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13 janvier 2015

Le Figaro et la popularité de François Hollande


"Dans le baromètre TNS-Sofres pour le Figaro Magazine, la remontée de la cote de confiance du chef de l'État auprès des Français reste timide, malgré une omniprésence et une gestion de la séquence saluée par tous les observateurs."

Voila ce que nous dit le Figaro en oubliant de préciser que le sondage a été fait entre le 8 et le 12, c'est-à-dire en grande partie avant "la gestion de la séquence".

Pire, ils arrivent à dire qu'il fait moins bien en prendant 5 point que Nicolas Sarkozy qui, lui, en prend 4, et cherche à démontrer que Manuel Valls qui en prend plus lui fait de l'ombre.

Au fait, il parait que le discours de ce dernier a été très bien, aujourd'hui !

06 septembre 2013

La Syrie et les sondages exclusifs du Figaro

Tout est bon pour faire de l'audience et faire rentrer des bêtises dans le crâne de ces pauvres blogueurs de droite. Je viens de recevoir un mail avec une alerte du Figaro : 64% des Français se déclarent opposés à une intervention militaire internationale en Syrie selon un sondage de l'Ifop pour le Figaro.

Attention ! C'est exclusif, hein !

Le Parisien diffusait exactement le même résultat, vendredi dernier.

Vive les exclusivités exclusives.

12 juillet 2012

Adieu, Etienne Mougeotte !

On apprend qu’Etienne Mougeotte quitte le Figaro. Je m’en fous, je ne lis pas le Figaro et il a bien l’âge de la retraite. Il est néanmoins amusant de constater qu’il y était entré au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007 et qu’il part juste après l’élection de François Hollande.

Etienne Mougeotte a fait le service après vente du Sarkozysme. Il aura droit à des funérailles nationales.

Pendant la campagne de la Présidentielle, on avait bien rigolé lorsque l’UMP avait fait le procès de François Hollande, l’accusant de vouloir chasser M. Mougeotte de son poste alors que c’était uniquement pour permettre à un septuagénaire de partir à la retraite après une carrière pénible.

Pour les autres.

20 avril 2011

Les comptoirs de mes bistros renaitront

Le Figaro a sorti un article « Le bistro idéal des parisiens » qu’il me FAUT maintenant commenter en tant que spécialiste international des blogs bistros, reconnu surtout dans le sud est du Kremlin-Bicêtre.

Voila donc de larges extraits…

« Abordable, havre de la bonne franquette et adepte d'un décorum pur jus : tel est le portrait-robot du bistrot rêvé de 2011 […]. Les fanatiques du genre […] font pourtant valser les étiquettes, entre chic et bistronomie. À chacun ses adresses, à chacun ses idoles ! »

Ca veut dire quoi, bistronomie ?

« Autant l'avouer sans rougir : le client de bistrot (nous y compris !) est un utopiste qui adore les clichés. »

Pas du tout. J’aime bien être au comptoir et je n’aime pas les clichés.

« D'après la consultation […], voici le profil idéal de son point de chute gourmand : affichant un menu de plats traditionnels type blanquette et œuf mayo (20,2 %), jouant à fond la carte de la nappe à carreaux et du zinc patiné par le temps comme par les rondelles de saucisson (16,9 %), et surtout, surtout, facturant son menu moins de 30 € (près d'un internaute sur quatre). »

30 € ? On croit rêver ! Plus personne n’a les moyens de bouffer pour 30€, les gens ne prennent plus d’entrée (donc, l’œuf mayo, heu…). Le repas ne doit pas excéder les 20 euros, surtout s’il faut ajouter deux ou trois litres de vin pour chacun.

Les gens disent « plats traditionnels type blanquette et œuf mayo » mais c’est un pur cliché : on bouffe l’œuf mayo et la blanquette à la cantine…

« Contre toute attente, peu importe la présence à l'ardoise de desserts façon grand-mère /… » oui, c’est vrai ça, les dessert originaux ET familiaux (le comble !) disparaissent progressivement.

« Bistrot/brasserie : quelles différences ? »

« On les confond parfois, tant leur ambiance et leur menu peuvent être proches. »

A mon avis, que je partage volontiers, faire la différence est un pur snobisme. C’est un machin lancé par des gens qui ont créé des restos mais voulaient se démarquer des brasseries un peu ringardes qui ont fleuri dans les années 60 à 80… Formica et aluminium partout…

Comme toutes les modes, celle la passera, on redonnera à bistro sa signification originale : un petit café faisant parfois restaurant. La caractéristique de la brasserie (comme indiqué dans l’article) est la disponibilité de la restauration en permanence (ou presque) pendant les heures d’ouvertures (ou plus précisément, le monde change, dans deux grandes plages horaires, 11h à 16h et 18h à 23h).

