01 mars 2021

Du barrage sans retenue !

Espoir collectif

Libé faisait sa une avec les électeurs de gauche qui refuseront de faire barrage à Marine Le Pen en 2022. Hasard (ou presque : l’actualité amène les sujets), Stéphane en faisait son billet de blog suivi par Denis. D’une manière générale, j’ai de plus en plus de copains de gauche, dans les réseaux sociaux, qui déclarent la même chose ! Stop au Front Républicain et tout ça !

J’insiste sur « les réseaux sociaux » parce que les couillons de la vraie vie sont bien loin de cette posture et feront tout éviter l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir en France, compte tenu de son histoire et tout ça, mais aussi car nous n’avons eu de cesse que de nous foutre de la gueule des pays qui sombraient dans un brun populisme alors que nous sommes largement au-dessus… Et quand bien même, les couillons de la vraie vie font bien ce qu’ils veulent ! Nous sommes là dans les blogs et les réseaux pour dire ce qui nous passe par la tête, en essayant de faire rigoler les copains les jours où on a l’esprit à ça.

En outre, il est à peu près évident que Marine Le Pen est totalement incompétente pour diriger un pays et que personne, dans son équipe, ne puisse réellement l’aider. On peut raisonnablement penser que son arrivée à l’Elysée pousserait encore plus le pays vers le chao. Un bon vieux réac pourra espérer qu’elle fasse du Trump et envoie chier tous les pays, tous les accords pour sauver le climat mais la France n’est pas les Etats-Unis d’Amérique et on donnerait l’impression de beaufs combatifs et montrant des points tout en faisant caca dans nos culottes.

 

Je ferai barrage à Marine Le Pen ou, d’ailleurs, à tout autre imbécile que je jugerai nuisible. Et je me moquerai avec toute l’empathie qui me caractérise de tous ceux qui font un point d’honneur à ne pas voter Macron comme s’il était honorable de favoriser l’arrivée au pouvoir des descendants de Maurras, voire de Goux.

Certes, Macron a fait des erreurs au début, notamment à niveau fiscal, ruinant des années de lutte contre les inégalités, lutte qui n’est pas que démagogique ou idéologique mais qui permet de réduire des déséquilibres propre à notre société. Nous allons le dire en Français : putain de bordel de merde, il n’est pas normal que le type qui gagne sa vie en vendant et rachetant des actions paie moins d’impôts, à revenu égal, que l’imbécile qui ne touche du pognon que de son travail ! Même si vous êtes anti-égalitariste parce que les pue-la-sueur vous emmerdent, il y a aussi une question de bon sens. Sans compter que le ruissellement ne fonctionne pas et qu’à force de ne pas payer les sans-dents, plus personne n’a de pognon à dépenser pour engraisser nos milliardaires.

Sans compter que la richesse ne sert pas à grand-chose : vous pouvez toujours avoir trois châteaux aux quatre coins du monde, si c’est pour passer votre temps assis sur la terrasse à jouer à la belotte, vous n’avez pas le plaisir d’aller raconter des conneries avec les copains du comptoir.

De ce point de vue, Macon a été un mauvais président, sans doute pire que Sarkozy, lui-même peu égalitaire mais, au moins, il tentait de faire en sorte que les plus cons puissent travailler plus pour gagner plus.

On pourrait balayer les autres sujets alors qu’on s’en fout totalement, au fond. La réforme du lycée est un fiasco mais une certaine objectivité oblige à dire que tout cela n’a pas été pire que les bricolages faits pour le collège et au-dessous au cours des années précédentes. Il reste la politique sécuritaire mais on trouvera toujours des gauchistes pour expliquer que les libéraux nuisent aux libertés ce qui ferait un excellent sujet de dissertation en quatrième technologique (si ça existe encore).

 

Il nous faut encore dire deux mots sur la crise sanitaire. Le gouvernement a été mauvais : le virus circule encore après un an. Les gouvernements précédents ont été mauvais : le sida circule encore après quarante ans. On peut comparer avec les autres pays mais l’objectivité pourrait nous amener à attendre la fin de la fête pour compter les taches de vomi. Pendant ce temps-là, nous avons les vaccins gratuits pour tous, le chômage partiel et tout un tas de bricoles qui ne me semblent pas très significatifs de la droite.

Par contre, on sera tous d’accord pour dire que la communication est à chier (j’ai encore regardé Casteix, jeudi, je n’en peux pluuuuuus) et que cela permet objectif d’avoir un doute sur la compétence en générale et sur la manière avec laquelle a été gérée cette crise. A la limite, ne pas faire barrage à Le Pen favoriserait l’élimination de Casteix de nos TV plates et ça ne serait pas un mal.

 

Une d'un canard ayant fait appel
aux réseaux sociaux pour 
produire du contenu.

Alors, bien sûr, on pourra remuer les couteaux dans les sept plaies d’Egypte pour expliquer la montée du Front National comme je le voyais dans Facebook samedi soir, sujet récurrent depuis la nuit des temps avec des réponses qui varient selon la météo ! Pour un eux, le fait qu’on parle beaucoup d’islamogauchiste en 2021 expliquerait pourquoi les scores du Front National ont augmenté de 13 points entre 1981 et 1984 et il est de bon, pour tout un chacun, de disserter sur ces sujets vu que tout le monde connait la raison et ne saurait se tromper mais aura probablement changé d’avis dans deux semaines tout en criant « je l’ai toujours dit ».

Je conçois tout à fait qu’on puisse ne pas aimer Macron. Moi-même, j’ai voulu lui laisser une chance au départ car on ne peut plus continuer à faire de l’opposition uniquement par le bashing comme il l’a été avec Sarkozy puis Hollande. L’ambiance à gauche est évidemment mauvaise depuis plus de 7 ou 8 ans avec les gauches irréconciliables, les frondeurs et on n’aura jamais un procès équitable pour trouver des fautifs mais, rassurons-nous, le bilan de 2002 n’est toujours pas tiré ! Jospin a fait le carton que l’on connaît en oubliant les thématiques de la droite (alors que la politique menée n’avait pas été mauvaise avec la police de proximité, par exemple) et on pourra difficilement reprocher le sortant actuel de titiller l’électorat d’extrême droite. 2017 a été une catastrophe pour la gauche mais, au fond, cette dernière n’a perdu qu’une trentaine de députés par rapport à 1993, par exemple, et il n’y a jamais de mal à se faire du bien d’autant qu’avec la cassure de la gauche, la moitié de ses électeurs est partie « chez LREM » et, depuis, la gauche n’a rien fait pour les faire rentrer au bercail ! L’opposition systématique n’a pas que du bon, surtout quand elle consiste à viser la gauche de la gauche pour ne pas rester isolé.

