24 avril 2017

Mélenchon pas tout !

Les polémiques autour de Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui, sont bien ridicules, qu'elles viennent de ces supporters comme de ses opposants. Moi-même, je ne suis pas le dernier des abrutis : j'ai fait un billet pour lui taper dessus suite à ses propos, hier soir. Si j'avais été moi, j'aurais dit : Le pauvre. Il est fatigué après une longue et belle campagne. Et déçu. Très déçu. Il a raté son truc de très peu. 

Ne doutons pas de sa volonté de faire battre le FN mais, dans son action pour ce but, il est souvent ridicule. Rappelons-nous quand il a été défier Mme Le Pen dans sa circonscription pour les dernières législatives (si ma mémoire est bonne). Marine Le Pen était annoncée à 30%. Elle a fait 21. Une grande partie des voix qu'elle a perdues est probablement passée chez Méluche, cette fois, par contre. 

C'est plus la déclaration de Benoit Hamon qui m'a gonflé, quand il a dit qu'Emmanuel Macron n'est pas de gauche. Hamon n'a toujours pas compris que la gauche est plurielle. Elle a un centre gauche et ce centre gauche a probablement voté majoritairement pour Macron. Le PS ne se reconstruira pas sans elle. Il aurait dû annoncer son retrait. Avec un peu de chance Cambadelis aurait suivi, donnant les clés du Parti à Cazeneuve et à un gugusse comme Julien Dray, beaucoup plus lucide et, disons, un tantinet retiré. Dans Twitter, j'en ai lu une bonne sur Hamon, du genre : il a été un excellent candidat écolo, il a fait plus que Mamère en 2002. 

Mais revenons à Mélenchon. 

Il a fait une excellente campagne, tant sur la forme que sur le fond. Il a retiré de son Projet 2017 ce qui pouvait effrayer en 2012. Moi-même, quand Fillon était au creux des sondages, j'ai envisagé de voter pour lui (pas par conviction mais pour qu'il passe devant Fillon). J'ai finalement voté pour Macron parce que le risque était réel et parce qu'il était le candidat le plus proche de mes idées. Après Hamon. Mais il a tout foiré. Y compris l'annonce de sa défaite. Je ne regrette rien. 

Visiblement, une grande partie des soutiens de Mélenchon qui s'expriment dans les RS n'ont pas compris qu'il avait progressivement changé de discours et sont devenus très bêtes. Une partie de ses opposants aussi (et je l'ai dit en introduction, moi le premier, mais, sans faire acte de contrition, mes propos d'aujourd'hui sont bien plus modérés). 

Alors on se retrouve avec des gens qui s'invectivent. Je vais leur dire : vous me cassez les couilles. Manuel Valls avait raison : il y a deux gauche irréconciliables. Mais il a un oublié un détail : il faut faire avec. Macron devrait gagner. Il aura une majorité à composer ce qui s'annonce assez rock'n roll. Elle se fera sans une des gauches irréconciliables, c'est ballot. J'espère que l'autre ne jouera pas au con. Commençons par dégager Valls. A non ! J'avais déjà dégagé Cambadelis. Me voila adepte du dégagisme. 

Jean-Luc, mon Canard. Tu as un âge relativement avancé. Tu ne seras plus candidat. Est-ce que tu ne pourrais pas dégager (!) le terrain pour que les gauches se réconcilient afin que chaque gauche ne se retrouve pas éternellement dans l'opposition ? Il ne s'agit pas dans mes propos de te demander de changer de ligne politique. 

Mais d'apprendre à ces zozos à dialoguer, à former des majorités et tout ça. Tiens ! Si Hamon s'était retiré (ce qui n'était pas possible, je ne suis pas en train de militer), nous aurions un candidat de la vraie gauche au second tour face à un candidat du centre et la droite serait lessivée. 

Retrouvons un peu de sérénité. 


Lendemain d'élection

Emmanuel Macron est arrivé en tête hier. Je n'ai pas pu l'arroser, j'avais déjà à fêter mon anniversaire. J'ai voté pour lui. Pas par conviction. Pour éviter Fillon. Macron était le candidat le plus proche de mes opinions, c'est à dire du centre gauche. J'aurais préféré avoir à voter pour François Hollande. 


