21 mai 2019

LREM et homophobie

En glandant, je suis tombé sur ce tweet :



La dame mériterait sans doute de se faire brouter le truc par un machin vu que ses propos sont un tantinet homophobes. Je vais néanmoins laisser mes copains gauchistes faire les actions nécessaires : signalement et tout ça. 

Ce qui m’amuse ce soir c’est que, suite à une visite de son profil, je vois qu’elle se prétend militante LREM.

Néanmoins, laissons les partis se débrouiller. 

18 mai 2019

Le café du boulevard de la gare

On me demande quelle fut ma meilleure soirée dans ce bistro, qui a été le Vincennes puis le 1880. Quand le fils a pris la succession du père qui a pris lui-même celle de sa mère et ainsi de suite. Le 1er juin on fête les 100 ans de la boutique. Et tous les clients sont invités à raconter leur meilleure soirée. Je l’ai déjà fait mais, à la réflexion, je vais recommencer. 

La meilleure soirée dans ce bistro a toujours été la dernière soirée, vu que je ne me rappelle jamais des précédentes ! La vie est un long fleuve tranquille. Je suis client depuis 35 ans et je fais toutes les fermetures, quand je suis à Loudéac, depuis que La Grenouille a arrêté d’attendre l’heure légale pour foutre les derniers clients dehors. J’aurais du demande à Jeff, le veuf de l’ancienne patronne de La Grenouille, de quelle année ça date. Il est passé au 1880, ce soir. Il est à la retraite depuis quelques années et envisage d’acheter un vélo électrique. On en a parlé pendant une heure, le temps qu’il boive deux Perrier. Faudrait pas vieillir. Disons une quinzaine d’années que le bistro du boulevard de la gare est mon point de chute quand je quitte ma banlieue parisienne, toutes les deux ou trois semaines. 

La meilleure soirée est toujours la dernière soirée. C’était donc aujourd’hui vu qu’on ferme à une heure...

Depuis quelques années, les clients âgés ont disparu. La clientèle de soirée est très jeune. Disons que j’ai plus de trois fois l’âge moyen des autres clients vers 23h. Je reste stoïque au comptoir à observer les gens sans les voir et vice versa. Parfois, il y a des vieux copains, comme Gilles mais je reste le plus vieux.

Les précédentes générations ne sont plus là. Je ne suis pourtant un croulant (même si à cause de Jackie, je me retrouve depuis hier grand oncle : mon frère est grand père). 

La meilleure soirée est la dernière. Toujours, pour un type comme moi. Je reste seul au comptoir tant qu’aucun pote n’arrive. Ce soir, j’ai vu Serge et Jeff, dont je parlais, et Laurent mais comme il était déjà saoul, j’ai coupé court. Je lis Facebook, Twitter (ça dépend des époques, il y a encore trois mois, je ne le faisais plus, je jouais avec mon iPhone... Je ne vous raconte pas avant quand je passais mon temps dans les blogs ni la période où je jouais comme un forcené à la belote, toujours avec mon iPhone). 

La dernière soirée est toujours la meilleure. Je ne m’en rappelle d’ailleurs jamais vraiment. Ce soir, je crois que la bande à Camille est partie puis celle de Aymeric. Je ne connais pas le premier sauf qu’il a une bonne tête. Je suis copain de bistro et de Facebook avec des types qui ont plus de trente ans de moins. 

L’heure de la fermeture a sonné. J’ai vidé mon verre cul sec. Le patron avait encaissé ce que je devais et la serveuse a fini son ménage avant de me ramener à la maison. Ehontément, j’abuse ce mon privilège de vieux. 

La meilleure soirée au bistro est toujours la dernière. 

Quand je serai vieux, Jonathan me remplacera. Il sera le type deux fois plus âgé que les clients. 

Merci Ccil, Christophe, Yannick et l’anglaise. Et aux autres croisés ce soir comme Sophie et Sylvain. 

La meilleure soirée est toujours la dernière. Peu importe les fiestas antérieures.

12 mai 2019

Grave Bénin

Il y a beaucoup de gens qui donnent leur avis au sujet du Bénin et des otages. Faire le malin sur le Bénin, c’est mal. Moi, au moins, je peux reconnaître que je ne sais pas où est ce patelin. A ma décharge, ce qui se passe au sud de Villejuif m’indiffère. 