Les électeurs de gauche sont aujourd’hui comateux. Il n’y a pas d’espoir de leur côté et la seule perspective raisonnable est d’avoir encore Macron pendant cinq ans et des débats de peine-à-jouir dans les réseaux sociaux. Ils jettent l’éponge. Ils ont déjà fait barrage au FN deux fois, pour les plus anciens, sans compter ceux qui ont voté Hollande en 2012 uniquement pour éviter Sarko, ils n’en peuvent plus et je vais arrêter la psychologie de comptoir. De toute manière, à ce stade et compte tenu de ce que j’ai pu lire dans Facebook, il ne me parait inutile que chacune des quatre périodes de cinq ans de gouvernement par la gauche s’est traduit par une bérézina électorale (je parlais de 1993 mais rappelons-nous de notre hébétude en 1986, en 1993 et en 2002…). En 2017, la reconstruction n’a pas été possible et l’écœurement est encore plus fort d’où la volonté, pour beaucoup, de vouloir laisser tomber (et je ne m’exclus pas du lot : il suffit de regarder les statistiques mensuelles de mon blog dans la colonne de droite pour voir que j’ai laissé tomber – au moins, la covid a été salvatrice pour mon blog…).

Barrage construit dans Facebook

 

Néanmoins, on est en train de voir des types de gauche commencer à espérer la victoire de Marine Le Pen pour espérer se reconstruire sur les gravas laissés au centre par les braves sociaux démocrates.

Je ferai donc barrage ! Pendant que l’humain se détruit dans Facebook, le castor construit des barrages pour se donner un cadre de vie.

 

Il construit des zones humides ce qui est tout à son honneur mais il faudrait qu’il arrête de se faire sucer par des canards.

27 février 2021

Que de séries !

L’amis Denis est en colère et, parmi tout ce qui l’énerve dans son billet de blog du matin, il y a : « Celle qui me ressasse tout l’intérêt des micro-séries, alors que je n’aime que le format contraignant d’un film de cinéma d’une durée maximale de 2 h 15. » Je dois avouer que j’étais comme lui jusqu’à début janvier. Je me souviens, dans une autre vie, de collègues parlant pendant des heures de séries diverses, type Dr House, pendant les heures de repas ce qui a fait, qu’à une époque, je désertais la cantine pour aller manger tout seul, au bistro !

Et j’ai changé, début janvier ! Le hasard ma propulsé devant « Doc » sur TF1, un soir où il n’y avait rien de regarde ailleurs et où j’avais la flemme de me livrer à une activé plus décente, comme médire sur les féministes dans mon blog. J’en avais fait un billet de blog, d’ailleurs. La première saison s’est terminée hier. Je vais résumer : tout va bien mais on ne sait pas trop si un des jeunes internes ne va pas retourner au bled, délaissant sa pouffe et son hosto. Tant pis. Quand la seconde saison commencera, j’aurais oublié son existence.

Depuis, j’ai sombré et je ne regarde plus que ça ou presque ! L’offre de films à la télé est particulièrement nulle et j’ai horreur des « comédies franchouillardes de moins de 30 ans ». Le lundi, une des chaînes diffuse des films genre « batman » et ça me va très bien et, le dimanche soir, on arrive à peu près à trouver son bonheur !

C’est ainsi que j’ai commencé à regarder à SWAP, les mardis à 21 heures, une série policière américaine. Comme Doc (et tant d’autres que j’ai découvertes depuis), elle est plus axée sur les personnages que ce qui permet de remplir les 50 minutes réglementaires (l’enquête de police, en l’occurrence). Elle est très sympa, tout comme « L’Arme fatale » (dérivée du film avec un jeune flic tout fou en équipe avec un vieux black plus posé), le vendredi soir. Je ne louperais un épisode pour aucun prétexte, pour vous dire si je suis devenu fou ! Le jeudi soir, je regarde une série française qui se passe à Nice, « Section de recherche ».

Me voila donc avec quatre soirées remplies par des séries (cinq si on compte le vendredi) à suivre les aventures de quelques personnages ! Les séries du jeudi et vendredi se terminent à « pas d’heure » (entre trois et cinq épisodes d’une heure s’enchaînent). Il m’est impossible de ne pas regarder un épisode qui va commencer sauf s’il s’agit d’une rediffusion d’un de ceux de la semaine précédente…

 

Le soir, je m’arrange pour terminer ma journée à 17 heures (rarement) ou à 18 (tous les jours ou presque) pour regarder un ou deux épisodes de « New York, police criminelle » et je fais fini souvent les soirées avec des variantes (une réservée aux crimes sexuels et une « londonienne »). Les histoires personnelles des personnages sont moins structurantes que dans les autres dont je parle mais on s’y attache quand même.

Enfin, tous les soir à 21h, je regarde un épisode de Grey’s Anatomy à peu près rythmée uniquement par les histoires de cul des protagonistes. C’est passionnant.

 

J’ai dépassé les six heures par jour (qui remplacent deux heures de métro et quatre de bistro, en gros…).

26 février 2021

Printemps Républicain ou islamogauchisme ? Des mots pour y venir...


Les réseaux sociaux restent dominés par ceux qui parlent du Printemps Républicain et de l’islamo-gauchisme. Je ne suis pas sûr que cela passionne beaucoup les électeurs de la gauche modérée ni même, d’ailleurs, ceux d’une gauche plus radicale qui, au pire (ou au mieux), n’y trouve qu’une occasion de taper sur un méchant centre gauche.

Comme tout cela les gonfle prodigieusement, ils ne liront probablement pas la suite de ce billet mais je les invite à cliquer sur un joli lien pointant sur les tweets évoquant le Printemps Républicain. Quand ils ne se fatiguent pas à démontrer que le mouvement n’est qu’un groupuscule sans intérêt, on voit ces humbles heureux tenter de prouver qu’il est une succursale de l’extrême-droite tout en étant incapables de développer.

Vous pouvez cliquer à nouveau sur ce lien et observer trente secondes : il devient évident que la plupart des twittos qui évoquent le Printemps Républicain ne savent pas de quoi il s’agit et n’en ont entendu parler que par les tweets de certains meneurs, voire, carrément, des propos de Jean-Luc Mélenchon. C’est logique ! Les meneurs ont besoin de cibles à désigner pour emmener les foules mais le résultat n’est souvent qu’un brouhaha dans les réseaux sociaux.

Vous devriez vous abstenir de faire « buzzer » les sujets que vous ne maîtrisez pas ou qui ne vous passionnent pas réellement. Vous me direz que je n’ai qu’à faire pareil mais j’ai, à ma défense, le fait que je dis depuis plus de 10 ans que la gauche devrait se ressaisir de ces sujets et qu’ils sont centraux ! Prenons un exemple au hasard. Un gros : moi. Il y a un tas de sujets que je ne connais pas et que je m’interdis de traiter sauf sous un angle humoristique. Prenons ces ignobles tarés de Génération Identitaire qui refoulent du goulot et les migrants à frontière. On est tous d’accord sauf en Normandie qu’ils méritent des baffes. Mais je n’ai pas étudié leurs publications et je n’ai jamais rien lu à leur sujet d’autres que des textes à charges et n’est comme connaissance que du « ouï dire ». Ca ne me suffit pas à faire un procès public.

