En salle

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01 mars 2010

Sans-papier : vide grenier de solidarité à Ivry-sur-Seine

L’Association les Ecologistes du Val de Bièvre, l’Association Kremlin Village, le mouvement Europe Ecologie-lesVerts-KB et CAP 21 KB , vous invitent à particiciper au  vide-grenier de la solidarité au profit des sans papiers grévistes de la SENI KB :

Depuis plus de 4 mois les TRAVAILLEURS DE LA SENI (société de nettoyage)
sont en grève pour faire reconnaître leur droit de travailler, de vivre dignement, pour obtenir enfin leur titre de séjour
MANIFESTONS LEUR NOTRE SOLIDARITE !
Samedi 6 mars 2010
De 13h à 18h
L’intégralité des ventes ira aux 161 travailleurs
Pas de frais d’emplacement.Dépôt d’objets en avance possible au Forum social d’Ivry (dans la galerie marchande) de 15h à 20h sauf mercredi
Lieu: 3 allée du Parc, accès par le n°79 avenue Danielle Casanova, face à la Poste
CIVCR, Comité de soutien des sans papiers de la SENI, LDH,
Contact : Bernard CHAPPELLIER. Tél: 0686482812

23 août 2008

Saint Bernard

Tiens ! Un twit m’informe que c’est le douzième anniversaire de l’évacuation par les forces de l’ordre des gugusses, qui sous prétexte d’être en situation irrégulière squattaient l’église Saint Bernard. Une grande manifestation s’en était suivie et comme il faisait beau et que nous n’avions pas mieux à faire, Gaël et moi sommes allés manifester. A l’époque, il était venu passer quelques jours de vacances au Kremlin-Bicêtre, Maubeuge étant trop loin de chez lui.

Je précise que c’est Gaël qui avait insisté pour que nous y allions. Pour ma part, comme je suis beaucoup plus vieux, je n’avais déjà pas besoin de prétexte comme celui-là pour aller au bistro.

Je précise également mais en aparté car ça n’a rien à voir avec l’objet du billet que je tape ce billet sur l’ordinateur de ma copine Madame Martine (blonde à gauche, mais seulement sur la photo) qui est un portable avec un clavier très étroit pour faire tenir un pavé numérique. Je n'arrête pas de faire des fautes de frape et d’appuyer sur des combinaisons de touches qui déplacent le curseur dans tous les sens comme s’il courrait pour trouver un bistro ouvert. Je vous prie donc de m’excuser pour le nombre de fautes qui perturberont ce billet, encore plus que d’habitude.

Ainsi, nous nous étions gaillardement dirigés, en voiture (faut pas déconner non plus), vers la Place de la République pour rejoindre le cortège qui se allait vers la Place de la Nation. Il y avait 300 participants selon la police, 2500 selon France Info, 3000 selon le Monde, 500000 selon TF1 et un million selon l’Humanité. Je ne plaisante qu’à moitié. L’âge aidant et le temps passant, je ne me souviens pas des chiffres, mais je me rappelle juste que seuls TF1 et l’Huma que nous avions acheté le lendemain donnaient une vision à peu près conforme à ce qu’il nous avait semblé vivre de l’intérieur.

A un moment, je dis à Gaël : « Stop ». Je ne sais pas si vous avez déjà fait ce trajet à pied au mois d’août mais ça donne soif. Une pression s’imposait. On est donc allé s’en jeter un dans un bistro. En sortant, un type qui regardait derrière lui me bouscule et je manque de me casser la gueule. « Hé ho ! Vous pourriez pas regarder devant vous, non ! Ca va pas la tête ! » lui dis-je, puis je prends Gaël à témoin : « On rencontre vraiment des cons partout ». Aujourd’hui, la situation n’a pas changé : je ne sais pas si François Hollande sait où il va et s’il regarde devant lui… car c’est l’alors futur premier secrétaire du Parti Socialiste que j’avais engueulé, ce que me fit remarquer Gaël ensuite.

Nous reprenons la route et nous retrouvons à Nation. Je me dis « ouf ! » car j’en avais ma claque de marcher. Je ne savais pas encore que deux heures après, j’allais finir, par courir 200 mètres à la vitesse d’un jamaïcain énervé voulant gagner une médaille d’or, alors que moi, je voulais uniquement échapper aux vilains CRS qui nous poursuivaient avec leurs matraques.

Le méchant cortège de manifestant, arrivé à Nation, avait en effet décidé de poursuivre sa marche jusqu’au centre de rétention à Vincennes (ce qui fait une trotte)… puis de s’en prendre à ce centre comme s’il s’agissait de la Bastille, 207 ans auparavant. Mais, les CRS d’aujourd’hui sont plus efficaces que ceux de l’époque. Les gaz lacrymogènes avaient commencé à fuser. Gaël et moi, nous nous étions barrés discrètement et, avec trois ou quatre aux gugusses, nous avions tenté une nouvelle approche par une petite rue pour observer la scène. Les CRS nous avaient pris pour des méchants activistes… et ont décidé de nous poursuivre… Je n’ai jamais couru aussi vite que cette fois là !

12 ans après, la situation des étrangers en situation irrégulière n’a pas changé. Sauf qu’on les appelle maintenant les « sans papier ».

01 mai 2008

Grève des sans-papier de la SENI au Kremlin-Bicêtre

Le 29 Avril 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE

La section socialiste du Kremlin-Bicêtre tire la sonnette d’alarme sur la situation des 67

salariés sans papiers de la SENI qui sont en grève avec occupation des locaux de l’entreprise,

au 18 rue Lech Walesa.

Ces travailleurs effectuent des missions de nettoyage multiservices, dans divers lieux de notre

commune également. Ce sont nos voisins, parfois nos amis. Ils effectuent les tâches dites

« ingrates » qui contribuent au bien-être collectif.

Ces 67 travailleurs sans-papiers ont une feuille de paie, déclarent leurs impôts et versent des

cotisations aux caisses d'assurance-maladie, caisses de retraite et autres charges sociales.

Pourtant, en l’absence de régularisation de leur situation administrative comme résidents

reconnus par titre de séjour, ils sont victimes d’escroquerie morale :

- Ils ne toucheront pas la retraite pour laquelle ils cotisent.

- Ils ne peuvent bénéficier du système de soin auquel ils cotisent

- Ils ne peuvent prétendre à l’aide au retour à l’emploi en cas de licenciement.

Pourtant, le gouvernement n’hésite pas à encaisser leur impôt sur

le revenu ainsi que les différentes charges sociales.

Mais cette situation arrange bien certaines entreprises, et le gouvernement, puisque ces

travailleurs occupent les emplois dont PERSONNE ne veut.

Le Parti Socialiste demande l’examen de la situation administrative particulière de ces 67

travailleurs Kremlinois et réclame leur régularisation urgente.

En Parti républicain, responsable et progressiste, le Parti Socialiste du Kremlin-Bicêtre ne

saurait tolérer sur le territoire Kremlinois aucune forme d’exploitation humaine

La Section Socialiste du Kremlin-Bicêtre