On a une bataille d’experts et de puristes de la défense des militaires. 


Je suis tombé sur un glandu dans twitter qui disait qu’avant de devenir « rouge » la zone était « orange » et que les touristes avaient ainsi toute légitimité pour s’y promener d’autant que leur guide - mort dans cette histoire - connaissait le coin. Je crois que « orange » ne veut pas dire « vert ». 


Je parlais du guide. Ce gars voulait travailler pour nourrir sa famille. Comme les militaires. Ils ont une mission. Ils l’accomplissent et on leur doit un immense respect. Ne mettons pas sur le même plan les touristes qui font les guignols dans des zones dangereuses, roulent bourrés ou font du ski hors piste et les gens qui se dévouent, risquent leur vie, pour les sauver. Et ne comprenons pas de travers des publications Facebook. 


Facebook que j’adore comme Twitter déborde de moralisateurs sans recul.


Édit : j’avais un truc en tête en écrivant ce billet pour le donner un sens mais j’ai oublié. Il faut oublier. Il faut publier. Comme chantait la serveuse au fond du café. Bref. 


N’OUBLIONS PAS QUE LES FUMIERS SONT BIEN LES CONNARDS ISLAMISTES À L’ORIGINE DE LA PRISE D’OTAGE.


Et quand on tient un titre de billet de blog, on ne fait. 

09 mai 2019

Souvenir de bistro

Le 1er juin, on fête les 100 ans du 1880. Un commentaire de François me rappelle une demande des tauliers, Ccil et Christophe : raconter par écrit la meilleure soirée qu’on a passé dans le bistro. Je vais quand même leur rappeler que j’ai passé plus de 1000 soirées, voire 1500... En plus, je n’ai aucune mémoire, j’ai fait plus de 10000 fermetures dans ma carrière. 


Deux soirées m’ont particulièrement marqué au 1880 :

1. Le premier 25 décembre que nous avons fêté là-bas, quand j’ai connu Jonathan et Quentin, il y a six ou sept ans. J’étais chez ma mère et je me demandais bien ce que j’allais pouvoir glander. Et je suis tombé sur la page du bistro où ces deux andouilles exigeaient l’ouverture. 

2. Le deuxième était une fête de la musique, il y a trois ou quatre ans. Ou cinq ou six. C’était Warfael qui s’occupait des galettes saucisse et on avait passé la soirée, avec Gilles, à côté du stand. A surveiller quand le lascar s’absentait. Et à boire. 


Mais mon « meilleur » souvenir date d’avant. Du temps du Vincennes. A l’époque, je n’étais pas un client trop régulier. J’allais plus souvent à la Grenouille. Mais la patronne était fatiguée (elle avait d’ores et déjà acheté une nouvelle affaire mais un méchant crabe l’a empêché de le tenir). Ses horaires d’ouvertures étaient irréguliers. Comme je me déplace à pied, j’avais arrêté d’aller chez elle (j’arrivais à Loudeac vers 19h et dînait en famille et sortais vers 20h30). J’allais donc au PMU (que je fréquente quand même depuis plus de 35 ans mais assez occasionnellement au début). Il s’appelait le Vincennes et est devenu le 1880. 


Mais je n’étais pote qu’avec peu de clients. J’ai donc pris l’habitude de passer au Cornouailles, plus ou moins sur la route, où j’étais à peu près sûr de tomber sur Yann et Serge. Mais le patron qui picolait comme nous (mais pas avec ma contenance) devenait un peu trop rapidement militant Sarkozyste. Peu importe. Et à la fermeture, vers 23h, j’allais au PMU. Ça a duré quelques années. Assez peu. 


Et un soir, je suis arrivé au Vincennes, sans doute vers 23h30, le patron d’alors, Yannick était en terrasse avec son anglaise. Il n’y avait aucun client. Ils attendaient l’heure de la fermeture. Ils auraient pu fermer mais l’heure c’est l’heure. On avait l’exemple de la Grenouille qui fermait à des heures aléatoires. Du coup, les clients comme moi ne se donnaient même plus la peine de passer. 


Alors je m’étais assis en terrasse et nous avons passé la fin de soirée à discuter (et à picoler pour ce qui me concerne). C’était en mai ou juin, il faisait bon, c’était le bonheur. 


