07 avril 2021

Les serveurs du restaurant privatisé étaient sous-dimensionnés


Je parlais, hier, de l’aéronautique écolo-poitevine mais je ne voudrais pas rater deux autres polémiques récentes, cette histoire de bouffe dans des restaurants privatisés ou des appartements transformés en restaurant et celle des serveurs de l’Education Nationale qui ont planté hier.

Commençons par la bouffe. On l’aura compris à mon indécision : je n’ai pas du tout suivi le sujet. Il n’a aucune espèce d’importance. Je ne vois pas pourquoi des gens qui ont du pognon voire ont une certaine notoriété n’iraient pas faire les conneries que tout un chacun rêve de faire, manger avec les copains, voire le fait en cachette ! Si les plats coûtent une fortune, ça n’est pas plus scandaleux que si on n’était pas confinés. D’ailleurs ce n’est pas scandaleux : chacun fait bien ce qu’il veut de son pognon et s’il y a un problème, il porte uniquement sur les inégalités et les différences de revenus parfois délirantes.

Par contre, si un ministre est réellement pris la main dans le sac, il doit faire la une de la presse et être montré du doigt car son boulot est aussi de nous expliquer qu’il ne faut pas faire certaines bêtises et, à ce titre, il doit quand même montrer l’exemple. A ma connaissance, M6, à l’origine du reportage qui a tourné en polémique, n’a toujours pas dit quel membre du gouvernement était en cause.

Les brachycères ont mal au cul.

Poursuivons par les serveurs de l’Education Nationale. Ils ont connu une rapide montée en charge suite au reconfinement et ils n’ont pas tenus, probablement victime, en plus d’une attaque dont on ne sait rien (un truc genre « dénis de service » semble logique : des gugusses qui simulent des connexions en masse pour que pépère ne sache plus où donner de la tête) mais dont on parle beaucoup. Cela est bien normal et il faut bien laisser le temps aux informaticiens de régler quelques boulons : tout ne peut pas être prévisible, notamment le comportement des utilisateurs et les endroits où ils vont cliquer.

Tout type ayant eu en charge des serveurs connaît le problème et peut commenter avec des « moi je » mais on s’en fout. Le « moi je » étant généralement d’attribuer plus de ressources que nécessaire afin d’être sûr de tenir. Cela a un coup et, à la limite, le gouvernement aurait été plus blâmable s’il n’y avait pas eu de plantage : ils auraient mis en œuvre des serveurs d’un dimensionnement… démesurer afin plein de CPU, de machines virtuelles, de mémoire et toutes ces saloperies plein de poil dans les narines nous coûtant la peau des fesses. Cela aurait coûté la peau des fesses.

C’est un peu comme si en Centre Bretagne, on achetait ses chasse-neige pour faire face à trois semaines de chute intensive alors qu’on a à peine une demi-journée de difficulté en moyenne.

Il faut gueuler, il faut polémiquer. La vaseline pour les diptères n’a pas de prix.

 

 

06 avril 2021

Dessine-moi un mouton


« L'aérien ne doit plus faire partie des rêves d'enfant » a déclaré la mairesse écolo de Poitiers ce qui a fait bondir les réseaux sociaux de tous les bords politiques comme si les propos d’une inconnue improbable avaient le moindre intérêt. Tous les militants en peau de fesse ont suivi comme des moutons mal dessinés…

Pourtant, il y avait des polémiques plus rigolotes comme ces histoires de restaurants sauvages. Pour ma part, l’aviation ne m’a jamais fait rêver contrairement aux hôtesses de l’air avant que le trafic intérieur ne prenne plus que les vieilles qui étaient usagées pour l’international. Je n’ai jamais imaginé être un avion (sauf un jumbo mais le débat n'est pas là). J’ai rêvé de piloter des machins spatiaux, même avant que je découvre la Comète, mais jamais des avions.

Le contexte : « On y retrouve l'édile en train d'annoncer la suppression progressive des subventions allouées aux aéroclubs de la ville, tout en justifiant : «C'est triste, mais l'aérien ne doit plus faire partie des rêves d'enfants aujourd'hui.» Léonore Moncond'huy répondait par là à une élue LREM, Isabelle Chedaneau, qui rappelait que les associations d'aéroclub «ont permis aux jeunes Poitevins de passer le brevet d'initiation aéronautique et ont accueilli l'opération “Rêves de gosses”».Un événement annuel qui permet à des enfants atteints d'un handicap de faire un tour en avion. »

 

Pourtant, sur le fond, Moncond’huy n’est pas spécialement bouchée. Elle a même parfaitement raison. L’aéronotisme reste une activité onéreuse, donc élitiste, et n’a donc absolument pas à être subventionnée par les collectivités. Je suis bien désolé pour les enfants handicapés concernés mais les enfants normaux pas handicapés n’occupent pas leurs loisirs à s’envoyer en l’air. Laissons les parents plein de pognon et de gamins débiles faire ce qu’ils veulent ! Augmentons leurs taxes pour compenser les infrastructures et la pollution, ça leur fera les pieds et justice sera rendue. Amen.

Les opposants basaient leurs polémiques ironisaient sur la liberté de rêver et tout ça et l’on doit bien admettre que les propos de Moncond’huy étaient tordus mais tout cela est hors sujet. A partir du moment où un gamin monte dans un avion, ce n’est plus un rêve. Au contraire, même, une fois qu’il l’aura fait, il arrêtera de rêver !

 

Il faut prendre du recul pour cerner l’ironie de la chose, notamment en voyant Mélenchon trépigner, lui qui a passé des mois et des mois à lutter contre des aéroports.

Moncond’huy a été élue et, en accord avec ses principes écologiques, a décidé de ne plus subventionner l’aéronautisme et elle a bien raison même si, au fond, chacun est évidemment libre de juger que telle ou telle mesure est complètement idiote.

Admettez quand même qu’il est préférable de construire et subventionner des lieux d’accueil pour les gamins est préférable au fait de leur offrir des heures de vol à l’issue desquelles ils ne feraient que vomir et l’aérophagie de Moncond’huy n’y changera rien. 

02 avril 2021

La difficile critique des séries

Je n’ai pas parlé des réunions non mixtes où les blancs doivent fermer leurs gueules. Je n’ai pas parlé du dernier discours de Macron. Tout cela me navre et je dois avouer que je passe plus de temps derrière l’écran de la télé que celui du PC pendant les heures de loisir depuis que j’ai pris mon abonnement Netflix. Et je fais quoi ? Hé bien, je regarde des séries, andouille ! Parmi les plus longues, il y a The Crow, Borgen et House of Cards. Je viens d’entamer Homeland.

J’entrecoupe avec des fictions plus courtes, telles que Le jeu de la dame et I care a lot et d’autres choses moins connues tout en continuant à regarder des choses proposées par nos chaînes traditionnelles même si TNTesques. Outre les « grands films », je regarde Grey’s Anatomy à 20h tous les jours et souvent New York, police judiciaire à 19h. Ce soir, ça devrait être L’arme fatale (tirée du film du même nom). Hier, il y avait le dernier épisode de Gloria. Mercredi, c’était The Resident ; mardi SWAT. Je passe celles dont la diffusion a cessé depuis quelques semaines.

