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02 septembre 2015

Et Google fit le buzz... Inutile ?

C’est par le blog de Google France que j’ai appris le changement de logo de Google (c’est le hasard, j’ai ouvert mon reader au moment où le billet sortait). Je savais donc à peu près tout avant les autres. J’ai imaginé faire un billet de blog au sujet de ce nouveau log mais j’ai préféré glander sur un autre sujet, mes confrères allaient reprendre l’information. Pas de billets inutiles.

D’ailleurs, rappelons un de mes anciens slogans : pas de billet de blog inutile, à savoir n’apportant pas plus que les grands sites d’information. Je vais vous dire pourquoi : en faisant ce genre de conneries, les blogs paraissent totalement inutiles cela décrédibilise la blogosphère. Pourquoi les gens iraient les blogs si l’information est disponible ailleurs ? Prenons Presse-Citron. C’est pour moi le premier blog geek mais comment le différencier d’un site d’information ? Il a fait un billet avec la vidéo de l’histoire du logo, celle que l’on voit partout ! Pourquoi irai-je la consulter chez Presse-Citron alors que l’article du Parisien figurait probablement en page d’accueil de Google News.

D’ailleurs, j’ai cherché « logo google » dans Google News, on doit être à près de 200 résultats en 24 heures pour les sites référencés. Néanmoins, si vous avez un gros blog ou un site de presse, vous ne pouvez pas passer à côté du sujet.

Je donne donc un conseil aux petits blogueurs : ne parler pas du sujet. Ou alors, comme moi, pour dire qu’il ne faut pas en parler. Et je vais préciser une des autres raisons pour lesquelles je n’ai pas fait de billet sur le présent blog : parce que ses billets sont repris par le flux RSS de Leftblogs. C’est un peu la raison d’être de mon blog annexe (Au comptoir de la Comète) : diffuser les billets ailleurs que sur mes blogs repris par d’autres pour ne pas « flooder ». Mes billets du blog bistro ne sont également repris nulle part (du moins sans mon accord…). A noter qu’il m’arrive de me tromper de blog (notamment tard le soir, allez savoir pourquoi…).

Notons, puisque l’on parle des leftblogs que mon conseil (mon « slogan ») est valable pour les blogs geeks, les blogs politiques et probablement tous les types de blogs. Marmiton se doit de présenter la recette du steak haché parce que des abrutis vont utiliser ce site pour vérifier s’il faut mettre le sel avant ou après la cuisson mais un petit blog cuisine emmerderait ses lecteurs.

J’ai lu un échantillon de ces 200 articles, ceux des sites « populaires », ceux de journaux nationaux plus politiques et ceux de quelques sites geeks un peu connus (de moi…). Ils n’apportent strictement rien par rapport au billet du blog de Google France.

Je ne dis pas qu’ils ne devaient pas annoncer la chose, je dis que les petits blogs ne doivent pas le faire… Et encore ! La page d’accueil de mon navigateur est Google. N’importe quel type (qui s’intéresse au sujet) aura remarqué le nouveau logo. La multiplication des billets de blogs à ce sujet finit par incommoder les lecteurs.

Toujours est-il que toute la presse parle de ça, un tas de blogs, je suppose qu’il y a plein de publications Facebook, Twitter (et Google+ ?). Les gens inventent des raisons pour le changement ou reprennent l’information.


Google a fait le buzz. Belle opération.

Edit : quant à moi, je me suis trompé de blog pour ce billet (alors que je n'ai rien bu depuis hier). Il aurait dû être dans mon blog geek (ce qui relativise certaines conneries que je dis ici).

25 avril 2015

Du billet de rien à Twitter

Dans mon blog bistro, hier, je parlais de l'ambiance dans les gares. Je disais que j'aimais bien, de même que les « billets de rien », dans les blogs. C'est, typiquement, un « billet de rien ». Je ne raconte rien et j'essaie d'emmener le lecteur avec moi, dans mes rêveries, dans mes promenade tout en sachant fort bien que j'ai aucun talent littéraire mais, peut-être, un certain don pour ça.

L'expression « billet de rien » n'est pas de moi. Je crois que l'on est assez peu de blogueur à pouvoir pondre des « billets de rien » (tant pis pour mes chevilles), à faire un A4 sur la visite d'un commercial qui veut vendre un produit magique pour nettoyer les toitures ou à dire, en vingt lignes : « on a promené le chien puis tondu la pelouse ». De fait, j'ai plus de commentaires dans mon blog bistro quand je dis que j'ai sorti les géraniums parce qu'on n'aurait plus de gelée que dans le blog politique quand je fais une analyse de la réforme territoriale, alors que j'y ai six ou sept fois plus de lecteurs.

Il ne faut pas confondre « billets de rien » avec « billets personnels ». Le billet personnel est là pour raconter sa vie aux lecteurs parce qu'on a envie de le faire ou l'impression que ça les intéresse. Je connais des blogueurs (et surtout des blogueuses) qui font des billets personnels parce qu'ils sont rémunérés.

Le « billet de rien » est là pour raconter quelque chose dont on sait pertinemment que le lecteur s'en fout. On ne le fait donc pas pour raconter quelque chose... Ce n'est pas, non plus, un billet d'humeur. C'est un billet pour ne rien dire.

Je vais me lancer : « ce matin, ma mère était chez le coiffeur, je me suis donc occupé de la cuisine. Elle est rentrée plus tôt que prévu et m'a tendu les clés de la voiture en me disant que je pouvais aller prendre un café au PMU comme tous les samedis que je passe en Bretagne – le café est un peu houblonné, hein ! Je me suis rendu compte que, m'étant mis en tête que je ne pourrais pas aller au bistro, je n'ai aucune envie d'y aller. C'est étrange, j'adore l'ambiance au PMU et je l'adore parce que je la déteste, elle montre ce que j'ai horreur dans cette société : des abrutis qui se déplacent pour jouer de l'argent, plus par habitude que par espoir de gain. Alors, ils s'assoient à une table et étudient le Paris Turf en se donnant l'impression de bosser et font la gueule quand on les dérange. »

Hop ! Voilà un billet de rien. Le billet de rien s'improvise, généralement.

Le billet de rien est l'esprit initial des réseaux sociaux, le fameux « what are you doing » de Twitter, qui fait que ce machin était si appréciable à l'origine, parce que les gens lançaient des mots en l'air.

05 janvier 2015

Des réseaux sociaux et des mots

Olympe le signalait dans Twitter, le nouveau mot à la mode, après « indignation » est « abjection ». « Nauséabond » est un peu passé de mode, c’est dommage. Je sens bien que « sectaire » devrait revenir en force en 2015.

Certains mots sont plus réservés à des blogueurs de droite. Par exemple, ils aiment bien dire qu’à gauche, on est sectaire.  Selon le Larousse, « sectaire » « Se dit de quelqu'un qui, par intolérance ou étroitesse d'esprit, se refuse à admettre les opinions différentes de celles qu'il professe. » C’est assez rigolo, ceux qui emploient ce mot sont généralement ceux qui se refusent à admettre les opinions différentes des leurs. C’était très marrant au grand moment des « manifs pour tous » au cours desquelles de joyeux blogueurs luttaient contre une loi faite par des gens élus pour ça en disant qu’ils étaient sectaires car n’écoutaient pas l’opposition.

Entre nous, qui ressemblait à une secte ?

A droite, on a l’impression que le mot « stasi » revient à la mode. Il est notamment utilisé par l’illustre mais inutile Pierre Parrillo comme l’insulte suprême, pas seulement pour dénoncer un méchant gouvernement qui met en place une abjecte, indigne et nauséabonde police politique, mais aussi les blogueurs de gauche qui sont dorénavant assimilés à la Stasi. Ce blogueur s’indignait récemment (ou s’abjectait ou se nauséabondait, c’est vous qui voyez) que François Hollande s’intéresse à ce que l’on dit de lui dans les réseaux sociaux ! Comme si c’était absolument scandaleux d’utiliser Twitter et Facebook pour savoir ce qui se passe dans le pays. Il a oublié Nicolas Princen, c’était le chef de la Stasi du temps de Nicolas Sarkozy, non ? Ah ! Non ! Quand c’est la gauche, c’est mal !

