12 février 2019

Anonymat dans les réseaux sociaux : et si on évitait de raconter des conneries ?

Je viens de recevoir une demande de pote d’un certain « JMC JMC ». Je suis contre l’interdiction de l’anonymat dans les réseaux sociaux mais pour celle des pseudonymes crétins. 

L’ami Denis a fait un billet sur ce sujet. Je vais lui répondre même si j’ai déjà donné mon avis. A une époque, je ne pouvais pas me permettre qu’une recherche de mon nom dans Google tombe sur mon blog. Point. Je n’étais pas anonyme. Mon nom est sur le blog mais sous forme graphique (écrit avec Paint) ce qui empêche Google de trouver. 

Par contre, autant je trouve l’anonymat complètement con dans Facebook (on est là pour retrouver des amis voire s’en faire, je ne veux pas être pote avec un « JMC JMC »), autant il est rigolo dans Twitter.  Le personnage Jegoun a été imaginé et c’est bien rigolo. Le gros beauf de comptoir de centre gauche et faisant le cake avec les classements de blog. Qui picole et n’arrête pas d’insulter les gens. Alors que dans la vraie vie je suis un être sobre, délicat et raffiné. Hips. Le personnage a pris le dessus... 

Et l’anonymat des victimes les a un peu aidées. 

Mais je ne suis que partiellement anonyme dans Twitter. Il y a l’adresse de mon blog (où est mon nom). Cela étant, chacun peut avoir ses propres raisons d’être anonyme. C’est leur liberté. On ne va pas demander aux gestionnaires des réseaux sociaux de vérifier l’identité des gens. Ça coûterait une fortune et bénéficierait aux plus gros, comme Google, qui permettraient de nous identifier dans les différentes applications. 

Il faut arrêter de raconter des conneries.

11 février 2019

Les gens de #liguedulol sont virés : bien fait !

Hier, j’ai rapidement tweeté à propos de #laliguedulol parce que j’ai moi même été vaguement harcelé (rien de grave, j’ai le blocage facile ; je n’ai jamais rien attendu des réseaux sociaux à part y passer du bon temps avec les copains ; et à la charge, j’ai l’insulte un peu facile). Je connais donc ce phénomène de meute (rien à voir avec mes pratiques ; j’insulte tout seul) et j’ai été accusé d’y participer avec le groupe des leftblogs (accusations sans fondement mais les LB ont pris un peu de tout dans la tronche). 

Ce phénomène de meute était délirant : j’avais l’impression que des dizaines de types me tombaient dessus, bien organiser. Quelques leaders, des dizaines de suiveurs. J’étais un roc et m’en foutais un peu. Il me suffisait de bloquer des braves gens. En revanche, je comprends très bien que de braves gens n’osaient pas bloquer des types avec un peu d’influence mais ou voulaient profiter de leur audience pour se faire connaître. A cette époque, on ne savait pas comment allait évoluer le web des réseaux sociaux. Et j’ai connu des types qui me léchaient la bite : j’étais « chef » des leftblogs et tenancier du blog politique qui était numéro un du seul classement de blogs politiques qui existait (je maîtrisait les algorithmes et avait un style qui faisait que j’étais lu hors des blogs politiques). 

Mais, aujourd’hui, en lisant différents articles, je me suis rendu compte que des copains à moi étaient victimes de ces dégénérés. Et que certains de ces cons avaient tenté d’approcher ma bande, voire en faisait partie, avant de nous tourner le dos pour rentrer dans la ligue. 

J’ai été sidéré quand j’ai vu que certains d’entre eux, maintenant bien placés dans des grands journaux, étaient mis à pied et allaient être licenciés. J’ignore tout de cette partie du code du travail (des actions commises à titre privé susceptibles de nuire à leurs employeurs près de dix ans après les faits) et n’en débattons pas. 

Je me dis maintenant que c’est bien fait pour leurs gueules. Point. Avoir fait chier des braves gens pour se faire un nom est abject. Adieu. Autant qu’ils « perdent leur nom ».  

