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03 novembre 2014

Encore une inégalité hommes-femmes !

Je pense que vous ne savez pas que le « shampoing, coupe, coiffure » du Franck Provost de Bourg-en-Bresse coûte 23 euros pour les hommes et 36 pour les femmes. Ceci est révoltant et nous devons lutter pour l’égalité plutôt que de passer notre temps au bistro. Je vais participer à la cause.

Mais tout d’abord, je tiens à présenter mes excuses au personnel et aux dirigeants du commerce que je viens de stigmatiser avec une rare virulence. Franck Provost est la chaîne que je fréquente et le classement des salons par ordre des départements puis par ordre alphabétique du nom de la commune fait que ce commerce est en premier sur le site web. Et les prix ne sont pas affichés pour le mien.

Toujours est-il qu’un « collectif a mis en lumière une différence de prix entre les produits et services destinés aux hommes et ceux qui s'adressent aux femmes. Bercy lance une enquête. » C’est le Point qui nous le dit. Soyons honnêtes : quand j’ai vu cela, j’ai retenu mon hilarité par principe, mais bon. Surtout que l’article est le premier de la une de Google News.

Outre la coiffure, l’article cite quelques exemples comme les rasoirs et le pressing. Faire laver un chemisier est plus cher que faire laver une chemise. Je suis un blogueur consciencieux. J’ai pris mon Google préféré et j’ai fait un sondage auprès d’un pressing. Le lavage d’une chemise homme coûte 3 euros pour le bas de gamme et 6€50 pour du machin de luxe. Le lavage d’un chemisier coûte 10€50. La différence est en effet extraordinaire. Menant un véritable travail d’investigation, j’ai cherché ce qu’était un chemisier. La différence saute aux yeux de tous les observateurs de la mode, même moi, c’est vous dire. C’est donc dans le Larousse que mis toute ma confiance : « Corsage de femme dont la coupe s'inspire de la chemise d'homme. », le corsage étant : « Vêtement féminin qui habille le buste. »

Je ne suis pas que blogueur d’investigation mais aussi blogueur de déduction, de réflexion, d’analyse.

Pour les rasoirs, la question ne se pose pas. La différence de prix est strictement un phénomène de marketing mais répond aussi à une logique financière habituelle : la loi de l’offre et de la demande. Les hommes ayant plus de poil que les femmes – ce qui est une inégalité assez peu dénoncée à sa juste valeur, ils consomment plus de rasoir, le coût de production est donc moins élevé et, en plus, il y a beaucoup plus de concurrence puisque le marché est juteux. Plus de demande mais aussi plus d’offre.  Les rasoirs pour homme sont en vente au rayon des machins pour que les hommes se lavent, les rasoirs pour femmes sont venus au rayon « hygiène et beauté féminine ». Les rasoirs pour homme sont bleus ou verts, les rasoirs pour femme sont rose. Ce n’est pas un choix de la nature, nous en conviendront aisément, mais un truc marketing qu’il faut dénoncer avec une très grande véhémence. C’est mal. Il n’empêche que ça explique la différence de tarif.

Ce raisonnement ne doit pas s’arrêter là. Si les rasoirs pour hommes sont les mêmes produits que les rasoirs pour femmes, les femmes peuvent utiliser des rasoirs pour homme, voire piquer le rasoir de leur mari mais ce n’est pas hygiénique (c’est beaucoup plus mauvais pour la santé que d’échanger les brosses à dents, à cause des microcoupures susceptibles de générer des saignements et donc l’échange de méchant virus comme celui du sida ou de la jambe cassée).

Ainsi, si elles payent plus cher leurs rasoirs, c’est uniquement par bêtises ce qui prouve bien que nous ne pouvons pas être réellement égaux. Par ailleurs, il faudrait faire une étude pour savoir si les hommes et les femmes homosexuelles utilisent des rasoirs pour l’autre sexe, notamment s’ils sont dans la catégorie des passifs pour les hommes voire des actives pour les femmes mais vous m’expliquerez plus tard  ce que cela veut dire, ce n’est pas l’heure de se taper une branlette, nous traitons un sujet sérieux.

Ainsi, si la femme peut acheter et utiliser un rasoir pour homme, je ne vois pas pourquoi elle ne pourrait pas aller chez le coiffeur et demander : « bonjour, je voudrais une coupe pour homme, s’il vous plait ». La coiffeuse avisée ou le coiffeur homosexuel répondrait : « hé ho, vous n’êtes pas un homme ». Ce en quoi la dame pourrait répondre : « Et alors, si je veux une coupe pour homme, hein ? Qu’est-ce que vous avez à répondre à cela ? ». L’honnête commerçant se dirait alors qu’il est tombé sur une casse-couille et abandonnerait immédiatement. La dame aurait en plus le plaisir d’être coiffée en silence par un lascar faisant la gueule. Parce que les discussions des coiffeurs, hein…

Poussons un peu plus loin. Imaginons un homme avec une coiffure particulière, un brushing, les cheveux longs, ou que sais-je ? Cela ne choquerait strictement personne qu’on lui fasse  payer le tarif femme. Nous sommes donc, dans ce combat, dans une discrimination à l’envers. Ce sont bien les hommes qui sont discriminés parce qu’il est affiché « tarif hommes » sur la devanture d’un commerce. En fait, les féministes qui dénoncent cette histoire de tarifs différents, stigmatisent directement les hommes alors qu’elles devraient stigmatiser les coiffeurs.

Le sujet est intéressant. Un homme va chez le coiffeur parce qu’il le faut ou parce qu’il est temps, ou parce qu’il va se faire engueuler par sa femme, ou parce qu’il se fait chier au bureau. Il choisit de préférence un coiffeur sans rendez-vous, qu’il connait un peu parce que ça l’emmerde de répondre à la question « il se coiffe comment ? » et tout ça. La femme va chez le coiffeur pour se faire belle. Elle prend rendez-vous à l’avance pour être sûr d’être prise et va toujours chez la même coiffeuse car elle la coiffe bien, elle, et elle se rappelle toujours de la référence de la couleur.

Vous me direz que ceci est immonde cliché machiste et vous aurez probablement raison. Il n’empêche que le jour où les femmes trouveront que cela fait distingué d’être chauve, on pourra étudier à nouveau le problème et elles pourront acheter un rasoir à sabot qui pourront à la fois leur permettre de se raser le crâne et tous les endroits qu’il est d’usage de se raser, ce qui n’est pas l’objet du billet, bien que l’on pourrait rigoler. La pilosité des femmes est un éternel sujet de réjouissance.

Nous avons traité le cas des poils à un détail près : je n’ai pas consulté les tarifs sur internet pour les rasoirs mais uniquement pour les coiffeurs et le pressing.  Je vous laisse faire les recherches vous-mêmes. C’est un peu chiant parce qu’il faut pouvoir comparer des produits et conditionnements identiques, dans des même gammes. Notons d’ailleurs que nos féministes du jour sont un peu fainéants de même que les gens des ministères : l’étude est assez facile à faire avec Google ou dans le supermarché du coin.

Il nous reste le cas du lavage des chemisiers.

S’il est avéré que les femmes peuvent utiliser des rasoirs pour homme et quasi avéré qu’un coiffeur ne rechignerait pas à faire une coupe pour homme à une femme, le lavage des chemisiers est un cas particulier. Certes, une femme pourrait mettre des chemises pour homme mais elle aurait un problème, ne le cachons pas mais faites sortir les enfants, au niveau des nichons, du moins celles qui ont des nichons normaux ou gros.

Ainsi, la principale différence entre les chemisiers et les chemises est provoquée par les nichons. Si on parle de pressing, nous sommes dans des fringues de haut de gamme. Une personne avisée ne confie pas des chemises de bas de gamme ou de milieu de gamme ne confie aucunement ses chemises à laver à un pressing et trouve une solution pour le repassage.