« Bistrot, palace to be »

« On ose à peine s'en souvenir… et pourtant. Il fut un temps où le pot-au-feu de bistrot devait redoubler de tendresse pour arriver au jarret de certains menus étoilés, dont le raffinement extrême faisait oublier, le lendemain venu, jusqu'à l'intitulé du plat. Puis, un jour, « saint Constant » et ses disciples ont quitté leurs temples dorés pour que s'épanouissent au plus près des zincs ces recettes ménagères et sans embrouille… […] »

Pur snobisme de bobos parisiens qui ont oublié que le pot-au-feu est le plat du pauvre, comme le couscous et la pizza chez d’autres…

« Le fan de bistronomiques »

C’est quoi, ce mot ? On ne pourrait pas parler normalement. Il s’agit d’aller boire un coup au bistro avec les copains…

« Son menu type : terrine maison, paleron de bœuf braisé légumes de saison, riz au lait caramel au beurre salé. »

Le beurre devrait être systématiquement salé.

« Sa lubie : des chips de la très chic betterave chioggia, à minuit, dans son bain. »

Allons bon !

« Sa phobie : un faux jambon de pays sous cellophane. »

Il préfère le même vendu à la découpe par un type du marché peu scrupuleux, ils sont tellement choux ces marchés parisiens. Qui s’approvisionnent à Rungis, comme tout le monde.

« L'amateur de bistrots «tradi» »

« Il admet un faible pour les patrons à gouaille et à bretelles, les mijotés à l'ancienne, parfois même le rouge en pichet. Pas du genre à s'extasier sur une feuille de roquette ou une émulsion de carotte, il préfère les assiettes testostéronées, se méfie des « plats d'auteur », s'épanouit dans le charme rassurant du déjà vu. »

Ca me va mieux.

« Son menu type : des poireaux vinaigrette, une andouillette estampillée « 5A »-purée, une crème caramel. »

Là, par contre, heu… Estampiller une andouillette, c’est bien un truc de bobo qui va oublier que le boucher du coin ne va pas estampiller ses andouillettes mais elles sont largement meilleures.

« Sa lubie : une blanquette en verrine, un jour de grosse ­fa- tigue. »

Des verrines ? Manquerait plus que ça ! Le seul intérêt de la verrine est que le service est plus facile. Ah ! Si ! Ca donne un côté festif. Faut vraiment qu’il soit TRES fatigué.

« Son film culte : Les Tontons flingueurs de Lautner, dont il connaît par cœur les dialogues d'Audiard. »

Faut reconnaître…

« L'addict de bistrots chics »

« Il aime un certain hédonisme, une décontraction tenue, un service personnalisé. Il se reconnaît dans la clientèle d'habitués. Des gens de qualité et de bonne compagnie, comme les vins et les produits. »

Ah !

«  Il choisit la formule déjeuner pour mieux déborder en s'offrant une cuvée prestigieuse, un plateau de fromages, un supplément morilles. »

Heu…

«  Il sait manger, apprécie la nouveauté mais n'aime rien tant que les classiques (très) légèrement twistés. »

Ca ne veut rien dire.

« Son menu type : asperges vertes et bellota, ris de veau et légumes nouveaux, fromages de chez Marie Quatrehomme, baba au rhum vieux. »

Quelle horreur ! Gaspiller du vieux rhum dans un baba et gâcher la sauce des ris de veau avec des légumes nouveaux alors que des pates fraiches ou du riz seraient largement plus adaptés…

« Sa lubie : une apéro-party avec des nems de reblochon, comme à Megève.
Sa phobie : du foie gras en bloc, beurk. »

Mérite des claques…

« Son film culte : Vatel, de Roland Joffé »

Je n’ai pas réussi à le regarder jusqu’au bout (il faut dire que le cinéma et moi…).

Mon avis

Mes copains Lyonnais ont fait récemment des billets à propos des « bouchons lyonnais » et je regarde les émissions de Petit-Renaud avec plaisir quand je suis à la maison. Il n’empêche que mon côté réac me fait tenir en horreur ces phénomènes de mode, où les patrons de restos sont obligés de faire quelque chose de nouveau pour survivre. Les brasseries d’antan disparaissent de Paris pour ces nouveaux concepts assez Parisien (mais je suis persuadé qu’on en trouve dans toutes les régions de France avec une assez faible tradition gastronomique.

