30 avril 2017

La Comète et l'ultime argument électoral


En marche !

Les intellectuels de poche qui trouvent un tas de prétextes pour ne pas voter sont... Non. Rien. Ils ne sont rien. 

29 avril 2017

Insoumis de côté, c'est déjà ça !


Elles sont amusantes, les illustrations qu'on trouve dans Google en cherchant "insoumis". 

Une chose me frappe dans les réseaux sociaux. Les glandus qui se présentent comme insoumis pensent que les insoumis sont un groupe compact. Comme s'ils étaient dépositaires des voix de tous les électeurs de Mélenchon. 

D'ailleurs, c'est très drôle de voir des militants organiser un vote par internet pour savoir s'ils vont s'abstenir. Mais je m'égare. 

Je vais essayer de leur expliquer qui sont les électeurs de Méluche. Il y a évident les insoumis (sauf à un homme). Il y a les communistes (je ne le suis plus mais je les connais ; j'habite une banlieue rose foncé) (ou foncée d'ailleurs, je ne sais plus). Et il y a des électeurs socialistes déroutés par une campagne nulle du PS et d'Hamon. 

J'en fais partie. J'aurais pu voter insoumis. Je l'aurais fait, d'ailleurs, s'il n'y avait pas eu un fort risque de second entre rillettes bleues (ou bleu ?) marines (ou marine ? C'est pas mon jour, moi). Ce n'est pas un vote en fonction des sondages. C'est un vote de conviction. N'étant convaincu par personne, hein ...

Je vais voter Macron au second tour pour éviter le pire. Les glandus de gauche qui font référence au début des années 30 pour dire que ça a fini par le Front Populaire en oubliant comment ont fini ces années 30 sont rigolos. Mais peu importe. 

C'est très drôle de voir ces insoumis organiser un vote pour savoir comment un groupe indéterminé doit voter tout en rappelant que chacun est libre de son vote. 

28 avril 2017

Des cons !

Mélenchon est rejoint par NDA. C'est rigolo. Il y a un tas d'abrutis qui continuent à nous donner des leçons d'histoire. 



Il y en a qui nous mettent au défit de défendre le programme de Macron. Je m'en fous. L'histoire les jugera. Je suis libéral de gauche et j'assume. Les types de gauche qui tapent sur Macron en disant combattre Le Pen dans une élection démocratique sont bien des fascistes de gauche, non ? 

C'est rigolo. Sous prétexte de nous faire éviter Le Pen en 2022, ils vont nous la refiler en 2017. Le plus drôle est que dès le 8 mai au soir, si elle est élue, ils vont accuser les types qui ont voté Macron d'avoir fait gagner son adversaire d'extrême droite. 

On peut appeler ça des cons. 

Le plus drôle vient de ceux qui pensent que Macron aurait dû modifier son projet après le résultat du premier tour pour se rapprocher soit de celui de Mélenchon (l'assurance que tous les types de droite votent MLP) et (oui hein !, les deux à la fois) soit de celui de Fillon (l'assurance que tous les types de gauche aillent à la pêche). 

On doit appeler ça des cons. 

Ils nous disent qu'insulter les gens qui vont s'abstenir est contre productif. Je m'en fous. Je me contente d'insulter des connards qui font tout pour que Maâme Le Pen prenne le pouvoir. 

Des cons, je vous dis. 

Ils nous expliquent que 76% des gens n'ont pas voté pour Macron au premier tour et que patati patata. Je leur rappelle qu'ils étaient 73% à ne pas voter pour Hollande. Vil socdem qui avait déclaré que son adversaire est la finance pour les faire voter pour lui ce qui a marché. Mais à l'époque, on ne voulait virer que Sarkozy et Hollande a gagné de peu. Cette fois, ils refusent d'éliminer Le Pen. 

Ils sont cons. 

Ils nous expliquent que "nos" politiques n'ont jamais réussi à faire baisser le score du FN, au contraire. C'est vrai. Le seul à avoir fait baisser le score du FN est Sarkozy en 2007. Il n'était pas encore élu. Après, il a explosé. Ils ont explosé, d'ailleurs (Sarkozy et le score du FN). Mais ils n'ont pas réussi à se faire élire. Leurs idées ne convainquent pas une majorité de Français et ils nous expliquent que Mélenchon est plus majoritaire que Macron si on ajoute les voix de Le Pen qui sont d'accord avec les idées de Mélenchon. Le tout sans rire ni bouger les oreilles. 

Très cons. 