Les chemisiers ont une coupe particulière à cause des nichons avec des tissus particuliers. Cette coupe particulière provoque des difficultés complémentaires pour l’entretien et notamment le repassage. C’est donc plus cher.

Nous pourrions évoquer les solutions comme nous l’avons fait pour le rasoir et le coiffeur mais je n’en trouve aucune qui ne soit pas tirée par les cheveux. Nous avons évidemment des solutions rigolotes comme forcer les hommes à porter des faux seins ce qui permettrait, en plus, aux homosexuels de pratiquer la cravate de notaire à moindre prix mais elles ne sont pas sérieuses.

Nous pourrions proposer une loi qui obligerait les pressings à pratiquer une égalité tarifaire. Cela serait évidemment complètement grotesque mais je m’en fous : faire laver des chemises en pressing est une solution de riches. Il n’empêche que le coût pour le lavage des chemises pour homme augmenterait, ce qui serait une forme de discrimination inacceptable.

Puisque nous avons une solution par la loi pour le pressing, qu’en est-il du reste ? Je ne plaisante pas. C’est bien le ministère de l’économie qui a été saisi par ce collectif féministe, pas celui du droit des femmes. Ce dernier aurait pu faire des campagnes, négocier avec les industriels et professionnels concernés. Le sujet étant pris en main par Bercy, cela sent bon la volonté des féministes de faire légiférer. Du genre : il est interdit de :

Petit 1 : faire des produits réservés à un genre quand les deux genres peuvent utiliser le même. Le cas des préservatifs donnera lieu à une exception. Pas les sous-vêtements. Les consommateurs ne sont pas assez idiots pour voir que les petites culottes de dentelles sont plus spécialement conçues pour les femmes et les slips kangourou pour les hommes même si une exclusivité d’usage ne peut pas être affirmée. En plus, les rayons de lingerie ne pourront plus être séparés dans les magasins et on aura des érections en regardant la lingerie fine en choisissant des caleçons.

Petit 2 : afficher des tarifs différents pour les hommes et pour les femmes.  Ceci pourrait fonctionner pour les rasoirs et nous resterions becs dans l’eau pour les chemisiers. La politique tarifaire des coiffeurs deviendrait délirante et le prix de la coupe homme pourrait augmenter ce qui inciterait de plus en plus de lascars à se couper les cheveux eux-mêmes. Nos rues seraient remplies de types rasés de près.

Avec ce genre de billet, je ne vais pas calmer ma réputation de réactionnaire. Il n’empêche qu’il me serait agréable de savoir que mes impôts ne sont pas utilisés à payer des fonctionnaires faisant des études idiotes.

Néanmoins, je vous propose un exercice : regardez l'illustration de ce billet. Si une femme peut mettre un caleçon homme sans problème (a priori, ce vêtement n'est pas destiné à être montré à tout le monde), un homme pourrait mettre un caleçon de femme mais aurait la bite à l'étroit.

Voila une discrimination qu'il faut combattre.


16 novembre 2013

Des femmes au bistro ?

Aujourd’hui, c’est dissertation : « Pourquoi trouve-t-on beaucoup moins de femmes que d’hommes dans les bistros ? » Je suis sérieux. C’est de la faute de Suzanne du Merle qui me signale ce billet de blog auquel il faut que je réponde car certaines formes de féminisme m’énervent. Tout mettre sur le dos des hommes est grotesque. Il y est raconté comment un groupe de femmes d’Aubervilliers a « reconquis » les bistros du coin.

Monique, une enseignante à la retraite, raconte : « Il n'y avait que des hommes qui me regardaient comme si je n'étais pas à ma place. J'ai trouvé ça insupportable. Sur le trajet du métro, je me suis aperçue que toutes les terrasses étaient masculines. » Traduisons : elle estime que s’il y a peu de femmes au bistro, c’est à cause des hommes. Pour un peu, elle revendiquerait le droit de se tuer le foie à coup de petits rouges au comptoir dans un souci d’égalité avec les hommes. C’est grotesque.

Néanmoins, sur le fond, le constat n’est pas faux. Il est relativement rare de voir une femme seule au bistro, surtout au comptoir, et des groupes de femmes sont rares. Dans mon entourage, je ne connais que cinq femmes qui viennent seules au bistro en plus d’une ou deux pochetronnes (sujet sur lequel je reviendrai si je pense). Il y a Corinne dont je parle parfois dans mon blog et la vieille Thérèse qui traine entre l’Amandine et la Comète. La troisième est une jeune femme qui vient à la Comète presque tous les jours mais c’est surtout pour profiter de la wifi, me semble-t-il. Aucune des deux premières ne boit d’alcool à part un kir de temps en temps et l’autre boit un verre de rouge à chaque fois. Autant dire rien. La quatrième est Odette. Elle a un comportement beaucoup plus masculin, d’une part par le fait qu’elle boit toujours plusieurs verres et d’autre part, par celui qu’elle s’installe au comptoir. La cinquième, enfin, est une dame qui va manger au même bistro que moi, tous les midis. A Loudéac (mon patelin natal en Centre Bretagne), je n’en connais aucune mais il y a beaucoup plus de femmes en soirée, en groupe, qu’en région Parisienne.

Je ne vais pas trop parler des hommes. Quand j’ai reçu le message de Mme du Merle, j’étais en train de déjeuner, au comptoir de cette grande brasserie de la Défense. Nous étions une trentaine au comptoir, que des hommes, dont quelques groupes d’ouvriers et tout un tas de gens comme moi, des types qui viennent seuls.

Les pochetronnes ?

L’alcool – ou du moins la cuite – semble tabou chez les femmes. Les femmes sont probablement moins alcooliques que les hommes (c’est un a priori que je reconnais, je n’ai pas vu d’étude précise) et les femmes qui picolent ont tendance à le faire chez elles, comme si elles se cachaient. Il reste donc quelques pochetronnes qui préfèrent venir au bistro pour se prendre des cuites et arriver à un comportement lamentable. Elles sont généralement lesbiennes.

Ah ! Oui ! Je vous préviens. Ce billet est abominable misogyne et homophobe, pour l’instant, et finira raciste, islamophobe et xénophobe. Il faut bien rigoler. J’espère ne pas faire la une de Minute ou de Valeurs Actuelles. Voir de l’Express : « Ces musulmanes lesbiennes qu’on ne peut voir qu’au bistro ».

Les femmes tiennent moins la route que les hommes pour des raisons physiques ou physiologiques. J’avais vu un article très sérieux à ce sujet. Je ne sais quel truc faisait qu’elles assimilaient plus l’alcool et tenaient moins. Sans compter le fait qu’elles ont une plus faible corpulence que les hommes. Prenez un lascar comme moi, avec ses 100 kilos. J’ai en gros deux fois plus de sang qu’un zozo de 50 kilos. A même quantité d’alcool, j’en aurai donc  deux fois moins par litre de sang.

Pour les lesbiennes, je plaisante à moitié. A moitié, seulement mais j’ai déjà utilisé ma dose de clichés idiots pour aujourd’hui. Toujours est truc qui fait que les femmes ne se bourrent pas la gueule au bistro. Il arrive qu’elles s’enivrent délicatement mais elles rechignent généralement à prendre des grosses cuites.

Allez savoir pourquoi ?

Une culture

Dans le temps, dans les ménages, c’était bobonne qui tenait la maison, qui élevait les mômes. Le mari rentrait à la maison après une dure journée de labeur après avoir fait une halte au bistro avec ses copains et mettait les pieds sous la table. C’est mal ! Historiquement, donc, monsieur allait au bistro pendant que madame s’occupait de la maison voire allait à la messe. Il y a une cinquantaine d’années, d’ailleurs, dans certains patelins, la plupart des maisons de quelques quartiers étaient transformés en bistro. C’est madame qui faisait le service tout en préparant le repas, surveillant les gosses,… Monsieur jouait aux cartes avec les copains… Madame recevait ses copines à la maison. Monsieur fuyait les copines et allait voir les copains au bistro.

