12 août 2020

La seconde vague

Ma numérotation des jours depuis le début du confinement qui marque, à mon sens, le début « symbolique » de la crise sanitaire, est de plus en plus aléatoire. Nous sommes bien au jour 149, soit vingt et une semaines et deux jours et non pas au 148 comme pourrait le laisser entendre mon billet du 6 août numéroté cent-quarante-deux. Je demande solennellement au gouvernement de faire commencer la prochaine crise un lundi premier à 0h00.

 

Reprenons-nous ! D’ailleurs, quand je me trompe, il semble que ça excite les trolls et les commentateurs qui s’en amusent.

 

Ainsi, en ce cent-quarante-neuvième jour depuis le machin, je rentre d’un long week-end caniculaire en région parisienne et je ne sais pas si c’est la meilleure idée de vacances de ma carrière même s’il faisait réellement très chaud à Loudéac. Et je constate que nous sommes au tout début de la deuxième vague ce que je disais déjà il y a trois semaines : nous avons donc un début de vague qui n’en finit ce qui devrait au moins satisfaire les surfeurs. Je n’affirme rien. Je reprends les propos d’un éminent scientifique sans ignorer que vous pouvez tomber sur les propos de fille adoptive de la concierge d’un spécialiste tout aussi éminent qui prendront le contraire.

 

« Ce sont principalement la tranche d’âge des 18/40 ans qui est surtout concernée par la circulation du virus. Ils développent des formes peu ou asymptomatiques. Ils ne sont pas forcément exposés aux formes graves mais en revanche, ils vont favoriser la propagation du virus vers des tranches d’âges plus élevées qui elles malheureusement sont plus fragiles, plus susceptibles de développer une forme grave. » C’est un peu ce que je me tue à dire sur le blog. « Dans 15 jours, on risque de se retrouver avec une tension dans les services de réanimation et de voir un nouvel afflux de patients graves. C’est pour cela qu’il est temps d’agir. Il y a un décalage de 15 jours entre l’accélération des contaminations par le virus et le début de la tension sur les services de réanimation. »

 

Et c’est reparti, comme en 14 ! J’admire les copains blogueurs optimistes, comme Denis qui peste contre le port du masque en milieu ouvert mais je voudrais l’encourager à ne pas affirmer avec trop de certitudes certaines contre-vérités : « Comment des gens sensés, raisonnés peuvent à ce point nous ânonner des contre-vérités sur l’efficacité d’un masque qui ne sert strictement à rien en milieu ouvert ? » Comment peut-il en être sûr ? Comment nier, par exemple, qu’il y a plus de risque dans un festival de 5000 personnes à l’extérieur que dans un bistro fermé avec cinq pochetrons au comptoir ? Le virus va se dire : « hop, là ! Je suis dehors, je me calme, je ne saute pas sur mon voisin ce qui ne servirait à rien par ce que je serais emporté par le vent ? »

 

Ca fait plus de six mois qu’on raconte des conneries sur les masques, on nous a même dit qu’ils n’étaient pas efficaces, officiellement, les mêmes gens sensés, raisonnés… qui disent le contraire maintenant. Un peu de bon sens pourrait nous faire imaginer que le masque n’est pas la panacée mais qu’il est encore un des moyens les plus efficaces pour éviter de glavioter sur autrui… S’il y a « autrui », dedans ou dehors, mais si on est seuls, il ne sert à rien !

 

En d’autres termes, on pourrait dire qu’il ne sert à rien dans une pièce presque vide et qu’il est indispensable quand il y a de la foule, dehors ! Reste à définir ce qu’est une foule ce que l’on se gardera de traiter avant l’apéro du soir.

 

L’incapacité des Français à faire preuve d’un peu de discernement pousse le gouvernement à faire n’importe quoi ! Je voyais récemment une dépêche qui disait que le masque serait obligatoire dans les voitures dans les zones où il l’est pour les piétons ce qui est évidemment ridicule (il ne le serait peut-être pas si on pouvait avoir la certitude que les automobilistes avaient un masque efficace et respectaient les consignes d’utilisations mais une majorité des gens font comme moi : ils ne jettent les masques jetables que lorsqu’ils sont sales. Pour ma part, je le revendique presque : je porte ce machin pour éviter de glavioter sur autrui comme je le disais ci-dessus, ce qui est un peu la moindre des choses vu le temps que je passe au comptoir des bistros ou le port est impossible, cochon qui s’en dédit).

 

Le gouvernement faisant n’importe quoi parce que les citoyens font n’importe quoi, nous sommes relativement mal barrés. Lors de mon escapade parisienne, j’ai constaté que les gens n’y allaient pas franco sur le port à se demander si les textes ne sont pas du lard ou du cochon (il y a un jeu de mots que je n’ai pas fait : ne fais aux truies ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse : glavioter dessus – qui survivra verrat). J’ai découvert par hasard que la rue qui mène de la Comète à l’Amandine, l’Avenue Eugène Thomas avait le port dû, dans les textes mais pas les autres rues de la commune sauf la place devant le grand hypermarché. Je l’ai appris une fois arrivé à l’Amandine. J’étais donc hors la loi pendant le trajet ce qui me déprimerait si je n’avais pas la couenne solide.

 

Ainsi, le gouvernement devrait nous imposer le masque partout, sans doute aussi pour moi pour la taille des rosiers dans mon jardin qui se trouve au fond d’une impasse sans aucun passant ou presque donc sans la possibilité d’avoir un contact avec le moindre goret errant. Il va le faire à cause d’andouilles qui ne comprennent pas les enjeux voire sont franchement négationnistes (on trouve des publications « démontrant » qu’il n’y avait aucun mort de la Covid) mais comme il a lui-même complètement raté sa communication depuis le départ…

 

J’ai une copine qui est rentrée hier de vacances en Catalogne (malgré les consignes du gouvernement de ne pas y aller) : elle nous racontait combien des les gens étaient disciplinés, là-bas…

10 août 2020

Sus aux trolls !


J’ai embauché un garde du corps. Le type de droite est le serveur de la Comète. Il est bien plus utile mais moins sécurisant. Je me demande néanmoins pourquoi il a ce regard inquiet ? 

Il faut dire que mon dernier troll est obsédé par la sodomie et fait des menaces physiques. Tout en un. 

08 août 2020

Vive les blogs !

