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10 octobre 2014

Ebola, bah !

L’information qui fait la une de l’actualité, à l’heure où je vous parle, est qu’une dame hospitalisée n’a pas le virus Ebola. Je vais, à mon tour, donner une information : il est environ 18 heures et je vais aller au bistro. J’ai reçu un mail d’alertes du Figaro. Ce truc est le seul machin d’information auquel je suis abonné. Ce n’est pas pour être informé mais pour me moquer du Figaro. J’espère d’ailleurs qu’ils ne vont pas m’envoyer un mail à chaque fois qu’une personne hospitalisée n’a pas Ebola.

J’avais reçu une alerte du Figaro, dans la journée, pour dire qu’une petite dame hospitalisé avait peut-être Ebola. Une collègue à moi vient d’éternuer. Elle a peut-être éternué.

Je vais vous dire ce que je pense d’Ebola, tiens ! Les blogueurs politiques ne disent pas assez ce qu’il pense des virus. C’est un virus méchant. Il mérite une baffe. Il a fait environ 3 000 morts dans toute l’Afrique alors que l’alcool fait 60 000 morts en France tous les ans. Je préfère donc que l’on parle d’Ebola que de cirrhoses, de cancers et de maladies cardiovasculaires. C’est meilleur pour le moral.

Savez-vous que Ebola Gay est la variante du virus Ebola pour les homosexuels ? Il détonne beaucoup plus. Cette plaisanterie tourne dans Twitter depuis plusieurs jours mais je tiens à signaler que je suis le premier à l’avoir faite. C’est le principal inconvénient de Twitter. Des millions d’imbéciles sortent des jeux de mot en étant persuadés être les premiers. Il suffit de leur prouver qu’ils ne sont pas les premiers et ils ont honte.

Ah ! Je vois une lectrice dans le fond à gauche qui se dit « ah mais il est gonflé, le gros, de plaisanter et surtout de relativiser. »


Je ne relativise pas. Je fais confiance dans ce qu’on appelle les autorités sanitaires pour prendre en compte les mesures qui pourraient nous éviter de voir des millions de mort. Déjà, en 1347, au 3000ème mort de la fameuse peste noire qui a dévasté la moitié de la population européenne, un blogueur un peu con disait : ce n’est pas grave, vous verrez, un jour, on aura plus de mort par an dans des accidents de la route, rien qu’en France.

14 décembre 2012

Le retour des blogs et des toubibs

J’ai la flemme de faire un billet ce matin. Je vais donc inciter mes lecteurs à aller lire les confrères.

Cyril revient sur le « Pacte Territoire Santé » que Marisol Touraine a présenté hier. C’était un des engagements de François Hollande et Mme Touraine le traduit en 12 autres engagements, dont :
Petit 1 : obliger les étudiants en médecine à faire un stage en cabinet libéral.
Petit 2 : augmenter le nombre de bourses d’engagement de service et faciliter leur accès.
Petit 3 : une garantie financière pour les « praticiens territoriaux » pendant leurs deux premières années.
Petit 4 : un référent par région pour aider les jeunes toubibs.
Petit 7 : développer la télémédecine pour certaines pathologies (notamment en dermatologie) pour libérer du temps pour les spécialistes.
Petit 9 : garantir un accès au soin en moins de 30 minutes.
Petit 11 : « favoriser » les hôpitaux de proximité.
Petit 12 : conforter les centres de santé.
Allez lire le détail chez Cyril. 


Simon, quant à lui, se demande si pour Facebook et Twitter, l’exode a déjà commencé. « Alors que la perpétuelle bonne santé des blogs s'affiche sur tous les écrans à longueur de pixels, la lassitude semble gagner les réseaux sociaux. Certains statuts transpirent l'ennui poussif, d'autres s'exilent avec fracas. » Lisez donc cette intéressante réflexion que je vais adapter à ma sauce en quelques mots… : Twitter et Facebook se démocratisent, plus de 50% des gens les utilisent maintenant pour s’informer. Or avec ces machins, on est gavé d’information dont, finalement, on n’a que faire. On ne sait plus trop ce qui est important. Tiens ! J’avais commencé un billet à propos de Copé et de Fillon, mais on s’en fout. Ce qui importe c’est l’état de l’UMP lors des prochaines élections. Mais je m’égare. Par ailleurs, l’internaute commence de plus en plus à commenter l’actualité, à donner son avis sur tout. Les 140 caractères vont finir insuffisants. Il finira par être lassé du « microblogging », de Facebook et de Twitter et reviendra vers les blogs.

