passe moi-même du temps à taper sur LFI. Pour être précise, cela fait presque 10 ans que je dis dans mon blog que la gauche radicale est mortifère pour la gauche et les faits me donnent raison : le pays est en passe de basculer à l’extrême-droite et la stratégie du chaos voulue par LFI n’y est pas pour rien. Alors je suis content de voir que mon parti de prédilection, le PS et ses « frères » (EELV et le PCF), relève doucement la tête et revient dans le giron de la République.

Mais surtout, je ne suis pas un politicien, un chroniqueur, un éditorialiste ou un journaliste mais un simple citoyen qui donne son avis dans son blog. C’est aussi cela que m’inspire cette journée, coincée entre un lundi avec des démissions, des nominations…, et celle de demain, avec l’échéance d’un nouvel ultimatum.

Les énervements que je peux exprimer ici sont réels. Aujourd’hui, je m’en prends à Retailleau et à Mélenchon. Et un peu à Lucie Castets qui repointe son nez à chaque fois qu'on parle de nouveau Premier Ministre (voir l'actualité). Elle oublie qu'elle est un des symboles de l'échec de la gauche de l'été 2024 (je n'ai pas dit qu'elle est responsable).

 


Il y a, en revanche, des choses qui me font plaisir.

Le discours d’hier matin de Lecornu m’a fait plaisir. Il a parlé très justement, très dignement. Il a tapé sur ses copains de droite qui n’avaient rien compris à la notion de compromis et, au contraire, à félicité le PS qui, lui, était vraiment dans une démarche positive. Certes, il a oublié de dire qu’il n’a rien cédé à la gauche et qu’il est tout de même un peu responsable de la situation.

Le départ de Lemaire m’a fait plaisir. Non pas que j’ai quelque chose contre ce type dont je me fous royalement mais parce que c’est un Républicain, un vrai, qui a spontanément renoncé à poste ministériel important quand il a constaté que sa seule présence pouvait empêcher la constitution d’un gouvernement.

Les propos de certains cadres du PS, comme Patrick Kanner, m’ont fait plaisir, en expliquant ce que voulait dire ce mot, « compromis ».

 

Le désespoir n’est pas total.

Et tout ça n’est qu’annexe. J’ai appris hier soir la mort de mon vieux copain Philippe, qui fut un mentor, un soutien…

Alors leurs histoires… J'ai bien relativisé toutes les conneries que j'avais pu entendre à la radio...

06 octobre 2025

Du grand Gérard Oury, aujourd’hui !

 


« Maintenant, elle va marcher beaucoup moins bien, forcément ! » avais déclaré André Lecornaud à propos de sa politique en apprenant que Retailleau n’était pas content de la nomination de Bertrand. Alors, il a collé sa démission qui a été acceptée par Macron puis Bertrand, démissionnaire, a annoncé qu’il allait démissionné dans sa démission donc Macron a renommé Dédé qui a accepté de reformer un gouvernement pour mercredi alors qu’il avait mis près d’un mois pour le précédent qui a duré une douzaine d’heures. 


Évidemment, je ne vous apprends rien et je ne suis pas sûr d’être complet vu que je n’ai pas regardé l’actualité depuis 10 minutes. Il n’empêche que je tenais à raconter cela dans mon blog pour qu’on puisse en rigoler dans quelques mois ou quelques années. 


Vu qu’on a atteint un sommet du ridicule dans l’histoire de la compositions de nos gouvernements. 

Blog en grève


J'avais préparé ce que je voulais dire sur le nouveau gouvernement (indépendamment de ce que j'ai dit hier au sujet de LR). Ce n'était pas une analyse spécifique (tout avait déjà été dit) mais mon point de vue spécifique sur "la suite", en tant qu'électeur du centre gauche.

J'aurais pas dû commencer à bosser si tôt et me consacrer au blog. Mais je suis payé pour bosser. La démission de Lecornu casse tous mes effets...


Notons que je le comprends, il s'était fourré dans un sacré bourbier...


05 octobre 2025

Crise de démence chez Les Républicains !


