12 janvier 2022

Le cadet Roussel ou le défit des jours heureux.

 


Pour 2022, il est temps de commencer à choisir pour qui voter voire pour qui faire campagne vu que je ne pas parler uniquement de Covid sur mon blog. Même un choix par élimination pourrait bien aboutir à un choix par conviction.

 

En 2017, je n’ai pas voté pour Benoît Hamon parce que je le trouvais mauvais candidat ce qui ne m’a pas empêché de relayer certains thèmes de sa campagne, sans doute les meilleurs du lot. Je ne suis pas à un paradoxe près. En 2022, je n’ai pas envie de voter pour Anne Hidalgo car je la trouve mauvaise candidate. Par contre, je ne peux pas faire la promotion de ses idées car je ne les connais pas et, pour rédiger ce billet, je suis bien obligé de faire appel à Wikipedia. Pire qu’Hamon, donc, il est hors de question que je dépose un bulletin à son nom dans l’urne (sauf si, d’ici là,…).

Notons que Wikipedia me permet aussi de vérifier l’âge des candidats pour valider le titre de mon billet de blog mais, trêve de plaisanterie, bordel !

En voila une éliminée et, passons à la suivante : Christiane Taubira. Notons que si j’admire sa capacité à faire des longs discours sans note et le fait qu’elle ait porté des sujets sociétaux importants du précédent quinquennat, je ne supporte pas ses écrits, ce que certains considèrent comme de la grande poésie n’est en fait qu’une espèce de vomi verbal incompréhensible, et je la considère pour une arriviste abominable (d’autant qu’un ami à moi a fait de la politique en Guyane et m’en a dit de belles). Je n’ai absolument aucune idée de son projet et j’apprends par Wikipedia qu’elle « entend faire de la santé, de l'éducation, de la justice et de l'environnement des causes prioritaires dans la perspective de la prochaine présidence. » J’imagine un candidat expliquer qu’il n’en a rien à cirer de la santé, de l’éducation, de la justice et de l’environnement. C’est étrange d’admirer et de détester quelqu’un en même temps… Elle n’aura pas voix (sauf si, d’ici là,…).

J’ai à peu près le même sentiment pour Jean-Luc Mélenchon, d’ailleurs… J’en parle assez souvent, dans Facebook, pour ne pas envie d’en faire un long paragraphe, ici. Je vais quand même tenter quelques mots. Tout d’abord, il ne me parait pas entouré de grands républicains mais plus de ce qu’on appelle des indigénistes, des islamogauchistes et autres militants en peau de fesse. Ensuite, je ne suis pas partisan d’une sixième République, ce n’est qu’une façade destinée à faire croire qu’on n’est pas en démocratie (rappelons aux militants qu’il y a en France plus de 30% des gens « adeptes d’une droite dure » et qu’en la complétant avec ceux d’une droite modérée, on ne peut constater que s’il y a un manque de démocratie, en France, c’est aussi par sous-représentation de la droite… La cinquième République permet de faire avancer des idées de gauche même si, évidemment, on pourrait faire mieux). Je ne crois pas en son programme (mais j’en ai déjà parlé dans le blog) et la constituante qu’il promet pour préparer la sixième République rend caduque le programme qu’il peut exposer vu les évolutions constitutionnelles proposer vont déboucher sur d’autres élections. Mon bulletin ira ailleurs (sauf si, d’ici là,…).

Il est en outre hors de question pour que je vote pour une formation politique partisan de la sortie du nucléaire à court terme. Sur ce sujet, Yannick Jadot me par.ait mesuré et l’homme ne me rebute pas. D’ailleurs la présentation de sa vision pour la présidentielle, dans Wikipedia, aurait assez tendance à me convaincre. Mais je n’ai aucune confiance dans son entourage et je n’ai pas envie de « voter pour eux », donc pour lui (sauf si, d’ici là,…). C’est con. Et je n’aime pas sa vision de l’évolution de la Constitution (ou du moins des pratiques institutionnelles).

 


Compte tenu de cet exposé, il faut bien reconnaître qu’il ne reste plus beaucoup de lascars disponibles pour moi. C’est ainsi que j’ai dit plusieurs fois que j’envisageais à nouveau de voter pour Emmanuel Macron mais, « en même temps », son gouvernement fait de plus en plus de conneries et je commence sérieusement à en avoir ma claque, sans compter que je désapprouve la politique fiscale menée depuis 2017. En outre, je préfère largement la position des autres par rapport au Covid (en gros : oui au vaccin, non au passe et à l’obligation). J’ai toujours dit que je ne pouvais pas blairer Arnaud Montebourg depuis que je l’ai rencontré, fin 2011. Je ne crois d’ailleurs pas qu’il sera candidat et il faudrait qu’il fasse de sérieux efforts pour me convaincre !

 

Parmi les candidats, il reste donc Fabien Roussel, le cadet des candidats de cette gauche raisonnable (ou pas…) et, si tout va bien, il aura mon soutien. Cela pourrait surprendre des gauchistes à la mords-moi le nœud qui lisent mon blog depuis longtemps d’autant que j’affiche un positionnement de centre gauche depuis longtemps. Pour vous dire, j’ai voté pour Pierre Juquin en 1988 (seuls les anciens savent…) et, quand on habite mon coin (le Kremlin-Bicêtre) depuis près de 30 ans et qu’on se revendique de gauche, échapper au vote communiste ou, du moins, à une gauche relativement radicale, n’est pas facile pour les départementales et les législatives… D’ailleurs recevoir des leçons d’insoumis dans les réseaux sociaux de la part de types qui se sont découverts à gauche depuis qu’ils ont ouvert un compte Facebook m’amuse beaucoup.

Je vais raconter une anecdote (pour la deuxième fois sur ce blog). Quand j’étais en première année d’IUT, en 1984 ou 1985, j’avais un camarade de classe et, surtout, de cité universitaire (ce qui explique le temps passé à refaire le monde) qui était Camerounais et assez à droite, un peu par tradition familiale (à cet âge, et même après, on est tous influencé par le milieu familial, moi le premier). A force de papoter à la cafétaria ou au bistro (voire en salle de classe pendant les pauses, j’ai des souvenirs précis), j’avais réussi à le convertir au communisme le plus dur ! A la fin de la première année, il avait abandonné ses études pour aller faire la révolution au bled…

C’est après que j’ai été convaincu par la liberté d’entreprendre voire par les inepties du code du travail, quand j’ai commencé à bosser, et à plus insister sur l’importance du partage des revenus et ce genre de détails qui m’ont rendu social-démocrate et même jospiniste quelques années après, vers 1990 (encore une fois, j’ai des souvenirs précis de potes qui me qualifiaient ainsi…).

Malheureusement, la social-démocratie est dans une impasse pour des raisons que j’imagine mais que j’ai du mal à formuler d’autant qu’elle est écartelée entre « des » populismes et une droite qui devrait être européenne et qui ne l’est plus vraiment à force de flirter avec de conneries, sans compter des souverainistes abrutis et des antieuropéens du même métal. Je ne parle même pas que de la France où elle a été torpillée par Emmanuel Macron et des frondeurs inconséquents s’imaginant majoritaires.