C’était ainsi… Une France où les hommes vont au bistro et pas les femmes. Le monde à évolué mais certaines traditions restent et c’est probablement la principale cause de l’absence de femmes au bistro : une tradition, une culture,…

L’étrangère

J’ai deux copains noirs qui sont en métropoles depuis moins de quinze ans (un vient de Guyane et l’autre du Sénégal). Ils sont formels : chez eux, les femmes ne vont pas au bistro. Le phénomène est pire que chez nous où elles n’ont pas l’habitude de venir au bistro mais y viennent quand même si l’envie leur passe par la tête. Chez mes copains, il ne viendrait pas à l’idée d’une femme de venir au bistro. J’ai des copains kabyles que je vois moins maintenant : le phénomène est identique chez eux. Culturellement, dans un tas de peuples, la femme ne va pas au bistro. C’est comme ça, je ne cherche pas à analyser, je constate.

J’ai été homophone et misogyne puis raciste et xénophobes : il me reste à devenir islamophobe. Il me parait clair que chez les musulmans « purs et durs » (mais pas extrémistes), les femmes n’ont rien à faire dans des lieux de loisir…

Si je parle de religion ou d’origine culturelle, c’est parce que les populations d’Aubervilliers comme du Kremlin-Bicêtre ont une grande dose d’immigrés et le phénomène est renforcé. Je ne connais pas Aubervilliers, mais à Bicêtre, on ne voit quasiment jamais de groupes de femmes au bistro et celles qu’on voit sont majoritairement « des vieilles françaises » alors qu’à Loudéac, si on ne voit pas de femmes seules au comptoir, les groupes de femmes ou les groupes avec des femmes sont très nombreux.

Des jeunes

En région parisienne, je ne sais pas. Dans ma banlieue, il y a peu de jeunes dans les bistros (je suppose qu’ils vont à Paris) mais à Loudéac, dans les bars « de jeunes », la moitié de la clientèle est féminine. Le phénomène s’estompe vers 25 ou 30 ans. Il faudrait l’étudier mais je ne voudrais pas sombrer à nouveau  dans d’horribles clichés : bobonne reste à la maison pour s’occuper du foyer ou perd l’envie d’aller au bistro ?

Des musulmans

Je parlais des femmes musulmanes mais je n’ai pas abordé les hommes. Ils ne boivent pas d’alcool (au moins en public, pour le reste, je m’en fous). Ils sont donc naturellement moins enclins à aller au bistro mais, en plus, ils forment une mauvaise clientèle pour les patrons qui sont là pour vendre des verres… Il est plus facile de boire quatre ou cinq bières ou Ricard que trois cafés… Rien n’est donc fait pour attirer cette clientèle dans nos bistros ce qui n’est pas nécessairement le cas dans d’autres pays.

C’était un aparté qui n’a rien à voir avec l’objet du billet.

Une lutte

Ainsi, ces femmes d’Aubervilliers ont décidé de revenir au bistro pour changer cette tradition. J’ai du mal à comprendre l’intérêt d’un point de vue féministe. Qu’on se batte pour l’égalité des droits et contre les préjugés est une chose mais pourquoi une femme voudrait-elle que les femmes aillent au bistro sous prétexte que les hommes y vont ?


Ca me dépasse.

02 mai 2013

Le blogueur réac bête et le féminisme

Le Gouvernement a organisé « la Convention interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif. » Je n’étais pas au courant (le sujet m’intéresse mais pas spécialement en tant que blogueur). C’est Corto, un blogueur de droite, qui nous le signale. Mais c’est un blogueur de droite et son texte est plein d’inepties et se transforme assez rapidement en caricature de texte réactionnaire. C’est très drôle mais aussi très instructif de la pensée d’une certaine droite qui ne vit plus que par opposition, tant le champ de réflexion est laissé vide par l’UMP…Il faut s'opposer pour s'opposer. Tant pis si on ne comprend rien à ce qu'on lit...

Je propose donc d’étudier ce texte dans mon blog, pour rigoler. Je commence par le milieu. Il cite des exemples extrait du document gouvernemental. Le dernier, tiens ! « Donner aux élèves, étudiants et étudiantes les outils nécessaires pour mieux  appréhender le traitement du genre. » Il a oublié la fin : « dans les médias ». C’est de la pure malhonnêteté intellectuelle. Je vais vous donner un conseil : quand vous lisez un blog politique, vérifier les sources.

Le principe est simple et j’y reviendrais : le Gouvernement (et c’est un des engagements de François Hollande) veut promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes. Le blogueur de droite peut difficilement s’y opposer sauf s’il habite au Plessis-Hébert. Du coup, il va être dans l’obligation de casser le texte sur le principe. Et quand il ne trouve pas la petite bête, il l’invente.

Je vais reprendre son billet dès le début. « La théorie du genre, c'est le truc à la mode chez nos socialistes. » C’est faux. La théorie du genre n’est qu’une locution utilisée par les opposants aux travaux de scientifiques qui bossent sur le genre. Notons bien que je m’en fous. J’utilise Wikipedia pour me renseigner. Corto aurait pu faire pareil. Nous notons donc qu’il fait un billet pour démonter un truc n’existe que dans les esprits de ses opposants. C’est fort ! Le débat politique a fait un grand pas...

La suite ! « C'est quoi au juste la théorie du genre ? C'est pour faire simple le fait de nier que le petit garçon est un petit garçon avec kiki et nier que la petite fille est une petite fille avec foufoune, seule la vie qui passe et les expériences feront que le petit garçon, s'il le souhaite, devienne un homme, que la petite fille devienne une femme. » Ces propos, surtout le début,  – certes ironiques puisqu’il le dit dans un deuxième billet – sont bien la preuve qu’il travaille sur du vent.

Vous imaginez le candidat de droite à une élection : « Mesdames messieurs ! Les socialistes veulent que les garçons et les filles soient strictement identiques d’un point de vue physique ». Le type serait emmené au cabanon immédiatement. Voilà ce qui attend Corto.

Il continue pourtant ! « Avec cette théorie, ce n'est donc pas la morphologie et les attributs qui font le devenir et la sexualité des êtres humains; c'est à chacun, en fonction de ses choix, de ses goûts et de son histoire de décider s'il veut s'assumer en tant que femme ou homme. » Corto essaie réellement de faire croire que les socialistes voudraient que les gens choisissent s’ils veulent être des hommes et des femmes. Le degré de crédibilité atteint zéro. Ce n’est pas très grave : il s’adresse essentiellement à des blogueurs réactionnaires qui vont aimer taper sur les socialistes. Du coup, ils tournent entre eux (et perdent les élections, ce qui pourrait changer). Au moins, mon blog, il est lu et commenté par autant de réacs que de gauchistes…

A ce stade du billet, quand même, je vais lui expliquer. Le document s’appelle : « la Convention interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif. » Le but du jeu est de faire en sorte que l’école ne participe pas aux stéréotypes habituels : la femme fait la vaisselle et l’homme conduit la voiture. Vous prenez un bouquin de math. Un problème sera intitulé ainsi : « Maman fait les courses et elle achète un poireau pour se filer les deux tiers dans la moniche. Le poireau coute 3 euros. Le tiers restant restera mangeable. Quel est le coût de la partie du poireau utilisé à des fins purement ludiques ? » C’est mal ! Papa peut aussi faire les courses (ce qu’il pourrait faire du poireau, néanmoins, ne sera pas étudié dans ce billet).

