14 décembre 2017

Inégalités : réduisons-les proprement

Cet article est un peu insipide voire confus. C'est Libé...




Toujours est-il qu'une illustration montre trois choses :

1. Les inégalités augmentent moins en Europe qu'ailleurs et y sont inférieures aux autres pays où continent (elles restent néanmoins élevées et inacceptables). Cette méchante Europe ultraliberale. 

2. Elles ont commencé à baisser en Russie et en Chine. Ces méchants pays anti démocratiques. La situation de l'Inde est préoccupante. On en parle pourtant peu. 

3. J'ai oublié la troisième (ça devait être ce truc sur l'Inde) ce qui m'apprendra à ne pas préparer mes publications qui dépassent deux lignes. 

Enfin les rédacteurs (je ne vais pas les qualifier d'auteurs) font l'éternelle erreur au sujet de la mondialisation et du libéralisme. Tout n'est pas la faute de Thatcher et Reagan et tout n'est pas mauvais. Il y a l'ouverture des frontières, la fin de la guerre froide, des dictatures à la con et aussi le progrès technologique et tous les bienfaits du libéralisme. 

Mais nos braves gauchistes oublieront tout cela. Et les bienfaits du libéralisme (je me répète un peu) encadré par l'Etat dont dans les sociales-démocraties où elles ne finissent pas de s'autodétruire pour différentes raisons qui seraient amusantes à décrire. D'autant qu'elles ne touchent pas que l'économie mais aussi nos rapports au communautarisme, la laïcité et, voir mon billet d'hier, le souhait de beaucoup de pratiquer l'égalitarisme par le bas. 

Cela peut-il s'arroser ?

13 décembre 2017

Jalousie française

L'information à propos de cette député qui perd 3000 euros de salaire par mois a fait trois fois le tour des réseaux sociaux. Je ne vais pas spécialement la plaindre d'autant qu'elle aurait mieux fait de fermer sa gueule. Il n'empêche que les Français, surtout estampillés à gauche, ont un problème avec l'argent. Et sont des gros jaloux. 

Ils ne se posent pas de question quand Ruffin qui touche du pognon avec son film annonce qu'il va verser une partie de sa rémunération à des ONG ou autres machins. Je dois avouer que ma propre rémunération avoisine celle d'un député mais n'atteint pas celle d'un réalisateur qui a eu du succès avec un film. 

Notons que la plupart des internautes qui se moquent de cette député qui raconte des conneries ont probablement un revenu de l'ordre du double du salaire médian et regrettent de ne pas avoir le triple. 

Si je devais réduire ma rémunération pour me consacrer au pays dans le même ordre d'idée que la dame qui dit des conneries, je n'arriverais plus à payer les impôts basés sur mon revenu antérieur et les charges courantes de mon appartement tout en continuant à faire des conneries au bistro, à faire des allers-retours en Bretagne pour voir ma mère (qui aura 86 ans demain) et les copains. 

Tiens ! Je racontais récemment que la dame qui s'occupe de mon linge a été victime d'une agression de la part de petits cons qui sont partis avec 15 euros ne peut plus repasser. Elle vit du RSA et boit sur mon compte. Une sorte de troc. Les gens qui se moquent de la dame qui raconte des conneries préfèrent sortir des généralités sur le revenu médian et les revenus des riches que de se préoccuper des problèmes des pauvres. Tiens ! Légiférons sur le troc : je lui paye des verres et elle repasse mon linge. C'est probablement illégal mais certaines andouilles préfèrent polémiquer qu'entrer dans la vraie vie. 

Toujours est-il que je suis comme la dame qui raconte des conneries : n'ayant plus de repasseuse, je suis obligé de passer à la cave (ajoutez les guillemets) pour sortir des chemises. Sans compter que la machine à laver d'Odette est tombée en panne et qu'elle n'avait pas les moyens d'en acheter une autre pour son propre linge, je lui en ai offert une. C'est du black. 

Mais le Français préfère s'occuper de la richesse que de la pauvreté. Mais ne racontons surtout jamais de conneries, madame. 

