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27 mai 2014

Explosion rue de Vaugirard

Il y a un blogueur UMP qui m’a fait rire ce matin en disant que l’affaire de l’UMP est sortie hier pour masquer la défaite du PS aux européennes. Comme si l’UMP avait gagné une victoire. J’ai vu aussi des twittos de gauche gueuler contre les socialos qui se moquaient des déboires de l’UMP.

Disons-le franchement : je me moque de ce que je veux et je ne considère ni mes tweets ni mes billets comme suffisamment importants pour m’éviter de dire des bêtises.

La situation à l’UMP me fait aussi rigoler mais, paradoxalement, elle ne me réjouit pas. Le départ de Jean-François Copé va permettre à ce parti de se remettre en ordre de marche avec un scénario proche de ce que j’avais imaginé ce qui n’était d’ailleurs pas compliqué. Jean-François Copé va vite sombrer dans les oubliettes, entrainant avec lui Nicolas Sarkozy, et François Fillon pourra revenir sauf si Alain Juppé décide d’être candidat (il est probablement celui qui a le plus de chance de l’emporter mais aurait près de 80 ans à la fin d’un mandat).

Essayons de prévoir la suite : Jean-Pierre Raffarin va faire le ménage pour empêcher ceux qui continuent à soutenir Copé de donner leur avis tout en préparant sa candidature à la présidence du Sénat. Pendant ce temps, Alain Juppé jouera au vieux sage, rassurant les militants, et François Fillon renforcera son réseau de partisans, les rats n’allant pas tarder à quitter le navire. Ces braves gens ne manqueront pas d’aller draguer les centristes car ils en auront besoin pour gagner en 2017, notamment pour éviter la concurrence au premier tour.

Il reste quelques détails à régler. Tiens ! Christian Jacob ! Comment le faire quitter la présidence du groupe UMP à l’Assemblée ? Il va falloir trouver quelqu’un avec beaucoup de pogne pour maîtriser tout le monde.

Il n’est pas non plus exclu que le congrès de l’UMP aboutisse à une dissolution du parti et à la création d’un nouveau mouvement. L’UMP est en plaine faillite morale, sans projet, sans rien, avec seulement des soupçons de grosse triche pour le financement d’une campagne.

Ce midi, la presse regorge de titres de type : « cette matinée où l’UMP a explosé ».

Jérôme Lavrilleux va servir de fusible mais ça ne suffira pas.

Si j'étais militant UMP, je penserais à ces années de gâchis. Mais je ne suis que sympathisant du PS. J'espère qu'il saura éviter ce gâchis.


21 mars 2014

UMP : l'autre scénario

[Fiction] Quand il eut lu la tribune de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé pris immédiatement la décision et sut, par instinct, qu’elle était bonne. Il prit son téléphone et appela François Fillon : « Allo, François, ça va ? Ta femme, les enfants ? » « Oui oui et toi, la campagne pour la mairie se passe bien ? » « La routine. Bon, trêve de babillage. Tu as lu la tribune de l’autre gougnafier ? Ca ne peut plus durer, il est en train de nous mettre hors circuit pour vingt ans, sans compter ton rival, l’autre tartiflette, qui accumule les bourdes. » « Ah ça ! Tu n’avais qu’à me soutenir… » « C’est malin… Bon, voila ce que je te propose… »

Il appela son secrétariat puis passa deux autres coups de téléphone puis se rendit directement à l’aéroport. Dans son pied-à-terre parisien, il travailla longuement.

A 8 heures du matin, il retrouva Michèle Alliot-Marie, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin devant le siège de l’UMP. Ensemble, ils se rendirent directement dans le bureau de Jean-François Copé dont ils forcèrent la porte. Alain Juppé s’assit directement dans le fauteuil du Président. Il sourit et dit : « Pauvre Jeff, il n’est pas près de profiter de son fauteuil à nouveau. » En même temps, les deux anciens premiers ministres dirent : « Bon, tu nous expliques ? »

« OK ! Asseyez-vous. Nicolas, qui a sut mener la droite à une belle victoire, par le passé, vient de commettre une lourde erreur. Sa tribune est ridicule, ses comparaisons de la justice et de la police avec la Stasi sont pitoyables. Je comprends son sentiment mais il risque de continuer tant qu’il aura ses casseroles. Il aurait du garder un silence complet et revenir mi 2016. Il aurait eu un boulevard pour être notre candidat. »

François Fillon était au courant depuis l’appel téléphonique de la veille. Les deux autres étaient subjugués. Ils se doutaient bien que s’ils avaient envahi le bureau du président de l’Union pour un Mouvement Populaire, ce n’était pas pour jouer aux billes mais pour le renverser. Par contre, la stratégie d’Alain Juppé devenait claire. Amusé de leur regard, ce dernier continua.

« Oui, vous avez bien compris. Je propose de torpiller Nicolas Sarkozy. Il restera un ami et je l’appellerai pour lui expliquer. La primaire de 2016 lui reste ouverte mais tant qu’il est empêtré dans des affaires judiciaires qui pourraient être très graves, le parti ne sera plus solidaire. Si on est dans ce bureau, maintenant, c’est parce que cette stratégie doit s’accompagner d’un grand changement du parti qui, même si nous tenterons de limiter la casse, commencera par ce qui passera aux yeux du grand public, comme un putsch. »

Michèle Alliot-Marie qui n’avait rien dit jusqu’alors pris la parole : « Alain, je suppose que tu vas nous exposer la suite et que nous aurions l’occasion d’en discuter mais j’ai deux questions à te poser. Avant cela, je tiens à préciser que je partage ton analyse : il n’y a pas d’autre choix que de larguer Jeff et Nico. La première question : pourquoi nous trois ? La deuxième question : pourquoi aujourd’hui, l’avant-veille d’une élection majeure dans laquelle tu es largement impliqué ? »

« Pourquoi maintenant ? Pour qu’on ne parle que de nous demain, samedi et dimanche soir. Si l’UMP remporte une victoire même relative, on ne pourra plus le faire. Enfin, le signal passé pourrait être très positif pour les électeurs si on leur montre qu’il y a quelqu’un à la barre. Tu veux d’autres raisons ? J’en ai besoin pour Bordeaux ! Oh ! Pas la municipale, je ne suis pas inquiet mais pour communauté urbaine. J’ai besoin de montrer que je peux être un chef qui agit. Alors, pourquoi vous trois ? François, c’est évident. Tout le monde sait qu’il a la volonté d’être le candidat en 2017 et il est le dernier chef de la majorité, quand nous étions dans la majorité. Toi et Jean-Pierre, c’est une question d’image auprès des militants. Désolé mais vous êtes, avec moi, les deux derniers vieux crabes de la chiraquie. François, je te laisse expliquer mieux pourquoi j’ai fait appel à toi. »

« T’es gonflé ! Ha ha ! Voila, Alain a très bien compris ma stratégie. J’allais quitter le parti pour en fonder un autre. A vue de nez, la moitié des cadres m’auraient suivi. Peu importe les militants, dans un premier temps. Ils auraient fini par nous rejoindre mais il fallait qu’on développe une offre politique auparavant qui dépasse le vieux : il faut supprimer les 35 heures. L’opération aurait probablement marché. Beaucoup de gens ne supportent plus Jean-François et l’image du parti est mauvaise. Mais, en partant, c’est ma propre image qui aurait pris un coup dans l’aile. Je serais passé pour un diviseur. Alain, tu as compris comment, au fait ? »

« Mettons cela sur le compte de l’instinct. Tu aurais probablement attendu le lendemain du second tour mais tu n’avais pas d’autre choix que de te désolidariser de Nicolas et de l’UMP à cause de toutes ces attaques contre la justice. Tu serais peut-être passé pour le neuneu de service mais tu serais passé pour une espèce de sauveur des valeurs de la République. Mais, comme toujours, tu hésitais. Et il y a toujours un risque, si je puis dire, que l’UMP sorte renforcée de l’élection. C’est aussi pour ça, Michèle, que j’ai décidé d’agir maintenant. Et Jean-Pierre, tu n’as encore rien dit, même pas une de tes conneries habituelles, tu en penses quoi ? »

« Rien. Je crois que vous avez raison. Le chemin de la reconquête passe par la rénovation de l’appareil ».

