22 septembre 2020

On déménage !

Je n’avais pas mis les pieds au bureau depuis le 16 mars 2020, le confinement ayant commencé officiellement le 17 (profitons-en pour rappeler que nous en sommes au cent-quatre-vingt-dixième jour et que nous entamons le 28ème semaine) sauf le 23 juin pendant une heure pour préparer notre déménagement dans nos nouveaux locaux.

 

Nous avons donc des nouveaux bureaux.

 

Tenez ! A l’heure où je vous parle et où j’ai terminé ma journée de travail (des guillemets seraient les bienvenues autour de ce mot, compte tenu du déménagement), on vient de recevoir nos casques pour nos téléphones ultramodernes. Ce qui nous fait bien plaisir.

Sauf qu’on utilise plus les téléphones vu qu’on passe par Teams. Donc on a aussi des casques pour téléphoner à partir de l’ordinateur. Sur mon bureau, j’ai donc deux casques, un téléphone, un écran 27 pouces (je n’ai pas mesuré mais il parait que c’est la norme), un clavier, une souris, un iPhone (j’ai oublié mon Samsung professionnel à la maison), deux batteries de secours dont une en charge (c’est une de trop mais j’ai un peu merdé, ce matin), une prise multiple pour brancher les chargeurs de machin à charger dont deux à l’heure où je vous cause.

Le PC est génial. C’est celui que j’avais avant mais en branchement un câble mini USB sur le côté (on en branche rarement sur le dessus), on se retrouve avec de vrais clavier, écran et souris ce qui fait toujours plaisir.

J’ai aussi sur le bureau, un câble pour attacher le portable pour éviter qu’on ne le vole et que je ne brancherai jamais, deux tasses pour le café dont un hub aux couleurs de l’entreprise et deux boîtes de capsule de café mais nous n’avons plus des machines pour les utiliser. Il y a un distributeur de café normal distribuant des gobelets connecté à un distributeur d’eaux diverses et de friandises d’une simplicité d’utilisation hors du commun. Pour avoir un café normal, il faut passer le badge devant la zone ad hoc de la machine à friandises.

J’ai aussi une boite de 50 masques en papiers offerte par l’employeur et quatre ou cinq masques en tissus de même provenance mais c’est pour mettre dans les transports en commun alors que les autres sont pour le bureau uniquement. J’espère que je ne vais pas être licencié si je confonds les deux.

Grand progrès pour nous : le PC se connecte au wifi en mode sécurisé (on peut donc avoir accès aux serveurs de l’entreprise). On a plusieurs réseaux wifi, d’ailleurs, ce qui me permet de connecter mon iPhone.

 

Ce matin, à l’idée de découvrir de nouveaux locaux, j’étais un peu comme un gamin. Je suis même arrivé en avance ce qui est complètement con vu que je n’avais pas de badge pour entrer et il a fallu que j’attende la distribution officielle vers 9h, heure à laquelle on nous a aussi donné un badge pour la cantine.

Je suis venu en taxi, par fainéantise, par peur de la Covid et un tas de raisons valables. Je n’ai pas pris le métro depuis le 16 mars. J’ai été surpris par l’ampleur des travaux au nord-ouest de la Défense. Nos locaux donnent sur une voie ferrée en cours de construction (la ligne « Eole », je présume).

La matinée a été consacrée à l’aménagement (vidage des cartons, branchements,…) et surtout à la visite des bureaux (l’agencement est un peu compliqué avec différents couloirs organisés différemment aux deux niveaux que nous occupons). Il faut reconnaitre qu’une partie du temps a été consacrée à des bavardages divers vu qu’on ne s’était pas vus depuis six mois.

 

Pour finir, un mot sur la cantine qui est petite et assez familiale : c’est signe que les choix seront limités et la qualité assez bonne (ce qui s’est vérifié ce midi) mais les gestes barrières rendent assez peu agréables les discussions avec les collègues.

 

Enfin, travailler toute la journée avec un masque est assez pénible ! On s’en serait assez douté. Je dois reconnaitre que j’ai passé une partie du temps avec le masque sur le menton (je ne suis pas le seul…). Et surtout : ils finissent par puer vu que l’air est sec et la température irrégulière (par exemple, en terminant ces mots, je suis un des derniers présents : j’ai froid après avoir eu légèrement trop chaud une partie de la journée).

 

A part ça, les bureaux ont été entièrement rénovés et sont très plaisants. C’est déjà ça).

 

Ceci n’est pas un billet politique.

15 septembre 2020

Pour la 5G, Amish, donnez !

Le débat sur la 5G est délirant et la gauche fait n’importe quoi. Macron est un peu violent et populiste avec son histoire d’Amish (voire trumpriste comme dit Raffy) mais il faut raison garder.
 
Les écolos feraient mieux d’expliquer que le streaming est beaucoup dangereux mais pur la planète que ce genre de technologie (le streaming oblige les datacenters à tourner en permanence et nécessite des quantités délirantes de données à véhiculer dans les réseaux). Ça crée du réchauffement climatique et il est urgent de limiter cela mais je ne sais pas comment. Comment expliquer à des braves gens qu’il faut arrêter le téléchargement à la demande ou, du moins, le limiter ?

Quand Piole dit que la 5G ne sert qu’à regarder des films dans l’ascenseur, il a tort mais on peut négocier. Ce qui est mauvais pour l’environnement est de véhiculer un film jusqu’à un brave type. Je dis qu’il a tort car la 5G a d’autres intérêt parce que des fois on a besoin d’un très haut débit. 

Imaginons par exemple des pompiers sur le lieu d’un accident, s’ils peuvent transmettre une échographie en direct à un toubib, c’est quand même un progrès. Il y a un tas d’autres exemples : j’en ai marre de faire des visios avec des collègues (ou ma mère en période de confinement) dans de très mauvaises conditions. 

La 5G est utile. C’est une étape de plus dans le progrès et son intérêt est qu’elle fait l’unanimité entre les industriels (ce n’est qu’une technologie qui devient un standard pour que tous les téléphones produits dans le monde soient compatibles avec les émetteurs de tous les opérateurs du monde). Elle n’est sans doute pas du tout dangereuse mais si elle l’est, elle ne l’est peut-être pas plus, aussi bien, que les grandes ondes de ma jeunesse et que la TSF de Jean Nohain. 

Donc le combat est mauvais. Comme tout ce qui est fait au nom du principe de précaution. Ce truc mis dans notre Constitution par la droite. Et les gauchistes feraient mieux de ne pas l’oublier. 

Pensez-donc à tout ce qu’on n’aurait pas fait si on avait su que l’amiante était mortelle. Les Alish refusaient sans doute l’amiante et Macron a raison. 

Maintenant, braves écolos, trouvez-nous donc une solution pour que les usages du très haut débit (donc la vitesse de production de données par des ordinateurs qui chauffent) puissent être modifiés ! 

Et ne soyez pas un frein au progrès quand vous n’y comprenez rien. 

13 septembre 2020

Je ne suis pas parti


C’est comme affolé que mon copain blogueur Denis m’a envoyé un message hier : « Que se passe-t-il ? Tu ne fais plus rien sur ton blog, je suis inquiet ! » En gros. Il a raison. Je n’ai pas blogué depuis une grosse semaine et, à propos de comptage, nous en sommes au cent-quatre-vingt-unième jour depuis le début du confinement. Je vois plusieurs causes.

