En salle

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23 janvier 2012

Douche froide

J’ai fait un sondage auprès d’une personne représentative de l’électorat traditionnel de la droite : Jean-Marc, qui est arrivé à la Comète, ce matin, pendant que je lisais Le Parisien. Il fait partie de ces anciens clients, qui étaient là du temps de l’ancien patron, quand ça ouvrait à 5h30. Le genre de type qui croit dur comme fer au travailler plus pour gagner plus, qui traite tout le monde de fainéant. Il a le temps : il est à la retraite.

Il me regarde et dit « ah ! », l’air dégouté. La patronne arrive : « Ah oui ! Tu y étais ? ». « Ben oui, le changement c’est maintenant et tout ça. »

Jean-Marc : « Ben… Ils vont mettre Eva Joly au gouvernement, c’est brillant. Et puis même Cécile Duflot. »

Moi, jovial, voulant changer l’ambiance pour me replonger dans ma lecture : « Ben quoi, elle est bonne ! »

Jean-Marc, l’air de plus en plus dégouté : « Ben oui, elle est bonne, elle a réussi à se faire engrosser quatre fois. »

Je ne suis pas dans mon blog bistro mais bien dans le blog politique. Je ne raconte pas ça pour maintenir l’ambiance grivoise habituelle mais bien pour montrer le niveau d’argumentation des vieux électeurs de droite. Ils n’ont plus rien à dire comme si la défaite était consommée.

Même pas une critique politique, rien. Il représente le vide et il le sait. Il n’a plus rien à dire. Juste capable de critiquer deux ou trois personnes, que des femmes, d’ailleurs.

La droite déprime. Pas moi.

Au secours, la gauche revient ?

26 juin 2011

A La Comète, la pub !

Edit : je supprime la vidéo, n'arrivant pas à virer l'autorun et étant débordé. Elle reste disponible chez Yann.

23 juin 2011

Les grands travaux d'été sont partis, avenue de Fontainebleau, au Kremlin-Bicêtre !

J’arrivais à la Comète, hier soir, de retour de ma promenade quotidienne (à l’Amandine), vers 21 heures, quand les ouvriers sont arrivés avec des gros engins et ont commencé à faire des machins au milieu de l’ancienne Nationale 7, l’Avenue de Fontainebleau, au Kremlin-Bicêtre.

Je rappelle d’ailleurs que les lecteurs sont invités au Kremlin des Blogs ce soir. S’ils ne veulent pas boire de bière, ils pourront observer les travaux.

L’ilot à l’angle de la Comète avec l’avenue Eugène Thomas a été supprimé.

Les voix de circulation vers Villejuif (et Menton) passent maintenant au centre de l’avenue. On peut donc supposer qu’ils vont commencer par refaire les trottoirs du côté des numéros impairs, du carrefour avec la rue Eugène Thomas jusqu’à celui avec la rue Anatole France (la station service).

Au mois de juillet, ils vont casser la place de la Comète (le marché se déplacé vers la maison de retraite, en face de l’Amandine).

La terrasse de la Comète sera fermée trois jours…

Pendant l’été, le revêtement définitif (des dalles) sera mis en place.

Le but est la création d’un gigantesque rond point.

J’ai cru comprendre que les travaux s’achèveront mi septembre mais je ne sais pas quels travaux, ça nous fait donc une belle jambe. Au moins, une nouvelle place de la Comète sera créée.

La place sera réduite à cause du rond point. Le marché sera à nouveau là mais le parking sera supprimé (je ne sais pas comment vont faire les commerçants du marché).

Les deux arbres seront abattus et remplacés par des conifères pour évoquer la nationale 7 et le sud. Heu…

En face, à côté de la Caisse d’Epargne et de l’Aéro, des marquages au sol ont été effectués. Les travaux sont a priori imminents.

En face, où était la statue du Gaulois (au fait ! Où est-elle ? Sera-t-elle remise en place ? Au milieu du rond-point ?), à côté du coiffeur, ça a un peu bougé les jours précédents. Je suppose que nos vaillants ouvriers préparent le passage du tour de France, cet été (il arrivera de Villejuif et prendra à droite, dans la rue Michelet).

Bon, vous en savez autant que moi.

30 décembre 2010

Au milieu de mon décor

Fréquenter les bistros comme je le fais (c'est-à-dire : toujours les mêmes, aux mêmes heures) me permet de découvrir un tas de personnage qui finissent par rentrer dans mon univers, comme s’ils avaient toujours été là, comme s’ils faisaient partie du décors du bistro.

Je suppose que les gens qui viennent dîner à la Comète une fois par mois et voient toujours le même gros noir et le même gros  frisé, toujours à la même place, à l’angle du comptoir, souvent avec un petit vieux ont le même sentiment mais c’est autre chose que je veux décrire : un tas de zozos font partie de mon quotidien au même titre que je fais partie du leur. On a l’impression de se connaître alors qu’on ne s’est jamais adressé la parole.

Le phénomène se produit ailleurs que dans le bistro.

