27 juin 2017

Rugy a des couilles

Désolé pour ce titre un tantinet grossier mais ce blog, sans un tantinet de vulgarité, ne serait pas ce blog. Moi-même, je le porte pas de cravate ce qui prouve ma proximité avec les sans-dents et autres pue-la-sueur !

La cravate a été le principal sujet de discussion dans les reseaux sociaux aujourd'hui. Figurez-vous que les députés insoumis n'ont pas mis de cravate à l'Assemblée aujourd'hui. Pour faire parler d'eux. C'est réussi. Ca me rappelle ce député communiste (Gayssot ?) qui était venu en bleu de chauffe, en 1997. Pourtant, Mélenchon en avait une un peu avant. Des guignols. La République n'en sort pas grandie. 

L'autre sujet important du jour. La PMA. Ce blog s'appelait Partageons Mon Avis et je le surnommais PMA avec toute l'affection qui me caractérise. Le Comité National d'Ethique, un truc qui décide si c'est bien ou mal, a donné un avis positif pour la Procréation Médicalement Assistée pour les couples de femmes et les femmes seules. Pour les couples de lesbiennes, je ne dis rien. Au contraire, je suis pour. Ne serait-ce que pour faire chose les réacs. 

Pour les femmes seules, heu... Peut-on priver les gamins d'avoir deux parents ? Quel est leur intérêt dans cette histoire ? Et les hommes ? Pourquoi n'auraient-ils pas le droit de faire des gamins tous seuls ? Ces conneries progressistes vont tuer la gauche. Remarque, ça serait un peu le rôle du Comité d'éthique...

La gauche n'a pas besoin de ça. Manuel Valls a préféré poursuivre sa route hors PS. Il a bien raison. Mais les commentaires sont grossiers. Depuis deux jours, je vois, dans Facebook, un tas de types, des proches comme Romain Blachier, et des moins proches, raconter qu'ils se font virer du PS. Les dirigeants du PS sont complètement con. La majeure partie des électeurs du PS sont de centre gauche et sont partis chez Macron. LREM remplace le PS. Basta. C'est ainsi. Le PS va connaître la même fin que le PCF. Mais, au moins, ce dernier respectait un peu ses électeurs. Amen. 

Ce qui nous amène à Rugy. François de Rugy. Ce gugusse a réussi à se faire élire à la tête de l'AN après avoir été écolo puis candidat à la primaire de la gauchepuis soutien de Macron. Traitre à ce point, il mérite tout notre respect. Je ne plaisante pas : il a envoyé chier toutes les formations politiques sclérosées. Bravo ! 

Toujours est-il que la principale polémique du jour dans les réseaux sociaux est le fait que le Président de l'Assemblée ne soit pas une femme (le fair qu'elle n'ait pas fait de bébé toute seule est annexe). Je déclare : on s'en fout. Trop de féminisme tue le féminisme. Si une gonzesse n'a pas réussi à se faire élire, ce n'est pas mon problème. 

Dimanche midi, je prenais l'apéro avec ma mère en regardant l'émission politique de France 3. Il y avait Pompili comme invitée et un lascar insoumis, sans doute le gros adjoint de Méluche dont j'ai oublié le nom, pour vous dire à quel point je m'en fous. 

A un moment, ils ont parlé de parité. Ma mère a bondi. Elle a dit (je reproduis avec mes mots, pas les siens) : mais pourquoi la parité ? Ils nous cassent les couilles avec ce truc ! 

La connaissant comme si elle m'avait faite, j'ai bien compris ses propos. On ne peut l'accuser de machiste : elle a fait un métier qui était à l'époque reservé aux hommes ou presque. Elle a fait beaucoup plus au féminisme que beaucoup des militantes actuelles. D'ailleurs, quand j'étais gamin, je jouais à la poupée avec ma petite sœur. Mais je n'ai jamais trouvé le bon trou dans les poupées. 

Alors, je pose la question. Il aurait fallu qu'on mette une gonzesse président du truc uniquement parce que c'est une femme et pas du tout en fonction d'autres critères ? 

Toutes mes excuses à mes copines Élodie et Olympe, mes maîtresses en féminisme, mais les propos lus dans les réseaux machins m'ont exaspéré-e-s. 