J’espère seulement qu’on ne profitera pas de ce pataquès pour trouver un nouvel argument contre l’anonymat sur le net. Je n’ai jamais harcelé personne mais j’ai prié pendant des années pour qu’une recherche sur mon nom ne fasse tomber un employeur putatif ou réel sur mes blogs. Il faut renforcer les dispositifs de signalement. Ça coûte du pognon. C’est un mal nécessaire. 

De toute manière, l’augmentation de l’influence sur le net est terminée. On a bien rigolé. J’ai 5000 abonnés en grande partie parce que je suis suivi par Hollande qui cherchait des types à suivre quand il a créé son compte Twitter. C’est un raccourci. 

Amen. Et lol. 

10 février 2019

Moi et la gauche : game over

Les types qui se croient de gauche et qui militent pour dans les réseaux sociaux n’ont qu’un résultat : dégoûter les électeurs. C’est con. Ils font une espèce de jeu de la droite tout en continuant à insulter ceux qui n’adhèrent pas à leurs théories. C’est ballot. 

Je reste droit dans mes bottes. Et dans mes votes. Je voterai aux européennes contre tous les crétins contre l’Europe, contre tous les bas du genou qui se trompent d’élection,contre tous les imbéciles qui jouent le jeu des antisysteme, donc de l’extrême droite.je voterai pour ceux qui ont un projet pour l’Europe et pas pour ceux qui remettent en cause les institutions en oubliant de le dire.  

Game over.

05 février 2019

L’union de la gauche : oui. De toute la gauche...

Cet article n’est pas faux (depuis quand un article peut être vrai ou faux ?) mais il y a une grosse connerie : Macron n’a pas de socle électoral (au sens utilisé dans le papier). Il y a des gens qui ne se retrouvent nulle part ailleurs et qui considèrent Macron comme un moindre mal. J’en fais partie. 


https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Sondage-Ifop-Macron-la-remontada-1603317


A ce propos, Julien Dray disait ce week-end que l’alliance avec LFI était nécessaire avec un tas de référence historique expliquant que la gauche pouvait gagner en alliant les partis de gauche. C’est le cas quand les partis de gauche représentent 40 ou 45% de l’électorat. La gauche gagne alors parce que des types de droite votent à gauche pour éliminer un lascar ou un parti. 


C’est un peu pareil à droite, d’ailleurs. LR est laminé : les gens de droite votent FN ou LREM pour éliminer l’espèce de parti qui reste et ses cadres, Wauquiez en tête. Mais le problème n’est pas le même à droite à gauche et à droite. La droite en général est largement majoritaire et la gauche, dans l’histoire récente, n’a été majoritaire qu’avec 40 ou 45% des voix de premier tour. 


Or, aujourd’hui, la gauche officielle est à 20 ou 30%  ! Pas 40 ou 45. Il manque entre 10 et 25 points d’électorat. Et ces andouilles, dont moi, vote LREM. 


Aujourd’hui, la gauche historique ou modérée doit se réconcilier avec le centre gauche. Sinon, elle est foutue. Se rassembler à gauche n’est pas une priorité contrairement à ce qu’on a pu observer depuis le début de la Cinquième. 


02 février 2019

Les gilets jaunes sont des cons. Basta.



25 ans dans un village

Tiens ! Aujourd’hui, ça fait 25 ans que j’ai signé pour mon appartement. J’ai aménagé deux ou trois semaines plus tard. 25 ans au Kremlin-Bicêtre. J’aime bien ma commune. 






Ce matin, je suis allé à Auchan. Il n’existait pas à l’époque. En passant, je me suis arrêté pour prendre un café. C’est la première fois que le serveur m’en sert un. Il était tout surpris. Il ne faudrait pas que le serveur du soir soit présent le matin. J’ai fait la fermeture avec lui hier soir et je suis arrivé au moment où il reprenait le service. 