 

Je parlais de ces 10 ans. En fait, cette période a commencé avant la montée de Twitter et de Facebook (faudra qu’on fasse un pot pour les 10 ans des Printemps Arabes… et leurs résultats) et essentiellement dans les blogs. C’était à l’époque du discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, ce discours ignoble mettant tous les maux de la société sur les méchants étrangers. Le Sarko s’était pris une crise économique sur la gueule et ne savait plus quoi faire pour reprendre de la popularité, il parlait donc d’immigration, un peu comme si Macron envoyait ses ministres dialoguer avec Le Pen ou pourchasser l’islamogauchisme afin de préparer des échéances électorales.

On avait constaté que beaucoup d’internautes de gauche, y compris éminents, s’étaient mis à défendre les musulmans au prétexte qu’ils étaient opprimés en France (avec leurs meufs interdites de burka, de burqini et tout ça) et il avait fallu qu’un illustre gauchiste pousse un coup de gueule pour rappeler que les oppressions étaient liées au sexe, à l’origine ethnique ou géographique, à la nationalité mais que la religion n’avait rien à voir avec tout ça et que, au contraire, c’était elle qui avait tendance à opprimer, par exemple en obligeant des femmes à porter des tenues spécifiques. La confusion était générale vu qu’au nom de la lutte contre l’oppression, des féministes revendiquaient le droit des femmes musulmanes à porter le foulard sans même se poser la question si elles ne voulaient pas plutôt le droit de ne pas le porter…

Tout cela n’est pas réglé, bien au contraire, mais cet illustre gauchiste avait rappelé à ses collègues que, à gauche, on ne pouvait pas défendre les diktats d’une religion et que, à la limite, il nous appartenait de lutter contre les religions (tout en respectant, évidemment, la liberté de conscience). La religion est l’opium du peuple et tout ça. C’était même assez de rigolo de voir ce pure gauchiste parfaitement en phase avec l’affreux social-libéral que je représente ! D’ailleurs, c’est moi qui me suis pris des baffes dans la gueule en me faisant traiter de raciste quand je reprenais ses propos…

Il appelait l’immense majorité des gens de la vraie gauche qui défendaient les musulmans « les musulmanistes ».

 

A la fin de l’été 2015, avec la préparation des régionales en ligne de mire, nous étions préoccupés par les élus de gauche qui se rapprochaient de groupe ou d’associations proches des musulmans et nous avions reçu Céline Pina, avec les copains blogueurs (le 29 septembre), qui avait beaucoup travaillé sur le sujet. Nous ne parlions pas d’islamogauchisme, à l’époque. A la limite, on avait des élus (ou des candidats) qui se préoccupaient d’une partie de la population. Quoi de plus normal à part que cela se faisait au détriment des autres… ? Mais on a vite compris, grâce à elle, que ces associations de musulmans étaient surtout des mouvements politiques islamistes.

Pour l’anecdote, avec les blogueurs de gauche, le 13 novembre, nous recevions les dirigeants du principal syndicat libéral de médecins libéraux. Certains d’entre nous étaient dans une farouche opposition mais j’étais plutôt bienveillant compte tenu des difficultés rencontrées par la médecine. Et c’est en dînant que Twitter nous informait des terribles attentats à quelques kilomètres… « Allo maman, regarde l’actualité, ne t’inquiète pas moi, surtout, mais je n’ai pas le temps de te parler ».

 

Peu après naissait le Printemps Républicain. Nous avons reçu Laurent Bouvet qui nous a parlé de tout ça et j’ai fini par adhérer à ce mouvement (en 2018, je crois) avec d’autant plus de plaisir que ce qui fut le musulmanisme n’était pas le seul sujet qui me rapprochait de leurs idées (je ne suis par contre pas du tout en accord avec les cadres de ce machin sur d’autres sujets comme l’aménagement de Paris mais peu importe).

Dans ces thèmes, il y a tous ce qui est lié au communautarisme. Par exemple, des associations organisent des réunions réservées aux femmes noires. Pourquoi pas ? Après tout, une personne un peu timide ou perdue pourrait avoir du mal à s’exprimer devant des personnes « différentes », notamment des hommes blancs. Progressivement, ces rencontres ont été élargies aux femmes non blanches (devenus non racisées) puis à tous les racisées et à toutes les femmes mais interdites aux hommes blancs. C’est inadmissible et contraire aux valeurs de la Constitution. La France est une et indivisible mais on arrive à séparer les gens. Mais quelle horreur ! Pourquoi ne pas finir par rétablir une sorte d’apartheid ?

Ces imbéciles qui font des réunions sans les « blancs » ont tenté d’imposer le fait que le racisme antiblanc est impossible ce qui est évidemment risible vu qu’ils le pratiquent assidument. Ils finissent par parler de racisme d’Etat ce qui est une autre hérésie, puis de décolonialisme, et tapent ainsi contre la République !

 

Et évidemment, la macronerie met les pieds dedans parce qu’elle peut diviser encore plus la droite en prouvant à tout le monde que la « droite de gouvernement » ne sert plus à rien, sachant qu’elle a déjà cassé la gauche ! 2022 est lancé…

Et il se trouve toujours des imbéciles heureux pour tenter de s’autopersuader que la droite a tort et que l’islamogauchisme n’existe pas ! Quitte à faire allégeance à une religion qui pourrait être tentée par mégarde de nous imposer la charia.


P.S. : Dans cette histoire, j'omets volontairement tous les épisodes de lutte, notamment la saga Marilou ou les gens harcelés ou menacés dans les réseaux sociaux.

22 février 2021

Gaucho-musulmans ou islamo-réactionnaire ?


Il y a vingt ans, ma grand-mère paternelle est morte. J’accepte encore les condoléances, mais n’en faites pas trop, ça va se voir. J’habitais au Kremlin-Bicêtre et elle était enterrée à Paimpol mais je n’avais pas de voiture. Plus exactement, je n’avais plus de voiture. La suivante était commandée (d’occasion). J’ai donc appelé la concession qui m’a permis de la récupérer un peu en avance. C’était une Citroën Xsara VTS 2.0 138 ch et Sarkozy n’avait pas encore mis des radars fixes partout. Il y avait plein de gadgets électroniques (dont un GPS qui parlait, ce qui est moins rare maintenant…). Pendant la cérémonie au cimetière, après la messe, on avait bien rigolé avec les cousins avec tous ces machins (essuie-glace automatique, radar de recul…).

Le samedi suivant, mon copain Mouloud, brave kabyle, musulman et ivrogne me dit que sa mère, 75 ans, arrivait du bled le lendemain pour sa première visite en France de sa vie et qu’il avait un peur parce qu’il devait l’accompagner chez des cousins à Belfort en train, qu’il lui faudrait donc prendre le métro et tout ça. Je lui ai donc proposé de les véhiculer. Il faut dire que je pensais que Belfort était à 250 ou 300 km de Paris et pas pile-poil 500. Je me rappelle que j’avais fait exactement 1000 km dans la journée.