C’est sans doute une de mes meilleures soirées au bistro de toute ma carrière (environ 340 fermetures par an depuis 35 ans... Je vous laisse compter) mais surtout car elle fut très formatrice (hors de l’amitié qui nous lie tous les trois). Voilà :


DEPUIS JE NE VAIS JAMAIS TERMINER UNE CUITE DANS UN BISTRO OÙ JE SUIS CLIENT SI J’AI COMMENCÉ À ME SAOULER LA GUEULE AILLEURS. 


Hop ! Ne me remerciez pas. 

03 mai 2019

Le PS devrait faire gaffe à ses fesses

Le PS va prendre une baffe mémorable aux prochaines élections. Ce n’est pas un scoop mais je ne sais pas si les militants du parti se rendent compte de toutes les raisons. 


J’ai des raisons personnelles d’envisager de voter pour lui (plus précisément de la liste qu’il soutient...) parce que deux copains sont sur la liste mais il faut bien reconnaître que je vais le faire à reculons. 


Tout d’abord, le PS a depuis le début un mauvais positionnement vis à vis de Macron. Ce n’est pas nouveau non plus. Je le dis depuis fin 2016... Les électeurs de Macron sont majoritairement des anciens électeurs du PS. Royal 2007 : 26%, 10 points plus à gauche. Hollande 2012 : 27%, un peu plus de points à gauche qu’en 2007. 2017 : la gauche peine vers 30 points, le score du PS est ridicule. Ses électeurs ont voté Macron. C’est peut-être ballot ou dommage mais c’est surtout mathématique. Désolé, mais je le répéterai longtemps. On nous dit qu’Hollande a échoué parce qu’il n’était pas assez à gauche. Dans l’attente, les types plus à gauche ont été laminé. Si des gens votaient pour le PS, c’est aussi parce qu’ils lui faisaient confiance ou, du moins, confiance en ses cadres pour gérer la boutique. C’est visiblement fini mais, à la limite, peu importent les raisons. 


Toujours est-il que si je me fatigue à publier un truc, c’est parce que je viens de voir un live tweet du PS à l’occasion d’un meeting. Tous les tweets étaient orientés contre Macron. Tous les partis politiques orientent leurs campagnes contre Macron. Mais Macron n’est pas candidat. Ça ne sert à rien. 


Par contre, les potentiels électeurs du PS sont des gens pragmatiques qui attendent que les candidats à une élection européenne parlent de leur projet pour quand ils seront élus au parlement européen. Ils ne mèneront pas une politique, ce n’est pas le job. Ils ne parleront pas de l’orientation des institutions, ce n’est pas le job. Ils négocieront et voteront des directives. C’est le job. 


Et j’attends que les candidats me parlent du job. Et c’est la seule solution pour que le PS subsiste. Qu’il paraisse enfin pour un parti sérieux voire pour le seul parti sérieux. Pas un parti de contestation. Et il doit avoir en ligne de mire également les élections municipales de 2020. Le PS mène du bon boulot dans un certain nombre de grosses villes (je pense évidemment à Paris, Nantes, Rennes, Lille, mais j’oublie sûrement... Sans compter que je me fous de Lille mais la mairie est tenue par un des derniers éléphants du PS. Sans compter que ces quatre patelins sont tenus par des gonzesses). 


Si le PS ne revient pas dans le droit chemin, il est mort. C’est une évidence mais il faut la rappeler tant qu’il fait des conneries, tant qu’il oublie qu’il faut donner aux électeurs des raisons valables de voter pour lui. 


La première étant l’aptitude à faire le job. 

01 mai 2019

Ramadan du fond qui baigne

Vous avez vu la petite boucherie presque en face de chez moi ?


Aujourd’hui et hier, elle a été livrée pour le ramadan qui commence dimanche en principe. D’après le patron du bistro à côté, 6 camions...

Impressionnant. 
















27 avril 2019

Vive l'intersexionalité (mais pas des pieds) !

Tweet militant pour la défense des étudiants

Ce tweet de l’UNEF reprenant les propos d’une éminente représentante a beaucoup tourné sur la toile. Certains avouent même ne pas avoir compris ce que voulait dire la dame. Je vais leur expliquer. Sérieusement. Ou pas.