Je présente mes excuses par avance aux lecteurs de ce billet qui sera vulgaire mais, quitte à parler de sexe, autant rigoler un peu. Oui ! Corto confond sexe, sexualité, genre, … Quand on n’a rien à dire, il faut bien inventer.

Ceux qui ne veulent pas qu’on apprenne aux enfants que ce n’est pas vrai que seules les mamans font les courses disent qu’on fait de la théorie du genre. Ca sonne un peu comme « théorie du complot ». La grosse conspiration visant à détruire un monde réactionnaire…

Reprenons le billet de Corto… « nos idéologues pensent ainsi gagner une nouvelle lutte: Parvenir, au nom de l'égalité, à une société sans classe de sexe. » Qu’est-ce qu’une classe de sexe ? C’est le problème du billet fait pour taper sur quelque chose, il manque de précision. On va essayer d’imaginer…

« La théorie du genre est donc censée porter le fer dans un autre bastion des (supposées) inégalités: les différences entre les sexes ». Pas du tout ! S’ils n’étaient pas différents, l’un ne pourrait pas rentrer dans l’autre et baiser entre hétéros serait beaucoup moins rigolo. « En clair la sexualité ne doit pas être un critère de différenciation entre les hommes et les femmes. L'altérité sexuelle disparaîtrait ainsi. » Je me demande s’il ne confond pas sexe et sexualité. Moi, par exemple, j’aime bien la cravate de notaire, élément de sexualité assez réservé aux hétéros sauf si madame a des trop petits nichons. Toujours est-il que je ne vois pas pourquoi cette fascination pour les gros nichons devrait être un critère de différenciation.

Ils sont moches, les blogueurs qui bavent pour le principe, car il s’agit bien de ça : rebondir sur le mariage pour tous pour sabrer les textes du Gouvernement. Notons bien que ce texte  aurait pu être fait par la droite (il ne s’agit pas d’un texte de loi mais d’un texte de collaboration interministériel…), Corto en aurait alors dit du bien.

« Nous le voyons, la théorie du genre relève totalement d'une démarche idéologique, charge à nos politiques de gauche de la mettre en œuvre » : effectivement, ce sont toujours ceux d’en face qui font de l’idéologie. Même quand ils apprennent aux enfants que Maman peut aussi tondre la pelouse pendant que Papa fait la vaisselle. L’idéologie c’est mal. Surtout que j’ai horreur de tondre la pelouse et de faire la vaisselle.

« Egalité pour tous, y compris en matière de sexualité, par delà les différences morphologiques et biologiques. »  C’est intéressant, cette utilisation du mot « égalité ». On ne veut pas l’égalité en matière de sexualité mais que chacun ait la sexualité dont il veut sauf avec les animaux et les enfants parce qu’il ne faut pas déconner quand même. Encore que, si l’animal est consentant et a plus de quinze ans…

Il faut que je consulte un Larousse : « sexualité - nom féminin - Ensemble des phénomènes sexuels ou liés au sexe, que l'on peut observer dans le monde vivant. - Ensemble des diverses modalités de la satisfaction sexuelle. »  Je vais expliquer à Corto : Maman ne pourra pas enfoncer sa bite en érection dans la chatte de papa. Même avec le mariage pour tous…

Reprenons Corto : « A terme, une société uniformisée. Avec pour base la transformation de l'enfant-roi (voulu et choyé par un papa et une maman) en être à élever et éduquer. » On ne dit pas « un papa » et « une maman » quand on est réactionnaire. Quand on est réactionnaire, on essaie aussi de considérer qu’il revient aux parents d’élever et d’éduquer les enfants. S’il faut que les socialistes le rappellent, maintenant, la réaction est mal barrée ! C’est l’enfant roi qui est un truc de gauchiste. Je vous avais prévenu : j’ai un côté réac.

Après il parle de la convention : « Cette convention rédigée à l'initiative de divers ministères (droit des femmes, Education nationale, Agriculture...) est pilotée par Vincent Peillon et Najat Vallaud Belkacem. » L’implication du Ministère de l’Agriculture dans ce dossier m’a beaucoup amusé. Corto aussi, visiblement. D’ailleurs, il a oublié de citer les autres ministères, notamment de celui du travail. Il a donc fait une manipulation. Une de plus.

« Il s'agit ni plus ni moins d'assurer la promotion à tous les niveaux de la vie éducative, scolaire et universitaire de l'égalité - la négation ? - sexuelle et, accessoirement, de bannir toutes discriminations à l'égard des femmes et ce dès le plus jeune âge. » Ben oui, c’est mal. Défendre l’égalité entre les gens et lutter contre les discriminations est odieux dans l’esprit de Corto.

Ensuite, il cite des extraits du document donc celui « coupé » dont je parlais et nous en venons à la longue conclusion.

« En lisant ce texte on s'aperçoit que tout a été prévu à quelques niveaux que ce soit (éducation sportive, histoire, médias, littérature, manuels scolaires, corps enseignants, etc...) pour imprimer à toutes et à tous, dès le plus jeune âge (la circulaire insiste plusieurs fois sur ce point), le bien fondé et l'utilité de cette théorie. » Que veut dire « imprimer à toutes et à tous » ? Peu importe. Il n’y a pas de théorie. Il y a une volonté d’améliorer l’égalité entre les hommes et les femmes, à l’école, dans la vie professionnelle et même ailleurs (même si cela ne nous regarde pas toujours…). C’est un des engagements du président de la République.

« Théorie dont la mise en œuvre n'a, à mon sens, qu'un but unique : nier les différences sexuelles et remettre en cause tous les fondements de la famille traditionnelle et le modèle de société hétérosexuelle dans lequel nous vivons. » C’est un mensonge. Les sexes sont différents. Dommage pour ceux qui en ont une petite. Il ne s’agit même pas de nier les différences entre les hommes et les femmes mais de les faire disparaître là les différences de comportement en fonction du sexe là où elles n’ont pas lieu d’être. Par exemple, il faut laisser les femmes monter les escaliers en premier, par galanterie, par convention, pour les rattraper si elles se cassent la gueule et pour regarder leurs fesses.

Corto veut-il nous expliquer qu’à travail égal et pour une même compétence qu’il est légitime qu’un homme soit plus payé qu’une femme ?

C’est dommage, la caricature à outrance fait perdre toute crédibilité. Actuellement, je ne suis pas la caricature : je n’invente rien au billet de Corto. Il joue son rôle de blogueur réactionnaire surfant sur les suites du mariage pour tous. Pour ma part, en tant que blogueur politique, ça ne m’intéresse pas. Je n’ai pas besoin d’exciter des gens de mon bord dans les commentaires, ce qui m’intéresse est d’exciter les autres…

« A quelles fins ? L'uniformisation, la modélisation des générations futures, la négation de l'altérité. » Ce n’est que le début de la conclusion. La suite est assez drôle. Néanmoins, il faudrait que Corto réfléchisse au sens des mots. On veut simplement l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes. Quand je dis « on », c’est une façon de parler, je ne suis pas militant et je suis célibataire. Je suis solidaire avec un programme. Amen. Cette égalité doit commencer très jeune parce que la petite fille apprend à l’école que c’est elle qui fera les confitures pendant que son mari ira jouer à la belotte avec les copains.

L’école n’a pas à apprendre cela. Les parents font ce qu’ils veulent. Pour ma part, il me semble que c’est aux parents d’apporter l’éducation aux enfants, l’école devant apporter l’instruction.

C’est très drôle. En disant cela, c’est moi qui suis le réac. Corto se mange les pieds dans sa seule volonté de taper sur le Gouvernement, visiblement sans connaître le sujet.

