19 septembre 2018

La laïcité a une définition

J’ai lu cet article deux fois. Il avait été partagé par Laurent mais on n’est pas toujours réceptif. Le journaliste qui a écrit ce torchon critique le gouvernement et le cabinet d’un ministre qui n’ont pas répondu à sa question. Sur le thème : personne ne veut m’expliquer ce qu’est une atteinte à la laïcité. 


Je vais lui expliquer. C’est dans la loi. Si je lui enfonce un crucifix dans le trou du cul, c’est illégal mais ce n’est pas une atteinte à la laïcité. Même si je le fais avec un crucifix halal portant la kippa. 


Chacun peut avoir sa définition de la laïcité ou son point de vue sur le sujet. Moi-même, je pourrais passer pour un extrémiste en critiquant toutes les religions et surtout l’islam dont au sujet duquel les extrémistes me paraissent peu respectueux du savoir vivre au point de tuer. Mais je ne confonds pas mon militantisme laïque et mon militantisme anti religion. 


Toujours est-il que la laïcité a un sens précis, défini par la loi et un journaliste pourrait éviter de dire qu’il n’a pas de réponse du ministère alors qu’il ne sait pas utiliser Google. 


https://www.liberation.fr/amphtml/france/2018/09/19/atteintes-a-la-laicite-a-l-ecole-le-grand-flou-du-ministere-de-l-education_1679524?__twitter_impression=true

18 septembre 2018

Hiroshima mon Zemmour

Notons que ce sont surtout des cons de gauche qui sont outrés par les propos de Zemmour qui vient justement de sortir un bouquin et a besoin de buzz pour vendre. Cela étant, je ne suis pas d’accord avec lui : les prénoms d’origine étrangère ont toute leur place dans la République. 


Notons néanmoins que mon pote Karim a prénommé son fils « Julien ». Il faut dire que sa femme est de Bénodet. Ils ont dû hésiter entre « Mouloud » et « Fanch ». « Julien » me parait être un bon compromis. 


Toujours est-il que ceux qui n’ont pas leur place dans la République sont les parents qui donnent des prénoms originaux ET répandus à leurs gamins (même si 2018 semble marquer le retour des prénoms anciens). 


La rubrique « État civil » de mon bulletin communal est toujours une source d’émerveillement. 


Pourquoi on parlait de Zemmour, au fait ?

17 septembre 2018

Le plongeur et la politique





Macron a dit des conneries mais les réactions ne sont pas d’un haut niveau y compris les miennes mais je suis là pour raconter des conneries. Ou être sérieux. Tiens ! Moi, par exemple, j’ai été embauché avec un bac plus deux pour un poste de bac plus cinq en 1987 parce les types sortant d’école d’ingénieur pétaient plus haut que leur cul. Les patrons avaient eu mon CV (vide : je n’avais que des jobs d’été) de bouche à oreille (ce qui est très fort !). Ils m’ont pris par confiance. Deux ans après, dont un sous les drapeaux, mon salaire dépassait celui des jeunes ingénieurs. Et depuis, j’ai une certaine opulence qui me permet de maintenir une IMC de 35 sans le moindre effort financier. 

Voyez ce tweet de Ruffin. Il dénigre les plongeurs. C’est assez mal quand on croit défendre le peuple. Je me demande s’il fait la vaisselle quand il va au resto, épluche les légumes, coupe les frites et prépare les assiettes d’entres froide. Le truc bien chiant. Tu commences à 7h et finis vanné à 15. Je connais des gens qui ont commencé plongeur, ont été barman après avoir conquis la confiance du patron puis serveur en salle et, enfin, « responsable », c’est-à-dire dire pouvant remplacer le taulier pendant son absence, tenir la caisse et tout ça pour un salaire de l’ordre de 2300 euros. 

J’en connais même un qui a fini horticulteur. D’ailleurs, je cherche quelqu’un pour le jardin de ma mère mais comme je ne fréquente que des garçons de café, je ne trouve personne. 