Il y a périodiquement des commentateurs de mon blog qui m’expliquent que je le gère mal (je ne connais pourtant pas beaucoup de types qui ont ma persévérance et mon ancienneté ! Même l’ami Sarkofrance a commencé après moi, il me semble). Bientôt 15 ans de service. 

Je reçois beaucoup de leçons d’abrutis qui m’expliquent que ce que je fais est nul et n’a aucun intérêt et qu’eux feraient beaucoup mieux ! Ils sont évidemment ridicules. Je donne mon avis depuis 15 ans. Je vais continuer. Je vais aussi continuer à supprimer les commentaires de mon blog qui ne comprennent pas que c’est mon blog et que je n’ai aucune envie de faire la promotion des idées des autres quand ils n’ont comme seul argument que je suis con. 

Ils n’ont par ailleurs aucune idée des commentaires que je reçois parfois vu que je suis obligé d’activer la modération. Voilà un exemple. 



Il faut admettre, néanmoins, que des imbéciles qui parlent de mon blog en restant anonymes et en faisant explicitement des menaces physiques mériteraient un séjour au trou. Je pourrais d’ailleurs porter plainte. 

A la décharge de ce charmant garçon : il est très con et ça nous donne des distractions. 

Et l’occasion pour moi de faire un rappel : les commentaires des crétins qui ne comprennent rien à la philosophie d’un blog peuvent être virer. Ils sont évidemment sûrement plus intelligent que moi mais je n’ai pas que cela à foutre. J’ajoute qu’aucun commentateur ne peut prétendre connaître mieux que moi la vraie vie. Je n’en tire aucune prétention mais ça le fait rigoler. 

Adieux connards ! Mon blog aura bientôt 15 ans et survivra à nos conneries de peine à jouir sans intérêt. 

06 août 2020

Tu ne portes pas de masques : tu es con et je t'en veux

En ce cent-quarante-deuxième jour depuis le déluge, je vais faire une pause dans mes vacances et aller passer le week-end au Kremlin-Bicêtre. J’en profite pour donner quelques nouvelles avant de laisser éclater une légitime colère tant des baffes se perdent chez nos concitoyens qui n’ont rien compris à la pandémie mondiale.

 

Il y a une dizaine de jours, j’ai emprunté la voiture d’un copain ce qui me permettait d’aller chercher ma mère à la maison de retraite afin qu’elle puisse passer ses après-midis à la maison. Le rythme s’était installé et c’était assez sympathique d’autant qu’elle n’avait plus comme unique perspective d’aller faire un tour du jardin de sa résidence et de glander sur internet ! Mais patatras. J’y reviendrai.

 

Depuis vendredi soir, je suis en congés pour trois semaines, envisageant de vadrouiller au travers de la Bretagne avec des voitures d’emprunt et de la moitié ouest de la France ce que je vais faire dès 14 heures.

 

Dimanche, quatre personnes dans un Ephad de Loudéac ont eu des symptômes proches de la grippe. Trois ont été contrôlés positifs à la Covid-19. L’établissement a été fermé immédiatement et tous les résidents confinés. Mardi, nous avons serré les fesses mais la sentence est tombée mardi : les deux autres Ephad et les deux « résidences avec services » ont été confinées ce qui fait que les cinq maisons de retraite de la commune sont en quarantaines. Les gens n’ont plus le droit de sortir et les visites sont fortement limitées.

 

Des mesures sont prises pour suivre l’évolution locale de l’épidémie mais, à ma connaissance, on ne sait pas encore la méchante Covid est entrée à Brocéliande (le poétique nom de l’Ehpad concerné). Le scénario est probablement pourtant très simple. Un jeune de la région a probablement été faire la fête avec des potes dans des coins touristiques, Quiberon, peut-être ? Il est ensuite rentré chez ses parents et leur a refilé la saloperie qu’il avait chopé en se saoulant la gueule et ils l’ont eux-mêmes transmis à un des vieux résidents qui l’a refilé à deux autres.

 

Toi, le jeune, tu es un con, un con égoïste. Tu ne penses qu’à ta gueule. Tu te dis que la mortalité est en baisse, tu lis des conneries dans Facebook et tu es sûr de toi ! Bilan des courses : la maladie prospère ! Hier, on a battu un record de nouveaux cas depuis mai. Certes, le nombre de mort ne monte pas de manière dramatique mais la maladie est toujours là et le gouvernement ne cesse de nous préparer à de nouvelles mesures.

 

La prochaine devrait être conne : il devrait être interdit de se promener dans la rue sans le masque ! C’est ridicule : on devra avoir un masque même si on ne risque pas de croiser quelqu’un. Alors, comment en sommes-nous arrivés là ? Comment en sommes-nous arrivés à obliger le gouvernement à prendre des mesures aussi fortes que grotesques ? C’est simple : tu n’as pas respecté les consignes de prudence élémentaire. Tu as refusé de croire ce qu’on te disait. Tu t’es cru libre comme l’air.  Pourtant les consignes étaient claires et sensées. Prenons le cas des bistros, le plus compliqué. Si tu es dans un bistro à un endroit où tu ne bois pas, tu mets un masque. Il ne peut y avoir plus de 10 personnes à une table, les tables doivent être espacées (ce n’est pas ton problème mais celui du taulier), tu ne dois pas boire debout mais il y a une tolérance au comptoir s’il n’y a pas trop de monde (et pas de tabouret…). C’est compliqué à comprendre ? C’est simple : il faut éviter d’envoyer des glaviots à la tronche de trop d’imbéciles.

 

Dès le début, des patrons de bistro ont joué le jeu mais pas toi, tu as commencé

par aller fumer dehors en terrasse tassé avec d’autres crétins sans penser que la règle de bon sens ne s’appliquait plus, tant tu étais persuadé que le virus était assez intelligent pour ne se déplacer d’andouille en andouille que dans les terrasses où les gestes barrière n’étaient pas respectées. Puis, tu as commencé à te relâcher. Le patron de bistro a bien tenté de te rappeler à l’ordre mais comme certains ne jouaient pas le jeu, tu as pu faire du chantage auprès des tauliers (je l’ai vu, du genre : « ah tu veux pas que je rentre chez toi sans masque, je vais aller ailleurs).