Je propose que l'on modifie la Constitution pour obliger que parmi les quatre premiers personnages de l'Etat, on ait un homosexuel, un noir, une femme et un gros qui picole. Tant pis pour les chinois et les arabes, les musulmans et les juifs, les anorexiques et les constipés. 

26 juin 2017

Une main au cul des islamistes ?

Pendant le ramadan, à Bicetre, je veux bien voir des types en djellaba. Ca a un côté folklorique. Dans le métro, après le ramadan, j'aime moins. Ce soir, j'étais partagé. Libre à chacun de s'habiller comme il veut. J'ai ouvert ma braguette pour laisser passer un peu d'air. Néanmoins, on ne va pas recommencer les débats genre "burkini". 

Je propose de passer la main au cul à ces cons. Ce que j'ai d'ailleurs fait dans la foule agglutinée autour d'un poteau dans le métro.  

Ca permet de passer pour obsédé sexuel ce qui est rigolo, homosexuel, ce qui est rigolo. Et, au fond, islamophobe, machiste, homophobe et j'en passe. 

On s'amuse tout en militant.

25 juin 2017

Les nouvelles people et musulmanes du dimanche soir

C'est dans mon TGV que j'ai appris que c'est l'Aid Machin (les détails et moi...). Je m'en foutais mais j'ai quand même sorti une vanne nauséabonde dans Facebook. En fait, je le vois pas l'intérêt des fêtes musulmanes : ces gens ne picolent pas. Sauf à Bicêtre mais ils sont Kabyles. 

J'arrive à Bicetre, justement. Le PMU était fermé. Tant pis. Je vais à l'Aéro. Presque personne : les bistros allaient me laisser tomber. Je me prépare à rentrer de bonne heure. Je vais quand même pisser. En passant dans l'arrière salle, je vois une bande lascars jouer aux cartes en buvant de la biere. Ils attendent le coucher du soleil. Je ne suis pas couché. 

À part ça, j'ai retrouvé Philaé, le chien de Pépère. Il était hier soir à un concert de musique classique dans un château près de Caen. Il était avec Julie Gayet et Manuel Valls. Cela n'a rien de sexuel, l'épouse de Manu (Anne Gravois ?) était parmi les musiciens. Pépère n'était pas là. 

La presse people ne fait pas son boulot, heureusement que je suis là. 

Par contre, le chien n'arrête pas baver et de manger de l'herbe. Du coup, mon informateur secret va être obligé d'envoyer son smoking au pressing. 


24 juin 2017

Fête de la musique à Loudéac : les quinquas se rebiffent !

Depuis toujours voire plus longtemps mais à partir de 1981, la fête de la musique est organisée le vendredi qui suit le 21 juin, à Loudéac. Je pourrais dire assez facilement que, de ce fait, elle a un caractère bien différent que dans les autres villes mais, je n’en sais rien, je n’y vais jamais ailleurs, j’ai horreur de la musique et des fêtes organisées, et, à Loudéac, je me limite à un seul bistro, le 1880. J’essaie de venir chaque année mais ce n’est toujours possible. Faire 400 kilomètres pour assister à ça ne vaut pas le coup, d’autant que, dans le fond, j’aime bien les soirées au comptoir, peinard avec quelques potes ou tout seul. Mais j’aime bien ce bistro, son taulier, ses vieux, ses accortes serveuses, ses clients maigres et les gras. Ils font un effort, c’est la moindre des choses que j’en fasse à un mon tour.

Surtout que j’ai fais les comptes : hier, je n’ai pas dépensé beaucoup plus de 30 euros ce qui veut dire que j’ai bien réussi à me faire rincer la gueule par les passants, ce qui est quand même un des buts du jeu, ce qui n’a rien à voir avec de la radinerie, c’est bien un jeu. Un arrive, il ne connaît personne mais vous reconnaît vaguement, il se présente, vous rappelle que vous avez été en classe ensemble il y a 40 ans. Vous dites « ah oui mais c’est bien sûr où avais je la tête, tu te rappelles de machin, je l’ai vu tout à l’heure ». Le type tout content vous offre un verre, vous raconte sa vie, vous faites semblant de vous intéresser mais vous ne racontez pas grand-chose de la votre. Le type ne se rend pas compte que vous n’avez strictement rien à cirer de ce que vous raconter. Un autre lascar arrive, offre une tournée, raconte sa vie,… Et ainsi de suite.