« Stop ! Alain, continue à nous présenter ton projet. »

« OK… Jean-François et moi allons émettre simultanément deux communiqués de presse  annonçant la vérité, à savoir, pour ma part, que je lui ai demandé de démissionner, de même que Luc et Laurent [NDLR : vice-présidents de l’UMP], et de nommer, auparavant Marc-Philippe [NDLR : cherchez pas, c’est Daubresse, il est un des trois secrétaires généraux du parti] secrétaire général par intérim. Lui, dira en plus qu’il nous demande, à tous les trois, Michèle, Jean-Pierre et moi, d’organiser rapidement un congrès en vue de trouver une nouvelle direction au parti et préparant les prochaines échéances, à savoir les européennes, les régionales et les départementales, puis, la primaire, et l’organisation du parti à l’issue de cette primaire. François émettra un communiqué pour dire « qu’il prend acte et se félicite » tout en annonçant qu’il ne sera pas candidat pour la nouvelle direction du parti. J’aurai annoncé, pour ma part, que je serai candidat. »

« Mouarf ! Tu es sûr de gagner. »

« Je crois, oui, Jean-Pierre. Marc-Philippe fera un communiqué plus solennel expliquant qu’il se met immédiatement au travail pour se mettre en ordre de bataille pour le second tour et pour l’organisation de ce congrès. Sur le thème : je comprends l’importance de la mission qui m’est confiée. »

« Et les raisons annoncées ? »

« J’y viens, Jean-Pierre, arrête de m’interrompre. On va dire la vérité : l’UMP est dans la tourmente et n’a pas réussi à se donner une ligne politique rassembleuse. Jean-François a décidé de soutenir Nicolas Sarkozy alors qu’une stricte neutralité se serait imposée, du genre : « j’ai confiance dans la justice de ce pays ». Je serai grandiloquent, du genre : le parti que j’ai contribué à créer pour soutenir Jacques Chirac ne rempli plus ses missions. J’ai proposé à Jean-François d’en quitter la tête et de nommer une direction temporaire pour permettre de rebattre les cartes, après avoir demandé à François de ne pas être candidat, ce qu’ils ont accepté tous les deux. »

« Mais vous les publiez quand ? »

« Toujours pressée, Michèle ! Dans l'heure. Ils sont prêts. Dans ma sacoche. »

La porte du bureau s’est alors ouverte. Jean-François Copé est entré. Il avait été prévenu par son secrétariat qu’il avait quatre invités surprise. Dans le couloir, il avait imaginé plusieurs scénarios mais quand il vit Alain Juppé assis à place, il comprit immédiatement qu’il n’y en avait plusieurs.

Il n’eut qu’une question : « quand ? »

28 mai 2013

L'état de l'UMP

Je n’ai pas fait mon billet du jour pour me moquer de l’UMP : c’est mal. Hier, MM. Copé et Fillon ont conclu un accord. Les adhérents voteront pour savoir s’il faut un nouveau vote. Ils vont encore débattre quelques temps à propos du libellé de la question. Finalement, il ne devrait pas y avoir de nouveau vote pour le président de ce parti : les adhérents semblent assez favorables à Jean-François Copé.

Authueil, sympathique blogueur de droite, revient longuement sur ce bordel. Je vais traduire son billet en langage PMA.

Jean-François Copé et François Fillon ont déjà tellement pris dans la gueule qu’ils ne veulent pas recommencer une élection. Basta ! Copé reste à la tête du machin et semble vainqueur mais ce n’est pas évident. Le Conseil Constitutionnel pourrait le mettre sur la paille à cause des comptes de campagne. Bref ! Il est dans la merde et ça fera rigoler les lascars d’en face. En outre, Fillon a obtenu qu’une primaire soit organisée et les sympathisants de l’UMP lui sont probablement favorable.

François Fillon a mis en place sa propre structure pour la primaire, Force Républicaine. Bref, les deux ont des atouts et des handicaps.

« Ce faisant, la droite s'est encore un peu plus discréditée, car tout cet épisode est quand même une belle magouille d'appareil, où les militants sont magnifiquement cocufiés. » Oui ! Hein ! Mes militants dégoutés vont se barrer. De nouveau n’arriveront pas parce qu’elle est trop sous la main de Copé.

J’arrête là la traduction. Je résume : c’est aussi le bordel au PS. Les deux grands partis font n’importe quoi et on a un problème de démocratie.

Il y a un autre événement à l’UMP : la primaire pour les municipales à Paris. Je ne m’y suis pas intéressé. J’ai même découvert hier soir que les votes auraient lieu la semaine prochaine. L'UMP a complètement foiré la communication autour de la primaire.

D'après les sondages, NKM devrait être désignée, peut-être dès le premier tour ce qui lui donnerait une certaine légitimité.

François Baroin est longuement interviewé par l’Express. Comme pour Authueil, je vais traduire dans le langage du blog et résumer.

La défaite de 2012 a montré une vraie fracture entre ceux qui veulent déplacer le centre de gravité vers la droite et ceux qui, comme Alain Juppé, François Fillon, lui et bien d'autres, qui souhaitent conserver l’UMP comme le voulaient les créateurs : l’union du centre et de la droite.

François Baroin estime que plus qu’un glissement vers la droite, il y a un effondrement de la sociale-démocratie avec la naissance d'un nouvel ordre économique mondial, donc un nouvel ordre social. Il constate néanmoins un durcissement de la société et regrettent que certains appellent à manifester contre les institutions.

François Baroin pense que Nicolas Sarkozy devra faire le bilan de son mandat après les Européennes de 2014 et donner, à cette occasion, ses intentions pour 2017.

« Nicolas Sarkozy et François Fillon sont les deux plus solides candidats de l'UMP pour 2017
Je suis incapable de dire qui fera un meilleur candidat. Ce qui est sûr, c'est que ce sont les deux plus solides candidats. Si Nicolas Sarkozy décidait de revenir, ce qui serait en soi un événement politique considérable, cela justifierait que nous nous mettions tous autour d'une table pour nous organiser ».

Ensuite, François Baroin s’en prend assez violemment à Patrick Buisson et Guillaume Peltier et estime qu’ils n’ont aucune légitimité : leur influence est nocive. En cas de second tour à une élection entre le Front National et le Parti Socialiste, il pense qu’il faut faire barrage aux extrêmes.

« Le FN, c'est l'extrême droite, l'ennemi irréductible des gaullistes, donc de l'UMP. Il faut rétablir le barrage établi par Jacques Chirac, qui a eu pour effet de faire éclater le FN en deux. »

François Baroin se livre ensuite à une analyse de la politique de François Hollande sans trop rien dire… Puis tape sur le libéralisme…

Il donne une vague idée de la politique qu’il envisage : travailler plus longtemps et d’avantage sans remettre en cause les 35 heures. « Là aussi, il y a d'autres voies possibles que de s'attaquer aux symboles. »  Mouarf ! Rien !

