21 octobre 2019

L’affaire Odoul : un défis pour la République !

Une fois n’est pas coutume, je copie ici une publication du Printemps Républicain dont au sujet duquel je suis fier d’adhérer depuis deux ans. Mon premier engagement associatif depuis 1997. J’avais tout laissé tomber depuis. C’etait au sein de l’association laïque du scoutisme français et nous étions partis en mauvais termes. 

Je copie, donc :

« 🎙L’affaire Odoul : un défi pour la République ! 🎙

Depuis sa création, le Printemps républicain alerte sur l’existence d’une véritable « tenaille identitaire », selon l’expression d’un de ses fondateurs Gilles Clavreul. Celle-ci oppose, d’un côté, l’extrême droite glorifiant une soi-disant pureté de l’identité ou de la civilisation françaises et, de l’autre, l’islam politique et ses idiots utiles glorifiant pour leur part diverses identités au motif que la France serait demeurée cet état colonial aux relents racistes nourrissant une haine contre les Musulmans. 

Dans ce face à face, la République est accusée – en même temps – de faiblesse et de racisme. Et souffre d’être déchirée par les mâchoires de cette tenaille à l’imaginaire de guerre civile. La polémique engendrée par un conseiller régional Rassemblement national est la dernière illustration de cette unique façon d’envisager la vie en commun : inflexible, chaque camp enjoint à l’autre de se soumettre ou de quitter le pays… Et chaque nouvelle outrance nourrit la suivante.

Dans ce capharnaüm, il est difficile d’exister. Mais pas impossible, comme ont su le faire Amine El Khatmi sur LCI ou Laurent Bouvet dans le Figaro la semaine dernière. Qu’ont-ils dit l’un et l’autre ? Qu’il faut partir de la loi telle qu’elle existe aujourd’hui : si ces femmes n’ont pas d’attitude prosélyte, rien ne leur interdit d’accompagner des sorties scolaires. On peut être en totale opposition avec cet attribut rétrograde, mais il ne faudra pas compter sur le Printemps Républicain pour se lancer dans une chasse aux femmes voilées. Et si la loi devait être amenée à changer, on ne le devrait alors qu’aux excès des tous ces entrepreneurs identitaires qui font d’une zone de respiration laïque – l’école – un territoire disputé que l’Etat doit neutraliser. Nous proposons plutôt d’utiliser les bataillons de volontaires de la réserve citoyenne et du service civique pour accompagner le plus possible les sorties scolaires plutôt que de faire de ces moments hybrides des annexes de la neutralité de l’Etat. 

Sur ces sujets, mis à part la position affirmée – et pourtant contestée – du ministre de l’Education nationale, l’Etat est précisément le grand absent de la séquence que nous venons de vivre. En refusant d’exprimer une direction claire sur les questions de laïcité qui pourrait enfin soutenir une action ferme, le Président de la République renforce la cacophonie. 

En effet, aux discours forts qui suivent les épisodes tragiques que connaît son quinquennat – que l’on songe à l‘assassinat du colonel Beltrame ou à celui des fonctionnaires de la Préfecture de Police de Paris – ne succèdent que des actes faibles. Et les propos ambigus sont immédiatement suivis d’un déchirement de sa majorité. Si le Président a su définir les lignes directrices de sa vision pour l’Europe dans le fameux discours de la Sorbonne, on regrette l’absence de son pendant sur l’Etat, ses missions, ses moyens et son rapport à la laïcité. Pour l’heure, le Président semble porteur d’une vision uniquement comptable qui nourrit tous les mécontentements. 