Je m’en fous, je ne suis pas bavard. A l’oral. Plantons le décor : le bistro était fermé. Ils avaient installé une buvette sur le parking, une plage devant (ils sont un peu tarés), une estrade en face avec des musiciens ou des DJ (c’était le bonheur, le type qui s’occupait du son était mal placé, du coup, à la buvette, on n’entendait quasiment pas la musique). La route était fermée à la circulation et les gens pouvaient déambuler d’une « scène » à l’autre dans la commune, par groupe de potes, en famille,… A un moment, vers 11 heures, je suis allé pisser, fâcheuse conséquence de ce genre de soirée. Je voulais aller derrière la scène mais il a fallu que j’aille plus loin vu qu’il y avait du monde partout. Au retour, j’ai tenté d’évaluer le monde. Je pense qu’il y avait près de 500 personnes entre la rue et le parking. Disons 300 selon la police et 600 selon les organisateurs. J’en ai parlé à mon pote Gilles qui a utilisé une méthode plus scientifique que moi (compter le nombre de rangées de 10 personnes, le nombre de personnes sur 10 lignes, évaluer la densité, et estimer le nombre de tas de 100 gugusses). Il est arrivé au même résultat.

Gilles et moi avons une situation particulière : nous sommes célibataires endurcis et piliers de comptoirs depuis plus de trente ans alors que la plupart des gens de notre âge se sont rangés, le temps, notamment d’élever les gamins. Ainsi, la fête de la musique est leur sortie bistro annuelle et, depuis qu’ils ont environ 45 ans, leur première sortie sans les gamins, voire avec les gamins parmi les autres clients. Nous étions avec un autre copain, qui s’était rangé sur le tard mais avec qui nous avions été très proche avant qu’il parte faire de l’élevage, dont celui de Cécile, serveuse accorte du 1880. Tous les trois, nous dépassons allègrement le quintal ce qui est, pour moi, le cas depuis plus de vingt ans alors que les deux autres grossissent.

Tiens ! Du coup, je me suis pesé, ce matin. 102 kg. Bientôt, j’aurai la peau sur les os.

Mais la buvette était petite et nous prenions forcément de la place surtout que nous tenions à rester à proximité, une histoire de rapidité de service. Nous avons donc passé la soirée à être bousculés par des jeunes et vieux imbéciles tout en se foutant de la gueule d’inconnus qui galéraient pour avoir un verre (nous avions la chance de connaître trois des cinq serveurs, en tant que client – voire père).

Je ne suis pas totalement un ours. Il y a des gens que ça me plaisir de revoir, 5, 10, 20 ou 45 après, ceux que j’ai réellement connus et pas seulement ceux avec qui on a passé trois ans à l’école ensemble…

Pour le reste, je me disais que c’est moche de vieillir. Je parle pour eux. Pour ma part, j’ai toujours le même âge : celui de boire des bières, debout, au comptoir !


22 juin 2017

Un peu de sérieux maintenant ?

Mes activités extra-bloguesques (faut-il un tiret à ce mot ?), à savoir le travail pour gagner plus que rien, m'empêchent de commenter l'actualité politique. Il n'empêche que je suis. 

Hier, Cambadelis a dit que le remaniement montrait un virage à droite du gouvernement. Accoyer a dit que cela montrait un virage à gauche. Cela me donne le tournis d'autant qu'il n'y a plus de pression à la Comète à cause de la canicule. 

Les militants de leurs partis politiques disent la même chose dans les réseaux sociaux. 

J'espere que ces gens se rendent compte de leur ridicule et de l'effet sur l'électorat. 

Avec gentillesse (parce que j'aime bien Olivier Faure), je trouve absolument délirant que les groupes LR et PS ont élu les mêmes présidents de groupe qu'avant cette élection alors qu'ils ont pris des vestes électorales. Soit ils n'ont rien compris, soit ils prennent les électeurs pour des cons. 

