24 janvier 2020

Grèves : chacun ses paradoxes

La RATP va rembourser les abonnements pour décembre. Pour ce faire, ils demandent un certificat de travail. C’est complètement con. Ça leur coûterait moins cher de renouveler gratuitement les rechargements pour février. En plus, pourquoi seuls les gens qui travaillent auraient droit à un remboursement. D’autant que les gens qui bossent ont la moitié de l’abonnement remboursé par la boîte et qu’il va falloir déclarer qu’on s’est fait rembourser voire certifier sur l’honneur quand on ne l’a pas fait. 

Pour ce qui me concerne, c’est niet. D’une part, cette grève m’a coûté la peau des fesses en taxis et assimilés, je peux m’asseoir sur le remboursement en question. D’autre part, j’aurais pu aller en transports en commun mais, le matin, ça me gonfle avec mon entorse et, le soir, je n’aurais pas pu aller au bistro sans être inquiet vu que la ligne 7 fermait à 19h30, je débauche à 18h30 et j’ai plus d’une demi-heure pour arriver à la ligne 7. Boire et prendre un taxi ou arrêter le bistro et courir : mon choix a été vite fait. Mais ce n’est pas à la RATP de payer. 

Notons, en marge de cette publication qui ne restera pas dans les annales (avec 2 n, je vous prie), que j’étais plié de rire en voyant des copains de gauche parisien pointer des sondages disant que 60 ou 70% des Français soutenaient les grèves. Mais la proportion était inverse chez les habitants de la région parisienne. Ça ne coûte vraiment rien de soutenir un truc quand on n’est pas concernés... Je suppose que les 30% de franciliens qui soutiennent les grèves sont composés des grévistes, évidemment, mais aussi des types qui n’ont pas besoin de se déplacer au quotidien. 

Toujours est-il que si je refuse de me faire rembourser, c’est aussi une forme de grève du zèle : il va falloir mettre en place un circuit administratif délirant pour une connerie et les gens aiment ça. Je viens de recevoir un mail de la part d’un de mes collègues adressé à une huitaine de types avec le même statut (salariés d’une boîte détachés dans une filiale) pour nous expliquer ce qu’on doit faire pour être remboursés. C’est bien gentil de sa part (et je l’aime bien, je déjeune tous les jours avec lui, on parle de ce remboursement souvent). On a donc une personne qui prend sur son temps de travail pour expliquer aux autres comment vaincre une montagne administrative ridicule. 

Sans compter qu’une partie d’entre nous avons vaincu les grèves en prenant des congés et en faisant du télétravail. Il faut rester cohérent. On n’utilise jamais nos titres de transport en congés ou en télétravail et pourtant on paie les abonnements. Alors se le faire rembourser sur le dos d’un service public, c’est fort ! 

La vraie solidarité aurait été de continuer à payer...Pour la défense du service public, quoi !

Avec cette histoire de télétravail autorisé par les boites pour simplifier la vie des salariés, j’ai pu prolonger mon séjour de Noël en Bretagne de près d’une semaine. 

Chacun ses paradoxes.

18 janvier 2020

Les municipales et la gauche appliquées au Kremlin-Bicêtre

Je suis bien content du rassemblement à gauche dans la commune, Le Kremlin-Bicêtre, autour de Jean-Luc Laurent, sans trop de famille politique indésirables... MRC, PS, GRS et GE si je n’ai oublié personne. 

La politique est bizarre, parfois. Tenez ! Hier je me réjouissais du retour de Ségolène Royal et aujourd’hui je suis content d’avoir à voter pour une liste avec GRS m’aider sans LFI alors que ces deux formations sont dans le même groupe à l’Assemblée Nationale et au Parlement Européen. 

Il s’agit, certes, de quatre partis presque marginaux au niveau national. Disons trois groupuscules et un ancien grand parti de gouvernement dont je suis proche. Bicêtre est le fief du MRC, l’ancien parti du Che. Jean-Luc en est le président. 

Depuis que je suis inscrit sur les listes électorales dans ma commune de résidence, c’est à dire au lendemain de 2002), j’ai toujours voté avec voire pour Jean-Luc (sauf une fois à une cantonale où j’avais voté pour le candidat sortant, PCF : c’est aussi ma conception de la politique. Si le sortant est de gauche et n’a pas fait un mauvais boulot, je vote pour lui. 

C’est d’ailleurs étrange, le maire sortant vient de la gauche mais les situations sont parfois ubuesques. J’y reviendrai. Ou pas. 