Tiens ! J’ai commencé à aller bosser en métro fin 1996. Je montais toujours au même endroit dans la rame, tout à l’avant. Il y avait un ado turbulent d’une quinzaine d’années qui avait les mêmes horaires que moi et on a du se  voir à peu près tous les jours pendant environ un an. Nos chemins se sont séparés (j’ai  commencé à aller bosser plus tôt) mais je le voyais toujours passer, à l’occasion, devant la Comète et j’en ai tiré la conclusion que ses parents habitaient à côté de chez moi. Je l’avais presque oublié mais depuis un an, environ, il passe tous les soirs vers 19h30. J’en ai méchamment tiré la conclusion qu’il était retourné chez ses parents après avoir été largué par sa copine. Hier, pour la première fois en quatorze ans, on s’est adressé la parole, vite fait « oups ! pardon » après qu’on se soit vaguement bousculés en bas de l’escalier à cause de la connasse qui vend des fleurs à la sauvette. J’avais ce type, en face de moi, et j’avais l’impression qu’il était un acteur qui jouait un rôle dans mon décor quotidien.

Tiens ! Cette fleuriste me fait penser à cet espèce de gros porc qui vend des matelas, toujours à la sauvette, en face de l’entrée de chez Leclerc, deux ou trois fois par semaine. Un des types les plus antipathiques que je connaisse, bien qu’il soit gros. Arrogant, sale, … C’est pareil : ça fait plus de dix ans qu’il vient. Il est entré dans mon décor. Quand je sors de chez moi (les jours où je ne bosse pas), il est toujours là, ou presque (je n’ai jamais rien compris à ses horaires de travail), me rappelant, les jours gris, que je vis dans une banlieue saumâtre. Sa seule présence est emblématique de Bicêtre. Dès que je rentre dans la Comète, je l’oublie.

Les commerçants du marché ! Ca fait 16 ans que j’habite là. Ils sont les mêmes. 14 ans que je fréquente la Comète en même temps qu’eux. « Vous pouvez me passer le sucre, s’il vous plait ? » C’est tout. A la limite, quand je fais des courses au marché, ce qui est très rare, on ne se reconnaît pas. On a passé des heures ensemble, peut-être 2 ou 300, accoudés côtes à côtes sans jamais discuter.

C’est le métro qui m’intrigue le plus. On est là, tous les matins, toujours au même endroit, à peu près à la même heure (7h23 ou 24 pour moi, merci), toujours avec les mêmes personnes que l’on ne fit par remarquer qu’à l’issue d’un incident quelconque, la dame qui laisse tomber son bonnet, le môme qui vous bouscule en rentrant dans la rame, la pouffe avec son pantalon noir et ses grosses fesses qui finit de se maquiller sur le quai.

Il y a un couple que j’ai repéré. Je suppose qu’ils sont jeunes mariés, se tenant par la main tendrement sans même se rendre compte qu’ils attirent les regards presque aussi tendres de vieux connards lubriques comme moi. On voit tellement de gens qu’on ne sait plus qui on a vu. Eux, j’ai remarqué que je les avais remarqué le jour où je me suis dit : « putain, il a bien pris dix kilos depuis qu’il s’est marié, lui ! ».

La grosse qui vend des pains à la chaîne, à la « fausse boulangerie » à l’entrée du métro. Pendant des mois, je l’ai regardé sans la voir, tous les matins, dans le froid, supportant des clients pressés en vendant des croissants imbouffables. Hasard, j’ai remarqué que je l’avais remarquée le jour où j’ai su qu’elle était la fille d’une des clientes de mes bistros, dont je parle à l’occasion. Ca s’est fait presque à l’envers, en fait ! C’est sa mère que j’ai saluée, un soir, en sortant du métro. « Ah ! Salut, comment vas-tu ? Qu’est-ce que tu fais là ? » « Ah ben, j’attends ma fille, elle, là, qui finit à 19h30 aujourd’hui. » Le personnage de mon décor était entré dans ma vraie vie, celle qui est d’ailleurs paradoxalement virtuelle, sa mère n’ayant comme intérêt que d’être un personnage putatif de mes blogs.

C’est amusant : en passant en revue mon décor, dans ma tête, pour faire ce billet, je vois un tas de personnages. Il y a ceux que je connais, ceux à qui j’adresse la parole, parfois, pour autre chose qu’une banalité comme « je peux vous prendre le pichet d’eau », mais aussi les inconnus, qui ne sont pas si nombreux que ça, d’ailleurs.

J’ai bien retrouvé dans ma mémoire mon ex ado, mon marchant de matelas, ma boulangère, dix commerçants du marché (j’ai compté : Henri, sa femme, son fils, ses deux filles, le marchand de légume qui a eu un cancer, Shérif, le boulanger, l’Italienne, l’Italien et un autre qui boit avec les deux précédents). Je pourrais ajouter le jeune, probablement le fils du vendeur de matelas, mais il n’est pas assez souvent là, à remplacer son père, ou le distributeur de quotidiens gratuits à l’entrée du métro, mais ils changent tous les ans.

Un peu différemment, il y a la vieille dame en bas de chez moi. Quand je croise les autres voisins, je les reconnais comme tels. Elle, la vieille dame, elle ne semble pas me connaître alors ça fait presque 17 ans qu’on habite le même immeuble.

Patrick faisait partie de ces gens de mon décor. Je lui serrais la main assez souvent (l’entrée de l’Aéro est faite de telle sorte qu’on est presque obligé de serrer la main à tout le monde) sans, pourtant, le reconnaître à autre chose que sa dégaine : grand, les cheveux longs.

