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20 février 2011

Le Quick ouvre après la mort d'un jeune

C'est la nouvelle du jour (si on oublie DSK, l'Afrique du Nord et mes Vittel Menthe). Je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle, je m'en fous (à part la douleur des parents, à qui je ne peux qu'adresser un lointain soutien, probablement inutile).

Cela dit, ne pourrait-on pas se questionner sur tous ces machins de restauration rapide ?

D'autant qu'on est dimanche soir ?

Ils s'en défendent probablement mais la nourriture proposée n'incite pas à prendre un repas spécialement équilibré.

Surtout, ils participent à la cuistrerie gustative et alimentaire d'une grande partie de leur jeune, d'autant plus facilement que leurs parents - qui ont mon âge, globalement - ont eux-mêmes baignés dans ces machins qui nous expliquent que les frites sont meilleures que les brocolis et que le poisson ne peut avoir bon goût après un séjour appréciable dans une huile moult fois recyclée.

Je ne me limite pas à ces grands machins américains, la France est pleine de baraques à frites et autres Kebabs, pizzas, ... Je pourrais également citer les cantines industrielles (professionnelles, j'ai arrêté de manger à l'école), où les crudités présentées obligent le cadre moyen à se précipiter sur le pâté de campagne ou l'oeuf du mayonnaise, où les légumes cuits à la vapeur donnent tellement d'appétit qu'on demande quelques frites par dessus et qu'on oublie finalement de les manger, où la pomme vermoulue et le kiwi frippé voisinent et le avec la Foret Noire...

Combien de morts provoquent-ils, par jour, en France ?

16 décembre 2009

Un accord : au bistro !

Ca va chier ce soir ! Le patron de la Comète va encore nous faire une belle colère… Le brulant sujet des terrasses chauffées refait surface.

Le Figaro nous dit que : « D'après un calcul réalisé hier par Jean-Marc Jancovici, fondateur du cabinet de conseil Carbone 4, le bilan carbone d'une terrasse équipée de quatre braseros au gaz, allumés à pleine puissance pendant huit heures, est équivalent à celui d'un trajet de 350 km en voiture. »

Cette information est reprise par le Point : « une terrasse de café équipée de quatre parasols chauffants allumés à pleine puissance pendant huit heures polluerait autant qu'un trajet de 470 km en voiture. »

La première information que nous en tirons est qu’un parasol permet de faire moins de route qu’un braséro pour polluer autant.

Pour le reste, ils ont tout à fait raison. Pour ma part, je bois au comptoir donc je me fous des terrasses et je suis écolo : c’est crétin de chauffer dehors. D’ailleurs, j’ai arrêté toute mesure de réduction des dépenses d’énergie chez moi tant que les « professionnels » continueront à le faire et à dépenser de l’énergie pour des conneries sans intérêt..

« Le nombre de terrasses a explosé depuis l'entrée en vigueur du décret Bertrand, il y a deux ans. Selon le Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs (Synhorcat), 50% des établissements ont ainsi aménagé un espace chauffé à l'extérieur - petit coin ou vaste terrasse ». C’est donc de la faute à l’actuel secrétaire général de l’UMP. Amis restaurateurs, vous votez pour qui, déjà ?

Les écolos sont prudents : « L'écologie ne peut pas toujours être imposée à coup d'interdits, observe ainsi Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement. Nous sommes naturellement opposés à toute forme de gaspillage d'énergie. Mais la pression devrait venir des consommateurs eux-mêmes ou de l'esprit de responsabilité des restaurateurs. » D’ailleurs, je vais interroger, dès ce soir, les écolos de Bicêtre qui seront à la Comète. En terrasse. L’esprit de responsabilité…

« Dans le cadre d'un rapport portant sur les moyens d'améliorer l'efficacité énergétique en Europe, le Parlement européen s'est, lui, prononcé pour l'interdiction des systèmes de chauffe pour terrasses. Mais son avis est non contraignant. » Ah ! Manquerait plus que l’Europe se mêle de la terrasse de la Comète… Déjà que je plonge de plus en plus du côté des sceptiques…

Ca va peut-être rassurer le patron…

« Une enquête des services de Bercy, effectuée entre le 30 novembre et le 4 décembre, montre que seuls 55% des restaurateurs ont diminué leurs prix conformément aux engagements. » Quels engagements ? Ces Belges oublient de préciser que les engagements ont été pris par des syndicats divers sans consulter les bistros normaux, d’ailleurs pas membres des syndicats en question.

« De guerre lasse, Hervé Novelli a demandé aux restaurateurs de modérer les hausses en 2010 pour "qu'elles ne dépassent pas l'inflation" ». On progresse ! On ne parle plus de baisse mais de modération de l’augmentation. Dans un an, il nous dira : « Ah ! Les gars, vous avez vu ? Les prix des bistros n’ont augmenté QUE de 2% ! ». L’augmentation de la hausse est freinée… Un peu comme les chiffres du chômage.