Je résume le résumé… François Baroin est contre le libéralisme et le durcissement vers la droite de l’UMP mais il ne propose rien. Néanmoins, son analyse de la situation de l’UMP me parait assez bonne. « Nous sommes face à une querelle doctrinale profonde, pourquoi le taire ? »

Dans Twitter, Jean-Pierre Raffarin se réjouit suite à l’accord entre Copé tt Fillon : « Large approbation au comité politique de l'#UMP de la position commune de @francoisfillon et de @jf_cope. » Alain Juppé s’en félicite aussi sur son blog. Il estime que « nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses » à savoir clarifier la ligne politique de l’UMP sur trois points : la stratégie économique, la rénovation du modèle social et la refondation de la construction Européenne.

Rien sur la querelle doctrinale profonde !

15 avril 2013

Violences

La France bascule dans la violence. Ca me fait peur. Ce matin, les violences reprenaient à Notre-Dame-des-Landes. D’après Twitter, trois gendarmes auraient été blessés et je ne sais pas combien de manifestants. Mais, ce matin, c’est la radicalisation des propos des opposants au mariage pour tous qui me fait peur. Karl Zéro écrit à sa belle sœur, Frigide Barjot, pour lui demander d’arrêter les frais. 

J’ai envie, quant à moi, d’écrire à tous ces braves gens qui sont venus défendre leur notion de la famille. Votre famille ne bougera pas avec ce texte voté par les deux assemblées. Il passera une dernière fois à l'Assemblée Nationale, le 23 avril, puis le président de la République promulguera la loi. Vous pouvez continuer à manifester, ça ne servira à rien. Il faut vous faire une raison : la bataille est perdue. C'est le jeu de la démocratie. Vous perdrez d'autres batailles puis la droite reviendra au pouvoir et vous pourrez exiger une modification du code civil ce que vous ne ferez pas parce que le mariage pour tous se sera imposé. Dans l’attente, votre famille ne sera pas touchée.

Vous avez bien milité pendant quelques mois. Vous vous êtes senti pousser des ailes. C'est maintenant terminé.

Des prochaines manifestations ne serviront à rien sinon à encourager la violence, violence dont vous serez responsables, contrairement à ce que vous essayez de faire croire, contrairement à ce que les dirigeants de droite essaient de faire croire, comme Jean-Pierre Raffarin, hier midi. Je le croyais républicain. 

J’ai aussi envie de lui écrire.

« Je pense que le gouvernement n'est pas innocent dans la violence aujourd'hui. Est-ce que ce texte était utile dans la France d'aujourd'hui ? La France grignotée par le chômage et les difficultés, dévorée même par cette crise morale, économique et sociale, était-ce nécessaire d'ajouter une rupture sociétale ? Je dis que non. » Quelle rupture ? Celle qui permet aux homosexuels d’avoir les mêmes droits que les hétérosexuels ?

« Quand on annonce 100.000 manifestants et qu'ils sont plus de dix fois cela, c'est violent. Quand on refuse une pétition de 700.000 personnes au Conseil économique, social et environnemental, c'est une violence. » Non, ce n’est pas de la violence. C’est le jeu de la démocratie. M. Raffarin oublie-t-il qu’il a fait partie de Gouvernements contre qui des Français ont manifesté et que les forces de l’ordre comptaient aussi les manifestants avec une autre méthode que les organisateurs ?

« Si le gouvernement ne fait pas un geste d'apaisement, nous verrons se joindre la contestation sociale, la grogne morale et le choc sociétal (...) et il y a un risque extrême de violence dans la société française. Le geste minimal demandé aujourd'hui, c'est le retour au calendrier initialement prévu pour le débat parlementaire. Le gouvernement doit faire un geste pour ne pas être suspect de provocation. » Quel geste ? Le geste, il le fait : il accélère le vote du texte pour qu’il soit fait avant les prochaines manifestations pour éviter des violences complémentaires.

Je regardais les photos des abrutis agressant Caroline Fourest à Nantes, levant la main comme des petits nazillons en peau de fesses. C'est bien de cela dont vous vous voulez être complices ? C’est cela que vous voulez encourager ?

Il y a eu six mois de débat, le texte a été étudié par les deux chambres. Nous sommes en démocratie, la majorité élue a tenu une de ses promesses de campagne et vous voulez vous rendre complices de quelques types d'extrême droite, trop content que vous les laissiez s'exprimer.
Frigide Barjot a déclaré : « Hollande veut du sang, il en aura ! »

Vous dites, Jean-Pierre, que la violence vient du Gouvernement. En disant cela, vous donnez raison à Mme Barjot. En tant qu’ancien Premier Ministre et baron de l’opposition, vous devriez appeler à l’apaisement, au respect des processus démocratiques, au respect de notre République.

J’ai écrit à Jean-Pierre Raffarin, aux manifestants… Il me reste un timbre. Je vais écrire au « zadistes », comme mon copain Bab, ces gens qui s’opposent violemment à l’aéroport de NDDL. Bab, ce matin, avait commencé à raconter la journée en « live ». La semaine dernière, avec quelques blogueurs, nous avons « travaillé » à des évolutions souhaitables. de la Constitution. Bab a joué le jeu. Il a fait une proposition de Constitution.

Bab, tu ne crois pas qu’une Constitution, ça se respecte ? Est-ce qu’un Républicain peut tolérer qu’on envoie des cocktails Molotov contre les forces de l’ordre ?

La République va se retrouver écartelée entre des groupes d’extrême gauche violents et des groupes d’extrême droite violents.

Fatalement, certains combats vont devenir bien moins sympathiques.

27 février 2013

Nicolas Sarkozy et le droit d'inventaire

« Raffarin, Fillon et d’autres veulent analyser ce qui n’a pas marché chez Sarkozy. » Le droit d'inventaire était à la mode, à gauche, pour critiquer ses prédécesseurs. Je n'ai jamais aimé cette expression que je trouve extrêmement péjorative. Toujours est-il que deux anciens premiers ministres de droite semblent vouloir de farcir les années Sarkozy.

Je vais les aider, au delà du simple constat de mauvais résultats sur toute la ligne. Je vais aussi tenter de ne pas avoir une vision "droite - gauche", je n'ai pas à critiquer l'idéologie : ils ont été élu... à mon grand regret, certes....

Les réductions d'impôts aux plus riches

Je commence par ça histoire de mouiller Jean-Pierre Raffarin qui a pratiqué de grosses baisses de l'impôt sur le revenu quand il officiait...

L'objectif était de relancer la consommation et donc la production. L'argent libéré à ce niveau n'a pas été utilisé pour consommer des produits consommés en France... C'était évident et c'est un fiasco.

Toujours est-il qu’avec 2002 et 2007, la droite a fait deux fois des campagnes sur la thème des baisses d’impôts en faisant croire qu’elles vont bénéficier à tout le monde alors qu’elle ne bénéficient qu’aux plus riches et qu’elles n’atteignent pas leurs objectifs : une relance de la consommation ou de la production. Et on se retrouve avec du pognon en moins dans les caisses (et de la dette…).

La défiscalisation des heures supplémentaires

Longuement critiquée pour plein de raisons, elle a aussi généré une rupture dans la solidarité nationale en aidant des secteurs performants. Ce qui me gêne, c'est le fait d'avoir pu faire passer ça pour un droit, presque un avantage acquis alors que c'est une rupture par rapport à certains principes de notre République.

En complément, François Fillon dans son discours a encore parlé du temps de travail. Je vais lui rappeler que les 35 heures sont essentiellement la limite à partir de laquelle les heures sont majorées. Qu'il n'oublie pas de le dire aux électeurs sinon son propre inventaire va vite être réalisé. Qu'il dise aussi que les Allemands, nos modèles !, travaillent moins que nous... A ce niveau, on ne peut pas se baser sur des mensonges...