Je vous laisse lire la conclusion. Elle est grotesque, il invoque Robespierre qui doit se retourner dans sa tombe s’il a résisté à la chaux vive. Puis le Genre Humain, l’Etre Suprême et tout ça. Moi, je ne suis pas blogueur intello mais blogueur bistro avec quelques lettres. Celles de Corto sont timbrées.

Corto a fait un texte pour faire plaisir à ses lecteurs. C’est bien. Il est heureux. J’ai déjà épinglé ce billet dans un autre blog. Il a fait un billet pour démontrer à ses lecteurs que je ne savais pas lire. Il est content : les benêts applaudissent en commentaire. L'effet de meute est mignon.

Ca m’a forcé à lire une fois de plus son billet.

Comme toujours, il a choisi la facilité et montre qu’il n’a aucun fond.

Je vous laisse son illustration qui ne relève pas le niveau : une photo de Najat VALLAUD-BELKACEM grimée en homme.

08 mars 2013

Le blogueur macho et la journée des femmes

8 mars. La journée des femmes. D’ailleurs, Zette a fait un billet. Ca faisait longtemps. J’aime bien son billet J’ai à peu près le même sentiment. Mais elle pose des questions aux hommes et je dois y répondre :
« Et vous messieurs, la journée des droits des femmes, qu’en pensez-vous?
- pourquoi aujourd’hui, dans les médias, ne va-t-on quasiment exclusivement entendre ou lire des témoignages féminins?
- est-t-on vraiment sûres que les hommes sont contre les féministes?
- est-t-on vraiment certaines qu’ils sont si satisfaits que d’être encore considérés comme le sexe fort?
- et la journée des droits des hommes, aucun homme de la revendique. Pourquoi? »

Première question : je m’en fous.
Deuxième question : si un imbécile répond « tout contre », il aura une baffe. Tous les hommes ne sont pas contre le féministe mais je vais revenir sur ce point plus tard si je pense.
Troisième question : faudrait que Zette arrête de nous parler au féminin, nous sommes du sexe fort. Sérieusement, je pense que cette notion a disparu, non ?
Quatrième question : je ne sais que dire. Tiens ! « Oui ! La journée de l’homme ! Pour qu’on puisse regarder des matchs de foot ou aller au bistro avec les copains sans qu’on nous fasse chier. Qu’on arrête de nous forcer à diner en tête à tête le 14 février et qu’on arrête de nous engueuler quand on oublie un anniversaire de mariage ! »

Je plaisante, bien sûr ! Mais le fait de devoir dire que je plaisante sans même être sûr que cette plaisanterie soit bien prise me navre. Il fût une époque où les femmes restaient, en majorité, à la maison et où il paraissait normal que l’homme fasse ce qu’il veut. La femme trouvait néanmoins normal que l’époux lui accorde deux soirées par an. Si les hommes avaient été moins cons, ils se seraient mariés un 14 février.

Le monde bouge. Heureusement.

Je vais revenir sur la troisième question. « Est-t-on vraiment sûres que les hommes sont contre les féministes ? » Je vais répondre à une autre question. J’ai des copains, hommes, qui se prétendent féministes. Moi pas. Je crois qu’on ne peut pas être féministe quand on est un homme.

Si tu attends l'ascenseur, avec une femme, et qu'il arrive, tu laisses la femme entrer d'abord ? Non ? Tu es un mufle ! Oui ? Tu te rends compte que tu donnes un avantage à quelqu'un en fonction de son sexe ? Tu n'es pas féministe. Ou alors tu la laisses passer devant pour regarder son cul, auquel cas tu n’es pas non plus féministe.

Je crois qu’il y a forcément un côté faux cul à défendre une cause qui ne vous concerne pas directement.

Je m'explique... Toi qui me lis, là, tu es un homme blanc, pas petit, pas gros, athée ou catholique hétérosexuel ? As-tu été victime d'une "stigmatisation", d'une discrimination, d'une insulte lié à ton sexe, ta sexualité, ta couleur, ta religion ou ta taille ? Non bien sur. Ou alors, c'est anecdotique. 

L’autre jour, j’ai fait un billet à propos de la mort d’Hugo Chavez. Un type a commenté « C’est les juifs qui ont tué Chavez ? ;) » Je ne sais pas pourquoi, j’ai laissé passer. Il était 22h30. Une erreur. Je vais l’effacer prochainement mais je tiens à le laisser pour illustrer ce billet. J’ai insulté ce lascar. Le type ou un autre, toujours anonyme, a répondu « Ta gueule, Ben Jegoun ! » Me voila insulté en tant que juif. Le fait que je ne le sois pas a peu d’importance pour moi. Etant totalement athée, je ne peux savoir ce que ça fait d’être croyant. L’autre fait, qu’un type se permette un tel propos, est lamentable (mais n’est pas l’objet du billet) : il mériterait des baffes. Il mérite surtout du mépris. Mais je me suis pris ça dans la gueule et je n’arrive pas à imaginer ce que ça peut représenter pour un juif de recevoir ça dans la tronche, bien plus souvent que moi. Peut-être l’envie d’égorger ?

Il y a dans notre brave gauche un tas de gens qui vont lutter contre l’antisémitisme, contre le racisme, contre l’islamophobie, l’homophobie et contre je ne sais quoi encore et pour le féminisme.

Tiens ! Tu es toujours là, mon blanc ?

Non seulement tu es blanc et tout ça mais en plus militant antiraciste. Tu attends l'ascenseur avec un noir. Il arrive. Tu vas laisser le noir entrer en premier pour bien montrer que tu respectes ces gens là et tout ça. Tu ne te rends même pas compte à quel point tu es ignoble ? Accorder un avantage à quelqu'un à cause de sa couleur ! Vil raciste !

Je vais quand même faire un aparté : si tu es avec une jeune femme noire en jean, tu la laisses passer en premier et tu regardes ses fesses mais tu ne le dis à personne sauf à tes copains noirs qui seront très fiers. Leur côté raciste, aussi…

Ceci n'était pas une plaisanterie grivoise mais une transition pour la suite du billet où je vais parler de féminisme. Les gonzesses, vous pouvez revenir. 

Je ne suis ni noir, ni juif, ni arabe, ni musulman, ni homosexuel … Je ne peux pas savoir ce que ressentent ces braves gens quand ils sont méprisés, insultés, … Je peux seulement imaginer qu’ils souffrent et je veux bien me battre pour qu’ils ne souffrent pas.

Avec mes copains noirs, Tonnégrande et Djibril, on fait parfois des plaisanteries racistes. Ils font ce qu’ils veulent entre eux et s’ils commencent, je ne me prive pas de rentrer dans le jeu. Oui ! J’ai des copains noirs. Je ne le dis pas pour démontrer que je ne suis pas raciste. D’ailleurs, je me demande si je ne suis pas un peu raciste : j’ai remarqué qu’ils étaient noirs. C’est compliqué. Toujours est-il que quand on déconne à ce sujet, je ne peux pas savoir ce qu’ils ressentent. A priori, ils s’en foutent et on rigole bien. Mais comment puis-je être sûr ? Peut-être font-ils ça par « bravitude » pour montrer qu’ils sont bien intégrés dans notre société occidentale plein de tolérance et de Chinon au comptoir ? Oui, Tonnégrande boit du Chinon, maintenant ! Fréquenter des noirs, je veux bien, mais des types qui prennent des consommations à 4 euros, ça commence à me gonfler. Et si un connard répond que c’est mon côté juif, je me glisse sous la table pour me faire oublier.

Vous allez me dire qu’en faisant un amalgame entre toutes les causes, dont le féminisme, je fais un amalgame odieux entre toutes les causes, dont le féminisme. Pas du tout. Et je m’en explique. Figurez-vous que parmi mes lecteurs j’ai des lectrices. J’allais ajouter « avec des gros nichons » mais je pense que ça serait malvenu, aujourd’hui. J’essaie de leur expliquer que je ne peux pas nécessairement me déclarer comme féministe, donc épouser leur cause, j’utilise donc des causes différentes de la leur, qu’elles pourraient elles-mêmes avoir du mal à épouser.