Mais ils ne comprennent pas qu'il y a le feu au lac. A force de répéter que Macron sera élu quelle que soit leur action, ils ne se rendent pas compte que ce n'est pas vrai. Marine Le Pen peut être élue. Mais le plus drôle est qu'ils disent que leur action est inutile. On se demande pourquoi ils la mènent alors ! C'est pour le concours de celui qui aura la plus grosse bite dans la lutte contre le libéralisme. 

Infiniment cons. 

Je me rappelle d'un type qui disait que le libéralisme est une valeur de gauche. C'était Macron mais je ne sais pas s'il était déjà candidat. Mais je suis d'accord avec lui. Et des protectionnistes nationalistes vont me dire qu'il a tort. Peu importe, j'ai fait assez de billets pour défendre mon point de vue dans mon blog. Marine Le Pen tient un discours de gauche. D'ailleurs, les milieux réactionnaires diffusent des infographies montrant que les programmes de Mélenchon et de mémère sont proches. Pourtant, on sait bien, nous à gauche, hein !, qu'elle est plus proche des familles fortunées que nous, que son orientation politique est favorable au capitalisme par ailleurs mondialisé. Mais on nous dit que la politique de Macron est le mal. 

Cons. Simplement.

Les débats dans les s'resraix sociaux ne servant à rien, je vais continuer à insulter sans vergogne. 

27 avril 2017

On n'oubliera pas que @gerardfiloche fait la campagne du FN


Tout d'abord, il est de notoriété publique (dans un cercle de 10 ou 20 personnes) que j'ai des copains réactionnaires. Je vais leur envoyer un message privé : le vieux, vous le prenez et vous le gardez. 

Ensuite, j'ai un tas de proches insoumis combattant Macron et je les regarde avec ma bienveillante bonhommie. Étudiez le tweet de Gégé la barderne. Et demandez-vous si vos propos anti-Macron (certes compréhensibles) n'ont pas la même signification. 

Gégé a supprimé un tas de ses tweets aujourd'hui. Je conseille à ses proches de lui supprimer internet. Ce n'est plus de son âge. 

26 avril 2017

Ma maigritude


Vous trouverez ci-joint une photo prouvant que j'utilise une ceinture avec différents trous (et qu'il me vient des idées de billets idiotes pendant que je change les draps mais le sujet n'est pas là). 

La dernière fois que j'ai acheté un pantalon, j'avais demandé du 48. La vendeuse qui était commerciale m'avait conseillé de passer directement au 52 après le premier essai. J'avais accepté pour lui faire plaisir et le pantalon m'allait à merveille. Du coup, j'en ai pris deux pour limiter les pertes de temps et les négociations idiotes avec des pouffes mal baisées qui voudraient vous faire croire que vous pourriez être beau après avoir très passé du 48 au 52. 

Il n'empêche que cette photo prouve qu'après j'ai diminué de quatre fois un cran ma ceinture et suis revenu au 48. Croyez moi sur parole (je ne vais pas vous faire croire que j'ai fait un régime. J'ai maigris. Tonnégrande est vexé parce que pas lui. Mais ne soyons pas mesquins). 

D ailleurs, la dernière fois que je suis passé sur la bascule, je faisais 103 kg. Autant dire qu'il ne me reste plus que la peau sur les os. La fois d'avant, elle s'était mise en grève. 

Fier comme un bar tabac, j'ai envevé la ceinture en question au bistro pour prouver à Pascal et François que j'étais passé dans le camp des maigrichons. On a bu la dernière biere. Et je suis parti.

Et sur la route, mon pantalon est tombé. 


Buvez pour oublier, votez et éliminez !

Une mauvaise nouvelle est annoncée ce soir. Le chômage est en forte hausse. C'est moche pour Pépère. D'un autre côté, d'un mois à l'autre,... Il y a par contre une bonne nouvelle. 

Le climat des affaires est au plus haut. Étant de nature à penser qu'on ne pourra pas redistribuer sans produire de richesses, je préfère me réjouir. 

Je me réjouis d'autant plus, pas de cette hausse du chômage, hein !, que je dis depuis longtemps qu'on ne reviendra pas au plein emploi. Que le travail salarié va diminuer grâce au progrès technologique. Je dis bien grâce. Le travail est une corvée, souvent (moi, je m'en fous, j'aime bien mon boulot, enrichissant intellectuellement et pas fatigant physiquement). 