Même moi, je me demande si je ne franchis pas, parfois, les limites de la morale.

11 décembre 2017

NDDL, le retour

On commence à en savoir plus sur les rapports des médiateurs pour Notre-Dame-Des-Landes. La balance semble pencher pour un renoncement à ce projet (ce qui me navre, vous me connaissez). J'ai lu un certain nombre d'articles aujourd'hui et j'ai quelques remarques. 

1. Il y a eu un référendum et le oui a gagné. Mais je m'en fous ; j'estime que ce vote est une mauvaise idée, voire qu'il n'est pas spécialement légitime. Mais le oui aurait été largement plus massif s'il n'y avait pas eu de campagnes de désinformation massives. Je me rappelle avoir déjeuné avec deux collègues nantaises qui étaient persuadées que les marais de Petite Brière allaient être asséchés. Grotesque. 

2. Quelle que soit la décision de l'exécutif, la ZAD devra être évacuée. Et ça sera violent. Tant pis. 

3. Un abandon du projet serait la preuve qu'on ne peut plus rien bâtir d'ampleur. 

4. Je me fous du coût du projet ; c'est une boite privée qui paie l'essentiel. 

5. Les gens qui ont monté le projet ont fait deux erreurs et ils méritent des baffes. 
5.1 Ils ont surestimé le coût des travaux à NA. Ca a donné une fenêtre de tir aux opposants.
5.2 Ils avaient oublié le "tram train". 

6. Les Bretons qui attendent un aéroport plus grand ne veulent pas qu'il soit à NA. Ils ne veulent pas prendre une heure de marge pour l'atteindre avec les pb de circulations à Nantes. 

7. Le nouvel aéroport n'est pas pour le tourisme. Un type qui veut aller faire du ski ou bouffer des pâtisseries à Chicago peut passer par Roissy. Il est pour les industriels qui veulent aller voir des clients dans la journée, visiter des sites de production,... 

8. Si NDDL se fait, il ne faut pas se voiler la face sur d'autres aéroports Bretons, comme Lorient et surtout Rennes.

07 décembre 2017

Téléthon : on compte sur vous !

C'est ballot mais le Téléthon c'est aussi une émission en direct à la télé pendant 36 heures (je crois) et cette année, il va avoir une sacré concurrence avec tous les hommages à notre Johnny Hollyday. 

Donc donnez avant, car vous aussi vous aimiez Johnny qui est mort, toujours aussi, d'une saloperie de maladie. Les chercheurs ont besoin des dons.

Ca se passe par .

06 décembre 2017

Le Monde est stone et très con


Johnny et moi

Tweet de la porte parole LREM qui se rappelle des hommages
dans Twitter lors de la mort de Victor Hugo
Les hommages se multiplient, aujourd'hui, suite à la mort de notre Johnny. Certains internautes se rappellent ce à quoi leur fait penser cet événement national. Pour moi, c'est simple, ça me rappelle la première fois où j'ai vu un de ses spectacles à la télé. Il était au Stade de France, c'était en direct et en 1998, ce dont je viens de me souvenir.

Nous avions gagné la Coupe du Monde deux mois avant et étions plus ou moins fascinés par le stade. Et c'est pour le stade que j'avais regardé l'émission.

Avant, je ne pouvais pas blairer Johnny (du moins, ces chansons). Et en un spectacle, il m'avait convaincu (une voix, une bête de scène et tout ça : d'autres auront rendu un meilleur hommage que moi).

Je vais revenir sur cette période où je ne pouvais pas le blairer. C'est une sorte de snobisme qu'on peut avoir quand on est jeune. Ma détestation datait du début des années 80, j'avais 14 ans. A cet âge, on ne peut que détester un type connu par tous et préférer "nos groupes à nous" (j'en profite pour saluer Frank Darcel !). Après, on s'en ferme dans nos styles musicaux et jusqu'à trente ans, on est sectaire. Puis on finit par s'en foutre. En 1998, j'avais 32 ans.

20 ans après, je n'écoute plus rien. Mais je fredonne quand Johnny Hallyday passe dans le poste.