Nous touchons ici aux racines du mal qui nourrissent inexorablement la tenaille identitaire : en raison de l’absence d’une vision claire portée au plus haut niveau, les assauts identitaires de tous bords prennent de court des fonctionnaires désemparés, immanquablement critiqués lorsque, courageux, ils décident d’agir et de lutter. Nous constatons ainsi l’affaiblissement de l’Etat, l’amollissement de la notion de service public et, in fine, la démoralisation de tous les fonctionnaires (par ailleurs alimentée par l’échec spectaculaire de certains services publics, pensons à l’école qui malheureusement amplifie les inégalités sociales ). « Puissance publique » est une expression vide de sens lorsque ses serviteurs ne savent en quoi ils sont encore puissants et à quoi il leur sert d’être publics…  

Ainsi, la tenaille identitaire n’est forte que de la faiblesse de la République. Or, qui incarne la République sur le terrain ? Les fonctionnaires de première ligne : policiers, enseignants, infirmiers médecins, pompiers, magistrats etc. auxquels on pourrait rajouter les élus locaux. C’est-à-dire tous ceux qui expriment aujourd’hui leur malaise en manifestant, en faisant grève, en refusant de poursuivre leur mandat ou plus tragiquement en attentant à leur propre personne...  « Passer à l’acte » de toutes ces manières est le pouvoir qu’il reste quand agir en représentant de l’Etat devient peu à peu impossible, difficile ou insensé.  

Sans jamais se hausser au niveau de l’intérêt général, les identitaires de tous poils partent à l’assaut du commun pour y être entendus ou reconnus. C’est donc l’expression irrépressible de ces identités (individuelles ou communautaires) qui induit un changement de rapport au collectif, donc au service public et nous oblige désormais à redéfinir celui-ci. C’est pourquoi l’impératif managérial et les règles comptables, aussi légitimes soient-ils, ne peuvent servir de doctrine et masquer aux agents le sens de leur métier et leur devoir d’incarnation de l’Etat. Pour répondre aux problèmes de coût, d’efficacité mais aussi de laïcité, l’alternative n’est pas entre une remise en cause libérale de l’idée de service public ou la crispation étatiste – plus d’argent, plus d’agents sous statut. Il est dans une redéfinition même du sens du service public face à la tenaille identitaire. Le service public est un élément de notre accord commun. Et il cherche une nouvelle respiration – les débats sur la laïcité en témoignent. 

Affirmons-le clairement : si l’on veut véritablement lutter contre les extrêmes, contre le communautarisme, contre l’hydre islamiste et au-delà contre la pauvreté ou la relégation sociale, alors il faut investir dans le sauvetage de nos services publics. Non pas seulement avec plus d’argent mais d’abord avec plus de sens. C’est-à-dire notre soutien et notre reconnaissance pour « la République en première ligne » ! »

19 octobre 2019

Devenons de bons musulmans

J’arrive de Twitter. Les imbéciles s’excitent contre Cazeneuve qui a dit qu’on aimerait bien que les musulmans disent qu’ils aiment la République.  Ou un truc comme ça. Je ne suis pas son porte parole. Ils sont fous. Pas les musulmans, les islamogauchistes. 


Néanmoins, il nous faut rétablir l’entente à gauche afin de lui permettre de gagner des élections et de reprendre le progrès social comme le voilage des femmes et trucs comme ça. 


Pour rétablir la paix, je propose que nous nous convertissions tous à l’islam mais à un islam modéré. Pas à un islam méchant qui pousse à faire des attentats dans des mosquées, hein ! Nous serons alors des musulmans qui lutteront contre l’islamisme ce qui n’est quand même pas compliqué. Pour ma part, je ferais bien musulman kabyle ou sénégalais : ces braves gens continuent à se saouler la gueule. 


Je crains néanmoins qu’on ne voit éclater une nouvelle scission à gauche entre les gauchistes islamistes et les gauchistes musulmans modérés. Les premiers nous obligeraient à poser des bombes, à mettre le voile, à nous lapider, nous exciser pour prouver notre foi. Et si on refuse, on passera pour des fascistes, des collabos et tout ça. 


