Je ne sais pas ce qui est arrivé à Tristane Banon. A-t-elle été violée par DSK ? Je m’en fous. Réellement, c’est une affaire privée. DSK n’est pas candidat. On parle, je crois, de 70 000 viols par ans, c’est tragique, mais Tristane Banon est un cas parmi les autres. Elle a rebondi sur « l’affaire DSK » pour en sortir une autre. Je ne sais pas pourquoi. Pense-t-elle trouver la gloire ?
Elle va perdre. D’ailleurs qu’a-t-elle à gagner, près de 10 ans après ? C’est presque grotesque. Elle va être trainée dans la boue par toute la presse. Avec la première affaire DSK, on a « tous » fini par penser, à un moment, qu’il était forcément coupable. On s’est « tous » dit qu’il avait pu craquer. Quand il a été montré que les propos de la plaignante étaient pour partie faux, on s’est « tous » dit qu’on s’était fait enfler, que finalement, il n’était peut-être pas coupable de grand-chose. On a « tous » eu honte en se rendant compte qu’on s’était assis sur la présomption d’innocence.
Pourtant, je n’ai eu aucune excuse de la part des féministes qui avaient eu des propos des forts contre moi. Avec deux charmantes jeunes femmes, Trub et Sassa, on discutait, hier, de la « testostérone » qui faisait que les hommes avaient tendance à s’enflammer rapidement, à se justifier en permanence, à ne jamais reconnaître leurs torts... J’aurais du ressortir certains propos qui m’ont été adressés par des dames pendant cette période, ne serait-ce que dans Twitter quand je faisais une plaisanterie salace. Les gonzesses n’ont pas de testostérone mais à la vitesse où elles cliquent sur « unfollow » est très drôle.
Je ne sais pas jusqu’où ira la deuxième affaire DSK, celle où il est attaqué par Tristane Banon pour une histoire qui date d’une époque où la bière de base de la Comète était encore de la Amstel et pas de la Kronenbourg.
Dominique Strauss-Kahn bénéficiera, dans le cœur des gens, de la présomption d’innocence, parce qu’il en a suffisamment pris dans la tronche, battant le record des unes de journaux. Tristane Banon aura donc une présomption de culpabilité, celle de trainer les gens dans la boue, celle de gâcher la vie politique française, celle de torpiller le débat des primaires socialistes.
J’aimerais bien, maintenant, que le soleil revienne et que Tristane Banon ne tente pas de me gâcher mes vacances…
« Cette saga de l'été est encore un bel écran de fumée pour le PS et ça, c'est tragique. » disait CC (premier lien, en début de billet)…