Et nous voila partis, le dimanche matin ! Mouloud et sa mère étaient à l’arrière de mon espèce de coupé. Je ne sais pas comment elle y était entrée. Un autre copain avait pris la place du mort, histoire de nous accompagner.

Tout le trajet, la brave dame a répété : « ah que c’est beau la France » y compris quand nous traversions d’infâmes zones commerciales.

On arrive dans le quartier de l’HML de banlieue de ville commerciale où nous avions rendez-vous. Quelle tristesse. Toute la famille kabylobelfortaine était réunie ! Les femmes étaient en cuisine et les hommes dans le séjour et nous avons déjeuné ainsi, les femmes servant les hommes ce qui, au fond, est probablement la moindre des choses. Nous avons mangé selon la tradition, en prenant les gros morceaux de viande avec des os avec les mains ce qui est particulièrement désagréable mais les gens avaient l’air de se régaler. Les légumes étaient essentiellement composés d’haricots verts ce qui était étrange et franchement pas bon. Disons que la note pour ce repas n’était pas négative car il y avait de bons trucs mais un trois sur cinq est un maximum. On a bien compris pourquoi ils mettaient un tas d’épices dans le couscous : pour cacher le goût des aliments à moitiés pourris. Je me suis fait la réflexion que le couscous que nous mangions dans les restaurants, y compris celui tenu par Mouloud, n’avait rien à voir avec la bouffe traditionnelle de ces braves gens. En dessert, nous avions eu le droit à des choses bien de chez nous, comme du camembert, ce qui montre que les musulmans ont du savoir-vivre.


Pour le retour, sans la maman, j’avais conduit prudemment. Je n’avais pas dépassé le 190. C’est une limite étrange, à partir de laquelle le niveau de concentration nécessaire devient très élevé pour une voiture pas vraiment faite pour ça. Vous hésitez à baisser le regard même une demi-seconde pour regarder le compteur. En fait, je n’ai dépassé le 200 qu’une seule fois, en Belgique, avec mon copain Ramdane, l’année suivante, car j’étais persuadé que c’était comme l’Allemagne et qu’il n’y avait pas de vitesse maximum sur autoroute.

 

Ma fréquentation des musulmans ne s’arrête pas là et je pourrais raconter des centaines de soirées au bistro, essentiellement avec des Kabyles, des Sénégalais, des Ivoiriens et toutes autres marques de noirs qui ont généralement un seul but dans la vie : démontrer qu’ils peuvent enquiller plus de bières qu’un Breton mais le Breton a un temps d’avance : il supporte les gonzesses au bistro, y compris quand elles picolent plus que lui.

Je me rappelle de 2011 et 2012 où l’on n’en pouvait plus des outrances du pouvoir d’alors, notamment suite au discours de Grenoble et, évidemment, mes camarades musulmans kabyles n’en pouvait plus. Ils savaient que je tenais un blog politique de gauche en vue et voulaient absolument m’aider à faire gagner la gauche pour se débarrasser des nuisibles d’en face. Je ne pouvais rien pour eux, à part les motiver à militer et à voter. Je n’allais pas leur dire que chacun de mes billets était lu par moins de 1000 andouilles et que mon blog ne pesait rien dans l’élection !

Alors, on parlait jusqu’à plus soif (mais il faisait chaud) ce qui me fait dire qu’ils étaient plus gaucho-musulmans que je n’étais islamo-réactionnaire.

 

19 février 2021

Islamophobe ! Fachiste ! islamogauchiste ! Bon à rien prêt à tout !


Dans mon Facebook, ce qui tourne autour de l’islamogauchisme fait presque la totalité des informations politiques et cela commence largement à bien faire ! Cet espèce d’affrontement interne à la gauche est mortifère d’autant qu’une grande partie de nos camarades considère que le sujet est de faible importance. Il suffit que le gouvernement remette une pièce pour que l’on s’écharpe à qui mieux mieux !

Prenons l’exemple de notre ministresse de la recherche qui a dit que le CNRS est infesté d’islamomachinenistes. On ferait mieux de taper sur cette espèce de folle qui s’énerve sur le fleuron de notre recherche (putain, le CNRS a quand même eu son rôle à jouer dans l’atterrissage d’un tractopelle sur mars, hier !) alors que son boulot est de le défendre, plutôt que de dire « oui elle a raison » ou « non elle a tort » comme s’il était de notoriété publique que l’islam pèse sur la recherche scientifique en France.

Entendons-nous bien ! Je suis membre du Printemps Républicain et adhère à la plupart de ses « combats ». Je pense que l’islamogauchisme est grave, de même que tout séparatisme bien à la mode à la gauche de la gauche, parmi les décolonialistes et autres intersectionnalistes, mais il faut savoir raison garder. A force de défendre la gauche, on la coule. A force de défendre la République, on vide ses valeurs de leur importance. Tiens ! Il parait qu’on a laissé la laïcité à l’extrême droite. On voudrait donc la faire revenir à gauche mais on arrive à la pousser plus à droite, encore.

Entendons-nous toujours bien ! Je viens de taper sur les copains, je peux taper sur ceux d’en face, ces fameux islamogauchistes. Je suis désolé, les gars, mais prétendre que l’islam n’a pas trop d’importance dans certains coins de France mérite un passage au cabanon.


Entendons-nous encore bien ! La locution islamogauchiste ne vient pas de l’extrême droite et a moins de vingt ans. On trouvera cette définition dans les réseaux sociaux : « Ancien mec de gauche qui combattait l'église à l'époque mais qui depuis qu'il s'agit de la religion musulmane à tellement peur de se faire taxer de raciste qu'il préfère la religion à ses convictions. » On pourra préférer celle de Wikipedia : « « Islamo-gauchisme » (parfois orthographié « islamogauchisme ») est un néologisme visant à dénoncer un lien entre des personnalités classées à gauche ou à l'extrême gauche (gauchisme) et les milieux islamiques ou islamistes. Utilisé par certains universitaires ou responsables politiques pour dénoncer cette proximité supposée, la locution est critiquée par d'autres qui l'estiment non pertinente, voire stigmatisante. »

On ne va pas en chier une pendule, non plus ! Ceux qui utilisent ce mot sont traités par ceux qui en sont qualifiés de « fascistes ». C’est quand même plus grave ! Du moins, ça le serait si les lascars qui utilisent le mot « fascistes » savaient à quoi il correspond.