On nous dira qu’on est des méchants qui ne respectent pas les pires traditions des contrées malfaisantes. Et on nous engueulera quand on ira au bistro avec nos femmes (il en faut plusieurs) car le bistro n’est pas la place des femmes. Elles doivent rester au harem. Et on pliera. On se forcera à supporter plusieurs gonzesses mais on ne les amènera pas au bistro. On les lapidera si elles font une des pipes au plombier alors que la fuite n’est pas encore bouchée. 


Mais on aura la chance d’avoir défendu tous les opprimés.  D’être de bons gauchistes. 

15 octobre 2019

Mettons un voile sur l’amalgame

Je lirais bien la tribune des 90 lascars qui appellent à lutter contre la haine anti musulmans mais elle est réservée aux abonnés du monde et je me fais toujours un plaisir de n’avoir accès qu’aux mêmes informations que les citoyens lambda. 

Je leur ferai néanmoins remarquer qu’ils ont remis une pièce dans la machine à amalgamer et à rendre insupportables les musulmans. 

Il faut savoir raison garder comme disait un grand penseur comme Balladur au sujet de sa propre sénilité. 

Odoul a dit une connerie. Très grosse. Je passe l’humiliation de la mère et du môme. Pour cela, il mérite des coups de pied au cul. Violents. Avec des chaussures pointues par un type sachant viser. Avec des tessons de verre collés à la pointe des chaussures. Il mérite d’être condamné pour avoir dit dans une enceinte de la République ces conneries. 

La présidente du conseil machin aurait pu avoir une réaction plus virulente et connaître la loi. 

Les propos de Blanquer ont été justes. Il n’est pas souhaitable d’avoir des femmes voilées accompagnant des sorties scolaires mais ce n’est pas interdit. Il est critiqué par quelques gauchistes qui aiment bien critiquer. C’est un peu dommage pour eux. Les sondages disent clairement que 60% des électeurs de la gauche de la gauche sont nettement contre le voilage en question (et encore plus quand on va sur la droite, ce qui n’est pas surprenant). Il ne s’agit pas de faire une politique en fonction des sondages mais il faut bien se foutre dans le crâne que les gens de gauche ne veulent pas de religion sans l’espace public. J’en fais partie. Blanquer a dit « il n’est pas souhaitable » et il a raison. S’il y en a, tant pis. Ce n’est pas interdit. 

Et une mère voilée qui accompagne un groupe de gamins ne remet pas en cause la cohérence de la République. Mais, le jour où on aura que des femmes voilées à accompagner des sorties scolaires, ça sera trop tard. Amen. 

Philippe, notre Premier Ministre, a rappelé la loi. Celle de 1905, la base. Et les suivantes. Elles suffisent. On ne va pas adapter la loi à chaque pet de travers. Jacob commence très mal son job de chef de ce qui fût un grand parti de droite. Il ferait mieux de rappeler ce qu’est la République. 

Et ces 90 andouilles feraient mieux de ne pas interpeller notre président, celui de notre République, suite à des sorties odieuses d’un immonde petit élu. Elle en sortirait, la République, grandie. Elle sortirait grandie qu’on arrête de remettre une pièce dans la machine à chaque connerie. 

Et ça ne sert absolument pas les musulmans qui n’ont rien demandé dans cette histoire. Et on peut torturer le problème dans tous les sens. Il n’est pas qu’une femme voilée accompagne des gamins dans une sortie scolaire. Si elle est convaincue, si elle a vu la vierge, qu’elle porte une voile ! 

Le problème tourne autour des revendications politiques. De l’extrême droite. Des islamistes. J’en passe. Bonnet blanc. Blanc bonnet. Il nous faut être très vigilant. Ne pas défendre une cause pour tenter d’éliminer l’autre. Quand 90 starlettes émettent un tel appel, elles visent à combattre ceux qui luttent contre l’islamisme : les républicains. Sans majuscule. 

Ils pratiquent l’amalgame. C’est toujours le même problème.

09 octobre 2019

Laissez-nous padamalganer !

