22 août 2019

Le commentateur idiot dans les blogs

Un type (Elie Arié, probablement) s’offusquait dans les commentaires d’un billet de Didier Goux parce que je ne publiais plus ses commentaires dans mon blog. Ma réponse est tellement longue que je la livre ici, ça fera un billets à peu de frais :

Ce n’est pas spécialement infantile. Je vire les casse couilles qui empiètent dans mon domaine où j’essaie de maintenir une certaine bonne humeur. Mon blog m’appartient mais est dans un espace public. Je ne vais pas chier sur le paillasson du voisin. 

Par ailleurs, je vire surtout ceux (les casse couilles) qui sont incapable de partir sur un constat de désaccord et voudraient absolument convaincre les autres. D’où mes « bah » et « Mouarf ». Ces derniers sont aussi explicables par les types qui veulent me faire débattre sur un sujet alors que je n’ai pas envie. 

Imagine que j’organise un dîner dans mon jardin et que mon voisin casse couilles (je me répète) viennent discuter avec mes invités par dessus la haie. J’ai deux solutions : soit je butte le voisin mais ce n’est pas très aimable (et en plus c’est interdit mais je ne vois pas trop pourquoi) soit je fais entrer tout le monde dans la maison et je ferme les portes mais ça a des inconvénients comme obliger les fumeurs à sortir pour ne pas incommoder les autres. 

Cela étant, on fera difficilement admettre à un voisin casse couilles que c’est un voisin casse couilles. Il va se braquer, penser que tu es encore plus con que lui et tout ça. 

Par contre, on peut avoir un voisin sympathique qui ne s’impose pas et bien que pas d’accord vous a une discussion intéressante, ne serait-ce que par l’humour et un certain second degré ou détachement. 

Parmi les casse couilles, il y a ceux qui pensent être intéressants ou avoir de l’humour. Être persuadé d’être drôle est une calamité. Tout comme se prendre au sérieux ce que tu fais trop souvent (ce qui n’est pas nécessairement le cas de tous les types que j’ai bannis de chez moi). 

Et il y a en plus les abrutis qui n’arrivent à signer leurs commentaires. Généralement, j’arrive à me rappeler pourquoi je vire les gens (pour Alix, j’ai oublié. Tant pis). Pour toi, je le sais très bien. C’est quand Hollande a fait son truc sur la déchéance de nationalité, tu as fait des dizaines de commentaires chez moi pour que « j’avoue » que c’était une erreur. Tu n’as pas le cerveau assez subtil pour comprendre pourquoi je ne considérais pas ça comme une erreur (c’est pourtant simple un type qui a deux nationalité dont la Française peut être déchu de notre nationalité sans émouvoir la terre entière et je conchie les types qui se prétendent de gauche et apportent de l’importance à la nationalité). Surtout, Hollande était déjà grillé auprès des types faussement de gauche, il pouvait bien s’exprimer pour satisfaire les braves gens : un type qui projette des attentats chez nous peut bien être viré (s’il a une autre nationalité, celle de couillons acceptant de le recevoir). Tu m’as réellement fait chier. Je t’ai viré. Et maintenant tu me fais chier chez Didier (et j’ai un peu de temps vu que j’ai un quota de bières à boire). Mais tu te crois plus intelligent que tout le monde tout en ayant persuadé d’avoir un sens électoral supérieur aux autres. Pour ma part, je fréquente des types de droite et des réactionnaires du même métal. Je les écoute. Je les reprends quand je n’admets pas un truc mais pour mieux comprendre. Je suis le gendre idéal. Je vais, en plus, dire bonjour aux copains dans les blogs, ce qui peut se traduire par une vanne idiote selon l’inspiration du moment ou un simple « Mouarf ». 

Et tu es le voisin casse couilles. Désolé. C’est ainsi. Je ne te soignerai pas. C’est à toi de te prendre en main (ce n’est jamais trop tard) pour assimiler une des règles du savoir vivre : ne pas faire chier ses contemporains. Ils peuvent le faire tous seuls. 

Tu n’es pas obligé de répondre à ce commentaire. Tu vas te forcer à déployer de l’humour pour passer auprès des autres imbéciles abonnés aux commentaires mais ils s’en foutent. 

Et tu as essayer de profiter des commentaires de Didier pour régler tes comptes avec moi mais c’est raté. Les autres s’en foutent.

19 août 2019

Faire du tri dans ses abonnés Facebook

Parmi les heureuses andouilles sévissant dans Facebook, il y en a une qui diffuse strictement n’importe quoi et j’espère bien en faire partie. A bas les privilèges. Cela étant, nous pouvons observer un degré dans la connerie qui mérite une étude sérieuse ce dont au sujet de quoi je serais absolument incapable de me contraindre. Étudions donc dans la frivolité. Au jasmin. 


