23 janvier 2018

Carrefour des âneries insoumises

Carrefour a annoncé un grand plan d'économies. En 15 ans (de mémoire), ils sont passés de la 2eme place mondiale des machins de distribution à la 9ème. Ces andouilles ont visiblement raté le virage du numérique, d'après la presse (je n'y connais rien : j'ai un Leclerc en bas de chez moi, à côté de la Comète). Dave ce plan, il y a la suppression de 2400 emplois (tous au siège, pas dans les magasins). Ces andouilles de la France insoumise sont en transe. 

Tenez ! Ils ont fait un communiqué. 

Ils expliquent que 12% des actionnaires sont des investisseurs institutionnels et que, par conséquent, 12% des achats que vous faites font dans leurs poches. Véridique. Ces crétins confondent le chiffre d'affaire et le bénéfice. Je vais leur expliquer. Il faut payer les achats de produits à vendre, le personnel et les coûts des magasins (location, aménagement, électricité,...), les impôts dont la TVA. J'en passe. 

Dépasser ce niveau de connerie, je ne vois pas. Ou alors, à la fin d'une cuite. Ils vont répondre qu'ils font de la communication mais ce n'est pas une raisons pour prendre pour des cons des braves gens qui ne sont pas dupes. 

Cela étant, ils ont oubliés de dire que les salariés supprimes étaient au siège et pas dans les magasins (on se demande ce qu'ils goûtent à plus de 10000 au siège). 

Et ils oublient les problèmes des magasins et surtout de leurs salariés qui sont dans une situation qui doit les déprimer un tantinet. On va avoir de plus en plus d'automatisation, de vente en ligne,... et le nombre d'emplois en magasin va diminuer. C'est inéluctable et le plus drôle, c'est que c'est le progrès (il y a plus bandant comme boulot d'achalander des rayons et de faire passer des articles devant un code barre). D'un autre côté, il y a des nouveaux boulots : les consommateurs aiment bien voir un boucher découper la viande devant eux plutôt qu'en usine mais se foutent de la qualité de la viande. 

En outre, quand on a trois ou cinq millions de chômeurs, on ne se demande pas comment éviter 2000 suppressions de poste mais de ce qu'il faut faire pour partager les richesses produites patati patata pour que tout le monde vive. 

Mais la démagogie au quotidien est plus facile. 

22 janvier 2018

Café crème ou café noisette ?

L'autre jour, en Bretagne, on était au bistro à boire de la bière en discutant avec l'a serveuse accorte quand un client lui a demandé : une noisette. Une copine ne connaissant pas ce vocable un peu parisien lui a demandé : cékoissa ? Elle a répondu mais je n'étais pas d'accord avec sa réponse. On a interrogé le patron. J'ai consulté Google. Il n'y a pas deux andouilles avec la même définition. Dédouanons la serveuse qui ne fait que respecter les consignes. 

Il est temps que ce blog aborde des sujets importants. 

A l'origine, le café crème est un café avec de la crème de lait. Le café noisette est un café dans lequel on verse du lait jusqu'à ce qu'il est la couleur de la noisette. Maintenant, les deux correspondent à un vulgaire café au lait. 

Pour ma part, quand je commande mon petit déjeuner au bistro, je commande "un café avec un peu de lait froid". Chez moi, j'ai arrête de prendre du lait avec le café (j'en mets tellement peu que ça ne sert à rien que j'en achète : c'est périssable et je suis un social-démocrate pragmatique). Chez ma mère, il y a du lait au frigo. 

Et j'insiste pour que le lait soit froid. C'est à peu près la seule manie que j'ai avec le café, contrairement à un tas d'imbéciles, dont toi, probablement. C'est complètement con de mettre du lait chaud dans du café et d'attendre que le "café au lait" refroidisse pour pouvoir le boire. Admettez... Je connais un tas de gens qui ont des manies. Genre mettre du sucre avec le premier café du matin et pas les autres. Notons d'ailleurs que c'est comptent con de se prétendre amateur de café et de foutre du lait ou du sucre dedans. Au bureau, on a une machine dans laquelle on met des capsules. J'ai des collègues qui achètent plusieurs types de capsules car ils en prennent des différentes selon l'heure de la journée. Je rappelle que dans le temps, on faisait du café et on le maintenait au coin du fourneau et que maintenant on en fait quand on en a envie et on le réchauffe au micro-onde. 