« Nauséabond », par contre, est bien plus utilisé par la gauche pour rappeler que CNRLHLPSDNH (Ca Nous Rappelle Les Heures Les Plus Sombres De Notre Histoire). Néanmoins, « Fasciste » est plus largement utilisé. D’ailleurs, la droite, ce sont les « fascistes  libéraux », hein ! Comme si cela avait un sens.

Le Larousse donne trois définitions à « fascisme » : « Régime établi en Italie de 1922 à 1945, fondé sur la dictature d'un parti unique, l'exaltation nationaliste et le corporatisme. Doctrine ou tendance visant à installer un régime autoritaire rappelant le fascisme italien ; ce régime lui-même. Attitude autoritaire, arbitraire, violente et dictatoriale imposée par quelqu'un à un groupe quelconque, à son entourage. » Wikipedia est plus précis : « Le fascisme est un système politique qui associe populisme, nationalisme4 et totalitarisme5 au nom d'un idéal collectif suprême. À la fois révolutionnaire et conservateur, il s'oppose frontalement à la démocratie parlementaire et à l'état libéral garant des droits individuels. »

Les blogueurs de gauche ont d’autres tics de langage exaspérants : ils aiment bien parler de l’oligarchie, des médias dominants,…  Le tout, bien sûr, à la solde de l’UMPS, également dénoncée par le Front Nationale. Comme quoi…

Une des pires insultes, à gauche (à droite, c’est un cri de ralliement), est : « Réactionnaire ». Par exemple, l’ami DPP explique dans un billet qu’il ne votera plus socialiste et a cet étrange argument : « Le vote socialiste a souvent été un vote par défaut, voire parfois à contre-cœur, tant les deux septennats de F. Mitterrand et le quinquennat de Jospin ont été décevants : le tournant de la rigueur, la libéralisation de la finance, les privatisations à gogo, ou le soutien inconditionnel à l'Union européenne aux traités les plus réactionnaires... » Que nous dit le Larousse du mot « réactionnaire » ? « Qui se montre partisan d'un conservatisme étroit ou d'un retour vers un état social ou politique antérieur. » Peut-on dire que l’Europe est réactionnaire ? Ne serait-ce pas, plutôt, les réactionnaires qui voudraient revenir à « avant l’Europe » ?

Alors, selon vous, quel seront les gros mots de 2015 ?

En multipliant ces mots, n’y a-t-il pas un risque qu’on limite leur portée. Alors, bien sûr, c’est abject, indigne et nauséabond de refuser d’enterrer une petite fille dans sa commune ! Mais n’est-ce pas aussi indigne, abject et nauséabond de rebondir sur cette histoire à des fins politiques  (ce que je suis présentement en train de faire) ? Quel sera le prochain scandale qui nous fera crier encore plus fort ? Quels mots devrons-nous employer ?

A vous lire…

En réponse à un de mes commentaires, sur son blog, GdC disait : « Tu n’es pas le bienvenu ici, Jegoun. Ce n’est pas un lieu pour les fauxcialistes nauséabonds, grossiers et misogynes. » Tiens ! J’avais oublié « fauxciaslite », il est à la mode, aussi. Notons que c’est une mode, de supprimer les commentaires de ceux avec qui on n’est pas d’accord. L’ami Jacques en parlait, récemment. Plus drôle, Corto se vantait d’avoir fait disparaitre de son blog toute contradiction : « Les gauchistes de passage ont quasiment tous été éjectés de ce blog, ils pourront revenir, ce sera avec plaisir, quand ils auront quelque chose d’intéressant à dire; apporter la contradiction, je veux bien, j'aime, les conneries, l'antisarkozysme façon Bilger et le pré-mâché, ils se les gardent. » Comme il interprète toute contradiction comme de l’antisarkozysme façon Bilger, on ne peut plus rien dire. Plus de dialogue. Notons qu’on m’accuse de refuser le dialogue dans mes blogs mais PMA est un de ceux où il y a le plus de contradiction…

Alors, revenons à GdC. Que je ne sois pas de gauche, pour lui, c’est normal. Il fait partie de ces andouilles qui tuent le débat en limitant la gauche non pas à environ 50% de la population mais aux seuls individus qui pensent comme lui. Je me découvre nauséabond. Normal, je discute avec des gens dont le parti politique arrive en première position à des élections. Ils sont même dans ma bloguerolle, ne cliquez surtout pas, hein ! Grossier, je suis aussi. Je ne pourrais pas dire le contraire : j’utilise des gros mots.

Aidons-nous du Larousse. « Se dit d'une roche dont la taille du grain dépasse 2 mm. » Allons bon ! Mon grain dépasse 2 mm. Ah merde. Reprenons, Grossier : « Dont l'esprit et les mœurs manquent de raffinement, d'éducation, de culture ; qui dénote ces manques. » Ah ! Quand je vois d’où ça vient… Je ne suis pas grossier mais parfaitement raffiné et éduqué : je bois mes bières en levant le petit doigt et je les commande en disant « s’il-te-plait ». Je rajoute parfois après : « Dépêche-toi connard ! » C’est un langage grossier mais cela n’est pas grossier ! Ca veut dire : « ah mon pauvre, tu as beaucoup de boulot, ce soir, excuse-moi de te déranger… »

Et « misogyne » ? Ouh là ! C’est une vieille réputation que je traine. Larousse ? « Qui éprouve du mépris, voire de la haine, pour les femmes ; qui témoigne de ce mépris. » Ouf ! Je n’éprouve aucun mépris, aucune haine, ce qui ne m’empêche pas de raconter des conneries, comme je peux en raconter à beaucoup de sujets et je suppose que mes conneries font rigoler autant les copines que les copains qui ont tous la même réaction : amékiléconlegros.

Ce qui provoque l’indignation de certains…


Et continuera à la provoquer. Le monde est ainsi fait. Ou du moins, les réseaux sociaux l’ont ainsi fait. Chacun peut s’exprimer librement dans les réseaux sociaux. Il est tellement facile de crier son abjection, son indignation,…

Il restera toujours des blogueurs de droite pour s'indigner des blogueurs de gauche qui s'indignent de tout et de rien. Il restera des personnalités politiques invitées à la télé pour s'indigner de ne jamais y passer.

Indignez-vous, nauséabondez-vous,...

Mais embrassez-vous et aller boire des bières au bistro. Il y a autant de cons qu'au bistro mais beaucoup moins de sectaires...

30 décembre 2014

Honte sur vous, misérables blogueurs qui ne faites rien pour ma gloire !

Blogueuses à visiter
Depuis environ un mois, je n’éprouve plus spécialement de plaisir à bloguer. Je me connais, cela reviendra. Il n’empêche qu’il faut clore l’année. L’ami Falconhill nous fait la liste des 10 billets qui ont le plus marché, chez lui, en 2014. Je vais donc aussi faire un billet totalement inutile, comme on aime. Voila les  10 blogs qui m’ont apporté le plus de visites en 2014 :







Didier Goux, ça fait mal au yeux, il est réac : 24878 visites. Même pas 25000 !
Sarkofrance, l’ami opposant : 8961, même pas 9000 !
Seb Musset, en arrêt de travail : 6538.
Elooooody, ma caution féministe : 5278.
Jacques Ambroise, du pays : 1376.
Suzanne, de la gauche réac : 1370.
Tambour Major, tiens bizarre : 1123.
Captain Haka : 1053.
FalconHill : 996, hé ho, plus que 4.
Bembelly : 808.
Les modernoeuds : 735.
L’Amiral : 639.
Noix Vomique : 626.
Julien Dray : 605.
Rene Paul Riton : 603.
El Camino : 592.
Icono Reac : 572.
FCB : 558.
Cuicui : 484.
Skandal : 444.
Sarkofrance (les coulisses) : 435.
Le Nonce : 347.
Koltchak : 342.
Elmone : 341.
RosaElle : 323.
Je pense j’écris : 309.
La lettre de Jaures : 300 tout rond.
Zolucider : 285.
L’hérétique : 246.
Authueil : 195.
Politweet : 191.
Radiblog : 189.
Chroniques de Bretagne : 183.
Michel Baujard : 170.
Audine : 146.
Cabinet Curiosité (tiens, je ne connais pas ce truc) : 145.
Didstat : 144.
La mère Castor : 140.
Politeeks : 137.
Alteroueb : 123.
Cochons sur terre (inconnu) : 121.
Vu des collines : 116.
MHPA : 107.
Demain à l’aurore : 103.