 

On ne va pas en chier en pendule. Désolé de stigmatiser. Mais quand ce terme figure dans la moitié des publications Facebook, ça lasse et ça ne veut plus rien dire. Surtout, je ne veux pas me fâcher avec les copains. J’ai des noms de types qui m’ont unfollowé quand j’ai adhéré au PR le tout parce qu’ils mélangent tout, y compris les propos d’abrutis qui m’ont traité de vallsiste à cette occasion ce que je ne suis pas mais il n’y aurait aucun mal à se revendiquer de celui qui a été un des premiers ministres de ce pays tout en faisant propre d’une certaine stabilité jusqu’à ce qu’il soit jeté comme une vieille chaussette.  Ces « unfollowers pour raison politique sont des moins que rien » et des abrutis de première (comment comprendre ou convaincre l’ennemi si on ne l’écoute pas ?).


Je ne veux pas me fâcher avec les copains. On va simplifier. Il y a trois groupes de gens à gauche. Petit 1 : les islamogauchistes et, d’une manière générale, font tout et n’importe quoi pour défendre ceux qu’ils caractérisent d’opprimés par les mâles blancs. Petit 2 : ceux qui, comme moi, pensent que les valeurs de la Républiques doivent être privilégiées avant tout puisque, par définition, ce sont celles qui nous permettent de vivre ensemble sans distinction d’origine, de race et de religion. Petit 3 : l’immense majorité qui sont attachés à une gauche de progrès social et tout ça et qui n’en a pas grand-chose à foutre de ces débats à la con.

Je ne veux pas me fâcher avec les copains. Je veux bien qu’on dise que le Printemps Républicain stigmatise les islamogauchistes mais les clowns comme Mélenchon (voir son discours d’hier) qui l’attaquent méritent de larges baffes pour leur apprendre à vivre. Tellement grotesque qu’en l’écoutant je me demandais si ce n’était pas un fake.

Enfin, avant d’entamer un large virage sur l’aile (gauche), il ne me semble pas inutile de rappeler que ce sont quand les mêmes les islamistes politiques qui provoquent des massacres en France même limités à de simple décapitations. Sans vouloir stigmatiser qui que ce soit, hein !

 

La gauche n’est morte en France. La droite « républicaine » non plus : mes leçons de morale éhontées s’appliquent à tout le monde. Aux dernières élections locales, LR et le PS, avec leurs satellites, étaient encore les deux premières forces politiques en France. Cela prouve certainement beaucoup de chose comme l’existence d’un tissu de militants mais, au niveau national, tout cela devient ridicule avec des petit 1, petit 2 et petit 3 qui ne pensent qu’à se foutre sur la gueule, le tout bien aidé par une majorité qui a bien compris certains volets. On ne me fera pas croire que le débat sur le séparatisme ne vient là qu’en réaction à l’assassinat d’un prof trappiste et que Mme Vidal a tenu ses propos pour faire joli alors qu’un alcoolique lui avait refilé un micro. Après (ou avant), on a Darmanin qui va voir Le Pen et la gauche qui dit ah mon dieu c’est mal ils sont pareil vous voyez bien on vous avait prévenu ils sont le diable en personne. Discrètement, Macon a torpillé la droite en ne laissant aucun espace entre lui et le front national. Nous devrions presque en rigoler sauf si on considère que la seule chance d’avoir un candidat de gauche au second tour de la présidentielle est d’avoir un candidat de la droite républicaine qui pique des voix à Macron mais ce genre de billard à trois bandes nous fait franchement chier.


Peut-être que le prochain coup du président de la République sera pour la gauche mais, visiblement, on n’a pas besoin de lui. Il suffit qu’il foute le bordel à droite pour qu’on rappelle nos querelles et nos noms d’oiseaux même que mon dieu les islamogauchistes collaborent avec les nationalistes islamistes et que bordel les fachistes du centre gauche mènent le même combat que Le Pen contre ces pauvres migrants qui ne font rien de mal vu qu’ils ne pensent qu’à importer leurs charmantes traditions, comme la charia, chez nous.

On ferait bien de s’occuper d’autre chose comme du programme. Je vous rappelle la situation en France. Le PS essaie d’en monter un envoyant un QCM par mail aux types rencontrés dans Facebook. LFI en a un, le même que celui qui les avait perdre tout en gagnant presque la dernière fois et les écolos en parlent peu mais on se doute bien qu’ils sont opposés au nucléaire.

 

Aucun parti politique ne prend à bras le corps la situation du pays avec notamment la sortie probable de la crise sanitaire pour construire quelque chose qui pourrait plaire aux électeurs et faire avancer notre pays. Le seul point en commun dans les programmes est la nécessité de faire la rénovation énergétique des logements parce que le pangolin mal isolé est poreux à la chauve-souris.

Avec tout ça, on est mal barrés !

 

En fin de compte, on a bien raison de se foutre sur la gueule à cause des musulmans, pendant qu’on fait ça, on n’est pas au bistro, bistros par ailleurs fermés. Macron va être élu dans un boulevard. Je connais des gens de gauche qui vont voter Le Pen pour lui faire barrage et on va se retrouver avec un front républicain assez amusant à regarder.

Néanmoins, dans l’attente, je ne veux me fâcher avec aucun copain tout en continuant à dire des conneries dans les réseaux sociaux.

 

16 février 2021

Le discours qui a fait la victoire de notre présidente !


« Nous arrêterons le nucléaire dès lors qu’il sera possible de l’envisager au plus tôt sans compromettre  l’approvi-sionnement électrique des serpentins réfrigérants des pompes à bière ! » Ne nous cachons pas, c’est avec ce genre de promesse qui touche toute la population et compréhensible par tous, du plus farouche écolo au gros défenseur de l’énergie atomique que Jauneau a gagné l’élection présidentielle dont au sujet duquel nous évoquions hier !

Nous ne pouvons rester que béant devant son génie électoraliste qui lui a poussé à se différencier de ses concurrents qui ont voulu promouvoir leurs individualités au bénéfice du collectif alors qu’elle a su entraîner son collectif individuel pour faire gagner sa propre individualité. Nous sommes en janvier 2022.

 

Dès le meeting de début de campagne, alors que d’illustres adversaires avaient voulu se la péter avec des slogans comme « Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. » ou « Travaille plus, pov con », Jauneau a su parler au cœur de tous avec ces propos qui resteront gravés dans l’Histoire : « Me pétez pas le cul avec un programme de redressement ! Avec ces putains de virus, ce réchauffement climatique et toutes ces conneries, aussi bien on va tous crever avant la fin du mandat. Pourquoi voudriez-vous rembourser une dette alors que plus personne ne sera là pour dépenser le pognon ? Pourquoi éduquer les jeunes, même ceux qui ne descendent pas de pue-la-sueur, alors qu’ils finiront tous par gratter entre les graviers pour trouver un ver de terre à becqueter ? Pourquoi loger les sans-dents alors que la température moyenne avoisinera bientôt les 45 degrés ? »


Largement acclamée, elle a poursuivie : « Nous devons avoir une seule priorité : favoriser nos loisirs ! Tous les efforts seront mis en place pour que les boissons soient servies à volonté à la température idéale, pour qu’une légère climatisation nous empêche de trop suer en copulant parce que sinon ça colle ! »

Et devant les applaudissements, elle entra au cœur du sujet : « Ma politique sera ni de droite ni de gauche mais de gauche uniquement pour permettre à tous et à toutes, inclusivement, de bénéficier égalitairement de la même mort dans d’affreuses souffrances après des années d’une intense jouissance qui me fait déjà mouiller ma culote rien qu’à y penser ! » La surprise fut au rendez-vous quand elle se mit à l’aise en enlevant la dite culote d’autant qu’elle était habillée, comme d’habitude, en jean.

