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14 février 2013

Mauvaises surprises pour les banquiers ?

J’ai beaucoup entendu mes confrères blogueurs de gauche critiquer la loi bancaire. J’ai une position un peu particulière compte tenu d’aspects personnels… Il n’empêche que les banquiers ne sont pas si heureux que ça de la nouvelle loi.

Tout d’abord, voir l’article de Sarkofrance (je l’ai déjà cité avant-hier), qui a étudié les documents parlementaires et en arrive à la même conclusion que moi : la séparation des activités des banques ne sert pas à grande chose.

Voir ensuite cet article d’un blog d’Alternatives Economiques (merci Mehdi) tenu par un des directeurs adjoints de ce journal (on ne pourra donc pas le qualifier de libéral). Il a assisté à une séance (en Commission) de l’Assemblée où était étudier le texte. Il conclut ainsi : « Une heure du matin. L’article 4 bis est voté (à main levée). La France se dote d’une obligation de transparence pour ses banques, une comptabilité pays par pays à deux critères. C’est une première mondiale. » Puis, à propos des militants pour cette loi qui ont assisté aux travaux de la Commission qui pense qu’on aurait pu aller plus loin : « Mais ils sont contents de voir combien nombre d’hommes et de femmes politiques, encore peu sensibilisés au sujet au moment de la campagne présidentielle, ont su s’investir, y compris techniquement, et s’approprier le combat politique contre les paradis fiscaux. Il est vrai que le nombre de députés de gauche mobilisés en ce moment sur le sujet est impressionnant ! »

A lire enfin, cet article de Challenge (merci Louis). Le titre : « Mauvaises surprises pour les banquiers » Le sous-titre : « A l’origine peu contraignant, le projet de loi bancaire est devenu en peu de temps difficile à accepter pour la profession. Récit des dernières manœuvres qui ont précédé l’examen du texte à l’Assemblée. »

Dans mes précédents billets faits à ce sujet, début décembre, quand le Gouvernement a présenté son projet, je disais qu’il fallait attendre d’une part la loi qui allait être votée et d’autre part les directives Européennes en cours de préparation (la France ne va pas lutter contre les paradis fiscaux et autres machins toutes seule). C’est bien un ensemble complet qu’il faudra prendre en compte quand on fera le bilan…

Le 22 janvier 2017… ?

20 décembre 2012

Réforme bancaire

La réforme bancaire présentée par Pierre Moscovici, hier, fait étrangement peu parler les blogs politiques. Qu'en dire ? Qu'on aurait voulu plus mais que c'est déjà une avancée ? Malheureusement, le blogueur de gauche ne sait pas être mesuré alors il va parler de renoncement. On ne sait pas à quoi, d'ailleurs. Le blogueur de gauche plus optimiste dira deux choses. Voire trois s'il se permet de rappeler que la plupart des gens ne connaissent rien au fonctionnement d'une banque. 

Je ne plaisante pas. Vous avez déjà étudié la structure capitaliste que de Crédit Agricole SA ? Allez sur les sites boursiers tels que Boursorama. Vous verrez que "CASA" appartient à 56% à une mystérieuse SAS Rue de La Boétie. Le lecteur dépité se rend compte à ce stade que la plus grosse banque Française (ou la troisième, on s'en fout) appartient pour plus de la moitié à un illustre inconnu. Moi, je sais de qui il s'agit, nananère, mais j'ai une excuse : j'ai bossé pour eux. 

Le blogueur de gauche plus optimiste dira deux choses, disais-je. La première est qu'il reste quatre ans et demi de mandat pour faire le reste et qu'on peut bien faire une sieste maintenant. La deuxième est que les textes importants sont à l'étude au niveau européen et qu'on ne peut pas toujours tout faire tout seul sinon la banque Depardieu va s'installer en Belgique. 

Ensuite, il rappellera ce qu'à dit Mosco vini vici : la France est le pays le plus en avance pour ce qui concerne tout ce bordel. 

Enfin, il rappellera aussi que l'essentiel du texte est là pour protéger les plus démunis, avec des trucs comme la limitation des frais d'intervention et des commissions diverses. 

On ne va pas pleurer sur le sort des braves banquiers mais en deux ou trois ans ils ont perdu une part importante de leurs ressources, via ce texte mais aussi la limitation des commissions pour cartes bancaires et les machins dits de Bâle III, sans compter les taux de crédits particulièrement bas.

