24 septembre 2022

L'avenir de la gauche dans le féminisme



« LFI et EELV étant bien pris dans la tourmente, on peut dire que toute la Nupes est grillée. Cela devrait me faire plaisir, me direz-vous, mais la question n’est pas là : je ne vois pas comment « ma gauche » (les socdems républicains, en gros) pourrait l’emporter si sa propre gauche est totalement grillée. » Voila ce que je disais hier, dans mon billet, mais, en fin de compte, c’était complètement con : j’ai toujours prétendu que la Nupes (en tant qu’alliance de gauche portée par un parti relativement radical) n’arriverait jamais à rien. Autant souhaiter sa disparition !

J’ai eu un coup de mou. Désolé.

LFI et donc Nupes étaient portés par un homme, Jean-Luc Mélenchon, avec un « second », Adrien Quatennens. Avec l’affaire récente, ce dernier est évidemment grillé mais les positions du messie ont fait qu’il est lui-même affaibli, au sein de LFI… Parallèlement, nous avons une des composantes de Nupes, EELV, qui est en train de se faire griller par la douairière Rousseau. Il va arriver à EELV ce qui lui est toujours arrivé : rebondir vers le bas. LFI n’ayant plus que peu de cadres connus, quoi qu’on en dise (j’ai fait des billets sur la popularité des dirigeants de gauche, récemment), le parti va se EELVisé et sombrer dans des querelles de chefs et autres idioties quasi congénitales pour ces braves andouilles.

Dis autrement, LFI n’a aucune chance de rester un parti d’avenir si Quatennens reste banni ce qui est quand même amusant, vous le reconnaitrez… En plus, Rousseau a montré qu’elle aimait bien dénoncer les camarades comme Bayou au point qu’elle finira par faire peur à tout le monde sauf si Bayou est réhabilité…

 


Tout cela va évidemment bénéficier aux formations politiques très à droite. Vous devriez circuler dans TikTok, tiens !, et vous verriez un peu comment ces gens agissent auprès du grand public, à raison vu que ça les fait monter. La droite a réussi à préempter les thèses autour de la laïcité, ces dernières années. Elle va réussir à récupérer le féminisme rien qu’en l’espace d’un moment de folie qui a duré une grosse semaine.

Tiens, je vais faire un aparté au sujet de TikTok. J’y passe beaucoup de temps, sans rien publier ou presque. Il y a beaucoup de conneries d’adolescents (disons plus de 50%), beaucoup d’humoristes ou d’extraits de films. Un peu d’actualité (la mémère Elisabeth II a fait carton plein) et, enfin, de la propagande beaucoup du RN ou du parti de Zemmour mais aussi de lascars comme Dieudonné, mis au ban des médias. Quant on sait que TikTok est un des réseaux sociaux les plus fréquentés… Vous regardez cela une semaine et vous devenez persuadés que le lobby juif a émasculé Dieudonné… Sans compter la défense de Poutine et les baffes à Biden.

 

Encore une fois, la gauche – toute la gauche – doit rebondir pour se trouver des cadres charismatiques (comme si ça poussait sous les sabots d’un cheval) et montrer un projet de société. Je me répète. Et désolé, un projet qui dit « on veut plus d’hommes qui donnent des baffes » n’est ni porteur ni crédible. Je ne plaisante pas : Nupes – surtout LFI et EELV – s’est grillé en dix jours. Ils sont raison : les baffes c’est mal. Mais le dire n’est pas électoral. On pourrait en faire des alexandrins mais j’ai la flemme.

Elle doit aussi rebondir sur la fin de la macronnerie (je ne sais pas si vous avez suivi la création du nouveau parti mais il y avait à peine quelques milliers de votants). Macron peut rester un exemple vu qu’il est le seul type à s’être fait élire moins de cinq ans après avoir été connu du public. Les fous furieux connus du public à la gauche de la gauche le sont surtout… pour leur folie.

C’est con.           

 


Le féminisme n’est pas mort, pour autant. On voit par exemple, que c’est le militantisme des femmes qui pourrait faire tomber quelques territoires islamistes. Mais nous n’en sommes pas encore un… Nos féministes à nous ont toujours préféré revendiquer le droit au port du voile vu que les hommes n’ont rien à dire dans les tenues des femmes, tenue critiquée par des hommes et imposée par d’autres et on n’y comprend plus rien.

Je peux difficilement me revendiquer comme militant féministe surtout que mes nichons sont surtout remplis de gras mais j’appelle les partis de gauche qui se reconstruisent péniblement à bien réfléchir à tout ça.

23 septembre 2022

Tout ça ne vaut pas une baffe !

 


Ce qui me dérange avec quelques luttes féministes, c’est qu’elles sont à l’opposé de certaines valeurs de gauche. Ca me rappelle il y a une quinzaine d’années, quand mon blog était en vue, j’étais la cible de quelques pétasses officiellement féministes qui n’ont toujours pas à compris que je n’étais pas spécialement un mauvais bougre… même si mon vocabulaire est parfois un peu fleuri.

Et encore ! Certains ne parlent pas argot mais pétasse veut dire d’une part « prostituée » et ce n’est évidemment pas pour cela que je l’utilise mais aussi « femme prétentieuse, péteuse » et nous y sommes…

 

Ce qui me dérange, et j’en parle souvent dans mon blog à propos de différentes luttes, c’est que certaines luttes nuisent à la cause de la gauche. Par exemple, LFI avait la défense des femmes comme argument mais le futur chef s’est fait abattre en vol et, dans son tweet de soutien (mérité à titre personnel), le big chef a fait savoir que le féminisme n’était aucunement une valeur représentée par LFI.

La seule bonne stratégie, pour LFI, aurait été d’enterrer la polémique sur le thème : « Adrien a démissionné, la page est tournée » et basta mais ils ont préféré continuer à causer, bien aider par cela par Sandrine Rousseau qui a fait très fort, vu qu’elle a dénoncé Julien Bayou. Elle serait au courant depuis longtemps. Dans ce contexte, c’est la seule coupable de ne pas avoir dénoncé ce type et j’espère que la justice agira…

LFI et EELV étant bien pris dans la tourmente, on peut dire que toute la Nupes est grillée. Cela devrait me faire plaisir, me direz-vous, mais la question n’est pas là : je ne vois pas comment « ma gauche » (les socdems républicains, en gros) pourrait l’emporter si sa propre gauche est totalement grillée.