Seul Hamon avait une telle vision, celle de nous faire entrer dans une société de baisse du travail. Mais il n'était pas crédible et il a été éliminé. Je vais me moquer de mes copains du PS (affectueusement) : dans leur campagne, ils n'ont pas insisté sur ce point, en défendant le revenu universel parce qu'il était dans le programme, comme si c'était un acquis social nouveau, un gadget. Raté ! C'était l'entrée dans le 21eme siècle. 

Hamon a perdu 20 points par rapport à Hollande. Mathématiquement mais approximativement, 8 sont partis vers Mélenchon et donc 12 vers Macron. Ce qui nous donne une vague idée de l'électorat de ce dernier avec ses 24%. Dont 12 viennent des électeurs de Bayrou et Sarkozy. En gros. 

Des autres candidats, c'est Mélenchon qui porte le plus ce volet avec le partage du travail (qui reste...) mais n'a pas si le mettre en avant. Par exemple, il voulait la baisse de l'âge de la retraite mais comme un slogan, une défense d'avantages acquis perdus,... Pas comme en enjeu de société. 

Et il a été éliminé aussi par un processus démocratique. On peut rejouer le match si vous le voulez. Si Hamon s'était désisté, Mélenchon aurait peut-être été au second tour. Encore que les électeurs de droite auraient senti le danger et auraient voté autrement. Une partie des électeurs de l'Hamon désisté aurait voté Macron. Peut-être que Macron et Mélenchon auraient été opposés au second tour. Et Macron aurait gagné. Vous pourrez tenter de me démontrer le contraire sauf si vous avez peur du ridicule. Mais je m'en fous. Vous passez votre temps et dénoncer les coups de billards à quatre bandes des autres tout en faisant vous-mêmes. 

Le scrutin présidentiel (le nôtre) est fait ainsi (il est lamentable mais vous vouliez le gagner en gagnant la présidentielle) : au premier tour, on choisit, au second, on élimine. 

Alors éliminez, maintenant ! (Mon slogan à moi étant : buvez, éliminez. Et j'élimine beaucoup). 

Vous nous dites : voter Macron maintenant, c'est mettre Le Pen en 2022. C'est votre billard à quatre bandes et vous ne vous en rendez pas compte. Mais ne pas voter Macron maintenant, c'est mettre Le Pen en 2017. 

J'ai entendu vos objections. Je vous ai compris. Mais je vous hais, compris ! (Smiley, c'était pour placer un mauvais jeu de mot dont je ne suis pas l'auteur sans compter que je ne suis pas sûr de la conjugaison du verbe haire que je conjugue rarement). 

Maintenant, et c'est le jeu démocratique, il vous faut, il nous faut, éliminer. 

On a le choix entre une candidate qui nous vient de l'extrême-droite et tout ça et un type qui, selon vous, va mener la politique qui nous a menés dans la merde où nous sommes. Qui est aussi la politique qui vous permet d'avoir un smartphone pour cracher votre haine de la société dans les réseaux sociaux. 

Et avec vos conneries que vous n'hésitez pas à démontrer avec des références historiques foireuses, vous allez nous foutre une présidente qui va nous rappeler les HLPSDNH. 

Vous pouvez aussi choisir, même à contre cœur, un candidat jeune et joli se présentant en binôme avec sa mère qui nous fera entrer dans le 21éme siècle. 

Mais rassurez-vous. Marine (elle n'ose pas afficher son nom) promet aussi la retraite à 60 ans. Un de ces jours, elle va promettre d'arrêter l'immigration pour éviter le SIDA à cause des bougnoules qui couchent avec les singes. Et vous aurez facilité son élection (certes avec cinq ans de retard). 

La fachosphère ne s'y trompe pas. Elle diffuse des infographies montrant que son programme économique est proche du vôtre. Je ne serai pas tondu à la libération, moi. Et en plus mes cheveux poussent largement...

Votez, éliminez, buvez pour oublier...

25 avril 2017

Vieillir ou pas

Pendant que les réseaux sociaux continuent à s'engueuler au sujet de la nécessité de faire barrage et tout, il se passe des choses moches dans la vraie vie. Je pense évidemment à Catherine et Didier mais aussi à ma bande de potes de Loudéac. Elle a un membre de moins depuis hier. 

Dominique, DG pour les intimes, nous a quitté. 

Je le connaissais depuis 1977. J'avais 11 ans. J'ai quitté le domicile parental à 18 ans. Depuis, je rentre souvent au pays et c'est la même bande que je retrouve tous les samedis. Fabienne, Karine, Gilles et Philippe (même si Karine n'était pas dans "la même bande" à l'époque. Les derniers résistants... Certains ont arrêté de sortir, d'autres ont quitté la région. Je suis peut-être le dernier à avoir conservé cet amour des bistros. Mais c'est un autre sujet. 