Le pas d’amalgame me gonfle toujours. Des andouilles ont même sorti un hashtag #balancetonmusulman pour protester contre je ne sais qu’elle annonce présidentielle ou gouvernementale qui invite la population à s’interroger s’ils voient des gens avec des signes de radicalisation. 


Le résultat est évidemment très drôle (du type : mon voisin ne se rase plus, c’est un signe de radicalisation, je vais le dénoncer). J’ai même failli participer mais j’ai vu des trucs bien plus rigolos que ce que j’aurais pu imaginer alors j’ai lu en silence. Puis j’ai compris. 


C’est encore un truc pour empêcher toute critique de l’Islam. 


Les gars, ce n’est pas amusant. Dans mon équipe, j’ai eu un type qui refusait de serrer les mains des femmes avec un tas de prétextes différents (genre je sors des toilettes ou je suis enrhumé mais il avait serré les mains des hommes). Il avait des tenues très strictes (à l’occidentale) à un point très drôle (d’autant qu’il était grand et mince et avait des pantalons trop courts). Il avait en permanence des écouteurs sur les oreilles (pour son boulot ce n’était pas gênant) et on a appris par hasard qu’il écoutait le coran en permanence. Qu’il s’habille n’importe comment et écoute le coran en permanence ne me dérange pas spécialement mais montre qu’il n’est pas franchement intégré à la société. Qu’il refuse de serrer les mains des femmes est inadmissible. Et qu’il se force à tenir des discussions de machine à café (ce dont j’ai horreur) parce qu’il faut bien parler aux clients m’exaspérait au plus au point. 


Et je bosse dans un milieu où il y a plein de musulmans issus de nos anciennes colonies d’Afrique du nord et du Sénégal au point où ça nous pose des questions pour l’organisation des pots. C’est d’ailleurs pareil dans les bistros mais on y trouve assez peu de salafistes. Pour le boulot, c’est simple : on recrute sur CV et entretien (les consultants comme les permanents) et un diplôme d’ingénieur n’a pas d’origine ethnique, alors on s’en fout ! Et comme les types pas franchement blondinets sont moins chers parce qu’ils ne pêtent pas plus haut que leur cul... A deux personnes avec la même compétence professionnelle, on ne va pas prendre la plus chère. On ne fait pas du dumping social, on parle d’ingénieurs. 


Alors laissez nous padamalguer comme on a envie de padamalguer ! Je sais faire la différence entre mes musulmans du quotidien, ceux qui refusent de s’intégrer et ceux susceptibles de virer au terrorisme. 


Le sujet est grave et sérieux. Si vous voulez le résoudre par un hashtag, il n’est pas impossible que vous méritiez des baffes. 


08 octobre 2019

Radicalisation grossophobe

Tant que je suis dans les réseaux sociaux à raconter des conneries, il faut que je raconte une anecdote. Ce matin, je n'avais plus de belle chemise repassée. J'ai donc décidé en prendre une neuve, encore jamais portée et dans son emballage d'origine (j'ai toujours eu un stock pour ce genre d'urgence).

J'ai quand même vérifié la taille vu qu'à une époque, j'avais un tantinet tendance à nier ma légère surcharge pondérale ce qui fait que j'avais beaucoup de chemise bien trop petites (je prenais du 41/42 alors qu'un 45/46 est plus adapté, soit tout de même 10% de plus ; depuis, avec l'aide du père Noël et de quelques achats bien sentis). La taille était bonne.

Je vais pour la mettre mais ça ne rentre pas. Ca ne glisse pas, j'ai du mal à enfiler la deuxième manche... Un peu comme si je ne m'étais pas séché après la douche et que la chemise sortie du paquet conservait des plis. Je ne sais pas. J'insiste. J'arrive à la mettre mais impossible de la fermer, j'étais tassé dedans, mal à l'aise, les bras à moitié coïncés.