Je suis devenu boulimique de séries enfilant les épisodes les uns après les autres, cessant toute autre activité tant que je n’ai pas fini et mes visionnages Netflix ne sont interrompus que par ce que je suis encore sur les vieilles chaînes. Boulimique mais pas taré. J’ai vu The Crown en un week-end, House of card en une semaine et j’entends bien passer plusieurs semaines sur Homeland. Je me soigne, quoi !

 

A l’occasion, j’essaie d’en faire des billets de blogs sur l’annexe (voir en haut à droite sur le présent blog). Il s’agit de dire ce que j’en pense et de tenter de partager avec le lecteur hypothétique : lui donner envie de regarder ou de tourner la page.  L’exercice n’est pas facile dit le titre de ce billet : les hypothétiques en question sont pour l’instant essentiellement des copains qui sont souvent intéressés par mon avis personnel sur les séries qu’ils ont déjà vu, voire que je regarde suite à leurs recommandations. Un jour, peut-être, ma prose sera utile à des inconnus…

L’exercice n’est pas facile. Je ne peux pas raconter la série (je pique le résumé à Wikipedia pour faire l’introduction) vu que mon hypothétique susnommé l’a déjà vue et que, en plus, s’il n’a pas le même avis que moi ne donnera pas le sien autrement que sous la forme d’un « je n’ai pas réussi à regarder jusqu’au bout ». En outre, je n’ai aucune expérience. Mon premier billet fut sur « Le Doc », série hospitalière de TF1. J’exprimais mon enthousiasme mais on m’a répondu « ha ha, tu découvres les séries hospitalière, c’est toujours pareil : une histoire en arrière-plan et des épisodes avec des gens à soigner avec souvent la nécessité de faire une enquête sur eux ».

 

D’ailleurs, pour la plupart, on pourrait dire : « les deux premières saisons sont très bien et les personnages sont sympathiques ». Comme si le type qui dépense du pognon allait se ruiner en sortant un héros qu’on ne puisse pas blairer et comme si il était possible de maintenir un rythme après avoir bien tiré sur la corde d’un sujet. Que dire ? J’ai fait un billet sur Borgen après n’avoir regardé que les premiers épisodes mais, après avoir fini cette série (très plaisante, ne passez pas à côté) je ne sais plus quoi dire de plus.

Je parle, ci-dessus, de Grey’s Anatomy et de New York, police judiciaire. Quel serait l’intérêt d’en faire des billets ? Question purement rhétorique vu qu’il est probable que je finirai par trouver un angle d’attaque vaguement original. Réponse factuelle : les deux séries dépassent les quinze saisons et si des couillons ont continué à y mettre du pognon, c’est que je ne suis pas le seul intéressé. Pourtant, prenez NYPJ : chaque épisode présente très peu d’intérêt. Ils sont mêmes assez lents, presque chiants, parfois, répétitifs… Pourtant, il y a un petit plus qui pousse à regarder mais je serai bien incapable de le décrire. Pour Grey, on arrive à l’imaginer mais quel intérêt à dire que les personnages sont attachants, sympathiques…

 

Il va bien falloir que je trouve une voie. Ou pas.

 

22 mars 2021

Un dictionnaire pour Vidal !


A la réflexion, bien aidée au cours d’une discussion enflammée, j’ai du mal avec les propos de Mme Vidal sur l’islamogauchisme à l’université moi qui, pourtant, est tendance à en voir un peu partout… Déjà, le fait que je n’en parle pas, dans mon blog (sauf pour déconner) est un signe de mon scepticisme (je n’avais pas, non plus, parler du prof de Trappes et du courrier du maire mais c’était aussi lié à un « trop plein » et au sentiment de ne pas avoir toutes les cartes dans les mains). 

Quand je parle de l’université, je pense évidemment aux « enseignants chercheurs » et autres doctorants, pas aux médiocres étudiants qui font du militantisme bas de gamme en oubliant les valeurs de la gauche, par exemple en mettant des voiles pour diriger des syndicats… Mais ne mélangeons pas tout ! Autant je peux suspecter toutes organisations syndicales ou politiques de gauche et donc les élus du même métal, autant j’ai du mal à suspecter des chercheurs sauf peut-être en « sciences sociales généralistes » (j’ajoute « généraliste » pour faire joli et pour restreindre le champ : l’ethnologie est une science sociale, non ?).

 

Je ne retire pas aux chercheurs le droit de dire n’importe quoi et aux autorités de donner les baffes aux menteurs éhontés tels que Faurisson et je ne vois pas comment on pourrait faire avancer la science sans se tromper.

Prenons un historien chercheur du passé qui a déclaré que les arabes s’étaient arrêtés à Poitiers, il a fallu que le monde entier attende que j’habite au Kremlin-Bicêtre pour découvrir que ce n’était pas totalement exact. On aurait pu, pourtant, a posteriori, le taxer d’islamogauchiste. De même que celui qui cachait que les voix entendues par Jeanne d’Arc criaient « Allah Akbar ».

 

Ainsi, un chercheur en histoire disant que la traite des noirs avait été entamée par des Africains avant que de méchants blancs ne se lancent dans l’exportation de masse vers des joyeuses colonies pourrait être mis au bûcher si on l’empêchait d’écrire ce qu’il pensait avoir découvert. Nous pourrions ainsi démontrer que les chercheurs sont obligés de dire des conneries et que l’histomatémacien expliquant que notre système de numérologie a été construit dans une zone à dominante mahométaine n’est pas nécessairement islamogauchiste.

Restons donc calmes. Frédérique Vidal est là pour défendre la recherche française et pas pour la suspecter de tous les maux d’autant que des instances de contrôle existent déjà.

Vidal n’est pas nécessairement un dictionnaire. Ou elle ne sait pas ce qu’est l’islamogauchisme. Il est vrai qu’un chercheur passent des années plongé dans des livre, des parchemins, des vieilles pierres, des éprouvettes, des jumelles et des alcools douteux alors il est évident que, nous autres, dans les réseaux sociaux, on connait bien mieux leurs métiers.


Mes propos portent sur l'islamogauchisme pouvant exister dans les universités, il existe un tas d'idéologie nauséabondes dans ces machins et nous devons nous en méfier autant que d'un verre d'alcool trop sucré. Mais étudier l'histoire de la colonisation avec la vision d'un... colonisé ne semble pas idiot mais il ne faut pas que ça vire à une idéologie décolonialiste qui pue des pieds.

Donc restons calmes. Je me fous un peu de l'université mais, depuis tout jeune, j'ai envie de donner des baffes à tous les militants politiques qui y traînent car je n'ai jamais pu aller à l'université étant largement trop bête. D'ailleurs, les débats à la fac sont surprenant. On voit aujourd'hui une tribune du Monde avec l'élite de l'islamogauchisme qui "lutte" contre la dissolution de l'UNEF alors qu'un électeur moyen ne peut que s'interroger sur ce machin qui est bien loin de celui qu'il a été...