 

La première est personnelle et est liée à la crise sanitaire. Avant de m’expliquer, je vais résumer : je me fais chier. Je me fais chier à un point où je n’ai plus envie de rien faire pour m’occuper à part m’allonger sur mon lit à regarder des vidéos débiles, genre TikTok ! Je pense que c’est un dommage collatéral du télétravail et du fait de ne pas avoir d’événement déclencheur de début de journée, comme le truc bête qui consiste à monter à une heure plus ou moins fixe dans un métro.

 

Je vais rappeler les aspects personnels liés à cette crise. Tout d’abord, il y a eu trois semaines de confinement assez strict à cause de l’attestation. Ensuite, l’attestation a pu être remplie sur smartphone et le rythme s’est mis en place puis elle a disparu. J’ai pu passer le mois de juin en Bretagne où j’ai appris à gérer une maison et, d’une manière générale, une autre vie. J’ai ensuite passé une semaine à Paris avant de revenir le 1er août en Bretagne pour trois semaines de vacances puis, à nouveau de télétravail. Tout juillet, j’ai pris plaisir à cette vie, à ces quelques périodes passées dans le jardin à tailler les rosiers. Pendant les vacances, à part la dernière semaine au cours de laquelle j’avais un chien en pension, j’ai commencé à glander sévèrement. Mes fins de journée avaient leurs rituels : à 17h, aller voir ma mère en maison de retraite, de 18 à 20h30, au 1880, aimable bistro que je fréquente depuis plus de 30 ans, entrecoupées d’une visite à Intermarché, juste à côté, histoire de faire des courses et, parfois, un détour chez Leclerc dans la journée… Le fait d’avoir le chien me donnait un autre rituel : le promener à 16 heures… Le télétravail a repris mais je ne me suis pas vraiment mis dedans : j’arrivais à être assez bon en réunion ou dans les dossiers urgents mais pas sur les taches de fond sauf à des moments incongrus (j’étais de à fond samedi dernier pour relire un document pendant trois heures et une demi-heure très matinale – 4h30 – pendant 20 minutes dans un PowerPoint que j’avais rédigé normalement lundi après-midi mais n’avais pas pris le temps de prendre en compte les remarques des collègues. Et c’est à 4h30, réveillé pour aller pisser que l’instinct m’est revenu).

A noter que mon dernier billet date de la veille de la fermeture du 1880 (j’ai un bistro de secours, bien sympathique, mais j’y suis moins chez moi). Le supermarché n’étant plus à côté, j’ai même perdu l’envie de faire la cuisine (ce qui ne va pas m’empêcher de manger un filet mignon passé au barbecue mis à cuire avant de sortir le PC pour taper ce billet fleuve).

 

Deux ou trois choses à noter : pendant la première partie du confinement en Bretagne, j’ai fait plusieurs emplettes pour améliorer mes conditions de télétravail mais je n’ai pas du tout fait ce que j’avais prévu, notamment travailler dans la véranda quand les conditions climatiques le permettaient. Le fait que je n’y suis pas tenu est sans doute la principale raison de mon état d’esprit. Pendant les vacances, j’ai repris la lecture de livres (la seule vraie…) mais j’ai arrêté dès la reprise du boulot. J’ai aussi totalement cessé les jeux sur mon iPhone alors que j’étais « accroc » depuis longtemps (un peu moins depuis un an ou deux). Je me suis mis à Instagram… mais c’est vraiment TikTok qui me bouffe du temps.

 

Une semaine sans rédiger de billet de blog, ce n’est pas très grave. Et si Didier Goux n’avais pas repris hier, il m’aurait battu ! La vie « normale » reprend dans une semaine mais dans de nouvelles conditions (trois jours de télétravail et deux dans de nouveaux bureaux, très loin de chez moi). Six mois sans métro, c’est le bonheur, mais six mois sans vie sociale professionnelle « de visu », ce n’est pas franchement heureux !

Reprendre le télétravail dans mon appartement de banlieue ne me réjouit pas mais j’aurai l’Amandine, la Comète et l’Aéro à ma porte ! Et je connais déjà les patrons du bistro à côté du nouveau bureau (ils tenaient la Comète, auparavant).

 

Côté Covid, la politique du gouvernement est toujours aussi navrante et c’est sans doute une des raisons qui font j’ai levé le pied notamment avec un événement (dont j’ai déjà parlé ici, paradoxalement) : l’interdiction préfectorale de se promener sans masque à Loudéac alors que, à part pour le marché du samedi et les heures de pointes à l’entrée des supermarchés, il n’y a jamais de rassemblement de personnes en extérieur ! Je pense avoir tenu des propos mesurés, dans ce blog, fervent défenseur du masque en intérieur et dans ces rassemblements mais quand l’Etat déconne à plein tube ce n’est plus tenable. Vous me direz qu’il déconne depuis un bout de temps… Depuis que les masques sont disponibles, ils battent des records. Au moins, avant, ils avaient un prétexte…

 

Côté politique et réseaux sociaux (au fond, je crois que la politique ne m’intéresse plus que via les réseaux…), c’est devenu n’importe quoi depuis trois semaines. Je passe les conneries liées à l’affaire Obono (je suis même en désaccord avec mes copains du Printemps Républicain que je trouve bien indulgents avec cette dame, je l’ai dit), celles liées aux espèces d’université d’été du PS avec tout le monde qui appelle au rassemblement à gauche, à l’union et tout ça en s’y prenant comme des manches. Je rappelle septembre 2010 et septembre 2015, soit dix-huit mois avant les dernières présidentielles, on savait que ceux qui allaient devenir Présidents préparaient quelque chose mais on ne soupçonnait absolument pas qu’ils allaient réussir. On peut également parler d’août 1979 (vive Rocard) ou d’août 1993 (vive Balladur). Et août 2000 ? Vive Jospin… Et rappelez-vous aussi d’août 1986…

Je parlais de Jospin et j’en ai fait un billet l’autre jour : je passe une partie de mon temps à parler de lui dans Facebook. J’ai plein de troll qui viennent le défendre. Pourtant, « mon programme n’est pas socialiste », « l’Etat ne peut pas tout » et les privatisations démesurées font passer Hollande pour un trotskyste… Mais non ! Depuis deux semaines, il est devenu l’icône de toute la gauche et je ne fais que dire qu’il a mené la bonne politique, sociale-libérale, quoi ! On nous dit qu’il avait su rassembler la gauche, toute la gauche, que c’était bien et tout ça. On voit à quoi a mené le rassemblement en question en 2002… L’histoire se répète.

Là, on innove, avec un président ni de droite ni de gauche qui est appelé par une éminence de la droite pour devenir son candidat dans dix-huit mois… Et des types de gauche mesurée qui continuent à le soutenir. Et moi qui me dit qu’il démissionnait maintenant pour brasser les cartes (et l’air), je voterais à nouveau pour lui si les candidats étaient les mêmes que la dernière fois.

 

Se rassembler, d’accord ! Mais avec qui ? Avec LFI pour soutenir Mélenchon. C’est perdant. 

Avec les écolos qui ont eu un vague état de grâce au deuxième tour des municipales mais qui racontent n’importe quoi depuis la rentrée, comme le maire de Lyon qui refuse d’aller à une cérémonie catholique au nom de la laïcité mais accepte d’aller à l’inauguration d’un nouveau machin musulman. C’est fort !

 

Quant à l’autre qui s’imagine que supprimer un sapin de Noël sauvera la planète et fera gagner l’écologie politique dans le cœur des gens…

Il y a peu, nous avions deux Français dans les quatre premiers du tour de France et c’est fini.