Aussi, quand on m’avait annoncé sa mort, je ne savais même pas qu’il s’appelait Patrick. « Patrick est mort, on l’a retrouvé dans sa chambre l’autre jour, il a été enterré hier. » « Qui ? » « Ah ! Mais tu sais bien, le type qui  buvait toujours des kirs, avec des cheveux longs et gris, grand et mince. » « Ah ! Lui ! »

Ainsi, il avait quitté mon décor et formait comme un vide.

Il faut croire que la mort n’empêche pas de boire puisqu’il était, hier soir, à l’Amandine. Je ne sais pas qui a dit qu’il était mort. Je ne sais pas qui a donné les précisions puisqu’on savait même la date de l’enterrement. La rumeur s’est probablement emballée. Je suppose qu’on a vu les pompiers l’embarquer de chez lui et que le téléphone arabe a fait la suite.

Hier, passé les premières minutes de surprise (je n’étais pas le seul surpris), la conversation a pris son tour normal. Je papotais avec Corinne, sa mère et le Gros Loïc tout en tripatouillant mon iPhone à la recherche d’un twit improbable.

Le patron discutait avec Patrick.

En cinq minutes, il est rentré dans mon décor.

Il y a changé de rôle. Il n’est plus le vieux mince aux cheveux longs mais il est Patrick, un client de bistro à qui je dirai bonjour à chaque fois que je le verrai parce qu’il était mort.

Combien de types ai-je ainsi croisé, en 17 ans de Bicêtre, qui sont restés dans ma vie quelques mois sans que je les vois tout en les voyant, inscrits dans le marbre du comptoir ou le bitume des quais du métro ?

Question inverse : suis-je aussi l’inconnu connu de certains ? Le gros avec les cheveux frisés qui rigole bêtement en tripotant son iPhone ? Tiens ! « Il est en jean, aujourd’hui. Il doit être en vacances… » « Que fait-il encore avec son iPhone ? »

« Je parle de vous, messieurs, dames… »

16 décembre 2009

Un accord : au bistro !

Ca va chier ce soir ! Le patron de la Comète va encore nous faire une belle colère… Le brulant sujet des terrasses chauffées refait surface.

Le Figaro nous dit que : « D'après un calcul réalisé hier par Jean-Marc Jancovici, fondateur du cabinet de conseil Carbone 4, le bilan carbone d'une terrasse équipée de quatre braseros au gaz, allumés à pleine puissance pendant huit heures, est équivalent à celui d'un trajet de 350 km en voiture. »

Cette information est reprise par le Point : « une terrasse de café équipée de quatre parasols chauffants allumés à pleine puissance pendant huit heures polluerait autant qu'un trajet de 470 km en voiture. »

La première information que nous en tirons est qu’un parasol permet de faire moins de route qu’un braséro pour polluer autant.

Pour le reste, ils ont tout à fait raison. Pour ma part, je bois au comptoir donc je me fous des terrasses et je suis écolo : c’est crétin de chauffer dehors. D’ailleurs, j’ai arrêté toute mesure de réduction des dépenses d’énergie chez moi tant que les « professionnels » continueront à le faire et à dépenser de l’énergie pour des conneries sans intérêt..

« Le nombre de terrasses a explosé depuis l'entrée en vigueur du décret Bertrand, il y a deux ans. Selon le Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs (Synhorcat), 50% des établissements ont ainsi aménagé un espace chauffé à l'extérieur - petit coin ou vaste terrasse ». C’est donc de la faute à l’actuel secrétaire général de l’UMP. Amis restaurateurs, vous votez pour qui, déjà ?

Les écolos sont prudents : « L'écologie ne peut pas toujours être imposée à coup d'interdits, observe ainsi Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement. Nous sommes naturellement opposés à toute forme de gaspillage d'énergie. Mais la pression devrait venir des consommateurs eux-mêmes ou de l'esprit de responsabilité des restaurateurs. » D’ailleurs, je vais interroger, dès ce soir, les écolos de Bicêtre qui seront à la Comète. En terrasse. L’esprit de responsabilité…

« Dans le cadre d'un rapport portant sur les moyens d'améliorer l'efficacité énergétique en Europe, le Parlement européen s'est, lui, prononcé pour l'interdiction des systèmes de chauffe pour terrasses. Mais son avis est non contraignant. » Ah ! Manquerait plus que l’Europe se mêle de la terrasse de la Comète… Déjà que je plonge de plus en plus du côté des sceptiques…

Ca va peut-être rassurer le patron…

« Une enquête des services de Bercy, effectuée entre le 30 novembre et le 4 décembre, montre que seuls 55% des restaurateurs ont diminué leurs prix conformément aux engagements. » Quels engagements ? Ces Belges oublient de préciser que les engagements ont été pris par des syndicats divers sans consulter les bistros normaux, d’ailleurs pas membres des syndicats en question.

« De guerre lasse, Hervé Novelli a demandé aux restaurateurs de modérer les hausses en 2010 pour "qu'elles ne dépassent pas l'inflation" ». On progresse ! On ne parle plus de baisse mais de modération de l’augmentation. Dans un an, il nous dira : « Ah ! Les gars, vous avez vu ? Les prix des bistros n’ont augmenté QUE de 2% ! ». L’augmentation de la hausse est freinée… Un peu comme les chiffres du chômage.