Elle remis alors ses lunettes qu’elle avait été obligée d’enlever pour cette opération (vous avez déjà essayé d’enlever une culote par le haut pour ne pas vous mettre tout nu sans prendre les moindres précautions pour vos bésicles ?), elle repris : « pour accompagner le chao inévitable, nous favoriserons l’immigration de masse de racisés avec un sexe de masse et de racisées avec un cul et des nichons de masse. L’ensemble de nos parties faites pour ça devront être bien pleine de chair et les maigrichons auront pour unique rôle de nous tenir nos verres tout en se finissant dans les bourrelets oubliés ! Ne bougez pas, je vais vous faire un dessin ». Pour des raisons qui restent inconnues, toute la foule se leva comme un seul homme et cria « Nooooon ».

Dont acte. Pas de schéma. L’histoire a sans doute perdu au change mais pas la décence.

 

« Mes amis, mes chers compatriotes, » poursuivit-elle non sans oublier de se lécher le front pour enlever les quelques gouttes de sueur disgracieuses, « je vous ai exposé le pire des scénarios mais nous ne sommes pas à l’abri d’un miracle ! La crise économique résultant de la crise sanitaire aura pu faire en sorte que la diminution de l’émission des gaz à effet de serre soit suffisante pour enrayer le réchauffement climatique, par exemple. Nous ne le savons pas… A la limite, nous ne le saurons que dans les années qui suivront le quinquennat. »


Je respirais enfin. La candidate avait un peu forcé le trait pour la première partie. Nous avions dessiné en commun le thème général mais je ne la pensais pas assez cochonne pour exposer ce que nous avions tous en arrière-pensée. Elle passait donc à la seconde partie et il était bien temps. Cela devenait plus logique, plus rodé mais il fallait encore qu’elle puise dans son énergie pour décréter notre ambition : « la non campagne ».

 

« Mesdames, Messieurs, vous savez, j’écoute les propositions de mes valeureux adversaires. Il est évidemment hors de question, pour moi, de les dénigrer car je tiens absolument au fair play. Il n’empêche qu’ils racontent strictement n’importe quoi ! J’entendais, l’autre jour, Mélendot dans son débat avec Hidalbourg expliquer que la crise sanitaire était expliquée exclusivement par le réchauffement climatique ! Je veux bien imaginer tout et n’importe quoi et concevoir que la chauve-souris qui a sodomisé ce pangolin a eu un coup de chaud mais tout n’en découle pas. Peu importe de savoir que le gonflement des écailles à cause de la chaleur empêche toute pénétration mais nous devons néanmoins avoir une grande confiance dans la science. Entre outre, les relations, même sexuelles, entre deux animaux ne nous regardent pas, surtout s’ils ont eu l’assentiment de Monsieur le curé. Nous n’avons pas le droit de dire n’importe quoi.

« En outre, nous ne pouvons pas oublier le passé. MM Sarkozy, Hollande et Macron avaient aussi fait des promesses de campagne. Le premier a été bloqué par une grave crise sanitaire, l’autre par des prévisions farfelues d’une inversion de courbe avant d’entamer la deuxième partie de son mandat et le troisième par la crise sanitaire qui nous a tant pénalisés depuis 18 mois. Force est de constater qu’aucun de ces présidents, les trois derniers, n’ont pu mettre en œuvre les éléments de leurs programmes. Je refuse de faire campagne avec des promesses que je ne saurai pas tenir !

« Je refuse aussi de faire de la démagogie de bas étage ! La gestion des masques, par exemple, a beaucoup été critiquée mais que n’aurions-nous pas entendu si le gouvernement avait commandé suffisamment de masques et s’il n’y avait pas eu de crise ? J’imagine les réseaux sociaux s’emballer sur des commandes inutiles passées pour enrichir les patrons ou que sais-je !

« Enfin, on connait tous, à gauche, les promesses faites parce qu’il faut ratisser large pour satisfaire je ne sais quel partenaire qui fait semblant d’espérer autre chose que des postes pour les copains du big boss, ces promesses faites alors que l’on n’y croit pas, tout simplement parce qu’elles ne sont pas réaliste. Allez vas-y que je te fasse voter les immigrés aux élections locales ! Vas-y que je te démantèle les centrales nucléaires jusqu’à plus soif ! Vas-y que j’t’impose de nouveaux traités européens sans l’avis de la grosse Merkel ! Je ne veux pas avoir le sentiment d’avoir trahi mon pays et, surtout, mes électeurs, enthousiastes mais couillons, qui y croient… »

 


Elle était en forme ! La salle était d’autant plus debout qu’il n’y avait pas de siège car les meetings étaient en extérieur compte tenu des finances du Parti Socialiste. Il était temps d’entamer la troisième partie, en guise de conclusion.

Bien que n’étant pas tombée de l’estrade, elle continua, tout bas.

« Je ferai cette campagne sans promesse, sans programme, sans projet, sans engagement ou, plutôt, je ferai cette campagne avec une promesse, un engagement ! Celui de prendre toutes les décisions, au jour le jour ou à long terme, avec la volonté de servir le bien de tous dans une logique de sauvegarde de l’environnement tout en assurant la production de céréales pour produire la bière, dans une logique de lutte contre les discriminations sauf selon des critères rigolos, avec la volonté d’assurer une logique sociale sans obliger personne à fréquenter ceux qui puent de la gueule, en favorisant la production en France ce qui n’est pas fatigant à produire, en important le strict nombre de migrants nécessaires pour balayer les rues et vider les poubelles sans oublier ceux qui fuient leurs pays car ils y sont massacrés. Je ne prendrai la décision de mener à bien que des réformes inutiles et aucune qui mette en cause nos grands équilibres. Je ne réformerai pas la Constitution, je ne ratifierai aucun traité international, je ne nommerai que des proches aux postes clés afin de leur accorder toute ma confiance. J’accorderai l’égalité totale aux hommes et aux femmes y compris à un niveau sexuel et par rapport à picole. La PMA ne sera non seulement pas autorisée pour toutes les femmes mais obligatoire pour tou.te.s mais seulement si la conjoncture s’y prête. La République sera exemplaire mais on ne sait pas par rapport à quoi ! Ma présidence sera d’autant plus normale qu’il n’y a jamais eu de pouffe avant moi. Si les conseils des ministres durent trop long temps, on se finira au mojito après avoir fini la dernière bière.