20 mars 2021

Formulaire, saison 3 !

 Lors du premier confinement, j’avais trouvé l’attestation ridicule mais fini par lui reconnaitre un aspect pédagogique : elle obligeait les gens à réfléchir un peu avant de sortir. Notre brave gouvernement vient de sortir la nouvelle : elle fait deux pages. De la folie. En plus, comme quasiment tout est autorisé, sauf l’accès à des commerces fermés !, elle ne sert plus à rien, sauf peut-être pour les locdus qui veulent aller à plus de 10 km de chez eux…

Il faudrait que le ministère de l’intérieur et ses joyeux fonctionnaires remettent les pieds sur terre ! Prenons un exemple : moi. Tout d’abord, je loge chez ma mère en Bretagne depuis le premier déconfinement, à 430 kilomètres de mon lieu de résidence. Je ne sais même pas si c’est autorisé mais, au moins, cela fait 10 mois que je vis comme un ermite de cheval et participe beaucoup moins que la moyenne à la propagation de la covid.

Mais, cher fonctionnaire, si Loudéac était en zone de confinement, sache que je vais faire une première sortie, dès la fin de la rédaction de ce billet, pour aller au tabac de la gare pour acheter la presse pour ma mère comme tous les samedis depuis 10 mois puis à Intermarché pour acheter ce dont elle a besoin alors que ce qui est de première nécessité est fourni par la maison de retraite et j’en profiterai pour des achats personnels. Cette après-midi, j’irai chez Leclerc pour des achats de première nécessité (mais il faut bien gratter) car il n’y a pas tout à Intermarché. Ensuite, j’irai à la maison de retraite en question pour porter quelques emplettes puis discuter la demi-heure réglementaire avec l’objet du délit.

Que viendriez-vous me gonfler avec ce nouveau formulaire d’autant que je vais prier le bon dieu pour ne pas croiser la maréchaussée vu que l’adresse de ma résidence est incompatible avec des sorties à Loudéac… ?

 

La mauvaise humeur n’étant pas éternelle, j’ai d’autres points à aborder dans ce blog aujourd’hui.

Petit 1 : j’ai réactivé mon blog bistro (voir en haut à droite) et j’y parle des machins que je peux regarder dans ma télé plate mais large notamment issus de Netflix mais laissez-moi prendre le rythme et le ton.

Petit 2 : depuis le premier confinement, on forme une nouvelle bande de copains blogueurs et c’est bien sympathique.

Petit 3 : néanmoins, ils commencent à me fatiguer avec l’habitude qu’ils ont prise de citer les gens de la bande dans les publications publicitaires qu’ils font dans les réseaux sociaux. C’est moche et on reçoit plein de notifications notamment lors des likes. Il faut que ça cesse, bordel !

Petit 4 : j’utilise DLVR.IT pour diffuser mes blogs dans les réseaux sociaux, c’est automatique et donc moins fatigant. Je ne les diffuse pas toujours dans ma page perso de Facebook mais systématiquement dans la page « Le comptoir de Jégoun » que je vous conseille chaleureusement. a

17 mars 2021

Joyeuses Saint Patrick et noces de coton ! Covid ton verre !


Nous y voila ! Un an depuis le premier confinement. Commençons par cela : c’est long, un an, pour un type qui vit tout seul, qui doit se préparer des repas, qui n’a d’autre chose à faire que de poser son cul sur un fauteuil à l’issue d’une journée de travail, qui ne peut rien partager avec des proches… C’est long, un an, pour un jeune qui ne peut pas voir ses potes, sortir, qui doit rester cloitrer dans une chambre trop petite. C’est long, un an, pour un môme qui reste dans les jambes de se vieux en attendant l’activité qui l’occupera une heure. C’est long, un an, pour une personne âgée en maison de retraite qui n’a aucune autre activité que de faire les cent pas dans un couloir où il peut être autorisé à déambuler à condition de ne croiser personne. C’est long, un an, pour une personne âgée « autoconfinée » à la maison dont le seul loisir est d’attendre la visite du service qui lui livrera des repas…

 

C’est long, un an, et je suis assez bien placé pour me plaindre…

 

Mais ce n’est pas fini alors on ne va pas tirer le bilan. Le gouvernement continue à faire n’importe quoi au niveau de la communication, de semaine en semaine. Tiens ! Cette fois, les journaux et les réseaux sociaux sont à peu près unanimes à dire que la région parisienne devrait à nouveau être confinée vendredi soir. Nos Véteix et Casran ne peuvent pas le dire ? Soit : « Ben ouais, il est fort probable que l’on confine à nouveau. Seuls d’inespérés bons indicateurs pourront nous sauver. » Soit : « Ben on ne sait pas encore, ça dépend, mais nous ne sommes pas optimistes ». Je chipote, bien sûr ! Mais cela fait un an que ça dure…

Cela fait un an que les andouilles des réseaux sociaux racontent n’importe quoi ! Nous avons évidemment les complotistes, les sceptiques, les antivax d’un côté mais aussi de l’autre, les imbéciles d’opposition qui ne pensent qu’à critiquer le gouvernement. Il décide une mesure : elle est mauvaise. Il ne décide pas : ils sont mous.


Il ne m’est pas facile de critiquer mes joyeux camarades car il n’y a pas beaucoup de raisons que je sois moins con que la moyenne mais j’ai l’impression d’avoir arrêté la critique bête (sauf sur la communication) et le yakafocon après l’été voire que je me montre de plus en plus favorable aux mesures officielles depuis les fêtes. Je vais m’en expliquer.

A la fin de l’été, j’étais favorable à un reconfinement dur en octobre et novembre pour que l’on puisse vivre en décembre et pendant les fêtes. Ce n’est pas la peine de tergiverser trop longtemps : un autre choix a été fait et basta. Par contre, si ces choix sont discutables à la marge (avec notamment cette longue polémique sur les commerces indispensables), il n’empêche que beaucoup de pays ont été de reconfiner mais, jusqu’à présent, pas le nôtre, à part dans des zones géographiques limitées. On a l’impression que la situation reste quand même moins désastreuse en France que chez nos voisins. Cela est vrai également pour les vaccins : tout le monde à hurler à cause des retards mais, en fin de compte, nous sommes globalement en avance (et si nous ne le sommes pas, attendons donc la fin de la crise pour juger).

En plus, il y a beaucoup de gens qui demandent régulièrement des nouveaux confinements. Comment peut-on demander une telle privation de liberté ? Pour chasser le virus ? Depuis quand serions-nous capable de faire la synthèse des études sur le sujet ?

Les pseudos spécialistes du covid des réseaux sociaux n’ont pas encore compris qu’ils étaient ridicules.