Ou pas. 

Fabienne (Bibine à l'époque) a rendu un court hommage dans Facebook. Je voulais en faire un plus long. Il aurait eu les bistros en toile de fond. La bande est restée et les bistros ont changé. 

Dominique était malade depuis vingt ans, avec des hauts et des bas. On ne le voyait plus au bistro depuis quelques années. La dernière fois que je l'ai vu, c'était en août 2005, je crois. Je lui avais rendu quelques services (des histoires d'ordinateur). Seul Gilles le voyait encore régulièrement. C'est surtout à lui que je pense aujourd'hui. 

Dans son hommage, Fabienne parlait des services qu'on se rendait mutuellement. Dans mon billet, j'en aurais rigolé. Dominique était comme ça les copains. Il trouvait normal, par exemple, que je passe une partie de mon temps de repos à m'occuper de ses problèmes d'ordinateur. Je suis l'informaticien de la bande. Et je trouvais ça normal. Une bande, quoi !

Je vais raconter une anecdote. Une première. Il y a trois ou quatre (ou cinq...), Gilles me dit qu'il était emmerdé parce qu'il avait absolument besoin d'une bagnole et que la sienne allait tomber en panne. Je lui ai dit que j'en avais une et que je ne m'en servais pas. Je lui ai proposé de la lui donner. Cela n'avait rien d'altruiste de ma part. La Xsara avait perdu son pot d'échappement et j'ai tergiversé pour la réparer (je ne faisais alors des grands trajets et il me fallait une voiture en laquelle j'avais confiance).  Du coup, elle n'avait pas roulé pendant deux ans. Mon "je te donne la mienne" était sorti du cœur ! Ouf ! Une solution... ce n'était pas une épave, seulement une voiture qui n'avait plus de pot et n'avait pas roulé pendant deux ans. 

Gilles s'était donc retrouvé avec voiture à Paris qui ne pouvait pas rouler et nécessitait des travaux sérieux. Dominique, qui était mécanicien, a alors loué un plateau, était venu chercher la voiture, l'avait ramenée chez lui et réparée. C'était normal pour lui. Dans la bande, chacun sa spécialité. La sienne était la mécanique. 

La mienne est de rédiger des billets de blog à un comptoir de bistro avec la larme à l'œil. Mes excuses pour les fautes. Je ne vois pas l'écran... 

C'était Dominique. Rendre service et être parfait. Je me rappelle d'une fois où ma mère était tombée en panne de gaz. Je lui avais demandé de passer pour changer la bouteille (il y en avait une d'avance mais comme je ne rentrais pas avant plusieurs semaines, on ne pouvait pas attendre). Il était venu et avait constaté que les tuyaux étaient périmés. Depuis 10 ans. Ma spécialité est l'informatique. Pas le tuyau de gaz. Vous ne pouvez pas savoir à quel point il m'avait fait chier. 

Rendre service. Toujours. 

Je vais raconter deux anecdotes. 

La première. Ma mère avait fait refaire une allée devant chez elle maisles ouvriers étaient neuneus. Le portail en fer forgé ne fermait plus, les pavés étaient trop hauts. Je lui avais demandé de passer pour régler ça en pensant qu'il allait scier les pieds (le genre de bricolage qu'on ne fait pas toujours soi-même). Il était venu. Plutôt que de faire le truc simple que je lui avais demandé, il avait dessoudé les gongs pour les souder à une hauteur qui permette de fermer la porte. Les pieds n'étaient pas sciés. Moi, si...

La deuxième. En 1991, j'étais directeur adjoint d'un centre de vacances. Je devais partir quatre ou cinq jours avant l'arrivée des enfants pour préparer le terrain. Il a décidé de venir m'aider. Son patron lui a refusé ses congés (il était mécanicien agricole, des vacances en été...). Il est venu quand même. Il a fait 2000 km en moto en risquant de se faire virer pour me rendre un service que je n'avais pas demandé mais qu'il pensait me devoir. Encore que le mot "devoir" n'est pas adapté. 

