En salle

Affichage des articles dont le libellé est Municipales 2014 au Kremlin-Bicêtre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Municipales 2014 au Kremlin-Bicêtre. Afficher tous les articles

10 mars 2014

Municipales au Kremlin-Bicêtre : dernière ligne droite

Il faisait un temps splendide, hier. Les terrasses de La Comète étaient pleines. Devant le Leclerc et le long du marché, les militants distribuaient les tracts pour les municipales. J’ai croisé mon maire, Jean-Luc Laurent. On a discuté trois minutes. Il a voulu me refiler son programme. J’ai dit que je m’en foutais : j’allais voter pour lui… Il a insisté. Je l’ai pris. Finissant ma promenade dominicale, je me suis assis pour le lire (au comptoir de l’Amandine…).

Du coup, ce matin, j’ai cherché nos six candidats dans Google. Je n’ai trouvé les sites de campagne que de quatre d’entre eux dont, seulement, deux sérieux. J’insiste sur ce fait : il semble que seules deux listes aient travaillé réellement à leur programme, donc celles du maire. C’est très surprenant. La plupart manquent de réalisations importantes et passe l’école presque à la trappe.

Bertrand Delanoë donne une interview, au Monde, alors qu’il s’apprête à laisser les clés de la mairie de Paris, dans deux semaines. A un moment, il dit que son plus grand regret est de voir la durée que prennent certains projets. Ca fait vingt ans que j’habite Le Kremlin-Bicêtre. On voit, lentement, les évolutions. Je m’intéresse surtout à mon quartier, vers le métro. J’ai vu la démolition des usines géo et la construction du centre commercial OKABE, la rénovation de l’avenue, de la Place de La Comète. Ces travaux importants ont été les premiers de travaux qui ont révolutionné Bicêtre. La ville n’est plus « coupée » par la Nationale 7 mais a une belle avenue urbaine. Les travaux doivent maintenant se poursuivre vers l’Avenue Eugène-Thomas puis, toute l’Avenue Charles Gide qui la prolonge.

Ce qui me surprend, dans les programmes que j’ai pu lire, c’est que seul celui de la liste de Jean-Luc Laurent propose réellement de continuer la transformation de la ville, qui a de l’ambition pour le Kremlin-Bicêtre, pour en faire autre chose qu’une cité dortoir aux portes de Paris. J’ai noté en vrac : le « ruban vert », la construction d’une nouvelle école, d’une nouvelle crèche, le réaménagement de la Porte d’Italie, la recherche d’une extension au conservatiore, la construction d’un nouveau terrain de sports… en plus de la rénovation de l’Avenue Eugène Thomas (sujet qui m’intéresse le plus, habitant dans le quartier).

On retrouve tout le programme sur le site de campagne.

C’est étrange que les autres programmes ne prennent pas en compte ces volets, avec un éclairage sur la façon avec laquelle ils voient la ville évoluer. Les écolos parlent d’écologie, l’UMP parle de sécurité,… ils oublient de parler d’avenir.

Je la sens bizarrement, cette campagne. Elle est assez peu couverte par la presse, contrairement à des villes comme Loudéac. Alors que nous sommes dans un bastion de la gauche, la droite n’a pas réussi à s’unir : le Modem et l’UDI sont partis ensemble, sans l’UMP. Le Parti de Gauche présente une liste à part, alors que le conseiller général, Alain Desmarrest, qui nous vient du parti communiste, soutient la liste du maire…

En 2008, le Maire avait été élu avec 57% au premier tour. La droite n’avait pas fait 30%. Je ne suis pas inquiet, pour cette fois mais on pourrait très bien avoir un second tour. Sait-on jamais…

La campagne est bien différente. On sent beaucoup moins la présence des candidats alors que, en 2008, ils organisaient beaucoup de réunions publiques, notamment dans les bistros. J’avais d’ailleurs sympathisé avec la plupart. Seule la candidate des Verts semblait me faire la gueule mais cette fois, c’est un copain qui se présente. Et seuls le maire et lui viennent discuter avec moi (à part Arnaud Weber-Guillouet, de l’UMP, mais il habite et travaille dans le périmètre de la Comète).

On a l’impression qu’ils font la campagne par principe. Parce qu’il le faut bien. Comme s’ils savaient que c’était perdu d’avance.

Il faut pourtant voter.

 

19 février 2014

S'intéresser aux municipales ?

