01 mai 2006

Démission

C’est quoi ce bordel ?

L’affaire Clearstream, je n’y comprends rien. Il est d’ailleurs probable que personne n’y comprenne rien. Soit les journalistes font semblant, soit ils sont très fort. Admirons-les !

Mais rassurons-nous, ne rien comprendre à cette affaire n’est pas grave : on s’en fout royalement.

Le seul truc que l’on sait, c’est qu’après le coup du CPE, notre Villepin, il commence à nous fatiguer. Tout le monde le dit, alors moi aussi : ne pourrait-il pas envisager de démissionner ? Nous somme dans une période où la République (j’y mets encore une majuscule) est d’une grandeur difficilement qualifiable.

J’ai trouvé un mot : elle part en couilles.

Prenons le Borloo : il tient absolument à devenir le premier ministre, ce qui fait bien rire Matignon et l’Elysée, information très intéressante, que je ne tiens pas du Canard Enchaîné, mais du Parisien. C’est presque un comble : même la presse populaire est pliée de rire des conneries de nos dirigeants.

Reprenons le Borloo. Il veut le poste. Il n’a qu’à le prendre. Ca pourrait amuser Chirac, après nous avoir fait le coup de fracture sociale, de mettre comme premier ministre, en fin de législature, le gugusse qui incarne le côté social de notre droite la plus bête du monde.

Il nous reste encore en gros un an à tenir avant l’élection. A ce rythme là, ça va être long. Remercions de Villepin de nous faire rire pour nous distraire, mais on aimerait bien un peu de grandeur.

Nous avons à droite, un Chirac vieillissant, faisant strictement n’importe quoi, à un tel point qu’on se demande s’il n’a pas des conseillers spéciaux, un premier ministre qu’on savait anti-démocratique, mais qu’on finit par se demander si sa mère a réellement fini le travail quand elle l’a mis au monde, un Sarkozy, qui n’a plus besoin de dire quoi que ce soit pour montrer qu’à droite il est le seul… il a juste à chasser un peu sur ses extrêmes pour gagner quelques points.

Nous avons à gauche trois gugusses (DSK, Lang et Fabius) qui ne savent plus quoi faire pour démontrer qu’ils existent et qu’ils sont les seuls à pouvoir battre le Sarkozy ci-dessus. A un tel point qu’on se demande si on ne va pas voter pour un candidat écolo, quitte à voter pour des chefs qui s’engueulent. Toujours à gauche, nous avons Jospin qui espère être rappelé par les trois pieds nickelés ci-dessus parce qu’ils préféraient encore s’écarter devant le boss que devant la Ségolène.

Et nous avons cette dernière qui incarne peut-être le renouveau dont nous avons besoin pour faire le ménage après cette fin de règne Chiraquien qui, dans les anales de la république, auront du mal à être effacées.

Moquons-nous dès à présent des futurs historiens qui devront disserter de la genèse de la sixième république.

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