J'essaie de l'enlever mais je n'y arrive pas, je tire dans tous les sens, me contorsionne,... Rien à faire. J'envisage les scénarios du genre : aller comme ça avec un manteau à la Comète et demander au serveur de me libérer ou appeler la concierge.  Finalement, j'ai réussi mais j'ai perdu 10 bonnes minutes (réellement) en plus du temps perdu à déballer la chemise, enlever les épingles (et faire la même opération avec une autre chemise) : je suis donc arriver avec 10 minutes de retard au boulot (je m'étais accordé une marge de 10 minutes pour les pb de transport en commun).

Bref, je regarde l'étiquette de la chemise : 39/40. Je vérifie l'emballage : 45/46.

Ah ben merde.

Je peux vous dire que pour la chemise suivante, j'ai vérifié avant de l'enfiler.

05 octobre 2019

La relativité de la pénibilité du travail

Parmi les boulots pénibles - Macron a encore dit une connerie à ce sujet et les gauchistes ont réagi - il y a ceux qui passent des heures à faire la mise en place ou le rangement après les heures productives. 


Prenons un exemple : moi. C’est un gros exemple. J’arrive au boulot et je fais ce pour quoi je suis payé : aller prendre un café et m’asseoir sur mon siège à taper des conneries sur un clavier. Je suis productif 217 jours par an, huit heures par jour. 


Prenons un serveur de bistro en caricaturant un peu (dans le sens ou un serveur ne fait jamais l’ouverture et la fermeture d’un bistro le même jour, contrairement, parfois, au patron). Le matin, il passe une heure à sortir la terrasse et le soir une autre à la rentrer et à faire la caisse. Et une des deux périodes en faisant le ménage à fond. Ces deux heures sont pénibles. Ça fait partie de leur travail mais l’essence de ce travail est de faire du chiffre d’affaire en vendant des trucs. Pas pour porter des tables avec des pieds en fonte. 


Je ne sais pas si les gauchistes qui parlent de pénibilité savent de quoi ils parlent. Ils imaginent le couvreur qui passe son temps dehors dans des conditions de sécurité un peu limite mais ont pour la plupart un boulot dans lequel ils sont productifs. A droite, ils sont aussi cons. Ils s’imaginent que la totalité du temps de travail des profs est de faire classe alors qu’il faut corriger des copies, rencontrer des parents, préparer des leçons et ... travailler debout ce qui n’est pas fréquent dans le tertiaire. Sans compter que, n’ayant pas de chiffre d’affaire à réaliser, il manque un critère. 


Moi, par exemple, je n’ai pas de chiffre d’affaire à réaliser mais par le boulot que je fais, qui n’est pas pénible, je contribue au chiffre de la firme. Certains voudraient sans doute que l’enseignant participe au chiffre de l’Education Nationale. 


Je ne veux pas opposer la droite et la gauche mais les deux se trompent péniblement sur la pénibilité. Prenons un même gros exemple : moi. J’ai un boulot qui n’est pas pénible a priori mais je bosse dans un open space au troisième sous-sol d’une tour de La Défense. Vous croyez que ce n’est pas un peu pénible ? Le siège de ma boîte est au 17ème étage et des gens qui font le même boulot que moi y bossent. J’y bossais. L’augmentation de la productivité que nous avions a fait que notre service a augmenté le nombre des employés et a été obligé de déménager au sous-sol... Vous pensez vraiment que c’est valorisant ? Non. C’est pénible. 






Prenez l’illustration de ce billet. C’est le poissonnier qui s’installe tous les samedis en face de la Comète. Il y a le patron et deux salariés (un vieux qui forme une jeune pour le remplacer). Ils viennent de Normandie tous les jours où ils bossent en région parisienne, installent leur stand, vendent trois ou quatre heure et passent une heure à tout ranger puis rentrent en Normandie. C’est pas un boulot pénible, ça ? Vous me direz que les deux salariés (comme mes serveurs de bistro sont payés pour et que le patron gagne de l’argent avec ce truc). 


Macron a tort de dire qu’on ne peut pas assimiler le travail à la pénibilité. Les gauchistes ont tort de le critiquer parce qu’ils ne savent eux même pas ce que ça veut dire (et j’en veux à Hollande). 


