Je passe le cas de cette andouille d’ancien candidat LREM à
la mairie de Paris qui a diffusé des moments de plaisirs avec son smartphone.
Il est con. Point. Et nous ne méritons probablement pas d’avoir des dirigeants
de cette âge se laissant aller à ce genre de plaisir. A 14 ans, à la limite. Plus
tard, on est trop occupé à participer à des fêtes illégales (ce qui est devenu
un pléonasme). De fil en aiguille, je ne vais pas blâmer un brave producteur
américain qui aurait promis quelques travaux à d’énigmatiques starlettes en
échange de quelques faveurs sexuelles, il ne pourrait avoir que ma
considération : faudrait pas se priver, non plus !
N’allez pas croire que je suis dénué de toute moralité, pour l’instant je plante le cadre ce que je fais avec d’autant plus de plaisir que je n’ai pas planté autre chose depuis longtemps. Quitte à poursuivre un tantinet la provocation, on peut bien que si le créateur (ou l’évolutionniste) a prévu quelques orifices dans le corps humain, il ne pouvait pas penser à tous les usages possibles inventés par des créatures qu’il a lui-même produites, ça lui apprendra.
Ainsi notre histoire et notre littérature dont les livres de
Cavanna et de San-Antonio regorgent d’histoires de cul qui ne sont pas
spécialement à la gloire du ou de la pénétré.e mais nous font bien rigoler. Tenez !
A propos de l’affaire DSK, JFK parlait de troussage de bonne ce qui a scandalisé
le chalant mais le cul n’est qu’à la marge dans ces machins, le mal vient
surtout de l’abus de position dominante, comme on dit. « Tiens, ma
cocotte, baisse ta culotte », c’est mal ! D’un autre côté, une
chatelaine profitant de la fraicheur des valets de chambre scandaliserait assez
peu.
On est peu de chose mais je ne suis pas franchement un « père
la morale » et vous présente mes excuses si, par mégarde, vous penseriez
que je ne penche pas du côté du bien… J’ai le sens du mal, aussi.
Par exemple, l’abus (le fait d’obtenir une faveur parce que
la personne en face n’a pas le choix), c’est mal. C’est une saloperie. Mais
nous ne parlons pas, ici, de simple abus mais de viol et de pédophilie vu que c’est
bien évidemment « l’affaire Duhamel » qui motive ce billet. Néanmoins,
au risque d’exaspérer mes camarades de jeu, je vais continuer à être léger
(moralement, hein !, parce que physiquement, le confinement est passé par
là) tout en restant sérieux.
Nous avons donc M. Duhamel qui est accusé d’avoir abusé du
fils de sa compagne dont le père était (et est toujours) une personnalité
importante ce qui ne change rien au fond de l’affaire pas plus que M. Duhamel
est connu donnant qu’il porte le même patronyme que d’autres célébrités. Ce n’est
probablement pas neutre parce que ces messieurs se croient souvent au-dessus de
la mêlée mais aussi parce que le bas peuple qui juge dans les réseaux sociaux
aiment bien taper sur les gens connus, notamment ceux qui apprennent que leur
fils a été violé alors qu’ils sont ministre ou quelque chose comme ça et qui
ferme sa gueule parce que l’élite a le droit de sacrifier ses enfants. Les juges
des réseaux sociaux savent être encore plus ignobles que leurs cibles…
Tout d’abord, notre justice a un certain nombre de piliers,
y compris en matière de pédophilie et de viol dont la présomption d’innocence
et la prescription. On ne va pas en débattre parce que ce n’est pas le sujet de
mon billet mais les histoires de M. Duhamel ne sont pas prouvées et qu’il y a
peut-être prescription (a priori non, de peu, la loi ayant changé en 2018) mais
je ne suis pas pénaliste. Je conserve, en l’occurrence, la présomption d’innocence,
ce que j’ai toujours fait. En outre, l’affaire Duhamel, quels que soient les
protagonistes, reste un fait divers ! Au moins, avec DSK, le fait divers
avait un peu perturbé la politique française…
T’as vu ça ? J’ai presque réussi à faire passer un
viol pédophile pléonastique pour une banalité. Fallait le faire, non ? Je
vais être pourchassé par #metooteampremierdegré…
Comme beaucoup, j’ai lu des articles à propos du livre de
Camille Kouchner, vu des extraits de journaux télévisé et même une espèce de
débat tel que seule CNEWS sait produire. L’affaire est tellement glauque qu’il
y a eu une omerta de près de 30 ans ce qui n’empêche pas les andouilles
habituelles de dire « tout le monde savait ».