On a un gouvernement ! A la fin, on n'est plus trop habitués. Ce n'est évidemment pas un gouvernement de rupture. On prend les mêmes, on vire les quelques uns encore un peu à gauche et on recommence ! Je pense qu'on va bien rire (jaune) lors du discours de politique générale.

Il y a tout de même une rupture. Celle de la rate suite à sa dilatation excessive en lisant cet article. Je cite le sous-titre : "Bruno Retailleau, reconduit au ministère de l’intérieur, estime que « la composition du gouvernement ne reflète pas la rupture promise »".

Admettez tout de même ! Le type voulait la rupture et reste au gouvernement en disant qu'il n'y a pas de rupture. Le plus drôle est qu'il y a eu un vote au sein des instances dirigeantes de LR. Laurent Wauquiez ne voulait pas que son parti reste au gouvernement parce qu'il n'y avait pas de rupture. Bruno Retailleau avait dit "ah ben si on reste" et quelques minutes après sa nomination, il veut se barrer, ou presque...


Je ne sais pas si on a déjà vu un tel cas dans l'histoire de notre République...

Nouveau gouvernement : louper le coche

 


Le nouveau gouvernement doit être soumis à Emmanuel Macron ce soir et devrait nous être annoncé demain mais le cirque semble devoir continuer jusqu’au bout. Je lisais ce matin que LR avait une nouvelle liste d’exigences, notamment au sujet de l’immigration et y conditionnait sa participation au gouvernement. Le Modem met également la pression et le PS n’est pas en reste et parle à nouveau de censure.

Il semble bien que beaucoup de ces braves gens n’ont rien à foutre de la France et n’ont pas bien compris les enjeux pour elle, n’ont pas analysé le résultat des législatives (ils ont pourtant eu plus d’un an) et ne pensent même pas à eux-mêmes.

Il faut peut-être leur faire un petit rappel même s’ils ne me liront pas (je ne leur jette pas la pierre, moi-même, je ne me lis pas).

 


En premier lieu, je dois reconnaitre que j’ai cité le PS pour faire croire que je suis objectif. La situation exigeait une inflexion vers la gauche. Le gouvernement de François Bayrou a été censuré parce que le « bloc central » ne pouvait pas avoir de majorité. Il lui revenait d’aller chercher une majorité sur sa gauche (ou vers l’extrême-droite, j’y reviendrai) mais, visiblement, aucune concession n’a été faite à part, peut-être, d’éviter une taxation des plus fragile mais ce n’est pas très clair.

Le PS n’ayant rien obtenu de significatif, il est logique qu’il ajoute un vrai coup de pression et indique, en gros, qu’il refuse de cautionner cette mascarade.

 


Le Modem a oublié qu’il ne tient que sur la personnalité de François Bayrou (tout comme LFI tient sur celle de Jean-Luc Mélenchon). François Bayrou ayant échoué, ils n’ont aucune chance de jouer un rôle dans l’avenir. En outre, il est suffisamment âgé pour ne plus penser à autre chose qu’à la retraite d’ici un an ou deux (tout comme son homologue de LFI, d’ailleurs, même si ce dernier semble en bien meilleure forme). Sa seule chance de survie est de devenir un élément clé d’un centre qu’il reste à construire (avec Renaissance et UDI, peut-être au sein d’une espèce de fédération des partis centristes). On va leur rappeler que ce centre n’est pas en mesure de présenter un candidat à la présidentiel et se réfugiera très probablement derrière Edouard Philippe.

Toujours est-il que s’ils étaient réellement centriste, ils devraient accepter qu’un rééquilibrage vers la gauche est nécessaire et mettre la pression sur Lecornu dans ce sens. Leurs revendications « de dernière minute » ne vont pas franchement dans ce sens.

 


Quant à LR, je passe le fait que le premier ministre est issu de leurs rangs et que c’est un vrai homme de droite. Ils se focalisent sur l’immigration (le durcissement de l’AME, la création d’un délit de séjour irrégulier et la gestion par le ministère de l’intérieur de la politique de visas. Ce dernier point est grotesque, comme si Retailleau voulait être un ministre de l’Intérieur et des anciennes colonies, la révision de l’AME est une fumisterie (l’AME ne coûte rien et les hôpitaux ne vont pas se mettre à refuser de soigner des gens en danger de mort sous prétexte qu’un parti politique a des états d’âmes à 18 mois de législatives).