 

C’est un des gros points faibles de la gauche, avec tant de chevaliers blancs qui tapent contre leur camp pour vanter le camp du bien que ça en est à plier de rire.

Prenez Bompard, tient, qui a lui seul motive ce billet. Il a dit : « une gifle n’est pas égale à un homme qui bat sa femme tous les jours ». Il cherche, évidemment, à minimiser les actes de Quatennens, ce qui est évidemment odieux. Du coup, toute la gauche hurle dans les réseaux sociaux mais cela entretient une très grosse confusion.

Si les actes d’Adrien font qu’il n’est plus apte à faire de la politique dans un parti dit féministe, il faut bien reconnaitre qu’il existe une hiérarchie entre les saloperies. Il est plus pire de tuer son épouse que de mettre une main au cul à une serveuse frivole de bistro…

 


J’ignore totalement quel sera l’impact sur le grand public. Par exemple, à la lecture de mon billet d’hier, vous aurez compris qu’un certain féminisme me gave, ce qui ne m’empêche pas de me battre pour l’égalité et aussi la non-violence (ce qui n’a rien de féministe, notons-le au passage, sauf que des gugusses tuent leurs pouffes, mais ça pourrait arriver dans un couple d’homosexuels), bataille que je mène bien au chaud, comme tous les signataires de tribunes, assis à mon bureau.

Quand je ne mène aucune bataille, je fais une publication pour saluer le courage des manifestantes iraniennes et j’ai l’impression de continuer à faire le bien.

 

Il n’est pas impossible que le grand public soit lassé des cheffesses féministes lfistes et approuvent Bompard, par ailleurs bien critiqué par l’extrême droite ce qui est très rigolo vu qu’ils disent la même chose que les gauchistes.

Je vais reprendre des nouilles.

22 septembre 2022

La tribune féministe de Libé

 


L’affaire Quatennens a généré beaucoup de cirque en quelques jours, ce qui tombe mal car je n’ai pas eu le temps de raconter des conneries dans mon blog et on ne sait pas tout. J’ignorai quand même que les conneries de nos gauchistes franchouillards mais déconstruits allaient pousser Vladimir Poutine à décréter la mobilisation générale !

Nos féministes favorites aussi vu qu’elles ont lancé une tribune, une pétition ou un appel publié par Valeurs Actuels Libération. Chères lectrices, vous pouvez cliquer. Chers lecteurs aussi mais si vos parents vous ont donné une éducation favorisant la vie commune des hommes et des femmes vous risqueriez d’avoir mal au cul (pas aux couilles vu que vous aurez été émasculé dans l’opération).

 


Je dois avouer que j’ai commencé ma lecture par un coup d’œil aux signataires mais la crise de rire m’a retiré tous les moyens pendant 24 heures quand j’ai lu qu’une de ces dames se présentait comme « Maman et féministe » ce qui montre surtout qu’elle est complètement conne. Je ne parle pas de se présenter comme féministe dans une liste de signatures de féministes, je suis indulgent. Je parle un peu du fait de se qualifier de « maman » et non pas de « mère de famille » même si, au fond, aucun des deux n’apporte quoi que ce soit au débat. Il faudrait qu’elle pousse un peu la présentation : aussi bien elle élève des enfants toute seule, par choix ou par contrainte. Mais je m’en fous. Par contre, utiliser « maman » comme nom commun quand on ne s’adresse pas à des gamins est simplement affligeant voire infantilisant ou débilitant. On dirait Jacques Martin « et ta maman, elle quoi ? Elle est bien féministe ? ».

Alors « maman et féministe », hein ! Elle se qualifie de femme dans la qualité exigée par tous les machistes, à part les fesses rebondies et les nichons épanouies, celle de pouvoir pondre des gamins.

Notons que si je n’avais pas d’excellents copines voire amies proches féministes, j’aurais tendance à toutes les prendre pour débiles. Ce grosse pouffe vient de tuer le match.

 


Je parlais, en introduction, de parents donnant une « une éducation favorisant la vie commune des hommes et des femmes ». J’ai fait partie pendant vingt ans d’une association d’éducation populaire favorisant un tas de valeurs comme la laïcité mais aussi la coéducation, ce qui est un pas de plus après la mixité, et je n’apprécie pas spécialement la tonalité du texte de la tribune.

Tout d’abord, depuis l’affaire #metoo, beaucoup essaient de nous faire croire que tous les hommes sont des fumiers et l’angélique Quatennens a un peu confirmé cette thèse récemment mais je suis désolé : pas moi. Je ne frappe pas les femmes, même les patronnes de bistro qui refusent de me servir un verre supplémentaire, c’est vous dire.

En fait, les signatairesses exigent que seuls les féministes puissent participer à la vie commune donc à la politique mais, si on ne lit le texte en diagonale, on comprend qu’elles ne veulent que des femmes pour diriger ce qui est évidemment contraire aux principes du féminisme, ce « un mouvement politique qui prône l'égalité réelle entre les hommes et les femmes dans la vie privée et dans la vie publique. »

 


Evidemment, l’égalité physique n’est pas possible et les hommes sont généralement plus costauds que leurs conjointes, ce qui fait qu’il y a plus de féminicides que d’homicides et plus de violences « dans un sens ». Encore que, si tous les bonshommes qui supportent des saloperies de la part de leurs bonnes femmes allaient faire des mains courantes, on rigolerait bien. Sauf que « nous », généralement, on s’en fout et on ne tient pas spécialement à passer pour des grotesques… et à faire la une de la presse. Il n’empêche que si l’égalité physique  n’est pas possible, on ne pourra pas faire l’égalité réelle en privilégiant les femmes. Par ailleurs, prétendre que tout le monde doit être féministe pour faire de la politique est oublier qu’on aurait donné le bon dieu sans confession au petit Adrien il y a une grosse semaine…

 

Rien que la présentation du texte donne lieu à réflexion : « Puisque les hommes semblent incapables de faire mieux, il est temps de passer la main, plaide le collectif #RelèveFéministe. » En français : si les hommes sont incapables, il faut passer la main aux femmes (c’est une image, hein, pas la main aux fesses !). Il faudrait faire une tribune pour dénoncer cette présentation.