Il y tout d’abord les gentillets qui pondent des trucs du genre : « je suis contre la sodomie forcée des mineurs, partage si tu es d’accord ». Je suis évidemment contre, d’autant que j’ai atteint l’âge de la majorité, mais je suis aussi contre le partage de n’importe quoi. Sinon, on ne verrait sur Facebook que « je suis contre la maltraitance des animaux, partage si tu es d’accord ». 


Mais concentrons-nous sur les gens qui publient autour de l’actualité et de la politique pour pouvoir être méchant à souhait. J’aime bien les videos de chatons. Sauf s’ils sont trop cuits. 


Nous avons tout d’abord les andouilles qui vont dans l’actualité et les réseaux sociaux et qui pensent qu’ils sont les seuls dans le cas. Je viens de voir un type qui annonçait à son honorable lectorat dont je m’honore de faire partie et des répétions que le randonneur disparu en Italie a été retrouvé mort. C’est bien triste mais ça date d’hier. Sa publication n’intéresse personne. Désolé. Il y en a qui pensent avoir une valeur ajoutée et présentent les condoléances à la famille. Comme si cette dernière était abonnée. 


A noter que ce phénomène est souvent pire dans Twitter vu que ce machin devrait « refléter l’instant ». Cela étant, ce n’est rien par rapport à tous les imbéciles qui tweetent tout ce qu’ils lisent. Je les informe ici qu’il m’arrive de consulter les sites d’information et que j’aime bien avoir dans les réseaux sociaux des machins qu’il serait improbable de découvrir ailleurs. 


Il y a aussi les abrutis qui diffusent les trucs des sites parodiques genre Gorafi sans se rendre compte de l’origine. Je ne parle pas des Fake News qui sont une plaie mais bien des trucs rigolos vu sans le moindre second degré. Je ne peux lutter contre les fake. 


Mais venons-en au cœur du sujet : les vrais cons en deux catégories. 


La première contient ceux qui diffusent des informations provenant d’un site de presse à l’opposée de leurs idées, genre un gauchiste qui publie Valeurs Actuelles. Faites gaffe ! C’est incroyable, par exemple, le nombre d’insoumis qui diffusent des trucs venant de la droite de la droite. On peut ne pas savoir (je me suis moi même fait avoir en diffusant) mais dès que l’information est originale ou surprenante, essayez de la retrouver sur un grand quotidien ou hebdomadaire bien connu (non pas qu’ils ne sont pas susceptibles de raconter des conneries mais s’ils le font trop souvent ils perdraient des ventes). 


Le croisement de l’information est la base. On n’a pas forcément le temps (ou les conditions matérielles : quand je suis avec mon iPhone, je n’ai pas que ça à foutre...). Mais, surtout, ne faisons pas, à gauche, la promotion de médias d’extrême droite. Et vice versa, je suppose. 


La deuxième est composées de raclures qui diffusent des informations datant de plusieurs mois ou années. Les mecs, les raclures, n’aiment pas Sarkozy et vont diffuser pour lui nuire des articles d’il y a dix ans expliquant qu’il est impliqué dans telle ou telle affaire. Je ne sais pas ce qu’ils cherchent mais quand on tombe sur ces trucs, on a envie de cliquer et de partager. Vérifiez bien les dates. Et je plaide encore une fois coupable. Il m’arrive de me faire avoir et de diffuser des vieux trucs car je suis persuadé que c’est récent. Pas plus tard qu’hier, j’ai annoncé que Mitterrand avait un cancer de la prostate, pour vous dire. 


Je parlais de raclures. Je pense évidemment aux connards qui le font volontairement. J’ai un vice : quand un type publie un truc qu’il n’aurait pas dû (selon mes critères, l’imbécile fait évidemment ce qu’il veut), je vais sur sa page et étudie. Il y a trois solutions : le type est un imbécile, le type est une raclure ou le type a manifestement fait une erreur. Dans les deux premiers cas, si le lascar n’est pas un pote de la vraie vie, je le vire de mes amis (et si c’est un vrai pote, je poursuis l’étude et je mets en garde). 


Enfin, j’invite tous les imbéciles heureux à ne pas parler que de l’actualité dans FB et dans Twitter. Ce sont des individus que l’on suit. Pas des robots militants. Et ce sont des réseaux sociaux. Vous avez 5000 potes en faisant le forcing. Il y a 45 millions d’électeurs. Et la plupart de vos potes sont d’accord avec vous. 