 

Trouvez-moi une seule raison valable de bloguer avec tout ça ! A part des photos de bouffe, évidemment. J'en profite de rappeler que pour faire le filet mignon de porc au barbecue, il faut le couper en deux dans le sens de la longueur afin de faciliter la cuisson.


TikTok est un réseau social auquel on peut devenir complètement addict. Les publications sont des courtes vidéos de 10 secondes à une minute prises par des types de 15 à 20 ans avec pour principale vocation à obtenir des abonnements, des likes, des visites sur Instagram et Youtube. Des jeunes qui font n'importe quoi pour devenir influenceur. On y trouve les mêmes histoires racontées par des abrutis qui les ont pompées chez d'autres gringalets décérébrés.


C'est presque la négation des réseaux sociaux.

Leurs fins... En quelques mois d'existence, ils rivalisent avec Facebook et Instagram. De la folie sans intérêt.

Pourquoi bloguer pour avoir 2 ou 300 lecteurs alors que ces andouilles comptent les visiteurs en dizaine de milliers ?

 

05 septembre 2020

D'où suis-je ?

Romancière prise à parti par hasard...
Certes, cela fait 173 jours que je confinement a commencé mais nous sommes mi déconfinés depuis quelques mois et cela en fait trois que je suis à Loudéac, en Centre Bretagne, ma ville natale, dans la maison construite par ma mère (enfin… pour ma mère) en 1959, agrandie dix ans plus tard pour cause d’accroissement exponentiel du nombre de personnes au foyer. Elle est maintenant confinée dans une maison de retrait et je suis là, seul… Vous allez dire que je radote à toujours dire cela mais j’ai toujours l’espoir d’avoir de nouveaux lecteurs. Il faut que je plante le cadre.

Mon bistro préféré étant fermé le lundi soir, je vais, ce jour, au café de la gare, près de chez moi, tellement prêt qu’il n’est pas rare que j’y passe une petite heure d’autres jours. Les patrons sont sympa. La plupart des clients sont des habitués qui vivent dans le coin. Au départ, ils me regardaient bizarrement, comme c’est la règle. Mais qui est ce type ? Puis je me suis fondu dans le décor, restant un cas à part, je ne cherche pas le contact, j’ai peu de copains, je plonge dans mon iPhone… Ils ont fini par comprendre que je suis un parisien en télétravail en Bretagne et devant rester là pour des raisons propres à mon entreprise.

 

De temps en temps, je me mêle à une conversation quand ils se posent des questions et que j’ai la réponse. Les questions sont souvent d’ordre local. Mais qui tenait la boulangerie de la rue Neuve, avant ? Comment s’appelle ce village, à côté de La Motte ? C’est quoi le prénom du fils à machin ?

Quand je réponds, il s’interroge, pas à voix haute, au cas où j’aurais la réponse… Qui c’est, ce gros parisien qui connaît mieux ou aussi bien le patelin que nous ? C’est facile, je suis né ici, il y a cinquante cinq ans, ma mère vit la depuis quatre-vingt, je suis rarement resté plus de trois semaines sans la voir et sans voir mes amis d’enfance, que je connais pour la plupart depuis la fin des années 70. Par contre, toi, là, tu as trouvé du boulot à Loudéac par hasard en 1990, tu es venu d’installer ici, tu es persuadé que tu es chez toi et tu y es. Comme moi, ici. Comme moi dans ma ville du Kremlin-Bicêtre, où je réside depuis cette époque, où je fréquente les bistros tenus par des kabyles.

 

Finalement, on se fout de tout ça. J’ai connu Loudéac à une autre époque, je faisais mes courses dans les épiceries avec ma mère vu qu’il n’y avait pas encore de supermarché à part Prisunic à côté de l’actuel Intermarché, puis Leclerc s’est installé route d’Hémonstoir et a fini par déménager route de Saint Brieuc. Prisunic est devenu Festival puis je ne sais plus avant de traverser son parking pour finir en Carrefour Market puis en Intermarché. Avant l’Intermarché était le long de la Rocade. Et le Super U s’est construit en même temps que la zone commerciale dans les dix dernières années. Loudéac a changé, nous avons changé, nous sommes pourtant toujours Loudéaciens, je suis aussi Kremlinois, né en Bretagne, je me sens Breton et toi, je ne sais pas où tu es né, mais tu vis en Bretagne depuis longtemps, tu es Breton, tout comme Kader, là-bas, qui habite depuis la nuit des temps route de la foret…

Je suis Européen, bien sûr, au sens géographique du terme, à l’Ouest de l’Oural mais aussi au sens des institutions, ce qui est complètement con. Je suis Français. J’aime mes villes, mes régions, la Bretagne et l’Ile-de-France, et mon pays, ma république.

D’ailleurs, j’ai bien aimé une partie du discours (pdf) de Macron, sur ce thème : « Le Sacre de Reims et la Fête de la Fédération, c'est pour cela que la République ne déboulonne pas de statues, ne choisit pas simplement une part de son histoire, car on ne choisit jamais une part de France, on choisit la France. La République commence, vous l'avez compris, bien avant la République elle-même, car ses valeurs sont enracinées dans notre histoire. »

 

Ce billet traînait dans mon crâne depuis quelques jours puis il y a eu ce discours qui survient à un moment où je parle de plus en plus de la République dans mon blog. Mais ce sont des propos de Karine Tuel cités par un copain dans Facebook qui ont déclenché mes propos sur le café de la gare.

 « Il y a quelque chose de très malsain qui est en train de se produire dans notre société, tout est vu au travers du prisme identitaire. On est assigné à ses origines quoi qu'on fasse. Essaye de sortir de ce schéma-là et on dira de toi que tu renies ce que tu es ; assume-le et on te reprochera ta grégarité. »

 Je suis vu comme un bobo parisien qui vient au bistro en vélo électrique de luxe dans un petit bistro à côté de la gare. C’est ballot. Mes origines ne regardent que moi et les tiennes que toi.


Je suis terrien tendance universaliste.

 

P.S. : je n’ai jamais rien lu de la dame en question et si je la connais vaguement c’est par la lecture d’entrefilets dans la presse. J'ai par ailleurs relu en diagonale le discours de Macron pour rechercher la citation exacte. Il ne me semble pas mal.

04 septembre 2020

Vive Jospin !

« Vive Jospin » fut notre cri de ralliement lors de nos soirées de blogueurs, à la fin des années 2000, parce Martin P., devenu insoumis, nous payait un verre à chaque fois qu’on le disait ! Et Yoyo, en cette période agitée pour la gauche, représentait quelque chose, pour nous… Je vais te raconter une anecdote. En 2012, j’avais été invité sur le plateau de France 2 pour la soirée électorale de la présidentielle. Après la première partie, vers 22h, sûrement, j’étais bien décidé à rejoindre les copains blogueurs qui fêtaient la victoire de François Hollande. Je profite donc de la pause publicitaire pour sortir.

Je me précipite aux toilettes pour y procéder à une vidange légitime qui fut suivi par un énergique lavage des mains digne des plus grandes pandémies historiques de coronavirus mais, en tant qu’usager de bistro, je ne me les sèche pas ! Les torchons sont souvent dégueulasses et les souffleries dispersent les résidus… Un aller retour sur mon pantalon suffisait à résorber une partie de l’eau.

Au bout du couloir, le Saint Homme était là, majestueux (il est très grand, mince, la blancheur de ses cheveux fait ressortir une espèce de majesté, justement, et, merde à la fin, c’est quand même Jospin). Il était seul et attendait un journaliste connu pour une brève interview. Tous les passants (des politiciens, les journalistes…) lui serraient la main brièvement ! J’allais pouvoir faire de même avec son éminence mais, j’étais trempé… Je fonce donc aux toilettes pour sécher tout ça et, évidemment, à la sortie, l’interview avait commencé et papy n’était plus accessible.