Je ne vais pas faire une lecture point par point, devant vous, de cette pignolade mais chaque paragraphe prête à rire. Le premier : « Silence, consternation, puis explosion de colère : chez les féministes, ce n’est pas une vague de dégoût qui nous a emporté·e·s après les déclarations de nombreux cadres et partis de gauche, c’est un vrai tsunami. Face à une solidarité masculine qui protège les agresseurs pullulant dans nos sphères politiques, nous appelons à une relève féministe. » Il se trouve quand même que ce sont des partis qui se présentent comme bien féministes qui sont fautifs, cette fois (ou, du moins, le chef d’entre eux) ce qui confirme ce paragraphe mais les nombreux cadres cités ne sont pas tous des hommes.

Je ne sais pas ce qu’est une relève féministe ? Il y a un concours spécial pour être admis ? Je pourrais réussi la pratique (je n’ai jamais frappé personne ce qui est d’autant plus facile que je suis un éternel célibataire) mais, à l’oral, ça pourrait être délicat surtout si le jury est composé de poufiasses.

 

Vous l’aurez compris, je trouve cette tribune ridicule mais ceux qui me concernent savent que c’est ce que je pense de toutes les pétitions et autres manifestations. Il n’empêche qu’elle équivaut à faire un manifeste pour exiger que seuls des conducteurs pas susceptibles de faire des infractions puissent prendre la route ou pour que les patrons de bistros interdisent l’accès à leurs établissements des imbéciles pouvant foutre a merde.

 

 

19 septembre 2022

L'insoumission des têtes à claque

 


On lui aurait donné le bon dieu sans confession, au petit Quatennens : sa tronche angélique, sa jeunesse, son militantisme, notamment pour la défense des femmes (voir mon dernier billet à son sujet) et c’est raté. Le voila parfait pour illustrer le « tous coupables ». Oui, toi aussi qui me lis en te demandant quelle ânerie je vais bien pouvoir sortir sachant que, même moi, à l’issue de cette introduction, je ne le sais pas…

Allez ! Sans aller jusqu’au tous coupables, on va aller jusqu’au tous suspects. Ca te soulage ? Cela dure depuis #metoo, sans doute, et même probablement avant mais cette fois, on a la preuve.

Comme ânerie, je pourrais lancer, à ce stade, un appel à la solidarité masculine mais je ne suis pas machiste : je ne vois pas pourquoi seuls les hommes frapperaient leurs conjoints. On est mal…

 


Cela étant, je condamne, évidemment. Il ne faut jamais frapper une femme. Surtout si elle ne sait pas pourquoi. Cela serait du gaspillage. Et même si elle vient du nord et qu’on est saouls. Et je suis bien obligé de raconter des conneries, ici, vu que, de toute manière, mes commentaires vont dériver sous l’impulsion de Didier Goux.

C’est pour ça que je le paie.

 

Cette histoire a été crescendo, si je puis dire, avec une première phase à la sortie du Canard Enchaîné, mardi soir, et l’autre avec l’aveu de la baffe. Il était bien légitime de donner son avis au début pour souligner les contradictions de ce garçon mais, depuis, hier, c’est lassant. Je ne dis pas que ce n’est plus légitime mais il convient d’être prudent quand on s’exprime sur les réseaux sociaux.

Tout d’abord, n’oublie pas, camarade, qu’on se fout totalement de ton avis. On se fout du mien aussi, d’ailleurs, vu que je n’arrête pas de bavasser dans Facebook mais il faut bien que je justifie l’intitulé de mon blog. Au moins, ça me donne un prétexte.

La différence entre les deux phases est que, au cours de la première, on pouvait en faire un sujet politique du genre : « ah ah, vous donnez des leçons de morale en permanence et vous sombrez vous-mêmes ». Avec la gifle, cela devient plus grave (avant, on avait les propos de Quatennens sur les mains courantes). A la limite, l’indignation est plus légitime vu que, avant, on ne pouvait pas savoir ce que cachait la main courante. C’est donner notre avis qui n’est plus légitime…

Vous me suivez ?

 

Je ne vais pas faire un couplet sur la présomption d’innocence. Vu qu’il y a des aveux, ça serait grotesque. Il n’empêche que c’est, maintenant, à la justice, aux instances de LFI et aux Quatennens (Quatennens.es ?) de se mettre au boulot. Msieur Adrien a pris une première décision, il s’est mis en retrait des instances. C’est tout à son honneur, ne l’oublions, compte tenu du nombre de vrais coupables qui sont restés en poste, même après la condamnation en première instance… Lui, il a réglé cela vite fait. Je ne sais pas ce que feront les instances mais, à part pérorer pour faire joli, elles ne pourront pas faire grand-chose à part un communiqué inepte, vu que le gars a déjà donné ses huit jours de la tête.

Quant à la justice, je ne sais pas jusqu’où ça va aller mais on ne va pas aller jusqu’au procès pour une baffe vu que la dame n’a pas porté plainte. Je ne minimise rien, hein ! Il se trouve que les tribunaux sont assez encombrés. Cela ne nous regarde pas, de toute manière. Il revient, éventuellement, aux associations, aux avocats, aux juristes, de parler avec la Cécile pour voir s’il est bien raisonnable qu’elle ne porte pas plainte. Et s’il y a plainte, on doit se foutre de la gueule des féministes en peau de fesses qui se révèlent coupables mais il ne faut pas s’occuper de la vie privée des braves (ou moins braves) gens.

 

Le tribunal des réseaux sociaux me fatigue toujours mais, cette fois, on a bien la preuve qu’il ne sert à rien vu que tout le monde est coupable. Je comprends que ça vous soulage d’écrire une publication pour exprimer votre dégoût de la violence sexiste et vous faites bien ce que vous voulez… Mais il faut bien se foutre dans le crâne que cela ne résout aucun problème notamment dans le cas qui nous concerne : la dame a fait une main courante et a décidé de ne pas porter plainte. Et, entre nous, l’affaire permet de taper sur une formation de gauche… Je me demande à qui cela pourrait profiter…

Je vois des internautes « exiger » la démission de Quatennens. Il se trouve, quand même, qu’il a été élu par les citoyens et les internautes n’ont rien à exiger, ni même les électeurs, d’ailleurs, vu qu’il n’y a pas, à ce jour, de contexte légale pour que le peuple vire un élu… Il me semble très important de rappeler que seule la justice peut agir (et j’ignore les décisions qu’elle peut prendre dans ce genre de cas).