Pour moi, originaire du Centre Bretagne, le bistro est ce machin où on va rencontrer les copains, où le comptoir est primordial et la terrasse bien utile, l’été, pour se détendre. La vraie restauration n’est qu’annexe.

En juin 2008, je m’étais engueulé avec le nouveau patron de la Comète car je n’aimais pas le nouveau concept qu’il voulait créer. Le fait qu’il refuse de vendre des sandwichs au comptoir m’avait exaspéré parce que, pour moi, la restauration de comptoir (sandwich, croque monsieur, …) est – non, était – un élément important.

Mais il a réussi à faire de la Comète un endroit agréable, les blogueurs qui viennent aux KdB ne me contrediront pas et j’ai vu comment la boutique évoluait. Sans compter que ce n’est pas mon problème mais le sien : je ne suis pas propriétaire de la Comète, j’ai juste tendance à donner mon avis…

Toujours est-il que je m’interroge. Pourquoi les patrons des nouveaux bistros ont choisi de faire des machins avec une ambiance un peu rétro, d’avant la mode des brasseries, en donnant ce nom également bistro pour coller avec tout en faisant une cuisine moderne, innovante mais à partir de produire soi-disant rustiques, comme la blanquette, le pot-au-feu et l’œuf mimosa cités ici, mais avec un service plus moderne, plus branché ?

Non, finalement, je ne m’interroge pas : c’est qu’ils ont trouvé une clientèle, pour ça. Les anciens bistros meurent peu à peu mais les nouveaux remplacent les brasseries qui vont mourir, pour certaines.

Mais quand je dis que je vais boire un coup au bistro avec les copains, c’est toujours aux anciens bistros que je fais référence, ceux avec un comptoir où on peut écouter les vieux ivrognes ronchonner, où l’on vit avec les autres, pas isolé à une table avec des gens qu’on connaît.

Les nouveaux bistros ne seraient-ils plus des bistros ? Peut-on y rencontrer des gens nouveaux, pas de ceux qui sont concentrés exclusivement sur leur assiette ? Sont-ils toujours un lieu de socialisation ?

En 2011, peut-on se faire des potes en dehors de Facebook ou de Twitter ?

Je ne suis pas inquiet. Mes petits rades, mes bistros reviendront... Les comptoir renaitront !

05 mars 2011

Le Figaro et les fraudes à la sécu

C’est Dadavidov qui nous signale cet article du Figaro sur les fraudes à la sécurité sociale… C’est de bonne guerre, à droite, de taper sur les fraudeurs à la sécu. Personne ne va rappeler qu’il n’est pas vraiment lamentable de soigner des gens malades et que le fait de savoir s’ils méritent « financièrement » ces soins est assez abject ! Le Figaro évoquent ces méchants qui travaillent au noir et provoquent une charge supplémentaire à l’inspection du travail (dont le budget baisse depuis que la droite est au pouvoir mais ils ont oublié de le dire, dans l’article). Ils ont surtout oublié de dire que les principaux fautifs sont les employeurs de personnes au noir… Les patrons, quoi…

Cela dit, personne n’a jamais été capable d’estimer le coût des fraudes, ce qui est normal alors parfois, on nous parle de centaines de millions de quelques milliards, les chiffres valsent et l’électeur de droite qui ne sait pas compter s’en fait un monde.

Cette fois, le Figaro a trouvé un gugusse qui avance des chiffres (sans démontrer, mais au point où on en est…).

« Sans les 5 milliards de fraude et les 10 milliards d'actes médicaux inutiles, l'assurance-maladie serait à l'équilibre. »

Ben oui ! Et si ma tante en avait, je l’appellerais mon oncle.

Sans les 35 milliards d’exonérations fiscales non compensées, les comptes de la sécu seraient à l’équilibre. Si les groupes du CAC 40 déclaraient leurs bénéfices faits en France dans notre pays, les comptes de l’état seraient à l’équilibre…

Ah ! 15 milliards ! Le coût du paquet fiscal… Pour l’efficacité économique que l’on sait maintenant…

Ah ! La suppression programmée de l’ISF qui va certainement renforcer les comptes de la nation !

Mais non ! On tape sur les fraudeurs… Probablement des méchants étrangers d’ailleurs. Sans doute sans papier.