La réforme des retraites

Elle a été menée sur la base d'un tas de mensonges (je me répète...). On voit d'ailleurs maintenant qu'il faudra en faire une autre. Ce n'est pas une réforme qu'ils ont faite, c'est faire travailler plus pour travailler plus...

Le débat a été faussé pour faire passer des idées de droite.

L'absence de négociations

C'est une impression que j'ai eue tout au long du mandat : les syndicats semblaient convoqués à l'Elysée pour qu'on leur donne le résultat auquel ils devraient aboutir...

J'ai pris l'exemple des syndicats mais je pourrais mais je crois qu'on pourrait les multiplier. J'y reviendrai mais on a l'impression que beaucoup de décision ne relevant pas de l'Etat étaient prises au château.

Le Grenelle de l'environnement

Ça a été un gigantesque fiasco à mon avis mais ce que je lui reproche, c'est qu'on a beaucoup communiqué sur une méthode sans vraiment avoir de ligne directrice sur les résultats. Beaucoup de yakafocon. En fait, l’impression qui reste est qu’on a lancé un gros machin pour arriver à ce que l’on ne fasse plus rien. Comme pour le point précédent, Nicolas Sarkozy a montré qu'il ne croyait pas aux négociations...

L'environnement a été le parent pauvre du quinquennat. Pas grave : ils sont à droite. Mais quand je lis dans les commentaires de blog que l'écologie est forcément de droite, ça m'amuse.

Le libéralisme de pacotille

Je ne vais pas me mettre à défendre ce qu'on appelle le libéralisme en France mais je trouve que Nicolas Sarkozy a surtout berné les libéraux d'une part par un interventionnisme incessant et d'autre part par une politique au service des plus aisés, pas au service de la liberté d'entreprendre.

Hadopi

Cette loi est éminemment critiquable pour toutes les raisons évoquées lors de sa mise en œuvre. Ce qui me marque, c'est qu'elle a été construite totalement en dépit du bon sens. L'important aurait été de pénaliser ceux qui font du bénéfice avec les œuvres pillées, pas les braves gens. C'est un peu comme si on collait une amende à un client du bistro parce qu'il accepte la tournée du patron alors que celui-ci fait de la fraude fiscale...

Je mets Hadopi juste après le libéralisme de pacotille : les professionnel de la culture ont un problème industriel : comment gagner de l'oseille "malgré" les mutations technologiques ? Or ce n'est pas le problème de l'état.

Et c'est encore moins le problème de nos impôts. Excellente transition...

La politique fiscale

On a passé cinq ans à nous les brouter avec la dette et des taxes en plus. Pour être objectif, je dois avouer que le présent Gouvernement me fait parfois un peu peur...

La visibilité semblait proche de 0 (Falconhill en a fait son billet d'hier mais pour les socialos).

Toujours est-t-il que la dette a continué à augmenter, les banques ont été aidées,... C'est nous qui allons payer mais le pognon a bien été gardé par les plus riches.

Ce que je reproche à la droite c'est de faire croire aux électeurs que la dette est un truc de gauche. Il serait d'ailleurs bien que mes camarades qui gueulent contre la politique du Gouvernement y réfléchisse : à qui profite la dette ?

L’omniprésence

Je le disais récemment à propos du présent Gouvernement : on voit un peu trop les ministres sur tous les sujets. Avec « les précédents », c’était pire : on voyait le président de la République sur tous les dossiers, intervenant dans les usines…

« L’Etat ne peut pas tout ». L’expression a beaucoup été reprochée à Lionel Jospin mais Nicolas Sarkozy n’a eu cesse de communiquer en faisant croire que l’Etat pouvait tout. C’est amusant de constater qu’il était soutenu par les libéraux.

Ensuite ?

J’avais 40 minutes de métro pour faire ce billet. J’ai probablement oublié des éléments, notamment sur la personne du Président, sa vie privée (c’est souvent hallucinant : les blogueurs de droite critiquent la compagne de François Hollande et ont complètement oublié le début du quinquennat, l’annonce du mariage chez Mickey, …), les niches fiscales, la personnalité des ministres, le comportement du Président à l’international et la politique extérieure de la France qui m’ont donné une mauvaise impression…

J’espère que François Fillon et Jean-Pierre Raffarin n’oublieront pas…

Edit : un aimable commentateur me signale que j'ai oublié le plus important : le débat sur l'identité nationale et le discours de Grenoble. Pourtant, je n'avais que ça en tête quand j'ai eu l'idée de ce billet.

25 juin 2012

L'inventaire lourd à l'UMP

Je dois avouer que je ne comprends pas l’UMP. Je n’ai pas l’habitude de défendre Roselyne Bachelot (pourtant, j’en disais vaguement du bien la semaine dernière) ni Nathalie Kosciusko-Morizet mais elles s’en prennent plein la poire pour oser, l’une demander à « étudier l’inventaire » de l’UMP, l’autre critiquer ouvertement la stratégie de droitisation qui a entrainé l’échec de l’UMP aux dernières élections.

L’UMP ne gagnera pas d’élections si les dirigeants et les militants ne se posent pas de question.

C’est un travail qu’avait fait le Parti Socialiste, en 2002 et 2007 (j’ai oublié 1995…), même s’il s’est fait dans la douleur et même si aucune conclusion formelle n’en a été tirée. A posteriori, maintenant qu’on a gagné, on pourrait même en rigoler, mais ça serait méchant…

On trouvera dans Le Parisien, par exemple, les propos de Madame Bachelot. « "Je suis terrorisée à l'idée qu'on puisse ne pas faire ce travail" de remise en cause. "Il y a des voix - au nom d'affections que je peux comprendre - qui disent: surtout il faut mettre la poussière sous le tapis, qui pensent même que si on avait huit jours de campagne en plus, on aurait gagné cette campagne présidentielle". Elle-même "constate un paysage politique où on a perdu les municipales, le conseil général, les régions, la présidentielle, le Sénat, les législatives. On ne va pas dire qu'il y a un hasard à tout cela". Interrogée sur les responsabilités, Mme Bachelot a observé que Nicolas Sarkozy avait "lui-même dit: +je serai seul comptable de la défaite, je l'assumerai complètement+. Dont acte, c'est lui notre chef, c'est lui qui a choisi la ligne". "Je pense que cette ligne idéologique n'était pas bonne sur le fond, je ne la partage pas, et puis elle a été finalement une erreur sur le résultat", a insisté Mme Bachelot. »

On lira  NKM dans 20minutes, par exemple. « «Je défends tout ce qu'on a fait pendant la campagne», «je suis d'un tempérament loyal et toutes les propositions que j'ai portées au nom de Nicolas Sarkozy, je les revendique». «J'ai regretté, dans la médiatisation de la campagne, on se laisse enfermer dans un discours» de droitisation, a-t-elle dit. «Nous nous sommes laissé caricaturer» »

Les deux ont soutenu le candidat mais regrettent la droitisation. Personnellement, je ne la regrette pas, je m’en fous. Il se trouve que Nicolas Sarkozy a échoué, mais, il faut le reconnaître, de bien moins que ce que laissaient entendre les sondages et que ce l’on pouvait espérer, tant on le voyait comme un repoussoir. Depuis la fin de la primaire des socialos, aucun sondage n’a donné à François Hollande un score inférieur à 52,5% et il a terminé à 51,64% (en 2007, aussi, l’écart s’était resserré sur la fin).

Jean-François Copé se dit choqué par les propos des anciennes ministres. Il fait ce qu’il veut.

Les deux dames ont reçu le soutien de Jean-Pierre Raffarin.

