En salle

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25 octobre 2010

La mort de Georges Frêche

J’ai tellement dit du mal de Georges Frèche, pendant la campagne des régionales que, paradoxalement, je peux difficilement m’abstenir d’évoquer sa mort, ici, mais je ne sais pas trop quoi dire. D’ailleurs, j’admire la direction du Parti Socialiste qui a réussi à pondre un communiqué de presse à peu près neutre.

Alors je fais le tour des blogs des copains.

Stef : « Aujourd'hui il sera bien normal de rendre hommage à George Frêche, mais déjà les polémiques courent, résumées par le titre de Libération "Frêche exclu pour toujours". »

Vlad : « Georges Frêche est mort d'une crise cardiaque aujourd'hui, dimanche 24 octobre 2010. On va voir débouler l'armée des vampires socialistes, Laurent, Benoît et Martine en tête, pour le bal des faux-culs : "C'était un homme engagé, un socialiste de la première heure..." »

Zette : « La mort de Georges Frêche en ce dimanche où la pluie bat des records d’audience dans la région a bien failli faire tomber mes requêtes saugrenues à l’eau. »

Val : « Aujourd’hui, Georges Frêche, ancien socialiste, radical dans ses propos, s’est éteint. C’est la manière jolie de dire qu’il est mort, car pour s’éteindre, encore faut-il avoir brillé. Je n’ai rien contre cet homme, je ne le connais que très peu, que par ce que les médias en disent, et cela fait bien longtemps que je ne crois plus les médias. »

Quatre blogs de mon reader sur plusieurs centaines actifs.

Ah non, cinq ! Arnaud vient de faire un billet : « J'ai plusieurs fois critiqué ses dérapage verbaux sur ce blog et cette disparition ne me touche pas particulièrement. »

Pas mieux. Juste une pensée affective pour ceux dont il était proche.

23 février 2010

Coopol : soutien à Hélène Mandoux

Si vous soutenez Hélène Mandroux en Languedoc-Roussillon, vous pouvez devenir son Coopain et rejoindre son groupe de soutien !

12 février 2010

Pour que le PS laisse la tête de liste à Europe Ecologie en Languedoc

Un groupe Coopol a été créé ! Je vous invite à vous inscrire (même moi, je l'ai fait, alors que je jette tous les groupes, en principe).

J'espère que Dagrouik et Marc Vasseur vont voir ce billet pour qu'ils m'offrent des bières, ce soir !

09 février 2010

Il nous tient en haleine, Frêche !

Je n'ai pas grand chose à dire mais je cherchais un titre pour faire rager mon copain FalconHill. Ah ! Si ! Juste un truc... Les commentaires du dernier sondage en date me donnent un vague espoir : "Hélène Mandroux et Jean-Louis Roumégas ont prévu de se rencontrer mardi après-midi à Montpellier pour discuter d'une éventuelle union. Selon le sondage, en cas de listes séparées de ces derniers, Georges Frêche emporterait 31% des suffrages au premier tour contre 21% pour l'UMP Raymond Couderc, 11% pour Hélène Mandroux et 10% pour Jean-Louis Roumégas."  S'ils pouvaient se mettre d'accord... Et éviter la baffe au premier tour. Et montrer l'exemple...

Dans un autre domaine, je vous invite à lire l'avant dernier billet de Dadavidov qui nous explique qui est Hervé Novelli.

03 février 2010

Ca sent le Roussillon en Languedoc

Tiens ! L’histoire du PS en Languedoc-Roussillon me gonfle franchement. Pas pour les mêmes raisons que mon copain FalconHill qui consacre un billet sur deux à taper sur Frêche et sur le PS. Il me donne certains arguments pour rappeler que la position du Parti Socialiste est parfaitement cohérente, même si j’espérais (mon billet d’avant-hier) une attitude différente.

Je rappelle donc ce que j’ai dit : ça aurait été bien, de la part du PS, de faire une liste avec les autres partis de gauche, quitte à faire des concessions plus ou moins importantes (je ne vois pas d’objection à ce que la tête de liste ne soit pas issue du PS, par exemple).

Le PS a choisi hier de présenter des listes indépendantes, c’est dommage. Mais cohérent.

Dans un de ces billets, Le Faucon écrit « Après avoir soutenu Frêche durant 6 ans, les gens du Parti Socialiste à Paris se sont dit que vu que le ridicule n'avait jamais tué personne, ben continuons...
Je ne me lasserai jamais de cette hypocrisie de la part du Parti Socialiste, et des élus socialistes du Languedoc qui se sont bien accommodés de postes que pouvait leur offrir Frêche. Aujourd'hui, certains le lâchent en basse campagne, après l'avoir soutenu coute que coute durant toutes ses années. »

Le PS n’a pas soutenu Frêche pendant six ans. Georges Frêche a été exclu du Parti Socialiste il y a plus de trois ans à cause des propos qu’il a tenus. Le PS avait décidé de ne pas présenter de liste face à lui car il était soutenu par des socialistes locaux. Georges Frêche a dépassé, une nouvelle fois, les bornes de ce qui pouvait être toléré. Le PS revient donc sur sa décision : c’est cohérent.