Les autres ont tous fait moins de 100. Il n’empêche que c’est une belle liste de 10 blogs, non ?

Je ne la fais pas gratuitement mais pour foutre la honte à tous ceux qui m’envoient moins de 25000 lecteurs par an. Des petites bites, je trouve.

Il n’empêche que, tant qu’à passer par là, on en tirera deux conclusions. La première : vive les blogrolls dynamiques de Blogger. La deuxième : soignez vos bloguerolles, bordel. Si elles envoient peu de visites, c’est que vos lecteurs ne les utilisent pas et que je fais des euphémismes. Mettez les en avant !


Au boulot, bordel !

- des liens, bordel, des liens !
- ta gueule ! Pas que ça à foutre.

16 novembre 2014

Billets de rien

Il existe toutes sortes de billets de blog, de la recette de cuisine à l’analyse politique, en passant par des photos, des dessins, des histoires… mais ceux que je préfère largement sont les billets de rien, ceux où l’on voit des mots qui s’enchaînent pour ne rien raconter, un peu comme si on écoutait un de ces éternels bavards, dans une réunion professionnelle, un repas de famille ou un comptoir de bistro mais avec quelque chose en plus, car on prend le temps de lire alors que l’on pourrait zapper.

Un de mes derniers billets, par exemple, relatait un récent achat de chaussures. Je l’ai préparé dans Word et il fait deux pages et demie tout ça pour dire que mes pompes avaient rétréci à cause de la pluie. Cela n’a aucune espèce d’intérêt.

Tant pis pour mes chevilles, mais je crois qu’on est relativement peu nombreux à réussir de bon billets de rien même s’ils sont souvent trop longs. Beaucoup de blogueurs s’y essaient, sans même s’en rendre compte car ils ont quelque chose à raconter, alors ils brodent. L’idéal est probablement de ne rien avoir à raconter, seulement une vague anecdote (mes chaussures ont rétréci) et de trouver une première phrase. Après, les mots s’enchaînent.

Je vais prendre quelques exemples, par vraiment au hasard. Le premier est Didier Goux. Son dernier billet de rien est exemplaire d’autant qu’il dit lui-même qu’il n’a rien à dire. Tiens ! Je vais être grossier et le recopier intégralement ici : « Que peut-on dire d'une journée agréable, mais qui le fut précisément parce qu'il ne s'y passa rien de notable, au sens propre de ce mot ? On a fait un brin de vaisselle dès potron-minet, pendant que Madame bonne-du-curisait ; on a reçu par porteur spécial Les Manants du roi de La Varende, commandés seulement hier, et on s'est ébahi de cette célérité ; on a travaillé une petite heure sur la table de la salle à manger, et les phrases venaient en bougonnant ; on a répondu à un lecteur de ce blog, à propos d'Evelyn Waugh ; on a sandwiché – rosette et chaource, mais séparément – sur le coup d'une heure, debout dans la cuisine, à regarder sans la voir la pelouse impeccable de la voisine ; on a fini de lire Grandeur et décadence, du Waugh de tout à l'heure ; on a rempli une grille ; on a dîné – et voilà. Que pourrait-on bien tirer de cela ? »

Je ne sais pas pourquoi il fait ça. Je lui avais envoyé un mail, à un tout autre sujet, et j’ai fini par lui demandé s’il allait bien vu qu’il n’avait rien glandé sur son blog depuis plusieurs jours. Mon mail a-t-il été l’élément déclencheur ?

Un autre blogueur qui excelle dans cet exercice est Jacques Etienne. Dans son dernier billet, il parle « du tigre », sans rien dire à part des âneries que j’aurais pu foutre dans mon propre blog, avec mon propre style. Ce qui met d’ailleurs Jacques Etienne et Didier Goux en avant, par rapport aux autres, c’est qu’ils écrivent très bien.

Je vais en citer deux autres, pas plus, parce qu’il y a un tas de blogs que j’aime bien, mais ce sont eux deux qui me viennent à l’esprit pour des raisons particulières.

Le premier est le blog de Nancy. Contrairement à ceux des blogs de Didier et de Jacques, le texte y a peu d’importance, du moins dans la rédaction. Nancy vit au bout de monde, en Thaïlande, et tous les jours ou presque, elles nous donne des photos. Il ne se passe rien, elle décrit la vie au paradis.

Le deuxième est El Camino, pour certains billets, une majorité. C’est un blog politique et il a quelque chose à dire. Il a son coup de gueule du moment et il le déroule comme un rouleau compresseur en évitant les tartines. Une machine à donner des baffes en quelques mots…


Et toi, quels types de billets de blog amènerais-tu dans une ile déserte ?

24 septembre 2013

Buzz du soir, désespoir !


Deux sénateurs UMP ont dit des conneries, ce soir. Le buzz part. Mon confrèrezetami Sarkofrance en a fait un billet. Pendant ce temps, le machin qui s'appelle "la gauche forte" fait un communiqué pour condamner et exiger l'exclusion de l'UMP.

Hé ho ! Les gars ! C'est ridicule. Notre boulot n'est pas de faire le ménage à l'UMP ou de leur dire ce qu'ils ont à faire mais de faire comprendre que ce sont des bouffons antirépublicains et tout ça.

Laissons ces pitres s'enliser dans leurs conneries.

Manuel Valls a dit des trucs aujourd'hui. Il est beaucoup critiqué sur sa gauche. Mon zamietconfrère Sarkofrance, toujours lui, fait un autre billet, sur un autre blog, où il dit, en gros, que Valls aurait dû dire : putain de bordel arrêtez de me casser les burnes pour 20000 types, il y a mieux à gérer. Dont 36000 communes. Que les gauchistes nous expliquent ce qu'ils voudraient faire de ces braves gens et des électeurs qui vont voter contre la gauche parce qu'ils sont emmerdés par les Roms ?

Ces derniers vont voter à droite et nos amis gauchistes pensent sans doute que ça améliorera la condition des "gens du voyage" ?

J'ai vu plein de trucs circuler, aujourd'hui, dont les réactions aux propos de Jean-François Copé, à propos de la Roumanie et de l'espace Schengen. Il est temps de taper dans le lard de tout le monde en demandant des solutions concrètes et en s'interrogeant sur ces solutions. Des solutions qui doivent satisfaire nos exigences morales mais aussi nos besoins électoraux, ceux qui nous permettent de mener à bien nos projets.

Vous ne croyez pas que les citoyens en ont marre de ces conneries ? Est-ce que, nous autres blogueurs, ne pourrions pas arrêter de faire buzzer des conneries dont personne n'a rien à cirer à part nous-mêmes ? Est-ce que pourrions arrêter de prendre pour fait accompli que nos meilleurs billets ne sont pas ceux qui marchent le plus ? Est-ce qu'on pourrait arrêter de s'interroger sur les gros buzz qui ne nous intéressent que parce qu'ils sont des buzz ?

Allons plus loin ! Est-ce que les andouilles qui critiquent NKM sur ses propos au sujet de Roms ne pourraient pas se mettre à la place des cons, comme moi, qui avons droit aux Roms, tous le jours, dans le métro, mais qui s'en foutons copieusement sauf que ça nous gonfle d'avoir deux fois par jour "les amants de Saint Jean" à l'accordéon.

Le buzz est beau mais il faut reconnaître que le seul sujet politique digne d'intérêt et concernant les vrais électeurs repose sur "les amants de Saint Jean", joué plus ou moins bien sur des accordéons pourris.

"Elle qui l'aimait tant,
Elle le trouvait le plus beau de Saint-Jean,
Elle restait grisée
Sans volonté
Sous ses baisers."

Je recommande donc à Manuel Valls de vérifier que les Roumains intégrés en France jouent correctement les Amants de Saint Jean à l'accordéon. Ils exaspéraient moins les Français. Voila un bon critère d'intégration.