 

L’autre fait qui me pousse à prendre du recul ou, à défaut, à ne plus donner mon avis, est que de nombreux interlocuteurs de gauche ne font pas la différence entre la chasse à Macron et la chasse au virus ou, du moins, en font une espèce de bouillie haineuse qui n’a plus de sens au point où ils sont prêts de déclarer qu’ils préféreraient Le Pen à Macron. La population est heureusement bien loin de la connerie réseauxsociotale : la popularité du président est supérieure à celle de Chirac, Sarkozy et Hollande au même stade de leurs mandats.

La gauche continue à tirer vers sa queue en oubliant que les électeurs socialistes sont devenus des électeurs de Macron et ont bien tort d’espérer qu’ils seront soignés à coups de virus. Il n’y a toujours aucun parti politique qui vise les 15% d’électeurs au centre gauche.


Le seul programme de la gauche ou, du moins, d’une partie des abrutis dans Facebook est de faire en sorte que Macron ne soit pas au second tour sans doute parce qu’ils ont peur de se sentir obligés de voter pour lui pour faire barrage à la Marine en sous-marin. D’ailleurs, ils ont oublié qu’il fallait prendre des voix aux deux, tant qu’à faire et oublier que si les deux disent que le soleil est bleu, c’est probablement qu’il est bleu. La laïcité n’est pas un thème d’extrême droite réservé aux macron’s boys, par exemple. Si la gauche en parlait…

 

Vous me direz que cela n’a rien à voir avec le virus. Ben si, pourtant. Avec les mesures prises par le gouvernement ultralibéral qui arrive à dépenser 60% de plus que ce qu’il ne gagne, la hausse du PIB de la France devrait être supérieure à celle des autres pays du quartier. En outre, aucun parti politique n’a pris des mesures pour « l’après-crise ». LFI est encore sur son programme de 2017 et EELV ne pense qu’à réduire le nucléaire comme si les Français avaient besoin, en plus, d’un risque d’approvisionnement. Il faut pourtant parler de cette crise. Par exemple, si des candidats expliquaient qu’il faut augmenter le budget des hôpitaux pour faire face à tout, ils pourraient être écoutés.

Cela étant, comme dit l’autre, ce n'est pas en augmentant le nombre de lits hospitaliers qu'on a fait baisser les accidents de la route.

Arrêtez de raconter n’importe quoi sur ce virus, mettez des masques, des capotes et des vaccins, respectez les consignes et espérons qu’on pourra se saouler la gueule au comptoir pour la Saint Patrick 2022.

 

16 mars 2021

Du son pour un anniversaire ?

Enceinte Bose ?

On me dit que mon blog n’est plus politique et qu’on s’y fait chier mais je préfère parler de ma nouvelle télé vu qu’il me reste des points à étudier. Je vais néanmoins faire une concession afin de ne pas me fâcher avec la foule. Deux concessions, d’ailleurs.

 

La première est que des andouilles se sont plaintes que mon billet d’hier était trop de long. Qu’est-ce qu’elles en ont à foutre ? Depuis quand ferait-on des billets politiques pour qu’ils soient lus ? Je vais quand même répondre : il faisait un peu plus de cinq feuillait A4. C’était mon premier billet de la semaine. Depuis le début de l’année, je dois être à une moyenne de trois billets par semaines et la plupart font deux A4 et demi. Je mets donc moins de mots dans mon blog qu’avant. Cela étant, si vous êtes incapable de lire un long texte, c’est votre problème.

Le deuxième tourne autour de la crise sanitaire vu que nous sommes précisément à 52 semaines de confinement (j’écrivais cette phrase à midi tapantes) et cela fera un an demain midi. J’ai deux choses à dire. Tout d’abord, les glandus qui se plaignaient du rythme de vaccination en France il n’y a pas plus de deux semaines doivent avouer qu’ils ont eu tort : la France est maintenant le deuxième pays d’Europe avec le plus de vaccinés après l’Espagne. Je dis ça avec d’autant plus de vaccination que je ne faisais que dire dans Facebook : ne vous affolez pas, on verra ça plus tard, quand la machine sera réellement en branle. Je déteste ces putains de déclinistes qui pensent que la France n’est même plus bonne à vacciner les gens surtout en en faisant une revendication politique, allant même jusqu’à se réjouir de l’échec de la stratégie gouvernementale de vaccination. Je ne défends pas le gouvernement vu que je n’aima pas la politique mais en cinq ans d’Hollande le bashing stérile et débile m’a suffisamment miné pour que j’apprenne à avoir un minimum de recul maintenant.

Et en plus, on s’en fout, un des vaccins, l’Astra machin, est peut-être pourri (l’agence européenne de je ne sais quoi pourrait le réhabiliter mais on trouvera toujours des cons pour expliquer que les élites européennes sont nulles et que le vaccin est dangereux et qu’ils veulent nous faire mourir). Alors passons à autre chose.

L’autre chose tournera autour du virus et je suis fatigué de tous les clampins qui souhaitent un troisième confinement alors qu’on ne sait déjà pas si on est sorti du second et s’il a été efficace. Je ne souhaite pas de confinement. Je souhaite que toutes ces conneries s’arrêtent et que je puisse retourner me saouler la gueule au bistro avec les copains. Cela étant, je ne nie pas l’existence du virus et je souhaite que le gouvernement prenne les meilleurs mesures possibles (et il ne semble pas avoir été ridicule au niveau des résultats par rapport à des méchants étrangers).

On a un variant Breton. On va remplacer l’Astramachin par le Beurresalétruc.

 

Revenons à notre télévision et abordons aujourd’hui le son en deux parties.

 

La première : l’effet home cinéma

Trois copains me conseillent de mettre une barre de son. Pour ma part, j’estime que la télé étant neuve, la customiser est ridicule ce qui ne m’empêche pas d’admettre que le son n’est pas surnaturel… Qu’en pensez-vous ?

On me conseille une barbouze barre Bose mais cela me parait donner de la confiture à un cochon, le cochon étant moi et la confiture valant plusieurs centaines d’euros. Ma question : le machin vers 80 euros chez Amazon est-il suffisant ?

 

La deuxième : la musique

J’ai envie d’écouter de la musique avec ma télé mais pas industriellement. Par exemple, je souhaite pouvoir mettre un fond sonore quand je prends l’apéro avec un copain. Ma télé a des applications Youtube, Deezer, Amazon je ne sais plus quoi, Apple truc et il m’en manque (je cite celle pour lesquelles j’ai déjà un compte).

Pour bien faire, avec Youtube, Deezer et Amazon (pour Apple, je ne sais pas mais le jour où on verra Apple faire un truc gratuit…). Pour optimiser l’utilisation, il faudrait un abonnement à 10 euros par mois mais je n’ai pas envie de dépenser tant de pognon.

Que me conseilles-tu, Lulu ?

15 mars 2021

Une couronne pour ma Péritel ! Et la nullité de la TV de chez nous...