Finalement, un nouvel accord a été signé hier. Il ne concerne que les négociations sociales, pas les prix. Quand on voit comment l’accord précédent a été respecté, ça fait chaud au cœur ! « Le secrétaire d'Etat a ainsi qualifié d'"historique" l'accord salarial devant être signé dans l'après-midi, entre trois organisations patronales et les syndicats FO, CGT, CFTC, CFDT et CGC. » Nous avons un secrétaire d’Etat optimiste. Nous aurions tort de ronchonner. HISTORIQUE, on vous dit. Des syndicats non représentatifs ont signé un accord inférieur au précédent accord qui n’a pas été respecté et c’est HISTORIQUE.

« Les salaires seront revalorisés en moyenne de 5% et une "prime TVA", équivalent à 2% du salaire annuel et plafonnée à 500 euros, sera créée. » Ah ! Quand on voit l’augmentation du SMIC, c’est en effet heureux. 4 centimes par heure.

La plupart des employés de la restauration étant payés soit au SMIC ou au pourcentage, je vois difficilement ce que va représenter cette revalorisation des salaires en moyenne de 5%. Ah ! Si une hausse de 20% pour ceux qui ne sont ni au SMIC ni au pourcentage… Nous ferions nous berner, par hasard ?

Bon ! Qu'est-ce que je dis au patron de la Comète, moi ?


17 novembre 2009

Le Beaujolais nouveau est arrivé en camion vert


Dans la blogosphère, chacun a son domaine de spécialité. Moi, je suis le blogueur observateur de la Comète au Kremlin-Bicêtre. Par exemple, le lundi à 7 heures, le livreur de café se pointe. Le vendredi, un peu avant 7 heures, c’est le livreur de bière.

Ma surprise fut grande, ce matin, de voir le petit camion vert de la maison Bertrand se garer devant à 7h10. Aucune livraison n’est prévue le mardi matin avant 8 heures, sauf, parfois, le poissonnier.

Mon sang ne fit qu’un tour : c’était la livraison du Beaujolais nouveau.

Certains n’aiment pas le Beaujolais nouveau et je les comprends. Ils arrivent même à faire des billets incendiaires. Pour la peine, je vais leur piquer leur illustration.

Cela dit, pour le goût du Beaujolais nouveau, on est à peu près d’accord. Cette lavasse n’est bonne qu’à être bu le troisième jeudi de novembre. En outre, le tapage fait à l’étranger autour de la sortie de ce machin me fait penser que seuls les Français connaissent le pinard et ont donc raison d’être un tantinet xénophobes, les étrangers buvant n’importe quel picrate.

Il n’empêche que j’aime bien l’ambiance de ce troisième jeudi du mois de novembre, à la Comète, avec son petit concert de jazz, son marchand de saucissons et son coq au vin. Tous les blogueurs désœuvrés peuvent donc passer !



21 juin 2009

Du nouveau, à la Comète !

Petit 1 : il y maintenant le Wifi à la Comète ! Les réunions de blogueurs vont pouvoir s’animer !
Petit 2 : allez faire sauter le compteur de visites du blog du cuistot, Camille ! Il m’avait caché ça le bougre… Ces collègues n’ont pas fini de rigoler quand j’aurais trouvé où il se cache sur Youtube.

Petit 3 : le site web de la Comète est enfin disponible ! C’est ici que ça se passe : http://www.alacomete.com/ (dès que je retrouve les clés du .fr, je fais la redirection).

Petit 4 : à la page « agenda », il manque un détail ! Ils ont oublié d’annoncer Mezcla Del Paris pour la fête de la musique, ce soir !

Petit 5 : les annonces se précisent pour la soirée du 27 août ! Annie sera présente tout comme Olivier P et tous ceux que j’ai déjà annoncés… ou pas. Tiens ! J’ai oublié de vous avertir de la présence de l’illustre Monsieur Poireau et de Mademoiselle Ciguë !

Dans le désordre : CC, FalconHill, Gaël, Gularu, Trub (à confirmer), Zoridae, Balmeyer, Olympe, Jon, Alain Jupé un coup, Yann, Audine, Circé, @Rosselin, probablement les régionaux de l’étape Gaëlle, Mohammed et Tonnegrande, Hypos (en reconnaissance avec moi et Tonnegrande, ce soir), mtislav !

Edit : l'illustre Sarkofrance est annoncé et le non moins illustre Luc m'ont promis de passer.

Sans compter ceux que j’ai oublié et à qu’il va falloir que je paye une bière pour qu’ils arrêtent de m’en vouloir ! Et sans compter mes traditionnels camarades voisins qui ne manquent jamais une occasion de venir à la Comète : Eric, Martin, Vogelsong et Dagrouik. Et tous ceux qui ne se sont pas encore manifestés.

24 avril 2009

Traverser le périph pour voir La Comète

Il y a des matins, comme ça, dans le métro, vous n’arrivez pas à faire les mots croisés du quotidien gratuit du jour. Tout juste avez-vous réussi à mettre « Est », le e et le s étant issus d’un féminin et d’un pluriel des deux mots dans l’autre sens et la définition est « Cardinal d’Alsace ». Alors vous embrayez sur le Sudoku facile et vous craquez quand vous avez mis trois 9 dans le même pavé.

Alors vous vous dites que la fête de la veille fut bonne. La journée avait été bonne : vous avez passé votre temps à dire « Merci » sur votre blog, sur celui de Gaël, sur celui de Poireau, sur Twitter, sur Facebook. Vous êtes épuisé.