A ce sujet, je vais citer un copain de Facebook : « J'aime beaucoup les histoires qui nous racontent que
"tout le monde savait". Parce que ça ne veut rien dire, "tout le
monde savait".
Comment les gens savaient-ils ce
qu'ils savaient ? Récit direct ? Rumeur ?
Ma première rumeur de viol en
politique, je l'ai entendue environ 3 mois après mon adhésion au MJS. Le copain
accusé n'a bien évidemment jamais été condamné. D'ailleurs, on ne m'a jamais
dit le nom de la victime. Mais "tout le monde savait", visiblement.
Bon, le petit problème étant que rétrospectivement, il y aurait à redire sur
les accusateurs/calomniateurs de l'époque, mais c'est un autre sujet.
Savoir, c'est aussi, c'est
d'abord, savoir qu'on sait, c'est à dire disposer d'éléments objectifs prouvant
qu'on a raison de penser savoir ce qu'on sait. Sans quoi, on reste juste dans
la croyance d'une rumeur.
De là ressort un point qui
devrait selon moi guider nos réflexions : il vaut mieux être humble dans
certaines situations et éviter certains jugements à l'emporte-pièce. »
Je vais résumer parce qu’on ne parle pas la même langue et
que je ne comprends pas tout : ceux qui savaient sont des trous du cul.
Mais n’arrêtons pas là ! Le père de la victime, ministre
sarkozyste de gauche (faut bien rigoler), a découvert les faits 20 ans après.
Il voulait légitimement « donner une trempe » au présumé mais la sœur
et le frère de la victime l’ont empêché de le faire pour la protéger. Et la sœur
a encore attendu encore dix ans avant de causer. On croit rêver ! Je ne
porte aucun jugement. Je constate : c’est abominable. Je comprends. Il
y a la honte du viol. Il y a la honte du viol d’un garçon vu que le créateur ne
pensait sans doute pas à cet usage pour l’orifice probablement utilisé (ou
alors dieu serait vicieux ce qui est un autre débat surtout qu’il n’existe pas).
Il y avait un slogan parmi ceux qui luttent contre les abus,
quels qu’ils soient, les abus des « producteurs de cinéma » comme les
abus avec violence physique : « la honte doit changer de camp ».
Cela ne veut rien dire : la honte pour le violeur n’existe pas. La peur de
se faire prendre n’est pas de la honte. Duhamel, s’il est coupable, a peut-être
honte 30 ans après mais cela nous fait une belle jambe.
Alors, dans toutes ces affaires, plutôt que jouer à la
vierge effarouchée, ne faut-il pas banaliser l’abus pour que la victime puisse
ne pas avoir honte, puisse s’en sortir la tête haute (30 ans, bordel !),
puisse dénoncer les faits, le violeur… Et empêcher que ça se reproduise ?
Et « plutôt que jouer la vierge effarouchée en disant
que tout le monde savait… »
Vous vous rendez compte, en marge de ce billet, qu’il y a
des foldingues qui exigent la démission de Mme Guigou, présidente de « la
commission sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants »,
sous prétexte qu’elle est proche des protagonistes de cette histoires ? Je
dis bien « foldingue » parce que, plutôt que de s’occuper des violences
sexuelles faites aux enfants ou des « 30 ans », ce pétasse va
insister sur le "tout le monde savait" recommandant ainsi que tout le monde ferme
sa gueule.
Les illustrations de ce billets sont fournies par Elodie qui doit assurer la promotion d'un jeune blogueur éphèbe.




