Contrairement à 2008, j’ai beaucoup de mal à m’intéresser aux municipales. Il faut dire que c’était la première fois que je votais dans ma commune de résidence (j’ai fait mon changement sur les listes électorales au lendemain du 21 avril 2002 où j’avais eu la flemme d’aller en Bretagne) et, à la grande époque des blogs politiques, les candidats étaient intrigués par le premier blogueur militant dans un classement de blogs. Ils venaient me voir et on papotait…

Cette année, tout le monde s’en fout, ce qui est bien normal, et je suis à moitié fâché avec le candidat de l’UMP qui n’aime pas que je dise qu’il écrit des conneries dans son blog. L’enjeu est relativement faible dans ma commune : la liste de gauche conduite par le maire sortant pourrait passer dès le premier tour… Votez pour Jean-Luc Laurent au Kremlin-Bicêtre.

L’élection m’intéresse, par contre, dans ma commune natale, où je vais toutes les trois semaines chez ma mère mais je n’ai aucune information particulière qui me permettrait de faire un choix à part celui entre la droite et la gauche. L’opposition a présenté sa liste, hier. J’y trouve une vieille copine et un vieux copain plus un tas de gens que j’aime bien. Une bien belle liste, en fait ! Votez pour Jean-Paul Duault à Loudéac.

Un choix entre la droite et la gauche ? J’ai bien rigolé en lisant un billet d’un blogueur réactionnaire : « pour qui voter ? ». Il faisait un long billet pour montrer qu’il était parfaitement objectif, le tout pour faire comprendre, en plein milieu, que son seul choix serait pour éviter à la gauche de gagner. C’est bien la peine de faire un billet.

Ce n’est pourtant pas le seul choix à prendre en compte. La personnalité des candidats d’une liste en est un, le programme aussi mais, faut-il y croire ? Surtout, la compétence doit être prise en compte ou, du moins, ce que l’on peut soupçonner de la compétence.

Prenons Paris, j’ai à peu près l’assurance qu’Anne Hidalgo a toute les compétences pour gérer ce bastringue. J’ai, par contre, un sérieux doute pour Nathalie Kosciusco-Morizet pour différentes raisons. La première est qu’elle semble avoir Paris dans son plan de carrière. Elle parait avoir des visées sur l’Elysée… La deuxième est qu’elle n’a jamais eu à s’occuper d’un machin aussi vaste. Je ne sais pas si elle a réussi à occuper le même poste ministériel plus de dix-huit mois et, si elle était maire de Longjumeau, elle était ministre en même temps et devait donc déléguer la gestion courante à son premier adjoint. La troisième est qu’elle ne semble pas spécialement attachée à Paris. La quatrième est qu’elle est à la tête d’une sorte de coalition complètement divisée.

Cette question de la compétence se pose dans toutes les communes. A Loudéac, par exemple, il n’y a aucun doute sur la compétence de Jean-Paul Duault qui a été adjoint, conseiller municipal d’opposition,… Au Kremlin-Bicêtre, par contre, tout habitant de la ville peut se poser la question de la compétence du candidat de la droite qui semble habiter depuis peu dans la commune et se trouver là par hasard. La compétence de Jean-Luc Laurent n’est pas en cause : il est là depuis longtemps. Trop, allais-je dire… Avec ces machins de cumul des mandants, je suppose qu’il va laisser la place de maire à Jean-Marc Nicolle, son premier adjoint, dans relativement peu de temps. En 2017 ?

Il se trouve que dans les trois communes dont j’ai parlé, c’est le candidat de gauche qui parait le plus compétent. Encore que, je ne parle pas du maire sortant, à Loudéac.

Je m’intéresse à d’autres communes. J’ai fait un billet sur Rennes, récemment, parce que j’y ai un tas de copain et j’arrive à suivre la campagne via les réseaux sociaux. J’ai aussi beaucoup de potes blogueurs à Lyon, y compris parmi les élus. Il n’empêche que, même s’il y a toujours une incertitude et donc la mobilisation doit être totale, ces villes semblent acquises à la gauche. Lyon est un cas particulier : le maire deviendra probablement le président de la communauté d’agglomérations qui, avec la réforme territoriale, remplacera le département. On se retrouve donc avec Gérard Collomb comme un vrai baron local, peut-être l’élu qui aura le plus de pouvoir, en France, après ceux à l’échelon national.

D’ailleurs, la municipale à Paris est aussi à regarder avec la réforme territoriale. Qui sera le président de Métropole de Paris ? Peut-il ne pas être le maire de Paris ? Bertrand Delanoë est-il vraiment à la retraite dans un mois ou prend-il un congé sabbatique ?