Je dis toujours que le rassemblement à gauche est indispensable mais que, part de là les histoires de personnes, il ne peut pas se faire n’importe comment. Par exemple, je considère que LFI n’est plus un parti républicain mais un truc outrancier. Je suis ravi qu’il ne soit pas sur la liste et heureux de voir ses alliés d’ailleurs y figurer...

Je suis arrivé à Bicêtre en 1994. La commune était à droite mais je m’en foutais. Jean-Luc a été élu maire en 1995. Je crois bien que le sortant Jean-Marc Nicolle était avec lui, peut-être déjà son premier adjoint. On s’est souvent croisés mais on a commencé à sympathiser lors de municipales (en 2008 ?) alors qu’il était intrigué d’avoir le premier blogueur politique d’un classement (bidon) sur sa commune. On a fait la campagne de François Hollande ensemble, en 2012. J’ai fait celle de Jean-Luc pour les législatives. Je pense qu’il est comme moi : il défend une idée de la gauche républicaine. Il a fait la campagne du principal candidat de gauche alors que beaucoup de choses les sépare. Et je suis plus proche d’Hollande...

Tiens ! A l’heure où j’écris ces lignes, des colleurs d’affiche sont arrivés pour coller des affiches pour une réunion publique de Jean-Marc, à la Comète, mardi. Ça me fera plaisir de le revoir. Ça sera la première fois depuis « l’affaire Nicolle ». Nous y venons...

Élu député, Jean-Luc a laissé sa place à Jean-Marc vers 2015 où 2016, mais il y a eu une sombre histoire pas encore jugée en rapport avec son mandat de premier adjoint et la majorité municipale a été disloquée, certains pensant que le nouveau maire devait démissionner. Dont moi. Mais je passe l’amitié avant tout : c’est un copain. Il a conservé mon soutien dans cette affaire. 

Mais la majorité ayant éclaté, il en a reconstruit une avec d’autres bords politiques. Je désapprouve. Je suis aussi pour la droiture en politique : les électeurs avaient choisi une majorité de gauche...

Maintenant, je me retrouve avec deux copains à la tête de chacun une liste. J’ai choisi celui du rassemblement et des luttes communes alors que politiquement, je suis probablement plus proche de l’autre politiquement vu qu’il bosse avec les types de l’UDE voire d’EELV (Bernard étant une espèce de girouette, je ne comprends rien aux écolos du coin). 

Les deux ont bossé ensemble pendant 25 ans et ont fait un superbe boulot. La ville est métamorphosée. Les deux sont d’une compétence exemplaire, Jean-Luc est peut être plus un homme public et Jean-Marc un de dossier (j’ai peut-être tort mais c’est l’image que j’en ai). (Pas de dossier judiciaire, andouille). 

A la limite, je pourrais reprocher à Jean-Luc de ne pas avoir suffisamment soutenu Jean-Marc au moment de l’affaire mais j’étais loin de la salle du conseil municipal. J’avais des nouvelles par le bistro et Le Parisien uniquement. Mais j’ai moi-même suggéré à JM de démissionner dans mon blog. C’est compliqué. Compliqué et étrange, disais-je. 

J’appelle (youhou !) tous les gens de gauche à favoriser les alliances de partis de gauche républicains. J’appelle (hé ho !) tous les Kremlinois à voter pour une de ces deux personnes qui ont fait un superbe boulot et pas pour les autres opportunistes genre LFI ou LREM qui ne se sentent plus pisser avec leurs nouveaux partis qui n’ont encore rien prouvé à part leur capacité à détruire la République. 

Je précise qu’un autre candidat a toute mon amitié et mon respect, Hakim. 

J’espère que Laurent et Nicolle seront tous les deux au second tour. Votez quand même pour Laurent pour limiter les risques. Bicêtre est une commune bizarre. Une ville de bobos qui votent plus à gauche qu’eux. Quand on habite dans une espèce de banlieue rouge, on sait ce qui est fait pour les habitants. Mais à Bicêtre, tout est possible. 

Votez à gauche. Et pour la République.

17 janvier 2020

Royal au bar

Ségolène Royal a annoncé aujourd’hui la création d’une structure politique en vue de la présidentielle de 2022. Cette hypothèse ou ce scénario d’un retour a évidemment un côté hilarant mais laissons le de côté deux minutes (y compris dans les commentaires, je vous remercie).