Que les actionnaires des banques gagnent moins d'argent pourra nous faire rigoler. Nous sommes gauchistes. Il n'empêche que la SAS Rue de la Boétie est la propriété des Caisses Régionales du Crédit Agricole, elles-mêmes, pour faire vite, propriétés des caisses locales, propriétés des clients qui, pour beaucoup, ont des parts sociales. Je traduits : moins le Crédit Agricole y en à gagner des sous, moins moi y en à toucher de l'oseille. 

Par ailleurs, moins une banque gagne de pognon, moins elle peut accorder de crédits pour faire tourner l'économie puis qu'elle est plafonnée par rapport à ses capitaux propres. 

Enfin, moins elles gagnent d'argent moins elles peuvent investir dans l'informatique et donc faire prospérer des informaticiens.

Ce qui me chagrine personnellement. 

15 novembre 2012

Pan dans les banques !

« Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a levé le voile jeudi sur les contours de sa future réforme bancaire et annoncé notamment l'interdiction du trading à haute fréquence, avec ses millions d'ordres passés par ordinateur, et dont l'utilité est très contestée. » Je lis ça sur Boursorama.

Ce matin, dans la blogosphère, on papote de coup de barre à droite de François Hollande. De pire en pire, il voudrait maintenant interdire des instruments boursiers abominables…

La réforme « imposera à chaque banque la création d'une filiale dédiée aux activités de marché qui ne sont pas directement consacrées au financement de l'économie. » Mon dieu ! Voila François Hollande qui poursuit l’application de son projet.

« Pour ses détracteurs, le trading haute fréquence (ou HFT) permet aux grands opérateurs de ce marché de confisquer les meilleurs tarifs, au détriment des investisseurs ordinaires, qui ne sont toujours servis que dans un second temps. »

Horreur ! Voila maintenant la gauche qui voudrait privilégier les investisseurs par rapport aux gentils spéculateurs.

Ou alors Pierre Moscovici vire communiste ?


26 octobre 2012

Il faut sauver les banques françaises !

Tiens ! Il parait qu’une agence de notation Américaine a mis les banques françaises sous surveillance. Il va être temps que les autorités Européennes sévissent… en commençant par réparer les dégâts commis dans la finance mondiale par le G20 (sous Nicolas Sarkozy, bien évidemment, c’est lui qui voulait moraliser le capitalisme !).

« Les Accords de Bâle III publiés le 16 décembre 2010 sont des propositions de réglementation bancaire. La réforme Bâle III fait partie des initiatives prises pour renforcer le système financier à la suite de la crise financière de 2007 (crise « des subprimes »), sous l'impulsion du FSB […] et du G20. »

Ainsi, les accords de Bâle III ont été établis suite aux conneries des banques américaines.

Que contiennent-ils ?

« Après Bâle II jamais appliqué par les américains, la réévaluation des seuils prudentiels par les représentants de 27 banques centrales s'est traduit par le fait que « les banques devront avoir 4,5 % au titre du capital de base auxquels s'ajoute un coussin dit « de conservation » de 2,5 %, soit 7 % au total ». »

Ouh là ! C’est compliqué. Je vais résumer : les banques doivent augmenter leurs fonds propres par rapport aux crédits alloués pour limiter les risques de déroute financière. Ca me parait sain : ne pas prêter beaucoup plus de pognon qu’on en dispose. Les capitaux propres sont le pognon dont dispose réellement la banque, composé du capital initial, majoré des bénéfices non distribués aux actionnaires.

Pour se faire, les banques ont quatre solutions :
-         augmenter le capital par la mise sur le marché de nouvelles actions,
-         diminuer la part du bénéfice reversé aux actionnaires et garder le pognon pour elle,
-         diminuer les charges pour augmenter le bénéfice tout en gardant le pognon pour elle,
-         diminuer les crédits accordés.

On en pensera ce qu’on voudra : je ne suis pas un analyste financier. Toujours est-il que la conséquence est simple.

Et on pourrait le résumer en une phrase. Les banques Françaises (et Européennes) sont obligées de respecter les accords de Bâle III parce que les banques Américaines ont failli coulé parce qu’elles n’ont pas respecté les accords précédents. La conséquence est qu’elles accordent moins de crédit aux entreprises et aux particuliers, entrainant des conséquences graves pour notre économie.

Je n’ai pas que ça en stock.