Finalement, un nouvel accord a été signé hier. Il ne concerne que les négociations sociales, pas les prix. Quand on voit comment l’accord précédent a été respecté, ça fait chaud au cœur ! « Le secrétaire d'Etat a ainsi qualifié d'"historique" l'accord salarial devant être signé dans l'après-midi, entre trois organisations patronales et les syndicats FO, CGT, CFTC, CFDT et CGC. » Nous avons un secrétaire d’Etat optimiste. Nous aurions tort de ronchonner. HISTORIQUE, on vous dit. Des syndicats non représentatifs ont signé un accord inférieur au précédent accord qui n’a pas été respecté et c’est HISTORIQUE.

« Les salaires seront revalorisés en moyenne de 5% et une "prime TVA", équivalent à 2% du salaire annuel et plafonnée à 500 euros, sera créée. » Ah ! Quand on voit l’augmentation du SMIC, c’est en effet heureux. 4 centimes par heure.

La plupart des employés de la restauration étant payés soit au SMIC ou au pourcentage, je vois difficilement ce que va représenter cette revalorisation des salaires en moyenne de 5%. Ah ! Si une hausse de 20% pour ceux qui ne sont ni au SMIC ni au pourcentage… Nous ferions nous berner, par hasard ?

Bon ! Qu'est-ce que je dis au patron de la Comète, moi ?


24 novembre 2009

Au bistro !


Ainsi, l'amendement proposé par un sénateur (de même patronyme que moi) et accepté en commission à l'unanimité a été retiré dans la nuit. Rien de surprenant ! L'Elysée n'allait pas déclarer la guerre aux patrons de bistro quelques mois avant des élections délicates. Il s'agissait d'annuler la baisse de la TVA sur la restauration. J'en avais pourtant fait un billet, de même que Polluxe et Ruminances.

Forcément, quand on est de gauche, on gueule contre les patrons de bistro. Mais je suis aussi client. Nous n'étions donc pas d'accord !

Hier soir, je me suis sacrifié pour vous et j'ai fait deux bistros pour interroger leurs patrons. Les deux sont d'accord et formels : ils n'ont rien demandé et ne sont pas membres de syndicats de restaurateurs. Les engagements de ces derniers ne les concernent pas. La communication du gouvernement de les engage pas.

Je me suis un peu foutu de leur gueule, puisqu'ils étaient les premiers à gueuler, avant.

Mais je les ai écoutés. Le premier n'a pas augmenté ses prix depuis le passage à l'euro ou presque (le demi est passé de deux euros à deux euros dix, soit cinq pourcents en presque huit ans).

Le deuxième a réellement baissé ses prix mais personne ne le voit : le prix est inscrit à la craie sur l'ardoise. Je confirme : le plat du jour est passé de 14 ou 15 euros selon les jours à 12 ou 13. Le patron m'a expliqué qu'ainsi, par un curieux phénomène d'arrondis, il perd de l'oseille.

Sortons la calculatrice.

Un plat à 14 euros TTC revient, avec une TVA à 19,6, à 11€70. Un plat à 12 euros revient, avec une TVA à 5,5% à 11€37.

Gardons la calculette.

Un demi qui était à 12 francs début 2001 (le passage à l’euro était début 2002) et qui sera à 2€20 aura augmenté en moyenne de 2,08% par an. La belle affaire ! S’il avait suivi le taux d’augmentation du SMIC, le demi vaudrait plus de 2€40…

Je ne sais pas quelle est la morale de cette histoire et s’il y en a une. Vous me trouverez bien des contre-exemples, retors comme je vous vois. Il n’empêche que j’aime bien ces petits bistros, où bossent un patron, un à trois cuistots (trois sont nécessaires pour faire à bouffer le soir) et 2 à 4 serveurs. Où le plat du jour nous charme tous les midis. Où l’on connaît bien les serveurs, qui nous réservent notre table et s’interrogent en notre absence.


Les clients ont subi la crise. Ils vont moins au bistro. Les recettes baissent. Mes bistros sont en danger.



15 octobre 2009

TVA dans la restauration : c'est reparti pour un tour !


Ainsi, le gouvernement convoque à nouveau les restaurateurs à Bercy pour exiger une baisse des prix, des embauches, des augmentations de salaire, … en compensation de la baisse de la TVA dans la restauration.

Je ne voulais pas en parler à nouveau, mais l’excellent Seb Musset m’a twitté une vidéo de Christophe Barbier évoquant le sujet car je connais bien le sujet. Contrairement à beaucoup de gugusses qui donnent leur avis sur la question, d’ailleurs. Quand on est à droite, on aime bien qu’on respecte les demandes du gouvernement et quand on est à gauche, il est d’usage de tirer sur les petits patrons de bistros.