05 décembre 2017

Le smic et la réflexion politique oubliée

J'ai oublié de commenter une actualité du jour. Un groupe d'expert préconise de ne pas revaloriser le SMIC. Du coup, forcément, les gauchistes hurlent sans réfléchir. 

Rétablissons la vérité : le gauchiste en question touche 2300 euros par mois et va hurler parce qu'un smicard ne sera pas augmenté de 10 euros si le gouvernement respecte la préconisation (ce qui n'est pas acquis mais il faut taper). 

J'aime bien faire ce genre de publication parce que les andouilles me traitent de macroniste. Ce que je ne suis pas mais on s'en fout. 

Nos amis gauchistes aiment bien sortir des slogans, des infographies et tout ça. Ils ne parlent néanmoins qu'entre eux et s'évitent de pousser la réflexion. 

Pour ma part, je suis partagé. Je dois reconnaitre que les pue-la-sueur (et les sans dents, hein !) m'intéressent peu mais que, contrairement à d'autre je refuse de croire que je sais ce qu'ils pensent. C'est un coup à se vautrer aux élections et à avoir le FN au second tour. 

Je suis partagé ai-je dit. 
1. La relance de l'économie ne passera que par l'augmentation des salaires. 
2. L'augmentation des salaires générera de l'inflation sans compter que les pauvres dépenseront le pognon en achetant des conneries produites en Chine. 

Vive la Chine, hein !, la question n'est pas là. 

Peut-on faire de la politique en arrêtant de crier des slogans, en pensant représenter les autres, en cessant de conchier les experts. 

C'est vrai qu'on est tous experts.

03 décembre 2017

La SNCF, Le Monde et moi et la vraie vie


Grosse panne à Montparnasse aujourd'hui. J'étais "victime". Je suis tombé sur un article qui m'a déplu dans la soirée. 

Le Monde raconte des conneries comme s'ils avaient rédigé leurs articles à l'avance, sans information. Pour ma part, j'étais dans un TGV bloqué à Rennes. Il était au départ de Saint Brieuc et beaucoup de gens étaient montés à Lamballe et, à Rennes, ces connards de la SNCF nous conseillaient de différer notre voyage. Comme si on avait le choix. On était bloqués à Rennes. Des familles avec des gamins. Des types qui voyageaient pour le boulot et qui avaient un avion à prendre ou des cons comme moi, en week-end chez leur mère sans la moindre brosse à dent, sans le plus petit rechange si j'avais du passer la nuit à Rennes. 

Le Monde raconte des conneries histoires de publier des trucs qui font sérieux parce que c'est un journal, le journal, de référence. 

Le Monde se focalise sur la SNCF qui ne sait pas faire partir des trains. C'est vrai que ce n'est pas simple. On tolère les incidents techniques, les problèmes d'informations et tout ça. Dans mon job, on a beaucoup appris du dernier incident de Montparnasse. Mon job n'a rien à voir pourtant mais il nous arrive aussi de foutre des centaines de milliers de clients dans la merde suite à des incidents techniques. 

Le Monde s'est focalisé sur la SNCF qui ne sait pas faire partir des trains, sans même évoquer les difficultés de communications. On les comprends. Mais...

Quand je suis arrivé à Austerlitz en provenance de Bretagne, un message à été diffusé dans les hauts parleurs - à Austerlitz, hein - invitant les clients en direction de Granville à retourner à Montparnasse. Ils nous prennent pour des cons ?

Le Monde s'est focalisé sur la SNCF qui ne sait pas faire partir des trains mais ces ânes ont complètement oublié que la SNCF ne sait pas faire arriver des trains. J'étais dans un TGV au départ de Saint Brieuc. Pas de Brest, hein !  Il y avait un arrêt à Lamballe. C'est clairement un train qui relie le Centre Bretagne à Paris. A Saint Brieuc, je savais par Twitter que c'était le bordel à Montparnasse avant le démarrage de mon train. Je ne pouvais pas ne pas le prendre (je n'étais pas en week-end à Saint Brieuc mais à Loudéac, à 40 km au sud). J'avais confiance. Mais j'ai vite compris que même les contrôleurs ne savaient rien. J'écoutais mes voisins. Ils ne savaient rien et se préparaient à un voyage paisible (depuis juin Saint Brieuc est à un peu plus de deux heures de Paris, à peine le temps de faire la sieste). J'ai su ça parce que je m'intéresse à la gauche Hollaise et que Le Foll avait twitté pour s'étonner du bordel à Montparnasse. Ça faisait rire beaucoup de gens (à juste titre) vu qu'il avait gueulé le jour même contre l'obligation des députés de conserver des justificatifs de leurs frais. 