Quant aux sénateurs UMP qui racontent des bêtises, laissons-les se rendre ridicule dans leur coin.

08 septembre 2013

Commentez les blogs !

Parfois le blogueur est très content du billet qu’il vient de rédiger et de publier. Toi, lecteur, tu ne peux pas le savoir. Tu ne peux pas savoir ce qui est passé entre les oreilles du blogueurs pour qu’il imagine que son billet est particulièrement réussi, beaucoup plus que les autres. Au contraire, aussi bien tu l’auras trouvé raté. Une phrase mal branlée en introduction t’aura donné un a priori négatif qui ne t’aura pas quitté avant la fin de la lecture. Ou cet imbécile de blogueur, tellement sûr de sa réussite, n’aura pas relu et aura laissé une nuée de fautes d’orthographe, de celles qui font tellement mal aux yeux qu’on prend le blogueur pour un parfait imbécile.

Le blogueur est content de lui. Il va se mettre à guetter son compteur de visites pour voir les centaines de lecteurs affluer. Le blogueur a besoin de savoir qu’il est lu. Il mimera le parfait détachement. Oh ! Vous savez, moi, j’ai arrêté de me prendre la tête avec ces choses-la. J’écris d’abord pour moi… Vous dira-t-il.

Souvent son compteur de visite va le réjouir. De toute manière, il est habitué. Il connaît le fonctionnement. Il ne sait pas si les gens lisent mais il sait que de toute manière le compteur monte. Ou alors qu’il ne monte pas. Il est déçu mais se dit que c’est de la faute à pas de chance que les lecteurs sont si cons qu’ils ne le lisent même pas. Et il est déçu. Même si le compteur bouge bien, il est déçu. Il sait que c’est purement arbitraire. Qu’un rien fait bouger le compteur. Que rien que parler de Twitter dans le titre va attirer des foules. Il le sait, le blogueur, il a déjà fait des billets avec pour titre : quand Twitter rend con. Il sait que Twitter rend réellement con et que les twittos vont cliquer son billet car ils savent qu’eux, ils ne sont pas cons. Ils en veulent la confirmation et cliquent. Mais ne lisent pas, finalement. Qu’est-ce qu’ils en ont à foutre de la prose du blogueur ? Le blogueur n’est pas né de la dernière pluie. Il le sait.

Alors il laisse passer la journée, le blogueur. Puis il constate. Quel que soit le résultat affiché par le compteur de visites, il finit par observer le nombre de commentaires. Il n’aura pas décollé. Quatre commentaires dont deux réponses du blogueur.

Il va pouvoir se poser des questions. Il aura changé de style. Tiens ! Au fait, je vais passer à la première personne, dans le style PMA. Le copain blogueur aura essayé un nouveau style mais ses commentaires n’avancent pas. Moi, je m’en fous. J’ai toujours plein de commentaires. Plus de vingt, en moyenne, dans le blog politique.

On va reprendre le sujet dans l’autre sens. Hier soir, j’ai fait un billet « Le Kremlin-Bicêtre en fête ». Mon compteur me dit qu’il a été vu 220 fois. C’est énorme. C’était un samedi soir à 23 à heures et nous ne sommes qu’à 10 heures du matin le dimanche, heure à laquelle les lecteurs de blogs continuent à cuver. Vous vous rendez-compte ? Vendredi, j’ai fait deux billets sérieux, salués par Twitter, l’un à propos des retraites, l’autre à propos des niches fiscales. Respectivement 296 et 317 lecteurs. C’est dérisoire. La moyenne de mes billets sérieux est entre 400 et 500 ce qui n’est déjà pas miraculeux. Quand je pense que mon blog est probablement parmi les 5% les plus lus…

Mon billet d’hier soir, vu par 220 personnes, ne contenait qu’une vidéo. YouTube me dit qu’elle a été vue 28 fois. Que sont venus foutre là les près de 90% des « lecteurs » qui n’ont pas regardé la vidéo ? Ils ont cliqué parce qu’ils espéraient voir un beau billet où je parle de bites et de nichons en traitant les gens de connards ? Ou ils ont cliqué par réflexe, parce qu’un lien passait dans Twitter ? Bêtement…

Par contre, trois commentateurs différents sont venus. Des copains. Dans l’ordre MHPA, Gaël et Jacques. C’est très bien. C’est pour les copains que je fais des billets. Celui là n’a aucun intérêt. C’est une vidéo d’un groupe de musique qui passait hier soir à Bicêtre. La vidéo n’a aucun intérêt. Je me demande pourtant comment les 192 andouilles qui sont venues voir mon billet ont su, sans la regarder, que la vidéo n’avait aucun intérêt. Pourtant, s’ils sont habitués à mon blog, ils devraient commencer à me connaître et à savoir pourquoi je diffuse des trucs et donc la regarder. Auquel cas, je leur aurais fait perdre mon temps et je m’en excuse mais je tiens à avoir une couche de « local » dans le blog. D’ailleurs, j’ai croisé le maire, hier soir. On a papoté cinq minutes. Tiens ! Dans la matinée, j’avais RT un de ses tweets de juillet (je suis tombé dessus par hasard) parce qu’il y reprenait un de mes billets de blogs à propos des comptes Twitter de personnes du Kremlin-Bicêtre. Ca me fait rigoler d’avoir 20 fois plus d’abonnés que lui, rien que pour les conneries que je peux raconter à droite ou à gauche. Mais je m’égare.

Ces trois commentaires me ravissent. J’arrive à savoir à peu près qui lit mes billets. Je connais mes commentateurs fidèles. Ils lisent mes billets. Souvent ils sont eux-mêmes blogueurs. J’espère que les gens dont je lis tous les billets savent que je les lis. Je commente très peu parce que je lis beaucoup à partir de périphériques mobiles. Commenter, c’est chiant. Mais je lis beaucoup.

Parmi les commentateurs, j’ai aussi des trolls. Des gens qui critiquent mes billets, qui m’insultent, me vannent… Au moins, je sais qu’ils me lisent. C’est une satisfaction.

Hier matin, j’ai fait un tour des blogs des copains. A part sur quelques uns, le nombre de commentateurs est dérisoire. Je ne sais pas s’ils sont lus. Tiens ! Sur mon blog bistro et surtout sur mon blog geek, le nombre de commentaires est dérisoire. C’est décevant. Je me demande parfois si quelqu’un lit mes billets du blog geek. Sur le blog bistro, je sais, j’ai mes fidèles.

Ainsi, le blogueur aura travaillé. Il se sera concentré pour rédiger ce qu’il pense être un beau billet, il aura travaillé, fait une recherche documentaire, parfois passé des heures à pondre un billet de dix lignes parce qu’il tient à apporter l’information pertinente. Par exemple, quand je fais des billets à propos de la réforme territoriale, j’y passe parfois trois ou quatre heures. Il me faut lire des textes de lois, des commentaires, des discours de personnalités politiques,… Ils sont très peu lus. Ca me désole mais pas pour les mêmes raisons : parce que le sujet n’intéresse pas les gens, plus préoccupés par les grands sujets d’actualité. En outre, le propre du bon billet de blog est d’avoir un titre à chier. Le blogueur, il est tellement satisfait de sa prose qu’il oublie de faire un joli titre alors que c’est ce qui amène les lecteurs. D’ailleurs, je crois que je vais titrer ce billet : « Comment une vidéo porno tournant dans Twitter limite les commentaires des blogs ? ». Je parle de cul et de twitter : je suis sûr d’avoir du monde.

Dans le temps, dans les blogs, on avait plein de commentaires. La baisse est phénoménale et s’explique par plein de raisons. On en fait des théories mais je ne connais pas la vraie raison. La première est peut-être que les copains n’ont plus besoin de commenter pour montrer qu’ils sont passés. Ils balancent un tweet. La deuxième est probablement la montée en charge de la lecture par des lecteurs de flux RSS ou par des périphériques mobiles.

Tiens ! Toi, là ! Tu me lis dans News Republic sur ton smartphone ? Il t’est déjà venu à l’idée que je ne gagnais aucun argent avec mon blog et qu’en me lisant d’une part avec une application et, d’autre part, sans PC, mon compteur de visites ne s’incrémente pas et que tu ne risques pas vraiment de commenter.