Pour ma part, j’ai deux heures de transport par jour. C’est pénible. J’ai la chance d’avoir une journée de télétravail par semaine mais je la passe à 430 km de chez moi donc passe deux demi journées en transport. Je le fais pour « m’occuper » de ma mère. C’est pénible (pas de m’occuper de ma mère mais de devoir m’organiser autour et j’ai bien conscience que beaucoup n’ont pas la possibilité de le faire). 


Ceux qui parlent de la pénibilité au travail, Macron et les gauchistes, feraient mieux de poser les critères et de les analyser. Un maçon a un boulot pénible mais il fait ce qu’il aime - construire - et est productif à 100% du temps. Ou alors il n’aime pas mais il faut bien manger. 


C’est la relativité de la pénibilité. 

Radicalisation ostentatoire

Je n’aime pas appeler à la démission mais nous avons quand même un problème avec ce qui s’est passé à la Préfecture de Police avec un type qui fait un massacre à l’intérieur alors qu’il y bossait depuis des années, qui s’était radicalisé et que sa radicalisation avait été signalée. 


Le préfet de police doit sauter. Celui qui était en place au moment du signalement doit sauter. Le gars qui est ou était leur chef, le ministre ds l’intérieur, doit sauter. 


Les gauchistes devraient sauter sur l’occasion pour faire de la politique et démontrer l’incompétence de nos dirigeants. Mais ils ne peuvent pas. Trop coincés par leur contradiction. Le type qui s’est radicalisé l’a fait obligatoirement parce qu’il vivait proche d’islamistes politiques influents formés pour convertir les lascars. 


C’est mal mais ils ne peuvent pas le dire. Ils ne peuvent pas dénoncer cet islamisme. Et celui qui le ferait serait immédiatement lâché par ses congénères. Serait catégorisé dans les racistes. 


Ouille. 

27 septembre 2019

La maison brûle mais nous pissons ailleurs

« La maison brûle et nous regardons ailleurs ». Voilà une excellente citation de Chirac. Il y a quoi ? 17 ans ? 


Elle n’a servi à rien. Tout comme les vociférations actuelles de Greta machin. Qu’on nous interdit de critiquer. 


Chirac avait fait mettre le principe de précaution dans la Constitution (ou, plus précisément, annexer à cette dernière une espèce de charte pour l’environnement). C’est un truc d’un roublard de droite pour ne pas se faire haïr par la gauche : on est obligés de soutenir. Mais ça ne sert à rien. 


Alors, putain de bordel, ne m’obligez pas à soutenir Greta au nom de votre bonne conscience. 

26 septembre 2019

Le bruit, l’odeur et la sympathie

Jacques Chirac est mort aujourd’hui. J’ai un blog d’information. Beaucoup de publications ont été faites dans les réseaux sociaux. Certaines sont émouvantes, comme celle de Romain. Les blogs sont muets ou presque. Je n’ai vu que mon copain Falconhill évoquer Chichi. D’autres sont à chier et la mienne le sera. Plein de banalité. 

C’est le quatrième président ou ex que je perds depuis ma naissance. Pour de Gaule, j’avais 3 ans. Pour Pompidou, 8. Pour Mitterrand, 30. Pour Chirac, 53. À ce rythme, Giscard devrait nous quitter pour mes 80... 



Sarko et Hollande devraient se poser des questions...

J’ai déjà raconté plusieurs mon histoire face à la mort de Mitterrand (lorsque l’avion décollait de Villacoublay pour Jarnac, j’étais sur l’autoroute à côté de l’aéroport et j’ai vu l’avion décoller comme si Mitterand partait au ciel - c’est une image, je suis un affreux athée - comme si je le saluais ou qu’il me saluais. Comme si tous les Français ou les types de gauche passaient par hasard par là). Vu de loin, j’ai un peu la même image de nos deux présidents chacun élus deux fois au suffrage universel. Chacun étant deux individus différents ce qui fait quatre. En gros. 