Déçu, je me plante quand même à côté pour boire ses paroles en direct et sans interposition d’électronique. Cela étant, mon poulain venait d’être élu président de la République et je projetais de boire autre chose ! Je me suis cassé.

 

A noter qu’on apprend beaucoup sur les plateaux télé. Par exemple, Nadine Morano est une très belle femme (mais il faudrait lui couper la tête) et FOG fait encore plus abruti hautain que dans le poste.

Lionel Jospin vient de sortir un livre. Il assure donc sa promotion et écume les rédactions et plateaux. Une copine a diffusé dans Facebook sa première interview (dans l’Obs, évidemment) et je vais citer deux extraits.

 

« Dans l’élection d’Emmanuel Macron, n’oublions pas les aspects contingents. Si François Fillon n’avait pas été touché par une affaire, il aurait été présent au second tour, et sans doute président de la République. Si le président sortant, François Hollande, s’était représenté, Emmanuel Macron n’aurait pas franchi le premier tour de l’élection présidentielle car une bonne partie de l’électorat socialiste lui aurait fait défaut. » A l’heure où les partis de gauche font beaucoup de bruit en préparation de la prochaine présidentielle, les militants et sympathisants, sans oublier les pingouins de Facebook, devraient relire plusieurs fois cela plutôt que de multiplier les analyses diverses, surtout différentes des miennes, hein !

Sa Majesté nous rappelle que Macron a été élu par hasard suite à une erreur de la droite (je suis gentil). Elle nous confirme par ailleurs que François Hollande a pris la bonne décision pour éviter la victoire de la droite mais aussi pour une évidence : l’électorat socialiste était en vacances. Sous entendu : tout autre candidat socialiste n’avait aucune chance vu que le centre gauche suivait plutôt Macron.

 


A propos du quinquennat de son ancien poulain : « La majorité s’est défaite, l’esprit disciplinaire a régné au gouvernement cependant que la tentation de la fronde s’emparait d’une partie des élus et des militants. Le consensus sur une politique s’est perdu. L’identité socialiste s’est dissoute dans l’infléchissement libéral. » L’homme qui avait dit « L’état ne peut pas tout » en venait à critiquer le libéralisme.

C’est amusant parce qu’un tas de copains de « gauche antihollande » se sont précipité pour diffuser l’interview (et je comprends : ça fait du bien de revoir l’ancien) en mettant l’accent sur cette partie. C’est surtout amusant parce que c’est la politique menée de 1997 à 2002 qui m’a ancré dans ce centre gauche… libéral.

 

Qu’a fait Jospin en cette période ? Je ne vais pas faire l’inventaire. Il y a évidemment de grandes mesures de gauche comme les 35 heures, la CMU, l’APA, les emplois-jeunes, le PACS. Il y a aussi, par exemple, la baisse de la TVA, de 20,6 à 19,6. Nicolas Sarkozy avait fait voter une augmentation à 21,2% (de mémoire). Hollande a annulé cette hausse (et fait le mariage pour tous, les contrats de génération,…) et a porté l’imposition sur le capital au niveau de celui sur le revenu.

Mais aussi : « Lionel Jospin entreprend, une fois Premier ministre, une série de privatisations ou d'ouverture aux capitaux privés : France Telecom, Thomson Multimédia, le GAN, le CIC, les AGF, Société marseillaise de crédit, RMC, Air France, Crédit lyonnais, Eramet, Aérospatiale-Matra, EADS Banque Hervet30. Il déçoit également de nombreux sympathisants de la gauche à propos de l'usine Renault de Vilvorde en Belgique : bien que s'étant engagé lors de la campagne des législatives de 1997 à remettre en cause la décision de fermeture, il ne peut arrêter le processus. »

 


Et enfin, comme on sait, il a été brillamment été réélu président de la République vu qu'il avait un couloir...

Vive Jospin, tiens !

02 septembre 2020

Le petit blogueur et les gauches irréconciliables

A la fin de l’année mon blog politique aura quinze ans mais ce n’est pas le sujet de mon billet du matin du cent-soixante-dixième jour depuis le confinement. Dans ma mémoire, les blogs politiques étaient alors assez sérieux et peu militants même si pro-européens. Ils étaient surtout tenus par des « communicants » qui voulaient se faire un nom mais qui tournaient entre eux, un peu comme nous l’avons fait ensuite. Internet avait eu un gros impact sur le referendum pour l’Europe. Il ne s’agissait pas des blogs mais de sites personnels et, bien sûr, celui de Chouard, secondés par les forums et un tas de support. Moi-même, je tenais un site mais je n’avais pas les moyens de le faire connaitre et ce n’était pas du tout mon but.

Rétrospectivement, ceci a peu d’intérêt mais je ne l’ai jamais raconté alors que je parle de tout dans les blogs et cela me parait important, maintenant, de mieux expliquer mon cheminement vers mon militantisme de claviers. Après une bonne quinzaine d’années de développements informatiques, d’abord à titre personnel, dès mes 13 ans, puis professionnel, je m’étais retrouvé, en 1995, vers des missions plus fonctionnelles. Vers 2004 et 2005, j’avais décidé de m’intéresser à nouveau à la technologie pour ne pas être totalement has been. J’ai donc monté des sites web. J’avais comme principal support la généalogie familiale et les textes que je pondais, relatifs au boursicotage pour les particuliers et à la politique. Je m’intéressais au web 2.0, aux blogs et à tous ces machins. J’avais donc un blog personnel, hébergé par Orange,  surtout parce qu’on mon opérateur m’a dit, un jour : voulez-vous créer un blog ? Mais, ça, je l’ai déjà raconté.

Je le suis rendu compte que les blogs étaient le support idéal pour diffuser ma prose et que je me faisais trop chier avec du HTML… A l’époque, il y avait deux types de blogs : ceux où les tauliers géraient eux-mêmes leurs hébergements (la gestion du site weg) via des outils comme Wordpress ou Dotclear et ceux où tout était géré par des boîtes comme over-blog, hautetfort, 20 minutes… et surtout Blogger (appartenant déjà à Google). J’avais créé mes blogs avant de connaître ces subtilités. Celui sur Orange ne m’allait plus. J’avais donc cherché « Créer un blog » dans Google et j’étais évidemment tombé sur Blogger.

 

La blogosphère était un peu fracturée entre les deux catégories de blogueurs. Il y avait d’un côté les puristes qui se vantaient de manier des outils de téléchargement, des CSS et des trucs comme ça et les autres qui ne faisaient que déconner en écrivant tout en utilisant tel ou tel gadget proposé par l’hébergeur. Mon bagage professionnel aidant, je suis devenu une sorte d’expert de l’utilisation de Blogger et divulguait des conseils sur un blog. En d’autres termes, il y avait ceux qui parlaient des flux RSS, ceux, comme moi, qui savaient ce que c’est et les autres.