Dans l’attente, je vous invite à virer les raclures et les types même proches qui vous emmerdent. On y verra plus clair. 

18 août 2019

Corrida : qui vivra verrat, mes cochons !

Tous les deux ou trois ans, il y a une polémique sur la corrida. En préambule, je vais rappeler ce que j’ai dit sur mon blog et Facebook, hier : je ne comprends pas qu’on puisse avoir un loisir qui consiste à faire du mal à des animaux. Quel qu il soit ! Aujourd’hui, j’ai vu dans Twitter une gonzesse dire que c’était une tradition en France et qu’il ne fallait pas y toucher. Je lui ai rappeler que dans certains pays, l’excision était aussi une tradition. Je n’ai pas dit que, dans d’autres, il était de tradition de pendre les homosexuels ou de lapider les femmes violées. 

On ne peut pas défendre n’importe quoi au nom de la tradition. Je viens de Bretagne où rouler avec trois grammes est considéré comme normal. Et je l’ai fait. Il y a prescription. 

Cela étant, il est probable que les animaux qui sont élevés pour être tués afin d’être bouffés sont plus mal traités que ceux qui sont élevés pour être tués afin de procurer un plaisir visuel à des andouilles. 

Je ne suis pas végan (donc pas agressif). Au contraire, je suis franchement carnivore (et si je modère ma consommation de viande, c’est pour ma santé et je la modère plus que beaucoup d’autres, contrairement aux apparences vu mes publications de photos dans FB : tous les jours où je bosse, je bouffe les 120g de viande la cantine et c’est tout). Mais j’aime bien faire une ou deux orgies par semaine (demain, je reçois ma mère : côté de bœuf de 450 g dont 350 pour moi, en principe). 

Mais revenons à la corrida. Comme je le disais, les arguments des partisans de là corridas sont simplets. J’ai vu des types qui parlaient de noblesse et tout ça. C’est ridicule. Les arguments des opposants, par contre, ne sont pas réfléchis ! Jamais une formation politique visant le pouvoir n’ira se braquer contre la part de la population aimant la corrida d’autant plus que ces braves gens peuvent bien aimer ce qu’ils veulent. 

Est-ce que j’aime le steak de soja, moi ? En quoi suis-je légitime pour dire ce que les gens doivent aimer ? 

Je suis donc vaguement contre la corrida mais, de toute manière, elle a vocation à disparaître progressivement chez nous, comme à peu près toute tradition nauséabonde ou pas. C’est mon côté réactionnaire progressiste. Dans l’attente, ne faisons pas chier les électeurs. Réglementons progressivement. Tiens ! Remplaçons les capes rouges par des capes arc-en-ciel pour faire plaisir au LGBTMACHIN pour commencer. 

Et advienne que pourra. 

17 août 2019

L'éternelle fin des blogs politiques


La blogosphère n’en finit pas de mourir ! C’est un sujet récurrent depuis plus d’une dizaine d’années. Constatant que j’avais fait mon premier billet depuis une paire de mois sur mon blog politique, Denis rouvre la discussion. Et comme la dernière fois (qui ne date pas d’hier…), nous sommes d’accord et pas d’accord, bien au contraire !

Je vais commencer par ma blogosphère, c’est-à-dire l’ensemble des blogs que j’ai « toujours » eu l’habitude de lire, que je sois d’accord ou pas avec eux, celle que j’appelais la blogosphère des copains. Il en reste deux à peu près productifs, Didier Goux et FalconHill, sans compter les ineffables aigris en perpétuelle croisade et, évidemment, les élus blogueurs qui utilisent les blogs comme un instrument de communication (ce qui n’a rien de péjoratif, ça peut être aussi pour communiquer avec la famille, les amis,…).

Les blogs techno généralistes n’ont jamais eu le moindre intérêt sauf les billets personnels et ceux qui parlent des blogs, parce qu’ils ne sont ni plus ni moins que des médias d’information. Ils cherchent le buzz. Quand j’en avais un, je n’avais pas de lecteur mais, au moins, il était personnel et rendait service aux copains blogueurs. Il évoquait des sujets qui me passionnaient et pas vraiment l’actualité. En fait, à moins d’être passionnés, il est inutile de les suivre : ce n’est pas parce qu’un blogueur influent évoque un nouveau téléphone qu’on va se poser la question de l’opportunité de l’acheter. C’était intéressant à la grande époque du développement des smartphones. Ils restent néanmoins indispensables. L’autre jour, la reconnaissance faciale de mon iPhone ne fonctionnait plus. C’est bien en fouillant les blogs avec Google que j’ai trouvé des réponses… Mais il faut être patient. Google envoie des articles de sites bien référencés… mais pas nécessairement de ceux qui apportent les réponses aux problèmes.