 

Tu es criminel. Les patrons de bistro et de tous les lieux festifs sont criminels. Les forces de l’ordre sont criminelles : il y a 40000 bistros en France, disons 100000 lieux de débauche potentielle et plus de 200000 agents dans les forces de l’ordre ! Ce n’était quand même pas très compliqué d’organiser des contrôles dans chaque endroit tous les deux ou trois jours. Mais tu aurais gueulé à l’état fachiste dans Facebook, relayant des Fakenews et différentes conneries, fier de toi, sans même aller consulter les profils d’où partaient les imbécillités, sans voir qu’il s’agit de complotistes récidivistes.

 

Je ne rêve pas : toutes les publications des opposants aux mesures gouvernementales sont ridicules. Tiens ! Hier, je suis tombé sur « Les tests "Covid" sont faux et vous donneront tous positifs pour vous filer le vaccin obligatoire ! » Je pense que le type qui a relayé cela n’a même pas réfléchi une seconde tant il était heureux de se faire croire à sa propre indépendance, à sa propre liberté. Comme si le vaccin était destiné uniquement aux personnes positives…

 

Fais attention ! Tu es probablement de la même connerie… Ah ! Tu vas relayer des slogans plus intelligents comme « les mesures prises contre le virus ne sont pas scientifiques mais politiques ! » Tu seras fier comme un bar tabac non masqué mais on va te demander ce que ça veut dire. Tu vas réussir à ânonner quelques bricoles. Tu as raison ! Mengele était un grand scientifique. Et je suis bien content que les mesures soient prises par des gens qui répondent directement devant les représentants du peuple et pas des scientifiques qui n’arrivent pas (et ce n’est pas une critique) à faire consensus.

 

Le consensus ? Tous les pays du monde sont dans la même merde mais comme tu es con, je me répète, tu vas tout mettre sur le dos de Macron qui fait exprès de … (tu peux compléter les pointillés avec que tu veux comme « tous nous museler pour pouvoir faire passer les mesures qu’il veut » mais tu iras dans le ridicule avec « prendre des mesures qui ruineront l’économie en enrichissant les privilégiés »).

 

Je te concède le droit de ne pas croire toutes les informations qui circulent, heureusement ! Par contre, il y a une stratégie nationale qui se met en place (voire une stratégie internationale vu que tous les pays prennent sensiblement les mêmes mesures selon l’état de l’épidémie) et tu ne peux pas, tout seul, aller contre une stratégie de groupe car tu l’as fout en l’air : tu es un con et, moralement, tu n’as pas le droit de le faire.

 

Tu vas te consoler avec des chiffres débiles comme en comparant le nombre de morts de la grippe de la fin des années 50 avec notre Covid sans même te rendre compte que notre nombre de morts serait bien pire s’il n’y avait pas eu le confinement.

 

Tu vas traiter les autres de moutons sans même te rendre compte que tu mets tous les jours ta ceinture de sécurité quand tu prends ta bagnole, tout ça pour sauver une dizaine de milliers de vies. C’est dérisoire. Tu es un mouton. Tous les habitants de la planète qui mettent des ceintures sont des moutons. Alors les pouvoirs obligent les gens à mettre des ceintures et multiplient les contrôles. Pauvres moutons. Nos gouvernements vont imposer le masque en pleine campagne car tu n’es pas capable de faire la distinction entre les endroits où il est indispensable, ceux où il est raisonnable et ceux où il ne sert à rien.

 

Pourtant, mon exemple des ceintures n’est pas bon. Une ceinture ne peut sauver que son porteur. Le masque est plus proche des limitations de vitesse : il sauve aussi les autres… Ca ne fonctionne pas à tous les cas ! Tu peux avoir un grave accident de la route en roulant à 50 alors que c’est limité à 90 et tuer plein de gens (tu somnoles, tu t’écartes sur la voie de gauche et tu prends un car de plein fouet…). Des mesures comme la ceinture et les limitations de vitesse ont fait diminuer de 15000, environ, la mortalité annuelle sur les routes sans compter d’autres mesures comme l’amélioration des axes routiers…

 

Mais tu n’en es pas moins un automobiliste mouton. Lors soit raisonnable, deviens un piéton mouton.

 

Car tu es coupable. Tu ne sais pas de quoi, bien sûr, tu ne te rends pas compte…

 

Ma mère, dans sa maison de retraite, est confinée depuis novembre (il y a eu la première vague de grippe puis de gastro avant le coronavirus), elle a eu une vingtaine de journées peinards avant mars et, depuis, une douzaine de demi-journées où elle a pu rentrer chez elle.

 

C’est insupportable, humainement ! Mardi, on lui annoncé qu’elle avait droit à une nouvelle période de confinement strict.

 

Il suffit pourtant de respecter les autres. Je ne me suis pas approché à moins d’un mètre de ma mère depuis six mois sans que nous ne portions tous les deux le masque.

 

Nous avons le devoir de protéger les autres. Tu es sans doute con mais, au moins, tu dois pouvoir le comprendre.

 

Alors je t’entends bien te préparer à me sortir d’autres arguments, comme l’immunité collective. Peut-être ! Peut-être devrions-nous lâcher un peu de lest pour permettre de développer des anticorps et des machins comme cela mais, pour l’instant, cela n’a pas fonctionné et il n’y aucun consensus scientifique sur cela, ni sur les traitements (lis bien la presse, on a des types qui défendent l’hydrochloriquine mais ça ne fait pas un consensus, on voit des lascars qui se prétendent scientifiques mais que tu ne connais pas qui pondent un tas de théories), ni sur les vaccins (on voit de bonnes nouvelles, les vaccins sont presque prêts, alors ne désespérons pas… mais ne faisons pas non plus comme ces vaccins contre l’hépatite B qui favorisaient la sclérose en plaque. Le vaccin contre la covid va arriver mais il mettra des mois et des mois à être testé).

 

Avant le vaccin, avant le traitement, nous devons nous protéger. La voiture automatique n’empêchera pas les accidents de voiture avant longtemps.

 

Tu n’es pas con, si ? Tu dois le comprendre. Des mois de masques obligatoires car tu n’as pas su faire la part des choses…


03 août 2020

Les droits à la déconnexion et à glander pendant les heures de travail et vice versa

Pendant la seconde quinzaine de juillet, j’ai eu une forte baisse d’activité en dehors des heures de réunion (l’activité est naturellement ralentie avec l’étalement des congés et le hasard a fait que je n’avais plus de dossier à traiter). Ces périodes ne sont pas rares. C’est lié à la structure de mon boulot (la contrepartie est que je vais passer des semaines la tête sous l’eau).