Au retour, je suis passé à l’Aero. J’y étais client avant la Comète, tiens ! Je crois. Les souvenirs sont vagues. Je me rappelle que la première fois où je suis venu à la Comète, c’était pour déjeuner avec Yannick, en 1996, je crois. Et j’ai fait toutes les fermetures depuis le 29 octobre de cette année là, faisant pester Martine quand son Jean rentrait trop tard. Ça fait 11 ans qu’ils sont partis à la retraite. J’en ai vu des patrons, depuis. Patricia et Patrick jusqu’en juin 2008. Ils ne sont pas restés longtemps. Jérôme et Bruno, je crois, pendant deux ans. Mathieu et Nelly pendant cinq ans, je crois (dont deux sans Mathieu, il me semble). Et Francois et Ambre depuis bientôt trois ans. Où bientôt quatre ans. Va savoir...


A l’Aéro, c’est le deuxième patron que connais.  Trois en fait. Abdel est parti il y a onze ou douze ans. Remplacé par Karim et Idir, ce dernier n’étant resté que quelques mois ou années ou semaines. C’est vous qui voyez. Pendant des années, c’est là que je faisais les fermetures quand la Comète était fermée. Mais les horaires de Karim sont aléatoires alors il m’arrive de terminer l’Amandine ou le PMU. Depuis plus de vingt ans. 


Au début, il y a 25 ans, je n’allais pas dans les bistros du quartier. J’allais dans les coins plus proches de Paris comme le Marigny qui n’était pas le bouge actuel. Les Chinois ne font pas que du bien aux bars tabac. Ou à l’Oustalet !


L’Oustalet ! Il y a 31 ans, quand je suis arrivé à Paris, mon père avait copain qui avait un copain en région parisienne. Le patron de l’Oustalet. Je me rappelle y avoir été, une fois ou deux (dont une avec Philippe). Si j’avais su que j’allais acheter, 6 ans après, un appartement à 500 mètres. Qui pouvait envisager de vivre à Bicêtre, à cette époque ? 


Comme bistros qui ont compté pendant ces 25 ans, il y a évidemment chez Y et surtout les Monts d’Aubrac. A une époque, je suis souvent allé à l’Oustalet, à nouveau, avec un autre patron et à l’Ambassade. C’était quand Marc était encore vivant. Tantine, on l’appelait.  Il faudrait que j’en fasse un billet de blog. Sinon, j’ai pris quelques cuites au Théâtre, chez Pierre, aux Rochers (disparu) et au petit bistro (aussi disparu), à côté de chez Patrice. Tous les deux ou trois ans, je bois un coup au tabac en face de l’hôpital (j’ai oublié son nom). 


Et il y a évidemment le Petit Relais de Elhafid où j’ai passé la soirée du 31 décembre. Je n’y vais plus que rarement. C’est plus le patron qui vient dans les bistros que je fréquente. 


Si je voulais aller à l’Aero, ce matin, c’est parce que le patron était tellement saoul dimanche dernier qu’il m’a viré pour un prétexte que j’ai oublié. Genre : je suis un fumier parce que je ne viens pas tous les jours. Il n’était pas là, ce matin. Le gars qui bosse avec lui et avec qui j’ai fait la campagne d’Hollande avec lui m’a montré la bouteille de whisky. Elle était vide. J’ai compris. Il a encore pris une cuite. J’ai connu beaucoup de patrons qui viraient des clients bourrés. Karim vire les clients quand il est bourré. 


C’est Bicêtre. 


Je ne pourrais pas citer tous les serveurs que j’ai connus. Rien qu’à la Comète. Je me rappelle de ceux du début. Josiane, bien sûr. Sophie, Gerard, David. Puis Jim (Lelio) et Nadine (qui est passée de la cuisine où elle officiait avec Brigitte au bar) puis tant d’autres (citons ceux que je suis dans Facebook : Fred et Pascal). Certains sont retournés à l’anonymat mais je les aimais bien. Je ne pouvais sentir d’autres comme Seb et Nicolas qui officiaient du temps de Bruno. Bah ! Je les aime tous. C’est un bonheur. Ce midi, Jonathan n’arrête pas de gueuler contre Pascal et Roger. Pascal le cherche. C’est un bonheur. 


Les bistros sont des villages. Le Kremlin-Bicêtre est un village. 