On lit beaucoup de choses à propos du résultat de Marine Le Pen. Elle a fait 21,43% des voix, soit quatre point de plus qu'en 2012. C'est trop. Cela étant, elle n'a progressé que de quatre points alors que le candidat de la droite traditionnel était planté par un tas d'affaires. Par ailleurs, tous les sondages ou presque se sont plantés. Tous les derniers la mettaient aux alentours de 24. Je rappelle aussi qu'il y a quelques mois, la plupart des sondages la donnaient aux alentours de 30% et qu'on nous promettait un cataclysme et tout ça.



Enfin, je pense que cette élection est trop bizarre pour que l'on puisse en tirer des conséquences sur le vote FN.



N'oublions pas que le PS a pris la dérouillée annoncée, presque pire que tout ce à quoi on pouvait s'attendre jusqu'à il y a un mois. Le grand parti de la droite traditionnel a commis une erreur stratégique ce qui fait que pour la première fois, il ne sera pas au second tour. Surtout, pour la première fois, il aura loupé deux échéances nationales consécutives et risque bien de se trouver en dehors du pouvoir pendant une période de 10 ans.



Je dis "risque bien" car il faut encore qu'ils n'aient pas de majorité lors des législatives, élections qui risquent d'être rigolote. Je ne vais pas faire un appel au rassemblement car tout le monde va faire des appels au rassemblements tant c'est évident.



On est dans un état de décomposition amusant. On va avoir un tas de triangulaires aux législatives. Si c'est un candidat EM qui est en meilleure position pour gagner, il me semblerait normal que les PS et LR se désistent pour lui. Dans les autres configurations, il faudra juger au cas par cas. Il faudra a priori que le candidat LR s'il arrive troisième, se désiste pour celui non FN qui pourrait gagner.



Et il faut bien penser qu'il faudra trouver une majorité à l'Assemblée. Il ne faut donc pas camper dès à présent sur des stratégies "tout sauf". C'est de l'avenir de la France qu'on parle et les électeurs ont balayé notre brave clivage historique.



De toute manière, je m'en fous : à Bicêtre, il devrait y avoir deux candidats de gauche au second tour. J'appelle le PS à se ranger derrière Jean-Luc Laurent. Hop. Je voterai pour lui. Ce qui est d'autant plus bizarre que je n'ai pas voter pour le candidat qu'il soutenait à la présidentielle alors qu'en 2012, nous étions sur la même longueur d'onde.


23 avril 2017

C'est guignol et ça vote

J'ai fait un billet de blog vers 18 heures car j'étais désespéré. Le Pen et Fillon allaient arriver en tête. Je me suis trompé. 

Et je suis bien content. Voir MLP en tête m'amusait. Depuis le temps qu'on nous parle d'elle, de la France profonde et tout ça. Voir Fillon dans les mêmes eaux m'amusait moins. Un escroc en tête des sondages alors qu'il représentait ce qui se fait de pire comme réactionnaire dans notre pays... 

Cela étant, j'ai vu des copains annoncer dans Twitter qu'ils refusaient de voter pour Macron face à Le Pen. 

Ils peuvent crever. J'arrête de jouer. 

Mélenchon en fait partie. C'est triste.  

Analysons le résultat

Il est une heure où il n'y a pas le droit de donner des informations liées au résultat de celte putain d'élection. Je vais rassurer mes lecteurs : je n'en ai aucune et je conchie Radio Londres. Ces imbéciles qui se croient au dessus de tout. 

Il n'empêche qu'il ne me paraît pas impossible que les deux gros candidats réactionnaires aient gagné ce soir et se retrouvent au second tour et qu'il soit légitime que nous ayons le moral au niveau des chaussettes. 

On le saura sans deux ou trois heures mais il reste jouissif de penser aux engueulades que nous aurons à gauche. 

Toujours est-il que je conchie ouvertement les connards qui vont nous expliquer que la gauche a perdue parce qu'elle n'est pas assez à gauche. 

Je me demande ?


Le tampon sur la carte ? Pour tous les électeurs, ils mettent la date de leurs anniversaires ? Ou ils mettent la date du mien pour tous ?

À part ça, sur le chemin du bureau de vote (j'ai fait un détours pour éviter les bistros), je me faisais la réflexion que j'allais voter pour un type à la présidentielle qui a une ligne politique et aux législatives pour un qui défend autre chose. 

Et tous les deux nous soutenions Hollande en 2012. On a une certaine constance... mais pas la même. 

21 avril 2017

Fin de campagne : pour moi, ça sera Macron !