Les espèces d’ersatz que nous avons en France dont je parlais ne sont pas à la hauteur et je n’espère plus une victoire de la gauche. Il me reste peut-être à aider à une certaine renaissance d’une gauche plus traditionnelle et sans doute plus « travaillée ». C’est ainsi qu’un vote pour Fabien Roussel de ma part n’est absolument pas à exclure (sauf si, d’ici là,…).

 


Outre la sympathie naturelle de ma part pour mon ancienne famille politique d’adoption, ce qui m’a convaincu, ou presque, est une conversation de comptoir, vendredi soir, je crois, au cours de laquelle nous parlions de ce lascar avec des gugusses de différents horizons (dont certains que je ne connaissais pas mais que je savais bons clients de la maison) qui étaient d’accord pour reconnaître la justesse de ses idées et, surtout, de ses propos quand il passait à la télé. Le gars franc du collier, qui appelle un chat un chat, qui ne tourne pas autour du pot et ne tient pas des arguments politiques électoralistes tout en conservant une cohérence totale.

La récente polémique sur la bonne bouffe française a évident renforcé mes convictions, ce qui, surtout, s’est traduit par une volonté, pour moi, d’en savoir un peu plus sur ses idées. Je suis évidemment loin d’être d’accord avec tout mais le type semble républicain, partisan du nucléaire et ça fait un bien fou de voir cela à gauche d’autant que les idées des autres en matière économique sont tout aussi farfelues.

Il semble dire la même chose que moi sur la pandémie (pour la vaccination mais contre le passe).

 

Donc…  (sauf si, d’ici là,…). Son slogan de campagne (le défit des jours heureux) me plait bien et il n'y a aucun complexe à avoir en votant pour un candidat qui a peu de chance d'être élu, somme toute.

11 janvier 2022

Covid de répétition

 


La folie covidienne semble avoir franchit un nouveau seuil en fin de semaine dernière et pas seulement avec l’affaire Novax Djokovid cette espèce de star internationale qui brave les autorités alors qu’il gagne tellement de pognon afin de servir d’exemple à notre brave jeunesse… Celle qui est actuellement déroutée, avec leurs vioques, par les changements de protocole à l’école pondus par un gouvernement complètement à la ramasse… Sans compte les frères Bogdanov qui ont créé sans le vouloir une nouvelle mode pour les vaccins.

C’est assez difficile à décrire ou à résumer.

Les militants, qu’ils soient pour ou contre, je ne sais pas quoi, d’ailleurs, sont perdus et prêts à tout pour enterrer des vérités et des chiffres. Rappelons qu’il semble y avoir plus de malades parmi les vaccinés que parmi les non vaccinés d’une part mais, d’autre part, en revanche et a contrario, qu’il y ait plus de morts ou de formes graves parmi les non vaccinés. Donc chacun s’enferme dans ses propos et serine : j’ai raison et tu as tort, ne fais pas chier et je t’emmerde mais cela ne résout rien. Heureusement que nous ne sommes pas dans les blogs ou les réseaux sociaux pour résoudre quoi que ce soit mais uniquement pour donner un avis qui, en fin de compte, n’intéresse absolument personne et encore moins moi.

Notons que les autorités, au sens large, c’est-à-dire en incluant toutes les officines vaguement habilitées par on ne sait qui, ne savent pas présenter les chiffres. Je le disais récemment que la seule comparaison qui tienne est le taux (de malades, de gravement malades ou de morts) parmi les vaccinés et les non vaccinés. Que lisez cette phrase et mettez vous bien dans le ciboulot que j’ai raison étant moi-même une autorité sur le blogage au cinquième étage de mon immeuble. S’il y a plus de morts vaccinés que non vaccinés, cela n’a aucun intérêt et serait même évident vu qu’il y a dix fois plus de vaccinés que de pas vaccinés. Par contre, s’il y a cinq pour cent des non vaccinés qui meurent et un pour cent des vaccinés, cela démontrerait qu’il vaut mieux se vacciner, du moins en regard d’un seul critère (vu qu’on ne sait pas les impacts de ces p… de vaccin à long terme).

Tout cela est bien compliqué mais, j’insiste, mettez-vous bien dans le crâne qu’il ne faut pas jouer avec les chiffres : ça lasse et on passe pour des couillons à force de tenter de démontrer des choses fausses. A la limite, ce n’est pas très grave d’avoir tort… surtout qu’on ne sait pas qui, à terme, aura raison vu qu’on n’est pas encore sorti de crise et qu’on a moins de recul sur le vaccin que sur l’amiante, par exemple…

Notons aussi que cela fait des mois (deux ans…) que l’on raconte tout et n’importe quoi. Tenez ! Au début de la crise, le seuil d’alerte était déclenché quand le taux d’incidence, à savoir le taux de « positivité » sur 100 000 personnes, dépassait les cinquante alors qu’on est aujourd’hui à environ 3000, ce que faisait remarquer l’ami Seb Musset dans Facebook. En même temps, le patron de l’OMS vient de déclarer que d’ici deux ou trois mois, la moitié des européens aura été touchée. On mélange donc des chiffres assez surréalistes et c’est bien rigolo.

On a ainsi une forte augmentation du nombre de malades (mais on reste à 3% si on n’écoute pas ce type) ce qui nous laisse suffisamment de loufiats pour nous servir des bières et on en connait de plus en plus (y compris parmi les copains blogueurs) et peu importe de savoir s’ils sont vaccinés ou pas. Je connais même depuis aujourd’hui (ma reprise de boulot) un type (un collègue) qui a une forme grave de la maladie (il va s’en tirer mais avec une grosse rééducation) ce qui laisse d’autant plus perplexe qu’il n’était pas plus vacciné que la paire de Bogdanov dont au sujet de laquelle je parlais à l’instant. Cela renforce l’intérêt (à court terme seulement, malheureusement) de se faire vacciner mais peu importe. Normalement, le collègue n’a pas pu en contaminer d’autres ou, du moins, depuis le temps qu’il a été vérolé (ça fait deux mois que je n’avais plus de nouvelles du boulot), personne n’est tombé malade. Les gestes barrière et le télétravail ont quand même du bon.

Je ne comprends d’ailleurs pas le gouvernement qui n’encourage pas plus le télétravail (il le rend obligatoire ce qui ne veut rien dire mais pour quatre jours seulement). Ca serait quand même simple de donner des avantages fiscaux aux patrons embauchant des bureaucrates sans contact physique avec le public s’ils leur permet de ne venir au bureau qu’une ou deux fois par mois…

Mais ce gouvernement a le don pour faire n’importe quoi. Je ne sais pas comment ils font. Une formation spéciale, peut-être ? On le voit ces jours-ci, avec l’école et les changements de protocole. Je n’ai plus de relations avec le milieu scolairement depuis une bonne trentaine damnée d’autant que je n’ai pas de chiares mais on sent, dans les réseaux sociaux et les comptoirs de bistro, une certaine exaspération des profs et des parents d’élèves. Je ne peux que me foutre de la gueule et les consoler en disant qu’ils vont finir par donner raison au patron de l’OMS : les parents envoient les gamins choper des maladies en classe et les ramener à la maison pour que les adultes puissent se les transmettre dans les transports en commun ou au bureau. A ce rythme, on ne va tarder à véroler la moitié de la population.