Une autre raison de la baisse des commentaires est la lassitude des blogueurs eux-mêmes. Pendant des années, ils sont allés voir les blogs des copains, ont commenté, lâché uns belle plaisanterie ou un compliment bien troussé. Moi-même, ça me fait mal de ne plus commenter. Par exemple, pendant des années, j’ai commenté chacun des billets d’Homer. Puis j’ai arrêté. Ca ne s’est pas fait d’un coup, c’est progressif. Pour un billet, je ne suis pas inspiré. Je laisse tomber.

Enfin, dans le temps, on commentait même quand on n’avait rien à dire. Simplement pour signaler qu’on était passés… Je le faisais très souvent. J’ai arrêté. Certains continuent à le faire. A la limite, c’est presque ingrat. Il y a des gens dont je commente toujours les billets qui commentent rarement les miens et d’autres qui commentent les miens et que je ne commente qu’exceptionnellement. J’espère qu’au moins ils savent que je les lis. On a un tas de raisons de ne pas commenter. D’ailleurs, tous les blogueurs ont fait le même constat : les meilleurs billets ne sont que très peu commentés, soit parce que la lecture à scotché le lecteur, soit parce que tout est dit dans le billet.

Pourtant…

Commenter est la seule manière de dire au blogueur qu’on l’a lu, qu’on a apprécié, même si on n’est pas d’accord. Et le nombre de commentateurs différents est la seule solution pour le blogueur de savoir qu’il a été lu. Surtout, s’il a créé une interaction avec ses lecteurs, il aura réussi. Il aura donc une raison de continuer, un truc au fond de lui-même qui le motive parce qu’il aura été, l’espace de quelques heures, un point d’intérêt sur le web.

Commentez les blogs ! C’est seulement ainsi qu’on peut encourager les blogueurs. C’est seulement ainsi qu’on fera vivre la blogosphère. C’est d’autant plus important sur les blogs politiques que nous les voyons un peu comme un média alternatif.


Commentez les billets de blogs… Ne serait-ce que parce que vous ne pouvez pas savoir ce que le blogueur a sorti de ses tripes pour pondre sa bafouille.

06 juin 2013

Hollande : en route vers le Nobel ?

François Hollande a reçu le prix Houphouët-Boigny pour la Paix, à l'Unesco. Du coup, un article de presse titrait, ce matin : Hollande futur Nobel de la Paix ? Imaginer les conséquences dans la blogosphère m'amusait beaucoup.

Je voyais les réacs critiquer la valeur du prix Nobel de la paix (probablement à juste titre d'ailleurs, pas par rapport à Hollande mais du fait qu'il soit essentiellement décerné pour des raisons politiques).

Je voyais les "de droite mais moins réac" et les centristes faire de douloureuses contorsions pour s'en tirer convenablement.

Je voyais les blogueurs de gouvernement faire les guignols et se moquer bêtement de tout le monde. Dans un deuxième temps, ils seraient partis se foutre de la gueule de l'Allemagne et du Royaume Uni.

Je voyais les "socialistes pas de gouvernement" crier : ah, le Nobel, c'est facile, mais le chômage...

Je voyais les Front de Gauche tenter de se faire oublier (ils sont les seuls à avoir critiqué l'intervention au Mali).

Voir ses pitreries me donnerait presque envie d'espérer ce Nobel...

23 avril 2013

Blog racoleur

Ouch ! Mon billet de ce matin à propos de la réforme territoriale fait un véritable bide. Que le sujet n'intéresse pas les gens m'importe peu, en tant que blogueur. J'aime le sujet, je le traite. Je ne suis pas payé au chiffre. Ce qui m'interpelle, ce sont les sujets qui les passionnent. Dès que je parle des blogs et des médias, le blog cartonne. Si je tenais à mon audience, je ferais un billet par semaine pour gueuler à propos de ça. D'ailleurs je le fais. Ce midi, Twitter se passionne pour la Rachida Dati. Je vais donc en parler aussi. Du chiffre !

Pourtant, la réforme territoriale est beaucoup importante que beaucoup de thèmes : elle va déterminer comment s'exerce la démocratie.

Ainsi, je regardais Twitter en déjeunant. L'affreux microcosme déblatère sur Rachida Dati qui se retire de la course pour les municipales à Paris. Pour ma part, je m'en fous totalement. Elle n'aurait pas gagné la primaire de l'UMP. Et si elle l'avait gagnée, elle n'aurait pas gagné l'élection.

Elle a donc un positionnement politique particulièrement intelligent.
1. Elle évite un ridicule à une primaire.
2. Si l'UMP perd, elle pourra dire : "je vous avais prévenus, c'est donc de la faute de l'autre".
3. Si l'UMP perd, elle pourra démontrer que c'est grâce à elle et avoir du poids dans la future majorité.
Je vois assez peu l'intérêt de se foutre de sa gueule, d'autant que la plupart des gens ne sont pas concernés par les élections à Paris.

Moi, je suis concerné. Je suis peut-être un des seuls banlieusards à le savoir à part tous les zouaves qui espèrent que Paris va rendre à nouveau les voies sur berge à la circulation autoroutière en cas de victoire de l'UMP. Déjà, je ne sais pas si Paris à vraiment son mot à dire tant il existe de schémas directeurs intermachins pour déterminer ce genre de truc.

Par contre, avec la réforme territoriale, Paris reviendra au centre du nouveau territoire occupé par ma commune : le nouveau "Paris Métropole" ou "Métropole de Paris". Par exemple, ce machin aura des compétences au niveau de la politique du logement et pourra donc attribuer des crédits pour en construire à deux pas de chez moi, faisant officiellement de ma commune un dortoir à Parisiens, ce qu'elle est déjà dans les faits. Donc les votes que feront les Parisiens auront directement une influence à long terme sur ma vie.

Je parle souvent de la Comète, mon bistro favori. Il est sur une avenue qui a été refaite et a une jolie place. Néanmoins, on ne sent pas vraiment une reprise de la clientèle aux heures où je suis là. Si des logements sociaux sont construits dans le quartier, on risque d’avoir une nouvelle clientèle. Si des logements plus « sélects » sont construits, les habitants iront probablement plus facilement sortir à Paris.

A 13 heures, mon billet de ce matin avait eu 110 visiteurs (dont, je suppose, 100 habitués, les 10 autres étant intéressés par le sujet, par exemple parce qu'ils ont parlé de ça avec moi hier). Mon premier billet d'hier a eu 1600 visites et le deuxième 800. Il traitait de ce que j'ai considère comme un non événement pour le grand public.

Il n'empêche qu'une blogueuse rebondit sur mon billet de ce matin. c'est Apo. C'est plus de blogueurs que pour mes billets d'hier. Le fonctionnement de la blogosphère est surréaliste. C’est évidemment le sujet de fond qui est supposé le plus faire rebondir les blogueurs.
Ainsi, on trouve plusieurs catégories de billets de blog, les billets de fond, les billets d’humeurs, les chroniques et les billets qui parlent des médias, des blogs et de Twitter.

Le constat est toujours le même. Ces derniers intéressent beaucoup plus ceux qui pratiquent la politique dans les réseaux sociaux. Pourtant, ce sont les mêmes qui critiquent en permanence les médias qui n’abordent jamais les bons sujets…

Etonnant, non ?

30 mars 2013

L'agonie intellectuelle des observateurs politiques

« Il ne clive pas le pays autour de sa personne. La droite déteste l'homme plus que sa politique. La gauche déteste sa politique moins que l'homme. » C'est ainsi que Juan de Sarkofrance qualifie François Hollande dans sa chronique hebdomadaire. Il a probablement raison. Cette semaine politique est assez décevante et montrent assez bien l'état la réflexion...

Par exemple, en lisant le Télégramme, ce matin, je suis tombé sur l'interview d'un économiste qui disait, d'une part, qu'il fallait accélérer la réduction des déficits et, d'autre part, baisser les impôts de 80 milliards. On se demande s'il voit vraiment que c'est totalement incompatible. Autre exemple : Didier Goux (ça fait longtemps que je n'ai pas stigmatisé). Il a un fait un billet, hier, en « s'étonnant » que « les blogueurs de gouvernement » n'avaient pas fait de billet sur à l'interview de François Hollande. Certes ! Gabale n'a fait son excellent billet qu'aujourd'hui, mais Romain Blachier et Sarkofrance avaient déjà fait les leurs. Surtout, Didier oublie de se poser la question : quel intérêt de faire un billet ?