En faisant cela, LR montre qu’il n’a aucune vision pour la France et court derrière le RN. Pourtant, il y aurait d’autres thèmes de droite à défendre : la force de la France à l’international et dans l’économie, le libéralisme, la baisse du poids de l’Etat et des normes et que sais-je ? Même en matière d’immigration, il y aurait à faire comme s’assurer du respect des valeurs de la République, la chasse à l’entrisme de certains militants agissant au nom de religions…

 


J’ai dit, plus haut, qu’un rééquilibrage vers la gauche serait nécessaire. Un esprit avisé pourrait me rétorquer qu’un complet basculement vers la droite serait possible en cherchant le soutien du RN. Comme je l’évoquais hier, d’ailleurs, si un front républicain devait se mettre en place, il pourrait bien être orienté contre LFI. Il n’empêche qu’il me semble qu’Emmanuel Macron n’a pas été élu pour donner les clés à l’extrême-droite et que ses principaux partisans pourraient quitter la majorité « gouvernementale » dans le cas d’un tel rapprochement. Et je ne suis pas persuadé que le RN soit d’une grande fiabilité s’il promet de ne pas censurer…

 

Les événements politiques de cet été ont pourtant montré qu’une autre orientation politique était possible. Il y a eu, tout d’abord, le rapport parlementaire au sujet des aides aux entreprises, d’une valeur totale de 211 milliards. On ne peut évidemment pas tout supprimer, la plupart des postes étant loin d’être inutiles. Il n’empêche que Sébastien Lecornu aurait pu proposer d’étudier une baisse de 10% et une mise en place d’un certain nombre de contrôles (en français : que les aides n’aillent pas dans les poches des actionnaires). Ces 20 milliards (les 10%) auraient pu contribuer largement à une baisse des déficits qui semble par ailleurs indispensables. François Bayrou a d’ailleurs fait l’erreur de prévoir 40 milliards de baisse sans toucher aux 211 milliards.

Une preuve de gâtisme ?

Ensuite, après ce rapport parlementaire, il y a justement eu la proposition de budget de François Bayrou. Il prévoyait de mettre à contribution les Français les moins aisés mais il est rapidement apparu que cela aurait été suivi d’une baisse de la consommation, aurait donc eu un effet récessif et aurait donc provoqué une augmentation de la dette !

Si j’étais membre du Modem, donc du parti de Bayrou, j’aurais toute de même tendance à faire profil bas.

Enfin, il y a eu les débats autour de la taxe Zucman. Les Français y étaient largement favorables, quel que soient leurs intentions de vote. Je ne dis pas que ce mécanisme devait être mis en place (je ne suis pas fiscaliste) mais il me semble que tout le monde est à peu près d’accord sur le fait que le déficit a augmenté en partie à cause des réductions d’impôt liées au « ruissellement » et qu’il n’est pas idiot de mettre à contribution ceux qui profitent le plus des côtés positifs de notre économie, comme l’augmentation prodigieuse des bénéfices des entreprises du CAC 40.

 

Ainsi, il me semble qu’il y avait un boulevard pour réaliser le compromis rendu indispensable par la situation de notre pays, que Sébastien Lecornu n’en a pas tenu compte ce qui est sans doute lié aux exigences délirantes des partis composant sa majorité.

Ces braves gens vont tout perdre. Le Modem va disparaitre. LR va être noyé dans le RN. Ils l’auront dans l’os.

 

Par ailleurs, toutes ces andouilles n’ont pas vu un autre axe pour limiter le déficit : la baisse des dépenses de la fonction publique. Il serait temps que tout le monde mette les mains dans le cambouis et ne fasse pas que des propositions à la marge, comme la baisse des avantages des anciens premiers ministres, ou plus importantes mais toujours dérisoires comme les charges liées au « millefeuille territorial ». Dérisoires et douteuses (ce n’est pas en fusionnant les échelons que le ramassage des ordures sera moins onéreux, qu’il faudra construire ou entretenir moins de routes, de lycées, de collèges…). Et je passe l’éternelle piste de la suppression des jours de carence (les gens se soignent moins au quotidien et finissent par avoir des pathologies plus graves).