Seule la justice, mais aussi Quatennens. En son âme et conscience, ça ne me choque pas qu’il ne fasse rien vu qu’il a été élu par des citoyens : il a une mission. En plus, il aurait tout intérêt à laisser passer l’orage et à continuer à toucher le pognon pendant quatre ans et demi en espérant qu’il trouvera les moyens de rebondir. D’autant que, jusqu’alors, il a été exemplaire, disais-je : il a démissionné de la tête d’un mouvement qu’il ne pouvait évidemment plus diriger.

 


Il y a l’interview d’un lascar, dans France Inter (je crois qu’il s’agit du patron de Libé, vu qu’il s’appelle « Dov »). Nicolas (pas moi, un autre, Demorand, peut-être) lui pose la question : « Mais pour vous, Dov, Adrien Quatennens devrait rendre son mandat de député ? » Il répond : « Ce n’est pas “son” mandat, Nicolas. Il s’est présenté aux dernières élections au nom d’un parti engagé contre les violences faites aux femmes. Ses électeurs et ses électrices se retrouvent aujourd’hui représentés par un homme qui les a manipulés et qui peine à reconnaître sa responsabilité dans sa propre violence. Comment pourrait-il siéger en leur nom à l’Assemblée nationale ?

Quatennens a besoin d’aide et doit suivre un traitement. Il n’a pas besoin pour cela d’empoisonner la démocratie parlementaire en s’accrochant à un mandat qui ne lui appartient pas. C’est donc à son parti de faire le nécessaire : expliquer à Adrien Quatennens les principes les plus élémentaires de décence, pour qu’il démissionne immédiatement de toute représentation politique. »

Si le tribunal des réseaux sociaux cherche un chef, il l’a visiblement trouvé… Le premier principe élémentaire de décence serait de ne pas jacasser dans les radios, au nom d’une espèce de morale. Les élections auraient lieu dimanche prochain, Quatennens serait probablement réélu : il a fait 65% au premier tour. Il doit respecter ses électeurs mais la presse aussi…

 


Evidemment, on a vu dans Facebook des types qui le défendait ou, du moins, tentaient de trouver un axe pour le faire mais ils ont eu du mal. Evidemment, ils ont bien eu « ah vous voyez, les opposants sont contents, ils ont trouvé un axe ». C’est ballot. Il a donné une gifle à sa grosse : il n’est pas défendable. Point barre. Voir un exemple en illustration de ce que l’on peut lire.

On a vu des cadres de LFI lui tirer dessus : c’est complètement indécent. C’est quand même facile de pondre un communiqué : « Putain de bordel, je suis sur le cul. J’ai même du mal à y croire. Il faut maintenant que la justice se fasse. Dans l’attente, il a eu la dignité et la sagesse de quitter la tête de LFI pour permettre au parti de continuer à travailler. Mes pensées à sa future ex grosse qui, somme toute, reste la victime » Ca aurait été moi, j’aurais ajouté, d’ailleurs : « même si je condamne l’acte qu’il a avoué, il conserve mon amitié et mon affection ». C’est une image : il n’a pas mon amitié, vu que je ne le connais pas. Et s’il a mon affection c’est uniquement d’une part parce qu’il est rouge comme un pochetron et d’autre part parce qu’il fait partie d’une minorité (les roux) comme moi (les gros) pas assez défendue.

Evidemment, je pense maintenant au tweet très décrié de Mélenchon : « La malveillance policière, le voyeurisme médiatique, les réseaux sociaux se sont invités dans le divorce conflictuel d’Adrien et Céline Quatennens. Adrien décide de tout prendre sur lui. Je salue sa dignité et son courage. Je lui dis ma confiance et mon affection. » La première phrase est bien évidemment une grosse connerie qui, comme le dit une copine, justifierait que l’on retire Twitter au Luluche… Surtout qu’il aurait pu aussi avoir une marque d’amitié pour Cécile…

Néanmoins, je n’ai rien à dire aux trois dernières phrases.

Amen et discordance. J’ai trouvé terriblement décalés les messages de certains opposants à LFI…

Mes pensées à la dame.

18 septembre 2022

Education nationale et politique internationale

 


Il y a deux sujets, au moins, sur lesquels j’écris rarement dans ce blog : l’éducation nationale et la politique étrangère. La raison est double : tout d’abord, je n’y connais pas grand-chose, voire je n’y comprends que dalle et, ensuite, sur certains dossiers, il faut arrêter de parler avec le cœur.

Sinon, on aurait réussi, seuls, à mettre fin aux conflits dans les cours de récré et au Moyen-Orient.

 


Je ne doute pas qu’on trouve, dans les réseaux sociaux, des millions de types ayant les connaissances requises pour parler d’éducation, non seulement parce qu’il y a quand même pas mal d’enseignants mais surtout parce qu’il y a pas mal de lascars avec des lardons plus ou moins récemment embastillés dans des établissements scolaires et ayant, quand même, bien étudié le mammouth. Il y a évidemment le fait que nous soyons tous, plus ou moins, passé par l’école et sachons un peu ce que c’est… mais je vois aussi beaucoup de types prenant parfois un crème en terrasse du Flore donner leurs avis sur les bistros de campagne…

Pour ma part, j’ai quitté le monde éducatif il y a trente-cinq ans et je n’ai pondu aucune descendance : j’ai un peu oublié. Je ne suis pas moins compétent que les autres : mes darons étaient profs et j’ai beaucoup milité au sein d’une association d’éducation populaire assez proche de l’Education nationale.