(illustration)


24 mars 2010

Soutien total

Je voudrais apporter d’abord mon soutien à Fansolo, récemment condamné à une peine de 9000 pour des propos qu’il aurait tenu sur son blog. J’ai déjà parlé plusieurs fois de ce blogueur dans mon blog. Je vais laisser Gaël vous expliquer les rebondissements de l’affaire.

Je vais maintenant apporter mon soutien à deux autres personnes mais les faits ne sont pas comparables : Fansolo n’avait qu’un blog, lu par quelques centaines de personnes. Les deux autres passent à la radio, à la télé et ont des centaines de milliers d’auditeurs.

Mon deuxième soutien du jour sera pour Eric Zemmour. Si si ! D’ailleurs, quand on arrive à se faire virer du Figaro pour des propos tenus, on ne peut pas avoir mauvais fond. Dans un billet récent (que je ne retrouve pas), Dagrouik qualifiait Eric Zemmour d’idiot utile si ma mémoire est bonne. Si on n’avait pas Zemmour, nous autres, blogueurs gauchistes, serions vidés d’une partie de notre substance.

Je soutiens Eric Zemmour mais je n’approuve pas ses propos, hein ! Il mérite que la blogosphère lui tombe dessus, que la Halde lui donne une claque, mais pas d’être viré de son canard ! Je crois bien que si l’emblème de je ne sais quoi qu’est le Figaro le blâme pour des propos qu’il a ténus (en dehors du journal), on est mal barrés ! Il mérite peut-être une condamnation pour incitation à la haine raciale (je n’ai pas écouté les propos dans leur contexte), mais c’est bien à la justice, dans le cadre de la loi, de trancher. Pas à un patron de presse conservateur dont les clients adulent généralement Zemmour !

Je soutiens enfin Stéphane Guillon. C’est une égérie de la blogosphère gauchiste (je ne l’ai que rarement écouté : je suis la France qui se lève tôt). Je le soutiens mais… La vidéo est drôle. Il n’empêche qu’elle est passablement insultante et même si je ne peux pas blairer le type insulté, je n’aime pas spécialement qu’on s’en prenne au physique des gens.

Bizarrement, ces trois « affaires » surviennent conjointement. Le fond est le même : la liberté d’expression ! On aime bien Fansolo, c’est un blogueur. On aime bien Guillon, il nous fait rire. On n’aime pas Zemmour, il est incarne tout ce qu’il y a de plus réac.

Je soutiens donc les trois, ce qui ne veut pas dire que j’approuve leurs propos. En d’autres termes, si on veut conserver la liberté d’expression, qui me semble un droit fondamental, il faut qu’on apprenne à ne pas dire n’importe quoi. La liberté d’expression a pris une grande claque, hier.

Je ne sais plus sur quelle chaîne Zemmour a dit ses conneries mais, elle a choisi de les diffuser (en direct ou pas, ça ne change pas grand-chose) pour augmenter son audience (sinon, elles n’inviteraient jamais des gens incontrôlables). Pour augmenter ses recettes publicitaires. Personne ne la condamne ?

Enfin, Zemmour et Guillon sont payés pour raconter des conneries et apporter de l’oseille à leurs employeurs respectifs.

Pas Fansolo.

Enfin, je voudrais répondre directement à Didier Goux. Son billet est en lien, sous "Eric Zemmour", là-haut. Il y pointe du doigt les blogueurs gauchistes. Eric Zemmour est un peu leur fond de commerce, c'est l'idiot utile cité par Dagrouik. Mais dans l'affaire d'hier, c'est la "presse de droite" qui lui tombe dessus. Presque la presse "réactionnaire". Pas les blogueurs gauchistes. Didier travaille dans la presse et se vante d'être réac. Qu'il balaie devant sa porte.

07 mai 2008

Interview de Jean-Pierre Raffarin

Jean-Pierre Raffarin donne une interview au Figaro. Je vais la reprendre ici (partiellement) et me moquer bêtement.

LE FIGARO Quel bilan dressez-vous de la première année de la présidence Sarkozy?
Jean-Pierre RAFFARIN - Depuis un an, la France a franchi des étapes majeures de sa modernisation, grâce à l'initiative européenne de Nicolas Sarkozy, à la nouvelle pensée sur le travail et aussi au rôle international du président. Si les sondages ne sont pas au rendez-vous, c'est parce que les Français s'inquiètent davantage de leurs attentes que des réformes.