Avant de répondre précisément à Denis, je souhaite ajouter une remarque au sujet des commentaires de blogs et des réseaux sociaux : ils ne lisent pas et répondent par principe et à côté, pour la plupart. Pas plus tard qu’hier, j’ai fait une publication Facebook au sujet des gens qui faisaient des publications au sujet des ministres qui avaient assisté à une corrida. Pour dire : pourquoi se fatiguer à s’insurger, vous ne faites que gonfler les gens qui aiment la corrida, qui prennent ça pour une tradition et tout ça. J’ai eu des commentaires sur la corrida et sur les ministres mais aucun sur les conséquences de l’indignation.

Forcément, ça fatigue de rédiger des machins.


Les blogs de clowns (comme mon blog « macomete ») ont été remplacés par les réseaux sociaux, tout comme une partie des blogs « de rien » (familiaux, bistro,…). Néanmoins, une partie de ces derniers subsistent et c’est un pur bonheur. En revanche, je n’ai plus le temps de découvrir de nouveaux blogs alors que j’y passais des heures, à une époque !

Je reviendrai sur les blogs politiques vu que je pense que c’est un peu le centre du billet de sujet mais il faut que je fasse un aparté sur mon cas personnel. Je disais que je n’ai plus le temps de découvrir les blogs mais, en fait, je n’ai pas une minute pour m’intéresser au sujet. Pour vous dire, je les lis pendant les moments de stress, au bureau, ça me relaxe et me permet de repartir de plus belle ! J’ai continué à lire des blogs systématiquement tous les jours le soir, après le boulot, mais plus dans l’esprit de ne rien louper de valable, comme les billets des vrais copains, que dans celui de m’intéresser aux contenus variés…

Lisant essentiellement avec l’iPhone, j’ai la flemme de commenter, sans compter quelques problèmes techniques (tiens ! J’ai perdu mon mot de passe Wordpress et je n’ai pas réussi à le récupérer. Ou alors, je n’arrive plus à me connecter à Blogger avec Safari, il me refuse le mot de passe systématiquement alors que, lui, je le connais ; il faut que je passe par Chrome). Or le commentaire est le moteur des blogs ! A ma grande époque, je commentais des dizaines de blogs tous les jours, pour motiver les copains, les débutants, …

Mon propre blog techno est parti en vrille le jour où il m’a fallu que m’intéresse aux technologies pour le boulot. Je n’avais plus le temps de cerveau disponible pour étudier les sujets « personnels ». Mon blog bistro a un peu perdu son fonds de commerce ! Le vieux Jacques est mort, Tonnégrande a pris sa retraite, je finis le boulot de plus en plus tard (parce que je commence tard !), je n’ai plus trop d’aventures… Et j’ai la flemme de créer de nouveaux personnages.

Le présent blog reste un blog politique même s’il est un peu plus généraliste qu’avant (quand j’y fais quelque chose) mais je n’ai plus grand-chose à y dire car je ne soutiens plus personne, je ne me retrouve dans aucune formation politique. Au début, j’étais dans l’antisarkozysme, ça motive ! Ensuite, j’étais soutiens d’Hollande. A fond dedans. Pas du parti socialiste, ni même du socialisme, mais de cette « mouvance » de centre gauche, maintenant peu audible mais il ne faut jamais désespérer ! Et les commentaires à la petite semaine, je les fais dans Facebook, il y a plus de réaction.

Mais revenons au billet de Denis.


Alors, Denis ! Tu cites un certain nombre de points qui expliquent la baisse des blogs.

En premier lieu, tu parles de flemme. Tu as un peu raison quand tu parles de crise de vocation mais ça n’est pas que de la flemme. Je vais le formuler autrement : pourquoi se fatiguer à évoquer un sujet alors que ton billet ne sera pas lu et que des milliers d’andouilles ne connaissant rien au sujet se sont déjà exprimé dans Facebook et Twitter pour montrer leur indignation ou faire ce qu’ils pensent être un bon mot.

En deuxième (que tu appelles troisième, faudrait pas boire), tu parles des moufles de la jeune génération (incapacité d’écrire correctement). Bof ! La plupart des blogueurs politiques que j’ai croisés en une douzaine d’années avaient plus de 35 ans.