Puis vous arrivez à destination, faites votre billet antilibéral du matin et lisez les blogs. Vous vous rappelez alors ce très sympathique billet du vieux con puis de celui de Gaël avec ses belles vidéos que vous avez regardées dans les toilettes du bureau avec l’iPhone. Et la soirée vous revient en mémoire. Même la fin !

J’étais tout seul, au comptoir. Les copains venaient de partir. J’en avais eues, des surprises ! La première venait de Mathieu qui pour me faire plaisir était venu avec un copain encore plus gros que moi. La deuxième était venu d’un très sympathique blogueur de droite qui avait condescendu à traverser le périphérique pour me fêter mon anniversaire dans ce lieu magique qu’est la Comète, au Kremlin-Bicêtre et rencontrer d’illustres entrepreneurs envisageant de trainer leurs épouses dans ce temple de la beuverie blogosphérique ce qui ne serait pas très prudent. Il y avait, bien sûr, le Vieux Jacques, Tonnegrande (qui a oublié mon cadeau), Christian (qui, lui, n’a pas oublié), Michou (qui allait bosser, le pauvre), Djibril, le vieux Joël et des blogueurs plus habitués des lieux, dont les régionaux de l’étape.

Merci à tous ! Ca fut une très bonne soirée ! Hips…

Merci aussi à tous ceux qui m’ont souhaité un bon anniversaire en commentaires de billets de blogs pendant cette soirée et à qui je n’ai pas répondu, non pas par grossièreté mais, bordel, parce que c’est trop chiant de commenter à partir de l’iPhone.

Merci à ceux que j’ai oublié de citer dans ce billet d’avoir une certaine indulgence pour les trous de mémoire que je pourrais avoir. Par contre, j’ai volontairement passé sous silence l’arrivée tardive de Didier Goux qui avait passé sa soirée à dîner avec des jeunes communistes imberbes et qui était venu se finir parmi nous car je ne voudrais pas que son irremplaçable épouse sache qu’il s’est cassé la gueule dans la salle du fond. J’ignore s’il est bien rentré. Dagrouik m’a confirmé qu’il l’avait vu partir.

Ca fut une belle soirée. Entre mecs.

21 avril 2009

Le Kremlin des Blogs

Tout blogueur se présentant à la Comète jeudi 23 avril entre 19 et 22 heures se verra offrir une bière si je suis de bonne humeur, ce qui n’est pas sûr. Le Privilégié est attendu : tant pis s’il se fâche avec son épouse. Il n’y a pas de raison que je sois le seul à mettre la main au larfeuille pour mon anniversaire. Ceux qui n’ont aucune idée de cadeau n’ont pas à se faire de mouron : un billet de 50 euros fera très bien l’affaire.

Deux icones de la blogosphère sont attendues : Tonnegrande et Cratyle. Didier Goux pourrait mais uniquement pour faire chier les gauchistes et seulement sur le tard. Il n’est pas invité : seule son épouse l’est. Le Vieux Jacques sera présent de même que le Vieux Joël. Différentes personnalités politiques sont attendues. Notamment, locales, du Modem et du Moscoviscisme. Les non politiques de toutes tendances sont également invités.

Je précise qu’il ne s’agit pas d’une soirée de blogueurs mais d’une soirée concert « jazz manouche » à la Comète avec paella et côte de bœuf. Ce sont des plats typiquement manouches. Si mon anniversaire tombe en même temps, c’est le hasard.

Je rappelle pour les non initiés que la Comète est au Kremlin-Bicêtre ce que la Tour Eiffel est à Paris
: elle se trouve exactement en face du métro éponyme comme la Tour Eiffel est en face de la station de métro « Paris ». L’autre particularité de la Comète est qu’elle se trouve exactement au 102 avenue de Fontainebleau.


Ce n’est quand même pas compliqué à trouver, bordel !

Vous avez le droit de vous inscrire en commentaires ici-même.

31 octobre 2008

C'est Vendredi, c'est le hasard

Tous les blogueurs "politiques" connaissent maintenant Vendredi, un nouvel hebdomadaire qui reprend des billets de blogs. Comme les journaux étaient en grève, mon pote "le Vieux Joël", avait acheté les deux premiers numéros pour s'occuper.

Quand je suis arrivé au bistro, il me dit "Tiens ! Tu connais ça, un nouvel hebdomadaire ? Il y a plein d'articles différents des autres journaux, très sympa !". Je lui dit que je connais, que c'est fait à partir des billets de blogs, qu'un jour, si j'arrête de parler de bite dans chaque billet, on pourrait retrouver un de mes billets dans ce journal.

Il ne me croit pas : "Mais non ! Ce sont des vrais articles, pas des blogs". Je lui prends le journal et lui montre que chaque article était signé par l'URL d'un blog. Je lui en montre plusieurs, jusqu'à ce que je tombe sur cette signature :

!http://detoutetderiensurtoutderiendailleurs.blogspot.com

C'était ce billet de mon copain Gaël qui était cité. Gaël reprenait une plaisanterie qui circulait sur le Web à propos d'une buvette et m'avait adressé un clin d'oeil en les personnalisant : ça se déroulait dans mon quartier (Le Kremlin-Bicêtre), dans mon bistro fétiche (La Comète).