Il paraît qu'on n'a plus le droit de faire campagne pour la présidentielle dans les blogs après minuit. Je ne vois pas pourquoi. Surtout, je n'ai pas fait campagne pour Macron, il ne pourra pas être pénalisé si je fais demain un billet en sa faveur. 

Ce soir, j'ai reçu un mail du PS. 


Je réponds : non. 

Cette campagne a été fatigante et je dois avouer que j'en veux beaucoup aux gens qui manquent de recul, qui restent dans une logique de militantisme. 

Lors de la primaire, j'ai défendu Hamon contrairement aux copains que je cible ici, ceci est un billet personnel). C'était pour virer Montebourg et Valls. Je n'ai pas voté à la primaire. Je ne voulais pas m'engager derrière un de ces deux guignols. C'est l'autre qui a gagné. Et je répète : c'est largement celui qui avait les meilleures position sur le travail, le partage des revenus (et donc l'imposition et tout ça). Mais il a foiré sa campagne. Dès qu'il a gagné la primaire, il a merdé, comme s'il voulait faire maire de Trappes. 

Alors, j'ai sérieusement envisagé de ne pas voter. Puis j'ai envisagé de voter pour Mélenchon quand j'ai commencé à croire qu'il pouvait passer devant Fillon, mon côté joueur. 

Il y a des gens qui disent que je vote en fonction des sondages, pourtant. Ils n'ont pas tort. Je vais voter pour éliminer Fillon. Cela n'empêche pas mon vote d'être de conviction. Parmi les candidats qui ont une chance de gagner, seul Macron emporte un certain nombre de critères et il ne me sert à rien de voter Hamon. Les sondages le disent, certes. Mais aussi, il a foiré un certain nombre de sujet. Par exemple, je crois, la laïcité. 

Des copains me traitent de girouette. Cela m'amuse. En votant Macron en 2017, je crois être très proche de ce que je pensais en soutenant Hollande lors de la primaire de 2011. Alors que les copains qui soutenaient Montebourg et sont proctionnisme à la dernière primaire et qui défendent maintenant Hamon m'amuse, d'autant que j'ai plus défendu Hamon qu'eux. Sauf dans la dernière ligne droite où ils se contentent de militer dans Facebook dans un entre soi qui n'a jamais été aussi impressionnant. 

J'ai participé à la campagne d'Hollande en 2012. J'étais un des blogueurs phares. J'avais 40000 visiteurs par mois (avec 45 millions d'électeurs, faut relativiser ; l'entre soi est éternel). 

Je vais donc voter Macron pour un certain nombre de raisons. La première est que je ne peux pas voter pour Le Pen et Fillon. La première, je m'en fous. Elle devrait être battue au second tour. Avec FF, j'ai plus de mal. Il est un des pires réactionnaires (et escroc) que je n'ai jamais vu. 

Hier, je me réjouissais de voir Villepin soutenir Macron. Des copains de la gauche officielle se sont foutus de ma gueule. Qu'ils s'amusent comme ils peuvent. Je ne crois pas en la fin du clivage droite gauche. Je constate qu'il n'est pas d'actualité aujourd'hui. A la limite, mes copains de droite qui votent Fillon, cet escroc réactionnaire, me font plus de peine que mes copains de gauche qui prétendent que je suis à droite parce que je vote Macron. 

La deuxième est que Macron a une vie sur l'Europe, sur l'avenir,... qui me va bien. 

Je vais voter pour lui. Tant pis pour ceux qui me prennent pour une girouette ouvquo pensent que je vote en fonction des sondages. 

Je vais ajouter un point : ça fait plus de dix ans que je tiens un blog politique avec près de 1000 billets par ans à ma grande époque. Ceux qui critiquent mes positions sont priés de les étudier. En se demandant ce qu'ils ont fait pour defendre Hollande pendant ces cinq ans.

Et les sujets un par un et pas de manière globale. 

On comptera les tondus à la libération. 


19 avril 2017

L'abondance, le chômage et l'élection

Tiens ! Le camarade mais néanmoins ami Seb Musset a pondu un billet. Ça faisait longtemps. Il dit que les quatre principaux candidats sont des guignols. Et que les sept autres ne valent pas mieux. On est d'accord. Je ne sais pas quand il a pris la décision de voter. Pour ma part ça fait quelques jours seulement. 