01 février 2019

Hollande subit Faure

Non seulement je n’ai rien glandé sur ce blog depuis une dizaine de jours mais en plus j’ai perdu l’art du titre. Toujours est-il que je n’ai pas donné mon sentiment sur les propos de Faure (rappel : c’est le patron du PS) sur le bilan du quinquennat Hollandesque en oubliant ce que le grand public peut retenir d’un article de presse ou d’une interview. 





Je vais donc lui expliquer. M. Faure m’a dit : ne votez plus pour nous, vous ne pouvez pas nous faire confiance. 

Qu’il est raison ou tort sur le fond a peu d’importance (sauf pour les autres formations de gauche). C’est une immense connerie pour le PS. Il devrait être viré sur le champ. Pour faute lourde. 

Non seulement, il me semble que le bilan n’a pas été réellement débattu en interne (du moins pour ce que peut voir un sympathisant non membre) mais en plus il aurait fallu comparer objectivement la situation économique entre les périodes en prenant en compte le délai entre une décision politique et ses effets concrets. Disons 18 mois. 

Certes, Hollande a fait des conneries comme la déchéance de nationalité. Certes des sujets peuvent donner lieu à des débats. Le CICE, tiens ! Il a redonné de la marge aux entreprises (c’est nécessaire, désolé : même un vilain gauchiste devrait comprendre que gagner de l’argent est nécessaire pour embaucher) mais les entreprises n’ont pas joue le jeu et versent des dividendes record (du monde) mais au moment où le successeur réduit l’imposition sur les fruits du capital avec cette idiote flat tax alors qu’Hollande avait permis l’égalité de l’imposition face aux sources de revenus. 

Faure doit être viré pour cela aussi : il n’a pas organisé sereinement et politiquement les débats. 

Macron conduit une mauvaise politique et j’étais bien décidé à ne plus voter pour les guignols de LREM. Néanmoins, mon côté citoyen me pousse à voter pour faire barrage à une droite dure. Je ne crois pas, d’une part, à la capacité des autres partis de gauche à acquérir le pouvoir et, d’autre part, à ses solutions. Je voterais bien pour le MRC, son côté républicain de gauche mais je suis européiste (et neologiste). 

Et dans la perse. 




22 janvier 2019

Encore l’anonymat dans les réseaux sociaux ?

Suite aux propos de je ne sais plus quelle andouille ministérielle, on reparle à nouveau beaucoup de l’anonymat dans les réseaux sociaux. On voudrait l’interdire pour des raisons que je comprends bien : des enculés se permettent d’insulter et de menacer un tas de gens. 


Cela étant, si l’anonymat n’avait pas été possible, jamais @jegoun et @sarcofrance n’auraient été possibles. Et je vous passe tous les autres de la grande époque des blogs. El Camino, Trublyonne, Captain Haka,  Detoutderien, Cc, Annie Day, l’enculé de combat, l’Heretique et Didier Goux, voire Marc Vasseur ou Dagrouik. Et Eolas, tiens ! et Woland Amiral ou Alexandre Koltchak. Ou Falconhill, mon pote. 


On a un boulot, une vie de famille,... et tout çà.   On ne peut pas se permettre d’avoir une recherche Google avec notre nom pour être identifiés comme des activistes politiques. J’ai moi-même tenu à un certain anonymat jusqu’à ce que je trouve un emploi dans une grosse boîte et y passe plusieurs années pour stabiliser le job. 


C’est une condition absolue à la liberté d’expression même si à l’occasion ça paraît ridicule. Je suis Charlie et tout ça.  


Par contre, il faut donner les moyens à la justice pour faire fermer les comptes qui diffusent des propos illégaux ou des conneries comme ça. Il ne s’agit pas d’interdire les comptes en question mais de permettre à la justice de faire son job. Un anonyme doit pouvoir se faire fermer son compte par une brochette de fonctionnaires de la justice mandatés par des juges s’il dépasse les bornes. Il ne s’agit pas de le coller en prison. 


Et la loi est précise. Les blogueurs doivent déclarer leur identité à leurs hébergeurs. A force de faire des lois à la con sur des sujets sans intérêt, il faudra donner son passeport avant s’ouvrir un compte dans le nouveau réseau social à la mode. 