 


A cette époque de balbutiement de Facebook et Twitter, les blogs intriguaient la presse et les spécialistes de la communication (normal, les premiers blogueurs étaient des communicants) et tout le monde s’imaginait que c’était l’outil d’avenir ! 20 minutes, dont je parlais, a été un des premiers organes de presse à ouvrir une plateforme de blog grand public, les autres journaux avaient des outils plus confidentiels. Les services autour des blogs ont prospéré, dont ceux avec lesquels j’ai beaucoup joué et qui sortaient des classements. Ils avaient aussi le mérite de fournir des annuaires de blogs ce qui a fait qu’on a pu facilement en connaître de nouveaux sans avoir à dérouler les bloguerolles. Mon blog a connu une certaine gloire et a rendu d’autres types jaloux car ils n’avaient rien compris aux mécanismes. S’opposaient à moi (et à mes potes) ceux qui pensaient rédiger bien et ceux qui pensaient avoir la meilleure analyse alors que nous ne pensions qu’à rigoler. J’avais aussi un langage qui poussait un peu à la provocation, parlant de nègres et de pédés au lieu de racisés et de gays, ce qui a donné beaucoup d’arguments aux andouilles pour me taper dessus, d’autant que je parlais beaucoup de bistro. Ma réputation était faite : gros con, beauf, homophobe, raciste, ivrogne… 

Parmi les outils donc je parlais, il y avait Cozop où, à l’initiative de Dagrouik, nous avons pu fédérer des blogs de gauche militants, au sein de ce qu’on a appelé les leftblogs. Les leftblogs sont devenus un groupe Google de blogueurs de gauche pour aider ces derniers à obtenir des informations, à tenir leurs blogs et à les faire connaître ! Il y a eu rapidement des déchirements au sein du groupe à cause du congrès de Reims et les partisans de Martine Aubry s’étripaient avec ceux de Ségolène Royal alors que le fond politique n’était pas le but du groupe. J’ai toujours essayé de tenir la barre vu que je me suis retrouvé administrateur de ce truc mais les militants de gauche sont incapables de discuter entre eux sereinement. Toute la gauche était représentée, du Front de Gauche au centre gauche. Beaucoup ont fini par se barrer voyant qu’un consensus n’était pas possible même si le consensus politique n’était pas l’objet du groupe…

Arrêtons, pour l’instant, l’histoire ici ! Facebook et Twitter ont pris le pas sur les blogs. Les blogs ne sont pas morts pour autant. Google a récemment sorti une nouvelle interface pour Blogger ce qui montre que les fameux GAFAM continuent à investir sur ce support même si les choix de Google n’ont pas toujours été heureux dans les réseaux sociaux.

 


Revenons dans le présent !

En fin de semaine dernière, il y a eu les affaires « 10 petits nègres » et « Obono » et, je ne sais plus pourquoi vu que je n’avais pas fait de billet, j’ai pris une baffe dans Twitter. Je suis donc allé fouiller les entrailles récentes de ce machin et j’ai trouvé une pépite (que je ne retrouve plus ce matin, je suppose que j’ai été bloqué) du genre : « c’est dommage que les leftblogs soient tous devenus vallsistes et membres du Printemps Républicain ». Ca venait de cette frange de la population que j’appelle souvent « la vraie gauche » c’est-à-dire qu’ils pensent que tous ceux qui ne sont pas totalement d’accord avec eux sont de vils fascistes ! Maintenant, la présidentielle approchant, ils appellent à l’unité autour de leurs idées…

En lisant cela, j’ai évidemment éclaté de rire. Je pense qu’il n’y a plus de vallsiste en France même si le Printemps Républicain, auquel je suis adhérent depuis deux ans, a, parmi ses fondateurs, des gens qui ont été proches de Manuel Valls et qui le sont sans doute toujours, Valls n’a rien à voir avec ce truc mais je ne vais pas essayer de démentir cela, je ne suis pas Don Quichotte.

 

Je ne suis pas vallsiste. J’ai de l’affection pour lui pour une affaire personnelle et suis probablement très proche de lui pour ce qui concerne la République et ce qui va avec. Je ne suis sans doute pas trop éloigné pour les aspects économiques mais je ne supporte pas sa manière de faire de la politique, son autoritarisme, ça façon de communiquer et tout ça.

Je ne suis pas vallsiste. Aucun leftblog, à ma connaissance n’est vallsiste. Il y en aurait que ça serait aussi bien vu que les leftblogs ont vocation à accueillir tous les blogueurs de gauche. Vous pourrez me rétorquer qu’il n’est pas de gauche mais dans une France telle que nous connaissons, je ne reconnais à personne le droit de dire qui est de gauche ou de droite. Enfin, à ma connaissance, seuls deux leftblogs sont membres du Printemps Républicain et, si nous en discutons parfois au sein du groupe (quand il reste des discussions), c’est pour mieux comprendre ce qu’il y a autour, la genèse et tout ça et pas du tout pour nous engueuler.

 

Manuel Valls avait théorisé les gauches irréconciliables. C’est vrai, par exemple, pour ce qui concerne l’Europe. Nous ne sommes pas d’accord et on ferait mieux de faire avec plutôt que de s’envoyer les désaccords à la tronche pour se taper dessus !

Mais il y a un autre sujet de désaccord qui me touche plus : la République ! Je me rappelle d’ailleurs à l’université d’été du PS en 2011 (juste avant la primaire), Manuel Valls avait fait vibrer la salle au son de la République ce qui avait surpris ceux qui commençaient à le détester. La République est une valeur centrale de notre gauche et ceux qui l’oublient devraient y réfléchir.

 

Jean-Luc Mélenchon a mis dans le même tweet, ce week-end, Valeurs Actuelles, Charlie et Marianne. Je ne veux pas me réconcilier avec les gens qui le soutiennent, d’une part par conviction personnelle, d’autre part, parce que ça le met en marge complètement des valeurs de gauche.

Et surtout parce que la gauche n’arrivera jamais à se rassembler si elle ne le fait pas derrière des valeurs, dont celles de la République.

 


Alors pourquoi cette longue disgression sur mon parcours personnel de blogueur ?

 

Tout d’abord, pour rappeler que je n’ai rien à cirer des processus naturels de militantisme, des clivages issus de vieilles rivalités au sein de la gauche, des types qui changent de camp par opportunisme et j’en passe ! Ensuite parce que j’observe benoîtement la gauche se morfondre à chercher bêtement un leader charismatique ou de chercher un rassemble autour d’idées mais d’idées non partageables. Je me demande d’ailleurs si Olivier Faure n’a pas raison de surjouer la chose… en se doutant que si un consensus peut se faire, il ne peut l’être qu’au centre de l’électorat socialiste.

Enfin, je voulais rappeler que je ne suis pas militant. Du moins, je n’ai pas décidé de devenir militant du jour au lendemain ou à l’issue d’une phase d’introspection de mon cul. J’ai simplement décidé de découvrir les blogs et d’y publier des textes que je gardais auparavant pour moi.

Je n’ai jamais été militant… sauf au sein de mouvements d’éducation populaire, là où on s’intéresse réellement aux mômes, et, en particulier, au sein du mouvement français de scoutisme laïque. Là où on apprend aux gamins à vivre ensemble, à penser ce qu’on veut, à tolérer les autres, les différences.

 

Amen. Si je puis me permettre.

 

Nous allons réconcilier tout cela à coups de pied au cul. 

01 septembre 2020

Ferraillons autour du masque !

En illustration de ce billet, vous avez gagné une photo de l’impasse de Loudéac où se trouve la résidence familiale (la « grosse » maison blanche, à gauche). Tiens ! C’est mon cadeau pour cette cent-soixante-neuvième journée depuis le début de la fin du monde du vent. La photo a une semaine mais j’avais oublié d’en faire une publication ! Le ciel est moins beau aujourd’hui mais aussi moins menaçant.