 

C’est la troisième fois que ça m’arrive depuis le début du confinement et du télétravail non stop. Il y a eu la première semaine où tout le monde était occupé par la mise en place du nouveau dispositif de travail mais je n’étais pas vraiment concerné… Je m’occupais en me documentant sur les outils de travail collaboratif, notamment Teams, ce lui que nous allions avoir à utiliser. Il y a eu une autre phase, vers fin avril. Je crois avoir analysé comme un retour à la routine, pour les équipes mais qu’elles n’avaient pas réussi à se replonger dans les dossiers ! Pas facile de se plonger dans des projets quand on n’est pas au bureau. La gestion quotidienne se fait très bien en télétravail mais une page blanche ne se remplit pas. Je me rappelle avoir appelé l’adjoint de la chef pour lui supplier de me donner du travail, n’importe quoi, est Excel à remplir pour préparer le plan de charge, de la documentation à faire sur un sujet que je ne connais pas,… Ca fait plus de quinze ans que j’ai la même chef et elle est habituée à ce que je rende satisfaction mais se fout totalement de ce que je peux glander au quotidien…

 

Quand je suis au bureau, je suis connu par mes collègues pour passer du temps par période, à glander dans Facebook ou à jouer avec mon iPhone, tout en étant disponible de 8 à 21h et, pendant d’autres, à bosser comme un fou en courant dans tous les sens.

 

Pourtant, ce n’est pas facile de ne rien faire quand vous êtes au bureau si vous êtes quelqu’un de normal (j’entends par là, pas un fainéant, un fainéant n’a pas de complexe et on les repère assez facilement : ils passent leur temps à discuter avec les autres pour s’occuper alors que les « normaux » voudraient le faire en travaillant). Il vous faut faire quelque chose, non seulement pour vous occuper mais aussi pour vous donner l’impression d’être utile « socialement »… et éviter d’avoir celle que les chefs pensent que vous ne serviez à rien.

 

Evidemment, il y a une grosse différence entre le travail normal et le télétravail. En télétravail, vous ne distrayez pas les autres en glandant et vous avez toujours de quoi vous occuper. Vous vous foutez des chefs : ils ne peuvent pas vraiment savoir ce que vous faites mais ils ne sont pas mécontents vu que le travail pour lequel vous êtes payés est fait (ce n’est pas souvent que je donne un argument contre le télétravail, ici, mais la contrepartie est que, si vous glandez au bureau, c’est la productivité de vos collègues qui baisse). En plus, au bureau, vous êtes à votre poste de travail et vous pouvez lire les mails dès qu’ils arrivent et donc y répondre au plus vite.

 

Pendant la première partie de mon télétravail de déconfinage en Bretagne, je m’efforçais de prendre des pauses d’un quart d’heure plusieurs fois par jour ou, du moins à ne pas passer plus d’un quart d’heure en pause (à faire la cuisine, à entretenir le jardin, à faire ma toilette, à déjeuner,…) sans consulter mes mails « au cas où ». C’est peut-être à cause de ce que j’appelais « l’utilité sociale » ou ne pas supporter le sentiment de trahir la confiance de celui qui vous accorde un salaire… Cela étant, hormis ces deux dernières semaines, j’ai été bien occupé, de quoi dépasser 8 heures par jour de boulot (comptez donc le temps de travail effectif d’un cadre dans un bureau d’une grande entreprise, en comptant l’heure tardive d’arriver, la pause déjeuner consacrée aux courses, le départ à la bourre pour aller chercher les mômes, les discussions avec les collègues, les travaux personnels, courses et démarches administratives sur internet : cela dépasse rarement 6h30 – j’ai vérifié : je suis une pute, les salariés étant renforcés dans leurs idées du fait qu’ils passent deux heures de travail par jour dans les transports en commun et sont donc absents de la maison près de 9h par jour).

 

Du coup, pendant ces deux semaines, j’attendais les mails, histoire d’avoir une occupation plus rapidement.  Et comme j’étais fatigué (sept mois sans vrais congés, je passais du temps sur mon lit, dans le fauteuil du séjour… à lire à jouer… et à dormir), je ne pouvais passer du temps devant mon PC à attendre les mails. J’ai alors eu une idée géniale : activer les notifications sur mon iPhone pour les mails professionnels.

 

Je l’ai fait un peu par hasard. Je m’étais inscrit à des réseaux sociaux ou réactivé

d’autres (comme Instagram, voir mon billet d’hier) et donc revu les notifications… Et j’ai pensé à Outlook ! L’idée géniale en question. J’ai subitement retrouvé une sensation de liberté, disponible à 100% sans, pour autant, être scotché à mon poste de travail. Je m’étais toujours refusé à le faire au nom de la sacrosainte au nom de lu sacro-saint « droit à la déconnexion ». J’avais désactivé les notifications sur mon téléphone professionnel car je ne l’utilise que pour être appelé et j’en avais marre d’y recevoir des notifications alors que je les avais sur mon PC mais je n’avais jamais pensé à l’iPhone personnel !

 

Le bonheur ! Je vais au bistro à 17h30 et je reçois une notification pour un mail professionnel. Et je le lis ou le traite… Il ne s’agit pas de tricher et de faire croire qu’on travaille tout le temps : la plupart des cadres supérieurs en entreprise reçoivent des centaines de message par jour, il faut les lire souvent pour éviter d’en avoir une cinquantaine à la reprise, le matin. Il y a deux choses : d’une part ce sentiment d’utilité sociale (dont le fait de mériter un salaire) et, d’autre part, un besoin d’efficacité collective : si vous pouvez traiter un mail en quelques secondes pendant vos heures de loisirs, cela empêchera vos collègues de passer des heures à trouver la réponse et donnera toute satisfaction au demandeur.

 

Alors pourquoi ne pas étendre la réflexion aux congés payés ! De toute manière, le cadre supérieur a intérêt à lire ses mails au jour le jour pour éviter d’avoir un stock trop important à la reprise. Ce stock important lu en vitesse vous ferait zapper des informations importantes perdues au milieu de tonnes de données et vous occuperait plusieurs journées. On le fait quasiment tous. Et quitte à lire les mails, autant les traiter s’il faut le faire, sinon, on oubliera à la rentrée (on ne va pas relire les mails déjà lus…). Et vous n’avez pas les traiter vu que vous êtes en congés : donc vous les faites suivre à des collègues si vous n’avez pas une réponse immédiate à apporter. C’est paradoxal : vous les traitez parce que vous n’avez pas à les traiter parce qu’en les traitant en mode « déconnecté », vous pouvez le faire superficiellement et que vous n’aurez plus à les traiter à fond !