Si vous vous en foutez, vous pouvez aussi aller mater la vidéo de l’année chez le vieux mais il n’y a pas de gonzesse à poil.

19 mars 2010

Dimanche: 30 millions d'américains gagnants ?

Par Julien,

Ce dimanche 21 mars 2010 n'est pas seulement le 2ème tour des élections régionales en France. Il pourrait surtout être un jour historique aux États-Unis. Les discussions de dernières minutes vont bon train pour arracher un à un les votes des députés démocrates encore hésitants. D'ailleurs, le Président Obama a annulé sa tournée asiatique pour s'atteler à la tâche. Roosevelt, Truman, Eisenhower, Nixon, Johnson et plus récemment Clinton voulaient d'une assurance santé universelle. Tous ont échoué (enfin quand ils ont essayé).

Cette dernière année, il y a eu tellement de versions différentes de ce projet de loi que l'on en perd un peu son latin. La version actuelle ne va pas aussi loin que certain l'aurait voulu (par exemple pas d'alternative publique) ou trop loin pour d'autres. En tout état de cause c'est le seul compromis qui puisse passer étant donné le rapport de force politique actuel. Faut-il rappeler que l'été dernier seulement, tout le monde pensait le projet mort et enterré - voir ce pearltree d'Objectif Mars:

USA - Réforme santé, un jour peut-etre publique

Les derniers démocrates récalcitrants feraient bien d'accepter ce projet, faute de quoi les 30 millions d'américains, qui pourraient enfin être assurés, devront encore attendre deux décennies.


02 février 2010

Sus aux gros

Nicolas Sarkozy en personne s’occupe également de notre santé et celle des enfants en lançant 19 idées contre l’obésité. Je vous les recopie ou résume ici :

A l’école :
Action N°1: imposer l'équilibre des repas dans les cantines scolaires.
N°2: rendre les fontaines à eau obligatoires dans tous les établissements scolaires.
N°3: renforcer l'interdiction de mentionner les marques de produits alimentaires à l'école […].
N°4: ajouter des cours de cuisine et des leçons sur la nutrition […].
N°5: augmenter l'activité physique à l'école […].

Mais aussi à la maison, au supermarché et dans les transports...
N°6: obtenir le passage gratuit des spots […] ("Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé") sur les chaînes publiques de télévision et de radio.
N°7: interdire les spots de publicité télévisés [de bouffe pour les mômes quand il sont devant le poste].
N°8: interdire, dans les émissions de télé-achat, la vente de produits et appareils pour mincir n'ayant pas fait la preuve de leur efficacité […].
N°9: apposer un logo distinctif sur les emballages des produits alimentaires bons pour la santé […].
N°10: encourager l'allaitement au sein pour les bébés (et augmenter en conséquence la durée du congé maternité).
N°11: rendre obligatoire les fontaines à eau dans tous les lieux publics, les lieux de passage (gares, métro, aéroports,...) et dans les entreprises privées.
N°12: promouvoir, dans les boulangeries et auprès de la population, le pain à base d'une farine moins raffinée que la farine blanche (type 80) et fabriqué avec une quantité de sel inférieure à 18g par kilo de farine.

Chez le médecin ou à l'hôpital...
N°13: introduire une formation en nutrition dans les études suivies par les futurs professionnels de santé (médecins, dentistes, pharmaciens, infirmiers, aides-soignants), mais aussi dans celles destinées aux futurs enseignants et travailleurs sociaux.
N°14: clarifier les compétences des divers spécialistes de la nutrition […].
N°15: améliorer la prise en charge de l'obésité […].
N°16: accorder davantage d'attention aux problèmes de nutrition à l'hôpital […]
N°17: inscrire l'actuel Plan national nutrition santé (PNNS) comme priorité de santé publique.

Et enfin, à destination des plus modestes...
N°18: distribuer des coupons de fruits et légumes frais […] pour les personnes aux revenus modestes.
N°19: aider à l'approvisionnement des structures d'aide du type Restos du coeur ou Soupe populaire en aliments bons pour la santé.

J’attends les commentaires de spécialistes… Certaines mesures me paraissent très bien, d'autres démagogiques (mais c'est normal, je suis dans l'opposition) et certaines suspectes (comme la dernière, par exemple).