J’ai donc à moitié répondu à Zette qui n’a pas posé cette question : je ne peux pas me qualifier de féministe. Je n’ai jamais eu de vanne ou de discrimination sur ma condition d’homme blanc sauf quand j’essaie de rentrer dans les vestiaires des femmes, à la piscine.

La question de Zette était : « Est-t-on vraiment sûres que les hommes sont contre les féministes ? »

L’autre jour, quand le pape a donné ses huit jours (dans mon billet, j’avais déjà été antisémite, raciste, machiste mais pas encore « cathophobe »), les femen sont entrés à Notre Dame pour y foutre le bordel : je suis clairement contre ces féministes ce qui ne m’empêche pas de défendre une partie de leurs causes.

Par contre, je ne veux pas défendre toutes les causes. Tiens ! J’ai utilisé le mot « gonzesses », ci-dessus. Mon blog a immédiatement perdu 30% de ses abonné-e-s. Il n’empêche que je préfère parler de « gonzesses qui lisent mon blog » que « d’abonné-e-s ». Pendant la campagne de la Présidentielle, j’étais souvent fourré dans les sites web des différents partis de gauche. A force de voir ce « -e-s », j’ai failli m’engager aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan. Au nom de la langue. Pas la française, je ne la maitrise pas. Celle de la rue, des gens avec qui je cause au bistro ou au boulot.

"Gonzesses" n'est pas méprisant. C'est un mot d'argot. Ça n'est même pas vulgaire. C'est le féminin de mec. Vous savez comment on dit une épouse en argot ? Une grosse. Certes, c'était sûrement très méchant de la part du premier type qui a fait. Mais c'est entré dans le langage, il y a 50, 100 ou 200 ans. Dans les cités, près de chez moi, et donc dans mes bistros, les mecs s'appellent "gros". Exemple : "salut, ça va, gros ?"  Je ne sais pas d'où ça vient. Une rumeur m'a dit que ça venait du nord. Cela étant, quand un type me dit "salut, ça va, gros ?", je ne me sens pas stigmatisé pour ma légère surcharge pondérale. 

Donc je continuerai à utiliser le mot "gonzesses". Un jour, on n'aura plus le droit ! Vous allez voir que, un jour, elles ne voudront plus qu'on utilise le mot "madame". C'est vrai, ça ! Il n'y a aucune raison d'appeler les gens différemment qu'ils soient un homme ou une femme. D'ailleurs, on fera disparaître les mentions au sexe dans les formulaires administratifs. 

Je vais me battre pour l'interdiction du mot madame. Je ne suis pas pour mais c'est pour faire chier les réacs. Je ferai refaire les manuels scolaires. On n'étudiera plus Madame Bovary mais Monsieur. D'ailleurs, on fera disparaître le prénom de tous les écrivains sauf Georges Sand pour pas qu'on puisse deviner leur sexe. Tiens ! Sauf Camille Claudel, aussi ! Ce n'est pas un écrivain ? Et alors ? Ça change quoi au problème ? On ne va pas discriminer les grands hommes ou les grandes femmes du passé en fonction de leurs spécialités, non ? D’ailleurs, je ne vois pas pourquoi je stigmatise ceux qui ont prénom épicène.

Un peu de sérieux. Vous ne connaissiez pas le mot « épicène » ? Ce n’est pas grave. Ca qualifie un machin qui n’a pas de sexe. Par exemple, on peut dire une pédophile comme un pédophile. Pédophile n’a pas de sexe : on peut l’utiliser au féminin comme au masculin. Wikipedia cite d’autres exemples : « adulte, élève, archéologue, pédiatre, pianiste, secrétaire. » Ils auraient peu mettre des machins rigolos, comme proctologue (j’essaie de multiplier les vulgarités, dans ce billet).

Ainsi, avec la réduction progressive des inégalités entre les hommes et les femmes et les combats féministes, la société évolue. "Ministre" est devenu, depuis pas très longtemps, une sorte d’épicène. Je dis « une sorte » parce que je ne sais pas si l’Académie a donné son avis…

Wikipedia cite plein d’exemple, tiens ! En plus de Ministre, on trouve juge et torero. Z’avez vu à quel point je suis machiste ? Je ne savais pas qu’il y avait des femmes toreros. Comment elles-font avec les pantalons moule-burnes ridicules ?

Ivrognesse a été le féminin d’ivrogne. Il me semble que, aujourd’hui, dire « une ivrogne » serait préférable. Encore que, il serait préférable que les femmes ne boivent pas pour pouvoir nous ramener en voiture à la maison. Parfaitement ! Je veux bien l’égalité totale des salaires, des tâches ménagères, … Mais je ne cèderais jamais sur certains points d’orthographe et sur le fait que les gonzesses doivent ramener la voiture les soirs de bordées, sinon, le mariage ne sert vraiment plus à rien.

Tout féminiser n’aurait pas de sens. Vous imaginez Christiane Taubira en Gardienne des Sceaux ? Déjà qu’elle en prend parfois plein la gueule, là, ça serait le pompon. Mon exemple est crétin mais Garde des sceaux est aussi un épicène alors j’ai cherché un féminin à « garde » et je n’ai pensé qu’à « gardienne ». Tiens ! Concierge est aussi un épicène.

Dans les blogs, on voit parfois des dames se prétendre « auteure » ou « écrivaine ». Je trouve ça ridicule. Je veux bien qu’on dise « une écrivain » ou « une auteur », encore que je trouve ça ridicule. D’ailleurs, à force de créer des épicènes de jalousie, on fonce à la rupture. « Cette pratique est réprouvée par l'Académie française. » nous dit Wikipedia. Pas la pratique de faire des jeux de mots avec jalousie mais d’ajouter des « e » pour féminiser certains mots, y compris ce qui finissent par « é », comme « député ». Evitons donc d’utiliser « députée » autant que « député-e ».

Wikipedia note par ailleurs qu’il est fréquent d’enlever un « e » un final d’un mot féminin quand ça fait péjoratif. L’égalité, c’est compliqué. Ne dites plus que votre belle-mère, Josiane, est couturière mais qu’elle est couturier. Ca lui faire plaisir et vous pourrez éviter d’aller bouffer chez elle à la Pentecôte.

La féminisation de certains mots est parfois nécessaire. Par exemple, si vous dites : « le Ministre de l’agriculture a des gros nichons », les gens vont vous trouver taré. Alors que « La Ministre de l’agriculture a des gros nichons » est normal. Heureusement que Stéphane Le Foll n’est pas à côté de moi, il me donnerait une baffe.

Tiens ! Je n’avais pas fait de plaisanterie homophobe, dans ce billet : je n’ai pas envie de recevoir une baffe par une Foll.

Interlude

Dans ce billet trop long, j’ai d’abord traité un sujet important : l’incapacité d’adopter réellement toutes les causes parce qu’on ne peut pas savoir ce que les autres ressentent et si on est soi-même parfaits. Ainsi, je ne peux pas me qualifier de féministe. Dans une deuxième partie, j’ai estimé qu’on ne pouvait pas apprécier toutes les formes de luttes féministes. J’ai terminé cette deuxième partie en expliquant que je n’aimais pas certaines luttes féministes en l’appliquant à l’orthographe.

En voyant ce joli résumé, vous pestez déjà pour vous vous être fait chier à lire ce qui précédait.

Il me reste quelques points à traiter.