La situation est compliquée. Valérie Pécresse, par exemple, qui soutient François Fillon, critique NKM. Benoist Apparu, proche de Alain Juppé, pense qu’il faut prendre du recul pour analyser « où [ils ont] pêché ».

Je souhaite bien du courage aux électeurs de droite…

20 janvier 2012

Jean-Pierre Raffarin arrive à pieds par la Chine

Je parle souvent, depuis une semaine, de Marc Le Fur député de ma circonscription natale où habite ma mère. Il a fait venir Claude Guéant, puis à eu droit à une émission sur France 3...

Voila la dernière : vendredi prochain, il fait venir un ancien Premier Ministre pour une conférence à propos de la Chine...

Il doit vraiment avoir peur pour sa réélection...

23 février 2011

Jean-Pierre Raffarin et la déroute du gouvernement

Jean-Pierre Raffarin a un don pour aiguiser ma jovialité par les quelques petites phrases qu’il peut sortir à l’occasion. « Moi j'ai toujours été favorable à un acte II du quinquennat. Je pense qu'il faudra marquer un temps nouveau, avant l'été probablement. »

Quelqu’un peut-il prévenir M. Raffarin que différents remaniements ont déjà eu lieu, dont, le dernier important, il y a environ trois mois ?

L’acte II du quinquennat, à un an de sa fin, ça commence à faire un peu tard, non ?

« Je pense qu'il faudra une relance politique après les élections cantonales. » N’est-ce pas un peu tard ? Souhaite-t-il redevenir Premier Ministre ? Mesure-t-il les conséquences de ses propos ? Autant les français ne serait probablement pas fâchés du départ de Michèle Alliot-Marie (ce qui reste d’ailleurs à prouver, notamment pour ce qui concerne les nostalgiques de l’ancien RPR), autant un nouveau changement majeur confirmerait la totale incapacité de l’UMP à trouver une équipe de Gouvernement fiable et marquant une stabilité dont tout groupe a besoin pour travailler sereinement.

« C'est au président de le définir, mais ça peut être des remaniements, ça peut être des textes à l'Assemblée nationale, ça peut être aussi des grands débats, ça peut être un congrès. »

Tiens ! Il pourrait organiser une coupe du monde de foot, ça plait toujours au peuple…

« Il y beaucoup d'initiatives politiques que peut prendre le président de la République. Je pense qu'il faut une initiative politique après les cantonales. »

Enterrer la réforme territoriale ?

Jean-Pierre Raffarin est en fait un éternel optimiste. Il devrait pourtant voir que le gouvernement est en déroute totale. Ou alors, il le voit, il a raison, il faut tout changer.


31 mai 2010

Martine, Ségolène, Bernard, François, Jean-Pierre et Nicolas

Le fait politique du week-end tourne autour des propos de Martine Aubry, Nicolas Sarkozy et Bernard Madoff. Etant en retard pour en parler, je suis parti faire un tour des blogs.

Yann, par exemple, déplore la dégringolade de la politique dans des bas-fonds et accuse même les médias, ce en quoi il n’a pas entièrement tort. Il n’empêche qu’il pourrait accuser l’UMP même si le propos de base revient à Martine Aubry… Jean-Pierre Raffarin a déclaré : « Reprocher à François Mitterrand la retraite à 60 ans, c'est une opinion politique. Comme telle, elle est à la fois respectable et discutable. Comparer le président de la République à un escroc, c'est une injure, pas une opinion! »

C’est lui qui parle d’escroc…

Juan de Sarkofrance, dans les coulisses, se pose la question : « Sarkozy est-il un escroc ? » Il ne donne pas la réponse mais je suis d’accord à 100% avec lui. Je vous laisse lire !

Juan fait une allusion à François Hollande. Je suis d’accord : il aurait mieux fait de ce taire. On a vu un beau week-end pour le Parti Socialiste. La petite phrase de Martine Aubry a aidé à ressoudé le PS et Ségolène Royal a clairement déclaré qu’elle soutiendrait Martine Aubry ou Dominique Strauss-Kahn à plein tube ou plus exactement, ce qui est très bien, qu’elle pourrait s’asseoir sur ses ambitions personnelles pour faire gagner la gauche.

Et paf ! Une leçon d’unité. Ca fait du bien. A moins que ça ne cache quelque chose mais je ne vais pas mégoter, hein !

Ainsi, comme Juan, je suis attristé par François Hollande. Pourtant j’ai longuement cru en lui, jusqu’à peu, jusqu’à ce qu’il se déclare ouvertement candidat. Alors, je me suis dit « Ah ! non ! C’est trop ». Je l’aimais bien, rigolo et tout ça… Je lui avais même pardonné les positions foireuses du PS sur l’Europe, pour vous dire. Puis j'ai compris, finalement, que Martine Aubry tenait la route...

Et non, l’ancien Premier Secrétaire du PS ne comprend pas qu’il ne l’est plus. Martine Aubry et Ségolène Royal ont trouvé leur bon positionnement, l’unité semble à peu près retrouvée et lui, François Hollande vient taper.

Pourtant, Nicolas Sarkozy avait déclaré ne pas vouloir de Martine Aubry en face d’elle en 2012. « Elle joue en deuxième division, moi en première. » Ni même de Ségolène Royal : « Une formation politique qui a des talents pareils et qui choisit Martine Aubry ou Ségolène Royal... »

Ben quoi ? Les Français ont bien élu Nicolas Sarkozy Président de la République…

23 mai 2009

Du vol de démocratie

Jean-Pierre Raffarin a une nouvelle marotte. Il veut réfléchir à l’instauration du scrutin à un tour. C’est quoi ça me demanderez-vous ? Par exemple, pour les présidentielles, le candidat arrivé en tête au premier tour obtiendrait directement la présidence.

Imaginons le premier tour, en 2012 :
Divers gauche (Besancenot, Buffet, Mélenchon) : 10%
Verts : (5%)
PS : 27%
Modem (Bayrou) : 15%
UMP (Sarkozy) : 28%
Divers droite : 5%
FN (Marine Le Pen): 10%

Hop ! Le candidat UMP est élu et devient Président de la République alors que la droite ne représente que 43% de la population ! Du vol de démocratie ! Déjà que le gouvernement nous prépare un tripatouillage des circonscriptions pour les législatives…

Ils sont rigolos à l'UMP. Après avoir inventé le parti unique en absorbant l'UDF, ils se rendent compte, maintenant, du désavantage : ils n'ont plus de réserve de voix pour le second tour !

Imaginons ça, maintenant :
Le Pen : 19,1%
Chirac : 19%
Jospin : 18%
Bayrou : 10%
Voynet : 8%
Chevènement : 5%

Qui est élu ?

06 octobre 2008

Jean-Pierre Raffarin et les blogs.

Jean-Pierre Raffarin est comme moi : il aime bien faire des billets sur son classement Wikio dans les blogs politiques. Quelqu'un pourrait-il lui dire que le classement d'octobre n'est pas encore sorti et que sa 44ème position date du mois précédent ?
Edit : le classement est tombé. JPR est 67ème. Encore bravo pour l'observation juste de la blogosphère...

10 juillet 2008

Tous contre Ségolène Royal

Voilà (à peu près) le commentaire que j'ai laissé dans le nouveau blog d'Ellie :
"Si. Il y a deux poids deux mesures. L'UMP a mis une équipe pour dézinguer en permanence Ségolène Royal (Nadine Morano, Frédéric Lefebvre et Jean-Pierre Raffarin) de manière à ce qu'on n'entende parler que d'elle à gauche dans les médias en la ridiculisant au maximum.