Au début, on confinait à donf tout en se foutant de la gueule de la Suède, sans doute à juste titre, qui tablait sur l’immunité collective mais on en est à prendre des mesures qui permettent le développement d’Omicron tout en prétendant le contraire.

Si vous ne comprenez rien, ce n’est pas grave. Dites-vous bien que vous n’êtes pas les seuls.

 

Et n’oubliez pas que vous vacciner ne vous empêchera de mourir dans d’affreuses souffrance dans un accident de la route en sortant du bistro.


PS : ne vous formalisez pas si je ne commente pas vos blogs ou ne réponds pas aux commentaires sur le mien. Pour la semaine, j'ai un accès réduit à Internet (y compris à Gmail). Nous trouverez pas ailleurs de la lecture chez CC qui a une espèce de frénésie de blogage depuis quelques jours. Vous pouvez troller.

05 janvier 2022

Faut-il emmerder Macron ?

 


Il ne s’agit pas d’une histoire de pudeur de gazelle comme on peut le lire par-ci ou par-là, parfois à raison, mais Emmanuel Macron a dit une connerie le faisant sombrer dans une médiocrité que l’on ne pensait karscherisée, jusqu’alors, que par Nicolas Sarkozy même si l’anniversaire à Chambord ne fut pas un sommet de la vie de notre République.

Il est médiocre et c’est bien une question de forme, n’en déplaise à certains. Il peut très bien décider, avec les parlementaires, de rendre la vie plus difficile aux personnes pas vaccinées, mais il n’a pas à dire qu’il les emmerde et à ainsi 90% de la population à faire avec. On revient dans un de mes thèmes de prédilection : il faut que chacun respecte les autres. On ne s’en sortira pas en braquant les uns contre les autres.

En outre, il faudrait, quand même, commencer à faire preuve de prudence : il n’y a jamais eu autant de personnes vaccinées d’une part et de contamination d’autre part. Les faits peuvent s’accumuler, les Bogdanov passer de vie à trépas, les scientifiques afficher plus de certitudes : la vaccination empêche des formes graves de la maladie, donc des morts, mais aussi la saturation des hôpitaux. Il n’empêche que la vaccination n’empêche pas le développement de la maladie et la nécessité de mettre en œuvre d’autres moyens de lutte surtout qu’on a affirmé, il y a un an, que la vaccination de masse permettrait une forme d’immunité collective.

Les autres moyens d’action se développent mais ne riment à rien : pourquoi autoriser à boire au comptoir uniquement les personnes assisent sur un tabouret ? Après la mesquinerie, voila la médiocrité.

Un président n’a pas à dire « En démocratie, le pire ennemi c’est le mensonge et la bêtise. Nous mettons une pression sur les non-vaccinés en limitant pour eux, autant que possible, l’accès aux activités de la vie sociale. D’ailleurs, la quasi-totalité des gens, plus de 90 %, y ont adhéré. C’est une toute petite minorité qui est réfractaire. Celle-là, comment on la réduit ? On la réduit, pardon de le dire, comme ça, en l’emmerdant encore davantage.

Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie. Je ne vais pas les mettre en prison, je ne vais pas les vacciner de force. Et donc, il faut leur dire : à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au restau, vous ne pourrez plus prendre un canon, vous ne pourrez plus aller boire un café, vous ne pourrez plus aller au théâtre, vous ne pourrez plus aller au ciné… »

Un gars comme Jacques Chirac aurait pu dire : « on les emmerde, s’il faut les interdire de lieux publics, faisons-le… » Emmanuel Macron se trompe : la stratégie ne peut pas être d’emmerder les gens alors qu’elle peut être d’empêcher les non vaccinés de fréquenter d’autres gens pour les éviter de tomber malades (et encore, ça se discute). Froidement. Presque bêtement.

Quelques mois avant les élections, il a décidé de « cliver » et cela fonctionne très bien si j’en crois mes lectures dans Facebook. Pour ma part, j’attends plutôt d’un candidat qu’il soit rassembleur. Et j’attends de mes potes qu’ils prennent de la hauteur. On entre en campagne, les candidats de gauche sont tellement nuls que l’envie est grande de voter pour Macron, à nouveau…

On ne le fera pas à tout prix pour autant.

Et, quand on est militant de gauche, social démocrate propre sur soi, on ne défend pas les accès de populisme, même si on partage l'avis, sur le fond. C'est emmerdant, je sais..

03 janvier 2022

Sexisme électoral

 


Dans mon billet d’hier, j’ai écrit : « Madame Pécresse est charmante mais elle ne représente pas l’idée que l’on pourrait avoir d’un candidat de droite. » Une amie militante féministe a laissé ce commentaire : « Je ne vois pas pourquoi Pecresse ne serait que charmante. Elle a un pedigree qui vaut bien celui de Bertrand. Sur ce coup tu fais preuve d’un sexisme basique. » Puis, suite à ma réponse, elle ajoute : « dans ta phrase tu as l’air d’accord avec le fait qu’elle est charmante mais ne représente pas la droite et pourquoi donc ? »

Je ne devrais pas répondre par un billet de blog mais, comme c’est une amie, elle comprendra cette réponse : je ne veux plus que l’on déforme mes propos et j’aimerais bien, par ailleurs, qu’on arrête de faire des commentaires sur les propos que je tiens entre parenthèses sans trop de rapport avec un billet, ici essentiellement consacré à Monsieur Cazeneuve. Notons d’ailleurs que si j’avais dit que ce monsieur était élégant ou propre sur lui, je me serais sans doute fait remonter les bretelles mais certainement pas par un militant féministe.

Tout d’abord, si je dis qu’elle est charmante, c’est que je n’ai absolument rien contre elle (sauf ses orientations politiques) et j’invite à consulter la définition que Larousse fait de ce mot. Je n’ai pas dit qu’elle était bonne…

Ensuite (ma propre citation, ci-dessus, est tronqué), je sous-entends ouvertement que les militants de droite, lors de la primaire, n’ont pas choisi le bon cheval. Je n’ai pas dit qu’elle ne représentait pas la droite mais « l’idée que l’on pourrait avoir d’un candidat de droite ».