Avec le Vieux Joël, nous étions au Kremlin-Bicêtre à l'Amandine. Pour lui prouver que j'avais raison sur le fait qu'il s'agissait bien de billets de blogs, je lui demande de lire l'article puis le refile au patron et à la patronne, puis à quelques clients.

On était évidemment pliés de rire. Voilà pour l'anecdote.

Je relis le billet. Le thème du billet est que la Comète aurait accordé trop de crédits à ses clients, ce qui a provoqué, par ricochet, la faillite du système économique mondial (la Comète ayant été obligé d'emprunter à sa banque pour payer ses fournisseurs et ainsi de suite). C'est une plaisanterie pour expliquer la crise des subprimes.

Que nous montre cette anecdote ? D'une part que, contrairement à ce que je pensais, Vendredi connaîtra probablement un succès : un gars comme mon pote Joël l'a acheté, le trouve bien alors qu'il ne lit jamais les blogs.

D'autre part qu'il va falloir qu'on réfléchisse aux conneries qu'on dit dans les blogs maintenant qu'elles sont éditées sur papier. L'anecdote pourrait ainsi être racontée : je suis tombé sur un canard dans un bistro qui disait que le bistro voisin faisait crédit à ses clients. Or le crédit dans les bistros est strictement interdit par la loi.

C'est une anecdote. La Comète ne fait pas crédit (le bistro vient d'ouvrir) et on a bien rigolé avec le patron (j'ai été lui montré l'article ensuite). Il n'empêche que...

19 septembre 2008

Réunion du Modem à la Comète au Kremlin-Bicêtre

C'est dans 10 minutes et c'est uniquement en faisant ma revue de blogs que je m'en rappelle. Je ne peux pas louper ça ! A mon avis, il devrait y avoir beaucoup plus de blogueurs de gauche au comptoir que de participants...

10 juillet 2008

Julien Dray à la Comète : 7 raisons

C’est n’importe quoi ce titre, pourtant je n’ai rien bu à midi. Ce n’est pourtant pas de la publicité mensongère. Je me disais dans ma petite tête que la nouvelle salle de la Comète ferait un lieu pas mal si des blogueurs zinfluents mais gauchistes voulaient y interviewer des personnages politiques de premier plan.

Le tout m’est venu suite à une association d’idée assez compliquée que seul mon cerveau encore embrouillé à cette heure par une sortie de la veille peut en produire et que je vais vous raconter ici. En fait, je sais bien que vous vous en foutez mais vous n’avez pas de chance, c’est l’objet de mon billet.

Petit 1 : La Comète, au Kremlin-Bicêtre, a été entièrement refaite : c’est beau. Elle fait à manger le soir et n’a donc plus les mêmes contraintes horaires qu’auparavant.

Petit 2 : La Comète mériterait bien un peu de publicité dans le Kremlinois et je connais le deuxième adjoint au maire du patelin en question qui lui même connait Julien Dray. Il pourrait pistonner La Comète.

Petit 3 : Le Café des Blogs semble avoir disparu suite à un malheureux incident.

Petit 4 : La République des blogs a peut-être son avenir incertain, vu la retraite anticipé du meilleur d’entre nous (je vais faire un lien, il n’est plus concurrent…).

Petite 5 : Ces réunions de blogueurs avaient lieu au Pavillon Baltard qui a le désavantage de se trouver loin de chez moi. La salle de la Comète est près de chez moi. Je pourrai donc boire jusqu’à plus soif ce qui tarde souvent au vu de la chaleur qui nous accable.

Petit 6 : Il me fallait un homme politique à citer dans le titre de ce billet pour faire croire à mes lecteurs qu’il a un intérêt. Mon copain Hervé, dont au sujet duquel je parlais ci-dessus (le deuxième adjoint), connaît Julien Dray.

Petit 7 : je n’ai même pas le temps de lire la presse pour faire un autre billet. Pourtant avec les conneries de Serge Dassault, les 35 heures définitivement torpillées, Nicolas Sarkozy qui fusionne la DST et les RG pendant que sa garde rapprochée essaie d’enfoncer Ségolène Royal par tout les moyens… surtout quand elle annonce que le cambriolage de son appart serait politique.

Ils sont tellement grotesques en faisant ça que ça rend Ségolène Royal de plus en plus sympathique et je suis très fort pour oser dire ça dans un billet consacré à Julien Dray.

Ils ont envoyé Nadine Morano, Lefebvre et Raffarin. Bravo la crédibilité !

02 juin 2008

La Comète ferme. Vive la Comète !

« Nous on fait du frais ». Voilà comment étaient reçus les clients de la Comète, le 2 janvier, lors de sa réouverture avec les nouveaux tauliers, lorsqu’ils constataient le changement de formule et l’augmentation des prix. Ca voulait dire : « Ouais, l’ancien patron se foutait de votre gueule et vous donnait des saloperies à manger ».

La réponse aurait du être : « Oui, nous avons changé la formule car il nous est impossible d’égaler Monsieur Jean de qui nous avons reçu la lourde mission d’assurer la satisfaction de sa chère clientèle ».

Le nouveau proprio rappelait « moi, je suis du métier », mais avait oublié la base, la connaissance des clients et l’amitié qui lie forcément un patron de bistro à ses fidèles clients.

Dès les premiers jours, nous nous demandions qui était ce type qui nous prenait de haut, nous, des pauvres ploucs d’une banlieue pourrie. Je ne l’ai pas revu depuis mais le mal était fait.