Les socialos n'ont même pas compris ça et se font un malin plaisir d'enfoncer leur collègue. Elle est où la solidarité ?
Tiens, joli commentaire. Je vais en faire un billet sur PMA."
Heureusement que ce sont ces trois gugusses qui sont chargés de ridiculiser quelqu'un. D'ailleurs le ridicule ne tue plus.

04 juillet 2008

Ségolène Royal s’explique sur sa sortie

Mon dernier billet qui portait sur la libération d’Ingrid Betancourt a généré des milliers de commentaires (j’en ai effacé la plupart) à propos de la sortie de Ségolène Royal : « L'ex-candidate à l'Elysée a déclaré jeudi à Québec que le président Sarkozy n'était "absolument pour rien" dans cette "opération colombienne rondement menée qui a bien marché", et qui "prouve que les négociations avec les Farc étaient inutiles et n'avaient débouché sur rien" ».

« "Tout le monde le sait, c'est une opération colombienne rondement menée qui a bien marché, qui prouve que les négociations avec les Farc étaient inutiles et n'avaient débouché sur rien", a estimé Mme Royal en visite à Québec, affirmant qu'"une récupération politique serait décalée". »

Rappelons qu’elle a dit ça en discutant avec des journalistes pas au cours d’une allocution officielle alors que pendant ce temps-là Nicolas Sarkozy dépensent des trésors d’énergie pour faire de la communication au tour de cette histoire. C’est d’autant plus indigne que ces trésors… proviennent du trésor PUBLIC et que l’on ferait mieux de fermer notre gueule et de faire profil bas plutôt que de passer pour des guignols, d’autant qu’on assure la Présidence de l’Union Européenne.

C’est réellement indigne. Certains blogueurs de droite en profitent pour taper sur Ségolène Royal, il n’y a pas de raison… Mais même moi qui ne suit pas un de ses fans au sein de la blogosphère gauchiste, je me précipite pour la défendre. C’est presque un cas d’école.

D’ailleurs, comme je l’annonce dans mon autre blog et comme l’annoncent également plusieurs blogs… de gauche, il semblerait que les Etats-Unis aient versé une rançon de 20 millions d’euros pour obtenir cette libération. J’ai toujours été contre le versement des rançons (sauf si mon épouse est enlevée par les FARC, encore que… à y réfléchir…), mais, si cette histoire de rançon est vraie, il se trouve que la diplomatie Américaine aurait réussi une négociation…

En outre, pour la défense de Ségolène Royal, j’ai entendu cette sortie à la radio ce matin (France Info et France Inter) à propos d’un sujet portant sur la réponse que lui a faite François Fillon. Ainsi, si les propos de Ségolène Royal ont été entendus par une partie de la population, c’est parce qu’elle a été reprise par le Premier Ministre. Sinon, vous pensez bien que nos médias n’en ont strictement rien à cirer de ce que peut raconter Ségolène Royal au Canada.

C’est donc totalement indigne de la part de François Fillon car, c’est bien lui, Premier Ministre de la République Française, qui a déclenché cette polémique. Les blogueurs de droite qui critiquent Ségolène Royal pourraient s’interroger...

Les propos de François Fillon étaient probablement ridicules, mais ce n’est rien par rapport à ceux de Jean-Pierre Raffarin qui n’a pas pu s’empêcher de chercher des noises à sa rivale Poitou-Charentaise, charentaises qu’il ferait mieux de conserver quand on en est à ce niveau.

« L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a estimé de son côté que les propos de Mme Royal relèvent "de polémiques secondaires dignes de politiciens secondaires" et "d'agitation politique". Interrogé par la presse lors d'une réception à l'occasion du 400e anniversaire de la ville de Québec, M. Raffarin a affirmé que Mme Royal "a fait une double faute". "On ne critique pas le président de la République française sur des terres extérieures à la France", a-t-il soutenu. "Deuxièmement, plutôt que d'assister ce matin à la séance officielle, Mme Royal a préféré faire de la politique (...). Son absence a été remarquée et a déçu les Québécois", a dit M. Raffarin, ancien président de la région Poitou-Charentes que lui a ravi Mme Royal en 2004. »

Heureusement qu’ils ont de l’humour à l’AFP. Mais ça n’est pas le pire…

« M. Raffarin, qui était également l'organisateur des festivités du 400e côté français, a estimé que Mme Royal "a dû regretter de ne pas être aujourd'hui en Colombie pour pouvoir faire de l'agitation politique". "Nous devons honorer cette femme (Ingrid Betancourt) et ne pas chercher des polémiques secondaires dignes de politiciens secondaires", a-t-il dit. »

Jean-Pierre nous fera toujours rire. En l’occurrence on se demande qui est le politicien secondaire. Ca me rappelle l’anecdote que j’ai lue dans le Canard Enchaîné hier (vous voyez la cohérence de ce blog, mon billet de ce matin était inspiré par une scène qui s’est déroulée pendant que je lisais ça). Jean-François Copé aurait téléphoné à Jean-Pierre Raffarin pour l’engueuler car il a fait une virée (en Vendée, de mémoire) avec Xavier Bertrand alors que JPR est sensé soutenir JFC dans la lutte qui l’oppose avec XB pour la succession à Nicolas Sarkozy. Vous m’avez suivi ?

Il nous parle de polémique alors que c’est lui qui la poursuit. Et il nous parle de politiciens secondaires. Jean-Pierre, ouvre les yeux et bosse un peu à ton blog. Entre blogueurs, la coutume est de se tutoyer. D’ailleurs, Jean-Pierre, quand tu vois un zozo comme moi qui est 7ème blogueur politique dans le classement Wikio des BP alors que tu n’as que la 52ème place, arrête de parler de politiciens secondaires. Occupe-toi des premiers. Même ma ravissante amie talentueuse (ça ira ?) est devant toi alors qu’elle est très occupée à faire des billets extraordinaires pour notre plaisir à tous (encore ?) et n’a pas le temps de s’occuper de ses problèmes de classement. C’est pourtant bien rigolo mais la question n’est pas là.

Politiciens secondaires lanceurs de polémiques. Bravo.

Du coup, Ségolène Royal est obligée de s’expliquer et on va être obligés de parler du ridicule de la diplomatie Française…

Joli coup chers politiciens secondaires.
N.B. : Non ! Je ne suis pas marié, c'était une plaisanterie.

08 mai 2008

Ségolène Royal porte plainte contre Jean-Pierre Raffarin

Ségolène Royal porte plainte contre Jean-Pierre Raffarin, ce qui est la moindre des choses vu qu’il l’avait accusé de « délinquance sociale ». JPR devrait pourtant savoir qu’on ne peut pas dire n’importe quoi et insulter ses opposants politiques.

D’un autre côté, « Nicolas Sarkozy a accusé la presse de ne pas avoir donné assez d'écho à la récente condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices parlementaires ». Allons bon ! Le voilà qui trouve qu’on ne parle pas assez des autres dans la presse.

Aurait-il changé ?

D’ailleurs, « Dans un communiqué, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray dénonce jeudi "une dérive préoccupante" et des "accusations destabilisatrices à l'égard de la presse de son pays, dont (Nicolas Sarkozy) a pourtant usé et abusé quand cela l'arrangeait". ».

Je trouve pour ma part que l’UMP a utilisé cette affaire de manière très malhabile (y compris les trolls sur mon blog) et mérite maintenant un retour de bâton. La presse a accordé à ce détail la place qu’il mérite : un pet de lapin. J'espère qu'elle donnera plus d'importance à la vraie information : Jean-Pierre Raffarin qui raconte n'importe quoi et Nicolas Sarkozy qui tente de faire pression sur les médias.