Il n’empêche que cet éloignement du sujet permet d’avoir un certain recul. J’ai vu hier que « l’on » appelait à une grève et des manifestations pour l’Education nationale et ça m’a fait rigoler : comment peut-on déjà lutter contre un ministre fraichement nommé après avoir passé des années à taper sur le prédécesseur ayant par ailleurs passé beaucoup de temps à lutter contre les réformes des prédécesseurs ayant eux-mêmes lutté contre les précédents ? Ca me fait franchement rigoler de la part des profs mais aussi des gouvernements incapables de gérer ce bordel convenablement.

Force est de constater que depuis plus de 40 ans que je m’intéresse au système scolaire, on a les mêmes lascars, juste remplacés pour des raisons démographiques, qu’ils soient d’un côté ou de l’autre, gueuler en permanence et lutter contre les autres tout en disant que ça fonctionnait mieux auparavant.

Si on leur suggère néanmoins de revenir à l’école d’avant la réforme Haby (natif de 1966, je peux vous garantir l’avoir bien supporté), nous aurons à la fois une grève rue de Grenelle et dans les écoles : au moins, tout le monde sera d’accord.


 

Avant d’aborder le second sujet, la politique internationale, je vais parler du troisième : il ne devrait pas être autorisé aux blogueurs politiques d’aborder relativement longuement des sujets si différents dans des billets de blog. Notons à ce sujet que mon propre blog est un des derniers blogs ni militants (au sens : ne soutenant réellement personne) ni neutres mais quand même généralistes. A ce titre, quand je reçois des leçons, je rigole bien. C’est comme si vous critiquiez un type de 110 ans sur le mode de vie qu’il a eu jusque là en disant que c’est mauvais pour lui.

 

Si je parle politique étrangère, aujourd’hui, c’est évidemment à cause de la guerre en Ukraine. J’ai fait quelques billets, au début, pour tenter de comprendre ce qui se passait. Mais quand je disais qu’il n’était pas anormal de guerroyer dans l’esprit de Poutine avec l’Otan à ses portes, on me répondait que je le soutenais ce qui n’a rien à voir : je condamne toutes les guerres (sauf celles pour défendre l’approvisionnement en céréales pour faire la bière) ou, plus précisément, les invasions de personnes qui n’ont rien demandé…

Alors j’ai arrêté, encouragé en cela par des abrutis qui expliquaient, sans absolument rien comprendre, que les politiques menées par les occidentaux étaient à chier. A les écouter, on aurait cru qu’il aurait fallu aider Poutine afin que la guerre dure moins longtemps pour qu’on en subisse moins les conséquences.

Depuis quelques semaines, on sent bien que la situation sur le front change et que la Russie pourrait bien perdre la guerre et l’on ne peut que s’en réjouir, si on aime bien les blondasses ukrainiennes.

 


Néanmoins, je voudrais quand même rappeler à mes congénères Facebookateurs qu’il convient d’attendre d’avoir tué l’ours avant de vendre sa peau ou de pratiquer des activités honteuses avec.

Tout d’abord, il n’a pas encore perdu et il est donc trop tôt pour appeler à un procès devant la cour pénale internationale. Ensuite, appeler à ce procès est évidemment le déclarer coupable, ce qu’il est probablement, la question n’est pas là, mais s’il est coupable, je ne vois pas trop l’intérêt de faire un procès sauf pour trouver une peine qui pourrait nous distraire.

Ce n’est ni de la justice, ni de la démocratie.



Je propose donc de laisser les Russes se débrouiller avec ce gougnafier, qu’ils gagnent ou perdent la guerre : s’ils le maintiennent au pouvoir par des votes, j’ai du mal à penser que des institutions internationales soient réellement légitimes pour agir, d’autant la Russie n’a pas ratifié le traité de Rome.

Notons bien que je ne conchie pas les institutions internationales mais ce machin, comme dirait l’autre, me dépasse.

 

Me voila Gaulliste ce qui est la moindre des choses pour un truc qui prend Brigitte La Haye par le siège.

17 septembre 2022

Défendre les frondeurs, maintenant ?

 


Il y a une ou deux semaines, Bernard Cazeneuve sortait son manifeste. Depuis un peu moins de temps, forcément, on voit des militants (des réseaux sociaux) un peu perdus car ils souhaitent que le PS reste dans Nupes. Ils se fatiguent donc à démontrer que tous les maux de la gauche viennent de l’aile « sociale-démocrate du PS », la célèbre hollandie, et ce, depuis, au moins 2012.

Il est évidemment inutile de rappeler qu’il est historique de voir la gauche de la gauche taper sur le centre gauche et que, par conséquent, le combat est vain.

Les camarades qui le mènent ne doivent probablement pas ignorer qu’ils auront du mal à convaincre qui que ce soit. Ainsi, on peut en conclure que, comme tous les militants politiques, et je ne m’exclus pas du lot, ils cherchent surtout à se convaincre eux-mêmes.

 


La seule manière d’y arriver est de tenter de démontrer que la stratégie du PS depuis 2017 est la bonne (il faut oser, tout de même, avec aucune liste sous leur couleur aux européennes et moins de deux points à la présidentielle) ce qui nécessite d’aller plus loin et donc de démontrer que le combat des frondeurs du quinquennat illustre était justifié.

Notons que cela revient quand même à leur attribuer une large part dans la bérézina de 2017 mais la question n’est sans doute pas là.

 


La stratégie est simple : dès son élection, Hollande aurait renié ses promesses de campagne ce qui est illustré par l’absence de renégociation du traité européen, pourtant vaguement promise et remplacée par le pacte de stabilité ou un truc comme ça (ah merde, c’est pas ça, celui la date de 1997, sous Jospin, du temps de la gauche… C’était le TSCG, en fait). Le pauvre pépère est allé voir Angie. Il lui a dit : on va renégocier le truc. Elle a répondu : prout. Dire qu’Hollande n’a pas tenté de renégocier est un mensonge mais tant pis. Nos opposants favoris ont tout de même oublié de relire le programme d’Hollande, amen : « Je proposerai à nos partenaires un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance pour sortir de la crise et de la spirale d’austérité qui l’aggrave. Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9 décembre 2011 en privilégiant la croissance et l’emploi, et en réorientant le rôle de la Banque centrale européenne dans cette direction. »

Il faut toujours relire le programme. Par exemple, il avait promis une réduction des charges pour les boites produisant en France et il l’a fait. Même que c’est le principal reproche des frondeurs, cela dont on dit aujourd’hui qu’ils rouspétaient parce qu’Hollande n’avait pas suivi son programme.