Concentrons nous sur Chirac. C’est lui fait l’actualité, bordel !

Sur les Chirac. Le premier haïssable. Malik Oussekine, le bruit et l’odeur, la reprise des essais nucléaires,... celui de transition. Le personnage rendu sympathique par les Guignols en 1995. Mangez des pommes et tout ça. Le sympathique haïssable. Ces gouvernements pourris, les Juppettes. Et les essais nucléaires. Mais l’arrêt du service militaire. Cette dissolution ratée sauf pour la gauche qui a connu une des meilleures périodes de gouvernement de son histoire avec les 35 heures, les privatisations et tout ça. Puis l’espèce de débonnaire, de 1997 à 2007, la coupe du monde, l’abracabrantesque, le CPE (pour le volet « ratifié mais pas mis en œuvre »). 


Tous ces volets font qu’on finit par l’aimer quand on est objectifs et par le haïr quand on est coincés du cul. C’est difficile de dire qu’on a fini par aimer Jacques Chirac quand on est à gauche. Mais, au fond, on n’aime personne. A droite, certains l’aiment. D’autres le détestent. Tant pis. J’ai ouvert ce blog politique fin décembre 2005. J’avais déjà un blog plus généraliste. On a donc célébrer les dix ans de la mort de Mitterrand une dizaine de jours plus tard. J’avais été pris dans un tas de polémiques. 

A cette époque, je n’osais pas encore dire que les autres internautes étaient des peine-à-jouir ou des dort-en-chiant. 

Maintenant, j’ose. 

Salut l’artiste ! Je t’ai aimé, haï, mais on s’en fout. Tu restes le président bon vivant et sympathique, comme Hollande. Tant pis pour les emplois fictifs, on a bien rigolé. 

Mais boire de la bière ne t’a pas réussi. Je suis inquiet. 

Pensées aux proches et à la famille. 

25 septembre 2019

Bouvet et Pivot au pilori ?

#jesuispivotetbouvet. 

Soutien total à ces deux énergumènes qui sont tous les deux victimes d’une cabale de glandus qui se trouvent très certainement progressistes mais qui ne font que supprimer le droit à déconner. Et à aborder les sujets avec sérieux. Bilan : l’un passe pour un vieux pervers et l’autre pour un immonde raciste. Alors que, aussi bien, c’est le contraire. 

Ce sont deux personnages parfaitement respectable. 

Traitons rapidement le cas de Bernard Pivot, lamentablement apostrophé. Notons qu’avoir une dent contre pivot est complètement crétin. Le monsieur a fait un tweet nostalgique sur la Greta. Certains le trouvent sexiste. Il aurait dû écrire en inclusif. Genre : « quand j’étais môme, je draguais les anglai.se.s et les suédoi.se.s ». Notre monde est de plus en plus grotesque. 

Passons à Laurent Bouvet que j’ai la chance de connaître contrairement à lui qui a la malchance de m’avoir rencontré dans un célèbre bistro de banlieue pas fréquenté par Mâame Diallo. Il n’a fait que rediffuser des infographies rigolotes parodiant des affiches de la FCPE. Cette dernière a porté plainte. J’espère qu’elle sera poursuivie pour procédure abusive (ce n’est pas à exclure : Laurent n’a que rediffuser des trucs qui tournaient déjà). Sans compter que les dirigeants de la FCPE à l’origine de la plainte pourraient bien être virés à coup de pied dans le cul par les militants. Un tel syndicat n’a pas à jouer avec la laïcité et surtout pas a des fins électorales comme un vulgaire élu socialiste de banlieue. Comme le bistro en question mais ça n’a rien à voir. 

Laurent combat l’islamisme politique ce qui est tout à son honneur. Il mérite tout notre soutien. Bernard défend la langue française (et fourrée, accessoirement). Militons pour l’arrêt immédiat de la connerie en politique et soutenons ces braves gens.