Traditionnellement, je m’offre une semaine de vacances de blog depuis 2021 pour réfléchir à la culture à l’occasion de la cérémonie des Césars. Ma conclusion est sans appel : tant que des connasses vulgaires continueront à gâcher ces soirées et à foutre la honte sur la culture française, il faut arrêter immédiate toute espèce de subvention. On trouvera certainement des lascars qui trouvent cela subversif voire amusant ou distrayant mais à l’heure où une grande partie de nos citoyens sont dans la merde. Il faut arrêter de jouer. Déjà, l’an dernier, nos artistes, via une pouffe dont j’ai oublié le nom, s’étaient montré en spectacle de manière lamentable mais, au moins, c’était pour une bonne cause et pas uniquement pour profiter du malheur des gens pour toucher du pognon.

 

Si j’avais un fond machiste, j’aurais tendance à ajouter : « si au moins elle était belle ». J’ai lu une connasse ronchonner : « ah oui mais en France, une femme ne peut plus se mettre nue après 40 ans ». Cela est complètement con, il y a des blogueuses, par exemple, qui restent bonnes malgré l’âge avancé mais elles n’auraient jamais l’idée de se foutre à poil sur une scène grand public passant à la télé, le tout en ayant été peinturlurée de la façon la plus grotesque que l’on puisse imaginer. Inutile de rappeler, par ailleurs, que cela n’a rien à voir avec le genre : si la gonzesse avait été un locdu, les réactions auraient été bien plus dures. Mais il ne serait jamais venu l’idée à un mec de faire ce genre de connerie, aussi…

 

Tant que nous sommes au niveau de la culture en peau de fesse, sache, cher lecteur, que si je suis absent des blogs depuis une semaine, c’est surtout parce que j’ai changé de télé et, surtout, pris un abonnement Netflix.

Le changement de téléviseur est anecdotique mais je trouvais idiot de m’abonner à un site de streaming sans avoir un matériel au top et l’ancien poste était un peu ancien (genre offert à mon grand-oncle pour sa communion) et, si le son était très bon (réellement, je m’en suis rendu compte après l’installation du nouveau) et l’image acceptable pour des chaînes normales, il me fallait entrer dans un autre siècle, celui de la haute définition.  En outre, le nouveau n’est pas très cathodique, contrairement au dernier qui était particulière gros, à l’image du principal spectateur, mais ce dernier arrivait encore à se bouger pour réaménager le salon…

Il est anecdotique mais je vais tout de même livrer quelques… anecdotes en fin de billet et apporter une précision immédiatement : le poste est un LG de 49 centimètres. Je l’ai acheté dans une boutique spécialisée. Le livreur avait la capacité physique pour porter l’ancien et pour brancher le nouveau ce qui m’a évité des efforts conséquents. Son prix est de l’ordre de celui du salaire d’une femme de ménage au Sofitel de New York (peut-être à temps partiel, restons humbles).

 

C’est bien Netflix qui justifie ce billet à propos de la culture alors que je ne m’intéresse généralement qu’à celle des pommes de terre. J’ai déjà raconté l’histoire : depuis mai, je suis confiné dans la maison de ma mère pendant que cette dernière se prélasse en maison de retraite (je plaisante mais quand on entend certains, on a l’impression que les personnes âgées en établissement n’auraient aucune raison de se plaindre alors qu’elles vivent une espèce d’enfer). Les bistros étant lamentablement fermés, je n’ai que ça à faire que de passer quelques heures par jour (de six à huit, tout de même) devant le poste moi qui ne l’avais presque jamais regardé depuis 1996 et mes heureux premiers pas à la Comète.

Force est de constater que si on n’aime pas le sport ou les émissions genre The Voice, Ko Lanta et j’en passe, le niveau général de la télévision a bien baissé au cours de ces années. La multiplication par cinq du nombre de chaîne n’a pas permis d’y remédier et j’irais même jusqu’à dire qu’il en est en partie la faute. Démontrer que la qualité a baissé prendrait des pages et pages et serait condescendant vis-à-vis des gens qui regardent certains programmes, par ailleurs conçus pour être attractifs… Il y a sans doute une espèce de nostalgie de ma part : je fais partie d’une génération qui s’arrangeait pour rentrer à la maison pour regarder Nulle part ailleurs, qui ne loupais jamais Thalassa et préféraient regarder le programme des films à la télé avant d’envisager de sortir ! Enfin, quand j’avais 20 ou 25 ans, il y avait quatre jours par semaine où une  ou deux de nos cinq chaînes (je n’avais pas Canal+) diffusait à 20h30 un grand film. Ce n’est plus le cas (malgré l’augmentation du nombre de chaînes) et parmi les films, il y a des « superproductions » faites pour le cinéma et qu’on n’a pas envie de regarder un soir à la télé.

Alors, je vais illustrer avec le programme de ce soir. Il y a cinq films (ce qui est exceptionnel) dont un (une superproduction fantastique) probablement à chier, deux « vieux films » qui risquent d’être démodés, soit soporifiques et deux « films d’action connus » (l’Arme Fatale 2 et Indiana Jones et le piège de cristal), trop connus, d’ailleurs (par cœur pour ce qui me concerne). Tout le reste me semble être à éliminer (attention, on parle bien de mes goûts, si tu as d’autres centres d’intérêt, tu trouveras peut-être ton bonheur) sauf la mini sur TF1 (elle est consacrée à l’affaire Fourniret et, comme c’est TF1, elle sera probablement plaisante et divertissante). Dis-moi depuis combien de temps tu n’as pas eu l’envie de regarder une fiction en regardant un programme TV ou une annonce à la télé ? Hormis les séries que tu aimes bien mais dont tu as regardé le premier épisode, par hasard ou par défaut. Sur TF1, d’ailleurs (demain, je sais que je vais regarder SWAT et, jeudi, Section de recherche si c’est encore diffusé). Il y a des jours où c’est encore pire : jusqu’à il y a quinze jour j’ai regardé Tintin tous les vendredis et Columbo tous les samedis (ces deux séries ne semblent plus diffusées).

 

Cérémonie des César

Par-delà la mauvaise qualité de la programmation (subjective, je le disais), il y a plusieurs phénomènes qui rendent la télévision imbuvable. Tout d’abord, il y a un dommage collatéral de l’augmentation du nombre de chaînes. Alors qu’il devrait être plus facile de trouver quelque chose de plaisant, la recherche est devenue compliquée. Imaginons la scène suivante : « Tiens ! Il est 17h25, j’ai assez bossé pour aujourd’hui, je regarderais bien un truc à la télé en buvant une bière avant d’aller le con dans les réseaux sociaux. » Il me faut donc chercher dans le programme télé quelque chose qui commence après 17h25 (mais pas trop longtemps après) qui corresponde à mes goûts (visiblement, une série) mais qui se termine avant 19 heures (ce qui nécessite d’étudier profondément : s’il s’agit d’une série, l’intrigue pourrait se passer sur deux épisodes). C’est pénible (mon exemple est valable pour toutes les heures de la journée en dehors du « prime time » : allez chercher un truc à 23 heures quand votre film est terminé tout en ne voulant pas finir après 0h30).