Ils étaient, selon nos boyscouts du jour, les seuls à respecter les engagements ce qui leur donnai toute légitimité…

 

Notons que Cazeneuve a entrepris sa démarche hors du PS ce qui la moindre des choses vu qu’on va se retrouver avec des andouilles qui vont prétendre qu’avoir rejoint la Nupes, même sans accord des militants, est légitime.

Tout cela est compliqué.

 


Il n’est pas inutile de rappeler que François Hollande a été élu essentiellement pour battre Nicolas Sarkozy. Je suis fatigué de ces militants de gauche qui n’arrêtent pas de ronchonner parce que la France est à droite oublier ce fait quand cela les arrange : les Français n’ont pas élu François Hollande sur la base de mesures gauchistes qu’il pouvait proposer. Prétendre le contraire est du pur mensonge.

Par ailleurs, il faut toujours remonter à la primaire : elle a été gagnée par François Hollande, personnage bien connu des gens qui ont voté. Son orientation « soclib » n’est pas franchement nouvelle. Pour préparer son élection, il a fait campagne, avec des discours des bouquins. Rappelons d’ailleurs que c’était pour battre un type haï par la gauche du PS, Dominique Strauss-Kahn. Hollande a donc été le candidat de l’aile gauche pendant un temps alors qu’il s’affirmait libéral de gauche. C’est quand même fort.

Ensuite, DSK est tombé. Hollande a gagné « haut la main » devant Martine Aubry non pas parce que les sympathisants de gauche la jugeaient mauvaise sur le fond mais parce qu’ils la pensaient bien moins capable de gagner la présidentielle. Dès l’été 2011, les critères électoralistes ont été préférés (d’ailleurs, Hollande a bien battu Sarkozy). Pour ma part, j’ai fait mon choix définitif en juillet quand Aubry a dit qu’elle allait augmenter le budget de la culture de 30%. Cela allait faire fuir les électeurs, tout comme, aujourd’hui, les histoires de barbecue et de droit à la paresse, par exemple : c’est une évidence.

Je ne dis pas qu’augmenter le budget n’est pas nécessaire de même que manger moins de viande et je continue à militer pour la réduction du temps de travail (qui n’est pas le droit à la paresse). La question n’est pas le fond : chacun peut avoir ses opinions. Encore faut-il être élu pour les mettre en œuvre.

Au moins, Mitterrand, quand il prônait des mesures impopulaires, comme l’arrêt de la peine de mort ou la légalisation de l’homosexualité, c’était pour des causes nobles, pas pour des motifs de peine-à-jouir. Et il a été élu (à la troisième candidature, d’ailleurs, mais avec des scores plus qu’honorables aux deux premières, ce qui est bien loin d’être le cas de nos guignols Nupessiens).

 


Revenons au quinquennat d’Hollande même s’il est bien trop tard pour faire du tri sélectif. Je passe le fait qu’il a pris des mesures bien à gauche, comme l’égalité de la taxation des revenus du capital et du travail et comme la prise en compte de la pénibilité pour la retraite.

Il est quand même « tombé » après accordé des réductions de charges aux entreprises travaillant en France alors que la revendication première des frondeurs était la défense des entreprises travaillant en France. C’est quand même fort.

 


C’est trop tard pour le tri sélectif, disais-je (et surtout, je rappelais en introduction qu’on bâtissait des argumentaires, dans les réseaux sociaux et les blogs, principalement pour se faire plaisir) mais il faut arrêter de refaire le monde et ne pas oublier une vérité qui est que la gauche cumule, aujourd’hui, sur la base de NUPES, LFI et AEC sans oublier les piolorousselleries, à 30% des électeurs, 30% avec au moins la moitié de lascars qui se sentent obligés de voter pour une gauche officielle mais ça va bien leur passer. Il ne faut pas oublier que seul Mélenchon, atteint par la limite d’âge, a une popularité qui permettrait de penser qu’un type de gauche a un peu de chance de gagner la présidentielle. Les autres sont au ras des paquettes, notamment au sein du PS.

Je suis fatigué de voir des gens en qui j’ai eu toute confiance et qui contemplent cette gauche s’enfoncer, l’encourageant par de sombres démonstrations mortifères, enfonçage  qui n’est pas une affirmation de ma part mais un constat formel à l’issue des cinq dernières élections nationales (y compris les élections européennes de 2019, le scrutin étant redevenu national).

16 septembre 2022

Le travail, au centre des valeurs ?

 

Prof de fac avec deux étudiants

A l’ère moderne, je crois bien que c’est Nicolas Sarkozy qui a parlé de la valeur travail pour dire, en résumé, « travailler plus pour gagner plus », et nous en sommes, 15 ans, à nous demander si c’est une valeur de droite ou une valeur de gauche. Pour ma part, je ne sais pas si c’est une valeur et je m’en contrepignole tout comme de savoir si c’est de droite ou de gauche. Et je refuse de me mêler de ce débat d’intellectuel ou de philosophe vu que je n’en suis pas un. Je n’en ai pas les capacités, à ma plus grande honte, vu le nombre de spécialistes que j’ai vu dans les réseaux sociaux depuis hier.

Je vais quand même parler un peu de travail mais surtout pas de « valeur travail » : je ne suis pas cinglé.

« Ouvriers, paysans, nous sommes

Le grand parti des travailleurs,

La terre n'appartient qu'aux hommes,

L'oisif ira loger ailleurs.

Combien de nos chairs se repaissent !

Mais si les corbeaux, les vautours,

Un de ces matins disparaissent,

Le soleil brillera toujours. »

Vu que c’est la conclusion (la fin, pardon) de l’Internationale, je suppose que le travail a un intérêt pour les gens de gauche et ceux qui, comme la douairière Rousseau, revendiquent le droit à la paresse, il me semble que le mot « oisif » utilisé dans ce texte de Pottier (le savais-tu ?) désigne surtout les exploiteurs qui vivent du travail des autres, vils ennemis naturels de nous tous.