Rappelons en effet, pour résumer, que les assistantes parlementaires qui ont porté plainte vont finalement toucher le montant proposé par Ségolène Royal avant cette plainte. Elles ont juste tenté de s’en foutre plein les poches ! Ca mérite même des baffes…

Edit : J'ai oublié l'essentiel... Pendant ce temps, le patron du Journal du Dimanche, Jacques Espérandieux, est viré.

07 mai 2008

Interview de Jean-Pierre Raffarin

Jean-Pierre Raffarin donne une interview au Figaro. Je vais la reprendre ici (partiellement) et me moquer bêtement.

LE FIGARO Quel bilan dressez-vous de la première année de la présidence Sarkozy?
Jean-Pierre RAFFARIN - Depuis un an, la France a franchi des étapes majeures de sa modernisation, grâce à l'initiative européenne de Nicolas Sarkozy, à la nouvelle pensée sur le travail et aussi au rôle international du président. Si les sondages ne sont pas au rendez-vous, c'est parce que les Français s'inquiètent davantage de leurs attentes que des réformes.

Et ne sont pas d’accord avec le démantèlement de la sécu ? L’accueil en grandes pompes de Sarkozy ? Le bling bling quotidien ?

Ils espèrent plus de progrès social. L'emploi s'améliorant, ils sont plus exigeants en terme de revenu.

Ça veut dire qu'on avait trop promis ?
Ça veut dire que les campagnes présidentielles sont trop généreuses, depuis longtemps en France.

Travailler plus pour gagner plus ? La fracture sociale ?

Il n'y a donc pas eu rupture sur ce point entre Sarkozy et ses prédécesseurs?
Pas plus qu'entre Jospin et Royal. Mais dans l'action, la rupture est incontestable.

Jospin et Royal ont été Président de La République ?

Pensez-vous toujours qu'il aurait fallu hiérarchiser les réformes ?
Il est vrai que c'est ma conviction. Je reconnais que la démonstration du président sur la simultanéité des réformes est convaincante.

Ah ! Bon…

Il conserve sa vision de la réforme globale, mais je remarque néanmoins qu'aujourd'hui, des priorités se dessinent pour les mois à venir : le paquet social contrat de travail, retraites, représentativité, la réforme institutionnelle, et l'Europe avec la présidence française. Cette hiérarchie me paraît nécessaire.

Après le paquet fiscal, voilà le paquet social !

[…].

Partagez-vous les réticences exprimées à l'UMP sur la réforme des institutions?

Non. Sur ces sujets de fond, je suis totalement sur la ligne d'Édouard Balladur. Chaque parlementaire ne pourra pas dessiner lui-même la réforme idéale, il faut donc rechercher des compromis. Le seul compromis qui me paraisse inacceptable, c'est celui qui ferait du Sénat la variable d'ajustement des négociations entre députés.

Et il sert à quoi, alors ?

Etes-vous favorable au droit d'expression du président de la République devant le parlement?
Je souhaite que cela soit rare et solennel, donc devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.

Le Président à Versailles ! C’est tout dire…

Faut-il prendre en compte le temps de parole du président dans les médias?
Je ne suis pas fermé à une discussion sur le sujet à condition que l'on reconnaisse que la parole présidentielle est, pour l'essentiel, au-dessus des partis.

Jean-Pierre : vous voulez nous faire rire ?

Approuvez-vous la limitation du recours au 49-3?
Mon expérience de premier ministre me conduirait à être réservé sur un certain nombre de propositions qui limitent l'efficacité gouvernementale, par exemple la restriction du recours au 49-3. Mais je ne voudrais pas que la somme de nos réserves conduise à l'immobilisme. Il faut oser la réforme, et la réforme permanente, garante du mouvement, plutôt qu'un «grand soir» de la réforme.

Traduction ?

Regrettez-vous la suppression du dispositif de contrôle de l'action du gouvernement par le Parlement?

Oui, et je souhaite que le Parlement renforce son pouvoir de contrôle.

Ca n’était pas le but, à l’origine, de cette réforme ?

Le PS lie la révision constitutionnelle à une réforme des modes de scrutin. Faut-il lui donner satisfaction?
Je ne suis pas pour négocier avec la gauche sur des sujets qui ne sont pas du domaine de la loi constitutionnelle. Cette loi doit trouver en elle-même ses propres équilibres.

Techniquement, il n’a pas tort. Mais tout est dit. On ne négocie pas avec la gauche et le mode de scrutin n’a rien à voir avec la constitution !

[…]

Comment va l'UMP ?
Mieux depuis la réorganisation post-municipales. Elle est plus offensive, et le travail est mieux partagé. Il faut poursuivre dans cette voie, offensive et collégiale.

Oui. Les jeunes pop ont toute leur place…

Quand annoncerez-vous votre candidature à la présidence du Sénat?

Votre question est prématurée. La campagne sénatoriale ne doit pas gêner l'action réformatrice de cette session de printemps. Quand elle s'achèvera, vers la mi-juillet, nous verrons quels sont les candidats les plus aptes à porter une nouvelle ambition pour le Sénat et à valoriser le travail de ses membres.

La question est prématurée ? Pourquoi donner la réponse alors. Mi-juillet !

On attend !

25 avril 2008

La Chine ouvre le dialogue avec le Tibet...

Bon Dieu ! La dépêche AFP tombe au moment où je devais partir en week-end !

« La Chine a proposé vendredi de reprendre le dialogue avec un représentant du dalaï lama, une annonce surprise à la suite des troubles au Tibet et à moins de quatre mois des jeux Olympiques de Pékin, sous la pression des pays occidentaux. »

Ils sont où les trolls imbéciles qui disaient que manifester sur la route de la flamme ne servait à rien, qu’il fallait arrêter tout au nom du commerce, pour vendre des Airbus, des centrales nucléaires, … ?

Heureusement qu’on a envoyé Jean-Pierre Raffarin leur expliquait qu’on plaisantait, que les manifestants n’étaient que des pitres pas spécialement au courant des enjeux internationaux, …

Bravo.

21 avril 2008

Jean-Pierre Raffarin arrive en Chine : c'est dans son blog

« Sarkozy fait porter des messages d'apaisement en Chine » (AFP). Je ne sais pas s’il a choisi le bon messager. Il a envoyé Jean-Pierre Raffarin. Il est sensé nous réconcilier avec les Chinois. Il ne va pas falloir qu’il raconte de bêtises du haut de sa bravitude légendaire. Jean-Pierre Raffarin, collègue blogueur zinfluent, annonce tout son programme dans un billet.

Ne lisez pas les commentaires ! Sauf pour rigoler. Il y a un type qui écrit : « La grande victoire des pays libres passe forcément par la disparition d’une mentalité communiste déstructurante et autoritaire par un bouddhisme humaniste, non violent, respectueux, pacifiste, philantrope. » Je n’invente rien. Ni la nécessité de convertir la terre entière au Bouddhisme ni la faute à philanthrope (mais, ne lui jetons pas la pierre, c’est mon correcteur orthographique que ça agace, pas moi). « Mon rêve pour la planète et nos générations futures: 500 millions de Chinois devenus les ardents défenseurs du bouddhisme, qui est le chantre de la non violence par excellence ! » Et les 800 autres millions de Chinois, ils font quoi ? Ils vont au bistro ?

Avec ce genre de conseils, notre JPR préféré, va nous réconcilier avec les Chinois.