Tiens ! Une dernière. Quand j'ai acheté mon appartement, en 1994, Gilles et Patrick (un autre, de la bande de l'époque, pas avare sur les services, non plus) étaient venus m'aider à aménager. Quelques mois après, Dominique avait décidé que j'avais besoin de lui pour du bricolage, ce qui n'était pas faux, je dois avouer. Il était donc venu sans que je ne lui demande quoi que ce soit et avait bosser dans l'appartement à des trucs auxquels je n'avais pas pensé. 

Et vers 1997, il est tombé malade. La dépression qu'on appelle ça. Je ne suis pas toubib. Parfois, il devenait une espèce de zombie. Une fois, je rentre du boulot, il était à la Comète. Il avait fait 430 km pour me voir parce qu'il pensait que j'avais besoin d'aide. Pour un type casanier comme moi, recevoir un pote à l'improviste, heu...

Le premier matin, vers 4 heures, il avait découvert mon coupe ongle qu'il avait décidé d'essayer dans ma salle de bain. Clic clic clic. Pendant plus d'une demi-heure. Pendant ce séjour, je ne sais pas ce qui lui passait par la tête mais il entamait un rouleau de PQ neuf par jour. Je m'étais retrouvé avec plusieurs rouleaux entamés sur le couvercle sur le couvercle de ma chasse d'eau. 

Seule l'amitié permet de supporter cela. Non. Seule l'affection. 

Maintenant il est mort. C'est l'issue logique de la vie. Il a eu 51 ans en février. Moi, c'était dimanche dernier. 

Ce matin, c'était le bordel dans le metro, ligne 1.  Pour la première fois, j'ai profité de mes cheveux blancs pour avoir une place assise. 

Sachons profiter de notre vieillesse quand on a la chance de l'avoir. 




24 avril 2017

Mélenchon pas tout !

Les polémiques autour de Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui, sont bien ridicules, qu'elles viennent de ces supporters comme de ses opposants. Moi-même, je ne suis pas le dernier des abrutis : j'ai fait un billet pour lui taper dessus suite à ses propos, hier soir. Si j'avais été moi, j'aurais dit : Le pauvre. Il est fatigué après une longue et belle campagne. Et déçu. Très déçu. Il a raté son truc de très peu. 

Ne doutons pas de sa volonté de faire battre le FN mais, dans son action pour ce but, il est souvent ridicule. Rappelons-nous quand il a été défier Mme Le Pen dans sa circonscription pour les dernières législatives (si ma mémoire est bonne). Marine Le Pen était annoncée à 30%. Elle a fait 21. Une grande partie des voix qu'elle a perdues est probablement passée chez Méluche, cette fois, par contre. 

C'est plus la déclaration de Benoit Hamon qui m'a gonflé, quand il a dit qu'Emmanuel Macron n'est pas de gauche. Hamon n'a toujours pas compris que la gauche est plurielle. Elle a un centre gauche et ce centre gauche a probablement voté majoritairement pour Macron. Le PS ne se reconstruira pas sans elle. Il aurait dû annoncer son retrait. Avec un peu de chance Cambadelis aurait suivi, donnant les clés du Parti à Cazeneuve et à un gugusse comme Julien Dray, beaucoup plus lucide et, disons, un tantinet retiré. Dans Twitter, j'en ai lu une bonne sur Hamon, du genre : il a été un excellent candidat écolo, il a fait plus que Mamère en 2002. 

Mais revenons à Mélenchon. 

Il a fait une excellente campagne, tant sur la forme que sur le fond. Il a retiré de son Projet 2017 ce qui pouvait effrayer en 2012. Moi-même, quand Fillon était au creux des sondages, j'ai envisagé de voter pour lui (pas par conviction mais pour qu'il passe devant Fillon). J'ai finalement voté pour Macron parce que le risque était réel et parce qu'il était le candidat le plus proche de mes idées. Après Hamon. Mais il a tout foiré. Y compris l'annonce de sa défaite. Je ne regrette rien. 

Visiblement, une grande partie des soutiens de Mélenchon qui s'expriment dans les RS n'ont pas compris qu'il avait progressivement changé de discours et sont devenus très bêtes. Une partie de ses opposants aussi (et je l'ai dit en introduction, moi le premier, mais, sans faire acte de contrition, mes propos d'aujourd'hui sont bien plus modérés). 

Alors on se retrouve avec des gens qui s'invectivent. Je vais leur dire : vous me cassez les couilles. Manuel Valls avait raison : il y a deux gauche irréconciliables. Mais il a un oublié un détail : il faut faire avec. Macron devrait gagner. Il aura une majorité à composer ce qui s'annonce assez rock'n roll. Elle se fera sans une des gauches irréconciliables, c'est ballot. J'espère que l'autre ne jouera pas au con. Commençons par dégager Valls. A non ! J'avais déjà dégagé Cambadelis. Me voila adepte du dégagisme. 