19 est un nombre bizarre pour un tel plan. Au début, il y en avait 20, mais la vingtième concernant la consommation de bière a été supprimée pour ne pas se mettre les blogueurs à dos en période électorale.

Tiens ! Nicolas Sarkozy va en Corse, aujourd’hui, pour parler développement durable. Je ne sais pas s’il y va avec son magnifique A330 qui consomme près de deux fois plus de gazole que son A319 précédent.

Y installer un four à pizza, c’était sur le conseil de nutritionnistes ?

28 octobre 2009

La maladie de Verneuil

Vous avez peut-être remarqué que je diffuse parfois des billets « promotionnels » pour des œuvres diverses. Cette fois, c’est différent ! C’est en écoutant, hier soir, le témoignage d’une vieille copine que j’héberge souvent quand elle vient à Paris que j’ai eu envie de raconter son «histoire ici. Elle est atteinte de la Maladie de Verneuil et j’ai recueilli son témoignage…

Pour résumer, une chercheuse de l'Institut Pasteur a probablement fait de grandes découvertes dans le traitement de cette maladie orpheline communément appelée "Maladie de Verneuil". Vu le nombre de patients qui affluent du monde entier, elle a demandé une aide financière à sa direction pour que d'autres médecins puisse lui venir en aide. La direction a purement et simplement refusé. Ça a eu pour effet que tous les nouveaux patients qui avaient déjà pris rendez-vous avec elle, depuis parfois des mois ont reçus un coup de téléphone les informant que leur rendez-vous étaient purement et simplement annulés.

Cette maladie n'est pas mortelle mais peut être excessivement handicapante - certains se sont fait opérés des dizaines de fois, sans autre résultat que des rechutes. Ma copine est passée deux fois sur le billard sans que ça ne change quoi que ce soit.

Comme des milliers d'autres patients, elle a reçu ce coup de téléphone qui l'a mis, pour le moins, dans un état de grande détresse. On imagine le choc que ça représente pour ceux qui ont vu s’éteindre une chance de s’en sortir pour de simples motifs budgétaires, alors que le Pasterdon a permis à l’Institut Pasteur de recevoir d’intéressantes subventions.

Une association tente de leur venir en aide. Vous en saurez plus sur la maladie de Verneuil son site web. Vous pouvez les soutenir aussi en rejoignant leur groupe Facebook.

A propos des « rendez-vous » annulés et le « Pasteurdon », ce communiqué de presse vous en dira plus.



21 octobre 2009

Proximologie

Dans un autre blog, je relayais récemment, le billet de Jean « Tes vieux sont morts comment ? » et un billet de Ron l’infirmier sur le « traitement » des personnes âgées. Coïncidence du calendrier, j’ai appris récemment un nouveau mot : proximologie. Ce néologisme fera probablement hurler quelques réactionnaires à poil ras mais il désigne une démarche qui vise à intégrer l’entourage dans le processus de soin d’un patient dépendant.

Une enquête a été menée pour étudier « ces aidants », je l’avais relayée début juillet avant même de connaître ce joli mot.

Depuis fin  septembre, des Assises Nationales de proximologie se tiennent dans dix villes de France : directeurs d’hôpitaux, maires, représentants de collectivités, médecins, parlementaires, universitaires, associations de patients et autres experts de la santé sont invités à échanger et à formuler des recommandations sur la place de l’entourage de personnes malades ou dépendantes lors d’ateliers de travail structurés autour de 10 thématiques précises.

Vous en saurez plus sur www.prochesdemalades.com et www.proximologie.com.

Bonne lecture… Et n’hésitez pas à relayer. Le sujet nous touche tous : on finit toujours confrontés à la situation. En outre, c’est un des défis majeur du siècle dans le domaine social du fait du vieillissement de la population.




10 mars 2009

Des lois de façades contre la santé publique

Homer le soulignait : « A l'instar de la loi Hadopi, où rien n'a été vraiment réfléchi, ce projet de loi [la vente d’alcool au mineur] se heurte encore à la réalité ». L’Assemblée Nationale a même durci le texte, cette nuit, en interdisant la vente d’alcool et de tabac aux mineurs de moins de 18 ans. Ce texte ne changera évidemment rien à la consommation d’alcool et de tabac par ses mineurs : les « grands frères » se chargeront des emplettes.

Au pire, on devrait même voir un marché noir se développer avec différents trafics et une industrialisation des importations d’alcools louches en provenance de pays où ils sont moins taxés que par chez nous ! La vente de cannabis est interdite mais ça n’empêche pas sa consommation de masse à un niveau très préoccupant.