Cela étant, je suis content que Delphine Batho ait été éliminée. C'est quand même une des premières à avoir foutu la merde lors du précédent quinquennat. Mais je pense que des politiciennes comme elle prennent réellement les électeurs pour des cons. En Français : le PS n'a pas à se réconcilier avec sa gauche mais avec ses électeurs. Dont moi. Quand je pense que je l'aimais bien en 2012. Mon côté obsédé sexuel, sans doute. 

En plus, les partis non extrémistes ou, plus précisément non mitoyens à LREM ont annoncé qu'il ne voteraient la confiance à Machin. Avant même d'avoir entendu son discours de politique générale. C'est grotesque. 

Et les électeurs le savent mais ils les prennent pour des cons. Je ne sais pas s'ils font le lit du FN mais ils font le lie de politique. 

Les Français (les électeurs) ont choisi un Président qui se voulait ni de droite ni de gauche mais de droite et de gauche. Le résultat des élections est terrible mais réel. J'aurais préféré la réélection d'Hollande. C'est mal. 

Il serait temps qu'un certain nombre de glandus s'en rendent compte. Il ne s'agit pas d'acter (quel horrible verbe dans un billet de blog) mais de se rendre compte qu'il n'a servi à rien et qu'il est temps de passer à autre chose. 

Les USA ont eu 8 ans Obama. Et il a été remplacé par Trump. N'en tirez surtout aucune conséquence autre que le système électoral est pourri. Comme en France. Souhaitez une sixième République qui sera ingérable, si vous voulez. 

Mais allons de l'avant. 

Petit 1 : arrêtez de vous planter avec des raisonnements contradictoires en analysant un remaniement (Bayrou ne pouvait pas rester et ça donne les mains libres à Macron). 

Petit 4 : concentrerons dans les blogs sur les prochains faits politiques, à savoir, probablement, le discours de politique générale de Machin. 

Petit 7 : ensuite, concentrons nous sur les prochaines réformes annoncées. 

Petit 7.1 : celle sur la réforme de la moralisation. N'oublions pas que les électeurs s'en foutent et que la morale n'a rien à faire avec la loi

Petit 8.4 : celle sur la réforme du droit du travail. Pour ma part, tant que le droit machin se contentera de protéger des salariés protégés, je peux la défendre. Si je ne m'interdisais pas de parler de ma boite, je pourrais citer des dizaines de cas où les accords de branche sont une connerie accentuée par la loi. Ca me rappelle la fois où nous avons du entasser les consultants prestataires de service parce que les accords exigeaient qu'il fallait un bureau pour les représentants du personnel qui n'avaient pas besoi de bureau mais seulement de pouvoir disposer de salles de réunions dix fois par an. Et je suis représentant du personnel. 

Pourrions nous redevenir sérieux ? Arrêter d'avoir des positions de principe et tout ça. 

De droite, de gauche. Le clivage est réel mais plus d'actualité dans la vie politique de notre pays. Depuis que je blogue, je trouve des types de gauche qui pensent que le PS est à droite et des types de droite qui pensent que LR est à gauche. C'est grotesque. 

Macron a foutu la merde. Suivons le et traitons les ponts cas par cas. 

19 juin 2017

Fin de séquence électorale

J'aurais pu titrer : ils sont devenus fous. Je parle de tous ces commentateurs de gauche qui se revendiquent en être dépositaire alors que ça a mené au désastre, ou, du moins, ça y a contribué. 

Mélenchon en est le chef. Il est persuadé qu'il représente le peuple. Le peuple n'est pas d'accord mais tant pis. 

Prenons un électeur au hasard : moi. Je ne suis pas spécialement représentatif du peuple. J'habite dans une banlieue rouge. J'ai voté plus souvent communiste ou "gauche radicale" que beaucoup de gauchistes des réseaux sociaux. 