En l’état actuel, la gauche socialiste est incapable de présenter un candidat qui pourrait dépasser 10% au premier tour et je suis gentil. La gauche, en général, pourrait trouver un candidat d’union qui pourrait faire un joli score. Mais je ne crois pas à l’union de la gauche, sur sa gauche. Donc ce joli score permettrait potentiellement une troisième place au premier tour. Ce qui nous fera une belle jambe. 

Il ne s’agit pas de croire aux prévisions des sondages deux ans avant un scrutin. Qui aurait donné Hollande gagnant en janvier 2010 pour mai 2012 ? Ou Chirac en 95, six mois avant le vote ? Ou Mitterrand à une autre époque (janvier 1979 ou janvier 1986) ? Ou Macron en janvier 2015 ? A la limite, Sarkozy en janvier 2005 ? Et même Chirac en janvier 2000 alors que tout allait bien pour Jospin... 

Je n’ai aucune idée de ce que pourrait donner une candidature de Ségolène Royal en 2022. Toi, cher lecteur, je ne sais pas. Tu penses que c’est ridicule. Jusqu’à mai 2011, tu pensais qu’une candidature Hollande serait ridicule. Les prévisions sont toujours ridicules et saluons avec panache Rocard, Balladur, Fillon,...

Reprenons. Je suis du centre gauche. Pas socialiste mais de centre gauche. Pas socialiste parce que je n’oublie pas de lire dans un dictionnaire ce que ça veut dire, genre collectivisation des moyens de production ou un truc comme ça. Je souhaite qu’un candidat du centre gauche soit élu. En 2017, aussi. Mais il n’y en avait pas. J’ai donc voté pour Macron pour éviter un désastre et comme tous les électeurs du centre gauche je n’ai aucun regret même si je n’approuve pas du tout la politique menée. 

Alors, soyons sérieux. Si Madame Royal semble en janvier 2020 n’avoir aucune chance ça veut dire qu’elle a toutes ses chances. 

L’hypothèse la plus ridicule peut souvent être gagnante. L’absence de figure au centre gauche fera qu’un type de gauche votera pour des raisons qui ne regarde que lui pour un candidat qui ne regarde que lui. Il n’oubliera pas la brutalité de la politique de Macron et qu’un type de la gauche de la gauche ne pourrait être élu que par un abominable hasard. 

16 janvier 2020

Le pognon est relatif contrairement à moi

Je suis un rebelle, en fait ! Ce soir, j’ai décidé de ne pas pisser à la Comète en partant mais devant la devanture d’un commerçant voisin. 

Depuis qu’il y a les grèves, je vais en G7 ou Uber au boulot, ce qui m’évite les merdes habituelles. Sauf aujourd’hui où j’ai mis 2h30. Les aléas. 

Les collègues me demandent comment je fais financièrement. Ils n’arrivent pas à croire que je ne me fais pas rembourser. C’est pourtant simple : je me suis fixé un budget. Il est conséquent. 

L’autre matin, j’en discutais avec une collègue. Elle ne comprenais pas ma position. Je la croise vers 14h, elle avait un gros sac. Je l’interroge. Elle me répond « tu te rends comptes, avec les soldes, j’ai pu acheter un manteau 900 euros alors qu’il était à 1200 avant » (je n’invente pas les chiffres ; souvent je romance un mes publications. Pas cette fois). Je lui ai alors dit que mon propre manteau avait coûté 90 euros et que j’entamais la cinquième saison avec. Elle ne le croyait pas vu qu’il est parfait. 

Tout est relatif. 

Hier midi, un collègue (ingénieur en informatique avec le salaire qui va avec) m’a dit qu’il fallait qu’il fonce chez Lidl en métro  pour acheter un tuyau de douche à 3 euros parce que le sien est percé et que ça coûte 20 euros chez Carrefour. 

Tout est relatif. Mon propre tuyau de douche est percé et j’irai chez Auchan samedi. 

Alors, on gueule. Tiens ! Le taux du livret A. Le pauvre qui a 10000 euros va perdre 25 euros par an c’est lamentable et tout ça. Personne ne se demande si un pauvre avec 10000 euros est pauvre et s’inquiète pour 250 euros en moins en intérêts. 

C’est relatif. 

12 janvier 2020

Retraites : le militantisme odieux et con

Depuis hier, on voit des connards qui s’insurgent parce que la belle fille de Macron est à la CFDT et bosse pour eux. Ils méritent des baffes tellement l’attaque est ignoble et pas seulement parce qu’elle n’est pas responsable des agissements de son beau-père. 