Comme j’ai lu dans twitter : le problème n’est pas le Parti Socialiste mais Georges Frêche et ses soutiens locaux. Qu’il soit soutenu par les partisans de Ségolène Royal par posture me gonfle à peu près autant qu’on puisse lui faire un procès en antisémitisme et pas en populisme.

Encore faut-il, maintenant, que le PS continue d’être cohérent. Europe Ecologie ayant annoncé qu’il refuserait de s’allier avec Georges Frêche au second tour, le PS doit annoncer la même chose sinon tout ça n’aura été qu’une pantalonnade de plus.

Avec ce choix de présenter une liste indépendante, le risque pour que ni sa liste et ni la liste de « l’autre gauche » ne dépassent les 10% pour se maintenir au second tour est très fort. Qu’ils dépassent où non les 5% (le seuil pour qu’une liste puisse fusionner avec une autre), la position du PS (et, parallèlement, des autres partis de gauche) sera intenable.

Je rappelle donc mon souhait initial : que le PS fasse une liste avec « l’autre gauche » en acceptant les conditions de cette dernière (tout se négocie, tant qu’à tout perdre…) pour être surs d’être présents au second tour. Ne pas le faire équivaut à pisser dans un violon… et de faire déborder le vase. Georges Frêche sera président d’une région gérée par des élus membres du Parti Socialiste (grâce au Front National, par ailleurs, mais on ne va pas tergiverser).

Et même si le PS dépasse 10%...

Tout ça n’est que de l’affreuse arithmétique électorale mais on ne gagne pas élections en peignant une girafe.

Mais l’occasion aurait été bonne, pour le PS, de montrer une volonté d’unité sans hégémonie avec le reste de la gauche. Mais le problème n’est pas le Parti Socialiste mais Georges Frêche et ses soutiens locaux.

 

01 février 2010

Un PS exemplaire en Languedoc-Roussillon ?

Cecile Duflot a « indiqué dimanche qu'il n'y aurait "aucun problème" pour fusionner la liste Europe Ecologie avec les autres listes de gauche afin de barrer la route à Georges Frêche aux régionales en Languedoc-Roussillon, mais a exhorté le Parti socialiste à clarifier rapidement sa position dans cette région ».

Bravo !

Je crois que le PS se réunira demain matin pour prendre une décision : qu’il le fasse bien. Qu’il montre l’exemple. Qu’il n’impose pas des conditions inadmissibles à Europe Ecologie et au Front de Gauche. C’est lui qui est en tort : il fallait faire le ménage avant.

Et qu’il s’engage à poursuivre le ménage après les élections et à ne pas se limiter au cas de Georges Frêche. Et qu’il se positionne clairement pour le second tour de cette élection régionale.

Cécile Duflot  a dit : « On est dans une vieille logique politique où le Parti socialiste dit et tout le monde doit se mettre en rang derrière. Ca ne peut pas marcher comme ça parce que ça n'est pas sain démocratiquement ». « A partir du moment où l'on change de point de vue, où les instances locales du PS ne sont pas du tout sur les mêmes positions que les instances nationales (...), on va regarder comment ça se passe » « mais, à moins de deux mois de l'élection, rejoindre une dynamique qui fonctionne -en l'occurrence la dynamique d'Europe Ecologie qui est claire politiquement- ce n'est pas non plus quelque chose de nul et de non avenu. Ca s'étudie ».

Elle a raison.

Qu’est-ce qui me prend d’en dire du bien, moi ?

En langage PMA, ça donne : bordel, de toute manière, on n’est pas sûr d’avoir des troupes pour militer sur le terrain et faire campagne pour Hélène Mandroux. Que les instances nationales du PS rencontrent immédiatement les braves gens d’EE et du FdG pour nous mitonner des listes sans avoir d’exigence particulière, avec les socialos du coin opposés à Georges Frêche. L’important n’est pas d’avoir une tête de liste mais de faire barrage à la réélection de Georges Frêche en limitant les dégâts…

L’important n’est pas d’avoir la tête de liste, mais de faire gagner la gauche, la nôtre. Le PS doit être exemplaire en Languedoc-Roussillon : ça facilitera le boulot dans les autres régions...

28 janvier 2010

La Coopol contre Frêche

Hier, j’ai fait un billet pour ronchonner contre les groupes inutiles de Coopol. Non seulement, ce genre de « pétitions internes de soutien » à tout et à rien ne sert à rien mais elles vont perturber les militants qui ne sont pas habitués à utiliser les réseaux sociaux et qui ne sont pas habitués, comme nous, à trier en un clin les mails qu’on reçoit en pagaille.

Cela dit, je viens d’entrer dans le groupe « Nous, citoyens engagés, n'acceptons pas de soutenir Georges Frêche ! » car il s'agit bien de mettre la pression sur la direction du PS. J’invite tous mes Coopains qui passent par là à faire de même.