Nos législateurs s’emparent encore d’un dossier grave en le prenant par le mauvais bout. La loi est très jolie et ne peut que faire se pâmer de jeunes mères de famille mais ne résout rien au problème de santé publique.

Santé publique ? On veut nous faire gober n’importe quoi derrière ces mots. Tiens ! Dans le texte, cette nuit, on nous parle d’autoriser les tickets restaurants pour le paiement des fruits et légumes. A ma connaissance, il est déjà possible de le faire dans les supermarchés et probablement dans tous les coins où la vente de nourriture est possible. Ca reste à vérifier mais l’amendement correspondant me semble encore être un truc de façade. D’ailleurs, ils nous ressortent le truc « des cinq fruits ou légumes par jour » sans nous préciser s’il s’agit de melons ou de cerises.

Cette manière d’utiliser la santé publique à toutes les sauces est dramatique et permet de camoufler les vrais problèmes derrière des trucs bien propres sur eux.

Je joints à ce billet le classement Wikio des pays (états souverains) par espérance de vie. La France apparaît à la cinquième place que l’on pourrait d’ailleurs considérer comme la deuxième si on supprime les quelques pays devant nous qui ne dépassent pas quelques millions d’habitants.

Il faudrait voir les problèmes de santé publique où ils sont réellement. Et notre brave gouvernement, derrière ces mesures de façade, continue à casser l’hôpital public et d’une manière générale toute la sécurité sociale (déremboursements, …).


1 Andorre
2 Japon
3 Saint-Marin
3 Singapour
5 France
6 Suède
7 Australie
7 Suisse
9 Islande
10 Canada
11 Italie
12 Monaco
13 Liechtenstein
14 Espagne
14 Norvège
14 Israël
17 Grèce
18 Autriche
19 Malte
20 Pays-Bas
21 Luxembourg
22 Nouvelle-Zélande
23 Allemagne
24 Belgique
25 Royaume-Uni
26 Finlande
27 Jordanie
28 Bosnie-Herzégovine
29 États-Unis
30 Chypre
31 Danemark
32 Irlande
33 Portugal
34 Albanie
35 Koweït
36 Corée du Sud
37 Costa Rica
38 Cuba
39 Chili
40 Libye
41 Équateur
42 Slovénie
43 République tchèque
44 Argentine
45 Géorgie
46 Uruguay
47 Arabie saoudite
48 Émirats arabes unis
49 Mexique
50 Paraguay
50 Tunisie
52 Brunei
53 Panamá
53 Pologne
55 Dominique
56 Serbie
57 Slovaquie
58 Croatie
59 Sri Lanka
60 Bahreïn
61 Lituanie
62 Macédoine
63 Qatar
64 Saint-Vincent-et-les Grenadines
65 Sainte-Lucie
66 Oman
67 Algérie
68 Venezuela
69 Suriname
70 Salomon
71 Liban
72 Jamaïque
73 République dominicaine
74 Barbade
75 Hongrie
76 Maurice
76 Chine
76 Turquie
79 Malaisie
80 Saint-Christophe-et-Niévès
81 Bulgarie
82 Thaïlande
83 Antigua-et-Barbuda
84 Seychelles
85 Estonie
86 Colombie
87 Brésil
88 Arménie
89 Corée du Nord
90 Roumanie
91 Salvador
92 Lettonie
93 Égypte
94 Samoa
95 Maroc
96 Viêt Nam
97 Cap-Vert
98 Nicaragua
99 Palaos
100 Syrie

15 novembre 2008

Le système de santé en baisse

La droite Française est très forte ! La gauche lui avait laissé un des systèmes de santé les meilleurs au monde... Il est maintenant classé dixième, c'est le Coucou qui nous l'apprend.

Il était le meilleur... et surtout à l'équilibre, financièrement... Gageons que le gouvernement va nous sortir de nouveaux déremboursements, de nouvelles franchises... sous prétexte de combler le déficit qui galope.

Le déficit se creuse, la qualité baisse, les remboursements diminuent...

Très fort.

15 juillet 2008

Contre l'interdiction de vente de l'alcool aux mineurs

Roselyne Bachelot ? Je ne sais pas si elle ne suce que de la glace toujours est-il qu’elle aimerait bien que nos chères têtes blondes ne fassent que ça. Elle nous sort à nouveau sa mesure visant à interdire l’achat d’alcool par les mineurs (ceux qui ont moins de dix huit-ans, pas ceux qui ramassent de la houille qui sont déjà alcooliques).