En troisième, tu parles de buzz. En gros, les blogs ne permettent pas de buzzer. Les blogs politiques ne l’ont jamais permis et les blogueurs ont rarement du recul par rapport à leur audience. Les lascars sont hyper heureux quand ils dépassent les 3000 vues pour un billet mais ça ne sert à rien. 3000 sur 45 millions d’électeurs. 3000 qui tournent au sein d’un cercle de militants déjà convaincus. Ecrire pour le buzz est une erreur sauf pour rigoler avec les copains.

Enfin, tu parles de la haine. On est d’accord. Pourquoi écrire alors que tu vas être cassé par un certain nombre des trous du cul sans intérêt alors que tu n’écris pas pour eux mais pour des gens que tu aimes bien. Tu vas être cassé non seulement par les trous du cul en question mais aussi par des gens que tu aimes bien qui ne comprennent tout simplement pas, quand ils se donnent la peine de lire les billets, que tu ne puisses pas être 100% d’accord avec eux. Qui ne veulent pas admettre que tu puisses réfléchir par toi-même ?

Par exemple, il se passe un truc, actuellement, autour d’Aéroport de Paris, avec le RIC et tout ça. Les gens de gauche sont opposés à la privatisation (je ne veux pas entrer dans le fond du dossier ici, je me suis exprimé contre par ailleurs) mais je me pose des questions bêtes ! Tiens ! Pourquoi le service public français de gestion des aéroports de la région parisienne s’est-il occupé de la construction (je résume) de l’opéra de Pékin ou a 40% de participation dans la boîte qui gère les aéroports turc ? Et en creusant, pourquoi considérer comme un service public un truc qui ne fait qu’héberger des commerces et rendre des services à des opérateurs (transporteurs) privés ? (je me répète, je ne cite qu’un exemple).

Une des raisons qui explique le ras-le-bol des blogueurs politiques tient précisément à ce fait : tu dois avoir la même pensée que les autres, être sur une ligne définie, ne pas bouger les oreilles. La lassitude est là. Et ma bande de blogueur de centre gauche est partagée entre un parti socialiste moribond faisant n’importe quoi et la macronerie insipide penchant de plus en plus à droite.

Voila.



Tu es perdu, petit militant de gauche ?

La politique dans les réseaux sociaux est de pire en pire. Dans Twitter, j’ai un tas d’abonnés anciens (voire toujours) supporters de François Hollande (j’irai plus tard chier dans Twitter sur mes abonnés Facebook). Il y a deux catégories (si on ne compte pas les gens comme moi qui regrettent pépère mais attendent de voir, les gens normaux, quoi !). 


Il y a ceux qui sont passés chez Macron et qui en deviennent des fans absolus en oubliant d’où ils viennent et il y a ceux qui restent au PS en se mettant dans une opposition idiote. 


Les premiers sont ridicules. Je passe beaucoup de faits. Je m’engueule souvent avec eux. J’en ai même croisés qui m’accusaient de ne pas avoir assez soutenu Hollande (moi !) et d’avoir été frondeur. Ils sont ridicules car ils pensent que les vagues progrès de l’économie viennent du quinquennat (après avoir approuvé mes billets des années Hollande où je disais qu’une politique économique mettait des années à porter ses fruits) en oubliant que Macron a participé au quinquennat précédent. 


Aujourd’hui, ils tapent sur Hollande car il n’a pas été à la cérémonie du 75eme anniversaire contrairement à Sarkozy. Ils se réjouissent du rapprochement de Macron et de Sarko. 


Les seconds sont ridicules. Déjà, ils oublient que le cœur de l’électorat de Macron en 2017 vient du centre gauche. Celui qui avait porté Hollande au pouvoir la fois précédente. Mais peu importe. Ils prennent maintenant tous les prétexte pour taper sur l’actuelle majorité. Tiens ! Depuis quelques jours, ils parlent de cette histoire de corrida. Et ils se mettent les électeurs à dos alors qu’ils ne représentent, les socialistes, quasiment plus rien. Ils oublient qu’il ne faut pas faire chier les gens. 


Entendons nous bien, je suis contre la corrida (et la chasse). Je ne comprends pas qu’on puisse avoir comme loisir la tuerie d’animaux. Mais crier des âneries dans les réseaux sociaux ne sert à rien. L’ineffable Ménard a dit des conneries sur la noblesse des taureaux tués en corrida par rapport à celle des bestioles tuées dans des abattoirs. Cela étant, il vaut peut-être mieux être élevé dans une prairie et tué bêtement que d’être élevé dans des usines à bidoche et d’être tué en masse sans douleur. Je ne veux pas débattre de la corrida aujourd’hui, je prends un exemple. 