Les blogueurs perdent leurs repères. Prenez ce billet, par exemple, du blog qui s'appelle « Socialiste critique ». Un ventilateur à merde sur les leftblogs. Comme moi, il parle des événements récents. Je vais prendre quelques extraits. Vous avez le droit de remettre les phrases dans leur contexte en allant le lire en entier.

« Mais le fait est que la démission de Jérôme Cahuzac, mardi 19 janvier, a été à l’origine d’un véritable trauma parmi la gent socialiste, et, partant, dans l’ensemble du Web social-démocrate, pris au sens large. » Le type n'a strictement rien compris. Il est capable de faire un très long billet de blog sur la base de ce genre de raisonnement complètement con.

Je m'explique : la démission de Jérôme Cahuzac n'a pas été un traumatisme mais un soulagement. Nous n'aurons plus à défendre des conneries sans intérêts.

Tout le billet est sur la base de ce genre d'âneries...

« Un article modéré mais parfois incohérent de Sarkofrance a été l’origine d’une passe d’armes assez stupéfiante sur Twitter, avec enchaînement d’injures à l’encontre de la charmante (et incontournable) Melody_N, passage totalement grotesque, et qui révèle d’ailleurs l’épuisement nerveux de son auteur. » L'auteur, c'est moi ! J'ai vu Sarkofrance qui répondait à une petite dame qui l'accusait d'être payé par l'Elysée pour faire son article. J'ai voulu répondre à Sarkofrance : « C'est qui cette connasse ? », mais j'ai laissé le nom de la dame dans le tweet. Ca a déclenché une immense vague dans Twitter avec des tas de gens qui se sont excités comme des puces, notamment un lascar... Pourtant, une simple recherche Google montre qu'il était infiniment plus grossier que moi.

Et l'autre andouille parle de MON épuisement nerveux. En l'espace d'un mois, j'ai eu deux procès de ce genre dans Twitter par des espèces de raclures. Sarkofrance a fermé ses blogs il y a une semaine (puis les a réouvert) tellement il en avait marre de s'en prendre plein la gueule par des connards qui se prennent pour des intellectuels derrière leurs claviers. Si on a un épuisement nerveux, c'est uniquement à cause de subir ce genre d'attaques de la part de type complètement à côté de la vraie vie, pas à cause de la défense du gouvernement...

« Ces bastonnades virtuelles se sont terminées tard dans la nuit de mercredi à jeudi, et n’ont guère donné de résultats, à part une gêne teintée de honte de la part de quelques left-bloggers, et une incompréhension mêlée de mépris de la part du bolchevisme virtuel. » Quelle gêne ? A part que je suis confus d'avoir incendié une dame qui ne m'avait pas adressé la parole.

Tous ces twittos ont oublié un détail : le départ vient du fait que certains sont persuadés que nous sommes payés par l'Elysée pour faire nos billets. Ils oublient qu'on puisse être d'accord avec la ligne de François Hollande, ligne qu'il a défendu pour une primaire qu'il a gagné puis pour une présidentielle qu'il a gagné. En outre, elle nous traite de corrompus, de malhonnêtes, d'escrocs intellectuels, je trouve que j'ai utilisé des propos un peu légers pour y répondre...

Je parlais de ventilateur à merde, je me demande s'il n'a pas fait tourner la girouette. Pour ma part, je reste favorable aux mêmes orientations politiques qu'il y a deux ans, voire 20 ou 30...

Le type explique que nos bastonnades se sont terminées tard dans la nuit de mercredi à jeudi mais lui-même revient dessus.

« Tout d’abord, le Web social-démocrate, proche du parti curieusement socialiste, est entré en phase d’agonie intellectuelle. » Mouarf !

« Le fait est que les left-blogs ne comprennent que la politique politicienne, et que l’histoire des idées, mais aussi l’histoire politique, leurs sont totalement étrangères. » Heu... J'aimerais bien voir ses chevilles. Cela étant, la politique politicienne est ce qui permet d'être élu pour appliquer une politique.

Je suis allé voir deux mois de son blog. Il n'y a pas un seul billet pour défendre une position politique précise sauf à propos du mariage pour tous mais le billet n'est que de la politique politicienne. Il est d'ailleurs amusant que nous sommes parfaitement d'accord. Le blog est très bien mais le fait est que je parle du fond de l'actualité politique beaucoup plus souvent que lui (j'ai fait deux billets en deux jours sur la simplification des normes, par exemple). Ce n'est pas le tout d'écrire, il faut aussi mettre en avant des idées de transformation du pays...

« A qui la faute ? La faute au même. Toujours le même. Nicolas Sarkozy. Cinq ans de « sarkofrance » ont décervelé les blogueurs de centre-gauche. On aurait pu croire que la victoire de François Hollande leur avait donné l’occasion de construire une doctrine digne de ce nom, mais il n’en a rien été. » Il a parfaitement raison pour la première partie à un détail près : ce ne sont pas les blogueurs de centre gauche qui ont été décervelés : ce sont précisément TOUS les autres qui couinent parce que Hollande maintient sa ligne politique, celle qui a fait qu'on l'a choisi... Construire une doctrine ? Mais c'est grotesque ? Maintenant « qu'on » est au pouvoir, il faudrait avoir une autre vision ?

« Pris entre des convictions socialistes parfois sincères, et une détestation de la droite les poussant à soutenir l’ensemble de la politique gouvernementale, même lorsqu’elle se révèle indéfendable, les blogueurs sociaux-démocrates sont entrés en épisode schizophrénique permanent. » Qui a défendu un truc indéfendable ? Pour ma part, j'ai critiqué la hausse de la TVA, l'ANI, le CICE, … Je ne sais pas qui est schizophrène. Quand on voit une gauche de la gauche incapable de prendre du recul, ça me fait rigoler.

Tiens ! Je parlais de l'augmentation de la TVA. Quand cela avait été annoncé, j'avais vu dans Twitter une provocation d'un copain, du genre : « Alors @jegoun, tu vas défendre ça ? ». J'ai répondu « Chiche ! » et j'ai fait un billet avec que des conneries en commençant par une explication du genre : « on me demande dans Twitter de faire un billet pour défendre l'augmentation de la TVA, je vais tenter mais je crois que je vais en chier », montrant explicitement que je déconnais. J'avais quand même subi une rafale de critique dans Twitter.

Plus aucun recul, les gars ! Tellement prêts à taper sur le gouvernement qu'ils en font un amalgame entre les blogueurs. Au fait ! Je tiens à signaler que les leftblogs ne sont pas un groupe de sociaux démocrates mais de blogueurs de gauche, de toute la gauche.

« Ces gens sont en souffrance, et je les comprends. » Normalement, la psychologie de comptoir, dans les blogs, c'est moi...

« Mais nous autres avons l’avantage d’une réflexion solide. » Pour qui il se prend ? C'est délirant d'oser écrire ça... (il recommence un peu plus loin : « Je proclame sans exagération que j’avais bien plus de maturité politique lorsque je manifestais, à quatorze ans »).

Il faut souffler un peu, mon gars... La France est un pays où la droite domine largement. Le cumul des voix de gauche à une présidentielle atteint rarement plus de 45% au premier tour... Ce n'est pas parce que François Hollande est en chute libre dans l'opinion publique que je vais changer d'avis sur quoi que ce soit.

Tu as une belle plume, certes, mais fais gaffe à ne pas écrire n'importe. Tu me reproches d'avoir insulté une dame (dans les faits, je lui ai appliqué le même traitement que celui que j'applique à des hommes) sans te rendre compte qu'avec la première moitié du billet tu es largement plus insultant envers les leftblogs que moi envers la dame puisque tu voudrais démontrer que nous sommes devenus complètement cons.