On ne votera pas pour le même candidat. Je vais voter Macron. Il va voter Mélenchon. Peu importent les raisons de cette relative divergence. Nos lecteurs communs (si on en a...) auront de toute manière deviné nos votes. 

Photo. 


Lien. 


Cela étant, parlons du fond. Hips. Dans le fond, on n'est pas du cons et tant qu'on parle du fond, on est pas au bistro. Quoique. 

Seb reproche à Macron son libéralisme et je suis libéral. Je vais rappeler pourquoi : je ne vois pas pourquoi l'Etat imposerait à un bistro une heure de fermeture s'il n'y a pas de nuisance (à part pour mon foie). La gauche, en France, critique le libéralisme uniquement sur les aspects liés au droit du travail et je vais y revenu. Ou pas. C'est selon. Des fois, j'écris des conneries qui n'ont rien à voir avec celles que j'ai en tête quand j'ouvre mon truc pour faire des billets. 

Il n'empêche d'une part que je ne vois pas en quoi empêcher un entrepreneur de gagner de l'oseille fera avancer la patrie. Il n'empêche aussi que les entreprises du CAC 40 ont fait un bénéfice de 75 milliard en 2016 ce qui correspond en gros au déficit de l'Etat. Et j'ai du mal à imaginer pourquoi il faut taper sur l'artisan qui souhaite développer une affaire pour résoudre ce problème. 

Qui n´a rien à voir avec le droit du travail. La gauche s'en prend aux PME créatrices d'emplois en prenant pour exemple les boites du CAC 40. Ou 60. 

Néanmoins soyons sérieux et revenons au billet de Seb. Ce qu'on appelle l'Uberisation du travail est inéluctable. On ne luttera pas contre en brassant les bras. On ne survit jamais en nageant dans le sens inverse du courant. A la limite, on ne connaît pas les raisons de l'évolution de la société. Des andouilles ont inventer l'autoentreprenariat pour combler un vide juridique lié à une sous traitance forcée. L'entreprise du CAC 40 s'en fout. Elie va sous-traiter une partie de son job à ... un sous-traitant qui va lui même faire appel à un auto entrepreneur. 

Prenons Uber. Ils vont passer par des andouilles mais vont finir par les baiser. Dans 5 ou 10 ans, les voitures n'auront plus de conducteur. C'est le progres, ma brave dame. Hop ! Tous les salariés. Oups. Tous les automachins. Au chômage. Basta !

Le problème de Mélenchon est qu'il ne voit pas ça. Macron sait probablement plus comment évoluera la société pendant que Mélencheron nagera contre le courant. Tant pis. 

Mais nous avons d'autres candidat. Fillon, tiens ! Il veut nous enfermer dans une France du passé. Profondément réactionnaire. Faisant entrer Sens Commun au gouvernement. Genre : on va interdire la pillule. Mais pas la vaseline, les hommes ont le droit de rigoler. Je tiens par ailleurs à rappeler que la vaseline n'est valable en homéopathie que ceux qui ont des petites bites. C'est un autre sujet mais je tiens l'information d'un blogueur encore plus réactionnaire que Ficron. 

Je vais donc voter Macron et pas Mélenchon. Ce qui s'arrose certainement. 


18 avril 2017

Triqueville vote Macron !

Vous ne connaissez pas Triqueville ? Peu importe. Moi non plus. Un copain en parlait dans Facebook. Le nom m'a évidemment amusé et je me suis mis à imaginer une bourgade de 300 habitants, paisible. Comme partout, le scrutin de dimanche est le principal sujet de discussion entre les âmes locales. J'imagine qu'ils n'ont plus de bistro pour discuter politique. Ils n'ont plus de commerce. Ils n'ont plus de service public. 

Ils sont la France périphérique ou périurbaine, celle qui doit voter FN. Ils sont dragués par des politiciens péripatéticiens voire péripathétiques. 


Ils s'en foutent. La vie continue. Ils ont raison. 

Moi, hier, j'ai fait un billet pour dire que, finalement, j'allais voter Macron. Qu'est-ce que j'ai pris dans la gueule ! C'est à plier de rire. Mon dieu ! On m'accuse de ne pas être de gauche tout en critiquant le fait que je prétends l'être. Je ne peux même pas dire que je m'en fous : ça m'énerve. Nous avons tant d'andouilles dabs les réseaux sociaux qui ne connaissent pas Triqueville. 