Son boulot est de défendre des salariés devant les tribunaux des prud’hommes. C’est quand même autre chose que de passer ses journées à crier des âneries dans les réseaux sociaux dont celle qui consiste à dire que les grévistes font la grève pour nous ce qui est totalement faux. 

J’aimerais d’ailleurs que ces imbéciles arrêtent de prétendre faire mon bonheur malgré moi et comprennent que ce genre de position est ce qui fait couler la gauche assez régulièrement. 

Ce que je dépense en taxi pour aller bosser est autant de pognon que je n’aurai pas à la retraite et dans ce pays on a un peu trop tendance à se moquer des entreprises qui perdent de l’argent en disant que c’est pour leur bien. Et l’ironie des gauchistes en peau de fesse qui, souvent déjà retraités, se sentent revivre parce que d’autres font la grève est à gerber. 

J’attends toujours qu’ils parlent des mutations de la société, des modes de production et tout ça. 

Mais non. Ils défendent des trucs car ils ne veulent rien changer. Ils sont conservateurs. Et les types qui se présentent progressistes sans vouloir bouger ne sont même plus rigolos. 

Cette réforme est par ailleurs à chier : elle ne prend pas en compte les mutations dont je parlais ci-dessus. Elles représentent un retour arrière et ne préparent en rien l’avenir. 

Le personnel politique, en France, manque singulièrement de vue...

03 janvier 2020

Les clés

Les voisins de ma mère ont les clés de la maison depuis très longtemps (peut-être 20 ou 30 ans, ils se sont installés là un peu avant de prendre leur retraite et ont environ 85 ans et sont en pleine forme). Je crois qu'on la leur a donnée quand on a installé l'alarme afin qu'ils puissent intervenir en cas de déclenchement intempestif (c'est arrivé une fois mais ils avaient oublié comment arrêter le bazar et, une autre fois, c'est eux qui ont fait sonner - un coup à pisser dans sa culotte - alors qu'ils étaient entrés dans la maison pour mettre en route la chaudière, à notre demande). Bref...

A onze heures, j'entends la porte en verre du hall qui donne sur la porte d'entrée principale grincer puis, la sonnette... sonner. Je descends voir mais je n'ai pas la clé de la porte principale. Je sors par le garage et je vais donc dans le hall en passant par l'extérieur. La voisine était là. Je dis : "Ah bonjour madame, et tout mes voeux, désolé, je n'ai pas les clés de cette porte, j'ai fait le tour". Elle me répond : "bonjour, tous mes voeux également, vous les transmettrez à votre mère, s'il vous plait. En fait, je suis venu vous rendre les clés vu que nous n'en avons plus besoin".

Je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête. Elle a ses clés depuis une éternité et ne les a pas utilisées depuis plus de 10 ans mais c'est ainsi. Je lui explique : "ah mais madame, c'est nous qui avions besoin que vous ayez les clés au cas où, par exemple si ma mère perd les siennes ou si un artisan doit intervenir en urgence pour une bricole et qu'on ne peut pas être présents." Charmante mais elle insiste, je prends les clés et lui dis "mais vous savez, nous n'en avons pas besoin nous non plus."

Elle : "ben si, vous n'avez pas les clés pour ouvrir aux visiteurs...".

Qu'est-ce que vous vouliez que je lui réponde, moi ?

(surtout pas la vérité : que la clé qui aurait dû être sur la porte principale est chez un artisan qui doit intervenir pour une bricole).

(ceci n'a rien à faire dans un blog politique mais je n'ai rien d'autre à y mettre).

02 janvier 2020

Meilleurs vœux et dépérissement du sexe !

Pendant ces dix jours de fin d’année puis de début d’une autre, j’ai beaucoup pensé à des billets que je pourrais faire pour montrer mon désaccord avec les partis de gauche actuels qui ne font que se réfugier dans un passé exigu conservateur au nom du progressisme patati patata. C’est à mourrir de rire. 

Ce soir, grâce à Facebook, j’ai trouvé deux combats qui vont m’occuper au moins 35 minutes. 

Le premier n’amène aucun commentaire :



Le deuxième non plus, finalement. 



J’ai enfin trouvé des raisons de finir féministe. Pour mon premier billet de l’année. Rassurez-vous, je vais me remettre. 

25 décembre 2019

69% des sondés pissent à la raie des grévistes mais ils sont grossiers

Ça veut dire 31% de soutien, ce sondage que j’ai vu. Pas autre chose. Moi aussi, ça m’est sympathique, une grève et des gens qui se battent pour leurs droits qu’ils s’imaginent être les miens. 