Je vais juste faire deux rappels :
  1. La baisse de la TVA a été demandée depuis longtemps par les restaurateurs pour limiter l’impact de la « nouvelle concurrence » : les supermarchés et supérettes qui vendent des sandwiches, les boulangeries qui le font aussi, les cantines, les points chauds, les kébabs,… Tous ces commerces ont des charges moindres que les bistros. Il ne viendrait, par exemple, à personne d’entrer dans un kébab et demander « je peux utiliser vos toilettes, s’il vous plait ».
  2. On peut le regretter, mais les prix sont libres, en France. Le gouvernement ne peut pas contraindre un commerce à baisser les tarifs. C’est la terrible loi de l’offre et de la demande qui permet de fixer les prix. Je vais donc vous donner un conseil : si le bistro que vous fréquentez est trop cher, changer de bistro.

Ainsi, l’habillage de cette baisse (les fameuses compensations) n’est qu’un instrument de communication pour… justifier une mesure pourtant juste. Le Gouvernement a agi en connaissance de cause et les syndicats de restaurateurs ont rebondi sur le sujet. Maintenant, les deux sont empêtrés dans leurs emmerdements et font semblant de taper sur les troupes.

Je connais très bien cinq bistros. Trois au Kremlin-Bicêtre, un à Loudéac et un à Choisy-le-Roi. Je discute souvent avec leurs patrons. Comme ils ont changé de patrons, certains plusieurs fois, ça fait onze patrons. Trois de ces cinq bistros font également brasserie (plat du jour, carte, …). Sur ces onze patrons, aucun n’est en accord avec les syndicats de la restauration. En fait, ces derniers ne représentent que quelques grosses affaires des centres villes, bien loin de la réalité de bistros de quartier.

Les bistros sont en réelle difficulté. Des milliers disparaissent chaque année. D’autres sont obligés de faire des travaux importants pour monter en gamme (les petits bistros sont maintenant trop concurrencés par les cantines, les Mac Do, les saladeries, …). La baisse de la TVA a été décidée en juillet. Elle n’a pas été répercutée sur tous les prix. Quand elle a été répercutée, personne ne l’a vu, car elle l’a été sur « le plat du jour » celui dont le tarif varie en fonction du montant de la matière première (la côte de bœuf n’est pas au même prix que la salade de pâtes). Observez bien les prix. Pas ceux imprimés sur la carte. Ensuite, rappelez-vous les rentrées précédentes… Vous gueuliez parce que les prix augmentaient (les patrons profitant des vacances d’août pour réajuster les tarifs). Enfin, quand vous allez manger au restau, regardez bien l’addition. Qu’est-ce qui coûte cher ? Le pinard… Mais la TVA n’a pas baissé sur l’alcool. Enfin (bis), demandez au patron de bistro l’évolution des prix pratiquées par ses fournisseurs, notamment le livreur de bière.


Je défends les bistros. Certes, je ne suis pas spécialement objectif mais avec le pognon que j’y laisse, je suis assez sensible aux tarifs…

Mais les annonces du gouvernement et des syndicats n’ont jamais été approuvées les restaurateurs qui ne demandaient qu’à bénéficier du même taux de TVA que leurs concurrents.



25 juillet 2009

Baisse de la TVA dans la restauration : un leurre

Depuis que je suis parti, hier matin, je suis tombé sur deux ou trois « restos » (ont une station service) qui affichent quelques produits avec une TVA baissée, chose que l’on voit assez peu à Paris.

En fait, on « obligeant » à baisser et à afficher la baisse sur une sélection de produit, le Gouvernement a tout simplement incité les restaurateurs à ne pas baisser les prix sur les autres, soit la quasi-totalité !

28 avril 2009

Apprendre à compter avec les bistros politiques

Le gars de Betapolitique avec qui on papote sous Twitter a dit une bêtise contre vérité. Soit il ne sait pas compter soit il n'est pas un spécialiste des bistros.

On n'additionne pas les pourcentage.

Un café à 1€ HT est vendu 1€1960 (donc 1,20€) TTC. Si le prix baisse de 10%, le café sera à 1€0764. La marge du commerçant aura augmenté de 0€0214 puisque qu'avec une TVA à 5,5% il aurait du passer à 1€055.

Mais, il ne pourra vendre à 1€07 ou 1€08 donc vendra à 1€05 car il sera obligé de baisser d'au moins 10%. Il va donc perdre 0€005 ! Vous me suivez ? Bien.

Ne vous inquiétez pas pour lui ! Il trouvera bien une autre solution pour nous baiser. Et le gouvernement n'a aucun moyen légal pour l'obliger à baisser les tarifs. Tout ça n'est que de la communication Elyséenne. D'autant que le fournisseur de café a un prétexte facile pour augmenter le prix du kilo de café.

26 avril 2009

Sondage du jour et erreur d'aiguillage

Notre informateur secret nous informe de ce sondage sur l'évolution des "valeurs" pour les Français. En marge, on apprend que 9% des sondés estiment que le gouvernement fonctionne bien ! Une solution s'impose...
Par ailleurs, en outre et notamment, je me suis planté de blog pour mon billet sur la baisse des prix dans la restauration. Réflexe idiot, je l'ai mis sur le blog "bistro".