Elle se présente comme une « femme transgenre ». Ca veut dire que c’est quelqu’un qui est né homme, qui physiologiquement est un homme mais se ressent comme étant une femme. Ou le contraire, peu importe. Elle vit comme une femme. Je ne juge pas. Je m’en fous. Chacun fait ce qu’il veut, ce qu’il peut, selon ce qu’il perçoit… Le seul truc rigolo est quand ils agissent en meute pour défendre autre chose que leur droit à vivre comme ils veulent.

Elle est « racisée ». Ouvrons un dictionnaire : « Racisé désigne la condition d'une personne victime de racisation, c'est-à-dire qu'elle est assignée à une race du fait de certaines caractéristiques subjectives. » Ca ne veut pas dire grand-chose mais on peut toujours déconner. Après tout, ces andouilles se sont battues pour qu’on admette enfin qu’il n’y a pas de race au sein des humains mais, du coup, il leur manquait un mot pour dire qu’ils n’étaient pas blancs. Vu la suite des propos, et je vais y revenir, et le nom de la dame, on peut soupçonner qu’elle n’est pas trop foncée pour une femme racisée. Disons qu’elle est Espagnole. Sans doute un peu croisée avec des Maures mais pas trop. Nous pouvons en conclure que la racisation est nos portes. Une espèce de blanche basanée.

C’est une peu comme moi. Je suis un blanc gras du bide : je fais partie, malgré les efforts mais de mes coracialistes qui boivent de la bière, d’une forme de minorité.

Elle, la dame du tweet, fait partie de deux minorités : elle est transgenre et racialisée mais si vaguement. On peut être vaguement racialisée. Vaguement transgenre, je ne sais pas. Elle est donc intersexionnelle. Ca y est ! Vous savez ce que ça veut dire. Deux minorités. C’est ainsi qu’on peut mener deux luttes sur le même front, c’est ainsi qu’on peut faire en sorte que les minorités s’unifient pour lutter encore plus fort même si, objectivement, c’est de la connerie. Bientôt ceux qui font partie de plusieurs minorités vont s’unir pour lutter contre ceux qui ne font partie que d’une seule.

Je ne déconne pas mais continuons à traduire ce tweet. Notre madame avoue qu’elle est moins racisée qu’une personne afro descendante. Ca veut dire « qui vient d’Afrique ». Il y a encore dix ans, on aurait pu dire une « négresse » mais, on se ferait taper sur la gueule. Donc mémère est juste un tantinet « bougnoule » ce qui lui donne un privilège certain par rapport à une « négresse ». C’est ce qu’elle dit. Exactement. Et c’est évidemment moi qui vais passer pour raciste.

L’intersectionnalité mène à tout. Là nous sommes au niveau de « wouah tu as de la chance tu es plus racialisée que moi donc plus à plaindre. » Vous pouvez rigoler mais je n’invente rien. Nous avons donc une échelle dans la racialisation. Du mieux au pire ou vice versa : les hispanos européens, les hispanos pas européens, les nord africains, les arabes, les proche orientaux, les moyens orientaux et tout ça jusqu’aux noirs. En gros.
Notre grand jeu : classez ces drapeaux par ordre de
minoritabilisation.

Notons bien que dans cette catégorisation hiérarchique on oublie souvent les asiatiques. C’est comme pour les genres, on omet les gens comme moi, monosexuel, autosexuel voire asexuel. A-siatiques, A-sexuels, même combat !

Mais comme le dit la dame, c’est dommage que le degré de colorisation implique des privilèges entre les différentes formes de racialisation. Je propose donc que les racialisés se foutent sur la gueule entre eux et arrêtent de nous casser les couilles, les ovaires, les couilles que nous ressentons comme des ovaires et ces ovaires que nous ressentons comme des couilles. J’avoue avoir du mal à suivre.

Mais, comme le dit la dame reprise par le compte Twitter de l’UNEF (vous savez, le truc qui était là pour défendre les étudiants, à une époque) : certes, tu es plus racisée que moi mais comme en plus je suis transgenre, ça rattrape voire ça me met devant toi dans la grande famille des opprimés.

Hop ! Je pense que je vais prendre une mauresque à l’apéro.