La panique colle aux partis


Je n’ai pas compris grand-chose à cette histoire : « L'UMP a lancé mercredi une offensive contre les collectivités PS, qu'elle accuse à deux mois des régionales de financer des campagnes de "désinformation" sur la réforme territoriale, une attaque relayée par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux devant l'Assemblée nationale. »

En fait, je n’ai pas vu les affiches, comme probablement 90% des Français et je me demande où veut en venir l’UMP. A pousser les blogs à étaler le budget communication de l’état ? Celui des collectivités gérées par la droite ?

A donner à tremplin à la gauche pour qu’elle pointe sur les failles de la réforme territoriale ? Qu’elle puisse expliquer le désengagement de l’état ?

Ils sont très forts, les conseillers en communication de l’UMP. Ils seraient victimes d’une campagne de dénigrement qu'ils feraient tout pour qu’on parle du sujet ! Avec le récent sondage, les plaçant à 27% des électeurs aux régionales, un score historiquement bas puisque l’UMP représente à elle seule toute la « droite de gouvernement », ils doivent commencer à « paniquer grave »…

Pendant ce temps là, Nicolas s’offre un voyage à Davos pour expliquer, à nouveau, qu’il va réformer le capitalisme mondial, ce à quoi plus personne ne croit. Le jour au Dominique de Villepin va recevoir son verdict dans l’affaire Clearstream. S’il est blanchi, la panique va les pousser à dire encore plus d’âneries…

Cela dit, heureusement pour eux qu’au PS (enfin… à côté), on a Georges Frêche. A propos de Laurent Fabius, il aurait déclaré : « Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique ».

C’est lamentable. Martine Aubry s’est déclarée indignée – il y a de quoi – et va saisir la direction du parti pour étudier son cas.

En pleine campagne pour les régionales.

Je ne suis pas membre de la direction du PS : ils doivent être bien emmerdés. Je souhaite, pour ma part, qu’elle cesse tout soutien à cet énergumène, au risque de perdre la région et de provoquer les militants qui devront bien admettre qu’on ne peut tolérer de tels propos dans la bouche d’un dirigeant politique, à propos, cette fois (après les noirs de l’équipe de France, les harkis, …), d’une figure historique du parti.

Après la panique à l’UMP, la panique au PS ?

J’espère au moins que mon copain FalconHill aura assez de recul pour en rire !



11 décembre 2009

Georges Frêche et les minarets Suisses


Une remarque de FalconHill me remet en mémoire que je m’étais promis d’évoque Georges Frêche et la décision d’une part des militants de lui laisser être tête de file et d’autre part la réaction atone du PS.

Car j’approuve cette décision : une instance nationale n’a pas à revenir sur une décision des militants à partir du moment où « les circonstances » ont fait que la décision était à prendre par ces militants.

Mais je n’aime pas Georges Frêche. Je ne vais pas revenir sur le « pourquoi » et je n’aime pas le côté moralisateur consistant à dire, par exemple, « ce n’est pas bien d’insulter les harkis » mais il a été « exclu du parti socialiste le 27 janvier 2007 par la commission nationale des conflits du PS, jugeant ses propos « non compatibles avec les valeurs d'égalité et de respect des droits humains » que revendiquent ce parti ». Hop ! Une exclusion, ça se respecte, d’autant qu’elle suit un tas de controverses directes.

S’il fallait que j’engueule quelqu’un, ça serait, ainsi, l’ensemble des militants qui l’ont porté à ce poste… et le mode de fonctionnement du PS qui a permis qu’il puisse se présenter. C’est un peu comme l’histoire des minarets Suisses : on gueule parce que le peuple a pris une mauvaise décision et on s’étonne qu’un processus démocratique à pu laisser faire ça. Il aurait fallu qu’une espèce de Conseil Constitutionnel se prononce d’abord sur l’opportunité de cette « votation » mais cet avis serait contraire à l’esprit même de la constitution en question. On n’est dans l’impasse.

Les instances nationales du PS auraient pu avoir à valider les listes soumises aux militants mais aurait-ce été dans le sens d’une plus grande démocratie au PS ? La réponse est évidente : non. Et de toutes manières, elles auraient probablement validé la candidature de Frêche, un certain nombre de cadres le soutenant… Et par intérêt électoral (Frêche est un poids lourd dans le coin). On n’aurait pas eu l’air malin…

Les Suisses ont probablement pris une mauvaise décision mais ils l’ont prise, ça n’est pas mon problème. Les militants du PS de Languedoc-Roussillon ont probablement pris une mauvaise décision mais ils l’ont prise, ça n’est pas mon problème. D’autant moins que je ne suis pas électeur dans le coin. Sinon, j’aurais été emmerdé.

Il  y a quelques mois, j’avais promis à mon copain FalconHill d’appeler à faire un barrage à Georges Frêche et à voter contre. Mais c’est plus fort que moi : je ne peux pas appeler à voter contre mon camp. Je fais confiance à sa grande mansuétude.

Toujours est-il que je ne comprends pas ce parti qui empêche Julien Dray de se présenter mais autorise Georges Frêche.

(photo – dommage qu’il ne soit pas frisé, il m’aurait rappelé quelqu’un)

(Sarkofrance a fait, ce matin, un billet sur le même thème)