En plus, parmi leurs capsules, il y en a qui sont du genre "café fort" ou "café léger". C'est con. Ils feraient mieux de jouer sur la quantité d'eau. Comme au bistro. Serré, normal ou allongé. 

Revenons à notre crème et à notre noisette. 
- le crème est maintenant du café dans lequel on met du café chauffé à fond jusqu'à ce qu'il devienne mousseux avec les machines à vapeur du bistro. Il est d'usage que le serveur mette le lait ainsi chauffé directement dans la tasse. 
- le noisette est un café avec du lait chaud "normal". Il est d'usage de servir le lait chaud dans un petit pot à côté. 

Mais tout cela est de la connerie. Je vais aller faire un billet politique dans mon blog bistro. 

21 janvier 2018

La bonne conscience de gauche

Pendant mes 2h30 de train, je regardais mon Twitter paresseusement. Je ne sais pas ce qu'a dit Manuel Valls mais mes potes de gauche étaient obsédés par la nécessité de démontrer que Valls est obsédé par l'immigration. 

Entendons nous bien : je n'aime pas ce gars - son côté autoritaire et clivant - mais mon positionnement politique est sans doute assez proche du sien. En 2011, j'avais été à l'Université d'été du PS. Ma première (et avant dernière si on ne compte pas les discours d'Hollande en 2012) participation à une grande messe du PS. J'avais été plié de rire pendant son discours très Républicain. Toute la salle l'avait acclamé alors que tout le monde lui chiait dessus avant. Bref. Pour ma part, je ne crois pas avoir été très sensible à son discours (mais je crois bien que les conneries de vrais militants ne passent pas chez moi).  

Ce midi, sur France 3, l'invitée politique était Florence Parly, ministre des armées, issue du PS (et très sympathique). Au sujet de l'immigration, elle était interrogée par un journaliste politique de Paris Match (on croit rêver) qui ne la laissait pas en placer une (ce qui exaspérait le présentateur habituel que j'aime bien aussi). Il n'arrêtait pas d'insister sur le fait que la bonne conscience de gauche devrait faire qu'elle se désolidarise du gouvernement. 

Voila comment on caricature la gauche, maintenant. On n'est pas prêts de revenir au pouvoir. 

Dites, les andouilles dans Twitter, si vous pensez qu'il n'y a pas de problème avec l'immigration en France, n'oubliez pas la réalité du monde et les légitimes inquiétudes des électeurs. 

N'oubliez pas les propos de Ricard qui disait, de mémoire : "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde et allez vous faire enculer". 

P.S. :
- le "Ricard" n'est pas un lapsus mais une erreur du correcteur orthographique de mon iPhone et j'ai trouvé amusant de laisser passer,
- la grossièreté finale m'est inspirée par Karim, le patron du bistro pas vraiment à jeun qui l'a dit à des clients au moment où j'allais finir la citation, avant de conclure par une connerie. 

Je ne suis pas bricoleur...

Ce matin, chez ma mère, des employés d'Orange sont venus mettre à niveau la ligne de téléphone, comme prévu. Pour qu'ils puissent intervenir, il a fallu vider et déplacer un meuble avec des étagères (un truc que j'avais acheté et monté moi-même il y a 7 ou 8 ans). 

Le meuble s'est quasiment effondré (il a toujours été bancal). Les gars ont fait leur boulot (le débit d'Internet a été multiplié par 4). Et j'ai essayé de le remonter. J'ai réussi mais les espèces de chevilles ne restaient pas toutes en place. Et je ne savais pas trop quoi faire. J'envisageais d'ajouter des espèces de cornières pour solidifier le tout mais je ne suis pas trop bricoleur. 

J'ai envoyé un mail à ma sœur et mon frère pour leur dire qu'internet et la télé fonctionnaient maintenant très bien mais en laissant entendre que le second devrait venir à Loudéac rétablir ce bordel. 

Finalement, je me dis que je ne peux pas  laisser ma mère sans cette étagère et surtout avec ce qu'elle contenait dispersé dans les pièces voisines pendant une semaine ou deux, je décide de demander à un copain de passer. 