Je l’avais prise mardi en allant chercher la poubelle vidée, au bout de l’impasse ! Sur le trajet, je m’étais rendu compte que j’étais en infraction car je n’avais pas de masque. La nouvelle était tombée quelques jours avant sur nos téléscripteurs : comme dans plusieurs villes des Côtes d’Armor, le port du masque serait obligatoire partout à Loudéac ce qui n’avait strictement aucun sens vu que Loudéac n’est pas du tout touristique et ressemble à un désert en août.

L’impasse fait cent mètres, il y a cinq maisons de chaque côté, dont trois inoccupées et deux pour lesquels les habitants ne passent jamais par là mais plutôt par une rue parallèle. L’obligation du port du masque est donc une aberration !

 

Je dis ça alors que je suis un fin partisan du port de la chose dans tous les coins où il me semble utile, à savoir dans les lieux publics fermées et, en dehors, quand il y a un peu de monde. Je suis un opposant acharné quand il est grotesque, à savoir pour aller pisser quand on est au bistro (vous avez gagné une deuxième photo avec ma pomme dessus ; elle a de très belles couleurs). Le bistro est bien un cas particulier (je ne parle pas des restaurants où il me parait assez facile d’écarter les tables pour respecter un tantinet la distanciation) parce qu’il est très difficile d’y faire respecter une certaine discipline.

Ca serait pourtant simple : il faut que le personnel porte le masque, se lave


les 
mains et fasse la discipline. Il ne doit pas y avoir plus d’une personne sans masque par mètre au comptoir. Les personnes qui se déplacent ou qui sont au comptoir pour passer une commande ou pour régler doivent avoir un masque. Les tables doivent être espacées et il ne doit pas y avoir trop de personnes par masques ! Les bistros où les consignes ne sont pas respectées à l’intérieur doivent être verbalisés (sinon, les préfectures finiront par fermer tout sans discernement) ce qui nécessite plus de contrôles (pas forcément chers à mettre en œuvre : il n’y a que 40000 bistros en France, on y envoie deux gendarmes en civil dans chaque deux fois par semaine et ils peuvent sentir si l’esprit des textes est respecté et envoyer des collègues vérifier en cas de doute s’il ne semble pas possible de statuer immédiatement. Il reste un problème : les terrasses où s’entassent les fumeurs bêtement pour des durées plus ou moins longues.

 

Tous les textes relatifs au port du masque me paraissent assez débiles. En m’obligeant à mettre un masque pour aller chercher mes poubelles ou promener le chien dans des lieux divers est crétin et absolument contreproductif puisqu’il donne l’impression que le masque ne sert strictement à rien. Après, les braves gens sont incapables de faire la part des choses, un peu comme dans les terrasses des bistros.

Ce qui inspire ce billet, ce matin, est mon Facebook où je vois d’une information non vérifiée dans le temps, à savoir que l’épidémie serait en baisse, deux conclusions opposées sont tirées par des andouilles. La première est que c’est bien la preuve que l’épidémie est terminée et que le port du masque est inutile. La deuxième est que c’est bien la preuve que les consignes de sécurité sont efficaces. Reprenez votre respiration et relisez ce paragraphe.

 

Dans son billet d’hier, mon ami Seb soulignait « Evidemment « anti masques » ou « pro Raoult »  sont moqués et assimilés à des complotistes avec l’aide de toutes les rédactions et des portes flingues de la pensée autorisée sur les réseaux sociaux quand bien même ils ont (parfois) raison. » Il faut faire part de discernement. D’une part, « les anti ou pro » sont souvent des complotistes qui racontent n’importe quoi. C’est facile, il suffit de publier n’importe quoi en disant que c’est le professeur machin qui l’affirme, il est republié rapidement et fait boule de neige. C’est le principe des réseaux sociaux et des gens qui tournent entre eux. D’autre part, tous les moqueurs ne sont pas des portes flingues patati patata. Je suis un moqueur mais il me semble être assez pragmatique et pondéré.

 

Mais la racine du mal est assez claire : un gouvernement prend depuis six mois des positions ridicules sur le masque avec des textes idiots du genre « les habitants de l’impasse des Tilleuls à Loudéac [mon adresse est dans les pages blanches] doivent porter le masque pour sortir les poubelles. »

Les « anti ou pro » et les « pro ou anti » devraient se respecter mais cela empêcherait de raconter des conneries dans Facebook ce qui serait bien dommage. Dans l’attente, mettez un masque où ils sont utiles (et où ils sont obligatoires mais seulement pour éviter la verbalisation) et arrêtez les conclusions idiotes sur la base d’affirmations ridicules comme « il n’y aucun cluster à l’extérieur ». Le fait qu’il n’y ait pas de cluster ne veut pas dire qu’il n’y pas de contamination à l’extérieur mais que ces contaminations à l’extérieur ne sont pas détectables parce que les gens ne restent pas figés…

 

Quant aux complots, il faut arrêter de dire n’importe quoi à force de se demander ce qui pousse le gouvernement. Je lisais un texte d’un type, hier, qui prétendait que le gouvernement allait remettre le confinement pour empêcher deux journées de manifestation programmées ! Comme s’il en avait quelque chose à foutre de quelques centaines de milliers de manifestant ! Je passe les histoires bigpharma qui veut vendre des vaccins (les labos ne gagnent pas beaucoup d’argent en éradiquant des maladies…) ou autres.

Il y a peut-être deux autres explications valables.

Celle de l’incompétence du gouvernement, de sa peur qui pousse à faire n’importe quoi (pour l’incompétence, j’y crois volontiers mais j’ai un doute à l’échelle mondiale ; pour le n’importe quoi, j’en suis persuadé et je viens de le rappeler).

Celle de la vraie dangerosité de cette maladie.

 

Et n’oublions pas cette dernière hypothèse, s’il-vous-plait !

31 août 2020

Obono les grands remèdes

En ce cent-soixante-huitième jour (24 semaines, donc) depuis le début de la fin, je dois reconnaître que, blogosphériquement parlant, j’ai un sacré poil dans la main. Ce n’est pas faute de rédiger des billets de blog mais je n’ai jamais le temps de les publier vu que j’ai repris le travail la semaine dernière et que je ne peux aller voir ma mère à la maison de retraite qu’à 17 heures…

Ce matin, je réfléchissais à « la polémique Obono ». Je dois avouer que je n’y comprends pas grand-chose et, sans me vanter, si je ne comprends pas grand-chose, c’est que le grand public n’y comprend par plus. Elle me parait donc générer de la publicité pour le torchon incriminé pour pas grand-chose.

Le dessin me paraissait à chier mais sans être condamnable pour autant : en quoi est-il dramatique de rappeler que les noir.e.s si je puis me permettre ont été victime de l’esclavagisme et que la députée en question aurait pu être esclave il y a quelques siècles ? Au contraire, ça me parait dans le sens du vent qui pousse à condamner l’esclavagisme… à condition de pouvoir accuser les blancs, surtout les mâles mais des andouilles comme moi refusent de payer les fautes de mes ancêtres alors que je veux bien les condamner.

 

Donc, il faudrait lire le texte pour comprendre qu’il évoque les noirs qui participent à la traite de leurs congénègres (toujours si je puis me permettre, je me suis déjà fait fusiller dans Twitter avant-hier). A la limite, je ne sais pas si c’est vrai. Si oui, il faut le dénoncer et arrêter de dire des conneries, si non, il faut taper sur ce canard qui raconte des conneries révisionnistes.