L’humour

Si j’étais saoul, je mettrais comme titre à ce billet : « La journée des femmes pour une année de la moule. » Mais ne suis pas saoul et mes billets sont repris par « News Republic ». Je pourrais être viré (ils savaient à quoi se tenir quand ils m’ont recruté, néanmoins). Toujours est-il que je veux pouvoir continuer à faire des plaisanteries grivoises ou machistes, y compris en présence de femmes (que je connais, hein !), tout comme je revendiquais plus haut le droit de continuer à faire preuve d’une certaine galanterie en laissant les dames passer devant moi pour monter dans un ascenseur.

Je pourrais revendiquer le droit de continuer à faire des vannes racistes, homophobes, antisémites, … mais je pourrais être pris pour un raciste, un homophobe ou un antisémite. C’est l’éternel problème du « on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui » souvent repris par ceux qui ont un humour de chiottes.

Par contre, en faisant des plaisanteries grivoises ou machistes, je n’ai pas l’impression de m’en prendre aux femmes. Désolé. Je ne suis que gaulois.

Le cul

Je revendique le droit de regarder le cul et les nichons des gonzesses dans la rue, au bureau et au bistro. Voire le droit de regarder le cul des chiens et celui des hommes. Tant que je ne les mets pas en pratique, mes préférences sexuelles ne regardent personne.

Par contre, je ne me permettrais jamais de faire une remarque quelle qu’elle soit, y compris un sifflement, à une dame qui ne m’a pas été présenté ou qui ne m’a pas spontanément taillé une pipe.

Le harcèlement sexuel même anodin qu’on voit au quotidien m’horripile au plus haut point.

Conclusion

Ce n’est pas que ce billet soit trop long mais il est temps que j’aille au bistro voir si une nouvelle serveuse avec des gros nichons n’aurait pas été embauchée. Je dois donc conclure.

J’ai tout traité, dans ce billet, sauf un détail : l’objet de la journée…  Avant de commencer à bloguer, je me foutais totalement du combat féministe. Je me contentais de dire : « ah oui tiens y a pas de raison qu’elle fasse la vaisselle et qu’elle gagne moins ». Depuis que je blogue, j’ai rapidement été stupéfait du manque de représentation des femmes dans la vie publique, dans l’encadrement,...

J’ai beaucoup appris auprès d’Olympe et Polluxe, puis, plus récemment, d’Elooooody. Ces bougresses ont réussi à me faire changer d’avis à plein de sujets et en cessant toute vulgarité je pourrais devenir un parfait petit féministe. Mais je suis humain.

Polluxe avec d’autres blogueuses, dont Olympe, organise périodiquement un rassemblement de blogueuses : « le Montmartre des blogueuses ».  Je pense que la prochaine édition aura lieu mardi prochaine. Je n’y serais pas. Les hommes n’y sont pas bienvenus. Je suppose que si je demandais à venir, je serais accepté. Peu importe.

La veille, lundi, il y aura un Kremlin des Blogs, avec plein de femmes : Hiéléna, Mlle Titan, Juju, … et plein de copain.

Je ne peux pas être un blogueur féministe si des réunions de blogueurs sont réservées aux femmes.

Hop !

Taxis roses

« Le conseiller de Paris UMP Pierre-Yves Bournazel, candidat à l'investiture de son parti pour les municipales parisiennes, a proposé jeudi la création d'une "flotte de taxis roses (...) dédiés exclusivement à un public féminin". » Allons bon !

Après NKM qui déclare que « Royal en est à attendre que son ex la nomme quelque part » voila une autre potentielle star de la droite Parisienne qui fait des siennes la veille de la journée des droits des femmes.

Nous allons finir par proposer des taxis roses pour les filles et des taxis bleus pour les garçons.

13 février 2013

La femen est bien entamée

S’il y a un mouvement « politique » à la mode, aujourd’hui, c’est bien le truc des FEMEN., vous savez, ces gonzesses qui se foutent à poil pour protester ! Il y a un an ou deux, les indignés étaient dans le vent, aujourd’hui ce sont les FEMEN. A l’origine, c’est un groupe de protestation Ukrainien mais il est devenu connu à l’international et défend à peu près toutes les bonnes causes, le féminisme en premier mais aussi l’environnement, la démocratie, la liberté de la presse, la lutte contre le racisme, contre les violences conjugales, la corruption, le tourisme sexuel, …

Plein de choses sont bonnes à défendre…

Leur renommée subite est intrigante. Il y a quelques mois, on n’en parlait pas mais, hier, elles ont manifesté à Notre Dame suite à la démission du pape, provoquant l’indignation des dirigeants politiques, notamment du Maire de Paris et du Ministre de l’Intérieur. Elles manifestent contre papauté, symbole du patriarcat, … Elles sont rentrées une à une, se sont foutu à poil et s’en sont pris aux cloches. Elles luttent contre la religion… C’est un peu comme si moi, j’allais lutter contre les instances internationales du football, sujet dont je n’ai que faire. Elles montrent leurs nichons mais feraient mieux s’occuper de leurs fesses.

Femen a été créé en 2008 pour défendre les droits des femmes en Ukraine. Petit à petit, les femmes ont commencé à se déshabiller pour symboliser la condition féminine dans ce patelin. Leurs principales causes sont justes puisqu’elles dénoncent le harcèlement sexuel, la prostitution, le tourisme sexuel, … Se mettre à poil et faire des actions provocantes leur assure une bonne médiatisation. Depuis fin 2011, elles ont commencé à intervenir dans plusieurs coins d’Europe. Un an avant, elles avaient manifesté en Iran.

J’aurais tendance à signer des pétitions pour à peu près toutes les causes qu’elles défendent, sauf une : la lutte contre les religions et notamment le christianisme. Ce n’est pas que je sois défenseur des religions mais je ne vois pas au nom de quoi je pourrais empêcher des braves de pratiquer une religion et de s’organiser pour, du moment que les religions en question n’interviennent pas dans la vie du pays.

De toute manière, à force de multiplier la défense de toutes les causes dans le même panier, elles vont finir par se décrédibiliser totalement et par exaspérer les braves gens. Mais elles font ce qu’elles veulent, après tout. Comme le dit à peu près le grand El Camino : « Je ne suis pas sûr que le fait d’avoir manifesté seins nus à l’intérieur de la cathédrale a servi la cause des femmes qu’elles entendent soutenir, comme l’écrit si justement mon sympathique collègue GdeC. » « Je pense que trop de féminisme spectaculaire de ce style va tuer le féminisme et que ces gentilles dames se sont légèrement trompées d'endroit pour manifester leur vision du droit des femmes, pour une fois c'était un très mauvais happening comme on dit dans le milieu. »

Jacques Etienne que l’ont peut difficilement qualifier de gauchiste n’en pense pas moins. Je vais résumer ses propos que je partage, une fois n’est pas coutume. D’une part, elles pourraient s’attaquer à d’autres religions plutôt qu’à une des moins violentes. Là, c’est moi qui en rajoute mais je ne comprends pas que des gens qui se prétendent d’extrême gauche soient tellement tolérants avec l’islam. D’autre part, elles pourraient lutter contre l’homophobie ailleurs que dans un pays qui est en train d’autoriser le mariage pour les homosexuels.  « Nos nudistes barbouillées  finiront par perdre toute visibilité parce qu’elles pratiquent leurs  happenings dans une société du spectacle, laquelle exige  toujours du nouveau.  Dans quelque temps, voir les Femen brailler à poil n’attirera pas plus l’attention qu’une manif d’enseignants : on les regardera passer sans que quiconque se demande ce qu’elles revendiquent au juste. Et elles aussi s’en lasseront… »

Je vais néanmoins rétablir la vérité : le bordel d’hier n’était pas un truc de protestation. Nous étions mardi gras et ces sympathiques demoiselles se sont grimées comme le veut la coutume. Elles sont donc parfaitement traditionnalistes et j’aurais tendance à les critiquer pour cela. En outre, c’est une fête catholique qui a lieu 47 jours avant Pâques. On ne peut pas leur reprocher de faire preuve d’une certaine inquiétude suite à la démission du pape : on pourrait se retrouver sans pape pour faire la bénédiction urbi et orbi. On n’aurait pas l’air malin. En outre, mardi gras est une période festive. Il marque la fin des sept jours gras om l’on s’empiffre comme des gorets avant de commencer le carême. Les enfants se déguisent pour obtenir de la farine, du lait et des œufs afin de faire des crêpes. MM. Valls et Delanoë auraient du les encourager et leur donner quelques ingrédient pour montrer leur soutien.