Sans compter les andouilles préparées avec des poireaux. 

Je viens d'assister à une engueulade entre deux copains dans Facebook dans les commentaires d'un de mes billets. J'ai donné raison à un. A raison. En plus, il serait bien à Triqueville. Smiley. 

À chaque élection importante, on s'engueule dans les réseaux sociaux. Mais autant j'ai le sang chaud, jamais je me fâche avec des amis dans les réseaux sociaux ou ailleurs pour des raisons électorales. Je pourrais habiter Triqueville. S'il y avait un bistro dans ce patelin, je m'égueulerais un soir et repasserai le lendemain pour mettre une tournée générale. Et on serait tous à nouveau copain. 

Pas dans les réseaux sociaux. Je me demande si les utilisateurs ne confondent pas avec la vie réelle. Un désaccord politique et c'est le drame. Et les rancœurs s'accumulent. Tant pis. À Triqueville, on s'engueule en restant potes parce que tout le monde a besoin de tout le monde. 

Triqueville va voter Macron parce que tout le monde s'aime et qu'on se fout de toutes vos conneries. 

10 ans (non, 11 et 3 mois) que je tiens un blog politique. Mon billet d'hier, où je dis que je vais voter Macron, est celui qui a eu le plus de visiteurs dans les 24 heures (d'autres en ont eu bien plus à cause de mots clés du temps où je buzzais mais jamais en si peu de temps sauf un, avec la vidéo d'un type qui se prétendait journaliste au Parisien - ce qui était faux - et insultait le barman). 

Triqueville va voter Macron parce qu'on a besoin de sérénité. On a besoin d'oublier des clivages obsolètes. On a besoin de paix. On a besoin de voir l'avenir. 

Vive Triqueville !


17 avril 2017

J'ai fini de jouer : ça sera Macron !

Je crois que j'ai assez tergiversé, surtout dans le pathétique. Je n'aime pas Emmanuel Macron, son projet et tout ça mais je m'en fous. J'en connais qui ont voté pour François Hollande parce qu'il a dit que son adversaire est le monde de la finance. Et ils continuent à voter pour des programmes et des annonces. 


D'ailleurs, tous les fans d'Hollande de la première heure, parmi mes copains, vont voter Macron. Certains font la campagne d'Hamon, par fidélité au parti ou plus si affinité. C'est tout à leur honneur. 

D'ailleurs, parmi tous les candidats, y compris ceux aux primaires, c'est celui qui avait le meilleur regard sur la société, le seul qui projetait de nous faire entrer dans le 21eme siècle. Mais il a merdé sur le reste. Et sur ça aussi. 

Le revenu universel ? Ce n'est quand même pas compliqué de démontrer qu'on ne reviendra jamais au plein emploi, que tous les Français ne pourront plus vivre du produit de leur travail,... Il y a matière à creuser et je souhaite que le PS fasse le job d'explorer les conséquences de ce constat. Il a cinq ans pour le faire. 

La taxe robot ? C'est la conséquence ou le complément du point précédent. On produit plus en travaillant moins grâce au progres technologique. Alors pourquoi parler de taxe robot sous entendant qu'on taxe le progres ? Ca aurait été quand même facile de broder autour du thème : on va imposer la part du chiffre d'affaire qui ne part pas dans les salaires. Hop ! On défend le travail, on casse la sous-traitance, la spéculation sur les achats et les ventes. J'en passe. Une espèce de TVA sociale, vraiment sociale. 

Mais Hamon a plongé, tout seul, par une campagne ratée. Par l'oubli de quelques valeurs de gauche tant on a peur de passer pour islamophobe quand on se dit laïc. 

Vous noterez néanmoins que je suis celui qui défend le mieux Hamon dans les réseaux sociaux. Je ne fais pas circuler en milieu fermé des infographies, des slogans, des éléments de programmme sortis du contexte,... Je ne passe pas mon temps à taper sur les autres. Je tapais sur tout le monde, n'ayant personne à defendre. Et j'ai plus tapé sur les militants que sur les candidats, le tout en évitant de peiner les gens. 

Mais il me reste une semaine. Une semaine pour defendre un candidat toirné vers l'avenir. Une semaine pour trouver le candidat qui poursuivra le boulot d'Hollande qui a commencé à remettre le pays sur les rails (et je comprends ceux qui pensent que les rails ne vont pas dans le bon sens, la question n'est pas là. C'est mon sens à moi). Le candidat du Parti Socialiste a "frondé". Je n'ai aucun complexe à lui tourner le dos. Il n'a rien su défendre du quinquennat passé. 