 

Ainsi, le droit à la déconnexion est une vraie foutaise. Evidemment, vous ne lirez pas les mails pendant un repas de famille ou une après-midi à la plage mais vous les lirez après…

 

Vendredi soir, j’étais en congés et j’ai oublié de désactiver les notifications. Dans le fond, ce n’est pas grave (c’était sans compter avec les six mails de statistiques hebdomadaires que je reçois à 4h le lundi matin et qui m’ont réveillé) : je ne reçois pas de mail le week-end sauf cas particulier ! Et il y en a eu un dimanche : les types de la production informatique ont cru qu’un de nos serveurs était planté et qu’il y avait eu un impact pour la clientèle. En tant normal, je n’aurais rien pu faire alors, à la fois en congés et en week-end, ce n’était même pas la peine que je bouge un sourcil… Recevoir un mail important (et ceux en réponse, au fur et à mesure du traitement de l’incident) ne pas dérangé !

 

Ce matin, je n’y pensais plus (sauf à 4h…). Ce n’est qu’après avoir commencé à rédiger ce mail que j’ai commencé à recevoir des notifications et à les lire d’un œil discret. Je ne sais pas si je vais les couper (je vais arrêter le bip qui va avec, quand même…). En fait, ce qui m’a le plus dérangé, ce matin, ce sont les mails négatifs, en l’occurrence ceux d’une collègue d’un lointain service qui nous rappelait ce que nous avions à faire, histoire de montrer à tous que c’est elle qui menait le jeu. Ce qui m’a gêné, en fait, c’est qu’en étant en congés, je n’ai pas plus lui répondre avec ma pensée profonde : « si tu veux faire notre boulot, tu peux le faire, mais je vais aussi dire à ton patron que tu veux faire notre boulot et qu’en nous disant quoi faire, tu fais un truc pour lequel tu n’es pas payée et tu coûtes cher à la boite. »

 

Je crois que tous ces sujets doivent être traités globalement : le droit à la déconnexion, celui de glander pendant les heures de travail ou de travailler pendant les heures de glande, le télétravail, la surveillance du travail des autres doivent être traités globalement, surtout dans les grandes entreprises. Ainsi, qu’une personne d’un autre service nous rappelle ce qu’on a à faire est beaucoup plus dégradant et fatigant que de se sentir obligé pour différentes raisons de lire des mails.

 

Et le monde du travail s’en sortira beaucoup mieux…

 

 


02 août 2020

Mes réseaux sociaux en 2020

Je me souviens de 2006 et 2007, où, récent blogueur intensif, je cherchais par différents moyens à me faire connaître et à découvrir des confrères tellement la « chose » me fascinait. On pouvait lire des trucs écrits par des inconnus ne cherchant absolument pas à se faire connaître comme stars (ou comme pionnier du « web 2.0 ») et surtout faire lire nos propres âneries. Peu après sont venus Twitter et Facebook. Dès le début, j’ai été très actif avec le premier mais je me suis lassé au bout de quelques années car il était devenu très difficile d’alterner les sujets sérieux et les conneries de bistro. Je me suis alors tourné vers Facebook où il y avait de l’espace pour parler de politique et de rédiger des tests plus personnels et où les gens que l’on rencontrait n’étaient pas des espèces de personnages créés de toutes pièces autour d’un pseudo mais de gens qui s’étaient inscrits pour retrouver la famille et les amis et qui avaient finir par sortir d’un cercle privé.

Le personnage « Jégoun » s’est sans doute pris à son propre piège et ne vient plus qu’occasionnellement larguer des étrons dans Twitter qui ne mérite pas bien mieux… Pourtant, « Jégoun » ne fut pas un « pseudo » mais plus un diminutif ce qui pourrait d’ailleurs nous amener à ressortir l’éternel débat au sujet de l’anonymat des utilisateurs de réseaux sociaux, sujet pratiquement systématiquement pris à l’envers par les responsables politiques… qui cherchent à se faire un nom. Je ne suis pas anonyme mais pendant des années, je ne pouvais pas me permettre qu’une recherche de « Nicolas Jégou » dans Google tombe sur mes publications.

 

Pendant le confinement (qui a débuté il y a cent-trente-neuf jours, n’oublions pas

de numéroter, que diable !), j’ai amélioré ma connaissance d’autres réseaux sociaux ou assimilés comme WhatsApp et Messenger que je n’utilisais que quand je n’avais d’autre moyen de communiquer avec les potes.

 

Depuis la fin des années 2000, beaucoup de réseaux sociaux ont vu le jour, comme Google Plus auquel je croyais beaucoup (à tort…). Ce sont les utilisateurs qui font les usages de ce type de plateformes et les gens ont essayé d’y reproduire ce qu’ils faisaient dans Facebook. Il n’y avait sans doute pas de la place pour les deux, tant Facebook a une espèce de vocation universelle à y centrer le réseau des connaissances. Certaines plateformes ont tenté de concurrencer Twitter, comme ce machin en open source dont on a tant parlé mais ont également échoué. Le babillage court était pour Twitter.

 

Pendant ce temps, les blogs ont bien évolué. Ils ont souffert de la concurrence des autres réseaux sociaux, ils ont perdu un certain soutien de la presse (les médias officiels craignaient, vers 2010, d’être concurrencé et ont donc essayé de récupérer le système) et de la supériorité, voire l’hégémonie de Blogger, la plate-forme de blogs de Google. Peu importe, mais le G de Gafam a joué un rôle dans ce pataquès. Il y a eu l’expérience ratée de Google Plus qui était passée par une sorte d’intégration entre Blogger et Google Plus et il y a eu la suppression de Google Reader. Les blogs Blogger sont devenu suffisant à eux-mêmes et ont formé un vrai réseau. Je crois qu’on est à un stade où il ne reste plus que trois types de blogs : ceux « autohébergés », c’est-à-dire, gérés, à un niveau informatique, par leurs tauliers, souvent sur la base de boîtes à outils comme WordPress, les blogs Blogger et, enfin, les blogs d’autres plates-formes (comme WordPress, d’ailleurs, mais avec une autre casquette mais, à l’époque, il y avait over-blog, hautetfort, 20minutes…).