De fait, jamais les grands partis de la droite gouvernementale n’avaient présenté une femme comme candidate. Quand on imagine un candidat de droite, on pense quand même à un grand type mince et chauve ou à un petit gros… Je n’y peux rien. Et j’ajoute que quand un grand parti de la gauche gouvernementale a présenté une femme, la gauche a fait son pire score de la Cinquième (36% en cumulé au premier tour). C’est un autre sujet (on ne parle plus de l’image d’un candidat de droite) mais il faudrait bien, un jour, faire des études à ce sujet (à la « décharge » : les candidats étant majoritairement des hommes et le nombre de Présidents étant assez faible…, on peut difficilement tirer des conclusions formelles).

 

Non mais sans blague. On a une élection à préparer : un peu de sérieux. Déjà qu’on va perdre.

02 janvier 2022

2022 : élections en ligne de mire (vas-y, Nanard et allez, la République !)

 


Disons-le tout net : je vous souhaite une bonne année 2022. C’est tout ce que je souhaite. Pour 2021, des andouilles m’avaient souhaité une bonne santé. Pour mon bilan de 2021, je me suis contenté de parler de la pandémie et de ce qui me peine le plus : l’extrême-boutisme des copains « pour ou contre » dans les réseaux sociaux alors qu’on est tous dans la même merde et que, au fond, toute ma bande est, disons, d’un centre gauche élargi… Justement ! 2022 est une année électorale… Alors parlons-en pour ce premier billet de l’année.

Disons-le franchement, la gauche est dans un état lamentable et la droite ne vaut pas mieux (elle a encore choisi le mauvais cheval : Madame Pécresse est charmante mais elle ne représente pas l’idée que l’on pourrait avoir d’un candidat de droite. C’est bien pour ça que Xavier Bertrand était favori, le pauvre…). Emmanuel Macron devrait l’emporter et encore, si je mets du conditionnel, c’est pour faire joli : je ne sais même pas s’il sera candidat. Et, toujours avec la même franchise, disons aussi que sa victoire ne me déplairait pas franchement : les autres candidats, de gauche comme de droite, flirtent sur une vague souverainiste antilibérale qui pourrait me faire vomir si j’étais fragile. Je ne vais pas m’en expliquer ici, aujourd’hui, mais quand on fait de la politique dans des réseaux sociaux américains avec des smartphones construits en Chine, faire campagne sur des thèmes antilibéraux et souverainistes est quand même à plier de rire !

Ainsi, les partis flirtent avec n’importe quoi mais ceux de gauche, du moins officiellement de gauche, sont de nos jours assez éloignés des idées républicaines auxquelles je le crois. Disons-le toujours franchement (je me répète, aujourd’hui) : si je suis viscéralement de gauche ou, du moins, me prétends comme tel, je n’hésiterais pas une seconde à voter pour un type de droite qui défend des idées républicaines et européennes pour m’opposer aux autres.

Alors, évidemment, on pourrait se demander ce que j’entends par « être de gauche » mais ce n’est pas la question du billet. Disons que je suis pour un partage du travail, une meilleure répartition, par l’impôt, des revenus (ou du moins des fruits du travail), je suis internationaliste, et suffisamment libéral d’un point de vue sociétal, pour être réellement égalitariste. En d’autres termes, je ne vois pas un pédé comme un homosexuel, un arabe comme un musulman ou un black comme un africain mais comme des êtres humains. J’utilise le mot « pédé » (et j’aurais pu parler de « nègre » à la place de black) car je n’y vois strictement rien de péjoratif et si un type veut prendre le vent par derrière, c’est strictement son problème. Il faut se battre pour qu’il ait le droit de le faire et pas pour mettre sa communauté en avant.

Par ailleurs, à un niveau économique, j’estime que beaucoup de thème de la gauche sont quand bien de droite. Par exemple, Macron avait raboté les aides au logement provoquant la colère de mes congénères mais n’oublions pas que ces aides vont directement dans la poche d’acteurs privés vivant du capital. Défendre les APL ne me semble pas spécialement gauchiste.

Par ailleurs, je suis très fatigué de ces types de gauche qui se plantent lamentablement en courant après les électeurs en jouant avec des idées qu’ils croient à la mode comme l’écologie. D’ailleurs, parmi les programmes, on voit des trucs comme des aides à la rénovation des logements mais les andouilles ont oublié de préciser que ces aides vont être distribuées à des propriétaires. Le plus caricatural est la position de ces écolos en peau de fesse vis-à-vis du nucléaire…

On verra bien ce qu’il y aura dans les programmes présentés dans les prochains mois et, surtout, si les candidats apparaissent crédibles dans leur capacité à mettre en œuvre ces projets. Et si les partis de droite présentent des thèmes de gauche (ce qui n’aurait rien de surprenant, finalement, vu que la gauche est souvent à droite), on avisera.

Macron devrait être élu, de toute manière. Et n’argumentez pas sur le manque de fiabilité des sondages au début de l’année : un tour sur Wikipedia montre qu’ils sont assez fiable depuis le passage au quinquennat sauf en 2007 où Ségolène Royal était donnée gagnante mais les sondés étaient probablement saouls comme des cochons.

Cela ne doit pas nous empêcher de faire campagne et de causer politique…

 

Ainsi, je voulais faire mon dernier billet de 2021 sur le thème de la République mais mes doigts ont fourché et j’ai surtout parler de Covid. Et c’est juste après que je suis tombé sur des extraits d’une interview de Bernard Cazeneuve (qu’on m’a d’ailleurs signalée en commentaires). Je vais donc recopier, à titre d’exemple, de larges extraits de cet article du Figaro.

« Interrogé sur la possibilité pour la gauche de triompher des populismes, l'ancien ministre de l'Intérieur affirme: «Elle n'y parviendra qu'en rompant nettement avec la ligne de la cancel culture, du wokisme, de la complaisance à l'égard du communautarisme qui gangrènent certaines mouvances et qui sont incompatibles avec la conception que je me fais de la laïcité, de l'unité et de l'indivisibilité de la République». Pour soutenir qu'une «grande partie de la gauche s'est égarée», Bernard Cazeneuve fait notamment référence à la manifestation «contre l'islamophobie» en novembre 2019 à Paris, à laquelle ont participé plusieurs responsables de gauche, surtout Insoumis, écologistes et d'extrême gauche. Bernard Cazeneuve explique: «on court désespérément derrière des minorités comme après autant de clientèles, en cherchant à tout prix à les séduire, avec la préoccupation d'un bénéfice électoral à court terme.» Or selon lui, «un parti politique n'a pas à parler à des segments en particulier de la société, mais à la Nation tout entière».  »

Je suis évidemment entièrement d’accord mais il y a aussi : « Celui qui a été un temps pressenti pour être candidat à l'élection présidentielle livre aussi sa vision d'une possible «union» à gauche, actuellement poussée par la candidate socialiste Anne Hidalgo et l'ancienne ministre Christiane Taubira, qui «envisage» une candidature. «S'il n'y a pas de force, il ne peut pas y avoir d'union, dit-il. Lorsque tout est faiblesse, l'addition de particules insignifiantes aboutit inéluctablement à soustraire à de petits scores électoraux des scores plus petits encore.» » 

On y verra bien entendu un appel à l’union mais aussi à cette « force » et il nous faut nous interroger sur ce qu’elle pourrait être.