31% des gens qui sont heureux de vouloir faire le bien des autres malgré eux. Le problème de la gauche française. Celle qui perd toujours. 

Elle base son analyse sur la proportion des gens qui trouve le mouvement sympathique. L’analyse des militants est biaisée. On a réussi à partir en vacances, on est à la campagne. On est heureux. Je vais pouvoir continuer à soutenir pour rigoler. Lundi, je vais envoyer un mail à ma chef. Je vais lui demander l’autorisation de continuer à bosser en télétravail. Elle va accepter... Je vais passer deux semaines de plus en Bretagne. 

Cela étant, elle me connaît. Elle sait que je vais faire un travail de merde si je rentre à Bicêtre comme si je reste en Bretagne. mais est plus ou moins obligée d’accepter. Et elle sait que je vais faire ma demande à contre cœur. Les 10 premiers jours de grève m’ont coûté environ 1500 euros de G7 et d’Uber. C’était un pari : tenir jusqu’aux vacances. Après j’arrête. Je ne peux pas bosser de chez moi en télé travail. L’appartement est trop petit. Je peux le faire de la maison en Bretagne. 

Ces connards s’imaginent avoir 31% de soutien. Mais combien de gens sont gênés par les grèves ? 20%. Le 31 est presque une note négative. C’est mathématique. Si je peux bosser en télétravail jusqu’à la fin de la grève (et ma boîte devrait me le permettre : je serais le seul cadre à pouvoir faire 12 heures par jour sans gêne - 12 heures en cas d’urgence, hein !, pour le reste je ne souhaite pas dépasser 8h), je peux soutenir. Mais je reste solidaire avec mes collègues qui doivent aller au bureau pour des raisons divers (l’accès à des outils). 

Les 31% devraient pouvoir se mettre une paille dans le cul pour permette aux braves gens de souffler dedans afin qu’ils deviennent plus gros et que d’une asphyxie ils meurent lentement. 

Vétérinaire en télétravail ?

22 décembre 2019

A la retraite, les politiques !

Macron a renoncé à sa retraite de Président. Les béni-oui-oui sont en extase et c’est une très bonne mesure. L’opposition de droite comme de gauche, par contre, ne manque pas de préciser qu’il aura fini son job à 49 ans (ils sont pessimistes : ça peut être 44) et qu’il se fout de la retraite des présidents car il pourra aller pantoufler dans le privé (aucun salopard n’a ajouté qu’il pourrait toucher la réversion de Madame ce qui aurait été de l’humour noir mal placé mais néanmoins pas sans sel). 

Comme si c’était normal que l’on paye la retraite de Giscard depuis quelques dizaines d’années. Ne disons rien sur Sarkozy (qui avait bien augmenté son salaire) ni sur Hollande (qui avait diminué le sien ce qui a largement été salué par la majorité d’alors). J’ai oublié les chiffres car je m’en fous. 

J’aime néanmoins la politique intelligente. Macron a pris une bonne mesure qui fait la une de la presse alors que les jérémiades des opposants restent confinés dans les réseaux sociaux où il me semblerait plus intelligent de raconter ses cuites ou des choses comme ça... 

19 décembre 2019

Taxis, Uber et les jérémiades des élus socialistes de la mairie de Paris

Cette tribune de libération est publiée en pleine grève des transports montre la connerie des adjoints à la mairie de Paris. Ces andouilles osent écrire qu’il faut avantager les transports en commun sans même se rendre compte que c’est Uber qui me permet d’aller au boulot.  Ils n’auraient pas pu attendre un mois ou deux avant de la diffuser ?


 https://www.liberation.fr/debats/2019/12/19/l-obsolescence-programmee-d-uber-a-paris_1769546



Sur le fond, je suis contre le principe des licences. On ne va pas refaire les mêmes conneries que dans d’autres activités (notamment les taxis). 


Par contre, il faut contrôler les tarifs. 99 euros hier soir pour rentrer du bureau c’est trop. 43 euros, ce matin dans le sens inverse. C’est trop. Il faut fixer une limite au kilomètre.


Hier, j’étais prévenu dès le départ mais je n’avais pas le choix. D’où cette limitation nécessaire. 