Jean-Luc, mon Canard. Tu as un âge relativement avancé. Tu ne seras plus candidat. Est-ce que tu ne pourrais pas dégager (!) le terrain pour que les gauches se réconcilient afin que chaque gauche ne se retrouve pas éternellement dans l'opposition ? Il ne s'agit pas dans mes propos de te demander de changer de ligne politique. 

Mais d'apprendre à ces zozos à dialoguer, à former des majorités et tout ça. Tiens ! Si Hamon s'était retiré (ce qui n'était pas possible, je ne suis pas en train de militer), nous aurions un candidat de la vraie gauche au second tour face à un candidat du centre et la droite serait lessivée. 

Retrouvons un peu de sérénité. 


Lendemain d'élection

Emmanuel Macron est arrivé en tête hier. Je n'ai pas pu l'arroser, j'avais déjà à fêter mon anniversaire. J'ai voté pour lui. Pas par conviction. Pour éviter Fillon. Macron était le candidat le plus proche de mes opinions, c'est à dire du centre gauche. J'aurais préféré avoir à voter pour François Hollande. 


On lit beaucoup de choses à propos du résultat de Marine Le Pen. Elle a fait 21,43% des voix, soit quatre point de plus qu'en 2012. C'est trop. Cela étant, elle n'a progressé que de quatre points alors que le candidat de la droite traditionnel était planté par un tas d'affaires. Par ailleurs, tous les sondages ou presque se sont plantés. Tous les derniers la mettaient aux alentours de 24. Je rappelle aussi qu'il y a quelques mois, la plupart des sondages la donnaient aux alentours de 30% et qu'on nous promettait un cataclysme et tout ça.



Enfin, je pense que cette élection est trop bizarre pour que l'on puisse en tirer des conséquences sur le vote FN.



N'oublions pas que le PS a pris la dérouillée annoncée, presque pire que tout ce à quoi on pouvait s'attendre jusqu'à il y a un mois. Le grand parti de la droite traditionnel a commis une erreur stratégique ce qui fait que pour la première fois, il ne sera pas au second tour. Surtout, pour la première fois, il aura loupé deux échéances nationales consécutives et risque bien de se trouver en dehors du pouvoir pendant une période de 10 ans.



Je dis "risque bien" car il faut encore qu'ils n'aient pas de majorité lors des législatives, élections qui risquent d'être rigolote. Je ne vais pas faire un appel au rassemblement car tout le monde va faire des appels au rassemblements tant c'est évident.



On est dans un état de décomposition amusant. On va avoir un tas de triangulaires aux législatives. Si c'est un candidat EM qui est en meilleure position pour gagner, il me semblerait normal que les PS et LR se désistent pour lui. Dans les autres configurations, il faudra juger au cas par cas. Il faudra a priori que le candidat LR s'il arrive troisième, se désiste pour celui non FN qui pourrait gagner.



Et il faut bien penser qu'il faudra trouver une majorité à l'Assemblée. Il ne faut donc pas camper dès à présent sur des stratégies "tout sauf". C'est de l'avenir de la France qu'on parle et les électeurs ont balayé notre brave clivage historique.



De toute manière, je m'en fous : à Bicêtre, il devrait y avoir deux candidats de gauche au second tour. J'appelle le PS à se ranger derrière Jean-Luc Laurent. Hop. Je voterai pour lui. Ce qui est d'autant plus bizarre que je n'ai pas voter pour le candidat qu'il soutenait à la présidentielle alors qu'en 2012, nous étions sur la même longueur d'onde.


23 avril 2017

C'est guignol et ça vote

J'ai fait un billet de blog vers 18 heures car j'étais désespéré. Le Pen et Fillon allaient arriver en tête. Je me suis trompé. 

Et je suis bien content. Voir MLP en tête m'amusait. Depuis le temps qu'on nous parle d'elle, de la France profonde et tout ça. Voir Fillon dans les mêmes eaux m'amusait moins. Un escroc en tête des sondages alors qu'il représentait ce qui se fait de pire comme réactionnaire dans notre pays... 

Cela étant, j'ai vu des copains annoncer dans Twitter qu'ils refusaient de voter pour Macron face à Le Pen. 

Ils peuvent crever. J'arrête de jouer. 

Mélenchon en fait partie. C'est triste.