Il y en a un autre qui dit : « D’abord, c’est très gentil de nous avoir mis ce billet aujourd’hui car sur la Provence Côte d’Azur il tombe des cordes depuis 14H00, bel après-midi dominical ». Il est comme ça JPR ! Il pleut des cordes dominicales : il fait un joli billet pour nous occuper. « J’ai l’impression que cette flamme olympique a fait pas mal de dégâts dans les relations Chine/Occident ». Ca les a juste réchauffées.

Un autre : « Pourquoi ce pesant silence de Bernard Thibault concernant la flamme olympique et l’attitude des dirigeants chinois ? » Bernard, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Les relations entre la Chine et la France reposent sur les épaules de la CGT. Après, le commentateur souhaite : « le report des Jeux à 2009 dans une ville tirée au sort ou autres, disposant des infrastructures pour les avoir organisés dans le passé. » Tirée au sort ? On pourrait, plutôt, par exemple, organiser un concours de Belote.

Un autre : « Bon voyage chez les Chinois ! Vous devriez emmener Messieurs Ménard et Mamère avec vous et les laisser là-bas. ». Qu’est-ce qu’ils lui ont fait, les Chinois, pour leur en vouloir autant ? « Monsieur Mamère aime bien le vélo. En chine, il sera servi ! » Ah ! Les censeurs sont plus actifs sur le blog de François Hollande !

Un dernier : « Parce qu’en France, les flics n’ont pas le droit de matraquer des manifestants, on croit, en chine, que ces manifestants sont majoritaires ». Je propose donc qu’on laisse les flics frapper les manifestants.

Trêve de plaisanteries !

Que nous dit l’AFP ? « M. Raffarin, qui part mercredi pour Pékin, portera aux dirigeants chinois une lettre du président, ainsi qu'un courrier de Jacques Chirac, selon son entourage ». Ah ! Il est réveillé ? Pourquoi pas une lettre de Valéry Giscard d’Estaing, non plus ? De Gaulle, Pompidou et Mitterrand pourraient faire un signe ! « Lundi, le maire de Paris Bertrand Delanoë doit proposer au Conseil de Paris d'attribuer au Dalaï Lama le titre de citoyen d'honneur de la capitale française, une décision qui ne manquera pas de provoquer de nouveau l'ire de Pékin. » Putain ! On va vers la guerre.

Bon. On ne va pas Chinoiser.
Lisez donc l’annonce que je fais dans un blog parallèle (à l’origine, je devais faire un billet sur Facebook mais mes doigts ont échappé à ma pensée). Je vous préviens, j’ai invité des blogueurs politiques des plus hauts niveaux. JPR est excusé : il sera en Chine.

(
photo)

14 avril 2008

Raffarin est royal !

On l’avait presque oublié ! Revoilà Jean-Pierre Raffarin : il exige maintenant la démission de Ségolène Royal…

« Ce jugement « disqualifie Mme Royal pour l'exercice de responsabilités sociales », écrit-il dans un communiqué cosigné avec Elisabeth Morin, qui lui avait succédé comme présidente de région avant d'être battue par Royal en 2004 ».

Il est très fort ! Lui a été Premier-Ministre de Jacques Chirac (au fait ! il est sorti de l’hosto ?) après avoir été ministre d’Alain Juppé !

Merci de nous faire rigoler.

21 octobre 2007

Stop à la cinquième !

Ce n’est pas de veine ! La cote de popularité de François Fillon et Nicolas Sarkozy est en baisse (respectivement à 53 et à 59%).

89% des Français pensent que le divorce du Président est une affaire privée. C’est louche : l’Insee nous apprend qu’il y a plus de mariages quand la gauche est au pouvoir. Peut-on en tirer une conclusion ? Sûrement, mais j’ai la f lemme.

Je fais partie de 11% qui pensent que ce n’est pas une affaire privée. Deux raisons : d’une part le couple a largement été médiatisé, ce qui a participé à la victoire de Nicolas Sarkozy et d’autre part le divorce a lui-même été médiatisé. On ne me fera pas croire que son annonce a eu lieu par hasard le jour de la plus grande grève depuis 95 !

Je ne dis pas ça par méchanceté. La séparation de Ségolène Royal et François Hollande est elle-même une affaire publique : un meilleur dialogue pendant la campagne, l’aurait rendue moins merdique !

Tout cela est bien lamentable ; il n’y a qu’une seule déduction possible : il faut que ça cesse. Comme tout est extrêmement médiatisé, les affaires people prennent le dessus. Les journaux doivent se vendre. Il faut donc que les bilans et projets politiques redeviennent au cœur de la politique et pas des histoires humaines.

Il y a une seule solution : mettre fin à l’élection du Président de la République au suffrage universel. Nos voisins l’ont d’ailleurs très bien compris : ils ont une reine, un roi ou un président fantoche, ce sont les gouvernements et les parlements qui font la politique.

J’ai toujours considéré que les premières années du gouvernement de Lionel Jospin ont été une excellente période : on s’est retrouvé avec les affaires intérieures au pays qui n’étaient pas gérées par l’Elysée ! La politique a primé sur le people.

En 2002, ça a basculé : Jacques Chirac s’est faire élire sur des promesses bidons (comme d’habitude) dont la baisse des impôts sur le revenu (le contraire de ce qu’il fallait faire : ce sont les autres impôts, notamment les charges sur le travail, qu’il fallait diminuer). Il a nommé Jean-Pierre Raffarin comme Premier Ministre, histoire de pouvoir conserver les rênes pour commencer à mettre en application ses mauvaises mesures : au prétexte de relancer la croissance, il a fait plonger tous les indicateurs dans le rouge : déficit, dette, chômage, …

Ensuite, en bricolant, il a réussi à faire vaguement baisser le déficit (ventes de patrimoine) et le chômage (remise en place des contrats aidés et traficotage des chiffres). La dette reste catastrophique. Dans ce n’importe quoi, il y a eu le changement de Premier Ministre. Dominique de Villepin est arrivé, propre sur lui, bien coiffé (ça me rappelle quelqu’un) mais ne connaissant pas grand-chose à la politique et ne respectant pas le travail parlementaire !

S’est-il déjà fait élire quelque part ? Non. Notre brave artisan de la dissolution de 1997 n’est pas un politique. Et maintenant il voudrait représenter l’opposition à lui tout seul. Comme la gauche est absente, il n’est pas loin d’y arriver !

Dès 2002, Alain Juppé sur la touche, Nicolas Sarkozy a compris qu’il avait la possibilité de devenir Président de la République et a commencé à travailler son activisme devant les médias. Il a eu raison : il a été élu.

59% de popularité pour Nicolas Sarkozy. Regardons la popularité des anciens présidents de La République au moins d’octobre suivant leur élection :

Pompidou : 47%

Giscard d’Estaing : 48%

Mitterrand 1 : 46%

Mitterrand 2 : 49%

Chirac 1 : 27%

Chirac 2 : 56%

Sarkozy : 59%

Cela veut-il dire quelque chose ? Oui… Depuis 1995, c’est le bordel !

24 septembre 2007

Raffarin est un troll ? Sachez le débusquer.

Comme moi Franssoit s’est énervé des propos de Jean-Pierre Raffarin sur France Inter ce matin, mais ce qu’il y a de mémorable c’est que nous avons écouté à des heures différentes ce qui nous a permis d’entendre des conneries différentes.

Voilà. Raffarin a dit que le nombre de chômeur a baissé depuis 2002.

Les braves gens d’Eurostat me permettent de faire un joli graphique sur le taux chômage.

Nous avons donc conclu que Raffarin est un troll. Le matin, au réveil, il se dit « Tiens ! Aujourd’hui je vais aller raconter des conneries sur Europe Inter ». On a eu un débat, hier, avec Agnès et Eric sur les trolls. Nous aurions du prendre Raffarin pour exemple.