Il vient donc vers 16h, regarde le truc. Je lui explique mon projet de mettre des cornières. Il était d'accord avec moi : c'était la meilleure solution. C'est alors qu'il repère des espèces de machin en plastique avec une fente comme des vis. 

Il me demande si j'avais essayé de serrer ces trucs. Non. 

3 minutes après, le meuble était d'aplomb.

18 janvier 2018

Et si on parlait du centre gauche ?

Vous me connaissez ! Je suis un supporter d'Hollande ayant voté pour Macron par défaut. J'étais le taulier d'un des blogs phare de sa campagne en 2012 (cela étant je n'ai jamais dépassé 40000 lecteurs par mois en 2012 ce qui représente une proportion de l'électorat assez ridicule). 

Donc dans Twitter (et dans FB mais à une moindre mesure), j'ai un tas de fans d'Hollande qui me suivent. Une grande partie est passée chez Macron (j'en ai fait plusieurs billets : le PS ne se remettra que s'il récupère le centre gauche). 

Ce soir, j'ai fait un billet pour défendre Hollande en tapant sur Macron. 

Les gens sont toujours là. 

Il y a des manœuvres au PS en vue du congrès. Des clowns qui appellent une fusion des candidatures au PS avec Olivier Faure qui dit qu'il est d'accord si tout le monde est derrière lui et ses opposants qui critiquent les manœuvres politiques issues de l'ancien monde sans se rendre compte qu'ils y sont largement plus. 

Ce pauvre Faure est soutenu par Tirine depuis aujourd'hui. Il a ma compassion. 

Ce matin, un média imbécile a annoncé que Julien Dray était candidat à la tête du PS. Il a démenti ensuite mais des gens, dont des copains comme Jeff, plus proches de la gauche du PS que des clowns comme moi, ont immédiatement rigolé (avant de voir le démenti). 

Bref. 

La résurrection du PS (que j'espère vu que LREM me casse les couilles comme, visiblement à une partie des socialos passés fans de Macron) ne passera que par la réconciliation de ceux qui sont réconciliables.

J'ai parlé. Faites sans moi si vous voulez tuer la gauche en France.

Les politiques et NDDL

Dans les réseaux sociaux, on critique beaucoup les responsables socialistes qui critiquent la décision du Gouvernement au sujet de Notre-Dame-des-Landes, à l’image de Jean-Marc Ayrault dans le tweet ci-joint. Ils ont raison. J’en ai d’ailleurs moi-même ajouté une couche. Le PS a été au pouvoir, Ayrault, Premier Ministre. Ils auraient du faire le job. Néanmoins, 24 heures après la décision, on ne voit encore aucun communiqué sur le site du Parti Socialiste.

Le plus drôle (je me comprends) est que je suis d’accord avec celui des Républicains, reprenant les propos de Marc Le Fur, député de ma natale circonscription… La Parti Communiste et La France Insoumise sont muets. EELV parle d’une victoire historique, ce que je ne vais pas leur reprocher (néanmoins, le communiqué n’est pas spécialement fin : ils appellent au dialogue tout en défendant les positions des zadistes). Le FN communique de sa manière habituelle, du foutage de gueule (ils rappellent qu’ils étaient contre l’aéroport mais que Marine Le Pen s’était engagé à respecter le résultat du référendum et ils critiquent le grouvernement, les zadistes,…).

Le communiqué de LREM est plus rigolo (je dis ça en tant qu’ancien « blogueur de gouvernement », quand je défendais à peu près n’importe quoi, ce que je compte bien continuer à faire). Par exemple « Pendant cinq décennies, aucun gouvernement n’a eu le courage de prendre une décision pour lancer ou stopper réellement ce projet. » Cela rejoint mon introduction.

Néanmoins, il faudrait rappeler que le gouvernement actuel n’a pris aucune décision. La déclaration d’utilité publique arrive à échéance dans une quinzaine de jours et il est impossible de faire les expulsions avant la fin de l’hiver. Si le gouvernement avait eu le moindre courage, il n’aurait pas lancé une mission d’expertise pour reculer la décision quelques jours avant le  dixième anniversaire de la DUP.

Il y a plus de cinquante ans, des braves gens ont eu le courage de prévoir l’aménagement du territoire sur toute la France à long terme. Ces visionnaires ont commencé l’acquisition de terrains peinardement mais paf ! Le choc pétrolier.