Et ne sont pas d’accord avec le démantèlement de la sécu ? L’accueil en grandes pompes de Sarkozy ? Le bling bling quotidien ?

Ils espèrent plus de progrès social. L'emploi s'améliorant, ils sont plus exigeants en terme de revenu.

Ça veut dire qu'on avait trop promis ?
Ça veut dire que les campagnes présidentielles sont trop généreuses, depuis longtemps en France.

Travailler plus pour gagner plus ? La fracture sociale ?

Il n'y a donc pas eu rupture sur ce point entre Sarkozy et ses prédécesseurs?
Pas plus qu'entre Jospin et Royal. Mais dans l'action, la rupture est incontestable.

Jospin et Royal ont été Président de La République ?

Pensez-vous toujours qu'il aurait fallu hiérarchiser les réformes ?
Il est vrai que c'est ma conviction. Je reconnais que la démonstration du président sur la simultanéité des réformes est convaincante.

Ah ! Bon…

Il conserve sa vision de la réforme globale, mais je remarque néanmoins qu'aujourd'hui, des priorités se dessinent pour les mois à venir : le paquet social contrat de travail, retraites, représentativité, la réforme institutionnelle, et l'Europe avec la présidence française. Cette hiérarchie me paraît nécessaire.

Après le paquet fiscal, voilà le paquet social !

[…].

Partagez-vous les réticences exprimées à l'UMP sur la réforme des institutions?

Non. Sur ces sujets de fond, je suis totalement sur la ligne d'Édouard Balladur. Chaque parlementaire ne pourra pas dessiner lui-même la réforme idéale, il faut donc rechercher des compromis. Le seul compromis qui me paraisse inacceptable, c'est celui qui ferait du Sénat la variable d'ajustement des négociations entre députés.

Et il sert à quoi, alors ?

Etes-vous favorable au droit d'expression du président de la République devant le parlement?
Je souhaite que cela soit rare et solennel, donc devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.

Le Président à Versailles ! C’est tout dire…

Faut-il prendre en compte le temps de parole du président dans les médias?
Je ne suis pas fermé à une discussion sur le sujet à condition que l'on reconnaisse que la parole présidentielle est, pour l'essentiel, au-dessus des partis.

Jean-Pierre : vous voulez nous faire rire ?

Approuvez-vous la limitation du recours au 49-3?
Mon expérience de premier ministre me conduirait à être réservé sur un certain nombre de propositions qui limitent l'efficacité gouvernementale, par exemple la restriction du recours au 49-3. Mais je ne voudrais pas que la somme de nos réserves conduise à l'immobilisme. Il faut oser la réforme, et la réforme permanente, garante du mouvement, plutôt qu'un «grand soir» de la réforme.

Traduction ?

Regrettez-vous la suppression du dispositif de contrôle de l'action du gouvernement par le Parlement?

Oui, et je souhaite que le Parlement renforce son pouvoir de contrôle.

Ca n’était pas le but, à l’origine, de cette réforme ?

Le PS lie la révision constitutionnelle à une réforme des modes de scrutin. Faut-il lui donner satisfaction?
Je ne suis pas pour négocier avec la gauche sur des sujets qui ne sont pas du domaine de la loi constitutionnelle. Cette loi doit trouver en elle-même ses propres équilibres.

Techniquement, il n’a pas tort. Mais tout est dit. On ne négocie pas avec la gauche et le mode de scrutin n’a rien à voir avec la constitution !

[…]

Comment va l'UMP ?
Mieux depuis la réorganisation post-municipales. Elle est plus offensive, et le travail est mieux partagé. Il faut poursuivre dans cette voie, offensive et collégiale.

Oui. Les jeunes pop ont toute leur place…

Quand annoncerez-vous votre candidature à la présidence du Sénat?

Votre question est prématurée. La campagne sénatoriale ne doit pas gêner l'action réformatrice de cette session de printemps. Quand elle s'achèvera, vers la mi-juillet, nous verrons quels sont les candidats les plus aptes à porter une nouvelle ambition pour le Sénat et à valoriser le travail de ses membres.

La question est prématurée ? Pourquoi donner la réponse alors. Mi-juillet !

On attend !

10 septembre 2007

Sondages mensongers

Peuples a démasqué une nouvelle tricherie des sondeurs... et des journaux (Le Figaro, cette fois essaie de nous faire croire que 65% des gens veulent travailler après 65 ans).