Dites, la SNCF, pourquoi avoir laissé monter des gens dans des petites gares (Saint Brieuc, Lamballe) pour leur conseiller, à Rennes, de rentrer chez eux (ce qu'ont fait une partie de mes compagnons de route) ? 

Pourquoi ne pas nous avoir informé, à Rennes, que vous étiez désolés et tout çà mais que vous aviez la capacité à acheminer tous ceux qui avaient commencé leur voyage ou n'avaient pas d'autre solution vers Austerlitz (ce quoi était visiblement le cas, le train que j'ai fini par avoir n'était pas plein) ? Vous auriez pu annoncer un retard de deux ou quatre heures (j'ai eu la chance de n'avoir qu'un peu plus d'une heure). On s'en fout. Vous pouvez penser au confort des gens ? Je ne demande pas d'avoir de la bière pression pour patienter mais des bouteilles d'eau, ça vous écorcherait la gueule ? 

Faire partir des trains de Montparnasse peut être difficile (objectivement, un y a une sorte de goulot d'étranglement). Faire arriver des trains à Austerlitz et rassurer les gens l'est moins. 

Vous avez merdé. Et le Monde, le journal de référence, qui traite ça comme un fait divers encore plus. 

J'étais dans un train à Saint Brieuc. Sur la rangée de devant il y avait un môme d'une dizaine d'années. Son père était monté avec lui pour porter ses bagages. Je suppose que le gamin allait chez sa mère, à Chantilly. Il avait donc un métro puis un train ou un RER à prendre. Partant à 15h30 de Saint Brieuc, c'est normal. Quand on a compris que c'était le bordel, à Rennes, la dame qui était à côté de lui l'a pris sous son aile. Merci à elle (sauf qu'elle voulait le ramener chez son père à St Brieuc et lui voulait retourner chez sa mère). 

Dites, Le Monde, la SNCF, il y a des vrais gens. 

02 décembre 2017

Le naufrage des réseaux sociaux

Cette nuit, j’errais dans les réseaux sociaux et je voyais des gens qui parlaient encore de l’émission politique avec Jean-Luc Mélenchon. Qu’ils soient insoumis ou non, ils étaient ridicules. Les fans de Mélenchon dépassaient évidemment les bornes. Attention ! Ma critique ne porte pas sur un camp particulier. Ils se trouvent que ce sont toujours les sympathisants de la personne qui passe à la télé qui sont les plus ridicules. Ceux qui s’efforcent de critiquer sont, généralement, plus des peine-à-jouir.

Tenez ! Cette fois, on a même un type qui va se plaindre au CSA que les journalistes en face de Méluche ne lui étaient pas favorables. C’est évidemment grotesque mais que des guignols, opposants ou non, le relaient est pitoyable. La chose n’a évidemment absolument aucune importance n’y même l’émission en question qui n’est regardé que par des fans absolus de Mélenchons ou des opposants du même métal. Peut-être quelques sympathisants hamonistes ou écolos se sont-ils égarés devant leur poste de télévision parce que le bistro du coin a fermé plus tôt que d’habitude à cause de la neige.

Pendant mon café, vers 14h30, j’ai ouvert Twitter. Le débat continuait, une quarantaine d’heures après la fin de l’émission. Les gens oublient que ce monde de la politique spectacle n’intéresse que quelques clampins qui tournent en rond. Je voyais des andouilles critiquer la presse qui ne parle que des petites phrases et pas du fond. Vous connaissez la dernière ? Il paraît qu’après la fin de l’interview, Mélenchon a dit à une journaliste d’aller se faire foutre ce qui, il faut bien le connaître, n’est pas d’une grande amabilité. Voir des hurluberlus défendre de tels propos est stupéfiant.