Les propos de Macron sont évidemment condamnables mais ce garçon a tendance à raconter beaucoup de conneries dans le feu de l’action. Ou alors, il avait une arrière pensée politique et voulait siphonner les dernières voix de LR en traitant les chômeurs de fainéasses. Allez savoir ! De toute manière, il est au plus bas dans les sondages. Ça ne sert à rien de tomber dessus. 

Il n’empêche qu’il y a plusieurs millions de chômeurs en France (certains parlent de 6) et plusieurs centaines de milliers de postes non pourvus (certains parlent de 4). Il reste donc de la marge de progression pour Pôle Emploi. 

Cela étant, passant une partie de ma vie au bistro, je ne vois pas pourquoi je traverserais la rue pour trouver du boulot même si on a bien rigolé pendant 24 heures. 

Cela étant, pour compléter ma réponse à Ruffin, en France, on a aussi une problème à force de former des types pour un boulot qui n’existe pas sans les accompagner jusqu’au CDI. Et il faut arrêter de faire croire aux gens qu’ils auront un boulot dans leur bled de naissance. C’est ballot. Je ferais bien le mien en Centre Bretagne.

16 septembre 2018

Un grand plan contre le chômage !




Je pique l’illustration à Valerio (mais je crois bien que j’ai fait la vanne avant lui dans Facebook). Toujours est-il que notre président a dit à un jeune horticulteur au chômage qu’il était facile de trouver du boulot : il suffit de traverser la rue et de demander dans les bistros. 

Je tiens à préambuler avec l’objectivité qui me caractérise : j’ai traverser plusieurs fois la rue pour aller au bistro, ce matin, je n’ai jamais demander du boulot. C’est aussi que je sais que les établissements concernés n’embauchent pas (même s’ils devraient). 

Les propos de Manu ont énervé ma conchose Elodie :

On a été pris à parti par des fans du vendeur de mug made in China dans Twitter. Du genre : « vous n’avez aucune proposition ». Ce en quoi on a répondu : « vous, vous proposez de traverser la rue, nous pas. »

L’engueulade fut furieuse avec cette équipe de débiles légers assez sûrs d’eux. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu de tels crétins. Je vais leur expliquer : dans le feu de l’action, leur chef a dit une connerie. Ce n’est pas grave. Il est la risée du web. Les risques du métier. Le défendre est absolument absurde. Lui-même doit regretter ses conneries qui le font passer pour odieux, agressif, con, imbu,... 

Ou alors, il mène une stratégie pour conquérir les types de droite comme une andouille telle Wauquiez. Je l’arrête : ça va être raté. 

15 septembre 2018

Les vrais conseils pour l’achat d’un Vélo à Assistance Électrique

Il y a Ema Dell'Orto qui demande des conseils pour l’achat d’un vélo électrique et Frédéric Audibert rappelle à juste titre que je suis un spécialiste. Je suis tellement pêté de thunes et bobo que, la même année, j’ai acheté un iPhone X et un VAE. 


Ema, commence par acheter le Sciences et Avenir. Il y a une double page qui explique très bien le VAE. Le reste est consacré aux problèmes de vieux. Tu peux le donner à Frédéric. C’est important de lire ce truc pour bien comprendre. Je suis abonné à Sciences et Avenir (au nom de ma mère mais c’est ma CB qui est utilisée) mais pas à Télérama. Bobo, je veux bien mais il y a des limites. 


Après avoir acheté le mien, j’ai consulté internet pour avoir des conseils. J’ai constaté avec plaisir que je les avais tous respectés alors que je ne les avais jamais lus ce qui est très fort. Je les résume : tu prends un machin avec le moteur sur le pédalier à 2000 euros. Tu achètes un bon antivol (pour pouvoir accrocher le machin autour d’un poteau ou d’un arbre, ça coûte 10 euros). 


Pour l’achat, je ne peux pas t’en dire plus. Un achat est impulsif. J’avais étudié des trucs avant de prendre la décision et d’entrer dans la boutique. Ça m’a coûté 30% de plus que ce que j’avais prévu. Tant pis. Prends bien une petite boutique : tu seras moins emmerdée pour l’entretien. 