Et je suis persuadé qu’il faut chercher la réponse parmi ses propos précédents. Wikipedia nous présente des sondages pour 2022.

Bernard Cazeneuve n’est pas testé, c’est dommage. Je n’ai aucune idée de sa popularité. Il n’empêche qu’il me parait le plus à même à éviter un score grotesque pour un candidat de la gauche socialiste.

30 décembre 2021

2020, 2021 - Pandémie d'années de m...

 

Buveurs de bout

On approche la fin de l’année et ça fait une bonne demi-semaine que je me demande quel bilan je pourrais publier. En lisant Denis, j’ai trouvé et c’est une évidence. Vous avez échappé à un couplet sur les gauches irréconciliables, la laïcité, la République… Autant de thèmes qui me sont chers car tant qu’on continuera à déconner à ces sujets, on ne retrouvera pas le pouvoir pour faire passer nos projets de gauche, gauche que l’on va continuer à se ridiculiser en atomisant 2007. Cumulés, les scores des candidats de gauche atteignaient péniblement 36% au lieu des 45 habituels ; cette fois, on ne dépassera pas les 25 et pour une seule raison : les gens d’une gauche relativement radicale poussent vers la sortie – oups, vers Macron – les sociaux-démocrates. Et je me répète, c’est la seule raison : à considérer que la moitié des nôtres ne sont pas des nôtres, on perd fatalement du terrain… Et répéter à longueur de journée que c’est de la faute d’Hollande ne changera rien à ce fait !

J’ai moi-même fait des billets au sujet de ce que dit Denis dont je vais citer un seul extrait : « En effet, être qualifié de criminel de la part d’amis au prétexte que nous avons fait le choix de ne pas recevoir en conscience et en responsabilité des injections expérimentales testées en 112 jours chrono à une fréquence de 3 mois m’amène à m’interroger sur le degré de bêtise d’individus que, finalement, je ne connaissais pas vraiment. » Et je vais lui faire un reproche : de rentrer dans le jeu en utilisant ce mot, « bêtise ». Mais, à sa décharge, il est dans le camp minoritaire.

Nous avons une crise sanitaire majeure. Deux camps s’affrontent : les partisans et les opposants à la vaccination, en gros, même si ce n’est qu’un résumé et qu’il faudrait être plus subtil… Par exemple, je suis pour la vaccination mais totalement opposé à son obligation (pour les raisons citées par Denis dans l’extrait), à son contrôle et à des contrôles d’identité « liés » à l’état de santé des braves gens.

Mais je ne voudrais pas revenir sur les arguments pour ou contre les vaccins mais uniquement sur l’état d’esprit qui règne sein de ce qui était les groupes de copains et qui a dégénéré dans un climat de haine à cause d’abrutis, des deux camps, qui se sentent plus intelligents que les autres, mais bien plus intelligents, au point de les prendre pour des merdes !

Pourtant, la situation est « simple » : nous avons des vaccins qui semblent éviter les formes graves de maladie, ce n’est pas Bogdanov qui me contredira, il ne peut plus, mais qui ne suffisent pas à enrayer cette saloperie, on bat records sur records, et, pour lesquels, on a assez peu de recul quoi qu’en disent des ahuris qui oublient qu’un cancer peut mettre des dizaines d’années à se déclencher. Et je suis vacciné.

On a dans les réseaux sociaux des andouilles qui se vantent, eux-mêmes, d’avoir eu la énième dose en disant youpi alors que c’est une information qui devrait être confidentielle (je ne suis pas le dernier à parler de ma vie privée dans ces réseaux mais il y a des sujets que j’évite sauf s’il y a une anecdote de comptoir à raconter ! En l’occurrence, je dis que je suis vacciné car ça n’aurait aucun sens que je fasse un billet « pour ou contre » sans parler de mon propre état mais soyez sûr que cela ne vous regarde pas – mais je dois reconnaitre que ce qui m’a valu mes séances d’hôpital est une thrombose trois mois pile poil après ma deuxième dose).

J’aimerais donc maintenant qu’on se calme, qu’on prenne du recul et tout ça ! Je veux bien reprendre l’organisation de soirées de blogueurs mais pas les trier du genre « cette semaine, nous recevront les antivax et je rappelle que le passe sanitaire est obligatoire » !

21 décembre 2021

Adieu Pompidou, Thrombus, gauche et Bouvet !

Photo piquée à Dagrouik dans Facebook


C’est la première fois depuis un mois que j’ai accès à un clavier autre que celui de l’iPhone et il est temps que je reprenne le blogage après tout juste un mois de glandage hospitalocole alors que j’attends avec une impatience feinte l’infirmière loudéacienne qui doit faire un état des lieux après le largage pompidolien. Et va-z-y que je te piquasse d’anticoagulant et que je refaisisse les pansements ad hoc en trois lieux bien différents sur mon pauvre petit corps grassouillet où, je dois admettre, elles ont de la place à s’épanouir d’autant que le compte rendu des quatre semaines de planque rédigé par la cardiologue spécialisée dans le coeur mentionne une sur morbide surcharge pondérale, comme si je n’avais que ça à foutre, déjà que j’ai arrêté de fumer.

Je vais donc commencer par résumer la situation de mon thorax et des zones apparentées en quelques mots. La responsable des ressources humaines de mon entreprise sentant qu’elle allait perdre une ressource m’a avisé : « toi, mon lascar, je vais te faire convoquer par la médecine du travail et ça ne fera ni une ni deux ». Ca n’a pas fait trois non plus et le lendemain je me pointait en haletant fortement au siège de la boutique où la toubib a dit « ho là là » puis a appelé les pompiers. Même qu’il y en a un qui a dit « putain de bordel de merde, ça fait des années que je fais le boulot, c’est a première fois que je récupère un lascar aussi mal en point à sa médecine du travail. ». C’était il y a bientôt trois mois et je vais résumer : les gens de la faculté ont fait ce qu’ils avaient à faire pour me retaper et je frisais la bonne santé pour la reprise du boulot et pour la visite médicale du travail. La toubib, la même, semblait bien surprise de me retrouver encore vivant et a fait les contrôles nécessaires : ma tension était revenue à la normale, baissant d’environ 30%.