« Au cours des trois prochains mois de campagne, je présenterai tout ce que nous mettrons en place si nous avons les moyens de le faire et tout ce que nous ne ferons pas car l’avenir est trop incertain et qu’on ne va quand même pas se fatiguer pour rien.


« Voilà le choix, chers amis, voilà le choix qui vous attend. Toujours le même, toujours celui, depuis que la démocratie existe, entre la peur et l’espoir, entre la résignation et le sursaut, entre l’agitation et le changement. Eh bien le changement, le changement, c’est maintenant ! Le redressement, c’est maintenant ! La justice, c’est maintenant ! L’espérance, c’est maintenant ! La République c’est maintenant ! »

 

La foule était en liesse et le malentendu en marche. J'ai fini au bistro.

 

15 février 2021

Nous avons une présidente !


Nous sommes le jeudi 19 mai 2022. Aujourd’hui a lieu la passation de pouvoir entre Emmanuel Macron et  Elodie Jauneau qui a battu Nicolas Dupond-Aignan au second tour de la présidentielle dimanche 9 mai avec 62% contre 38. Quelle belle revanche pour celle qui fût une des seules conseillères municipales d’opposition, face au leader de « Debout la France », il y a une dizaine d’années.

Rappelons-nous, il y a un an, quand celle qui n’était alors connue que par les encouragements sans faille d’une bande de sympathiques blogueurs à forte descente a été propulsée sur le devant le scène après l’arrestation du favori de la primaire à l’hôtel Ibis près de la Grand Place de Bruxelles, Boris F., par la police Belge qui l’accusait d’avoir massacré à coups de casque un pauvre député LREM issu de l’immigration et des pieds. Gagner cette primaire fut une formalité même si la présence de Jean-Christophe Cambadélis au second tour surpris tout le monde alors que M. Montebourg et Cazeneuve étaient attendus sans toutefois espérer figurer sur la plus haute marche tant ils avaient oublié, au cours de la primaire, de montrer leur attachement à la gauche, à la justice sociale, à la redistribution et aux cuites avec les copains.

Ce soir, elle dormira seule ou avec un de ses jeunes amants dans les appartements privés de l’aile est de l’Elysée à l’issue d’une journée bien fatigante, entre la cérémonie officielle, la descente des Champs-Elysées, la réception des jeunes socialistes à l’Elysée, l’apéritif à la Comète et un premier souper aux frais de la princesse – il n’y a plus de raison de se faire chier – avec son équipe de campagne, celle qui a su l’accompagner dès le départ ayant compris la véracité de ce qui allait devenir le slogan : « C’est @Jouneau qu’il nous faut ».

Demain, elle prendra la première décision importante de son mandat en nommant un premier ministre sentant fort le Centre Bretagne et la proche banlieue, légèrement ventripotent pour donner confiance suite aux malheureux épisodes des premiers ministres de M. Macron, avec beaucoup de cheveux bien frisés et une délicatesse à toute épreuve malgré une difficulté à ne pas se vêtir d’une cravate à chier sur sa chemise sortant du pantalon. Si le nom du premier ministre probable est connu depuis l’entre-deux tours, tout comme celui du chef de cabinet (étonnamment, c’était une promesse intime faite par la candidate Jauneau : « Claire, tu resteras ma cheffe »), la composition du gouvernement qu’il aura en charge de… composer reste inconnue. Seuls quelques noms circulent, comme Didier Goux à l’égalité femmes hommes, Alice Coffin à la charcuterie et Carlos Da Costa à l’égalité des chances.


Certaines offres de service ont commencé à circuler. Nul n’ignore, par exemple, que Mme Royal a plusieurs fois insisté, pendant la campagne, sur la nécessité pour tourner définitivement le page de la crise sanitaire et économique d’avoir un grand ministère ayant en charge les finances, l’industrie, l’écologie, les affaires étrangères, les affaires sociales, l’éducation nationale et le travail et on peut s’imaginer qu’elle sera candidate au poste ! Nous n’avons pas oublié, non plus, quand M. Valls a annoncé qu’il se retirait de la vie politique française mais accepterait de revenir s’il fallait un grand ministère régalien regroupant la défense, l’intérieur, l’immigration et la communication.

Les supputations vont bon train chez tous les observateurs de la vie politique mais nos observateurs sont formels. Le futur premier ministre est bien décidé à opérer la sélection au comptoir. Les candidats devront boire une quinzaine de bières et continuer à argumenter stoïquement face à des cons issus des réseaux sociaux en ne dégainant des insultes qu’aux moments opportuns.

 


Bientôt, il nous faudra tirer le bilan de cette campagne bien particulière sur le fond de crise sanitaire. On devrait dater son début à ce jour de février 2020 où Jauneau a démissionné du Parti Socialiste, hurlant contre l’organisation de cette formation à un niveau national, incapable de repenser son fonctionnement, de renouveler ses cadres, d’écouter les militants…

Ou l’on retiendra le jour de son communiqué de presse pour annoncer sa candidature qui se terminait ainsi : « non, je ne suis ni lesbienne ni végan et vous me faites chier avec l’intersectionnalité non mais putain quoi ! », opportunément diffusé pour la Saint Valentin 2021, lendemain d’une soirée privée de blogueurs à la dérive.

12 février 2021

Le racisme de gauche finira-t-il par se voir ?


Je ne sais pas si c’est à cause de la pleine lune ou de la loi contre le séparatisme mais l’ambiance est particulièrement mauvaise entre les islamogauchistes et les fachogauchistes depuis quelques jours. Pour être plus précis : elle est pire, à un point qui me fait quand même rigoler, certes jaune, mais rigoler tout de même… Les espèces d’articles de Slate ne font que renforcer la folie générale ! A les lire, les gauchistes non partisans se sentent obligés de faire corps avec les islamogauchistes en disant « c’est bien la preuve que » et ils en font un marqueur de gauche.

 

Vous vous rendez compte que des types qui se disent de gauche (de bonne foi, n’y voyez aucune ironie de ma part) prennent fait et cause contre des lascars de gauche qui veulent lutter contre l’islampolitique et la montée en force d’une religion ? Faudrait pas boire. Surtout si c’est pas halal.

Revenons sur le séparatisme. Deux minutes, je ne suis pas un intello, non plus, je parle du bout du comptoir, seulement. Les « séparatistes » sont des andouilles qui voudraient que l’on puisse s’asseoir, en France, sur des principes de la République. Pour ma part, je ne veux pas.

Que la dit la Constitution ? Je cite : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. » Je crois que c’est clair : on ne peut avoir, en France, de différence de traitement entre les races, les origines, les religions et c’est pour ça que je pense que l’on doit lutter contre les séparatisme qui vont avec. Rassurez-vous, je ne suis pas fou, je suis même d’accord avec Jean-Luc Mélenchon quand il disait, pas plus tard qu’hier soir, que le principal séparatisme en France est social.