Cela étant, n’allez pas croire que c’est la moindre haine envers Madame Rousseau qui me fait écrire ce texte : je déteste encore plus le travail que les inutiles gagnant 7000 euros sur les sièges du Bourbon après avoir glandé en université pendant des années. Le travail n’est pas une fin en soi, surtout pour ceux qui ne peuvent pas écrire de billet de blog sur un ordinateur professionnel.

 

Travailleurs aérés

Avec la sagesse qui me caractérise, je vais citer les paroles d’une chanson, connue par tous, quant à elle, au sujet du travail.

« Le travail c'est la santé

Rien faire c'est la conserver

Les prisonniers du boulot

N'font pas de vieux os

Ces gens qui courent au grand galop

En auto, métro ou vélo

Vont-ils voir un film rigolo

Mais non, ils vont à leur boulot […]

Ils bossent 11 mois pour les vacances

Et sont crevés quand elles commencent

Un mois plus tard, ils sont costauds

Mais faut reprendre le boulot

Allez tous ensemble »

Et n’oublions un autre chef d’œuvre (heu…) malheureusement moins connu mais à peine :

« Travailler c'est trop dur

Et voler c'est pas beau

D'mander la charité

C'est quelque chose que je ne veux plus faire

Chaque jour que moi je vis

On ne demande de quoi je vis

Je dis je vis sur l'amour

Et j'espère vivre vieux »

Tout cela prouve bien que nous ne sommes pas les premiers à parler de travail… et que certains avaient trouvé un moyen sympathique pour en vivre.

 

Travailleurs complètement cons ou esclaves ?

Je sens que l’introduction de ce billet de blog va être trop longue. Ca m’évitera de développer.

Je vais rappeler que je n’ai jamais caché être favorable au revenu universel, dans mon blog, et si je n’en parle pas, c’est ce que je suis assez peu convaincu par notre capacité collective à produire assez de richesses pour le financer. Je vois un truc simple : tu supprimes les aides diverses telles qu’APL, AAH, RSA, les allocations familiales… et tu verses 7 ou 800 euros à chacun plus 50 euros par gamin (100 euros pour ceux qui n’ont pas un conjoint qui touche aussi les 50 balles) et tu ne me fais plus chier.

Les gens seront alors libres de travailler ce qui leur permettra de cotiser d’une part pour la retraite (à savoir un revenu proportionnel au montant cotisé à partir d’un certain âge) et d’autre part pour des assurances, comme une assurance chômage et une relative aux arrêts de travail, permettant de toucher des revenus, en complément du « RU » évidemment pendant la retraite mais aussi pendant les « accidents de la vie » comme on dit (perte du travail, incapacité temporaire ou définitive…).

Ceux qui sont opposés à l’oisiveté sont invités à considérer qu’on ne peut pas avoir pour but dans la vie de survivre avec 700 euros. Ce qui sont favorables pourront m’expliquer comment on va payer tout ça sachant que les revenus ne peuvent provenir que de richesses produites et que, pour ça, il faut, somme toute, des richesses, d’autant que les revenus du capital et leurs taxations risquent d’être bien occupés avec le revenu universel... mais tout cela est bien compliqué.

 

Travailleurs au repos

D’autres aspects sont à prendre en compte. Tout d’abord, on a un peu trop tendance à confondre « travail » avec « travail rémunéré ». Par exemple, je dois éplucher mes pommes de terre avant midi et, pendant leur cuisson (pour les manger avec des andouillettes), tondre la pelouse : pour moi, c’est du travail. A contrario, j’ai passé assez de temps dans ma vie avec 90 minutes de transport par jour pour aller au bureau sans que cela soit considéré comme du travail. C’est bien triste.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier la nécessité, certes discutable, de considérer tout un chacun devant contribuer aux besoins de la société. Je ne vois pas pourquoi certains s’autoriseraient à ne rien glander alors que d’autres triment pour que tout le monde puisse raconter des conneries sur un smartphone (par exemple).

Il y a effectivement un problème avec les gens très riches qui peuvent faire travailler les autres pour le bien général (et pour s’enrichir encore plus) mais je n’aime pas spécialement couper les têtes d’autant qu’après avoir regardé « Vikings » puis « Vikings Valhalla », je me suis mis à The Last Kingom

 

Défenseur du travail expliquant (à raison)
qu'il faut travailler moins.

Bon, je ne vais pas développer. Je vais faire une remarque désagréable. Les gens de gauche qui défendent aujourd’hui le travail comme une valeur sont invités à arrêter de militer pour diminuer l’âge de départ à la retraite. Ou à laisser les philosophes philosopher. Le travail n’est pas une valeur mais un producteur de valeur. J’ai bon, là ? J’en suis même pas sûr.

 

Donc me voila, en guise de conclusion : je suis d’accord sur le sujet avec Mâame Rousseau et avec ses opposants. Par contre, cela ne m’empêche pas de penser qu’elle devrait fermer sa gueule plutôt que d’expliquer à des électeurs – devenus ex électeurs – qu’on peut vivre normalement sans travailler… Cette espèce de foldingue, après avoir tué les entrecôtes au barbecue, tu la gauche.

Par ailleurs, on pourrait pas arrêter d'opposer la droite et à la gauche sur la base de quelques mots d'autant que la gauche radicale a parfois les mêmes thèmes que l'extrême droite et, à sa décharge, vice-versa.


Le titre de ce billet de blog est complètement con.

15 septembre 2022

Renouer avec la sympathie ?


 

L’affaire « Roussel » et ses propos sur le travail agitent la gauche Nupessienne au point que je suis à la limite de l’engueulade avec mon copain Mark, pourtant un des rares capables de m’ébranler un petit peu. D’après les supporters de LFI, Roussel a parlé pour taper sur eux. Je passe le fait que s’ils n’avaient pas répondu par des insultes, l’affaire aurait été largement oubliée. Fabien a dit qu’il faut recréer des emplois (services publics, reindustraliser) pour que chacun puisse vivre dignement de son travail et sortir de la misère et de la dépendance aux aides sociales. Ce n’est pourtant ni idiot ni sarkozyste.