Qu’on file du pognon à l’Etat pour interdire les cons. Il y a du boulot. 

21 janvier 2019

Là blogosphère s’amuse

Vous avez bien mérité des nouvelles des ex leftblogs rouge-brun. On rigole bien dans les réseaux sociaux. Vive la gauche et sa tolérance légendaire. 


Revenons aux deux épisodes précédents. 


1. Sarkofrance a arrêté de me suivre dans Twitter. 

2. Bembelly a ordonné à Sarkofrance de ne plus laisser les commentaires de Didier Goux en disant qu’il pouvait toujours troller chez moi (alors que je ne blogue plus). 


Cette andouille (pas Bembelly et Goux) a viré Goux de son blog. Ce dernier est dans une immense détresse. Il va reprendre deux fois des nouilles au jambon, je suppose. Je vois avec sa chère et tendre et l’Etat pour mettre en place une cellule de soutien psychologique pour nous deux. 


En ce jour de célébration de la mort des Louis Seize et du compte de Paris, c’est bien triste. 

13 janvier 2019

Etudions une nouvelle constitution


La Cinquième république a plus de 60 ans, l’élection du Président au suffrage universel plus de 50. Elle a toujours eu des défauts mais a fait ses épreuves. En revanche, depuis quelques temps, elle est partie en vrille. Donner le début de ce bordel n’est pas facile ? Est-ce la dissolution de 1997 alors que la majorité était acquise au Président ? Est-ce le passage au quinquennat ? Est-ce lié à la construction européenne ? Peu importe. On n’est pas là pour faire le choix et les raisons se cumulent. Le fait est que les trois derniers présidents, donc l’actuel, ont rapidement atteint une popularité dérisoire significative d’une coupure entre les dirigeants et les citoyens. Ces derniers n’ont plus confiance et ça nous pousse à cette histoire de gilets jaunes. On ne sait plus comment s’en sortir et des personnalités politiques de premier plan, comme Julien Dray hier, demandent le passage à la Sixième. D’autres le demandent depuis plus longtemps mais leurs arguments n’étaient pas les bons au bon moment. Là, nous avons un créneau. Du monde dans la rue et la crise des partis politiques.

Ces éléments ont été appuyés par le développement de l’information en continu, d’Internet et des réseaux sociaux. Je ne fais pas le procès de ces machins. J’en ai été acteur (si j’ai pu bloguer, c’est bien parce que j’avais accès plus rapidement à plus d’information que beaucoup) et, même si on peut le regretter, on ne peut pas faire le procès d’évolutions naturelles (que je pourrais nommer « progrès » mais je connais des réactionnaires qui pourraient m’alpaguer).

Ce qui me parait le plus urgent est la suppression du Président de la république. Ni plus ni moins. Je suis là pour proposer « l’esprit » d’une nouvelle constitution et vous comprendrez ce par quoi je veux remplacer ce bordel. On a tous un rapport particulier avec le Président. Je ne pouvais pas blairer Sarkozy. J’ai toujours aimé Hollande. Mais nous avons maintenant Macron. J’ai voté pour lui dès le premier tour car c’était la seule solution valable pour éviter Fillon (les supporters de Mélenchon me diraient qu’il aurait pu être élu mais je n’y croyais pas et je ne le croyais pas capable de trouver une majorité à l’Assemblée pour gouverner). Je n’aime pas plus Macron que ça mais, ayant assez souffert du bashing sous Hollande (et assez contribué à alimenter le bashing sous Sarkozy) que je ne pense pas que ça soit une solution. Ca contribue à la défiance envers les institutions et on se retrouve comme des cons. Ce « Macron bashing » repose généralement sur n’importe quoi comme cette récente histoire d’effort : une agence de presse a pris quelques mots d’un discours et en a fait une phrase. Pour moi, je ne suis pas choqué qu’un Président parle d’effort quand il s’adresse à des apprentis.