 

On ne peut pas être partout ! Être actif dans beaucoup de médias sociaux me parait être de la folie. Je suis passé à coté de plein de produits dont Pinterest et Snapchat auxquels je n’ai jamais rien compris et même DailyMotion et surtout Youtube que j’utilise pour obtenir des vidéos mais absolument pas en tant qu’outil de partage. Je ne suis plus abonné à rien et ça me fait des vacances… J’en ai beaucoup essayé ! Je me rappelle encore, il y a plus de douze ans, quand un copain m’a dit de venir sur Facebook pour tester, j’étais loin de me rendre compte de l’ampleur que ce machin allait prendre. D’ailleurs, pendant des années, j’y étais très peu actif.

 

Il y a des évolutions de ces outils auxquelles on ne comprend rien, comme les stories de Facebook (d’ailleurs si un passant pouvait m’expliquer l’intérêt). Depuis un an ou deux, j’ai remarqué qu’une partie de mes potes Facebook étaient de plus en plus utilisateurs d’Instagram qui est une sorte de petit Facebook pour le partage de photo. J’y avais un compte depuis longtemps mais je ne l’utilisais que tous les deux ou trois ans ! Je ne vois pas l’intérêt : je diffuse mes photos de bouffe dans Facebook, pourquoi le faire aussi dans Instagram alors que les potes sont souvent les mêmes (ma question est sincère) ? J’ai réactivé mon compte pour voir car le bistro du coin en ouvert un… ! Tout de suite, j’ai eu plein de nouveaux abonnements et je me demande comment tant de gens peuvent s’intéresser aux photos d’andouillettes…

 

On verra bien ! Dans la série des trucs dont je ne vois pas l’intérêt, je parlais, plus haut, de Messenger et WhatsApp, tous deux concurrents mais gérés par la même boutique. J’utilisais Messenger pour envoyer des messages privés à des contacts Facebook. Je l’utilise aussi, depuis un an ou deux comme groupe de discussion mais sans plus, un peu à défaut de connaître l’adresse mail de tous mes potes. Je n’ai toujours pas compris l’intérêt de WhatsApp à part pour le fait que pour l’échange de photos et de vidéos, çà fonctionne mieux que les SMS et MMS et d’autres trucs, comme Messenger.

 

J’ai plusieurs collègues qui ont monté des groupes de discussion WhatsApps, j’en suis immédiatement sorti, de même que ceux personnels créés par des potes : des outils de messagerie nécessitent des notifications pour être efficaces et j’en avais marre de voir mon iPhone vibrer en permanence (c’est vrai pour WhatsApps et Messenger). Quand je veux parler à quelqu’un, j’ai le SMS et le mail, ras le bol de tous les machins intrusifs qu’il y a autour ! En outre, pourquoi utiliser un outil pour partager des vidéos et des photos alors qu’on peut utiliser Facebook ?

 

Pendant le confinement, j’ai beaucoup appris sur ces deux applications

(notamment que les interfaces web sont très correctes et qu’on peut synchroniser ses contacts WhatsApp, par nature réservés aux contacts du téléphone, avec une application sur PC). La recherche de système de visioconférence a fait beaucoup dans cet apprentissage !

 

Enfin, j’ai découvert TikTok dans un article de mon copain Romain Blachier (mais je ne le retrouve plus) il y a quelques semaines. J’ai téléchargé l’application et l’ai testée sans y trouve le moindre intérêt à part des vidéos rigolotes de jeunes de 15 à 20 ans, en gros. J’y ai trainé quelques temps puis laissé tomber avant d’y revenir, ce week-end, suite à la décision de Donald Trump d’interdire ce machin aux USA. Je suis incapable de réaliser une vidéo donc je n’utiliserai pas TikTok pour diffuser mais pourquoi pas ne pas regarder quelques trucs de temps en temps pour rigoler ou tuer le temps ? Toujours est-il que cette décision de Trump me parait ridicule et, de toute manière, on est déjà sous la coupe d’un virus chinois.

 

Il parait que TikTok est un réseau social qui fonctionne très bien ! Il vient de Chine, justement, et a beaucoup de clients potentiels là-bas. C’est devenu la deuxième application téléchargée dans le monde, juste derrière WhatsApp et devant Messenger (alors que je considère ces trois trucs comme assez inutiles) et loin devant Facebook (propriétaire de WhatsApp et Messenger) alors qu’on pourrait le penser comme hégémonique !

 

Ne serait-ce pas la raison cachée de Donald Trump d’interdire ce machin ? Ou ne fait-il pas une erreur en coupant la concurrence étrangère dans son pays alors que d’autres pays ne le font pas.

 

Tiens ! Voici les applications les plus téléchargées sur Android et iOS en 10 ans : Facebook, Facebook Messenger, WhatsApp Messenger, Instagram, Snapchat, Skype, TikTok, UC Browser, YouTube, Twitter…

 

Les quatre premières sont chez Facebook, il y en a cinq dont je ne vois pas l’intérêt, un (Twitter) dont je me détourne de plus en plus. UC Browser n’entre pas dans la même catégorie que les autres (c’est un navigateur).

 

Je crois que je vais rester avec Facebook et Blogger (qui n’a pas d’application pour smartphone)… Peut-être diffuser un peu sur Instagram et continuer à suivre TikTok.


P.S. : j'ai l'impression que Blogger vient de supprimer l'ancienne interface de saisie d'où une mise en forme un peu louche, aujourd'hui !


31 juillet 2020

Des vacances au Kremlin-Bicêtre ?

C’est ce que j’envisageais au début de ce cent-trente-septième jour de télétravail quasi-continu mais le dernier avant trois semaines. 

Mon iPhone me le déconseille fortement. Ou alors de dimanche à mardi. 




28 juillet 2020

Le reconfinement, c'est maintenant !


https://static.actu.fr/uploads/2020/06/la-terrasse.jpgEn cette 134ème journée, on peut dire sans trop de risque que le reconfinement devrait arriver dans les tous prochains jours et est uniquement dû aux imbéciles qui n’ont pas compris qu’il y avait des règles à respecter et leurs raisons d’être.