En l’an 2000, le Parti Socialiste au pouvoir avec ses amis de la gauche pluriel a relancé le projet. Une structure de pilotage a été créée en janvier 2002 mais ça a patiné dans le semoule – parce que ce n’est pas simple – jusqu’en 2008 où la déclaration d’utilité publique a été publiée.  Casser ce processus avec une malheureuse étude à charge en six mois relève bien de la lâcheté mais je m’égare par méchanceté.

Le projet a continué avec des enquêtes, l’appel d’offre. Revenu au pouvoir en 2012, voyant la contestation, le Parti Socialiste et son premier ministre, Jean-Marc Ayrault lance une nouvelle commission de dialogue pour réétudier le dossier (six mois également) qui a confirmé l’utilité mais signalé des améliorations à faire, de mémoire au niveau de l’amélioration de la protection de l’environnement et une histoire tram.

Cela étant, différents recours sont faits en justice. A la fin de ceux-ci le gouvernement socialiste a le courage de consulter la population. Mais un referendum est impossible sur ce sujet (contrairement à ce que j’ai dit à un de mes commentateurs dans Facebook et j’en suis désolé). Le gouvernement en question décide de modifier la loi pour permettre une consultation mais, elle ne peut se faire qu’au sein d’une entité territoriale ce qui est dommage mais la Constitution permet aussi de ne pas se branler avec des conneries. Consultation qui a lieu fin en juin 2016 mais on ne pouvait pas foutre le bordel dans une zone touristique avec l’expulsion des andouilles. Le oui l’avait emporté et les partis politiques opposés au projet, en gros, se sont rangés derrière l’issue démocratique.

Après l’été, l’ambiance politique était quelque peu suspecte sans compter que pendant deux ans, on a vécu avec la peur des attentats et tout ça. Et on est entrés en campagne électorale et on ne pouvait pas mettre le pays à feu et à sang.

Et le PS a perdu les élections de manière assez magistrale et guignolesque… Le PS doit maintenant se remonter.

Je lui ai donné des éléments pour faire un communiqué de presse. Des irresponsables ont terrassé un projet qui avait généré beaucoup de travail préparatoire. Les élus locaux (élus par le peuple, hein, pas des guignols - quoi que - ou des barons !) étaient majoritairement favorables à ce projet depuis très longtemps, de même que les industriels du coin et une grande partie des gens intéressés, sauf ceux qui habitent au sud de la Loire (je résume), ont voté oui, et tous les habitants de l’ouest de la Bretagne étaient également pour sauf quelques hurluberlus autonomistes ou gauchistes qui ont politisé le projet.

Et le gars Macron et son compère Machin foutent tout en l’air d’un claquement de doigt en faisant porter la responsabilité sur le dos des autres et en disant « alors vous voyez les gars on a résolu le dossier en six mois avec un nouveau projet nananère ».



17 janvier 2018

Feues NDDL, la confiance (et le Parti Socialiste)

Voila, le gouvernement a décidé d’abandonner NDDL. Mes lecteurs savent que j’étais un grand partisan de ce machin. Je ne vais pas rappeler pourquoi. Des analyses et commentaires tournent dans les réseaux sociaux. Ce n’est pas utile que j’en rajoute une couche. Je vais donc faire un billet plus personnel.

Un détail, néanmoins, en aparté, ceux qui disent que cette décision est un déni de démocratie vu qu’il y a eu un referendum devraient peut-être se mettre dans le crâne que c’était ce referendum qui n’était pas brillant. Je l’ai déjà dit ici, je pense que c’est une des plus grandes erreurs d’Hollande. Il ne s’agit pas de faire voter des gens pour démontrer que c’est démocrate. Je n’ai jamais dit que je prenais ce vote pour autre chose qu’un chômage. Mais j’avais confiance dans les institutions donc j’ai repris de l’espoir… Tant qu’à faire un aparté, les militants insoumis qui se félicitent d’une décision de Macron sont à mourir de rire d’autant que cette décision va à l’encontre d’un processus démocratique.

J’avais confiance dans les institutions, disais-je mais aussi dans Macron et son équipe de bras cassés. C’est un bien grand mot mais il y a tellement de politiciens qui ne me plaisent pas que c’est un peu par défaut.

C’est terminé. Plus de confiance.