Je vais donc proposer la base de la nouvelle constitution. Adoptez-là sans réfléchir, ça nous évitera de perdre du temps. On se reverra pour les détails. Je ne suis pas populiste. Cette constitution n’est pas là pour redonner le pouvoir au peuple. Le peuple a déjà le pouvoir : il vote. Et c’est bien son problème s’il vote pour n’importe qui. Aucun autre système ne résoudra ce phénomène. On va néanmoins renforcer l’accès au referendum, donc celui d’initiative citoyenne.

On va procéder par étapes. On ne va pas faire un joyeux bigbang.

Commençons par l’Assemblée nationale.

On n’y change rien ou presque. On supprime le non cumul des mandats pour éviter d’avoir des candidats hors sols coupés de tout. On supprime peut-être les « députés des Français de l’étranger » (les types qui habitent ailleurs qu’en France peuvent toujours rester inscrits dans un bureau de vote en France, le dernier où ils étaient inscrits, par exemple, ou celui d’un de leurs parents mais en ne gardant le droit de vote que pour les élections nationales).

Un député ayant déjà fait plus de 11 ans n’aura pas le droit de se représenter. Les élections auront forcément lieu en juin. Si la dissolution reste possible, l’Assemblée en place restera présente jusqu’au mois de juin suivant. S’il est impossible de gouverner pendant la phase transitoire, le Congrès (réunion de l’Assemblée et du Sénat) prendra le dessus.

Le diable se cache dans les détails.

La prochaine élection aura lieu en juin 2022.

Passons au Sénat

Les sénateurs seront élus par liste nationale au suffrage universel à la proportionnelle intégrale pour une durée de neuf ans mais renouvelable par tiers tous les trois ans. L’élection aura lieu en avril, la première en avril 2020 avec l’élection de 348 sénateurs (en gros). Les listes seront paritaires (un sur deux des membres sera une gonzesse). C’est ma seule concession.

Un tiers des sénateurs, 116 choisis aléatoirement, seront virés en avril 2023 et une nouvelle élection (suffrage universel par liste) aura lieu pour 116 sénateurs. En avril 2026, la moitié des sénateurs présents depuis 2023 sera foutue dehors et 116 autres seront élus. En avril 2029, on fout dehors ceux présents depuis le départ et on les remplace. En 2032, on fait pareil avec les zozos en place depuis 2023 et on entre dans le rythme de croisière.

Les sénateurs ayant déjà fait 13 ans en place n’auront plus le droit de figurer sur les nouvelles listes.

Le Président de la république

Le poste est supprimé, je vous ai dit. Basta !

Le Conseil de la république

Ca, vous ne le voyiez pas venir, hein ! C’est un machin pour remplacer la Présidence. Il sera composé de dix-huit membres élus à la proportionnelle, neuf par le Sénat, neuf l’Assemblée. Les neufs de l’Assemblée seront renouvelés pour les cinq ans, les neuf du Sénat pour les neuf ans.

Le Conseil aura un président (et un vice-président pour le remplacer si besoin) élu, parmi les représentants de Sénateurs par l’ensemble des membres, pour neuf ans. Le Président (j’y mets une majuscule, tiens !) aura une indemnité importante, celle des autres seront l’équivalent de ce qu’ils toucheraient dans leurs postes d’élus dans une des assemblées, assemblée dont ils seront démissionnaires dès leurs élections (tout comme le Président).

Le Président aura le rôle de représentation qu’a l’actuel Président de la république. Il participera obligatoirement au conseil des ministres mais n’aura plus la main sur l’ordre du jour.

Le Conseil aura notamment en charge les nominations qui reviennent actuellement au Président. Les votes devront avoir lieu à la majorité (la voix du Président comptera double s’il est impossible d’avoir une majorité). Le Conseil aura surtout en charge la ratification des traités internationaux et la promulgation des lois. Il aura l’obligation de promulguer les lois de finances et certaines lois de programmation. S’il ne trouve pas une majorité pour valider une loi, il aura l’obligation de déclencher un referendum. Il pourra déclencher des referendums sur proposition du gouvernement et du Conseil constitutionnel.