J’ai bien quelques pistes en tête en voyant quelques abus autour de mois mais on est 70 millions à pouvoir le faire.

Il n’empêche qu’on a beaucoup parlé de hausse ou de baisse de la fiscalité mais assez peu de ce qu’on foutait du pognon.

 

Aurait-on loupé le coche ? Par la faute de qui ?

 

 

04 octobre 2025

Changer LFI pour éviter le RN !

 


Je crois que c’est dans mon dernier billet que je parlais d’un sondage au sujet de la présidentielle. Je disais qu’on s’attendait à peu près aux réactions de LFI mais ils ont tout de même réussi à me surprendre en saisissant la commission des sondages en reprenant des choses que je disais (les sondages minimisent toujours le score de Mélenchon) et surtout l’argument de Marine Tondelier (il n’est pas normal que des candidats de son mouvement ne soient pas intégrés dans les propositions faites aux sondés)… Ils critiquent également la taille de l’échantillon (le nombre de personnes sondées et le pourcentage d’entre eux à peu près sûr de leur choix).

Moi, je vois un motif de satisfaction dans ce sondage : c’est la première fois depuis une dizaine d’année que je vois un candidat du centre gauche susceptible d’arriver au second tour. Je n’en tire pas de gloriole pour autant : arriver au second tour n’est pas un objectif (il faut gagner, ce que ne semble pas avoir compris LFI) et on sait bien que tout peut arriver en dix-huit mois.

Quoi qu’il en soit, LFI préfère casser le thermomètre plutôt que d’analyser voire de comprendre les chiffres.

 


Alors reprenons. L’ensemble des candidats de gauche arrivent à 31%, ceux de droite (à ce niveau, je ne crois pas que l’on doive parler de « bloc central ») à 30 et ceux de l’extrême droite à 39. On parle beaucoup des 33 ou 35 de Le Pen ou Bardella mais n’oublions pas NDA et Zemmour…

On entend de plus en plus de personnalités de droite, comme Karoutchi, à appeler à un front républicain contre LFI en cas de duel avec le RN. Et, objectivement, on sent bien l’électorat de droite sur la même position.

En d’autres termes, si le second tour est entre Mélenchon et Le Pen ou Bardella, il est à peu près sûr que la victoire reviendra au RN. Ces guignols de la gauche radicale peuvent continuer à casser le thermomètre et à crier au scandale, rien ne changera. Pour que cela change, il faut changer. Non ?

 


Dans cette morosité de fin de semaine (on ne peut qu’attendre des miracles comme la nomination d’un gouvernement ou l’aboutissement du plan de paix de Trump pour le Moyen-Orient), avant de parler de changement, ne boudons pas notre plaisir en évoquant les autres « finales » possibles pour cette présidentielle.

La plus probable est un second tour entre un type de droite et un de l’extrême droite. La gauche non radicale participera sans complexe à un front républicain et le RN serait éliminé. Cette hypothèse est d’autant plus probable qu’il suffirait que Villepin renonce maintenant à sa candidature pour que les deux autres, Retailleau et Philippe, récupèrent des voix.

L’autre hypothèse est qu’un type de la gauche non radicale soit opposé au RN au second tour (le sondage montre que nous n’en sommes pas loin même si c’est un peu lunaire). Le front républicain fera le test et j’appelle mes cinquante lecteurs de la gauche en question à refuser de voter au premier tour pour Mélenchon qui, lui, n’a aucune chance face à Le Pen ou Bardella.

Le fait qu’il les laminera dans un débat de second tour n’y changera rien.

On peut aussi rêver de l’absence du RN au second tour (vous vous rendez-compte où on en est ? On n’a plus que ça comme objectif…). Une bonne vieille dissolution permettrait de leur donner les clés et de leur laisser plus d’un an pour échouer et pour montrer qu’ils ne sont qu’un ramassis d’incompétents…

Au fond, quand LFI appelle à faire chuter le gouvernement qui n’existe pas encore, c’est peut-être ce qu’ils cherchent ? On espère tout de même que ces andouilles n’en sont pas à jouer avec le feu à ce niveau !