Il est foutu. 

Il pourrait donc me rester à choisir entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. 

Par de nombreux côtés, je suis bien plus à gauche et écologiste que la plupart des soutiens de Mélenchon. Je ne vais pas tenter de le démontrer. Ceci n'est pas un billet humoristique. Il n'empêche que je n'ai pas de voiture. Si je ne recycle pas mes déchets, c'est parce que je n'ai quasiment pas de déchets... Je suis contre les aides au logement parce qu'elle servent essentiellement à alimenter la spéculation immobilière. Je suis contre le déficit public parce qu'il sert à alimenter la dette dont les intérêts sont payés aux marchés financiers. 

Mais je suis libéral. Ce mot est galvaudé par un tas d'andouille qui confondent le libéralisme et le capitalisme financier. Ils se disent socialistes mais pas un seul d'entre eux ne voudrait collectiviser les moyens de production. Je suis libéral. Je ne vois pas pourquoi l'Etat s'occupe des heures de fermeture des bistros ou de licences pour transporter des braves gens. 

Non seulement Mélenchon n'est pas libéral ce qui ne l'a pas empêché de faire son discours de Toulouse sur le thème de la liberté mais en plus, ses supporters sont anti libéraux sans même savoir ce que ça veut dire. 

Et tant pis si notre pays, un des moins libéraux, croule sous le chômage. Amen. Ils vous disent qu'on a essayé toutes les recettes libérales et que ça ne fonctionne pas. Tu parles ! Plus de 40 ans que l'Etat dépense plus qu'il ne gagne... Comme si c'était libéral...

Ce n'est pas la seule raison qui me pousse à tourner le dos à Méluche. Tout d'abord, il répond à toutes les critiques par des traits d'humour en meeting. Coluche était un humoriste qui voulait être candidat. Mélenchon, c'est le contraire. Du coup, sur les sujets qui fâchent, il n'entre jamais dans le fond. Mais au moins, il a de l'humour, ce qui n'est pas le cas de ses fans. Ils ont "l'assurance de l'humour", assurance pousse par de bons sondages, sondages qu'ils nous expliquent conchier tout en les utilisant pour démontrer que le vote utile, c'est eux, après avoir conchier le vote utile. 

Je vais finir par deux éléments pris dans l'actualité. Le premier est un mouvement de protestation dans les autos-écoles qui veulent defendre leur métier. Métier qui aura disparu dans dix ou vingt ans graves aux voitures automatiques. Le deuxième est le mouvement de protestation (les "protestants" vont voter Méluche) au sujet des compteurs Linky sous prétexte qu'Enedis va vendre nos données privées relatives à notre consommation d'énergie. Tous les arguments sont grotesque. Comme si j'en avais quelque chose à foutre que des multinationales sachent que je fais tourner ma machine à café à 8h30 le matin. 

Il faut entrer dans le futur. A défaut d'Hamon, seul Macron propose de le faire. 

Et il y a le feu au lac. La présence de Mélenchon ou de Macron au second tour n'est pas acquise. François Fillon a annoncé qu'il gouvernerait avec Sens Commun. On va revenir 50 ans en arrière en poussant la France dans le chao avec des équipes de vieilles filles mal baisées anti féministes. 

Au moins, au centre gauche, on rigole. 

"Je soutiens Emmanuel Macron pour un tas de bonnes raisons. La principale étant que ses propositions entrent dans le domaine du possible car rien n'est pire que de laisser rêver le gens ensuite les laisser dériver vers le doute, la remise en cause des institutions et le rejet des valeurs républicaines, en faire des "déçus" qui tomberont dans les bras de ceux qui sont encore plus "populistes" qu'eux. Tout comme dans la gauche, certains se diront encore plus à gauche." disait l'autre. 

Pas mieux ! Vive Macron. 

Je lisais un ex copain Mélenchoniste disait qu'on ne pouvait pas voter pour Macron car il est trop jeune. 

Camarade Mélenchon, tu es mal entouré. 


16 avril 2017

Les jolies photos de l'incendie au 1880



On rigole bien au bistro. Plus de peur que de mal en revanche. À part les clients, aucun bâtiment n'est cramé.