Les autres clients sont partis, un lien était rompu avec le départ de Martine et Jean et le nouveau proprio n’a pas essayé de le réparer. C’était pourtant simple. Il lui suffisait de rester au comptoir à discuter gentiment avec les clients comme doivent le faire tous les patrons de bistro. Mais, c’est un professionnel !

Pendant ce temps, il restait à houspiller le personnel pour lui apprendre le métier. La pauvre Nadine… Ca ne fait que 15 ans qu’elle servait des clients à la Comète. Depuis elle a démissionné. Jim était moins ancien. Juste deux ans et demi… et il se retrouve avec un taulier qui tente de lui apprendre un métier.

De quoi je me mêle ? Rien… Ca faisait des années que Nadine et Jim nous servaient et écoutaient nos âneries quand on avait envie de pleurer après une journée de boulot ou une engueulade avec des potes. Forcément, ça crée des liens. Les voir se faire houspiller n’était pas plaisant.

Les premiers clients sont partis, entrainant leurs potes. Un professionnel, qu’il disait ! Maintenant il est parti aussi. Il a jeté l’éponge.

Moi, je suis resté. Je suis tenace… et surtout je m’en fous de ces conneries. Je ne pouvais pas laisser tomber Jim et Patricia et Patrick sont bien sympathiques. Je ne suis pas un professionnel… mais il aurait du se douter que les clients des bistros du Kremlin-Bicêtre connaissait mieux que lui les bistros du Kremlin-Bicêtre.

Voilà, dans deux récents billets sur mon blog « familial », je promettais de raconter les vraies raisons de la fermeture de la Comète. Voila la première : l’arrogance qui lui a fait oublier les bases du métier : quand on achète la meilleure affaire d’un quartier, on se renseigne, on respecte les clients, on bichonne le personnel. On ne change pas tout sous prétexte qu’on est meilleur que l’autre. On ne pas être meilleur que le premier…

Nous avons donc ainsi le « proprio » qui a acheté le fond à Roger, le 1er janvier. Jean en était auparavant le « gérant libre », c'est-à-dire qu’il payait un loyer à Roger et faisait à peu près ce qu’il voulait dans la taule. « A peu près » seulement, il ne devait pas nuire au fond qui appartenait à Roger.

Pour ceux qui ne sont pas très doués en gestion de bistros, en plus de ce loyer pour le fond, il y a aussi un loyer à payer à la propriétaire des murs qui habite d’ailleurs l’immeuble. Il y a aussi une redevance pour la terrasse qui empiète sur le territoire communal.

Le nouveau proprio a confié la gestion opérationnelle de la taule à Patricia et Patrick sans leur en laisser la totale gérance. Du moins, je suppose. Moult détails me l’indiquent. Je parlais l’autre jour de la machine pour payer par carte qui n’est pas à leur nom, il y a aussi la difficulté à avoir de monnaie (donc ils n’avaient pas de banque dans le voisinage), le fait que les salaires des employés soient versés par le proprio, le fait que les employés des autres bistros du proprio passaient remplacer le personnel absent, … Plein de détails.

C’est la deuxième erreur commise par le nouveau proprio. Très grosse. Quand des patrons ne le sont pas vraiment, ils ne peuvent pas gérer la taule comme ils le sentent, en s’adaptant à leur connaissance de la clientèle. Sans compter que je vois difficilement comment on peut être motivé en étant taulier d’un petit bistro sans toucher directement un revenu des ventes…

La troisième erreur grossière sauterait au nez d’un nouveau né. Il était urgent de changer le mobilier de la terrasse, voire de refaire totalement cette terrasse. Je ne sais pas combien ça aurait coûté. 20 000 euros ? 50 000 ? 100 000 ? La question n’est pas là. Quand on prend une affaire, on inclut ce genre de détails à son budget. Il ne suffit pas d’augmenter les tarifs pour faire un bistro haut de gamme.

La quatrième erreur est d’avoir laissé diminuer le nombre d’employés. Josiane est partie en retraite et Nadine a démissionné. Elles n’ont pas été remplacées. Ce n’est pas parce qu’on fait moins de chiffre d’affaire qu’il faut réduire le nombre d’employés. Au contraire. C’est parce qu’on réduit le nombre d’employés que le chiffre d’affaire baisse. Tout simplement parce que chaque personne qui reste a plus de boulot et moins d’attention à apporter à chaque client.

Tiens ! Le matin. Comment le patron peut-il discuter avec les habitués au comptoir s’il doit servir des cafés en terrasse ?

Oups… Me voilà en fin de mon deuxième feuillet. Je ne vais pas continuer la liste trop longtemps. Cinquième erreur : avoir changé dès le début les méthodes de travail des employés. Ca ne sert à rien et ça les stresse : ça s’en ressent sur leur boulot.

La Comète n’est pas une brasserie des Champs Elysées avec des tonnes de passants désirant se rafraichir : de toute manière, les clients ne reviendront pas. La Comète est un petit bistro où l’on vient manger ou boire pour par cher en y recherchant une ambiance.

Fallait pas casser l’ambiance. Un professionnel ?

« Ils vous volaient, la bouffe n’était pas fraîche ». « Vous vous êtes fait avoir pendant 30 ans. » Voilà ce qu’il disait des anciens patrons qui étaient nos amis. Dire ça en augmentant les tarifs et en baissant la qualité du café. Il fallait le faire.