Pour cette démonstration, tu utilises des arguments totalement faux : tu les inventes en croyant réfléchir mais tu te plantes. Tiens ! Je reprends la démission de Cahuzac. Il est évident que son départ nous soulage, comme il soulage tout le monde dans l'entourage de François Hollande mais tu prétends exactement le contraire. Ca ne facilite pas ta crédibilité, de même que les deux ou trois passages où tu te regardes enfler les chevilles d'un peu trop près.

Tu es l'agonie intellectuelle...

Dure semaine

Elle a commencé par des polémiques et des insultes. Elle se termine par une interview d'un président de la République et des « commentateurs » de la vie politique, blogueurs, éditorialistes, qui perdent leurs repères, probablement à cause de Nicolas Sarkozy comme l'explique le blog dont je parlais.

Je vais leur répondre : François Hollande ne s'adressait pas à vous, journalistes, blogueurs ou autres tenanciers de plume, mais aux Français, du moins à ceux qui étaient devant leur poste. Il leur a dit qu'il a fait des réformes et qu'il faut attendre qu'elles portent leurs fruits, que cela ne sera pas immédiat...

Vous pensez qu'il aurait été crédible en annonçant d'autres réformes ou en prétendant que la reprise serait immédiate et facile ?

14 mars 2013

Où va Google avec les blogs ?

Quel choc, ce matin, pour les blogueurs et les lecteurs assidus de blogs. Google a annoncé la disparition de leur outil phare : Google Reader. Le grand public ne connaît pas nécessairement mais les utilisateurs pouvaient entrer leurs blogs préférés dans ce machin et lire les derniers billets parus plus beaucoup plus facilement qu’en sautant de blog en blog !

C’est un véritable drame pour des gens comme moi, mais aussi pour beaucoup de blogueurs qui se demandent comment tout ça va évoluer, si les blogs ne vont pas encore mourir, écraser sous les réseaux sociaux… ! Comme ils meurent tous les trois mois, je ne suis pas inquiet… Les blogs restent le meilleur moyen pour gérer du « contenu ».

Il n’empêche que la décision de Google est mystérieuse. Et elle fait parler.

Les avis des blogueurs

Fredzone : le taulier pense que Google tourne le dos à RSS (je ne crois pas, je pense qu’il tourne le dos aux abonnements, mais peu importe), ce qui explique la disparition de Feedburner (ce qui vaut aussi pour mon explication). « Il faudra sans doute attendre encore quelques semaines, ou même quelques mois, avant d’en avoir une idée précise, mais je pense pour ma part que Google+ a de fortes chances de s’imposer comme le digne successeur de Reader. » Je crois aussi mais probablement sous une forme que nous n’avons pas encore imaginée. La possibilité de mettre un blog dans un cercle ? Il pense qu’on « On pourrait ainsi voir arriver un beau jour une nouvelle vue, une nouvelle méthode d’affichage, permettant de visualiser plus facilement toutes les contributions publiées par les pages que nous suivons, le tout avec un annuaire à côté afin d’aider les internautes à trouver des sources d’informations fiables en fonction de leurs thèmes de prédilection. » Peut-être a-t-il raison mais ce qui m’intéresse est avant tout de suivre mes copains blogueurs.

Roget.biz : Thierry regrette la disparition de GR car « l’ergonomie de google reader est assez unique, il faudra donc s’adapter à de nouveaux types de lecture. » mais il est optimiste quant à la prochaine apparition de remplaçants… Je suis de son avis, un tas de startup va se plonger dans le vide laissé par Google Reader.

Le boulet : l’ami Gaël pense que les raisons invoquées par Google (baisse du trafic) sont foireuses. Moi aussi.

Homer : il est furieux.

Hybridant : Il est triste et pense que Google a fait une belle connerie. Je veux bien y croire.

Maniac Geek : je le citais ce matin. Il dit « merde » à Google.

Vincent Abry : il est sur la même longueur d’ondes que Maniac Geek. « Sur ce coup là je dois avouer que Google me déçoit énormément. La compagnie n’a jamais gagné autant d’argent, elle sème la terreur avec ses filtres punitifs, et elle ferme un maximum de services qui ne rapportent rien (plutôt que de proposer une option Google Reader payante, allo la base?)… »

Presse Citron : l’auteur de l’article est nostalgique, mais « pleurer sur notre sort ne changera probablement pas grand chose à la logique du produit rentable donc autant se mettre dès maintenant à la recherche d’un outil de substitution. » Il se réjouit que Google facilite la transition en mettant en avant l’exportation de la liste des flux.

J’ai lu beaucoup plus d’avis… Je ne peux pas tout citer. J’ai trouvé un avis intéressant. Le taulier disait que la fermeture de Google Reader est une chance pour le secteur puisque des dizaines de startups vont pouvoir récupérer le marché. Je suis d’accord. D’ailleurs, je suis d’accord avec tout le monde.

Dans la presse

Le Monde : « L'outil a contribué à populariser le format standard de liste d'actualités RSS, fourni par la plupart des sites, dont le succès s'est effrité au fil des années, notamment à cause des réseaux sociaux ou d'outils comme Flipboard. Selon Google, son agrégateur de fils d'information rencontrait de moins en moins de succès. La firme en profite pour mettre en avant son réseau social Google+, complètement décorrélé, sur lequel les sites d'information et blogs sont d'ores et déjà encouragés à s'implanter, notamment pour le référencement. »

ZDNet : « Google vous a fait une belle frayeur en annonçant la fin de Google Reader le 1er juillet ? Pas de panique, que vous en vouliez au géant ou non, il y a de belles alternatives à découvrir. »

20minutes : le site de mon gratuit préféré constate le parallèle entre la baisse de Google Reader et la montée de Facebook et Twitter et rappelle que « l’adepte de Google Reader, ce n’est pas l’internaute lambda ». Comme beaucoup, il rappelle le lancement de pétitions pour tenter de convaincre Google.

Mon avis

Je suis un vieux blogueur qui a connu les blogs avant les médias sociaux que l’on connaît actuellement. Je considère les blogs comme un réseau social à part entière. Ce ne sont pas des billets de blogs que je vais voir (sauf pour la veille d’information) mais les publications de mes copains blogueurs. Google Reader va me manquer pour cela. Je lançais mon agrégateur et je voyais, dans l’ordre chronologique inverse les billets produits par mes potes.

Une majorité de blogueurs n’utilisent pas de tels outils mais passent par des liens directs, des blogrolls, des réseaux sociaux, … La fin de Google Reader sera une perte pour moi mais pas nécessairement pour le grand public.

Google se recentre sur ses propres produits, notamment son propre réseau social, Google+ mais aussi sur une galaxie d’applications dont je ne peux pas vraiment parler, n’étant pas utilisateur, sauf d’une Blogger qui est l’application qui me permet de gérer mes blogs. Google semble concentrer son système de réseau social sur Google+ et Blogger (d’autres modifications ont été faites par le passé, comme la suppression du module de réseautage social de Google Reader).

L’utilisation du web connaît un gros chamboulement depuis un an ou deux avec l’éclosion des tablettes et des smartphones. Il est probable que d’ici quelques années, les applications pour mobiles seront plus utilisées que les sites web. Google a Google Flux (anciennement Google Currents) qui permet de consulter des « magasines » en ligne : journaux d’information, blogs, … Elle entrera en concurrence directe avec les applications des sites d’information (la bataille entre Google et eux n’est pas terminée…). Elle permettra aux personnes qui lisent les gros blogs de trouver satisfaction. Je n’ai pas étudié Google Flux mais toutes les fonctions de partage vers les réseaux sociaux (Twitter, Facebook et Google+) sont disponibles.

D’autres outils Google sont disponibles comme le moteur de recherche mais aussi Google News, le site d’information. On notera d’ailleurs que le moteur de recherche évolue très souvent mais quand on y fait une recherche, on tombe maintenant sur les dernières informations. Il y a aussi un outil de recherche dans les blogs, Blogsearch (mais je ne crois pas en son avenir).

Google incitera les blogueurs à diffuser de plus en plus ses billets dans Google+ où des fonctions de recherche (comme le moteur de recherche, Blogsearch et Google News) permettent de faire une veille d’actualité mais aussi de s’abonner à des pages de sites d’information, de sites commerciaux et de blogs. J’en profite pour faire une page de publicité, pour l’excellente page « Le comptoir de Jégoun ».