Alors je suis retourné à ma sieste. Là, mes douze ans de militantisme en peau de fesses me sont revenus en mémoire. Après un an ou deux d’apprentissage, j’ai fait cinq ans dans l’opposition farouche puis cinq ans dans le fanatisme absolu. Depuis six ou douze mois, j’erre. Je n’ai plus personne à soutenir, tant pis, et la critique systématique me fatigue. De toute manière, il nous reste 4 ans avant la prochaine campagne présidentielle, 4 à avoir cette équipe de bras cassés au pouvoir et on va faire avec. Pas le choix.

Mais les innocents vont continuer à agir. Rien que pour avoir fait ce billet où je critique Méluche (alors que je ne le prends que comme exemple) et où je dis que j’accepte de supporter LREM pendant encore 54 mois, je vais passer pour un vil macroniste auprès d’imbéciles, un vil macroniste de droite car, en plus, ils n’ont rien compris, ces ânes. Les Rep sont morts. Le PS n’a qu’une faible chance de se relever (voir l’interview d’un politologue dans le Télégramme, ce matin – pas de lien : il m’arrive de lire des journaux imprimés…). Une partie des anciens du PS a d’ailleurs annoncé un truc aujourd’hui « Génération.s » avec Hamon comme chef.

Ils ne se rendent pas compte à quel point c’est nul, parce que ça ne prendra jamais dans l’opinion alors que les idées d’Hamon sont souvent les plus intéressantes sur le plan économique avec la mutation du travail et tout ça. Il faudra que, un jour, nous débattions dans les blogs du « pourquoi ça ne prendra jamais » (ou du « pourquoi ça prendra », je veux bien concevoir qu’on ne soit pas d’accord avec moi).

5 d’opposition. 5 ans de majorité. Et maintenant. Et si on se remettait à faire de la politique dans les blogs et pas seulement du militantisme voire de la propagande ou du coup de gueule à la petite semaine en oubliant tout recul ou toute objectivité, voire tout fond. Et je veux bien qu’on me dise que je n’ai pas de recul, pas d’objectivité et que je n’aborde jamais le fond.


Mais de la part de zigotos qui ont critiqué les propos de Macron quand son homologue burkinabé est parti liquider les affaires courantes, ça m’amuse.  

29 novembre 2017

Luttons contre la grossophobie

Comme je lis Gauche de Combat (on s'amuse comme ok veut), je sais que la mairie de Paris organise une journée contre la grossophobie. 

https://gauchedecombat.net/2017/11/29/une-claque-dans-le-paf-grossophobie-stop-ensemble-reagissons/


Je suis au cœur de la cible. Doublement. Je suis grossophobe et gros. Plus gros que grossophobe néanmoins. 

Soyons honnêtes : les gras du bide sont largement plus discriminés que les membres de toutes les autres minorités réunies. Tiens ! Vous voulez embaucher une hôtesse d'accueil, un commercial,... la couleur, le sexe (Ben oui, pour être hôtesse machin c'est la majorité masculine qui est discriminée) n'ont aucune espèce d'importance. 

Et à quelle minorité fait-on la gueule aux heures de pointe dans le metro : pas les lesbiennes juives et noires ? Les gros. 

Mais on ferme nos gueules. Car le sujet n'a aucun intérêt. 

Un homosexuel entre dans une bistro. Personne ne lui dit "salut vieille tafiole". Un noir rentre dans un bistro. Personne ne lui dit "salut négro". Un juif entre dans un bistro. Personne ne lui dit "salut youpin". 

Pendant des années, je suis entré dans des bistros et on m'a dit "salut gravos". 

Mais je m'en fous. Du fait qu'on utilise un mot d'argot pour qualifier ma particularité. Du fait qu'on me trouve une particularité. Particularité que je ne maitrise pas. 

Et je conchie les types qui veulent me défendre. S'ils veulent le faire, c'est probablement qu'ils ont un problème avec moi, le gros.