Mais mettons-nous dans le cas où « c’est vrai ». Le journal sous-entendrait que Mme Obono aurait fait partie des esclavagistes en question et c’est lamentable. Il mérite les condamnations unanimes et la député tout mon soutien.

Sauf qu’elle fait partie de ces braves gens qu’on appelle les indigénistes ce qui nous fait passer pour étant d’extrême droite alors que nous ne sommes bêtement qu’universaliste ce qui a été oublié par quelques lascars de gauche qui tournent entre eux dans Twitter pour s’autoconvaincre que tout ceux qui ne pensent pas comme eux, par exemple, dans un autre registre, en critiquant l’islamisme politique, sont d’immondes fascistes avec du poil dans les oreilles. 

Ainsi, en tant qu’indigéniste intersectionnaliste et je ne sais plus quoi, elle aurait une fâcheuse tendance à émasculer tous les blancs qui peuvent l’être ce qui exclut donc les blanches si je comprends bien l’anatomie car ils sont non seulement des esclavagistes mais des responsables du monde et de son état.

 

Vous m’avez suivi, j’espère par ce que ce n’est pas forcément mon cas mais vos éclairages pourraient être potentiellement bienvenus dans les commentaires.

Dans les prochains billets, nous traiterons du port du masque et de la connerie du Parti Socialiste et de ses militants : je pourrais faire des pavés de trois pages en me faisant haïr mais sans trop passer pour raciste. Surtout que j'ai retrouvé le rythme : écrire le matin et publier pendant la pause déjeuner.

 

Cela étant, je n’aimerais pas être traité d’esclavagiste. Mme Obono a tout mon soutien. J’espère qu’il ne lui viendrait pas à l’idée de traiter les autres d’escalavagiste.

 

 

23 août 2020

Fin de vacances masquées

En ce cent-soixantième jours de crise (23 semaines demain), les congés se terminent. J’ai fait à peu près ce que j’avais prévus : une petite visite à Paris, puis près de trois semaines à glander à Loudéac et dont une en gardant Ghao qui vient de partir alors qu’il commençait à peine à connaitre la maison et moi… Pendant les deux premières semaines, j’aurais dû partir quelques jours avec ma mère et, les autres, l’amener à la maison mais le reconfinement a fait son job.-

 

Les covidosceptiques qui pullulent dans les réseaux sociaux continuent à me fatiguer. Ils continuent à nier une crise grave ce qui les poussent à trouver tous les prétextes possibles genre : « les gouvernements sont à la solde de bigpharma pour vendre des vaccins ». Aucun recul, de la bêtise pure. La crise est mondiale, des pays ont leurs frontières totalement fermées mais des ahuris franchouillards continuent à dénoncer, pour dénoncer, ce qu’ils trouvent à dénoncer alors que l'industrie pharmaceutique gagne plus à soigner les gens qu'à les empêcher d'être malades... Les industriels ne vont pas se dépêcher à produire des vaccins pour lesquels ils doivent investir beaucoup alors qu'ils ne sont pas persuadés de gagner de l'oseille à faire vu qu'il est probable que plusieurs vaccins seront trouvés et que la loi du marché entraînera un prix dérisoire...

 

L’OMS a récemment communiqué qu’elle espérait que la pandémie soit stoppée avant deux ans. Plus drôle : depuis hier, le port du masque est obligatoire à Loudéac sous prétexte quand on est dans une zone touristique ce qui est totalement faux. Cet arrêté est délirant. Le port du masque est obligatoire à Trégastel mais pas à Lannion et à Perros. On se demande si le préfet ne picole pas un peu (ou, plus précisément, si son secrétariat est bien réveillé en aout).  Néanmoins, la mesure, même surréaliste, n’est très certainement pas décidée à la légère. La crise est réelle, c’est-à-dire qu’il y a un réel danger et une vraie nécessité d’amplifier les mesures de protection !

 

J’espère évidement que les optimistes ont raison (il se dit maintenant que le virus à muter et n’est plus méchant mais il n’y a aucune preuve) mais nous ne pouvons pas vraiment prendre de risque d’autant qu’il n’y a rien de très grave à porter un masque, éviter les rassemblements et j’en passe comme rester faire du télétravail en Bretagne même s’il n’y aucun bistro ce soir pour la finale et une offre réduite, demain, comme tous les lundis.

 

Ghao a occupé le jardin pendant une semaine ; j’ai raconté quelques péripéties dans Facebook (vivre avec un nouveau maître dans une nouvelle maison que l’on connaît un peu n’est visiblement pas facile). Pour ma part, je n’ai rien fait dans ce jardin pendant mes trois semaines de congés. La météo n’a pas été au top (rien de dramatique) et, surtout, je crois que j’aime bien faire des pauses de 10 minutes pendant mes journées de travail pour tailler trois rosiers ou tondre la pelouse, enlever des mauvaises herbes sur les pavés… Dans mon planning des jours de congés, je n’arrive pas à planifier les interruptions de siestes ! J’ai même presque l’angoisse de ne pas avoir assez de temps pour la faire entièrement et, cette après-midi, où je n’avais rien d’autre à faire, je n’ai fait que dormir.

 

Cela m’amuse ! Pendant mes journées de télétravail, j’arrive à faire des pauses pour le jardin et les blogs mais pas pendant les vacances, alors que je travaille réellement. C’est une question d’organisation et uniquement cela… Au début du confinement (et même pendant les deux mois), c’était le contraire (et c’est pour ça que je le note ici, sinon, cela n’a évidement aucun intérêt) : je n’arrivais pas du tout à m’organiser et c’est bien au bout de huit ou dix semaines que j’ai retrouvé ma précision voire ma rigueur « légendaire », totalement perdue pendant ces congés !

 

On verra ce que donnera demain ! Ce soir, en finissant la rédaction de ce billet, je n'ai qu'une seule préoccupation : vérifier qu'il y a bien du blanc à la cave pour boire avec la brandade de morue achetée au rayon frais d'Intermarché en attendant le début du match, un match historique : je n'arrive pas à m'en foutre. Je n'aime pas le foot mais j'aime bien quand les clubs français font des exploits !

18 août 2020

Le grain de la folie, le nouveau monstre et mes vacances

En ce cent-cinquante-cinquième jour d’après moi le déluge, ça fait six jours que je n’ai pas fait de billet dans ce blog : c’est mal. Tout s’explique, néanmoins, avec une formule qui ne restera pas dans les annales : « je n’ai pas que ça à foutre non plus ».

 

Pour tout vous dire, à chaque fois que je fais un billet de blog, je n’ai pas le temps de le finir et je n’aime pas trop reprendre un billet commencé la veille. D’ailleurs, en commençant celui-ci, je suis tombé sur celui que j’avais commencé samedi sur le thème du grain de la folie. Vous pouvez bien-entendu cliquer si vous ne comprenez pas la référence culturelle. Une histoire de petit Chinois qui montre la folie des hommes.