Petit 1 : il a reculé devant une bande de délinquants qui savent maintenant qu’ils peuvent bloquer tous les projets. Le tunnel machin, le truc pour l’enfouissement des déchets nucléaires,…

Petit 2 : il n’a pas tenu une promesse de campagne (c’est amusants, ces fans se déchaînent dans Twitter et Facebook pour dire que toutes les promesses seront tenus. Ils devraient faire profil bas) au sujet d’un bordel qui me plaisait.

Petit 3 : son procédé a été lamentable. Le rapport des dernières espèces d’experts est manipulé (ce qui n’engage que moi et n’est pas le point clé de ce billet) avec des informations fausses. On voyait encore une fausse lettre d’un pilote d’avion chevronné tourner dans les réseaux sociaux.

Macron était pour moi quelqu’un tourné vers le progrès (je n’ai pas dit progressiste) mais bloquer des grands projets (pas si grands que ça, d’ailleurs, deux pistes de trois kilomètres, on ne va pas en déféquer une pendule) est tourner le dos à ma vision de l’avenir.

Je parlais du procédé.  Le discours d’Edouard Philippe en est à l’image. Tout d’abord, il joue la carte du courage (« nous, on ne laisse pas la patate chaude aux suivants »… Comme dirait l’autre, il pense avoir des suivants quand ?) et il promet du pognon à la Bretagne et à Nantes en compensation. Peut-on y croire cinq minutes ?

Alors tant pis. Une page se tourne. Je vais me tourner vers le PS pour espérer savoir pour quoi militer dans les prochaines années. Ce n’est pas dans une crise de folie que je passe de NDDL au Parti Socialiste. On est un tas de gugusses du centre gauche à avoir voté pour Macron par déception de lors de la campagne d’Hamon. On est donc nombreux du centre gauche à vouloir aller voir ailleurs.

Nous sommes par ailleurs des républicains. FalconHill parle d’un « scandale républicain » dans son billet du jour (voir ma blogroll). Nous y sommes, effectivement. Le projet annulé avait été monté dans le respect des institutions de la République, dans une perspective de long terme (près de 50 ans que ça dure) en respectant parfaitement la loi et les institutions. Il est barré d’un coup de crayon par quelques politicaillons à la petite semaine.

Le PS est agité en préparation de son congrès. J’ai  commencé à lire des interviews, des contributions,… dont celle d’Emmanuel Maurel, de l’aile gauche du PS, qui a tout mon respect (contrairement à d’autres) ce qui explique que j’ai lu. Il fait deux erreurs. Il fait une critique partielle du quinquennat précédent et il a un projet résolument ancré à la gauche de la gauche, dans un espace déjà bien occupé. Le PS ne s’en sortira que s’il sait récupérer les ouailles égarées dans le centrisme. Tout en sachant critiquer la politique du gouvernement quand elle fait mal. Et j’en connais un qui a parfaitement eu raison de parler de Raffles.

Le gouvernement vient de faire une immonde connerie et il n’y a encore aucun communiqué sur le site du Parti Socialiste. Forcément. Il ne veut pas se couper d’une partie de son électorat. Alors il oublie l’autre.

C’est tout le drame du Parti Socialiste.

Mais le drame du grand ouest, partie de la France bien à gauche, avec des élus de gauche favorables à l’aéroport, c’est qu’il perd un moyen d’améliorer son ouverture vers le monde. Et le Premier Ministre nous a expliqué qu’on n’avait qu’à aller à Roissy ou Orly en train. Ca fait trente ans que je fais des allers retours entre la Bretagne et Paris.


Il est petit et sans vision.

16 janvier 2018

Le droit d'être réac ?

Hier, j'ai lu une tribune de Claude Askomachin (je force le trait ayant peur de faire une faute) sur Slate. Toujours à propos des tribunes féministes ou pas suite à #metoo. Aujourd'hui, j'ai lu une interview d'Elisabeth Lévy suite à un article de Causeurs. En principe, je suis plus proche de Claudius que de Babeth mais j'ai du mal à suivre. La tribune du premier est lourde et l'interview de la seconde est limpide. 