Par ailleurs, dans ma jeunesse, il y avait une forte distinction entre les feuilletons et les séries. En gros, chaque épisode d’une série se suffit à lui-même, comme un petit film. Pour un feuilleton, par contre, l’histoire se déroule sur plusieurs épisodes. Si vous en loupez un, ce n’est pas utile de regarder le reste. De nos jours, il me semble qu’il y a moins de vrais feuilletons, sauf peut-être dans la tranche horaire avant le « prime time », ce qui n’est pas plus mal. Par contre, dans les séries, il y a maintenant une ou plusieurs histoires en toile de fond. Dans Section de recherche, dont je parlais, il y a une enquête par épisode mais, en plus, différentes histoires en toile de fond (on a le principal personnage qui a des ennuis avec son fils, une gendarmette enceinte d’un de ses collègues et on avait, jusqu’à la semaine dernière, une autre enquêtrice qui… enquêtait sur la mort de son ancien amant). Cela étant, la qualité des séries n’est pas à remettre en cause (mais si vous regardez « Section de recherche » à 21h, il y a une forte probabilité que vous y soyez encore à 1h…).

Un autre volet qui m’exaspère est le début du « prime time ». Quand j’étais petit, l’émission du soir commençait à 20h30. La première vague de privatisation des chaînes a ajouté dix minutes de publicité avant le « début du film ». Près de 40 ans après (j’ai été petit très tôt…), ce bordel se termine à 21h05 pour beaucoup de chaînes et 21h15 ou 21h20 pour d’autres. Les trente ou cinquante minutes de plus se traduisent, avec les pauses publicitaires, par une heure de retard sur l’extinction du téléviseur… mais aussi par trois quart d’heures à glander en plus (sans côté péjoratif, vous faites ce que vous voulez pendant ce temps mais, pour ma part, j’ai horreur de me trouver une activité pour passer le temps).  Le plus négatif est que si vous aimez bien une des émissions qui finit en 21h15, vous ne pourrez pas regarder un commençant à 21h05 (en français : ce soir, vous ne pourrez pas regarder Quotidien puis la mini-série de TF1). Par ailleurs, cette tranche horaire est remplie d’émissions débiles « pour faire passer le temps ». Le pire est celle de Cantelou à 21h, cinq minutes tous les jours : à chier. Et je passe les nombreuses pauses publicitaires avec toujours les mêmes spots qui, s’ils font aimer un produit, poussent aussi à lui tourner le dos à cause de la lassitude…

 

A la décharge de cette télévision moderne, j’apprécie de plus en plus les séries et tout cela fait que j’ai pris un abonnement Netflix. Je comprends par ailleurs de plus en plus qu’on puisse totalement arrêter de regarder la télévision (non pas pour la même raison que moi, pendant vingt ans, à savoir trainer au bistro) mais par manque d’intérêt comme la moitié de mes lecteurs de l’Eure. Pour satisfaire mes goûts, il restera quand même certaines séries ou films et des émissions politiques, le JT des grandes chaînes d’information nationales et CNEWS (on peut qualifier cette chaîne de réactionnaire mais on ne combat pas les ennemis qu’on ne connait pas, n’est-ce pas ?).

Vive le streaming ! J’étais contre pour une raison écologique mais les abrutis écolos qui ont tapé sur la 5G ont fini par me dégouter de toute économie de gaz à effet de serre. Je m’explique : la 5G n’est qu’une technologie qui ne fait qu’ajouter que quelques ondes à travers votre corps. Elle n’est consommatrice d’énergie, potentiellement, que parce que les usages vont s’accroitre mais pourrait quand même réduire la consommation (à la même vitesse, une voiture qui tourne à 3000 tours par minutes consomme moins qu’une voiture de même type à 5000 tours).

Par contre, si dix millions de français regardent un film en streaming, il faut dix millions de « magnétoscopes » tournant en même temps pour l’émetteur et dix millions de flux de données dans les tuyaux… Alors que si tout le monde regarde le même programme, il n’est diffusé et véhiculé qu’une fois. CQFD.

Les écolos sont généralement des nuls… Il va falloir construire des centrales nucléaires pour satisfaire l’offre en streaming.

 

Aux chiottes la culture gauchiste de merde des César et vive le streaming !

 

J’avais promis des anecdotes ou des détails – à propos de Netflix

Tout ce que je connaissais de Netflix est que c’est la plateforme de vidéos à la demande dans le vent, satisfaisant ses usagers. J’ai donc décidé de prendre un abonnement rapidement (me promettant de vérifier, néanmoins, si le prix mensuel n’est pas prohibitif) sans la moindre réflexion. Je n’avais aucune idée du fonctionnement (ma sœur m’avait néanmoins mis sur une piste : on peut jongler entre la télé et le PC ce qui semble, a posteriori, évident, mais je pense aux braves gens qui n’avaient qu’un écran plat pour débuter).

Quelqu’un avait déjà pris un abonnement avec mon adresse mail mais il parlait turc… Je n’ai pas réussi à m’en sortir ! J’ai bien trouvé l’option pour réinitialiser le compte mais pas celle pour terminer l’opération… ou pour changer de langue. Ca m’a coûté une belle heure… J’ai donc pris une autre adresse mail, celle chez iCloud… mais j’avais oublié le mot de passe (d’où un petit quart d’heure de plus, vu qu’il fallait aussi remettre l’adresse dans l’iPhone sans risquer de tout perdre).

Après, le fonctionnement est très instinctif. L’application vous demande trois de vos fictions préférées afin de vous en proposer de la même catégorie. J’ai choisi trois trucs que je connaissais dont The Crown et 1806 (le machin sur l’affaire DSK).

Le compte étant créé sur le PC, on peut ensuite le reporter facilement sur la télé mais aussi, comme j’ai pu le voir par la suite, sur le smartphone et la tablette (et même mon PC du bureau, ce qui me permettra, non pas de regarder des émissions, mais d’enregistrer des films à l’occasion de discussions avec des collègues). Ce fonctionnement « multi support » est bluffant. Vous regardez un truc à la télé, la sieste vous prend mais vous préférez faire caca avant : dans les toilettes, vous visionnez la suite du film sur l’iPhone et, dans le lit, sur la tablette. C’est bluffant car la synchronisation est « en temps réel » (vous arrêtez de regarder sur un périphérique, Netflix mémorise l’endroit dans ses serveurs, et vous reprenez naturellement ailleurs).


Pour tester, j’ai commencé par regarder The Crown. Je croyais qu’il y avait trois épisodes. En fait, il y en a quarante : j’ai tout vu en quatre jours mais je ne jure pas avoir fait des nuits normales. Série très plaisante mais aussi instructive sur le fonctionnement des institutions britanniques et montrant que les rosbifs forment une très grande démocratie (certes, ils ont un roi, mais leur gouvernement et leur parlement n’est pas constitué d’une bande de pantin aux ordres…).