Je continue néanmoins avec la corrida parce que je préfère une position mesurée digne de la sociale démocratie à un strict respect de positions de principe. Surtout quand elles vont contre les idées des électeurs qui continuent à souhaiter qu’on arrête de les emmerder. Ils l’ont pas d’autres sujets à traiter ? Ils ont vraiment besoin de parler de la connivence entre Macron et Sarko à l’occasion d’une cérémonie ? Ils ne pourraient pas arrêter de pratiquer la politique du fait divers que nous critiquons pendant des années ? 


Ça fait plus de deux mois que je n’ai pas fait de billet dans mon blog. Je vais m’y remettre, j’espère, parce qu’il y a une échéance politique majeure bientôt et que je ne supporte pas la majorité LREM quand elle n’a comme seul objectif de prendre des mairies à la gauche ou à la droite sans se demander ce qu’ils vont faire pour les communes en question. On a les guignols de droite qui ne pensent qu’à s’allier à se parti sans âme pour éviter de perdre tout et les guignols de gauche qui ne pensent qu’à lutter contre ce parti sans âme pour éviter de perdre tout. 


Du grand guignol. Prenons deux patelins : Paris et Bordeaux. Mes potes de droite à Paris votent à gauche aux municipales tout comme mes potes de gauche, à Bordeaux, ont voté Juppé pendant des années. 


Redevenons sérieux. Pour le bien de nos concitoyens, bien qu’on ne fera pas malgré eux. Ils n’aiment pas la corrida mais ils pensent que nos dirigeants ont mieux à faire. Il y a un tas de sujets comme ça. Il y a des trucs très graves comme le nombre de feminicides. Je vois un tas de copines qui en parlent et je ne peux que les encourager. 


Mais, franchement, est-ce que le pouvoir politique peut quelque chose ? Le gouvernement promet un grenelle à la rentrée et mes copines gueulent parce que le grenelle n’aura pas lieu avant. 


Alors, petit militant de gauche dans les réseaux sociaux, tu es perdu ! Comme moi. Petit militant de gauche comme moi (petit mais de 110 kg).  Perdu comme moi. 


Ne te laisse pas abattre. Laisse tomber le militantisme des réseaux sociaux. Laisse parler ton cœur, ton objectivité. 


Ne sois pas de gauche par principe, surtout ! Macron a tué le clivage au niveau électoral et la conjoncture fais que le clivage actuel porte plus entre le populisme et le libéralisme. C’est quoi ce bordel ? Le clivage droite gauche existe toujours. Mais il n’est plus au centre de l’échiquier. Tant pis. 


Alors petit militant de gauche dans les réseaux sociaux (j’en fais partie), laisse parler ton cœur ! Arrête les tweets militants qui s’adressent uniquement à des gens qui sont d’accord avec toi. 


Redevenons pragmatiques. Sociaux démocrates, quoi !

16 juillet 2019

Les bisques du métier

« Ce sont les bisques du métier » est la meilleure plaisanterie au sujet de Rugy que j’ai pu lire. N’allez pas croire que j’en pince pour lui mais je suis toujours aussi surpris par les déclarations que je peux lire dans la presse et les réseaux sociaux. 

Je vais expliquer ma position à ma copine Elodie qui était surprise par la dernière publication (un soutien à l’ex ministre). Je vais d’ailleurs l’inviter à lire les billets de mon blog datant des affaires Cahuzac et Thevenoud. Je suis un tantinet droit dans mes bottes. Je soutiens jusqu’à l’aveu ou les preuves. Quand c’est un type de droite je suis moins mesuré mais je n’ai pas trop tapé sur les guignols qui ont fait le con sous Sarko. 

Pour l’instant, nous avons deux faits avérés :
- Mediapart sort un article par jour sur Rugy sur l’ongle. C’est la preuve d’une démarche construite de destruction. A qui profite le crime ? A Plenel pour vendre du papier au moment où il restructure le capital de son torchon ?
- Rugy a démissionné et je suis sensible à son exposé des motifs (peu importe, en fait, car je n’y crois pas spécialement, j’ai un sentiment bizarre).  

Le truc des homards est dérisoire. Il est même peut-être faux. Mais entre nous, si vous étiez élu de la République avec un tel logement, vous n’inviteriez pas vos potes une fois par mois ? J’ai moi-même déjeuné à l’Assemblée et à l’Elysée. C’était bien. Et je n’ai jamais eu l’impression que le type qui m’invitait faisait un truc scandaleux. 

Le truc du troisième chauffeur est débile. Celui du logement à Nantes aussi. Ce n’est pas au locataire de vérifier si on a le droit de louer. Le non paiement d’impôts en 2015 est presque du pipi de chat. Le gars il a fait des dons qui le rendent non imposable. L’article de Mediapart à ce sujet montre que ce canard est bien boiteux. La fait qu’il ait payé sa cotisation avec son indemnité est anecdotique. 