« De quoi je me mêle ? ». Rien. C’était mon bistro, c’était celui des autres.

12 mars 2008

Le Kremlin-Bicêtre en deuil

Le dernier poilu vivant, Lazare Ponticelli, est mort à l'âge de 110 ans. Je rappelle à mes lecteurs qu’il habitait au Kremlin-Bicêtre, chez sa fille.

Le Kremlin-Bicêtre était célèbre pour son hôpital, son poilu, sa Comète, son Leclerc, sa Nationale 7, ses chansons de Charles Trenet, le clair de Lune à Maubeauge et mon blog (à moindre échelle).

Il faut aussi reconnaître que les patrons de bistros, de part et d’autre de l’avenue Eugène Thomas, avaient perdus beaucoup de poils en un an (et il y en a un qui lit mon blog, je vais me faire engueuler : ce n'est pas ce soir que je vais avoir un verre à l'oeil !).

Mes amitiés à la famille.
Un hommage national lui sera rendu.

11 mars 2008

Accoudé au comptoir pour tenir un blog

Un patronat esclavagiste au possible m’ayant demandé de travailler hier, je n’ai pas pu faire mon joli billet de fin de campagne qui n’est d’ailleurs pas finie : il reste à faire gagner 0,6% de voix à Alain Desmarest pour le second tour des élections cantonales. J’espère qu’il ne compte pas trop sur le blog, ma semaine est chargée !

Ma joie de voir remporter l’équipe de Jean-Luc Laurent au Kremlin-Bicêtre est gâchée par la défaite de celle de Robert Rault à Loudéac ! Des fois, je me demande si les habitants de mon patelin natal n’ont pas quelques neurones en moins à cause de coucheries consanguines historiques. Mais comme j'en viens...

A Bicêtre, j’ai mené une campagne à partir de la Comète, le bistro en bas de chez moi. Ce bistro a servi de QG de campagne à Gilles Chopard. Lors de la soirée à la Mairie, dimanche soir, j’ai entendu les gens dire que c’est un bistro de droite : c’est grotesque. C’est une brasserie d’angle dans laquelle, moi, gauchiste blogosphérique et rondouillard passe une partie de ma vie.

A propos de Gilles Chopard et la droite et de la Comète : je vais d’urgence aller me confesser, j’ai un immense aveu à faire. Pendant cette campagne, je l’ai souvent rencontré à la Comète, de même que Raphaet Dali. Ils sont bien sympathiques. Voilà, c’est dit. Ouf ! Les autres aussi, mais eux sont de droite.

Ce n’est pas grave me direz-vous… Il y a bien une fois où j’ai trouvé François Bayrou sympathique.

Plus sérieusement, pendant cette campagne, j’ai eu l’occasion de discuter avec un tas de gens, de droite comme de gauche et c’était bien agréable. Tous semblent s’être demandé pendant un temps « c’est qui ce clown qui parle de nous et qu’on retrouve dans google » ?

Ils ont sans doute tous compris que j’étais justement un clown agile des doigts sur le clavier.

Faisons le compte.

Entre le 1er janvier et le 8 mars, le blog a reçu 34 376 visites. En tout, mon compteur "Google Analytics" m'indique que moins de 2000 recherches ayant un rapport avec Bicêtre ou un des noms signalés ont abouti sur le blog soit moins de 30 par jour !

En fait, il suffit que chaque candidat (6 listes de 35) ait fait lui-même une recherche par semaine sur la période pour arriver à ce nombre de visites… Chaque candidat a des collègues, des enfants, des amis, …

Des électeurs qui bossent avec d’autres types dans des bureaux ont regardé ce qui se passe dans la commune de ses collègues. Des électeurs ont essayé de taper « municipales » puis le nom de son patelin sur google. Des électeurs sont tombés sur mon blog ont cliqué, se sont dit « putain, il faut lire tous ces mots » et sont ressortis ! Des électeurs se sont dit « tiens ! Mon candidat doit avoir un blog » et est tombé sur mon blog en cherchant sur google… Ca tombe bien, je rappelais souvent les adresses des blogs des candidats !

Je suis près à parier qu’à part mes visiteurs habituels (au fait ! Salut à tous) et à part les Kremlinois fortement politisés, moins de 100 ou 200 visiteurs ont réellement lu un de mes billets… En ai-je convaincu un seul ? Non… Ou alors sur la seule thématique vaguement politique que j’ai exposée dans le blog : « Quand on est opposé à la politique menée par Nicolas Sarkozy et par le gouvernement, on ne vote pas pour des listes soutenues par l’UMP et, tant qu’à faire, quand on est de gauche, on vote pour la liste soutenue par le PS ».

Ainsi, toutes les personnes que j’ai rencontrées, sauf sans doute Jean-Luc Laurent et Alain Desmarest, se sont largement trompées sur « l’influence » d’un blog ! Peut-être qu’un « blogueur influent » connu d’une commune ou d’un arrondissement de 100 ou 200 000 habitants aurait-il pu convaincre quelques électeurs… mais aucun « blogueur influent » ne s’est lancé dans la campagne comme j’ai pu le faire (à part, bien sûr, Christophe Grébert, candidat à Puteaux).

Toujours est-il que je garde un excellent souvenir de ces conversations, dans la rue, accoudés au comptoir ou assis dans la salle !