26 avril 2019

Vilaine Blessure de Frank Darcel

Laure Louarn est le principal personnage du roman, au sein d’une équipe de sympathiques enquêteurs de la police judiciaire de Rennes qui se retrouve confrontée en juin 2019 à plusieurs affaires comme en enlèvement d’adolescents, des viols, des meurtres « rituels »,…

J’ai croisé Frank Darcel, l’auteur, dans Facebook et l’ai demandé en ami. Nous avons rapidement sympathisé, sans doute à cause de nos origines communes, le Centre Bretagne. Aussi, quand il est venu pour une séance de dédicaces, à Loudéac, le 15 mars, je ne pouvais pas laisser passer ! Quand je suis rentré dans la boutique, il m’a reconnu immédiatement de même que les autres lascars présents, la plupart des profs au rebus, je suppose. J’ai attendu plus d’un mois avant d’entamer la lecture car j’attendais d’être en vacances pour pouvoir me concentre. Du coup, je l’ai avalé en un peu plus de deux jours. Et encore, si je ne l’ai pas lu d’une traite c’est parce qu’il fallait bien que j’aille au bistro de temps et en temps.

Le premier tiers est assez « compliqué ». Il faut découvrir toutes les affaires qui tombent sur le paletot de nos enquêteurs, assimiler les personnages qui vont avec. Un tiers d’un tel pavé, ça fait quand même 200 pages. Ensuite, la mécanique est en route, les 400 dernières pages voient les énigmes se résoudre une part une grâce aux talents de nos personnages. Je disais en introduction qu’ils étaient sympathiques. C’est le cas aussi pour certains petits seconds rôles, parfois très attachants, alors qu’on se met par en détester d’autres, des espèces de bourgeois rennais.

La mère de Frank était prof au lycée à côté de chez mes parents, eux-mêmes profs au collège, et ils étaient copains. Mme Darcel et mon père étaient des dirigeants régionaux de la fédération de basket et ils étaient souvent ensemble. Elle  était maire d’un patelin à côté de Loudéac, Plessala. Peu importe, c’est une des raisons qui fait que je me suis intéressé à Frank, des vieux souvenirs, mêmes si je ne l’avais jamais vu avant ce 15 avril, même en concert.

Ainsi, ces 400 dernières pages se lisent comme du petit lait et j’ai même fait du zèle, hier soir : je suis arrivé en retard au bistro. Elles nous mènent dans des vieilles familles rennaises, dans un hôpital psychiatrique, une école à moitié louche, chez un violeur en série, dans un cimetière et un village de la côte nord du Finistère. Il y a bien sûr du suspens, comme dans tout roman policier même si on devine dès le début quels sont les salopards. On se demande comment ils seront coincés. On espère même qu’ils seront zigouillés par mégarde.

C’est le moment d’introduire une citation de Wikipedia : « Marquis de Sade est un groupe de rock français, originaire de Rennes, en Ille-et-Vilaine. Actif entre 1977 et 1981, il est formé par Philippe Pascal, Franck Darcel, Pierre Thomas et Christian Dargelos. » 1981, l’année de mes quinze ans. Le groupe m’avait été présenté par mon grand frère et, avec les copains, nous en étions tous fans et nous nous imaginions que la Bretagne allait produire le successeur des Stones. Ainsi Frank, après avoir perdu son « c » de quand il était guitariste idole des jeunes écrit des romans tout en continuant la musique.

On ne sait pas grand-chose de la vie des enquêteurs mais tout au long du pavé, on découvre l’histoire de Laure Louarn, la lieutenante de la PJ de Rennes. Oui ! « Lieutenante ». Pas « lieutenant ». C’est le seul truc qui m’a exaspéré. A lire le Facebook de Frank, je le croyais à moitié réactionnaire. En fait, c’est un vil progressiste !

Lisez-le ! Pour découvrir les vilaines blessures rouvertes par ces événements chez Laure. La PJ de Rennes était calme, avant juin 2019.

Qu'est-ce qu'est bon dans l'Macron ?


Depuis plus de 20 ans, je ne regarde les émissions politiques en soirée que quand je suis en vacances chez ma mère. Ainsi, les dernières interventions politiques avec un président de la République sont le « pschitt » de Chirac et un machin de Sarkozy face à une centaine de Français (avec une exception : nous avions été « autorisés » à regarder une conférence de presse de François Hollande pendant les heures de bureau au moment des attentats). Mais je suis en vacances chez ma mère et il y avait Macron, hier. Certes, pendant la première heure quand Manu prononçait son discours, j’étais au bistro et le son était coupé. J’ai donc « regardé » et ai suivi dans Twitter.