C’est le genre de mesure qui me hérisse ! Non pas que je dispose d’un giton faisant mes courses mais elle est totalement inefficace et toutes les andouilles regardant le journal télévisé montrant des jeunes se pochtronner gaillardement donneront raison à notre Ministresse.

Si ce que disent les médecins est vrai, c’est-à-dire que le nombre d’hospitalisation de mineurs en coma éthylique a doublé en quelques années, nous avons à faire à problème de santé publique majeure qui doit donc se « soigner » par l’éducation, la prévention, la communication, … Mais ça coûte des sous. On préfère faire une loi débile que l’opposition sera probablement obligée de voter pour ne pas choquer les braves gens.

Si ce qu’ils disent est vrai… Ca l’est d’ailleurs sûrement. Mais ils ne parlent que d’hospitalisation de mineurs en coma éthylique... pas de vrais problèmes d’alcoolémie de jeunes. D’ailleurs quelle est l’évolution de l’alcoolisation (c'est-à-dire des vrais problèmes de santé liés à l’alcool) au cours des 30 dernières années ? Ca me parait être plus important que le nombre d’hospitalisations… qui n’est lié qu’à une évolution du comportement humain : quand un gamin est bourré, avant on l’envoyait au lit et on se foutait de sa gueule le lendemain à cause de sa gueule de bois et du vomi à nettoyer dans la voiture de la belle-mère. Maintenant, on l’envoie à l’hosto.

Bref… les gens qui approuvent Madame Bachelot sont invités à se rendre dans le centre Bretagne en 1982 alors que j’avais moi-même 16 ans, notamment aux mois de juin et juillet quand tant de bals organisés par nos municipalités fleurissaient et que mes copains erraient de commune en commune, juchés sur leurs mobylettes (103 Peugeot, je vous prie), pour comparer l’efficacité des Kronenbourg vendues de-ci de-là.

N.B. : Moi-même je ne participais pas à ces agapes (j’ai commencé plus tard).

L’alcool chez les jeunes… Ma pauvre dame…

On ferait mieux de les entrainer à tenir la marée toute la nuit et à ne pas de faire de concours con comme « le premier qui tombe ».

Mesure inutile disais-je ?

Ouais… Si j’avais moi-même 18 ans, je remplirais le coffre de ma voiture de produits divers que je vendrais au black à mes camarades qui n’ont pas la chance comme d’avoir un âge avancé leur permettant d’entrer dans les boutiques.

Voilà… La bonne mesure de Madame Bachelot va encourager le marché noir de l’alcool. Bravo ! Ne faisons pas le parallèle avec le cannabis et autres produits louches, juste avec les joyeux temps de la prohibition !

Et on appelle ça moderne ?

(photo : y’en a qui avant de mettre des photos de leurs potes bourrés dans leur skyblog devraient penser que le taulier de Partageons mon avis cherche des photos avec des requêtes google).

21 juin 2008

Ma mère à l'hôpital en crise

C’est amusant. Dans le temps, quand vous sortiez de l’hôpital, vous sortiez avec dix kilos de moins ou une maladie amusante dont vous pouviez vous vanter fièrement au bistro avec les copains. Maintenant vous sortez avec un CD-ROM qui vous permet de dire des conneries sur les blogs.

Cette illustration est une capture d’écran que j’ai faite avec le logiciel fourni et représente une IRM de la colonne vertébrale de ma mère. Je suis le seul blogueur zinfluent à diffuser la photo de l’IRM de ma mère. N’allez pas croire que les zautres blogueurs zinfluents n’ont pas de mères. Ce sont juste des fils indignes.

Je ne comprends rien à cette IRM. Il y a un tas de toubibs qui comprennent, c’est pour ça qu’on les forme. Moi, j’ai compris en trois secondes comment marchait le logiciel, c’est pour ça qu’on m’a formé.

« Madame, il faut qu’on vous opère en urgence, peut-être dès demain matin, la situation est grave ». Voilà ce qu’a dit le rhumatologue à ma mère, qui n’était pour tant pas enrhumée, en observant ses clichés. Vous imaginez la tête de ma mère ! « Heu, docteur, l’IRM date du 6 novembre et on est le 15 mai ». « Ah oui ! Tiens ! Ca a du se remettre en place tout seul ».