Donc ces faits me laissent indifférents. La justice doit enquêter, évidemment, mais elle a sûrement mieux à faire. Contrairement à d’autres affaires, il ne s’agit pas de détournement de millions... Elle doit enquêter aussi sur la plainte en diffamation posée par l’ex. 

Il reste un fait troublant mais qui n’est sorti qu aujourd’hui : le fait que les dons qui lui ont permis d’être exonéré d’impôt une année aient été faits avec son indemnité de représentation de machin. Si c’est vrai, ce n’est pas vraiment très grave (vérifions ce que tous les députés font de leur enveloppe) mais totalement contraire à la morale. Si c’est vrai, donc, la démission est logique. Et le bannissement de la vie politique aussi. 

Mais l’enchaînement des déclarations est louche et la présomption d’innocence est primordiale. 

Et si un canard peut faire tomber un ministre avec des babioles, c’est un vrai danger pour la démocratie.

08 juillet 2019

L’affaire @vogelsong !

En début de week-end, Vogelsong a été outé. Des connards ont donné son vrai nom et son employeur dans les réseaux sociaux. Il y a eu une engueulade entre un type ou une gonzesse lui et un débile a commis l’irréparable. C’est lamentable. Vogelsong a tout mon soutien. Réellement. 

Cela étant, je n’ai pas eu le temps de suivre toute l’affaire mais j’ai lu un tas d’avis débiles (pour le défendre ou pour le casser) dans Twitter. Je tiens à réagir.

En préambule, précisons nos rapports en tant que vieux blogueurs. Nous étions relativement potes meme si nous n’étions pas franchement sur la même ligne politique. Il faisait parti des leftblogs, il venait a nos soirées au bistro (nous ne consommions pas les mêmes produits...), on a interviewé des personnalités politiques (dont Hollande en 2011) et tout ça. Après, Hollande a gagné et je faisais partie de la gauche triomphante qui passait pour étant à droite auprès de la vraie gauche. Je me suis donc fâché avec un tas de types alliés par ailleurs a des cretins qui voulaient me faire passer pour un gros con raciste. Pas Vogelsong, ses potes. 

Tout cela me fatiguait et j’ai bloqué un tas d’imbéciles. Je ne sais pas s’ils existent encore. Des types cachés derrière des pseudos qui tombaient en meute sur des pauvres gens. 

Vogelsong n’en faisait pas partie, contrairement à ce que j’ai pu lire. Il n’empêche que ses tweets en forme d’oukaze, comme beaucoup d’autres lascars, ont fini par me lasser, car il me rappelait la bande d’abrutis. Je l’ai unfollowé. Il l’a vu. Il m’a unfollowé. Rien de plus. Aussi bien son blog est toujours dans ma blogroll. 

Depuis toujours, je connais son identité. Pour vous dire, alors que je cherchais à développer les leftblogs après en avoir récupéré les rênes, j’ai vu qu’il était attaché à son anonymat alors qu’il était inscrit à la liste de diffusion sous son vrai nom. Je l’ai donc supprimé et réinscrit avec le pseudo (mais il n’a jamais accepté l’invitation - ou alors j’ai fait une fausse manip, peu importe). Voilà pour l’histoire. 

Je parlais d’anonymat. Beaucoup de types confondent anonymat et « pseudonymat ». Ne pas confondre. Vogelsong est évidemment un pseudonyme mais il est parfaitement identifié. Il aurait voulu être anonyme pour ne pas être repéré. Mais pas comme un type qui ne signe même pas ou qui a 324 followers et qui se branle le mou. 

Pour ma part, je n’ai jamais été anonyme mais j’ai longtemps blogué sous pseudo. Jégoun. Un type qui avait mon pseudo pouvait avoir mon vrai nom (il était dans mon blog, déclaré à l’hébergeur et tout ça. Il pouvait donc me chercher sur Facebook et trouver le nom de mon employeur). Par contre, j’ai été attaché à ce qu’on ne puisse pas trouver mon blog à partir de mon nom pour avoir la paix avec la famille, l’employeur en question et les collègues de travail. Puis j’ai diminué le militantisme. Et je m’en suis foutu. Le plus drôle est que mes collègues ont repéré le blog bistro, pas le blog politique. J’ai pris du recul. 

Ainsi, je ne crois que ce qui est arrivé à Vogelsong soit bien grave pour lui mais CE N’EST PAS À MOI DE JUGER. Il a fermé son blog, son compte Twitter, son profil LinkedIn,... C’est son choix. J’espère franchement qu’il reviendra. 