J’ai aussi regardé tout 1806 (ça va plus vite…). Mon sentiment de toujours est confirmé : DSK n’est pas franchement coupable dans cette histoire. Soit il est victime d’un complot (je ne suis pas complotiste, je n’en sais rien), soit la plaignante lui a fait une pipe de bon cœur en pensant (avant ou après) pouvoir gagner de l’oseille. En conséquence, le gars a été détruit par un système judiciaire alors qu’il est très probablement innocent, ce système est donc nul. La série est faite pour donner  l’impression qu’il n’avait eu que ce qu’il méritait à cause des autres affaires… Je suis donc perplexe. Je ne sais pas s’il est un violeur (voir l’histoire de Mme Banon) et je ne vois pas en quoi le fait de fréquenter les putes empêcherait de se soumettre au suffrage universel ! Libre aux électeurs de le rejeter s’ils jugent que c’est mal…

Je suis trop bon mais Myriam est une copine à moi et, à ma décharge, j’aurais voté Hollande à la primaire…

 

A propos du téléviseur

C’est un LG 40nano81. Google est ton ami. J’ai largement dépassé le budget que m’étais alloué mais, en observant les caractéristiques de la chose, je me suis rendu compte qu’il ne s’agissait pas uniquement de remplacer un vieux poste par un neuf mais de franchir un gap technologique. Je l’ai payé 100 euros de plus (13%) de plus que si j’avais acheté le même en grande surface ou par Internet mais je n’avais pas franchement le choix (il fallait me débarrasser de l’ancien qui pesait près de 50 kilogrammes : seul un spécialiste ou un type très costaud peut porter ça sur une vingtaine de mètres avec des escaliers et tout ça). En outre, l’avoir pris dans une boutique spécialisée me permet de disposer d’une bonne maintenance (et d’être un bon client de la boutique vu que j’y achète tout l’électroménager, ce qui a plein d’avantages). Les types sont venu me l’installer, d’où un gain de temps. Mettons le tout bout à bout : les 100 euros sont largement amortis. Surtout que je n’ai pas de bagnole…

L’utilisation est très simple, au fond, comme toute télé (vous appuyez sur « 1 », vous avez TF1…) mais il faut quand même un vague apprentissage pour rentrer dans le détail, charger et utiliser des applications… Par exemple, il y a une touche qui permet de connaître l’entrée principale : la box TV ou l’antenne. Il faut parfois jongler de l’un à l’autre et ça ne s’invente pas… Je vous engager à chercher « Manuel LB 40nano81 » dans google si vous me piquez le poste.

Il y a un tas d’applications intégrées (comme Netflix, Deezer, Apple TV et Youtube) et on peut en ajouter d’autres (propriétaires, ce n’est pas un Chromecast ou un Androïd).

La qualité est évidemment très bonne (mais je me rends compte que celle du son de ma vieille cathodique était exceptionnelle ! Il va falloir que j’installe des enceintes supplémentaires pour avoir un retour de son par les côtés. Ou pas. Je n’y connais rien).

 

 A propos de la décision et de la préparation

Quand j’ai besoin d’informations sur les technologies ou que j’ai un achat à faire, je pose toujours les questions à des copains, généralement dans Facebook. Je pourrais aller chercher des informations dans Google mais ce n’est pas ce que je veux, je veux l’avis de gens que je connais parce qu’on a tous une expérience à partager.

Ce qu’ils ne savent pas, les copains, c’est que je ne cherche pas nécessairement des réponses à des questions ou alors des réponses très précises pour vérifier que j’ai bien compris. Par exemple, quand je pose la question : « faut-il brancher la télévision à box au décodeur TV en HDMI ou directement à une prise Ethernet ? », je connais la réponse ! Beaucoup de lecteurs pensant que je voulais uniquement avoir la télé m’ont répondu « Il faut brancher le câble HDMI sur la box TV Orange ».

Ils ont tout faux : s’il faut connecter ce câble, c’est pour avoir les chaînes distribuées par Orange, dont celles de la TNT. Mais la télé étant connectée à l’antenne, je n’ai pas besoin de passer par la box sauf pour recevoir les chaînes spécifiques à Orange mais comme je n’ai aucun abonnement, la question ne se pose pas. Par contre, beaucoup de gens ont des box récentes avec de « l’intelligence » qui permet notamment de piloter Netflix. Or je n’ai pas de box intelligente donc il aurait pu me falloir un dispositif matériel complémentaire pour recevoir Netflix (genre Smart TV ou Apple TV).

Sculpteur ahuri devant sa télé

Ainsi, ma box Orange en sert à rien sauf… que mon antenne est mal réglé et qu’il me manque cinq chaînes (Arte, sixième, France 5, Canal+ et 6Ter, je crois). Il me faut donc la box. Mais la TNT (de l’antenne, pléonasme…) elle-même a plus de chaîne (dans les numéros élevés) et a une meilleure qualité que la box (je peux vous donner une partie des explications techniques si vous voulez). Il me faut donc la box et la TNT.

Par contre, pour utiliser les applications web (dont Netflix) de la télévision. Cette dernière doit donc être connectée à internet ce que l’on peut faire par Wifi ou par un câble Ethernet. Laissons tomber le wifi dont la qualité est trop aléatoire. Il me faut donc trois entrées à la télé : une vers internet, une vers la box TV et une vers l’antenne. Or mon boîtier CPL qui me renvoie Internet de la box principal au salon n’a qu’une seule prise type « RJ45 ». Or, il faut que j’y branche la télé pour internet et la box TV pour les chaînes Orange.

Vous me direz soit « je ne comprends rien » soit « c’est évident » mais, dans ce cas, y aviez-vous réellement réfléchi ou avez-vous fait l’installation parce que vous saviez tout ça (lectures, discussions avec des potes) ? Pour ma part, je m’en foutais jusqu’à mercredi matin. J’ai posé les questions dans Facebook à 8h30. A 10h, j’étais dans le magasin. Après avoir changé les boitiers CPL par des machins avec deux RJ45… Et j’avais compris tout le système. D’un point de vue pratique : quel câble brancher ? Mais aussi logique : pourquoi ?

Ecrire les questions m’est indispensable pour imaginer les réponses (je suis comme ça, au boulot c’est pareil, j’envoie des questions à des collègues uniquement pour que je puisse deviner les réponses). Et vos réponses me le sont également pour affiner la compréhension.

Pour le reste, je dois reconnaître que ce n’est que de la curiosité intellectuelle : un technicien est venu installer mon poste.

 

Je vous avais fait le même coup cet été à propos de ma connexion wifi et des répétiteurs qui s’imposaient. Les réponses m’ont été précieuses mais, en fin de compte, je suis allé chez Leclerc, j’ai expliqué mon cas au vendeur « heu bon j’ai pas le wifi partout à la maison ». Il m’a répondu « t’a qu’à acheter le truc là, Wifi partout ».

Et hop !


Avec tout ça, j'ai un câble Péritel à vendre.