 


Ainsi, il faudrait donc que LFI change et laisse le temps au peuple pour se rendre compte que ce n’est pas une réalité.

C’est mal barré ! Par exemple, on apprend par la presse que Thomas Portes « a publié un cliché aux côtés de Georges Ibrahim Abdallah, ancien militant condamné à la perpétuité en France pour complicité dans les assassinats, à Paris en 1982. » Puis qu’il « s’est ensuite rendu […] au cimetière des « Martyrs de la Palestine » au sud de Beyrouth [qui] abrite les tombes de plusieurs responsables d’attentats anti-israéliens [dont] l’un des commanditaires de la prise d’otages et du massacre de onze athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich en 1972 [et qu’il] s’est également recueilli devant la tombe de Kamal Adouan, impliqué dans plusieurs opérations terroristes, dont celle de Munich. »

Je suis désolé mais si les dirigeants de LFI ne se rendent pas compte qu’il faut virer du parti ce type (et la députée qui l’a accompagné), il est probable qu’un quelconque front républicain ne passera pas moi. Des militants peuvent toujours argumenter que le RN a été créé par des nazis, je ne vais pas voter pour des zozos qui vénèrent des terroristes qui rêvent de détruire le monde occidental !

 


On pourrait comprendre que LFI défende les Palestiniens par humanisme mais, pour ma part, je n’y crois pas. Ils le font soit par folie contre notre monde soit par intérêt électoraliste, pour récupérer les votes des musulmans qui habitent dans nos banlieues. Ils montrent ainsi au peuple français, l’ancien peuple de gauche, les ouvriers, les employés… qu’ils ne s’intéressent plus à ses membres et ils vont donc voir ailleurs. Cette stratégie est évidemment mauvaise d’autant qu’elle se base sur une communication délirante avec cette histoire de flottille et toutes les âneries que l’on peut entendre.

J’appelle par ailleurs tous les militants qui soutiennent nos glorieux navigateurs à se poser des questions sur les organisateurs de cette flottille. Dès fois qu’ils ne seraient pas proches des terroristes du Hamas, des frères musulmans et d’autres islamistes qui voudraient la destruction du monde occidental. Un peu de sérieux ne nuirait pas il faut donc que tout cela cesse !

Quand je dis ça dans Facebook, je passe assez rapidement pour un salopard qui défend des génocidaires alors qu’il n’en est rien. Encore une fois, en foirant leur communication, en insultant les modérés, en traitant de racistes tous ceux qui ne pensent pas comme eux, ils poussent de plus en plus de monde à leur tourner le dos !

 

Ils vont naturellement me reprocher de reprendre ici la propagande d’Israël sans se rendre compte qu’ils reprennent allègrement la propagande du Hamas. Mais comme j’ai dit que j’étais opposés aux terroristes qui veulent l’anéantissement d’Israël et de notre monde occidental (j’ai oublié de dire qu’ils voulaient imposer la charia, je faiblis), ils vont immédiatement me ranger dans la catégorie des fascistes.

Je suis pourtant pour l’arrêt des hostilités à Gaza et la fin de la colonisation de la Cisjordanie mais je pense sincèrement que, en fin de compte, ils s’en foutent. Et qu’ils font une erreur.

 


Sur le plan de la politique intérieure, ils ne font qu’appeler à la dissolution (j’en parlais ci-dessus) et surtout à la censure. Je le disais dans mon dernier billet : ce n’est pas le souhait des Français, de voir des gouvernements tomber. LFI se montrerait un peu plus respectueux de la démocratie en attendant au minimum le discours de politique générale de Lecornu avant de parler de censure. Et comme Lecornu a annoncé qu’il ne ferait pas recours au 49.3, laisser l’Assemblée établir un budget selon les résultats des dernières législatives ne semble pas, non plus, une aberration ! Le fait qu’on n’y croit pas est un détail…

Ainsi, changer en matière de politique intérieure semble indispensable pour LFI s’ils veulent retrouver le chemin de la victoire et cela ne changera rien au programme qu’ils veulent présenter aux électeurs, auquel je ne suis d’ailleurs pas opposé.