Une fois que tu l’as, il faut t’y faire. Le vélo ne s’oublie pas mais certaines notions restent dans un lointain passé. Après, il faut que tu apprenne à pour gérer les vitesses du pédalier en toutes circonstances. Par exemple, tu arrives à un stop et tu veux tourner à gauche. Il te faut t’arrêter puis redémarrer. C’est la force d’appui sur la pédale qui détermine l’accélération. Ça va très vite. Ça dépend si ça monte ou ça descend et tout ça. Sans compter qu’un VAE est lourd. Pour le faire décoller c’est difficile. Le premier coup de pédale détermine le tout. Il faut donc t’être arrêté au stop avec le bon rapport au pédalier qui te permettra de redémarrer. 


Par ailleurs, un VAE peut aller assez vite et les piste cyclables sont encombrées de piétons. Je me suis retrouvé à plus de 40 km/h en descente, c’est grisant. Mais à 18 ou 19 sur une piste cyclable étroite c’est encore plus grisant. Sur le plat, il n’y a aucun effort à faire. Un tour de pédales de temps en temps. 


Enfin, un VAE n’est pas une mobylette. Il faut pédaler pour avancer. Et dans certaines montées il y a un vrai effort à faire. 


Par contre, si tu veux des conseils pour la lingerie, je suis moins bon. 

14 septembre 2018

No man’s Hollande à gauche

Je me pose une question bête. Beaucoup de copains socialistes pensent qu’Hollande a été empêché de se présenter parce qu’il avait mêlé une politique pas assez à gauche voire trop à droite. Le débat est récurrent et pas nouveau. Mais un détail au cours d’une conversation me pousse à remettre une pièce dans la machine. 


Reprenons. 


A la dernière présidentielle, le PS a présenté un type de l’aile gauche (et il a eu raison, les autres étaient encore plus mauvais). Ce qui fait, en fin de compte, que les types revendiqués vraiment à gauche ont fait 25 ou 30%. 


Un copain, Jeff me disait en commentaire que je n’avais pas bien analysé et ne changeais pas (ce ne sont pas ses propos exacts, c’est le souvenir que j’en ai). 


Il se trouve que l’andouille qui a gagné l’élection et pour qui j’ai voté est sans doute le type qui avait une ligne politique la plus proche d’Hollande. Mais sans le mentor, il a accumulé les conneries et fini par faire une politique franchement à droite (mais sans satisfaire les électeurs de droite, c’est perdu). 


Dire que les électeurs ont viré Hollande parce qu’il n’était pas assez à gauche et qu’ils ont mis un type à la place plus à droite relève d’un délire qu’on pourra savourer pendant des années. 

13 septembre 2018

Le centre gauche et les européennes

Les sondages longtemps avant les élections n’ont strictement aucun intérêt surtout quand on ne connaît pas les élections. Il n’empêche que mon copain Jeff a réagi à un des derniers qui donne le PS au ras des pâquerettes pour les européennes. Il est de l’aile gauche du PS. Pas moi. L’aile posture ne m’intéresse pas. Un brevet de vraie gauche d’opposition n’est pas un idéal. 

Il n’empêche que je suis fatigué de rappeler que le cœur de l’électorat LREM est essentiellement composé des électeurs de François Hollande en 2012. J’en avais vaguement discuté avec un autre copain, David, qui me reprochait mes démonstrations trop mathématiques. 

Il n’empêche que les fesses sont là, si je puis me permettre. Une grosse alliance de gauche avec Méluche, le PS et tout ça fera 25%. Le PS seul avec un type comme Emmanuel Maurel à la tête ne dépassera pas les 5%. Vous allez me dire que je suis pessimiste. Certes. Le PS pourrait avoir 10% dans ces conditions. La belle affaire. 

J’aime bien les militants mais quand ils oublient la sociologie électorale, c’est lassant. Ils vont me dire que je n’y connais rien mais ils oublient un détail : je me connais moi (je me trompe peut-être mais il me semble que je suis l’électeur type des gugusses qui ont mis la gauche au pouvoir en quelques occasions mêle si j’ai voté Juquin en 1988). Je me connais. Si c’est LREM qui représente mieux la social démocratie en 2019 que le PS sanctuarisé, je voterai pour eux. On me répondra que je suis de droite mais tant pis. 