Ces andouilles européennes, après avoir créé l’Euro, ont généré le SEPA qui consiste à un ensemble de règles pour les paiements dans la zone euro. Le moyen de paiement le plus souvent utilisé pour les paiements des particuliers est la carte bancaire mais il n’existe aucun système pour payer par carte d’un pays à l’autre autre que ceux offerts par Mastercard et Visa. Comme les paiements domestiques (un client d’une banque d’un pays qui paye un commerçant affilié à une banque de ce pays), l’ensemble des flux financiers de paiement de proximité (ou pas…) vont passer par deux acteurs Américain qui vont en tirer tous les bénéfices, en plus de joyeuses commissions payées par les banques (et donc leurs clients).

Tout n’irait encore pas si mal si les cartes n’allaient pas être remplacées par le paiement par téléphone mobile dans les prochaines années. C’est inéluctable. Or, seul un acteur a des chances d’émerger : Google, avec le Google Wallet.

Ainsi, tous les flux financiers vont passer par trois acteurs américains Google, Mastercard et Visa coulant les banques françaises (et Européennes) à cause de contraintes imposées par la réglementation internationale et pas appliquées par les banques américaines.

On parle souvent de protectionnisme, par les temps qui courent, mais ce protectionnisme doit commencer par les banques (que l’on pourra continuer à critiquer quand même, rassurez-vous chers gauchistes).

Sinon toute l’économie va se casser la gueule parce qu’on n’aura plus de capacité de financement.

14 octobre 2009

Les banquiers sont gonflés !


Nos cadres dirigeants, génies de la finance mondiale, sont vraiment à côté de la plaque. J’ai moi-même déjeuné avec des sommités en me faisant passer par mégarde pour une d’entre elle alors que je ne suis qu’un modeste cadre dans le service informatique d’un usine de vélo. C’est avec cette casquette que je me suis levé, ce matin, en pensant à mettre une cravate pas à chier et mon plus joli costar parmi le seul en ma possession. J’allais représenter ma direction à une de ces journées où saute de conférence en conférence pour écouter des  types parler de choses tout à fait passionnantes que je ne peux pas évoquer ici aujourd’hui par pure flemme.

Travailleur pauvre, restez assis. Ca commençait à 11 heures mais je me suis pointé à 10 heures car je croyais que j’avais mal lu le papier et la pause de 15h15, devait durer jusqu’à 16 avant le discours de l’organisateur. Je me suis cassé, ayant des slips à laver. Ceci est véridique : je pense que j’étais le seul participant à faire sa lessive tout seul et à la main en plus. Je raconterai ça ultérieurement dans un autre blog mais ma machine à laver a rendu l’âme hier soir et je suis coincé : plus de slip pour le lendemain d’une rencontre avec des Eminences.

Cette introduction n’a que trop duré mais il faut que je poursuive la description du cadre ; Pendant la pause déjeuner, de 12h30 à 14h (oui, il faut bien 1h30 de pause à un directeur qui a commencé la journée par à une heure pour une conférence d’1h30), j’avais rejoint un type pour qui j’avais bossé il y a une dizaine d’années et qui est devenu, depuis, directeur informatique d’une banque. Pas la BNP, non ! Mais pas, non plus, la Banque de l’Indre pour les Technologies d’Excellence.

Nous racontions des bêtises diverses, genre « souvenir de vieux potes », tout à fait d’actualité dans ces cérémonies qui regroupent périodiquement des professionnels de la profession. Nous avons été rejoint par le directeur adjoint d’un de nos gros fournisseurs communs. J’étais donc avec les deux personnes les plus importantes (par le salaire, parce que, sinon, l’importance des gens…) de la journée, ainsi qu’un jeune ingénieur commercial en charge du compte de la société de mon pote directeur perdu de vue. C’est donc naturellement que nous nous sommes retrouvés ensemble, à table.

Je vous jure que j’ai bientôt fini l’introduction, j’ai juste une remarque à faire à l’attention des organisateurs de cocktails mondains. Vous devriez donner des sandwiches Parisiens à bouffer plutôt que des successions de petits fours sucrés et salés sans intérêt, mélangeant du foie gras et de la vaseline à la framboise. Le tout serait d’ailleurs aussi bien arrosé de Côtes-du-rhône que de Champagne.

Au cours du déjeuner, la discussion a viré vers la crise financière de l’an dernier. L’intérêt d’un directeur informatique d’une banque n’est pas spécialement sa compétence dans le domaine de la finance, mais il participe aux Conseils de Direction et est donc très bien informé.