Alors, moi, vous me connaissez ! J’ai horreur de voir des gens se planter dans l’argumentation électorale, car, au fond, il s’agit bien de ça. Ils se vautrent dans leurs certitudes sans fréquenter le moindre comptoir (ou bureau…) où ils pourraient sentir un peu mieux le vent. Vous allez me répondre que c’est çui dit qui est mais je m’en fous : je ne fais plus partie de ceux qui plantent continuellement la gauche, si tant est que j’en ai déjà été…

 

La gauche ne gagnera pas à partir d’une union car l’union ne l’a jamais fait gagner, même avant-guerre, si vous voyez de quoi je veux parler et, si elle peut vaincre avec un programme relativement radical, elle ne peut le faire s’il est porté par des gauchistes rabougris qui s’imaginent que tous ceux qui ne dégustent pas leurs propos sont des ânes.

On va le dire un peu différemment : ceux qui ont fait gagner la gauche sont des sympathisants socialistes, ça fut évidemment le cas en 1981, 1997 et 2012… et il est probable que les sympathisants en question ont également fait Macron en 2017, voire en 2022. A force de crier que pour ces deux dernières fois, Mélenchon aurait pu gagner, ce qui n’est pas vrai mais il n’y a pas de mal à se faire du bien, on en oublie ce qui a fait perdre la gauche. Je ne vais pas remuer les couteaux dans la plaie vu qu’il faudrait relancer la bataille entre les frondeurs et les hollandais mais il se trouve, quand même, que si le PS a fait un score dérisoire en 2017, c’est surtout parce que la campagne a été très mal menée. Hamon, poussé par le PS (il ne l’a pas été, je suppose) aurait du pouvoir rassembler beaucoup plus de monde (je n’ai pas dit qu’il aurait pu gagner). Quant à 2022, cela resterait un mystère si, moi-même, je n’ai jamais envisagé de voter pour Hidalgo : elle était sans doute, tout simplement, une mauvaise candidate, et les conditions de son choix montrent que Faure est vraiment très nul.

 


Ainsi, si des gens, à gauche, veulent faire gagner la gauche, il convient, avant tout, de ne pas se mettre à dos les sympathisants de gauche. Je citais un sondage, avant-hier, mais en voila un plus complet, sans doute le plus « renommée », le baromètre IPSOS Le Point de septembre.

Nous allons le feuilleter doucement. Page 4, on voit que près de la moitié des sympathisants socialistes approuvent Macron (précisément 47% soit deux points de plus que dans la population générale). Voir des guignols de gauche taper en permanence sur un type qui plait à la moitié des sympathisants socialistes est croquignolet.

Notons, page suivante, que Borne est bien loin de son chef. En page 8, on voit ce dont je parlais avant-hier avec le classement de popularité des personnages politiques. Mais c’est page suivante que l’on tire les premiers enseignements avec le classement au sein des sympathisants LFI et PCF. Mélenchon est en tête mais il est suivi immédiatement par Aubry et Roussel, puis Jadot.

C’est à la page suivante, néanmoins, que je voulais en venir avec le classement parmi les sympathisants socialistes vu que l’on peut considérer que c’est leur voix qui manquent pour une victoire de la gauche. J’élimine les types ouvertement à droite ou macronistes et nous avons, dans l’ordre : Hollande, Auby, Hidalgo, Jadot, Roussel, Le Drian, Cazeneuve, Mélenchon et, bien plus bas, Faure, Rousseau, Quatennens, Delga… Ca prouve au moins que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs soupes… Des socialistes historiques, suivis par des anciens candidats puis des hollandais. C’est beau.

Je pourrais faire partie de ce groupe…

Si on poursuit, avec les sympathisants de « En Marche », on a beaucoup moins de types issus de la gauche. Le Drian est en bonne position mais Cazeneuve puis Hollande sont bien derrière suivis par Aubry, Hidalgo, Jadot, Roussel et Delga puis Faure, Mélenchon, Quatennens et Rousseau.

 

On déduira de tout ça que Mélenchon est bien le seul à tirer un peu LFI (mais il est suivi par des jeunes qui ont tout le temps de percer) mais surtout que les vieux socialos « loin » de Nupes (ou les jeunes genre Roussel ou Jadot) sont encore ceux qui ont le plus de reconnaissance parmi toutes les catégories de sympathisants susceptibles de faire gagner la gauche.

On en tirera les leçons que l’on souhaite en ajoutant des dièses, comme les jeunes, dont je parlais, qui n’ont évidemment pas la même notoriété qu’Hollande… Il n’empêche que Rousseau figure dans quelques tableaux et pas Ruffin. Vous me direz que ce dernier a probablement été oublié. Je répondrai donc que Le Foll aussi ou qu’il est scandaleux qu’on ne parle que d’un seul des premiers ministres de la décennie…

 


Cela étant, on pourra toujours dégoiser pendant des heures mais on devra en tirer des conclusions avant l’heure de l’apéro.

Tout d’abord, voir l’article du Canard en copie, il faut que LFI arrête de taper systématiquement sur Roussel. Taper sur un type qui est bien vu par une majorité ne permet pas de le casser mais seulement de s’attirer les foudres. Vous pouvez aussi arrêtez les wokeries et autres modernoeuseries mais, avant tout, respectez les partenaires. Et arrêtez de dire que cela vient d’eux… Ils sont populaires mais pas audibles.

Ensuite, le Parti Socialiste aurait tout intérêt à récupérer la sympathie des sympathisants socialistes. C’est ballot mais ça parait une évidence. A force de chercher la sympathie de LFI, qui permet sûrement de survivre, tout comme le PCF peut gagner des voix en suivant LFI, on perd toutes sympathies en dehors.

Et même si j’étais partisan d’une union, la Nupes, en l’occurrence, je rappellerais sans cesse que le PS doit aller chercher ses propres électeurs. Faure doit donc être viré : il n’est même pas approuvé par les sympathisants.



Par ailleurs, Dagrouik signale ce tweet d'un dirigeant des jeunes socialos. 

Je ne sais pas s'il se rend bien compte qu'il reproche aux types du PS qui ne sont pas d'accord avec la ligne officielle de ne pas être issus d'Afrique... Il doit aussi être viré (et faire un séjour au cabanon : je ne connais pas beaucoup de cadres des partis de Nupes à ne pas être franchouillards : un classement des prénoms serait aussi amusant à observer).


Pauvre type.