Je vais piquer la conclusion de El Camino : « Par contre, elles peuvent toujours venir dans cette tenue aux concerts de Motörhead, elles seront toujours  très bien accueillie. »

Ceci nous donne l'occasion de mettre des photos de gonzesses à poil pour illustrer nos billets de blogs sans passer pour de vils machistes. Si ? Ah merde...

22 décembre 2012

Depuis mai 2012 : 10 pas de plus vers l’égalité femmes – hommes

« Lorsque le 15 mai dernier, François Hollande et Jean-Marc Ayrault décident de recréer un Ministère des Droits des femmes, disparu depuis plus de 20 ans, ils envoient un message à l’ensemble de la société : l’égalité sera l’une des priorités du quinquennat. La création de ce Ministère emblématique permet alors de montrer que l’égalité n’est pas acquise et que l’Etat souhaite se donner les moyens de ses ambitions. »

Le Ministère des Droits de la femme diffuse sur son site Internet les 10 pas franchis depuis mai 2012 pour l'égalité entre les hommes et les femmes.

27 juin : des hautes et hauts fonctionnaires à l’égalité des droits

Chaque ministre a à ses côté un ou une haut-fonctionnaire « à l’égalité de  droits pour proposer et suivre les mesures à mettre en œuvre dans son ministère ».

9 et 10 juillet : Conférence sociale

Les partenaires sociaux s'engagent pour faire avancer l'égalité.

6 août : vote de la loi relative au harcèlement

26 septembre : lancement des ABCD de l’égalité

« A travers des outils innovants comme les « ABCD de l’égalité », destinés aux jeunes de 6 à 10 ans, l’école permettra un meilleur apprentissage de l’égalité. »

26 octobre : remboursement à 100% de l’IVG

En outre, la contraception sera gratuite pour les 15 – 18 ans.

31 octobre : Plan d’action contre l’homophobie

Quatre priorités retenues : « 1. Lutter contre les violences, 2. S’appuyer sur la jeunesse pour faire évoluer les mentalités, 3. Agir contre les discriminations au quotidien, 4.      Relancer le combat international pour les droits des personnes LGBT. »

25 novembre : le Président de la République s’engage contre les violences faites aux femmes

« A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, dimanche 25 novembre, le Président de la République, Najat Vallaud-Belkacem et Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires et du Logement, ont visité un centre d’accueil géré par l’association « FIT-Une femme, un toit », qui héberge de jeunes femmes victimes de violences. Cette visite a été l’occasion pour le Président de la République de réaffirmer sa volonté de faire de la lutte contre les violences faites aux femmes un sujet de mobilisation nationale. »

30 novembre : Comité interministériel


11 décembre : Rencontre avec Ban Ki Moon

« Najat Vallaud-Belkacem a participé à l’évènement consacré au « rôle des dirigeants dans la lutte contre l’homophobie» au siège des Nations- Unies à New York. »

19 décembre : l’égalité professionnelle au programme

Renforcement du dispositif de pénalités pesant sur les entreprises : « Il rend en particulier obligatoire celui de la rémunération. Par ailleurs, Les entreprises auront désormais l’obligation de déposer auprès des services de l’Etat leurs plans d’action. »

Allez lire le détail sur le site du Ministère.

Pour ma part, je vais participer à la lutte pour l'égalité des droits avec nos camarades gonzesses. Je propose par exemple que les Secrétaires d'Etat soient remplacées par des Assistantes de direction d'Etat afin d'améliorer l'image de ce métier trop décrié.

Vous pouvez faire des propositions dans les commentaires. Je transmettrai à Najat Vallaud-Belkacem.

25 septembre 2012

Droit des femmes

On pourra polémiquer sur l’embauche de son épouse par Claude Bartolone au poste de chargée de mission. Il se défend en expliquant que son épouse a toujours été sa collaboratrice.

Soit. Je ne suis pas persuadé que ça renforce l’image de la nouvelle majorité…

La nouvelle circule depuis plusieurs heures dans Twitter mais il n’y a que maintenant que je découvre l’intitulé du poste et je suis plié de rire.

Notez bien : Véronique Bartolone est « chargée de mission interventions et droit des femmes ».

La « chargée mission droit des femmes » a été nommé par son époux. Qu’en pensent nos amies féministes ?

07 octobre 2011

Vive la science

C’est ma copine Karine qui a mis cette photo sur son profil Facebook et je vous invite à la lire, la photo, pas Karine, encore que une copine est souvent plus lisible qu’une photo qui est surtout regardable. Karine aussi est très regardable mais je m’égare. Revenez lire les conneries que j’ai à raconter ensuite avant de vous désabonner définitivement de mon blog.

Nous avons donc des scientifiques, des vrais, avec une blouse blanche et un stylo sur l’épaule, comme mon boucher, qui ont démontré avec des scanners, des imageries médicales, des électrodes et un fut de bière que « les voix de femmes, plus aiguës et musicales, sont plus difficiles à décoder et nécessitent une plus grande activité cérébrale, expliquant une certaine fatigue au bout d’un moment. »

Je ne voudrais pas me faire haïr par mes amies féministes. Olympe, par exemple, n’oubliera pas que j’ai fait de la pub pour son bouquin, hier. D’ailleurs, je soutiens son dernier billet. Les propos d’Ivan Levaï sont inacceptables et grotesques. « Pour un viol il faut un couteau ou un pistolet. » D’ailleurs, je me demande ce que vient faire l’ancien mari de l’épouse de Dominique Strauss-Kahn dans cette histoire.

Toujours est-il qu’on peut imaginer un débat entre un homme et une femme, quelques jours avant le deuxième tour de l’élection présidentielle, en mai prochain. La femme sera fatalement moins écouté que l’homme.

Les scientifiques viennent ainsi de donner un nouvel argument en faveur de ceux qui hésitent encore pour la primaire de dimanche.

A noter que ce n’est pas une nouvelle très fraiche, une requête google nous permet de trouver ce texte dans des billets de blogs datant de plus de cinq ans. Karine et moi sommes bien en retard.

13 septembre 2011

Ménage

Ségolène Royal a déclaré : "Il y aura du ménage à faire. Et ce n'est pas plus mal que ce soit une femme qui soit élue pour faire le ménage". Je me demande quelle aurait été la réaction de ses partisans et de toutes les féministes si j'avais déclaré dans mon blog : "on peut voter pour une femme, puisqu'il y aura du ménage à faire".

Je dis ça...

Cela dit, je pose la question tout à fait sérieusement. J'ai une réputation de machiste à entretenir. J'imagine qu'une foule considérable d'au moins trois ou quatre dames m'auraient incendié en commentaire sans même y voir un trait d'humour qu'on est bien obligé de dire qu'on voit dans les propos de Ségolène Royal. Il est même probable que certaines blogueuses me dédient des billets de trois pages pour dénoncer mon comportement éhonté.

Ségolène Royal a fait un trait d'humour (que je salue, sincèrement) mais quelles auraient été les réactions si François Hollande avait dit "Vous savez, je n'ai rien contre les femmes, d'ailleurs, il y aura du ménage à faire. Et ce n'est pas plus mal que ce soit une femme qui soit élue pour faire le ménage" ?