Nous autres, blogueurs gauchistes, suivions l’affaire, à l’époque, avec notre vision spécifique cherchant à raconter des méchancetés sur le gouvernement et les banques. Il n’empêche que c’était vraiment la panique. De très grosses banques Françaises ont réellement été au bord de la cessation de paiement. Il n’a pas dit lesquelles, évidemment, mais j’ai cru comprendre que celle que j’évoquais ci-dessus était particulièrement concernée.

En débloquant une bonne dizaine de milliards (l’enveloppe prévue allait jusqu’à 25, je crois), le Gouvernement a réellement sauvé dans l’urgence quelques banques. Du style : « On prête le vendredi sinon, dès le lundi, c’est terminé ». On l’a échappé belle ! Imaginez un client de la BNP (si c’est bien elle qui est en cause, je n’en sais rien), qui va tirer 20 euros le mardi pour aller boire un coup avec les copains : non seulement la carte ne rentre pas dans la machine mais en plus un huissier est passé poser les scellés !

On aurait bien rigolé. Mais il aurait fallu boire à crédit. Heureusement, je ne suis pas client d’une grande banque et La Comète est entourée de banques sympathiques.

Plus sérieusement, la confiance entre les banques étaient mortes et elles ne se prêtaient plus en entre eux. Les banques qui vivent du crédit n’avaient donc plus de fric à prêter à leurs clients ! Toute l’économie est en l’air.

Vous savez dorénavant tout du libéralisme. Il ne faut pas d’état sauf pour sauver l’économie en restant solvable grâce aux impôts des pauvres.

La deuxième chose que j’ai apprise (ou presque) est que l’état a gagné de l’oseille avec ce prêt. Le taux de crédit était à 8% pour permettre aux banques de prêter du flouze à 4 ou 5% à ses clients ! L’étant en question ayant lui-même emprunté ce blé à 4% sur les marchés financiers. Ce taux explique pourquoi les banques se précipitent maintenant à rembourser l’état…Les chômeurs peuvent se réjouir : les banques sont sauvées.

« Nos cadres dirigeants, génies de la finance mondiale, sont vraiment à côté de la plaque. » C’est ce que je disais en introduction du billet. J’y viens.

Nos amis banquiers hurlaient contre ce taux, en traitant l’état de voleur. J’ai pouffé et, malgré le fait qu’il aurait mieux valu que je ferme ma gueule, je leur ai expliqué la raison de mon hilarité : « Ha ben ! Vous êtes bien contents de vous en foutre plein la gueule avec vos clients à découverts et vos filiales de crédit revolving avec leurs taux d’intérêt à 18% ». Me croyant dans PMA, je leur ai fait un lien vers un article de presse : « En attendant que la loi soit définitive, Christine Lagarde a rappelé qu'elle souhaitait maintenir le crédit revolving. »

Je résume : non seulement l’état les sauve mais en plus leur permet de sodomiser encore plus de pauvres gens qui n’ont pas les moyens d’acheter du beurre pour manger avec le camembert.

Le libéralisme en marche…



24 février 2009

Le Conseil économique, social et environnemental désapprouve les mesures Sarkoziennes

Le remplaçant du CES, le CESE, "estime qu'il serait normal que l'Etat soit représenté au sein des établissements bancaires recevant des capitaux publics pour renforcer leurs fonds propres et leur permettre de surmonter la crise financière."

"Le Conseil s'est aussi montré sceptique sur une éventuelle nomination du secrétaire général adjoint de l'Elysée François Pérol à la tête du nouvel ensemble Banques populaires-Caisses d'épargne."

"Le CESE, qui a publié un avis sur la crise bancaire et la régulation financière, recommande enfin que les banques privilégient le versement de dividendes sous la forme d'actions plutôt qu'en numéraire."

C'est sympa de trouver des organismes bien sérieux avec des messieurs en costume trois pièces pour approuver les conneries qu'on dit dans les blogs.

07 octobre 2008

Et si la crise avait bon dos - Rapprochement Caisses d'Epargnes Banques Populaires

La rumeur d’un rapprochement entre les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires font grand bruit dans la presse. Je fais presque un rebond sur mon billet de ce matin, mais je me demande… si la crise n’a pas bon dos.

Je me demande seulement, je n’affirme pas.