 

Pour terminer, il semble à peu près impossible qu’LFI gagne des élections nationales dans les prochaines années et Mélenchon finira par être trop vieux pour se présenter. Il faudrait peut-être penser à l’avenir plutôt que de maintenir une situation de chaos qui ne mènera à rien ?

Les gens, battez-vous pour défendre vos propositions. C’est simple, non ?


Il faut se dédiaboliser. Marine Le Pen vient bien avec un chaton pour rencontrer Lecornu... Quoi de plus mignon, hein !

30 septembre 2025

Le centre gauche devant la gauche radicale ?

 


Un nouveau sondage vient de sortir pour la prochaine présidentielle et les résultats sont assez encourageant pour les gentils militants du centre gauche. Le candidat le plus proche du PS, Raphaël Glucksmann est aux environs de 15% à peu près au même niveau que le candidat le plus fort dans le « bloc central », Edouard Philippe, loin derrière le candidat du RN (quel qu’il soit) mais bien devant Jean-Luc Mélenchon ! Et seule la présence au premier tour de l’ancien premier ministre pourrait empêcher l’accession du patron de Place Public au second tour. Les autres candidats de ce bloc central sont à la ramasse.

Les éternels ronchons, notamment proche de ce dernier, me rappelleront que les sondages lui ont toujours été « défavorables » et que ce n’est qu’un sondage à 18 mois de l’échéance. Qu’ils se rassurent, je le sais. Il n’empêche que c’est la première fois depuis longtemps qu’un sondage donne un candidat socdem aussi haut placé.

Et on pourrait aussi expliquer à ces ronchons qu’ils se plantent toujours sur l’analyse des chiffres avec des propos tels que « à 300 000 voix près, il était au second tour ». L’important n’est pas d’être au second tour mais de l’emporter.

 

D’ailleurs, on pourrait illustrer cette erreur d’analyse avec leurs réactions suite aux législatives partielles de ce week-end. Il y en avait deux, une à Paris, un second tour, l’autre chez des « français de l’étranger », un premier tour. Dans les deux circonscriptions ne sont « pas de gauche » depuis très longtemps et semblent historiquement acquises à la droite. A Paris, Michel Barnier l’a remportée face une candidate socialiste ce qui est logique. LFI se foutent de la gueule de cette dernière. Dans « l’étrangère », LFI est qualifié pour le second tour mais critiquent la position du PS et de PP (Place Publique), chacun ayant un candidat (ce qui est évidemment une connerie) pour des raisons que je ne comprends pas, aucun parti de gauche n’a mis en danger la capacité à un candidat de gauche de figurer au second tour.

Ce sont surtout ces analyses d’apothicaires qui font perdre LFI et qui expliquent en partie pourquoi les autres partis de gauche s’en détournent. La méconnaissance de l’électorat et des mécanismes électoraux est terrible.

 


Revenons à notre sondage pour les présidentielles et à un exemple, dans la foulée ! Marine Tondelier est en colère : vous vous rendez compte ? Le sondeur n’a pris aucun des candidats qu’elle soutient pour une candidature d’union à gauche dans ses hypothèses. Il faudrait qu’elle se rende compte que les sondeurs n’ont pas que ça à foutre. Quelles que soient les qualités de François Ruffin (et je suis souvent d’accord avec lui), par exemple, aucun électeur de gauche n’a envie de voter pour une personne qui n’a aucune chance de bouleverser le jeu, à gauche. Ils en ont soupé des petits candidats.

Il faut démystifier les primaires. La seule fois où ce processus a été utile, c’était celle en vue de l’élection de 2012 parce que le clivage interne à la gauche était plus au sein du PS, tout d’abord entre les rivales du congrès de Reims puis entre DSK et Hollande (duel remplacé par un Aubry Hollande). Il fallait une union pour arriver au second tour. Une primaire aurait été utile en 2002 parce qu’il y avait plusieurs candidats à gauche, en plus de celui du PS, à pouvoir faire plus de 5% (mais au moment de lancer des primaires, on ne le savait pas, mon exemple n’est pas de la plus haute pertinence).