Et le Kremlin-Bicêtre, alors ? Elle fera partie du Grand Paris, aussi ! Le rôle du maire n’est-il pas plus de représenter et défendre les intérêts de la ville dans les intercos, dont la communauté d’agglomérations du Val-de-Bièvre, qui devrait disparaître, puis de Métropole de Paris ? Un candidat qui fait sa campagne sur la propreté des trottoirs est-il apte à nous représenter ? Pourquoi ces sujets ne sont-ils pas plus mis en avant alors que, en fin de course, les intercommunalités finiront par avoir plus d’importance que la commune, et que, plus la structure est vaste, plus le rapport droite gauche est important.

Parmi les autres grandes villes françaises, je m’intéresse aussi à Marseille (j’y ai des copains militants) et à Bordeaux (j’y ai beaucoup de contacts professionnels). Je n’ai strictement aucune information sur les projets, réalisations et tout ce qui me permet de juger de « pour quoi voter ».

Marseille pourrait basculer à gauche. Patrick Mennucci (et mes copains du coin) auront beaucoup de mal (les gens vont voter aussi contre le gouvernement) mais si j’étais électeur Marseillais, je crois que je n’aurais qu’une idée en tête : fermer la page « Gaudin ». En outre, Marseille est également concernée par la réforme territoriale, comme Lyon et Paris.

A Bordeaux, c’est différent. Tous mes contacts de gauche disent qu’ils sont parfaitement contents de la gestion par Alain Juppé. Bordeaux, la quatrième agglomération de France, a échappé à la réforme territoriale. Il n’empêche que nous sommes dans un cas particulier : la Communauté Urbaine de Bordeaux est tenue par la gauche. Vincent Feltesse en est le président et le tête de file des socialistes à Bordeaux. En outre, je le connais personnellement. Je serais heureux s’il pouvait gagner, à titre politique et personnel, mais je n’ai rien à dire contre Alain Juppé en tant que maire. Et en tant que responsable politique national, il me parait être un des rares types à peu près sains de l’UMP…

A Marseille aussi, l’intercommunalité (Communauté urbaine Marseille Provence Métropole) est tenus par la gauche (Eugène Caselli en est le président) alors que le maire est de droite mais elle sera redécoupée, pour englober Aix, avec la réforme, Aix étant tenu par la droite, tout comme son actuelle interco (communauté d'agglomération du Pays d'Aix). N’allez pas croire que je connais tout ça par cœur, Wikipedia est mon ami.

Il me reste donc Loudéac à suivre. J’espère sincèrement la victoire de la liste conduite par Jean-Paul Duault, avec mes amis Fabienne, Philippe et Jacques, soutenue par le Parti Socialiste (et probablement toute la gauche, voire le centre, les libéraux, les non réacs,…). Je ne sais pas comment va évoluer l’intercommunalité là-bas (ni à Bordeaux, d’ailleurs, mais ce n’est pas comparable). Loudéac, un peu moins de 10000 habitants, est au centre de la CIDERAL (Communauté intercommunale pour le développement de la région et des agglomérations de Loudéac) qui vient d’être rejointe par d’autres communes, formant un ensemble d’environ 35000 âmes…

Le président est une personne classée « divers droite » mais les vice-présidents sont tous soit divers droite, soit divers gauche, soit sans-étiquette (la majorité semble à droite). Ainsi, l’étiquette politique semble n’avoir aucune espèce importance pour les habitants du coin. D’ailleurs, à Loudéac, le candidat de l’UMP à la législative a fait à peu près le même score que François Hollande à la présidentielle.

Comment voulez-vous suivre ? Comment les électeurs peuvent-ils savoir pourquoi ils votent ?


22 décembre 2013

Municipales au Kremlin-Bicêtre au ras du sol


Voilà la photo diffusée ce soir par le candidat UMP dans notre commune avec la légende : 

"Ce matin au KB, une vision bien triste de notre environnement direct.

Images sans autre commentaire". 

Le monsieur essaie de nous faire croire que nous vivons dans une commune sale, où la commune ne fait pas son travail, la municipalité de gauche est au dessous de tout et tout ça. 

Le problème est que la tête de liste UMP n'habite la commune que depuis quelques mois. Moi, j'y habite depuis vingt ans. J'ai toujours connu un marché le jeudi matin et le dimanche matin. Depuis, il y en a aussi le un le mardi matin. 

Dès qu'il se termine, vers 14 heures, les services municipaux entrent en action et nettoient entièrement les emplacements du marché. Trois jours par semaine, y compris le dimanche, au service des habitants. 

Le problème est que ces derniers le savent et vont vite se rendre compte pour qui l'UMP les prend. 

Encore trois mois de campagne à ce niveau et les listes de gauche vont l'emporter avec 90% au premier tour. 

Au moins, on n'a pas fini de rigoler. 




http://kbaucoeur.blogspot.fr/2013/12/le-kremlin-bicetre-une-ville-sous.html