Chacun définit sa propre gauche et je vais définir la mienne tout seul dans mon coin en oubliant tous les extrémistes en culotte courte qui revendiquent la défaite et l’exemplarité. Bravo les gars. 

Le PS a le choix entre espérer ne pas faire moins de 7% et faire plus de 15. Faites comme vous voulez. 

J’espère ne pas avoir à voter LREM.

Notons que mon raisonnement est valable pour le parti de droite arrivé nulle part. J’ai nommé LR. J’ai des copains qui en sont proches. M’est avis que s’il fait un pas vers la droite, ils vont s’assumer centriste et voter LREM. Fait reconnaître que la probabilité qu’il termine troisième est plus forte qu’au PS. Les électeurs de droite sont plus disciplinés. 

Ça ne changera pas grand chose. 

11 septembre 2018

La mort, c’est mal !



L’emploi du mot « décédé » à la place de mort me navre. Comme si l’usage d’un mot allait minimiser un fait. L’adoucir. Ou que que sais-je ? Le terme en question et ses dérivés devraient être réservés à des actes administratifs. 

Vous pensez vraiment que les parents de ce môme de 12 ans seront soulagés de savoir qu’il est décédé et pas mort ? 

Revenons au réel. 

Je vais en profiter. Je pourrais présenter mes condoléances aux parents. Voire mon amitié. Je ne les connais pas. En lisant la dépêche, j’ai pensé à ce qu’ils peuvent ressentir. Je n’en sais rien, pourtant. Je n’ai pas perdu d’enfant et je n’en ai d’ailleurs jamais eu. 

Si notre émotion, dans les réseaux sociaux, dans les blogs,... peut les aider, soyons émus ! Je me contente d’imaginer qu’elle peut être la douleur et reprendre mon job de blogueur. Compter les RT. 

Pour l’instant, nous avons un connard qui a tué un môme. 


06 septembre 2018

Bruno Roger-Petit, François Hollande et la connerie des blogueurs

Hier, j’ai voulu faire un billet à propos de BRP mais le texte était celui du billet précédent. J’ignore si l’application que j’utilise a eu un bug ou si j’ai fait une erreur de copier coller. L’illustration et le titre étaient par contre ceux que j’avais choisis. 

Ce qui m’amuse c’est qu’un seul type m’a dit que j’avais fait un billet avec le même texte que la veille. Le gars est un copain blogueur qui publie peu donc je fais l’effort (entre guillemets) de commenter tous ses billets. 

La conclusion que j’en tire est que plus personne ne lit les blogs sauf des copains. Quand je fais un billet qui parle d’Hollande, j’ai plus de 1000 lecteurs. Quand je fais un billet anodin comme celui ci 300 ou 400. J’en conclus que j’ai beaucoup de partage dans les réseaux sociaux dès que je parle de pépère. Tiens ! J’en profite pour diffuser deux photos de moi. Avant et après. C’est anodin. 





La coupe est ratée comme mon billet d’hier. 

J’y disais ceci :


La cabale contre Bruno Roger-Petit dans les réseaux sociaux commence sérieusement à me casser les couilles. Et pourtant, je ne suis pas le dernier à le foutre de sa gueule. Vous pouvez vérifier mes publications. 

Je ne connais pas ce type. On est potes dans les réseaux sociaux depuis sans doute plus de 10 ans. On a eu des batailles communes et des franches oppositions. Et je n’ai pas toujours compris des choix de carrière. 

Il n’empêche que je n’insulterai jamais fortement (j’ai le « connard » un peu facile quand je n’ai pas envie d’argumenter) une personne que je connais depuis longtemps via les réseaux sociaux (sauf s’il tire le premier). A une époque, ils disaient « l’humain d’abord ». Si je critique BRP, c’est pour me foutre de la communication politique de l’Elysée. Point barre. 

Mais il y a des connards que je ne connais pas mais qui tombent dans ma TL. Bien anonyme. Une crevure infâme qui espère un moment de gloire pour un tweet.