03 février 2014

Education à la sexualité ?

Bon ! Mon billet de ce matin n’était pas sérieux. Il faut que je me ressaisisse. Ainsi, en faisant des recherches sur le volet « famille » du site web du Ministère des Affaires sociales et de la santé, je suis tombé sur ce pdf qui pourrait bien nous provoquer des crises d’urticaire à nos réactionnaires préférés.

Je vous en livre quelques extraits (assez peu, le document fait 160 pages).

« L’école est un vecteur important dans l’apprentissage de l’égalité entre les filles et les garçons, par les enfants eux-mêmes. La notion de respect mutuel est essentielle pour une éducation à la sexualité. Les représentantes du planning familial relèvent ce paramètre important prônant une sexualité choisie et non subie, comme certains clivages filles / garçons l’envisagent. Ainsi, on peut considérer que l’éducation à la sexualité à l’école a une place primordiale pour l’apprentissage de l’égalité entre les sexes. »

« L’Education à la sexualité dans le milieu scolaire est prévue dans les textes. Même si certains acteurs regrettent encore la diffusion d’une vision encore trop biologique, il est indéniable que des progrès en terme d’apprentissage du respect mutuel et d’intégration de la dimension psychoaffective de la sexualité ont été réalisés. Comme en témoigne la circulaire n° 2003-027 du 17 février 2003 et celle, plus récente, du 2 décembre 2011 qui réaffirment la volonté des pouvoirs publics d’une mise en œuvre effective de l’éducation à la sexualité en milieu scolaire. La circulaire n°2003-027 du 17 février 2003 stipule « l’évolution des mentalités, des comportements, du contexte social, juridique et médiatique dans le domaine de la sexualité, ainsi que des connaissances scientifique s liées à la maîtrise de la reproduction humaine a conduit les pouvoirs publics à développer l’éducation à la sexualité en milieu scolaire comme une composante essentielle de la construction de la personne et de l’éducation du citoyen. (...) L’éducation à la sexualité à l’école est inséparable des connaissances biologiques sur le développement et le fonctionnement du corps humain, mais elle intègre tout autant, sinon plus, une réflexion sur les dimensions psychologiques, affectives, sociales, culturelles et éthiques. » »

« L’éducation à la sexualité, prévoit une formation à destination de l’ensemble des élèves dans les écoles, les collèges et les lycées, avec trois séances d’information et d’éducation à la sexualité, organisées dans le courant de chaque année scolaire. La circulaire n°2011-216 du 2 décembre 2011 réaffirme quant à elle dans les sept objectifs prioritaires qui doivent être intégrés dans le projet éducatif de chaque école ou établissement, la généralisation de l’éducation à la sexualité. Inscrite dans le code de l’éducation (articles L121-1, L312-16, R421-46, R421-47), l’éducation à la sexualité est intégrée dans les compétences sociales et civiques du socle commun de connaissances et de compétences.
Conçue comme une composante de la construction de la personne, elle intègre en particulier, l’apprentissage du respect mutuel, l’égalité entre les garçons et les filles et l’acceptation des différences. »

« L’éducation nationale a clairement investi ce sujet, chaque plan académique a une formation sur l’égalité entre les hommes et les femmes. Beaucoup d’efforts sont faits pour mettre en avant les femmes. Si la circulaire de l’éducation nationale sur l’éducation à la sexualité dans le milieu scolaire, évoquée plus haut, est appropriée, reste qu’à ce jour plusieurs associations regrettent qu’elle soit encore peu appliquée dans ces termes. »

C’est un rapport au sujet de « L’hypersexualisation des petites filles » (comme celles qu'on voit parfois dans des poses « louches » pour des marques de fringues). Ce rapport a été rédigé par Chantal Jouanno début 2012 (elle n’était plus ministre) et publié à cette époque. Du temps de la droite au pouvoir, donc.

Je le diffuse aujourd’hui dans un billet à peu de frais parce que je suis fatigué de ces procès d’intention sans cesse faits aux socialistes au pouvoir.



9 commentaires:

  1. ""provoquer des crises d’urticaire à nos réactionnaires préférés.""
    Mais non
    la circulaire n° 2003-027 du 17 février 2003 et celle, plus récente, du 2 décembre 2011 ont été redigées par la main même de F Hollande , la premiere demandée par son ami J Chirac et la 2nde par son ami N Sarkozy

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  2. Depuis le temps qu'on vous répète que droite et gauche se ressemblent de plus en plus, c'est gentil d'en faire la démonstration.

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    1. Je sais Didier. Mais il faut bien reconnaître que les manifestants qui soutiennent Sarko ou l'UMP sont des faux cul.

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  3. Ne le dites à personne mais c' est Bernadette qui m'a dit de pas le dire mais vous c'est pas pareil demain vous aurez oublié.

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  4. Il y a un tout jeune écrivain (20 ans), Edouard Louis, qui vient d'écrire un récit dont e titre est "Pour en finir avec Eddy Bellegueule". Il raconte son enfance dans une cité du Nord, et les maltraitances qu'il a subies dans son collège parce qu'il était bon élève, beau et efféminé. Il dit que s'il avait assisté à un cours où des adultes expliquent que ce n'est pas mal d'être homosexuel, et qu'il est illégal de faire violence de quelque façon que ce soit aux personnes homosexuelles, il aurait ressenti du soulagement, l'impression d'être protégé. C'est un minimum à accorder aux élèves, sans rabâchage et sans inviter des associations militantes à la charge. Les professeurs peuvent très bien s'en charger, et rester dans le cadre de l'instruction civique, de la biologie ou des temps accordés à "la vie scolaire".

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    1. Oui c'est un minimum. Et les associations LGBT me navrent.

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  5. Sur le terrain primaire, les filles réussissent mieux que les garçons, dans presque tous les domaines, même en sport ! Il en va de même jusqu'à l'entretien d'embauche où statistiquement les filles sont proportionnellement plus retenues que les garçons. Il est étonnant que ceux qui préconisent de les mettre en avant ne soient pas allés sur le terrain.

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