Le service de l’hôpital qui avait fait les examens en urgences n’avait pas transmis le dossier au toubib de ma mère qui avait donc jugé que les conclusions de l’examen étaient bonnes. Alors qu'il fallait une opération en urgence.

Avec l’appui de la rhumatologue, ma mère avait réussi à récupéré le dossier le jour même de la consultation, soit six mois après l’examen. Les pochettes contenant le CD Rom ont d’ailleurs encore l’agrafe et un bout de papier où étaient probablement rédigées les conclusions du radiologue. Le secrétariat de l’hosto l’a sans doute arraché juste avant de donner les dossiers à ma mère.

Ca ressemble beaucoup à une faute lourde. Ma mère devait être opérée en urgence mais elle ne l’a pas été à cause de conneries des secrétariats. Ca m’arrive de faire des bourdes dans mon boulot, mais je ne joue pas avec la santé des gens.

Flash back.


Début novembre, ma mère n’arrêtait pas de tomber car elle perdait le contrôle de son genou. Comme son toubib craignait un truc neurologique, il l’envoie aux urgences toutes affaires cessantes. Batterie d’examens, y compris par la rhumatologue qui imagine – à raison - qu’il s’agit de ce que je vais appeler une hernie discale (un espèce de nerf coincé entre deux vertèbres). Elle lui dit donc : « Madame, il s’agit probablement d’un bout de nerf coincé, nous allons vous opérer, Ce n’est rien. on ouvre, on replace le nerf et hop ! Dix minutes tout au plus ».

La toubib partait en congés pour un mois et a transmis les consignes à un collègue. Dans l’attente, elle a prescrit cette IRM pour vérifier. Autant ne pas opérer pour rien et pendant que l’opérateur fait l’IRM, il n’est pas au bistro. Par contre, il va au bistro juste après l’IRM et oublie de dire à sa secrétaire : « Hop ! Vous me tapez ça et vous l’amenez fissa au service de neurologie ».

Au bout de quelques jours dans le service de l’hôpital, ma mère s’impatiente. On lui répond « Mais madame, si ça avait été urgent, on vous aurait appelé ». Elle finit par avoir l’autorisation de rentrer chez elle et se remet progressivement tout en ayant du mal à faire certains trucs. Les mois passent. La rhumatologue la convoque à une visite de routine… et découvre la bourde !

Elle prescrit à ma mère de porter un « lombostat », c’est une espèce de corset lourd et chiant.

Dimanche dernier, ma mère rejoignait sa fille qui n’est autre que ma sœur, son gendre qui ressemble à mon beauf et sa petite fille qui, par le plus grand des hasards, se trouve être ma nièce. Elle ripe sur des graviers dans le chemin qui mène à la plage. La malléole n’est pas malléable, elle casse. C’est ce qui s’est produit. Bi facture de la malléole, je n’ai pas trop compris. Le « tibia un coup » et le « père René Atlantique », les deux os y sont passés.

La voilà dans le même hôpital qu’en novembre à se faire poser des bouts de ferraille un peu partout dans Guy mollet. Ce n’est pas très grave mais c’est très chiant. 5 ou 6 semaines de plâtre, obligée d’aller pendant toute cette période dans un truc de convalescence car sa baraque est pleine d’escaliers…

Elle arrive à se déplacer un peu avec un déambulateur mais pas plus de cinq ou dix mètres. Le premier jour, elle m’a dit qu’elle avait beaucoup de mal. Je lui ai répondu « Ca te fera de l’entraînement pour quand tu seras vieille ».

Je vais la voir aujourd’hui et elle me fait part de son inquiétude. Je vais faire un schéma pour être sûr que vous compreniez : elle avance le déambulateur de 15 cm puis s’appuie sur ses bras pour faire avancer sa jambe valide. Elle marche à cloche pied, quoi !

J’ai essayé, je confirme c’est chiant. En outre, j’ai failli me casser la gueule et bousiller le bordel. Ce déambulateur n’était visiblement pas conçu pour un frêle gaillard de 104 kg comme moi.

Ainsi, pour avancer, elle est obligée de sauter sur une jambe ce qui provoque un remous dans son dos compressé par son lombostat de merde. Ca lui fait mal au dos. Son kiné la force à marcher, ce que je conçois, mais elle s’inquiète. Elle en a parlé au chirurgien qui assure que « non, Madame, tout va bien ». Elle rétorque néanmoins que le rhumatologue travaille dans le même hôpital et pourrait venir la voire, juste cinq minutes. Refus catégorique du toubib.