Des grandes « entités nationales » qui n’ont pas à dépendre de la politique du gouvernement pourront être rattachées au Conseil. Je pense à un tas de trucs n’ayant rien à voir et auxquels je ne connais rien (le sujet est donc totalement ouvert) comme le Conseil supérieur de la magistrature, l’ONF, le CSA, France Télévision, l’Insee (qui fournit les  statistiques officielles du gouvernement…), Radio France, Hadopi (jusqu’à sa suppression, hein !),…

Le Conseil se réunira au minimum une fois par semaine (sauf cinq semaines dans l’année). La composition des cabinets (du moins le nombre de conseillers) sera limitée par la Constitution (c’est un détail mais le diable se cache où j’ai envie : ce n’est plus le Président qui décide de la politique, il n’a pas besoin d’une cohorte d’andouilles).

Je parlais du Conseil constitutionnel.

On n’y touche pas à part un vague détail : il aura en charge de confirmer la constitutionnalité des referendums et l’organisation des « pétitions citoyennes » pour obliger le Conseil de la république à organiser des referendums. J’y reviendrai si j’y pense.

Le gouvernement et le Premier ministre (à ne pas confondre avec le Président du conseil, hein !)

Que l’Assemblée nationale se débrouille pour mettre ça en place, un peu comme en Allemagne ou un tas de démocratie qui n’ont pas besoin de Président pour choisir celui qui conduit opérationnellement la politique de la nation.

Le Premier ministre, à ce sujet, conduit la politique de la nation et est chef des armées.

Le referendum d’initiative citoyenne

Le Conseil constitutionnel devra étudier tout projet de referendum présenté par au moins 10000 citoyens. S’il est conforme à la Constitution, le CC devra le soumettre au vote des électeurs (par voie électronique sécurisée).  S’il reçoit plus d’un million de voix en sa faveur (et moins de voix contre, évidemment), le Conseil constitutionnel devra charger le Conseil de la république d’organiser un referendum en bonne et due forme.

T’as vu ça, j’ai inventé un referendum à tiroirs (c’est parce que seul le CC est en mesure de vérifier le million de voix, ça serait trop facile de faire une pétition bidon signée par des trolls) !

Le referendum par le Conseil de la république

Il peut (ou doit) être déclenché par le Conseil sur demande du Conseil constitutionnel (donc en cas de validité d’un referendum d’initiative populaire), si le Conseil ne trouve un accord pour promulguer une voix, sur proposition du gouvernement ou sur sa propre initiative.

La validité d’un referendum autre que ceux portant sur la Constitution doit être validée par le Conseil constitutionnel. Aucun referendum ne venant pas d’un texte issu du Gouvernement et remettant en cause de manière importante le budget en cours ou, à plus long terme, l’équilibre financier de l’Etat, ne pourra être déclaré conforme. Un referendum, par contre, pourra obliger le gouvernement à préparer tout projet de loi.

Ces referendums nationaux ne pourront être soumis au vote qu’une fois par an, le troisième dimanche de septembre, par exemple.

Et le Conseil Economique, Social et Environnemental dans tout ça ?

Je n’ai rien contre ce machin mais un bazar dont personne ne sait vraiment à quoi il sert et qui n’est que consultatif n’a rien à faire dans la Constitution. Hop ! Du balai ! On fera une loi organique pour mettre un bastringue en place.

L’organisation territoriale de la République

On n’y change rien.

Les collectivités territoriales

Elles ne sont pas du ressort de la Constitution (sauf pour ce qui concerne la définition des niveaux). Néanmoins, cette dernière pourrait définir une taille maximum pour chaque niveau parce que les régions qui font plus de 400 km de long n’ont pas grand sens même si c’est très joli sur des cartes.

Les révisions de la Constitution

Elles doivent être soumises à referendum (sauf pour ce qui concerne des modifications marginales liées à des traités européens, donc l’ouverture de l’Union à d’autres pays, parce que la négociation est faite à l’échelle du Continent). En plus de l’accord des citoyens, elles doivent être validées par le congrès (majorité normale).

Et voila !

Ce n’est pas une belle trame, ça ?