Les gens ont un peu compris le masque. On leur avait tellement dit qu’il ne servait rien que c’est rentré dans leurs crânes mais les idées sont quand même rentrées doucement, en partie. On ne met pas le masque pour se protéger soi-même mais pour protéger les autres. Cela a été illustré par des infographies amusantes dans les réseaux sociaux. Vous prenez deux mecs à poil face à face. Celui qui est à gauche, se met à pisser. L’autre va être éclaboussé. Si ce dernier met un pantalon, il recevra toujours des gouttes qui traverseront son pantalon. Si seul le pissou met un pantalon, l’autre ne recevra presque rien. Si les deux mettent un pantalon, les examens d’urine auront réussi : il n’y aura pas de transmission. Le masque (ou le pantalon) protège les autres.

On a dit aux gens : il faut mettre des masques. Ils ont commencé à en mettre. On leur a dit : il faut les mettre dans les commerces, c’est obligatoire, ils les ont mis pour ne pas être sanctionné mais il reste les lieux ou, par nature, on ne peut pas respecter les distances de sécurité et où le masque interdit de se livrer à une activité précise qui nécessite l’accès à sa bouche : boire ou fumer.

Les règles ont pourtant été très précise dès le départ : vous respecter les distances, vous ne buvez pas debout (pour éviter les entassements) et vous ne circulez pas sans masque entre les tables, pour aller aux toilettes, pour aller au comptoir… Quand c’est possible, vous évitez de vous croiser, vous mettez des sens de circulation…

Beaucoup de bistro n’ont pas joué le jeu parce que cela semblait ubuesque, cela était inutile dans les plus petits où il n’y a pas beaucoup de brassage de clientèle mais aussi parce que les clients ne voulaient pas respecter les consignes. Je leur en veux beaucoup à ces clients et à ces patrons.

Les bistros ont des particularités par rapport aux autres lieux « public clos ». La première est qu’on y reste plus longtemps, l’espace d’une soirée. La seconde est qu’il y a un brassage de clientèle important. Ces deux raisons cumulées font le que le virus circule facilement. La troisième est que les clients sortent fumer et s’entassent comme des cons pour le faire.

Et ce sont des lieux de fête d’autant que les discothèques sont fermées. Avec les vacances, le relâchement logique, les gens s’y sont précipités et ont oublié rapidement toutes les règles. Ils méritent des baffes tout comme les autorités. Ces dernières auraient dû déconfiner les bars dès le de départ, je l’ai déjà écrit sur mon blog et j’ai même dit quelles règles mettre en place. Surtout, elles auraient dû faire des contrôles. Les forces de l’ordre sont assez nombreuses pour aller de temps en temps boire un café (ou une bière mais ne le dites pas au chef) pour voir si tout allait bien, donner des conseils aux patrons, puis, progressivement, commencer à verbaliser. Les patrons n’auraient pas du profiter de l’effet d’aubaine pour gagner plein de pognon rapidement après un printemps désastreux. Les clients sont les pires crétins en refusant de porter le masque, de respecter quelques consignes (ce n’est quand même pas compliqué d’aller faire une dizaine de mètres avant d’allumer une clope !)… et de faire du chantage auprès des tauliers.

Alors, on va reconfiner, brutalement ! Aussi bien l’annonce sera faite ce soir, voire a été faite pendant que je rédigeais ce boulot, tous les bistros d’un coup, éventuellement par région mais sans discernement entre ceux où sa craint et les autres ! Par exemple, dans mon Centre Bretagne, ça va fermer parce que des abrutis ont fait les zouaves pour s’amuser à Quiberon, à une centaine de kilomètres.

Mais ces imbéciles de fêtards devenus positifs vont refaire circuler le virus parmi leurs proches, les personnes âgées et fragiles en premier lieu… Donc les maisons de retraite et autres Ehpad vont être fermée à nouveau, avant même d’avoir pu totalement déconfiner. Les longs déplacements vont à nouveau être interdits. Des plages vont l’être, des cinés, des spectacles… Tout ça pour quelques bars et autres cafés ou Puy du Fou et Stade de France !

Il fallait limiter la circulation du virus, par l’arrêter, l’immunité collective ne pourra pas se déployer sans une légère circulation mais, à nouveau, nos centres de soins vont être débordés si on ne fait rien. Alors on va reconfiner les bistros et les maisons de vieux.

Bande de cons.

27 juillet 2020

Heureux les blogueurs morts !


Je crois que le Coucou serait devenu fou en cette cent-trente-troisième journée de confinement. Il nous aurait fait des beaux textes, notamment dans les premiers jours, avec la communication à tout va du gouvernement, les propos contradictoires, les évidences (l’intérêt du masque) rejetées, ce formulaire d’attestation digne des plus grandes heures de l’administration ! Il aurait sans doute fait une case rien que pour lui.

Je soussigné Jean-Louis Fraysse, époux de Marcelle Perriod, alias (à deux) Michel Grimaud certifie surfer dans les blogs et dans les chemins de mon var uniquement pour répondre la gentillesse dont m’ont affublé les copains blogueurs. 9 ans qu’il nous a quittés. Pour moi, le 27 juillet est un peu le jour des blogueurs morts. Vers cette sale année 2011, ce sont trois copains blogueurs qui nous ont quitté avec, en plus du Coucou, Philippe Méoule et Olivier Porret.

Il y en a eu d’autres, depuis, mais relativement peu. Je ne peux pas relever tous les noms. Jean-Louis était évidemment mon grand copain mais les deux autres venaient régulièrement de leurs provinces réciproque pour boire un verre à la Comète.

Puisse ces quelques mots faire que… Ah ben je ne sais pas. On oublie. Les blogs sont sans doute toujours présents. Ils sont dans mon agrégateurs de flux et je suis toujours administrateur de celui de Jean-Louis. Ca fait plus de cinq ans que je ne suis pas aller voir les commentaires en attente de modération de la part d’un tas d’amis à qui il manque.

La bise à tous les trois même si vous êtes un peu froids.