Un vrai con ! D’ailleurs je l’ai croisé.

Je m’apprêtais à quitter les lieux et me penche vers elle pour recevoir la bise qui m’est due. Un type rentre dans la chambre, me voit, il me dit « vous pouvez nous laisser ? » Je sursaute. Un type en jean et en polo. Je le regarde, ma mère me dit qu’il s’agit du chirurgien. Je marmonne que j’allais partir et me penche à nouveau pour finir l’embrassade. « Bon ! Je vous ai demandé de nous laisser, vous pouvez attendre dans le couloir ».

Quel con !

J’ai donc attendu dans le couloir… J’ai pu lire la charte de l’hôpital affichée sur deux murs. J’étais plié de rire. Ils y parlent de l’accueil des patients… en insistant sur les efforts faits pour les malades en fin de vie. Je suppose que les employés les plus courtois sont ceux de la morgue !

Je suis également tombé sur un panneau avec les tarifs journaliers, un peu comme dans un hôtel. Chambre simple. Chambre simple avec toilettes, … Non ! Ca s’est l’hôtel. Là « Médecine 450 €, cardiomachin 600 €, réanimation 900 €, chirurgie 800 € » (je donne des chiffres au hasard, je n’ai pas noté).

Moi, si l’allais dans cet hosto, je choisirais la médecine, c’est moins cher !

Juste à côté, il y a une affiche avec tous les documents qu’il faut présenter en arrivant à l’hosto. Ils sont forts. Vous croyez vraiment que ma mère avait pris avec elle sa carte de la mutuelle pour aller jouer dans le sable avec sa petite fille ? Remarque, elle n’avait pas non plus de brosse à dents… et l’hôpital n’en fournit pas.

Mesdames, Messieurs, la prochaine fois que vous irez à la plage, n’oubliez pas votre carte de mutuelle et votre brosse à dents.

C’est d’un grotesque !

L’imbécile bureaucrate qui a fait en sorte que ce panneau soit là, avec les consignes a tout simplement oublié que le patient n’a pas demandé à être là. Celui qui a fait en sorte que les tarifs soient affichés pour les clients est fou ! Et nécessairement mauvais gestionnaire. Il ne s’agit pas du COUT de la chambre mais du montant perçu par l’hôpital pour faire occuper cette chambre. C’est délirant ! Qu’il y ait une personne de plus ou de moins ne change rien aux charges de l’hôpital (à part le repas !). Il n’y a pas une infirmière en plus ou en moins…

Il y a deux ou trois mois, j’avais écrit : « C’est ainsi que notre belle droite compte orienter le secteur hospitalier ! Toujours une logique comptable : aucune réflexion sur les besoins globaux de la santé en France ou sur son financement ! Une question de rentabilité… ». Dans cet autre billet de fin janvier, je parlais de trois exemples de cafouillages hospitaliers mais n’en citais que deux. Le troisième est ma mère… mais j’ignorais qu’il y aurait une suite.

Ben voilà. Le chef de la chirurgie orthomachin refuse d’appeler sa collègue rhumatologue pour des raisons qui m’échappent bêtement mais probablement liées à la rentabilité d’un patient comme la dernière fois : la chef de service rhumatologie demande au service neurologie d'aller faire une IRM. La guerre des services. Ma mère, qui sort de l’hosto mardi, pour rentrer en « maison de convalescence » à Loudéac contactera dès mardi le cabinet de la rhumatologue qui fera certainement une consultation privée dans son cabinet en ville… ce qui nécessitera un aller-retour en ambulance… Le tout aux frais de la sécu !

J'étais en pleine réflexion sur le sujet quand le chirurgien est sorti de la chambre sans un mot pour moi. On ne va pas non plus se faire chier à informer la proche famille des patients… Il y a une charte de l’hôpital mais rien dedans pour vérifier que les malades ont des proches pour s’occuper d’eux à leur sortie ! Et leur apporter des brosses à dents…

Je suis rentré dans la chambre. Le toubib était venu voir la colocataire de ma mère, une petite dame qui s’était cassé une jambe la veille. Son mari était là, aussi, mais n’avait pas eu à sortir. Ils m’ont confirmé. Ils étaient atterrés par le chirurgien. Comme seule consolation pour la dame, il avait dit « Ah oui ! Il vaut mieux être riche et en bonne santé ».

29 janvier 2008

A votre santé !