Et que les connards qui ont sevi se rendront compte de ce qu’ils ont fait. Faire prendre un danger à un type et couper sa liberté d’expression. Ces abrutis nous font entrer progressivement dans une espèce de dictature. 

Il faut néanmoins que je revienne sur un aspect. Tenir une posture de pur gauchiste sur les réseaux sociaux sans assumer sa catégorie sociale (je ne pense pas spécialement à Vogelsong) est bête et peu crédible. Je me suis fâché avec beaucoup d’andouilles qui gagnaient encore plus - bien plus - que moi tout en critiquant les inégalités... J’ai connu des écolos qui prenaient l’avion pour aller aux USA en vacances. Les gens, il faut assumer. 

Mais, les crétins qui ont dit que Vogelsong bossait dans une DRH pour le décrédibiliser comme gauchiste méritent d’être emplalés sur un pieux sur lequel on aura pris soin de coller des tessons de verre. 

01 juillet 2019

Faisons le bien : signons des pétitions !

Hier matin, je suis tombé sur ce truc de Coluche, un peu par hasard. Je pense que beaucoup de mes commentateurs au cœur tendre devraient écouter, surtout ceux qui ont réagit à ma publication sur la capitaine d’un bateau qui a sauvé des réfugiés. 


Je disais en gros que je m’en foutais mais qu’il me semblait préférable d’avoir toutes les données avant de signer une nouvelle pétition sur internet. C’est pourtant facile de signer une pétition et de se faire plaisir en croyant avoir fait le bien. Il suffit de cliquer sur deux ou trois trucs et de passer au sujet suivant. C’est assez amusant de constater que ce sont les mêmes qui disent qu’on vit dans une dictature fasciste et que la démocratie est morte. 


Mais ils sont contents. Ils ont fait leur devoir. Surtout celui de s’indigner. Ça me rappelle l’indignation devant les propos de Castaner (je crois) qui avait dit que les ONG étaient complices des types qui organisaient les évacuations des réfugiés. Ben quoi ? Les types leur prennent 2000 euros. Les collent dans un frêle machin sur l’océan en espérant qu’ils soient sauvés par des ONG sinon ça nuirait au commerce. 


La capitaine en question risque la prison et je suis contre mais je demande le droit de réfléchir avant de me taper des leçons de morale de la politique part de types qui ne font que ça et ne proposent pas grand chose pour limiter le nombre de réfugiés. 


Ce qui est aussi bien, je ne vois pas ce qu’ils pourraient proposer. 


Cela étant, ils vont me traiter de fasciste parce que je suis relativement insensible au sort des réfugiés et je leur recommande à nouveau d’écouter Coluche. 


Les gens, faites vous du bien en signant des pétitions. 


http://www.youtube.com/watch?v=oRkLjhC4uEk&list=RDoRkLjhC4uEk



15 juin 2019

C’est rasant

L’autre jour, je suis rentré à Paris en avion. Ça faisait 10 ans que je n’avais pas utilisé ces machins. D’ailleurs, je connais des crétins qui pourraient me reprocher de l’avoir fait mais je leur recommande de s’occuper de leurs fesses. J’avais le choix entre arriver à la Comète vers 20h ou vers 23h, soit après la fermeture. On a des priorités et l’écologie a bon dos. 

Toujours est-il que lors de la fouille des bagages à main avant de monter dans le truc, les préposés ont décidé que ma bonbonne de mousse à raser était trop grosse et qu’il fallait soit que je la mette à la poubelle soit que je renonce à mon voyage. Poubelle. Sans trop de regret. Je ne me rase quasiment jamais et quand je suis à la maison je le fais avec du savon à barbe. Néanmoins, ça fait une bonne dizaine d’années que j’avais cette bonbonne que j’utilisais uniquement quand je me rasais chez ma mère. Disons deux fois par an. On n’est peu de chose et une bonbonne de mousse encore moins. 

Cela étant, je suis allé faire mes courses ce soir et je le suis dit « tiens, et si tu achetais une nouvelle bonbonne inutile et indispensable ? »

Je vais au rayon adéquat. Figurez-vous que ces cons ne vendent que des grosses bonbonnes qui ne passent pas dans les avions. J’achète quand même. Tant pis ! Il faudra que je fasse attention quand je prendrai l’avion dans 10 ans. 

Arrivé au comptoir du bistro, je me suis rappelé que ce n’est pas chez moi que j’avais besoin de mousse mais chez ma mère. Cette bonbonne est donc condamnée à ne jamais être utilisée.