Les Echos nous disent que ce rapprochement « pourrait passer par une fusion de leurs deux organes centraux, les structures qui fédèrent les 20 Banques Populaires et les 17 Caisses d'Epargnes régionales ainsi que la plupart de leurs filiales respectives ».

Il ne s’agit pas d’une fusion des banques (qui ont des structures complexes, le capital est à étudier au niveau des 37 structures annoncées, qui, par ailleurs gèrent le réseau d’agences bancaires) mais uniquement des structures centrales… Je laisse le soin à la presse d’entretenir l’amalgame…

Que sont ces structures centrales et leurs filiales ? Pour résumer, les services marketings (mais comme ils ne vont pas fusionner les marques donc les services vont rester) et des entités de « production ».

Parmi elles, on trouvera par exemple toutes les fonctions de back office (par exemple, le traitement et l’archivage des chèques, les prises d’appel client, la gestion de la fraude et un tas de bazar comme ça). On y trouvera également une partie des services informatiques (tout ce qui n’est pas fait par les « 37 » ou leurs filiales).

Le rapprochement annoncé permettra donc de vastes économies d’échelle. Par exemple, dans tel service où il fallait 2000 informaticiens, 1500 feront l’affaire…

Voilà. Si la crise n’avait pas existé, ce rapprochement aurait quand même été très juteux. La question que je me pose : la crise ne sert-elle pas de bouc émissaire. Des types en cravate (à chier, surement) se seraient réunis dans un bureau et se seraient dit entre eux : « et si on profitait du bordel qui s’annonce sur les marchés financiers pour annoncer notre truc, ça limiterait les cris des gauchistes et éviterait des grèves, les salariés se sentant forcés de fermer leurs gueules ».

Un des types (le grand avec des lunettes en écailles et du poil dans les oreilles), représentant les Caisses d'Epargnes, auraient alors dit : « Tiens, on va faire croire au Canard Enchaîné qu’il nous manque 6 milliards d’euros, pour que la rumeur qu’on est dans la merde circule »… Un beau plan de communication…

Ce n’est pas une jolie hypothèse, ça ? Mais ça n’est qu’une hypothèse…

(illustration)

Wouah ! La crise !

C’est la crise. Hier soir, journée noire : le CAC40 a perdu près de 10%. Je ne m’en réjouis évidemment pas mais ça ne m’empêche pas de me foutre de la gueule des andouilles qui jouent avec notre pognon.

Si j’en croyais la radio, ce matin, la situation est grave. Elle l’est, mais il faut quand même relativiser. Comme l’autre jour, je diffuse donc la courbe du CAC 40 : son niveau est le même qu’en octobre 2004 et qu’il y a exactement 10 ans… Il y a un an, lors d’un vague pic, il était inférieur à ce qu’il était fin 2000 !

La chute d’hier est jolie mais n’est probablement que l’élément d’un cycle quelconque qu’essaient de comprendre les économistes puisque c’est en faisant croire qu’ils y comprennent quelque chose qu’ils gagnent de l’oseille !

En fait, la seule chose qui m'inquiéte est que Claude Allègre a dit, dans le Parisien, ce matin, que ce n’est pas grave. Je n’ai jamais eu confiance dans ce gars.

Ce qui me rassure, c’est quand je vois BNP Paribas racheter la banque Fortis, je me dis qu’il y a encore de l’oseille à gagner. Si BNP dépense des sous, ça ne doit pas être pour nous faire plaisir… Et ça m’amuse de voir que le Royaume Belge est maintenant le premier actionnaire du fleuron des banques Françaises…

Aussi bien, d’ici trois jours, la Société Générale rachètera Dexia…

J’entendais à la radio, ce matin, que les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires envisagent un rapprochement. A mon avis, ça n’est qu’un prétexte pour faire sauter leurs structures juridiques imbitables. Je ne connais pas trop les CE et les BP, mais j’ai bossé pendant longtemps pour d’autres « banques à réseaux » le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel. La structure est incompréhensive et mon statut récent dans la blogosphère me permet de vous l’expliquer. Remerciez-moi.

Voilà : ce sont les seules banques dont la maison mère appartient aux filiales régionales, elles-mêmes propriétés des filiales locales, elle-même appartenant aux clients. Alors si vous y comprenez quelque chose…

Je me demande si quelques financiers avertis ne seraient pas bien heureux de faire sauter ses structures délirantes et strictement Françaises… Et restructurer tout le domaine bancaire mondial.

La crise ne fera pas que des malheureux… d’autant que les impôts payent les pots cassés.