Par exemple, à la législative de 2007. En 2012, j'ai voté pour le maire de la commune (MRC et pas PS, hein !) par fidélité vu qu'il avait fait la campagne de Hollande, comme moi, mais c'est la seule raison que j'ai trouvé de ne pas voter communiste. Au premier tour de 2017, j'ai à nouveau voté pour lui après avoir voté Macron à la présidentielle. Je ne connaissais pas Le communiste. Aucun des deux n'est arrivé au second tour. Hier, je voulais ne pas voter, n'ayant aucune raison de voter FI ou LREM. Je me suis finalement décidé à 18h30. Pour virer FI de chez moi. J'ai d'ailleurs échoué. 

Hier, FI et le PCF ont eu 27 députés (de mémoire) avec 60% d'abstention. Aujourd'hui, on a les éternelles discussions sur l'abstention, toujours aussi ridicules. Ils essaient de vous démontrer qu'avec les 60% et Le les 27, ils sont majoritaires. 

Ils essaient de nier que les électeurs de gauche traditionnels ont voté LREM. Je m'en fous. Il n'y a pas de mal à se faire du bien. Mais ils commettent une faute historique. Ils font perdre leur camp. Je m'en fous aussi. Les socdems votent pour LREM ou PS. D'ailleurs, la plupart des frondeurs en peau de fesses ont été balayés. 

Pour ma part, je suis droit dans mes bottes. Et quand je vois que quelques FI se sont compromis dans un rapport louche avec l'islam, je suis bien content d'avoir été voter contre eux. Mais pour une candidate dont le patronyme me laisse penser qu'elle pourrait être originaire du sud de Marseille. 

La gauche officielle veut sa propre mort car elle n'a rien compris, ni aux électeurs ni à ce que doit être la gauche. Je veux bien ne pas être de la gauche officielle. J'ai voté pour un type, à la présidentielle qui a voulu une majorité composée par la droite modérée, le centre de droite et la gauche modérée. Connaissant des types de droite et de gauche, je peux dire que dans les deux bords, on est nombreux à être ulcérés par leurs extrémités. 

Et donc, on travaillera ensemble. Demandez à un type de droite ce qu'il pense de Ciotti. 

On travaillera ensemble. 

Mais si pendant cinq ans, des imbéciles n'ont pas d'autres arguments que "vous êtes de droite", le temps va paraître long. 

Cette séquence électorale n'a que trop duré. Macron, LREM et les gugusses qui pensent que l'on peut ou doit gouverner sans les puristes de chaque bord ont gagné. Et largement. Il y a une forte abstention ? Et alors ? Les abstentionnistes n'ont pas voté pour les puristes. Ce n'était pas à moi de les convaincre. 

Cette séquence électorale est terminée. Reprenez maintenant une lutte saine, projet de loi par projet de loi, acte par acte. 

Mélenchon a promis des manifestations civiques (je n'invente pas grand chose). Manifestez ! Les urnes ont parlé. 

Et on ne peut pas dire qu'elles étaient bourrées, contrairement à certains électeurs. 

18 juin 2017

Changement d'avis

Finalement, je suis allé voter. 

Quand je vois le nombre de types qui se fatiguent à tenir les bureaux de vote, alors que j'avais passé trois heures au bistro, après la sieste, je suis allé leur rendre hommage. 

En plus, je suis assez fier d'habiter dans une banlieue rouge contrairement à de nombreux révolutionnaires en culotte courte des réseaux sociaux. Je ne pouvais pas me résoudre à être complice de l'arrivée d'un insoumis à l'Assemblée, je ne veux pas dénaturer la gauche. J'ai voté pour la dame d'En Marche, je n'avais pas d'autre quiche en stock. 

Me voila conseiller politique de Macron


Heureusement qu'il y a des copains de Twitter pour m'informer. Heureusement qu'il y a des homonymes. 

Abstention

J'ai fait mon choix. Pas de vote. Ce soir, je serai donc montré du doigt comme tous les abstentionnistes par d'éternels politologues de comptoir qui voient dans l'abstention une espèce de masse informe. 

C'est la première fois depuis le 21 avril 2002 et je n'en suis pas spécialement fier. 