 

Dans mon billet, le petit Chinois aurait évidemment été la Covid vu que c’est son petit nom dans l’Eure qui vient de se faire imposer le port du masque en permanence. Le billet était plein de jeux de mots autour de « porc du masque » mais j’ai tout effacé. En 6000 signes, j’y parlais de la folie collective qui règne depuis que le déconfinement est bien engagé (je ne dis pas que nous n’étions pas tous tarés auparavant mais il y a quelques choses de plus depuis quelques semaines). En trois ou quatre exemples :

 

Voyons le premier. Des scientifiques nous sortent des chiffres sur le nombre de malades, d’hospitalisations, de positivité… Comment certains individus peuvent-ils en déduire que l’épidémie est terminée alors que d’autres sont persuadés qu’ils prouvent l’imminence d’une seconde vague ? Je vais pas rentrer dans l’argumentation détaillée de chacun (je le faisais dans mon billet de l’autre jour, non publié). Les chiffres disent : « on a eu dix morts ce week-end ». Les unes « ah ben vous voyez bien que c’est presque terminé ». Les autres « oh mon dieu, c’est abominable, on va tous mourir. »

 

Etudions un peu plus le deuxième. On peut débattre sur l’utilité du masque, notamment en extérieur (et vous savez que je suis pour, je vais y revenir) mais comment en est-on arrivé à un point où, habitant dans une impasse avec quatre maisons habitées, je vais devoir mettre un masque pour tailler les trois branches de ronce qui dépassent de mon muret alors que la probabilité que je croise quelqu’un est à peu près de zéro ! Et si quand bien même un voisin passerait dans la rue, il s’approcherait de moi pour dire la bon jour et médire sur les autres voisins, comme il se doit, il pourrait le faire sans danger si j’étais de l’autre côté de cette clôture (de 20 cm de large et 40 de haut)… C’est grotesque. J’avais néanmoins dit « étudions un peu plus » ! La cause est que nos concitoyens sont incapables d’adapter leurs comportements à la situation. Ce n’est quand même pas compliqué de comprendre qu’il faut mettre un masque quand on croise un peu de monde (je sais, on peut négocier sur ce qu’est le monde en question, sur l’utilité de remettre un masque déjà porté et tout ça).

 

Le troisième pour finir, tiens ! Le second était bien orienté dans mon sens (contrairement au premier, soyez-en sûr !) ; le dernier le sera aussi mais dans un autre sens, sans doute. Le gouvernement, émanation du peuple papati patata comme ceux de la plus grande partie des peuples au monde est extrêmement prudent, presque alarmiste, et nous demande de porter des masques et de prendre des précautions (tout en autorisant des spectacles de fous). Il est l’émanation machin et je ne vois pas comment nous pourrions ne pas avoir de stratégie collective devant la pandémie. Je veux bien me faire traiter de mouton (notre illustration) dans Facebook mais je ne comprends pas la bêtise des andouilles qui moutonnent eux-mêmes au point de mettre la ceinture de sécurité dans leurs voitures. Certains sont relativement mitigés mais beaucoup nous expliquent des raisons absconses du gouvernement. Ce dernier, par exemple, voudrait ruiner l’économie en obligeant le port de masque pour mettre aux puissances financières de gagner plus d’oseille.

 

Pour ma part, je veux bien croire à tout complot mais j’aimerais bien qu’on m’explique à qui profite le crime (et comment). Il n’y aurait que le gouvernement français, je voudrais bien penser qu’il ne soit composé que de trouillards incompétents… A l’échelle mondiale, j’ai du mal.

 

Une des raisons qui fait que je ne glande rien sur ce blog est que je suis en vacances. Le matin, je me lève entre six heures trente et onze heures, après je glande (ce matin c’est dans mon blog mais les autres jours, c’était plus dans des bouquins et les nouveaux réseaux sociaux comme Instagram – évidemment nouveau que pour moi – et TikTok qui me fascine. J’aime comprendre comment quelques centaines de milliers d’andouilles vont liker quelques photos ou vidéos sans intérêt et ne rapportant rien à leurs diffuseurs, à part quelques gros Youtubers qui s’en servent comme tremplin.

 

Ensuite, il est souvent temps d’aller faire les courses (c’est le cas ce matin, mais il faut que je fasse ma toilette avant et donc que je finisse ce billet, l’intérêt est que je ferai les courses juste avant l’heure de l’apéro). Ensuite, je déjeune ce qui me pousse à 14 heures pour une sieste absolument pas méritée. Il me faut après faire quelques travaux ménagers puis vers 16h30, il me faut bouger pour aller voir ma mère, par exemple, et prendre l’apéritif avec les copains (là, ce n’est pas un exemple).

 

Sur ces entre-faits, il faut prévoir l’imprévisible : l’autre jour, j’ai reçu ma belle-sœur et mon frère à déjeuner, qui en ont profité pour m’amener un ordinateur portable à réparer, dimanche, c’était autour de ma sœur mais pour un chien (notre illustration), cette fois. Hier, une roue de mon vélo électrique a crevé (la deuxième fois de cet été) ce qui m’a bien occupé. Cette après-midi, c’est un autre PC que j’aurais à mettre en service, ce qui devrait nous pousser jusqu’à l’apéritif puis au visionnage du match de foot au bistro.

 

Quand je suis au télétravail à la maison, je m’oblige à me lever puis à faire des pauses régulières par exemple pour tailler les rosiers mais, en vacances, je suis un patachon débordé.

 

Ce qui nous amène à l’illustration, le chien de la sœur qui a choisi mon jardin comme lieu de villégiature pour la semaine. J’aime beaucoup les chiens, celui-ci en particulier, mais je n’en ai jamais eu à cause mes patachonneries sus-citées et je ne sais pas trop comment m’en occuper. J’ai donc Ghao, un magnifique chowchow quoi que vieillissant, depuis hier 15h30 dimanche. Il a été très câlin, presque collant, jusqu’à 16h30, heure à laquelle j’ai décidé d’aller le promener (j’ai diffusé la vidéo dans Facebook mais elle est sans intérêt, évidemment) : il était heureux comme tout quand j’ai sorti le harnais !

 

Mais il ne marche pas vite. C’est exaspérant (la première fois : hier, ça allait mieux). A la fin d’heure de marche, je l’ai libéré dans le jardin (monsieur à 250 m2, je crois, à lui tout seul, le muret l’empêche de sortir) puis suis allé boire un coup avec les copains. Quand je suis revenu, il m’a fait la gueule… jusqu’au lendemain et la promenade suivante. Le soir, il n’a pas voulu rentrer dans la maison (je lui accorde pourtant la véranda, le séjour et la cuisine, soit 80 m2). Dans la nuit, il a aboyé une fois puis, vers une heure, il a tapé à la porte d’entrée, au fond d’un petit porche. Je suis allé le voir, j’ai allumé la lumière. Il m’a alors fait comprendre par un magnifique mépris que tout ce qu’il avait besoin était de la lumière en question. Monsieur doit avoir peur dans le noir ! Quand ce ne sont pas ses ronflements qui me réveillaient (ma chambre est presque juste au-dessus), c’est l’angoisse ne pas l’entendre…

 

Il m’a ainsi fait la gueule jusqu’à l’heure de la promenade suivante que j’avais fixée à 16h30. Il m’a à nouveau « fait des joies » quand il a vu le harnais. Au retour, je suis allé voir ma mère puis suis allé au bistro. Quand je suis revenu, il avait arrêté de me faire la gueule !

 

Là, il dort sous la fenêtre de ma chambre, sans doute rassuré par la présence de l’ami qui devrait lui accorder une heure de libération d’ici peu…

 

Ce qui est complètement con : j’avais décidé de le sortir deux fois aujourd’hui mais j’ai perdu ma matinée à pondre une tartine dans le blog…


C'est un des chiens les plus gentils que je connaisse alors que les chowchows sont généralement agressifs ! Lors de ma promenade dominicale, des gamins de cinq ou six ans l'ont vu et se sont empressés de lui faire des papouilles avant que je ne puisse prendre les précautions de rigueur comme présenter moi-même les enfants à pépères.


Sa majesté était aux anges ! Mais cette andouille n'arrête pas de se gratter et de se mordiller jusqu'au sang.