L’utilisateur lamba, c'est-à-dire pas un fou des blogs et de l’actualité comme moi, y trouvera tout son bonheur et Google pourra, progressivement, les enfermer dans sa galaxie. Il leur reste des développements à faire, je suppose, comme une plus grande intégration de ce qui ressemble aux outils phares : Blogger (pour un petit cercle de producteurs de contenus), Google+, le moteur de recherche, Google Flux et Google News,…

La disparition de Google Reader laissera des orphelins, peut-être pas dans le grand public, mais « de nous ». Vous êtes abonné au compte Twitter des leftblogs ? Vous le ne saviez pas mais le flux automatique est généré par Google Reader… Google Reader avec comme ça un tas d’outils pour les blogueurs et les lecteurs de blogs.

Et Google se recentre sur lui-même.

Je ne doute pas que des remplaçants écloront. C’est bon pour l’économie.

On avance…

Les remplaçants qui tiennent la route

-         Feedly : c’est, avec Netvibes, la suggestion qui revient le plus souvent. Il parait qu’ils sont en cours de développement pour gérer les flux eux-mêmes, c'est-à-dire sans utiliser les API de Google Reader. Je ne peux pas l’utiliser car il faut une extension à Firefox. Par contre, j’ai essayé l’application iPhone, elle semble géniale. Je pense que l’essayer, c’est l’adopter.

-         Netvibes : c’est mon amour d’enfance… J’en ai fait un billet. Le gros défaut semble être l’absence d’application pour smartphone (je n’ai pas essayé sur tablette) mais l’accès par smartphone directement sur le net est assez plaisant (et correspond à mon besoin). Par contre, la présentation est par widget (un blog par widget). C’est impossible quelqu’un abonné à beaucoup de blogs, comme moi.

-         Blogger : j’en ai fait un rapide billet. C’est le seul truc qui me permette de rendre un des services dont j’ai besoin : voir rapidement parmi mes 300 abonnements les derniers billets.

Si Google arrêtait du jour au lendemain, je passerais immédiatement sur Netvibes (mais il me faudrait une bonne journée pour trier les flux par onglet, j’en ai trop). Par contre, dès lors que Feedly a terminé ses développements, j’y bascule l’intégralité des flux et je ne laisse sur Netvibes que les blogs pour lesquels je souhaite y accéder depuis un PC… (je fais ma revue de blog depuis une tablette et je suppose que l’application Feedly est très bien iPad).

D’autres applications existent mais mon rebuté d’entrée…

02 mars 2013

Ah merde ! Les blogs sont encore morts !

J'ai appris ça pendant l'apéro. J'étais avec mon pote Gilles au 1880 quand il a eu une envie relativement pressante. Il a toujours été comme ça. Une bière, il faut qu'il aille pisser. Je prends mon iPhone et je lance Twitter. Je tombe sur un tweet de @Rosselin qui parlait du billet de Guy Birenbaum ! Guy est parti à la défense de la blogosphère. J'ai toujours une guerre de retard et je l'apprends parce qu'un pote de comptoir a des problèmes de prostate. Quand j'ai connu Gilles, il n'était pas comme ça. C'était en octobre 1978, nous avions 12 ans et ça ne nous rajeunit pas.

Guy évoque un article du Monde qui nous explique que la blogopshère est morte. Ca fait 7 ans que je blogue. Tous les ans, j'enterre la blogophère. Un peu avant, j'avais lu le billet de Thierry Crouzet qui rebondit sur l'article de Thierry Crouzet. Il nous explique que la blogosphère aurait pu vivre si... on avait fait comme il l'avait voulu !

Galopant dans Twitter, je suis tombé sur le billet de Benoît Raphaël, qui comme Guy, défend les blogs ! Il sort des chiffres : la blogosphère n'a jamais été aussi.

Allez lire ces billets et article ! Revenez après lire mes propres conneries. Ils écrivent mieux que moi mais je suis le seul blogueur politique ou presque à parler de bite et de nichons.

Olivier Zilbertin est le journaliste du Monde qui a fait cet article. D'ailleurs, il évoque le classement machin des blogs dont au sujet duquel mon blog a occupé la première place en catégorie politique pendant trois ans. Parce que je parle de bites et de nichons. On peut dire que M. Zilbertin ne connait pas les blogs. Sinon, il saurait peut-être qu'une demi cent-quarantaine de blogs politiques ont quitté ce classement car ils en avaient marre d'être comparés avec des médias en ligne, dans ce même classement, ou avec des personnalités politiques, tels que Jean-Luc Mélenchon et François Fillon.

On a dit basta et basta !

Si les journalistes qui parlent des blogs ne connaissent pas les blogs, ça me paraît grave. Je vais lui rappeler la définition d'un blog : c'est machin où un simple individu normal, avec une bite ou des nichons, ou même les deux, tiens !, publie un contenu qu'il a envie de publier, une vidéo, la photo de sa belle-mère qui fait caca ou la véritable identité de Laurent Obertone (mais dans les blogs réacs, seulement, ils sont en crise depuis hier!).

Tiens ! Laurent Obertone ! J'en parlais avant-hier. C'est le gugusse qu'a écrit un bouquin, la France Orange Mécanique, pour dire que les immigrés généraient la délinquance (je résume, je n'ai pas lu le bouquin). Médiapart (je me demande si le patron n'a pas bossé au monde...) a fait un article pour savoir qui était Laurent Obertone. Ce n'est pas moi. Je veux bien être qualifié de réac, mais de gauche, seulement. Pour ça, il a fouillé dans les blogs. Comme si ça avait le moindre intérêt à part celui de montrer que les blogs existent. Au moins les blogs réacs.

Nous autres, blogueurs de gauche, nous sommes toujours là. Mais plus classés. Parfois, on est emmerdés pour faire des billets de blog. Quand on est à gauche, dire « youpi ! La TVA augmente, quelle belle décision du Gouvernement ! » est un peu difficile. D'ailleurs, si je le fais à l'occasion, c'est surtout pour l'intérêt de l'exercice intellectuel.

Il n'y pas que les blogs politiques ! Tenez ! Gabale, qui est un blogueur politique, fait un billet non politique. Il se rappelle l'an dernier, lorsqu'il faisait le guignol chez les Chinois. Benoit Descary nous fait un billet pour expliquer un truc auquel je ne comprends rien ! Elooooody nous parle du RER D ! Elle est bien obligée d'en parler. Le Monde n'en parle pas. Pourtant, il y a plus d'usagers concernés que par la mort des blogs... Jacques Etienne nous parle de gouttières. On ne parle jamais assez des gouttières. Que dis-je? Des Gouttières ! Avec un G majuscule. Nicolas nous informe à propos du cyclone Haruna. Rosa nous parle des viols en France.

Et Seb Musset fait un billet pour répondre à l'article du Monde. Lisez-le aussi. D'ailleurs, je vais le citer : « La vérité, c'est que beaucoup de journalistes méprisent les blogs (sauf lorsqu'il s'agit de faire leur promo ou de remplir leurs propres sites avec du contenu à prix cassé). Mieux que ça, sans que je m'explique rationnellement pourquoi, il les craignent et donc les annoncent régulièrement morts. Je dis "blog", mais on peut étendre cette défiance aux réseaux sociaux et, pour les cas les plus désespérés, à internet dans son ensemble. »

Le tout pendant que je prenais une bière avec mon pote Gilles. J'aurais pu faire ce billet dans l'après-midi pour être avant les autres mais j'étais occupé : il fallait que j'achète une boite à lettres pour ma mère et que je débarrasse son grenier parce qu'elle refait l'isolation. Il n'y a aucune relation entre le grenier et la boite à lettres, si ce n'est l'âge de la maison.

Toujours est-il que je ne sais pas si les journalistes méritent les blogs mais ce qu'il y a de sûr, c'est qu'ils n'y ont rien compris.

Je suppose qu'il y en a encore qui se demandent pourquoi je parle de ce que je fais chez ma mère et de mon pote Gilles qui va pisser trop souvent sur mon blog politique.

Je vais leur expliquer : parce que j'ai envie.