17 juin 2017

Mes dernières volontés


Cette semaine, j'ai enterré le vieux Jacques. Vendredi, je vais enterrer mon copain Pierre. 52 ans. Il y a quinze jours, c'est Suzanne qui nous quittait. 93 ans, je crois. Et aujourd'hui, Tonnégrande est arrivé à la Comète en survêtement (notre illustration). La vieillesse est un naufrage, visiblement,  Miranda a réussi à transformer la cérémonie pour ce mécréant de Jacques en un machin religieux. Et on peut mourrir jeune. Il est temps que je rédige mes dernières volontés. 

Je me lance. 

Commençons par les aspects financiers. J'ai un appartement qui doit valoir "dans" les 300 000 euros mais il faut bien habiter quelque part. Je souhaite qu'il soit vendu et que mes deux neveux touchent le pognon. Ils feront évidemment ce qu'ils veulent mais je veux qu'ils gardent le pognon pour financer leurs propres acquisitions immobilières. C'est un conseil. Respectez votre vieil oncle. Qui a acheté son appartement à 28 ans ce qui lui a permis d'être débarrassé des problèmes financiers à 40 ans (des contingences financières comme on dit). Par pitié, Claire, Nathan, faites pas les cons. Pour le reste, j'ai quelques liquidités placées de anoere totalement immorale pour un blogueur de gauche. Répartissez le pognon entre les autres andouilles familiales, y compris les neveux par alliance. 

Pour ce qui concerne mon corps, faites en ce que vous voulez. Je serai mort. C'est à la mode de se faire incinérer et je me fous de la mode. Je connais le côté pragmatique de ma famille qui explique mon côté social démocrate. S'il reste de la place dans la tombe familiale à Loudéac, vous me collez dedans, ça évitera les notes de gaz. Je me répète : je m'en fous. Vous faites (ou ferez...) ce que voila vous voudrez. 

Le mieux serait que vous donniez mon corps à manger aux cochons. Ensuite vous tuez les cochons et vous les mangez sous forme de sandwichs au pâte et d'andouillettes. La boucle sera bouclée. 

Par contre, et j'y tiens, vous mettrez une plaque à mon nom sur le caveau familial. Je ne voudrais pas avoir l'impression de laisser tomber les lascars qui m'aiment et cherchent un lieu pour se recueillir.

Il me reste à organiser la cérémonie. 

Il ne devra n'y avoir aucune référence autre que musicale à la religion. Les errances seraient considérées comme un manque de respect et les coupables, forcément religieux, finiraient en enfer. C'est mal. Je me rappelle de l'enterrement de ma grand mère paternelle, ayant survécu une dizaine d'années ou damnées à son fils, mon père, qui avait été enterré très civilement. La branche catholique de la famille avait réussi à coller une bénédiction pour le fils lors de l'enterrement de la mère. J'étais assis à côté de ma mère. J'allais me lever pour les traiter d'enculés mais Maman avait failli le faire avant moi. J'avais calmé le jeu. Tous les connards qui veulent me bénir ou autre peuvent crever. Et je n'ai pas oublié la trahison. 

Revenons à la cérémonie. Elle doit se dérouler au cimetière, près de la plaque en question. S'il pleut, prenez une salle ou reportez la cérémonie. 

Commencez par un bref discours par le type des ompes funebres. Du genre : nous sommes réunis ce jour patati patata. 

Ensuite, vous passez un Ave Maria de Goux, Now. Ensuite, vous trouvez un glandus pour faire un discours de deux minutes sur ma vie familiale. Là, vous passez l'hymne à l'amour. Puis un discours à ma gloire. Ce n'est pas un exercice facile, mais si vous me demandez (dépêchez vous, les métastases pourraient me gagner), je peux Le rédiger. 

Là, vous passez "Love Paris" par Jonathan Richman. Puis, la traditionnelle minute de silence pour penser à moi.  Enfin, vous passez Everybody Hurt et vous commencez à penser à autre chose. 

Après, vous allez au 1880 vous saouler la gueule. La famille paiera la première tournée mais pas plus. Faut pas deconner non plus. Le patron aura néanmoins l'obligeance de mettre à disposition de la charcuterie et des trucs comme ça pour éponger. 

Le patron de la Comete aura prévu un écran géant pour retransmettre la cérémonie et organiser l'apéro parallèle pour les gens qui ne pourraient pas venir en Bretagne ce jour-là. 

Amen.