08 mars 2021

Journée internationale de lutte pour l'égalité des droits des travers

Sympathique nouvel urinoir parisien 

Depuis le temps qu’elles luttent pour l’égalité, si les femmes ne l’ont pas obtenue, c’est peut-être, aussi, parce qu’elles ne le méritent pas. Je suis désolé, mais quand on fait de la politique, il faut être objectif ! Il faut aussi arrêter de demander « l’égalité par le bas » ce qui consiste, dans notre domaine, de supprimer un avantage aux hommes quand on ne peut pas en faire bénéficier aux femmes.

A titre d’exemple, nous avons un patelin en France où les écoles sont dorénavant avec « toilettes mixtes » donc sans urinoir. Un des cas jours, ils vont nous faire ça, aussi, dans les bistros, et on trouvera des pédagogues bien lunées qui expliqueront qu’il suffit que les pochetrons pissent assis pour éviter de transformer cette délicate partie d’un établissement en pataugeoire. D’autres progressistes expliqueront alors qu’au nom de l’égalité, on peut mettre des bottes pour aller boire un coup. Un peu de sérieux.

Toilettes mixtes parfaitement égalitaristes

Vous allez voir, un jour, que pendant les sorties scolaires, les garçons seront obligés de s’asseoir entre les arbres pour uriner parce que les filles ne peuvent pas pisser debout ! Notons bien que je m’en fous mais pensons maintenant aux concerts rocks : nous avons la possibilité de pisser tout en conservant le gobelet de bière dans la main (il suffit d’une main pour ouvrir la braguette et sortir l’engin) alors qu’un type de ma carrure ne pourrait pas s’asseoir s’il n’a pas des paluches pour conserver l’équilibre surtout après une trentaine de bières… J’imagine que nous tournerions assez rapidement au ridicule, comme certaines jeunes filles, à devoir aller en groupe pour liquider les affaires courantes. Hé gros, tu me gardes la porte et le gobelet ?

 

Vous allez voir que la prochaine étape sera que les hommes seront obligés de devenir vulgaires dès la fin de la deuxième flute de champagne dans les cocktails, d’enchaîner les éclats de rire et les pleurs tout en n’arrivant à conserver la moindre élocution de qualité alors qu’un individu comme moi peut aisément j’enfiler un jéroboam avant de défaillir !

Nous sommes ainsi le 8 mars, que certains appellent la journée de la femme car c’est plus simple et d’autres la journée internationale de lutte pour les droits des femmes alors qu’on va résumer en journée internationale pour les droits des femmes ce qui est profondément inégalitaire vu qu’il n’y a aucune journée officielle internationale pour les droits des hommes ! Certaines me rétorqueront qu’il y a 364 jours, voire 365, où les hommes sont rois ce qui est n’importe quoi : je ne me bats pas 364 jours par an pour avoir le droit de pisser debout…

Moitié de l'humanité après une demi-flûte

 

En outre, on ne devrait pas travailler en fonction du sexe physique mais du genre même si je ne sais absolument pas comment un pédéraste, oups, un homme homosexuel, doit pisser. Surtout, il ne faut pas séparer les luttes entre les différentes minorités car nous sommes intersectionalistes ! Il est donc bien naturel que le 8 mars devienne la journée internationale de lutte pour le droit des « non hommes cis blancs ».

Je vous prie de changer immédiatement les affiches.

 

Ce billet sera plus court que d’habitude. Ma charge mentale vient de me rappeler que je dois mettre au frigo le fût de bière pour ce soir. Veuillez m’en excuser.

07 mars 2021

La crise sanitaire et le sommeil


Vers la fin du KdB (apéro visio avec des potes rencontrés dans les réseaux sociaux), la discussion a porté sur l’influence de la crise sanitaire et surtout des contraintes qui nous sont imposées sur le rythme du sommeil. Tu es d’ailleurs invité à participer à la discussion dans les commentaires de ce billet même si mon tutoiement est franchement abusif. Tu n’oublieras pas de préciser si tu fais du télétravail ce qui a évidemment un impact sur le sujet.

Dans ton récit, tu prendras en compte un fait important, le fait que la crise dure depuis bientôt un an et qu’il y a probablement eu plusieurs changements de rythme notamment au fil du changement de ces contraintes mais aussi des congés, par exemple. Ce qui m’intéresse est la situation actuelle, sans prendre en compte de putatives vacances de février. Comment vis-tu maintenant, deux mois après les fêtes, sans congés, un an après le début de tout ce merdier ?


Tu prendras bien de répondre assez rapidement sans t’étaler car les commentaires de mon blog ne sont pas le bureau des pleurs mais sans omettre ce en quoi tes conditions sont spéciales. Exemple pour moi : je réside en région parisienne dans un petit appartement mais depuis la fin du premier confinement je vis seul dans la maison de ma mère dans un patelin provincial d’où je fais un télétravail à 100%, ma mère étant dans une maison de retraite pas très loin. Fermez le ban !

Ensuite, tu pourras décrire comment tu envisages la sortie de crise toujours sans pondre des tartines d’autant qu’on ne sait pas grande chose de l’avenir. Pour moi, ça donne : j’imagine que j’arriverais à avoir des conditions de télétravail assez bonnes par mon employeur, du genre : une semaine sur deux en télétravail. Dans mes semaines parisiennes, je reprendrai le même rythme qu’avant (à savoir passer les soirées au bisto jusqu’à la fermeture) quel que soit mon lieu de résidence. Notons bien que je m’en fous, ce qui m’intéresse est de savoir si tu reprendras à peu près le rythme antérieur pour ce qui concerne les loisirs et les festivités.

 


Venons-en au cœur : l’impact de ce pataquès sur mon sommeil avec une précision préalable, je passe deux heures par jour en moins dans les transports en commun dans lesquels, le soir, j’avais assez tendance à piquer du nez.

Comme je n’ai aucune obligation de prendre le boulot avant 9h30, le soir je retarde au maximum mon heure de coucher pour éviter de me réveiller trop tôt ce qui fait que je vais au pieux près de deux heures plus tard que d’habitude. C’est autant plus idiot que je continue à me lever parfois très tôt. Je dors donc environ de 1h30 à entre cinq et neuf heures quinze (cela fait plus de trente ans que je n’ai plus besoin de réveil).

J’ai toujours été un grand siestard somnolant de quinze minutes (à mon poste de travail) à deux heures (dans mon lit). Depuis quelques mois, c’est dans un profond sommeil que je plonge à midi pour environ une demi-heure. Je suis obligé d’organiser ma pause déjeuner de manière à commencer cette sieste à 13h15 (et je mets un réveil qui, là, est vraiment utile contrairement au matin).


Le soir, je ne peux plus résister à un profond sommeil (par rapport aux vagues siestes que je faisais dans le métro) pendant une vingtaine de minutes, à un point que je me « force » à dormir vers 20 heures si je suis fatigué pour éviter un réveil pendant les fictions qui s’enchaînent à partir de 21 heures.

Si je ne fais pas une nuit de sept heures et une sieste d’une demi-heure, j’ai des gros coups de fatigue dans la journée et à m'endormir quand il ne faut pas, à savoir pendant les réunions ou les conversations… C’est mal.

A toi de jouer.