Une autre fois dans la semaine, l’application me disait 45 euros en indiquant qu’une modulation du tarif était possible en fonction des conditions de circulation. J’ai fini à 74 euros. A ce niveau ce n’est plus de la modulation. D’où la nécessité d’afficher le prix exact dès le départ, prix qui serait calculé en fonction des conditions de circulation connues à ce moment (et du montant maximum dont je parlais). 


Parlons maintenant des conditions de travail des conducteurs qu’on évoque souvent avec cette histoire d’uberisation. Les lecteurs de cette publication pourraient me dire que si les pratiques que je dénonçais sont les méfaits du libéralisme et qu’il est normal que les chauffeurs gagnent du pognon dans certaines périodes. Ils ont tout faux. Ce ne sont pas les chauffeurs qui profitent de ça en totalité. C’est ce que m’expliquait le mien, ce matin. Il gagne un peu plus de pognon mais perd du temps à faire le trajet vers la course suivante, travaillent dans des conditions déplorables et ainsi de suite. Il faut pouvoir contrôler qu’Uber verse un salaire à l’heure pour garantir les revenus des chauffeurs (y compris pendant les heures d’attente, ce qui les obligera à traiter normalement de la question du temps de travail et du salariat) et à l’usure du véhicule. 


Et on se fout des jérémiades des élus socialistes de la mairie de Paris. Ce n’est pas à Uber de contrôler les permis de conduire. C’est à la police et à la gendarmerie. Et si un type prête sa voiture a un autre, ce n’est pas mon problème. Si trois types s’associent pour faire rouler la voiture 24/24 c’est leur affaire. Mais ils doivent déclarer à Uber leur mode de fonctionnement pour qu’Uber puisse régler le truc du temps de travail dont je parlais. Ils doivent donc monter une société et la déclarer en tant que tel. C’est d’ailleurs sans doute ce qu’ils font. Donc on s’en fout un peu. Mais si un type bosse plus de 48 heures par semaine, il doit savoir que c’est illégal. D’où la nécessité de tout déclarer. Comme tout est fait par informatique, faire des contrôles devrait être assez facile. 


Donc les jérémiades des élus socialistes de la mairie de Paris sont ridicules car ce n’est pas à une municipalité de faire des contrôles sur l’activité économique. Quand ils prennent pour exemple des patelins dans des pays bien plus libéraux que nous, c’est à plier de rire. 


Enfin, les jérémiades des élus socialistes ne m’intéressent pas quand elles sont basées sur des suppositions écologiques douteuses en omettant quelques détails. Les gens prennent Uber parce que c’est souvent moins cher que les taxis alors qu’ils sont plus cher de 20% en heures pleines (et presque 100% lors des grèves). Or la pollution générée n’est pas forcément en heures creuses. Il faudra résoudre la quadrature du cercle. Laissez moi dix minutes. 


Les taxis sont considérés comme des libéraux alors qu’ils ont une profession très réglementée. Seul le coût de la licence est soumise au libéralisme. Elle est de plus en plus chère et, dans leurs jérémiades, les élus socialistes de la mairie de Paris, voudraient mettre des licences pour les chauffeurs Uber. C’est un peu le monde à l’envers. Et quand je dis que la gauche devrait être libérale, je ne déconne pas. La licence devrait être gratuite mais les prix contrôlés dans les conditions que je citais tout en ne soumettant pas un compteur de taxi à des règles ridicules qui les mettent en difficulté face à une concurrence : on choisit Uber en heures creuses et il n’y a pas assez de taxi en heure pleine. 


Les jérémiades des élus socialistes au sujet de la pollution des Uber cesseraient rapidement si on changeait tout le système. 


Les taxis ont un avantage (que je ne critique pas) : la maraude. Ils ont un machin qui s’allume en vert sur le toit s’ils sont disponibles. Mais ils ne jouent pas le jeu. Tous les soirs quand je suis en retard pour le métro en période de grève (comme ce soir), je vais chercher un taxi en face d’un grand hôtel. Il y a des types en taxi avec l’enseigne en vert qui ferment les portes de leurs voitures pour empêcher les clients de monter et ils n’acceptent que les types qui leur permettent de se rapprocher de chez eux. C’est contraire à la loi et on ne peut pas les dénoncer (et ce n’est pas mon style). Un taxi en vert doit accepter toute course sauf si elles elles obligent à dépasser le temps de conduite autorisé. 


Les élus socialistes de la mairie de Paris, dans leurs jérémiades, oublient ces détails. Ils veulent contrôler les Uber alors que les taxis dérogent à la loi et nous obligent à prendre des Uber. 


Ils sont fous.