Je me demande si les deux n'ont pas les mêmes racines religieuses mais comme Mme Lévy, je revendique le droit à rire de n'importe quoi comme des fois où il n'y a plus de Kro à la Comète et que je suis obligé de passer à la 1664. Ce qui est pourtant beaucoup plus scandaleux qu'un vague frottis dans le métro. 

Je n'ai pas lu qu'eux. Mais à la fin, tout cela finit par me casser les machins rendus inutiles avec l'âge. Ce qui me pousse à faire un billet de blog avec encore moins d'intérêt. 

Tiens ! J'ai lu aussi les textes des andouilles qui briguent la tête du PS.  C'est vous dire mon abnégation à la lecture de conneries. Vive Julien Dray. Au moins, il n'aura pas la prétention d'être Président du truc. Mais la question n'est pas là. 

Je vais répondre à Claudius. Me revendiquant moi-même progressiste réactionnaire même si ma légère surcharge pondérale m'empêche certaines pratiques sexuelles quand je suis tout seul. 

Si tu commences par traiter tous ceux qui ne sont pas d'accord avec toi de réac, on ne va pas avancer. Ca va finir par être l'insulte suprême. Vil réac, va ! 

Je continue à revendiquer le droit de raconter n'importe qu'elle connerie autorisée par la loi. Et à me sentir un tantinet progressiste quand je le fais. 

10 janvier 2018

Polémiques ta mère

Alors que je devrais tenir mon blog normalement avec des histoires personnelles (genre comment ma braguette est restée coincée en arrivant chez moi après une soirée au bistro) et des billets politiques, les réseaux sociaux débordent de polémiques. A une époque, on était à une par jour, je crois bien qu'on a atteint un sommet. 

Il y a celle sur la laïcité et Charlie. Alors qu'on devrait être tous unis pour défendre l'obscurantisme et lutter contre la laicite. Oups. Vice versa, on s'accuse de détournement, on interprète la loi de 1905, on s'accuse d'islamistes ou de fascistes,... Stop. 

Il a celle sur le porte parole de LREM qui a été obligé de démissionner parce que des peine à jouir ont fouillé son compte Twitter et qu'il a raconté des conneries dans sa jeunesse. Allez donc fouiller mes archives pour voir tout ce que j'ai raconté dans les réseaux sociaux depuis 10 ans alors j'ai dépassé la cinquantaine. 

Elle est à tiroirs. Il y a la polémique sur les propos de son chef qui a parlé des jeunes de je ne sais plus quelle banlieue pour le défendre. 

Tiens ! Je passe celle qui a moins circulé au sujet de trucs déformés tenu par Laurent Bouvet, toujours sur une autre histoire de banlieues. Je ne sais même plus si c'est pour le même sujet. 

Et il y a la grosse toujours à tiroirs autour de #balancetonporc qui a généré la tribune de 100 gonzesses dont Deneuve parue dans le Monde. Je ne l'ai pas lue, elle est réservée aux abonnés. J'ai lu uniquement des extraits parus dans la presse. Je suis prêt à parier que les polémistes ont fait comme moi. Tiens ! J'ai un avis. Je vous le livre. Elle est inadmissible car très mal rédigée et avec des propos ahurissants mais, d'une part,ce n'est pas notre actrice qui l'a rédigée et qui avait d'ailleurs signé le manifeste des 342 en 1971, et, d'autre part, est plutôt juste sur le fond. Bientôt, on n'aura plus le droit de draguer. 

Mais dans le tiroir (pas dans le polichinel du même métal, andouille !), il y a celle suite aux propos de Sophie de Menthon qui a dit en gros que si son mari ne l'avait pas un peu harcelée, ils ne se seraient jamais épousés. 

Moi, je m'en fous. Je ne suis pas marié. Mais toi, qu'en penses-tu ? Par quel hasard est-tu en couple ? Le coup de foudre au premier regard ? 

Ou après avoir une érection en étant obligé de frotter ta bite sur le cul d'une brave dame ou d'un brave monsieur ou t'être fait frotter le cul par une bite dans un métro bondé plein de vibrations ? 

Par pitié ! Restons calme ! Revenons à des sujets un peu sérieux. Je sais, mes billets sur Notre Dame des Landes ont 300 lecteurs. Je ne dépasse les 1000 que quand je cherche le buzz. 

Au fait, c'est BuzzFeed qui a sorti le truc sur LREM. 

Vous n'avez pas honte ?