Le système de soins Français est dans un état catastrophique. J’en parlais pas plus tard qu’hier avec un toubib et la semaine dernière avec le patron d’un laboratoire.

Catastrophique ? Non pas qu’on soit mal soignés… mais il est sur une très mauvaise pente.

Dans la plupart des campagnes, il est impossible de voir un docteur sans prendre rendez-vous, souvent, une semaine à l’avance. Vous vous réveillez, le matin avec un petit mal de gorge et une légère fièvre. Il y a dix ans, vous passiez en coup de vente chez votre généraliste qui vous confirmait un début d’angine et vous donnait les médicaments vous permettant d’être sur pieds en deux jours. Maintenant, il faut prendre rendez-vous pour la semaine suivante…

Je ne parle pas des spécialistes : souvent il faut trois mois pour avoir un rendez-vous. Essayez donc de voir un ophtalmo à Pâques sans avoir pris rendez-vous à Noël !

Quant aux hôpitaux, la situation est ubuesque. A moins d’être mourant, vous n’avez plus aucune chance d’être soigné. Je connais trois exemples qui me laissent penser que la situation est la même en Centre Bretagne et dans les hôpitaux huppés de la Région Parisienne. Prenez mon pote, le Vieux Jacques. Il est soigné à l’hôpital Saint-Louis – excusez du peu – pour une maladie grave de la peau. Pendant les fêtes, il a fait une espèce d’œdème pulmonaire. Le voilà admis en urgence à la Pitié-Salpêtrière. Il ne se refuse rien ! De là, il s’est retrouvé transféré dans une clinique privée de Bagnolet. Un autre exemple ! Mon copain Michel avait été opéré d’un truc à l’œsophage au Mans. En vacances avant les fêtes au Kremlin-Bicêtre, il a une durit qui pète. Le voilà aux urgences au CHU de Bicêtre. Il a été abandonné 12 heures dans les couloirs… et quand il est enfin tombé sur un toubib a priori compétent, il lui a expliqué que c’est le premier hôpital qui avait fait une bévue.

J’arrête les exemples ! Tout le monde connaît la situation.

Les gouvernements successifs essaient de nous mettre tout ça sur le dos en sortant de plus en plus de réformes, des non remboursements, des augmentations de forfaits hospitaliers, des franchises médicales, … On essaie de nous faire croire que ça coûte trop cher… On est pourtant pas idiots. On sait bien que la santé coûte de plus en plus cher du fait d’une part, du vieillissement de la population et d’autre part des progrès technologiques. Néanmoins, la seule politique menée par la droite est de casser de plus en plus le système… sans penser à récupérer le pognon où il est.

Le but ? Heu… Je ne sais pas ! Probablement torpiller la sécu pour la privatiser puis privatiser l’hôpital. Je ne vois pas autre chose. Une démarche de démolition systématique.

Alors qu’à la base, le gros du problème, outre le vieillissement de la population, repose sur des erreurs de gestion qui deviennent de plus en plus caractéristiques depuis le fameux carnet de santé d’Alain Juppé.

Nos braves technocrates ont essayé de faire de la carte Vitale un instrument de lutte contre la fraude puis de suivi des dossiers médicaux… alors qu’il s’agit à la base uniquement d’un outil d’identification électronique des patients pour permettre l’automation des traitements des dossiers par la sécurité sociale. On continue à dépenser des millions pour mettre un maximum de trucs dans la puce, ce qui ne sert à rien, … tout en renforçant la concurrence entre les hôpitaux qui ne sont plus là pour soigner les gens mais pour facturer des actes à la Sécurité Sociale.

Vous tombez malade. Vous rentrez à l’hôpital. Le nombre de nuits que vous y passerez ne dépend pas de ce que vous avez mais du nombre de nuits intéressant à facturer tout en libérant la chambre au cas où un autre malade serait plus rentable du fait des examens spécifiques qui pourraient être facturés.

Oui. Je parle bien de l’hôpital public.

Un des volets les plus emblématiques de cette gestion de la sécurité sociale est la mise en œuvre des « médecins traitants ». A cause des 5% de la population qui abuse peut-être, vous devez absolument facturer une consultation chez un généraliste avant de voir votre proctologue préféré… Du coup, les généralistes sont débordés et vous n’arrivez plus à soigner une grippe !

On nous a dit que l’espérance de vie était une des plus importantes en France. Oui ! Mais c’était pour ceux qui ont vieilli avant les réformes de ces dernières années…