Les gens de Cochin qui m’avaient soigné n’étaient pas contents d’eux car ils n’avaient pas trouvé de raison valable à ma faiblitude. Ils m’ont donc convoqué à une série d’examens complémentaires comme un pet scan, un scanner sans péter, une IRM et des trucs comme ça. A la fin de la deuxième journée à l’hôpital de jour, un type en blouse blanche pour montrer sa compétence m’a dit : « putain de bordel, on a foiré votre scanner, il faut recommencer d’urgence ». Cela sentait mauvais, limite le sapin. Ils m’ont refoutu dans le machin rond puis collé dans un coin. En fin de journée, un type me dit « on a réfléchi avec les cardiologues de Pompidou (l’hôpital, pas le musée), il faut vous opérer d’urgence car vous avez un bête caillot même qu’on appelle ça un thrombus qui pourrait exploser et vous provoquer un AVC alors que je n’avais pas envie d’y aller. Me voila transféré dans un nouvel hosto, Pompidou, donc, où j’ai pu discuter avec le chirurgien qui m’a annoncé les réjouissance : « ah ben on va vous ouvrir le thorax à la scie électrique ou à la hache puis vous arrêter le cœur pour faire passer le machin. » Hé ho ! J’étais venu à Cochin, ce matin, pour m’assurer que mon épanchement pleural n’avait pas d’origine cancéreuse et me voila opéré lourdement… Ce que je n’ai pas compris de suite, d’ailleurs.

Je me suis réveillé en salle de réveil, ce qui est fait pour ça, mais comme personne ne parle et que je n’arrivais pas à bouger, je pensais être mort. C’est assez surprenant comme sensation. Pour moi, la mort était la fin de la vie et il semblait que je continuais à penser… Je me disais que si ça devait durer l’éternité, j’étais mal barré ! Mais non ! On finit par émerger dans le cirage à cause des médicaments contre la douleur provoquée par l’opération et l’ouverture du Thorax puis tout rentre dans l’ordre et au bout de quelques jours vous vous retrouvez dans une chambre normale où vous pouvez vous laver les fesses et pratiquer beaucoup de gestes quotidiens sans l’aide d’une infirmière… Au bout d’une quinzaine de jours, ça ne pouvait plus durer mais Pompidou ne pouvait plus me garder et Cochin ne voulait pas me récupérer. Les hôpitaux « de suite » étaient complets et, en discutant avec les cardiologues, on a fait un constat imparable : le mieux était que je « rentre dans la famille en Bretagne » (je me suis bien gardé de dire que la famille n’était pas à la maison…) à une condition : que je ne prenne pas le train tout seul… J’ai mis quelques jours à comprendre pourquoi…

Finalement, l’illustre El Camino a décidé de sortir son automobile et de me ramener directement en Bretagne, ce qui fut fait hier soir mais nous n’avons eu le temps d’aller que dans deux bistros.

Quatre semaines à Cochin, deux à la maison dont une en travaillant et quatre à Pompidou, voila comment passer un excellent quatrième trimestre… Même si, des fois, on a tendance à s’inquiéter un tantinet comme si une opération à thorax ouvert suite à un truc possiblement dû à un cancer et pouvant vous provoquer un AVC était vraiment préoccupant.

 

Au moins, je suis vivant ! Ce n’est pas le cas de tout le monde. Tout d’abord, la gauche est morte. Tant pis. Je ne vais pas développer aujourd’hui à part un bête aspect : les vrais gauchistes ne s’en rendent pas compte. Ils continuent à penser que c’est de la faute des autres et que nous méritons au minimum le pal ou, pire, une soirée avec Ségolène Royal et Christiane Taubira. Ils ont tort. Ils sont presque les seuls coupables car, quelles que soient les erreurs faites par François Hollande et les siens, en cinq ans, ils n’ont pas su redresser la barre. Je reconnais évidemment que le débat est sans fin et je ne souhaite pas le relancer avec ce billet : on aura le temps d’en causer. Je vous promets.



Si cette gauche n’arrive pas à retrouver un fond de sympathie de la part « du peuple » et si elle conserve, comme électeurs, que des gens qui ont le cœur profondément à gauche au point de n’oser partir, elle devrait se rendre compte des nombreuses erreurs qu’elle fait, jour après jour, ne serait-ce qu’en conchiant des personnalités issues de la gauche qui, elles, avaient compris le sens de la vie… Il suffit de lire les réactions suite à la mort de Laurent Bouvet, dans Twitter, pour comprendre le malaise…

Car Laurent Bouvet est mort, aussi… C’était samedi dernier, à la fin de mon séjour à l’hôpital pour préparer mon propre décès ou, du moins essayer de l’éviter pour les trente ou quarante prochaines années. Il mériterait un hommage bien plus appuyé, de ma part, dans ce blog, mais je ne sais pas faire un papier à froid. J’aurais pu pondre trois A4 samedi mais, là, j’en suis incapable, surtout après avoir lu la prose d’autres andouilles dans la presse et les réseaux sociaux.

 

Et de toute manière, ma mission actuelle est de me remettre en forme pour rejoindre mon travail, Boulevard des Bouvets, à Nanterre (non sans un rendez-vous, fin décembre, avec mon chirurgien et une nouvelle convocation à Cochin pour faire le point sur tout ça).

Salut Laurent ! On va essayer de reprendre le combat, à notre niveau…

21 novembre 2021

Peut-on stopper l'inexorable dégringolade du PS ?


 

Je n’ai pas lu l’interview de M. Grunberg dans le JDD vu qu’il est réservé aux abonnées mais je suis totalement d’accord avec le début et je ressasse les mêmes trucs dans la plupart de mes billets politiques. « Cette faiblesse [de la gauche] date de 2017 : à l'élection présidentielle, les gauches rassemblaient 28 %, contre 44 % en 2012. […] Cet effondrement est dû essentiellement au recul du parti socialiste, passé dans le même temps de 29 % à 6 % […]. Ça résulte de deux phénomènes : la moitié de cet électorat, plutôt social-libéral, a suivi Macron en 2017, tandis qu'une partie votait pour Mélenchon. Globalement, tandis que la gauche pourrait perdre près de 20 points entre 2012 et 2022, l'extrême droite en gagnerait plus de dix, dépassant 30 % (et 50 % chez les classes populaires). »

Les méchants qui dépensent le plus
On ne va pas, aujourd’hui, tenter d’expliquer à nouveau la cause de la chute : des andouilles la mettraient sur François Hollande sans se rappeler que c’est le seul type de gauche à avoir remporté la présidentielle depuis François Mitterrand, sans compter les victoires locales obtenues lors qu’il était premier secrétaire et qui permettent, aujourd’hui encore, au Parti Socialiste d’exister.


Ces andouilles sont les mêmes à penser que la politique menée par Hollande puis par Macron est ultralibérale sans se rendre compte que la France est le premier pays d’Europe pour les dépenses de protection sociale…

 

Il faudrait voir un blogueur de droite donner sont avis sur la chute de LR vu que le candidat, s’il n’est pas aussi loin dans les sondages qu’Annie Hidalgo, est derrière deux candidats qualifiés d’extrême droite dont un, tout nouveau, qui représente la droite réactionnaire. Vous avez deux heures. Vous pourrez expliquer que Marine Le Pen est plutôt une candidate de « protestation » pour les électeurs qui n’en peuvent plus des autres pays qui ne les écoute pas contrairement à Eric Zemmour…

Mais je m’en fous. Revenons à la gauche et au Parti Socialiste.