Nous ne sommes plus dans le même cas, avec cette pauvre Tondelier qui espère ajouter des « 3% » pour aller jusqu’à 20… Il faut traiter le sujet dans tous les sens. Une des raisons qui a fait que Mélenchon a fait deux fois un bon score aux présidentielles est liée au « vote utile » et à ces électeurs qui ne voulaient pas voter pour un petit candidat qui n’avait aucune chance de l’emporter et auraient pu empêcher une présence au second tour. En votant pour Mélenchon, ils ont choisi une sorte de « vote utile » (tout comme moi, en 2017, j’ai voté Macron au premier tour pour éviter la victoire de Fillon au second).

Cette fois, il y a une lueur d’espoir…

 

Une autre des raisons de l’échec de LFI est la manière de faire de la politique. Je crois que j’en parlais hier, par exemple, mais dans le contexte de constitution d’un gouvernement, LFI ne parle que de censurer Lecornu et de destituer Macron alors que le PS et Place Publique cherchent à faire plier un premier ministre au niveau de son projet et du budget. Ajoutons par ailleurs que Lecornu pourrait faire des concessions au RN pour éviter une censure, les électeurs de gauche préfèrent qu’il en fasse au centre gauche…

Forcément, c’est la stratégie de la gauche modérée qui est gagnante. Les Français ne veulent pas d’un gouvernement qui tombe mais d’un gouvernement qui gouverne, selon une ligne politique (certes floue) dessinée par les dernières législatives, à savoir une France divisée en trois blocs.

 


Cette manière de faire de la politique concerne aussi le conflit au Moyen-Orient ! J’en parle assez souvent mais on a de nouveaux cas d’erreurs de communication qui apparaissent tous les jours. Il y a peu, Mathilde Panot a fait une vidéo (que j’ai reprise sur mon compte Facebook). Elle parlait d’un pays où il y avait des millions de morts et elle n’a pas utilisé le mot génocide alors qu’elle n’arrête de le faire pour Gaza.

C’est évidemment de la folie (et heureusement pour elle, je suppose que sa chaîne TikTok est surtout regardée par des militants et pas des guignols comme moi). Un copain à moi (proche de LFI mais pas de Méluche) est intervenu pour critiquer ma moquerie mais ses arguments sont lunaires (vous pouvez cliquer sur le lien pour lire). Je suis resté aimable mais il ne se rend même pas compte que dans le ciboulot des gens qui votent, le mot « génocide » n’est pas défini par le droit international mais par les usages et les dictionnaires. En outre, le droit international n’a pas qualifié la situation de génocidaire mais a simplement parlé d’un risque de génocide.

Là n’est pas le sujet de ce billet de blog ! Ce que je veux dire est que le grand public en marre de toutes les simagrées, qu’elles soient justifiées, sincères… ou pas du tout.

D’ailleurs, « l’autre » actualité du jour porte sur un plan de paix pour ce coin (ce n’est pas non plus le sujet de mon billet, je me demande s’il n’y a pas des gouvernements étrangers qui se foutent de la gueule de Trump), le premier sérieux depuis deux ans. Il vient d’allié d’Israël, un vil réactionnaire haï par toute la gauche française, qui ne prend pas en compte une des revendications de celle-ci (et de la macronerie) : la reconnaissance de l’Etat de Palestine.

Pendant ce temps, LFI encourage une flottille de bateaux, ne fait que jacter au sujet d’un pseudo génocide commis par des juifs (ben oui…). Ils sont pitoyables. Et les manifs de gauche, surtout en faveur des femmes et des minorités de genres sont jonchés de drapeaux qui symbolisent le pire d'une religion.

 

Ainsi, les divergences entre LFI et la gauche moins radicale ne porte pas sur le fond d’un programme ou d’un projet mais sur des méthodes, des postures. Et j’ai tout de même tendance à penser que les électeurs seraient plus près de mettre un parti « de gouvernement » au pouvoir qu’une bande de révolutionnaires de basse court, quel que soit le fond politique.

Et la stratégie de la rupture a gauche semble fonctionner.


Cela étant, on ne peut pas fanfaronner sur les résultats d'un sondage qui mettent plus d'un tiers des intentions de vote pour l'extrême-droite.