26 août 2009

La grosse commission pour l'emprunt

La liste des 24 membres de la Commission machin pour l’emprunt, présidée par les blogueurs zinfluents Rocard et Juppé, a été publiée.

L’étude approfondie ne nous apprend pas grand-chose. A part qu’il n’y a pas un seul élu.

Le chef a parlé : « Le montant de l'emprunt national dépendra des besoins que vous allez identifier et de la capacité d'endettement que nous aurons ».

A propos de « la capacité d’endettement que nous aurons », je vais lui rappeler qu’elle est à peu près nulle compte tenu de la dette que nous avons déjà. Plus exactement, il est prouvé que nous avons une TRES FORTE capacité d’endettement.

« "Dites-nous quelles sont les priorités stratégiques (...) et nous définirons les moyens", a-t-il ajouté, "je ne bornerai pas la liberté de votre réflexion à un cadre budgétaire précis". » Ah ? Les députés que nous avons élus ne sont pas là pour définir les priorités ?

« Il n'y aura donc dans vos travaux d'autre limite que celle de l'utilité ou de la pertinence des investissements à engager. Nombre d'entre eux, je le précise d'ailleurs, peuvent dégager des revenus financiers qui permettront de rembourser l'emprunt ou d'y associer des investissements privé. » Ouais. Un emprunt rentable. Pour combler les trous…

Rapporteurs de la commission :

- Philippe Bouyoux, inspecteur général des finances

- Geneviève Le Bigot, conseiller spécial du maire de Bordeaux

- Olivier Ferrand, président de la Fondation Terra Nova, proche du PS

- Jack Azoulay, inspecteur des finances

Membres de la commission :

- Edouard Bard, professeur au Collège de France

- Christian de Boissieu, président du Conseil d'analyse économique

- Monique Canto-Sperber, directrice de l'Ecole normale supérieure

- Catherine Cesarsky, haut-commissaire au Commissariat à l'énergie atomique

- Philippe Dessertine, professeur à l'université Paris-Ouest Nanterre

- Jean de Kervasdoue, professeur au Conservatoire national des arts et métiers

- Marion Guillou, présidente du conseil d'administration de l'école polytechnique

- Alain Grandjean, fondation Hulot

- Bettina Laville, associée au cabinet d'avocats Landwell, Landwell et associés

- Faytine Layt, présidente d'Oddo Corporate Finance

- Elisabeth Lulin, directrice générale de Paradigmes et caetera

- Claude Mandil, ex-président de l'Agence internationale de l'énergie

- Véronique Morali, présidente de Fimalac Developpement ou Terra Femina

- Nicole Notat, ex-secrétaire générale de la CFDT, présidente de Vigeo

- Eric Orsenna, écrivain, membre de l'Académie française

- Edouard Philippe, directeur des affaires publiques chez Areva

- Denis Ranque, président du Cercle de l'industrie

- Laurence Tubiana, directrice de la chaire de développement durable à l'IEP de Paris

7 commentaires:

  1. A chaque fois qu'il l'ouvre, c'est facile de le contrer. Il ferait mieux de se taire. Et vu sa propension à la dépense, je me demande s'il est judicieux de prêter du fric... l'Etat, mauvais payeur?

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  2. Confier un rapport à Michel Rocard, en plus... j'espère qu'il a un décodeur

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  3. Si ce n'était pas avec nos sous, on pourrait trouver ça drole. Le gars préside depuis plus d'un an et ne sait même pas répondre à trois questions de base, genre : où qu'on va et avec quels moyens !
    Ce type est nul, archi-nul !
    Tiens pour le coup, je suis énervé !!!
    :-))

    [Enfin, je suis aussi énervé à cause de joomla, des css et du html mais ça n'engage au moins que moi !!! ].

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  4. L'idée d'un grand emprunt est une vieille recette déja utilisé notamment par Pinay, Giscard, Barre ou Balladur (et son ministre du budget de l'époque un certain Sarkozy).

    Cet emprunt a toutes les apparences d'un nouveau plan de relance qui n'ose pas vraiment dire son nom.

    S'il s'agit d'un emprunt populaire, c'est en tout cas tout bonus pour les épargnants. Car pour être plus attractif que le marché, l'État ne lésinera pas sur sa rémunération.

    Tous les grands emprunts, se sont révélés extrêmement coûteux et même parfois des désastres pour le budget national. Par exemple, à lui seul, l'emprunt Giscard a rapporté 7 milliards de francs en 1973, mais son remboursement a coûté 80 milliards, quand à l'emprunt Balladur, il avait permis de récupérer près de 110 milliards de francs dans les caisses de l’Etats mais aurait coûté plus de 180 milliards !.
    Bref, derrière le gagnant apparent qu'est l'épargnant prêteur, en amont, il ne faut pas oublier le perdant qu'est le contribuable.

    De plus, qui aura les moyens de préter de l'argent à l'Etat ? certainement pas les français de la France d'en bas dont parlait Raffarin ni les classes moyennes, mais les personnes les plus aisés, qui se verront par la suite rembourser cet emprunt avec de confortables intérêts.

    Et à votre avis qui réglera, un jour ou l'autre, cet emprunt sous forme d'impôts ? NOUS !

    Emprunter plus pour dépenser plus et surtout rembouser plus !

    Nicolas Sarkozy a fait un pas de plus vers les déficits et la dette de la France.

    Arnaud MOUILLARD - http://hern.over-blog.com/

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  5. Homer a raison: c'est un dépensier compulsif (enfin, pour lui-même, s'entend). Est-ce bien raisonnable de l'encourager pour qu'il s'augmente encore à crédit l'an prochain?

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  6. Orsenna change de Grand Amour. Dommage.

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  7. Ce que arnaud Mouillard ecrit n'est pas faux Nicolas se souvient des leçons du passé et saurait s'en accommoder,c'est tellement drole de jouer à l'argent surtout avec celui des autres.
    il me semble bien mais je voudrais tellement écrire une connerie que dans les années 80, un petit billet de 10.000 placé (bon anonyme) rapportait plus de 15.000 , 5 ans apres, des lors on pourrait voir fumer les bas de laine, même sales, l'argent n'a pas d'odeur;

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