 

Chute de rose : illustration

A-t-il une chance de revenir au premier plan ? On va dire oui pour se faire plaisir (j’ai plutôt tendance à penser que le retour de la gauche se fera en dehors) mais à deux conditions. La première est de tourner le dos à ce qu’on appelle maintenant le wokisme. Dans la semaine, on a beaucoup parler du « iel » qui est entré dans Robert. Tiens ! J’ai vu un sondage qui demandait « êtes-vous pour et contre ». Il n’y avait pas de case avec mon choix « je n’en ai rien à cirer, Robert est une entreprise privée qui fait ce qu’elle veut, tant pis si Rey se retourne dans sa tombe mais il faut bien admettre que tout cela est bien ridicule ». Foutons en l’air tout ce qui va avec, le décolonialisme et tout ça. Je voyais une petite dame qui criait dans Facebook : « Il n’y a pas de culture française mais la France a des cultures. » Je vais lui répondre : « Madame, allez vous faire sodomiser dans un autre pays, s’il vous plait ».  Et réfléchissez un peu. C’est peut-être aussi la culture française qui fait qu’on est au top des dépenses sociales.

La deuxième est d’avoir une position politique claire que l’on va qualifier de « social libérale républicaine » vu que les électeurs concernés s’évertuent à donner une majorité à Emmanuel Macron tout en se tournant vers l’électorat populaire sans le prendre pour un débile…

 

Si le changement pouvait avoir lieu avant la fin du mois, ça serait parfait.

18 novembre 2021

Vive le nucléaire et pas l'écosocialisme !

 


La gauche socialiste (ma gauche, quoi !) doit avoir une position claire par rapport au nucléaire : l’objectif doit très certainement être la fermeture des centrales mais surtout pas tant qu’on n’aura pas trouvé de remplaçant. Aussi, Emmanuel Macron a bien raison d’annoncer la construction de nouvelles centrales… car les remplaçants fiables n’arriveront sans doute pas avant une cinquantaine d’année.

Notons bien que peu importe ! Je ne veux pas ici faire l’éloge du nucléaire ou ouvrir le débat. Je sais que les centrales produisent des saloperies qui puent du cul, qu’il serait assez mauvais qu’elles explosassent et qu’on produit assez peu d’uranium dans nos champs de houblon et dans notre sol patriotique en général. En outre, il y a différentes raisons d’être optimiste et les bonnes nouvelles se multiplient malgré le catastrophisme ambiant. On a par exemple Airbus qui annonce des avions à hydrogène pour dans une quinzaine d’années.

Je vois deux raisons pour que les partis de gauche (comme de droite, mais ce n’est pas mon problème) ne fassent pas de promesses inconsidérées.

D’une part, nous n’avons pas le droit de prendre le risque de nous trouver en manque d’énergie d’autant que la consommation d’électricité ne saurait qu’augmenter (penser le contraire est de la folie) même si on arrivera sans doute à diminuer certaines sources de consommation comme le chauffage si on isole les bâtiments…

D’autre part, à un niveau électoral, c’est très mauvais de faire croire qu’on veut se faire élire à base d’éoliennes et de panneaux solaires. Les électeurs ne sont pas fous et, même si cela fait mal aux militants écolos, ne croient pas un instant à ce qu’on s’en tire comme ça. Les campagnes électorales ont lieu l’hiver et, de surcroit, les braves gens ont peur des pannes d’électricité et tout. En plus, la filière électrique, en France, emploie des gens qui votent…

 

Jean-Luc Mélenchon donnait hier une interview dans 20 minutes (j’en parle parce que l’interview est récent mais on retrouverait probablement les mêmes âneries chez les loustics d’autres formations politiques). Il parle beaucoup de nucléaire et donc de la possibilité d’en sortir rapidement avec des énergies renouvelables à développer mais il n’est pas crédible. Tout d’abord, il parle du danger du nucléaire (mais il est probable que tout le monde s’en foute) en parlant des centrales installées en zones inondables : cela ressemble à un plaidoyer pour l’implantation de centrales dans des sites propres, et donc, finalement, le remplacement des centrales actuelles !

Ensuite, il dit : « On parle souvent de l’éolien, mais il y a aussi du solaire, du luminescent, du thermique, des hydroliennes. Et puis, il y a les ressources, pour l’instant encore très mal maîtrisées, mais qu’un effort technologique permettrait de traiter : l’énergie des mers et des océans, qui est considérable. » Franchement, qui peut y croire ? On va mettre des usines au fond des mers pour profiter des courants, des variations des niveaux… ? Combien en faudra-t-il pour répondre aux besoins ? Encore une fois, je ne veux pas parler du fond. Les débats seraient infinis et sont affaire de spécialistes. Ce qui m’intéresse est « l’efficacité électorale » des promesses liées à l’énergie voire à l’environnement en général.

 

Il faut même pousser le bouchon trop loin : les partis de gauche, concurrencé par les écolos mais se trompant sur la nature de l’électorat, ont inventé « l’écosocialisme » ce qui ne veut rien à dire mais permet de montrer qu’ils n’ont pas grand-chose à proposer en matière sociale. Ca va finir par se voir.

Je pense souvent à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes car il est symptomatique de l’échec du combat de l’écologie politique. Et si cette pensée m’est venue maintenant, c’est en écrivant le mot « spécialiste » ci-dessus. Notamment dans les réseaux sociaux, un tas de spécialistes de tout et de rien (du transport aérien et de la gestion des aéroports, de l’économie de la Bretagne, des zones humides et j’en passe) se sont mis à délirer en oubliant de regarder chaque argument posément. En fin de compte, le gouvernement a fait prévaloir l’argument écologique, contrairement aux souhaits de la population, formulés dans les urnes, parce qu’il avait « peur de la zad » et cherchait à enterrer le dossier. Tant pis si cinquante ans d’études étaient mis à la poubelle et si le développement du coin était foutu à l’eau. Et « l’argument écologique » suprême était que l’aviation ne pouvait pas être un moyen de transport du futur car générait du méchant CO2. Cinq ans après, on nous parle d’avions à hydrogène.

Et les écolos et surtout les « écosocialistes » se présentent comme progressistes… Pourtant, aux yeux de 70% des électeurs, ils passent pour des ringards. Tourner la page à cette communication délirante ne fera pas de mal et, au contraire, permettra d’arriver au pouvoir et d’agir enfin, concrètement ! Et tous les progrès autour de l’environnement ont été faits ainsi. Le pense, en ce moment, à la gestion des déchets (vu que les évolutions m’emmerdent prodigieusement à titre personnel, à Loudéac) : ce n’est pas des promesses électorales qui ont fait les évolutions mais des travaux politiques et scientifiques, souvent autour de la normalisation. Et d’une manière générale, la recherche scientifique par des multinationales honnies fait plus de bien que les incantations de quelques hurluberlus.

Ce qui n’empêche pas aux élus de devoir être vigilants et « proactifs ». Encore faut-il être élus…

 

Et on ne le sera pas si, pendant l’hiver, on promet des coupures de courant aux électeurs !