 

Ce qui me gêne, avec mes copains de gauche, c’est qu’ils ne prennent pas de recul par rapport aux articles de Slate, qui sont là pour générer du clic. Tout d’abord, ils ne sont de toute évidence pas objectifs. Il suffit de lire le premier opus, à propos d’Eric Maillard, notamment, pour se rendre compte qu’il manque quelques chose et pas seulement un droit de réponse. Il manque franche un maillon. Ils sont en plus assez mensongers, ne serait-ce que par omission voire par débilité. Par exemple, il explique les cadres du Printemps Républicain font intervenir les fanatiques par meute en omettant le fait que la réciproque pourrait être vraie ! Mme Diallo a bien plus de followers que M. Bouvet et donc une bien pire capacité de nuisance. De fait, les cadres du Printemps Républicain reçoivent beaucoup plus de baffes qu’ils n’en distribuent…



Ce qu’il y a de rigolo, aussi, est que le jour même de son passage à la télé (hier…), Monsieur Mélenchon désignait dans Facebook, ces articles de Slate pour montrer que le Printemps Républicain était son principal opposant ! Il n’a pas tort… Une gauche française passe plus de temps à taper sur l’autre gauche que sur le Front National…

 

Je disais qu’on ne peut pas faire de différence entre les races, les origines et tout ça. C’est évidemment une vue de l’esprit mais ce qu’il y a d’important est qu’on ne doit pas les regrouper selon ces critères : on ne peut avoir aucun texte de la République et de ses différents composants (qui vont jusqu’aux associations de quartiers subventionnées par les municipalités). Point barre. Or, quand une personnage politique porte plus d’attention aux uns qu’aux autres ça craint… Surtout si des fous terroristes agissent en se faisant passer pour les représentants des uns. Comme si des terroristes islamistes représentaient les musulmans. Cela étant, ils sont musulmans et il faut arrêter de jouer avec le feu.

Cette loi contre le séparatisme est un sombre fourre-tout et donc, comme souvent, une erreur du gouvernement, qui permet à des clowns de parler de n’importe quoi dans les débats dans les télés plates. J’ai tenu un quart devant le pugilat sur la 8 entre Mélenchon et des crétins faisant les malins d’une droite dure ce qui a permis à tous d’éviter l’essentiel.

 

Je vais vous proposer deux lectures. Tout d’abord un édito de Charlie qui se fout de la gueule de la gauche de la gauche ce qui étaient bien Charlie les bons jours mais pas les autres. Ensuite un billet de Marianne qui montre comment un « racisé français de longue date » prend les jérémiades de cette gauche qui, en fin de compte, ne fait que désigner un racisé pour ce qu’il semble être, un bougnoule.

Ce qui me fait de la peine est de voir des copains de gauche tomber dans le piège, notamment ceux d’Arnaud Montebourg. Ce gars-là a décidé de ne pas faire campagne à gauche mais « ni de l’un ni de l’autre » et ses troupes sont orphelines. Je suis hors sujet mais un copain se demandait hier si envoyer des candidats « ni de droite ni de gauche » pour éviter « Macron Le Pen » au second tour était vraiment une bonne chose car ils sont eux-mêmes « ni de droite ni de gauche…

 

Je n’ai pas parlé de Trappes alors que ce patelin est au centre de notre actualité car je n’ai pas envie de débattre pour savoir si le prof est une sombre andouille ou un génie funeste. Reste quand même unvieil article des Inrocks – oui, des Inrocks – pour s’interroger si ce patelin n’est pas réellement un berceau du djihadisme national.       

 

Je me répète souvent mais le gauchiste qui oublie que « la religion est l’opium du peuple » perd de la crédibilité tout comme celui qui assimile chaque étranger à un musulman et combat les anti-islamistes pour expier son propre racisme…

Ca va finir par se voir.


P.S. : à propos de "se voir", si je ne cite pas les erreurs de l'article de Slate, c'est parce qu'elles se voient ou, du moins, devraient se discerner à la lecture.

11 février 2021

Chronique du 11 (enneigée mais pas illustrée)

Je veux bien que Slate fasse un papier à mon sujet à condition qu'il ne cite pas mes tweets qui montrent que je soutiens une frange de la gauche proche des milieux islamistes eux-mêmes pas trop éloignés de méchants terroristes qui oublient de s'assurer que leurs bombes ne feront pas de victimes avant d'exploser.


Je veux bien que Slate fasse un papier à mon sujet mais je ne veux pas avoir l'air l'une pleureuse quand je dénoncerai, par exemple, Jégou, s'il me traite de connard.

Je veux bien que Slate fasse un papier à mon sujet mais à condition que les personnes critiquées, a priori mes adversaires, n'aient pas de droit de réponse.

A part ça, je suis allé faire du vélo, ce matin. Et bien, je peux vous assurer qu'il fait très froid en Centre Bretagne (je veux dire : pour le Centre Bretagne, on ne va pas comparer avec la Sibérie, non plus, ni même avec la Syrie - Ah merde, ça me reprend). Le "thermomètre" de l'application météo du smartphone indique -4 contre -1 hier mais avec des gants, c'est le bonheur !

Et je n'ai pas refait la connerie d'hier : j'ai bien rangé mon tee-shirt dans ma ceinture pour éviter d'avoir le ventre à l'air vu qu'après mon retour, j'ai été pris de coliques diverses qui m'ont valu un séjour sur le trône d'autant plus long que je ne n'arrivais pas à prendre le papier hygiénique avec mes doigts gelés. Comment vouliez-vous que j'explique ça à ma cheffesse quand je suis arrivé en retard en réunion ?

J'ai fait les courses pour tenir jusqu'à lundi ou mardi environ. J'ai enfin trouvé la solution pour optimiser le transport avec mon vélo électrique. Au début, j'avais tendance à mettre les objets les plus lourds et les plus volumineux au fond d'une sacoche puis à mettre mon sac dans l'autre sacoche après y avoir retiré les objets qui empêchaient les affaires de rentrer et les avoir mis dans l'autre sacoche. Vous me suivez ? Même que, des fois, ça rentrait pas, j'étais obligé de récupérer mon sac pour transporter les objets à la main (oups, dans un sac tenu à la main et pas dans les sacoches).

J'ai trouvé la solution : il me suffit de mettre directement les trucs volumineux et surtout lourds dans les deux sacoches directement, sans tenter une étape intermédiaire, souvent longue vu qu'il fallait tout retirer. Ceci nécessite d'avoir les objets légers dans le fond du sac et de terminer le remplissage de ce dernier, à la caisse, par les gros trucs que, au pire, je porterai à la main jusqu'au vélo. Du coup, pour charger ce dernier, il me faut deux minutes. Notons que ce n'est pas évident de faire passer certains produits légers en premier à la caisse car on a tendance à les garder pour la fin pour les poser sur le dessus du caddie afin qu'ils ne soient pas écrasés par le reste du bordel.

On est peu de choses. Putain de terroristes...