26 juillet 2020

Des hommes et une Coffin


Alice Coffin on Twitter: "Je viens d'exploser en plein Conseil de ...Alice Coffin, élue EELV de Paris, a déclaré récemment « Ne pas avoir un mari m’expose à ne pas être violée et tuée et ça évite que des enfants le soient aussi ». Cela est tellement ridicule qu’une franche rigolade devrait être la bienvenu… Je me suis donc fendu de la publication suivante dans Facebook : « La solution est d’égorger les hommes à la naissance. On en garde quelques pour la reproduction tant que la science ne sait pas créer des gamètes de manière écologique, responsable, durable et pas chère. En fait, on va garder les hommes jusqu’à la puberté et quelques années après et que ne conservera que ceux qui ont réellement une grosse bite pour la sélection naturelle et pour pouvoir baiser autrement qu’avec un vibromasseur.
Les hommes seront élevés dans des parcs. On pourra en louer à l’heure (ou à la paire d’heure pour les gourmandes) mais deux eunuques surveilleront la scène pour vérifier que la salope qui veut réellement être baisée par un homme ne soit pas violée.
Si vous voulez d’autres idées pour le monde de demain. »

Tout cela s’inscrit dans l’affaire Girard qui a démissionné de l’hôtel de ville car il était victime d’attaques d’élus écolos qui rappelait qu’il avait été entendu dans une sombre histoire de pédophilie des années avant et Google est votre ami. L’affaire était connue avant les élections et les verts sont allés dans la même liste que ce gugusse et en ont profité pour avoir des postes. Foutre la merdre juste après une élection montre le niveau de respect de l’électorat, de la démocratie et de la République de la part de ces gens-là. Je vais le redire : les militants politiques qui tolèrent ces imbéciles dans leurs listes sont des dangers pour la démocratie.

Voila l’introduction d’un article au sujet de cette histoire : « Au lendemain d'une manifestation qualifiant l'Hôtel de Ville de la capitale de "pedoland", ce qui a conduit son adjoint Christophe Girard à démissionner, Anne Hidalgo a annoncé ce vendredi saisir la justice pour "les graves injures publiques qui ont été dirigées contre la mairie de Paris" par des élues écologistes. »

Revenons-en à ma publication. Il y a cinq ans, j’aurais pu écrire simple « ah mais elle doit être mal baisée » sans déclencher un scandale, hier, j’ai préféré faire dans la plaisanterie fine et distinguée. Je vais en profiter pour rappeler que nous sommes au 132ème jour de ce pataquès car je viens de me rendre compte que je manque à tous mes devoirs. En plus, c’est l’anniversaire de la mort de mon père. 28 ans… Si je calcule bien, j’ai vécu deux ans de plus sans père qu’avec. C’est fou. Et je fais un billet sur les féminicides.

Une bonne copine à moi (on ne se voit pas souvent mais on déconne fréquemment dans les réseaux sociaux depuis ce qu’il faudra bien appeler prochainement « une bonne quinzaine d’année ») a commenté pour en prendre la défense : « Elle fait seulement allusion au fait que la majorité des violences faites aux femmes a lieu dans la famille, par des proches.
« En moyenne, le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans qui, au cours d’une année, sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles commises par leur conjoint ou ex-conjoint, est estimé à 213 000 femmes. »
213 000 femmes, c’est tout de même l’équivalent de Rennes…
Donc les « vannes » sur les « bonnes à violer » ou à tabasser, ça me fait rire moyen. » Je passe le fait que 213 000, ça fait aussi 0,3% de la population : Rennes est un trou. N’allez pas croire que je cherche à relativiser les violences faites aux femmes mais uniquement les propos de la petite dame que je citais en introduction. Toujours est-il que j’ai répondu à ma copine que je n’avais pas fait une vanne sur les bonnes à violer ou à tabasser. Elle m’a alors expliqué qu’elle ne parle pas de moi. Ouf !

Il n’empêche que les propos de Mlle Coffin sont quasiment un appel au meurtre des hommes, d’où ma publication. Je pense que ça commence à bien faire et qu’il va réellement falloir relativiser toutes ces conneries. Cela fait quelques années qu’en temps que mâle blanc et malgré mon célibat endurci, je passe pour un gros fumier et je ne suis pas sûr que des espèces de folles rendent service à la cause…

Ce matin (le 132ème jour, essaie de suivre : demain soir nous serons à la fin de la 19ème semaine, 19 fois 7, ça fait 133, le compte sera bon), je suis tombé sur un tweet d’Audray Pulvar qui disait « la lesbophobie n’est pas une opinion, c’est un délit puni par la loi ». Je ne savais pas à quoi elle faisait allusion, alors j’ai regardé. Mlle Coffin a subi des attaques suite à ses conneries de la part d’imbéciles qui se sont basés sur sa lesbienitude. Restons calme. Dans mon billet d’hier, je me demandais si je n’étais pas une vieille tafiole. Je me suis fait tomber dessus par un pote homosexuel qui n’avait rien compris. Vous pouvez relire mes propos, je fais explicitement allusion à mon manque de machisme voire à mon propre féminisme.

Wikipedia nous dit : « Une phobie (du grec ancien φόβος / phóbos, frayeur, crainte ou répulsion) est une peur démesurée et dépendant d'un ressenti plutôt que de causes rationnelles, d'un objet ou d'une situation précise. L’objet ou la situation qui déclenche la phobie est nommé « phobogène ». » Mon père était arachnophobe (il a arrêté il y a 28 ans jour pour jour) ce qui n’était pas une opinion (« un jugement que l'on porte sur un individu, un être vivant, un phénomène, un fait, un objet ou une chose » est la définition de « opinion » selon Wikipedia). Avoir peur d’une araignée ou d’une gousse d’ail ne nécessite pas de jugement et ce n’est évidement pas une opinion. Chacun est libre d’avoir les opinions, les jugements, les peurs qu’il peut avoir ou ressentir, ce ne sont ni des opinions ni des délits.

Ce qui peut être un délit est l’incitation à la haine voire l’injure. On pourrait en faire de longs débats philosophiques et ça me donne soif par avance mais le législateur a tranché et seul le législateur peut définir ce qu’est un délit et c’est heureux.

Arrêtons ces formules creuses. Chacun a le droit d’aimer ou de détester qui il veut. Il n’a pas le droit de raconter certaines imbécillités. Certains propos sont à limite d’une entorser au savoir vivre, ce qui, en fin de compte, est bien plus grave.

Les élus EELV à la mairie de Paris ont tout simplement manqué d’honneur.

Et tant qu’on ne reconnaîtra pas cela et que l’on continuera à tergiverser sur différents faits, peut-être graves, on ne rendra pas ses lettres de noblesse à la démocratie ! Même s’il y a une légère incompatibilité…

Et j’ajoute, malgré un certin hors sujet absolument inacceptable, est que la gauche ne se remettra jamais en ordre de marche devant les électeurs si elle continue à bavasser sur des sujets qui n’intéressent pas les gens et ce qui est son fondement : la justice sociale. Et la République mais c’est un autre sujet.