15 novembre 2021

Tant qu'on n'a que Zemmour et la Covid


Dans mon dernier billet, je parlais de la mort des blogs mais, pour ce qui concerne les blogs de type « gauche modérée », il y a d’autres aspects creuser, notamment le fait que l’actualité politique tourne beaucoup autour de la Covid 19 et que l’année politique qui s’annonce va tourner autour d’une élection présidentielle où nous n’avons pas grand-chose à faire.

Tout d’abord, pour ce qui concerne la pandémie, ce n’est pas franchement un débat droite gauche et nous n’avons que faire de rappeler les erreurs de communication, voire les mensonges, du gouvernement. Le fait est que deux ou trois positions sont adoptées par les camarades ; entre ceux totalement d’accord avec le passe-sanitaire et ceux radicalement opposés, on trouve différentes nuances, comme moi, opposé au passe sanitaire et favorable à une forte incitation à la vaccination mais seulement pour une partie de la population, on ne mettra pas tout le monde d’accord.

Les antagonismes aboutissent à de belles engueulades que j’aurais tendance à qualifier d’inacceptables : on ne se fâche pas avec des copains pour des raisons politiques, on va au bistro et on parle d’autre chose. Malheureusement, pour aller au bistro, le gouvernement nous oblige à mettre un passe-sanitaire. La plupart d’entre nous est issue d’une « sociale démocratie » assez habituée à adopter une position raisonnable qui, dans les faits, incite à se rapprocher de la position officielle du gouvernement. Je m’étonne d’ailleurs de ne pas être sur cette position d’autant que, en principe, j’ai l’esprit assez scientifique !

Les mensonges du gouvernement ont tout foutu en l’air et le fait que l’on parle déjà de la quatrième dose de vaccin et que l’on constate que le virus se propage malgré de bons taux de vaccination n’aide pas à considérer le vaccin comme « la solution ». Sans compter toutes les andouilles qui sortent des chiffres et des courbes uniquement quand cela les arrange… Par exemple, en cette période, ils vont remarquer qu’on fait mieux que les Allemands en oubliant que, aussi bien, dans trois semaines, les données seront inversées. Mais je m’égare à moitié… A moitié seulement : il faut aussi montrer qu’on peut difficilement débattre.

Enfin, la plupart des militants d’un certain âge sont aussi favorables au passe sanitaire et, surtout, il est très difficile d’expliquer qu’on est pour la vaccination mais contre son obligation (ou vice versa, à la fin on ne sait plus trop) : il vaut mieux être pour tout ou contre tout.

Donc, on parle peu du virus à un niveau politique et comme, pour le reste, on s’en fout totalement, il ne reste rien à dire.

 

Et la décence nous empêche d’ailleurs de dire quoi que ce soit à propos du PS et de l’élection présidentielle. On ne va quand même pas taper sur Madame Hidalgo sauf par snobisme, comme pour dire « le PS a assez déconné, je suis haut dessus de ça ». Pour ma part, je ne tire pas sur une ambulance et, en plus, il est assez probable que je finisse par voter pour elle.

Cette élection a très peu de suspens. La seule incertitude tourne, aujourd’hui, autour de l’adversaire de Monsieur Macron au second tour. A la limite, Monsieur Bertrand pourrait le remplacer au second tour ou lui être opposé ce qui, au fond, nous ferait de l’occupation. A gauche, on ne voit personne, contrairement aux supporters de LFI. A quoi bon s’escrimer ? Vous me direz qu’on pourrait parler de son programme et le défendre mais j’ai renoncé. Après lecture… A titre d’exemple, on va dire que le droit de vote à 16 ans est à la limite du grotesque et pas parce que les mômes sont cons comme des valises.

Pour compléter mon billet d’hier, il y a un tas de sujets que l’on aborde plus dans les blogs car Facebook suffit largement. Quelques exemples. Petit 1 : les médias qui ne parlent que de Messieurs Zemmour et Mélenchon, empêchant les autres d’avoir de la visibilité. Petit 2 : c’est surtout vrai pour Monsieur Roussel qui est si sympathique. Petit 3 : les migrants ou les réfugiés ne Biélorussie ou je ne sais quel patelin du coin. De toute manière, on n’y comprend rien. D’un autre côté, comme on sait que les autres non plus, on peut raconter n’importe quoi. Petit 4 : la une du magazine du Figaro qui critique l’école qui lutte contre le racisme. Petit 5 : le gonzesses des insoumis qui dit qu’il faut se réconcilier avec les terroristes islamistes. Petit 6 : la cheffesse de la commission européenne qui prend un jet pour acheter des baguettes. Petit 7 : la COP 26 qui n’a servi à rien (contrairement à la COP21 qui nous avait fait arrêter les énergies fossiles et nucléaires tout en bougeant les oreilles grâce  à l’huile de coudes). Petit 8 : les terroristes devant les tribunaux. Petit 9 : Fillon devant les tribunaux. Petit 10 : le débat de la primaire LR. C’est intéressant, les propositions sont aussi débiles que celles du Parti Socialiste.

 

Tiens ! Il y a une tribune dans le monde présentée dans Facebook par Mademoiselle Elooooody. «  Nous sommes 285 femmes travaillant dans le milieu politique, associatif et / ou universitaire, et nous appelons à « écarter les auteurs de violences sexuelles et sexistes » de la vie politique. Alors que la campagne présidentielle monte en puissance, que parmi les what1000 candidats déclarés ou putatifs, au moins trois sont accusés de viols et / ou d'agressions sexuelles, il est temps de que les partis, tous les partis, fassent preuve de courage, d'honneur et de dignité en écartant auteurs de violences sexuelles et sexistes e la vie politique. » J’approuve. J’ai néanmoins commenté : « quel intérêt peut avoir un texte écrit par des gonzesses ? » Avec un smiley, hein !

Mon commentaire idiot m’a fait penser à Monsieur Zemmour. Il aurait pu dire une telle connerie mais très sérieusement. C’est normal, il est réactionnaire. Ca m’amuse donc contrairement à beaucoup de gens qui confondent « réactionnaire » et « fasciste ». On ne peut pas parler sérieusement de Zemmour. On peut dire qu’il ne faut pas en parler pour ne pas en faire de la promotion mais on se fait engueuler parce qu’on en parle et donc qu’on en fait la promotion.

De toute manière, je n’ai rien à dire sur ce lascar mais les gauchistes ont gueulé pendant des années sur le fait que le Front National était le diable et mangeait des enfants mais ça n’empêche pas Madame Le Pen d’être au second tour. Et encore, cette année, on pourrait avoir un second tour « Le Pen / Zemmour ». Ca aurait de la gueule, si je puis me permettre. Disons-le : Zemmour, c’est le diable. Ou un transpalette ; c’est pareil. D’ailleurs, je me demande si on mange de la palette à diable en comprenant le jeu de mot.

 

Je vais mettre une deuxième illustration. La première est trop réac. Vous avez vu ? La Bretagne est très progressiste, on dépasse des records de vaccination.