La conclusion de cette première séquence est que le nombre d’imbécile qui regardent Macron uniquement pour pouvoir dire des banalités et qu’ils n’aiment pas le chef de l’Etat est impressionnante.

Bien après le début des « questions réponses », j’étais le seul client et le patron a mis le son puis je suis rentré et j’ai écouté la fin à la maison.

Ma première impression (et ce n’est qu’une impression vu les circonstances) est qu’Emmanuel Macron est bien meilleur quand il est interviewé que quand il prononce un discours. On parlera un peu du fond plus tard mais, sur la forme, il m’a paru très bon dans cette seconde partie. Bien meilleur que dans les machins de ses prédécesseurs qui me restent dans le crâne après toutes ces années.

Sur le fond, j’ai noté quelques points.

Tout d’abord, ses propos sur la laïcité m’ont fait plaisir. On défend la même République, la même idée de cette dernière, à l’opposé de toutes les conneries communautaristes que l’on peut voir. Bien sûr, les commentaires dans les réseaux sociaux sont affligeants. Quand le Président parle des « islamistes radicaux », les gogochistes comprennent « musulmans ». Abrutis.

Tiens ! Abrutis aussi quand ils ne relèvent pas la pire abomination dans les propos de Jupiter : il veut diminuer l’impôt sur le revenu des classes moyennes. Or, c’est l’impôt le plus juste vu sa progressivité. Un truc bien de gauche, quoi ! Il faudrait l’augmenter et diminuer d’autres machins, comme la TVA et les taxes sur la bière.

A propos du temps de travail, il a dit une grosse connerie et un truc très bien. Comme quoi, le « en même temps » et le « ni de droite ni de gauche », hein ! La grosse connerie est que les Français travaillent moins que les autres. Ce n’est pas vrai. Leur temps de travail est supérieur à celui de beaucoup de nos voisins. On le dit depuis des années et des études récentes le confirment. Le truc très bien, presque mon slogan, est qu’il est complètement débile de vouloir augmenter le temps de travail alors que nous avons un tel niveau de chômage. Personne, à gauche, ne l’a noté. Cela aurait peut-être été le cas s’il n’avait pas ajouté une imbécilité sur « la décote ». On ne touche pas au temps de travail et à l’âge de la retraite mais si les gugusses qui veulent gagner assez devront partir en retraite plus tard.

C’est pas gagné.

Dans la presse, ce matin, on voit des trucs comme quoi il ne répond pas aux revendications des gilets jaunes. Ces derniers ont déjà eu 10 milliards en janvier et on ne peut pas répondre aux considérations de quelque 30000 peigne-cul uniquement pour le fun.

Hop ! Mon premier billet depuis presque trois semaines... Et il y en aura un autre aujourd'hui ou demain mais pas politique.

29 mars 2019

Des incompétents au pouvoir !

J’avais encore un fond de sympathie pour ces andouilles. J’avais voté pour eux pour éviter Fillon. J’avais « subi » le bashing sous Hollande. Je leur laissais une chance. Depuis quelques semaines je me disais que je ne voulais plus voter pour eux. Ils n’ont pas appliqué la politique ni de droite ni de gauche promise. Et leur candidate tête de liste aux prochaines fait comme l’oiseau : elle piaille des connerie avec un sommet aujourd’hui avec l’histoire du voile. 


Je croyais sincèrement que Geneviève Legay était tomber toute seule et j’ai encore crié : « stop bashing ». Aujourd’hui, ils ont avoué. Et voilà ce nouveau machin. 


Ils sont au dessous de tout. A la limite, qu’ils mentent est une chose. On ne va pas reprocher aux politicien de mentir alors que c’est leur fond de commerce. Mais tricher avec une forte probabilité d’être pris la main dans le sac une semaine après relève de l’incompétence, de la connerie. C’est inadmissible. Je ne comprends pas qu’il reste des électeurs à envisager de leur donner le moindre suffrage (et je le répète, mon revirement est récent et je ne regrette pas mon choix de 2017 sinon Fillon serait président).  


Comment peut-on avoir une telle bande de traitres et de guignols au pouvoir ? 


https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/29/comment-l-elysee-a-fait-diffuser-un-montage-video-trompeur-pour-tenter-d-excuser-alexandre-benalla_5443397_3224.html