En salle

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28 octobre 2015

DSKDB : au tour de Marianne

Cette histoire n'est, semble-t-il, pas près à s'arrêter. Cette fois, c'est Marianne qui parle de la visite de Dominique Strauss-Kahn devant les blogueurs à la Comète, avec une grosse erreur dans l'introduction : les blogueurs présents n'ont pas été choisis par "ses communicants" (mais par moi-même, tout seul comme grand, choisi par sa compagne du fait de notre amitié).

Non mais sans blague... Il faudrait peut-être arrêter le délire. Les blogueurs invités étaient de tous horizons politiques, de proches du Front de Gauche au centre droit, en passant par de vils libéraux, des féministes,... 

Ces journalistes qui croient détenir des scoops mais décrédibilisent leurs canards...

Edit : billet modifié à 13h30 (l'avant dernier paragraphe laissait entendre qu'il y avait des participants membres du Front de Gauche).

08 septembre 2015

Jack is back

Et tu sais quoi ? J’ai passé la soirée avec DSK hier. J’étais en face de lui, à table. Enfin, presque, j’ai préféré me mettre en face de ma copine Myriam. C’est elle qui m’a appelé, vendredi ! C’était l’après-midi, j’étais en réunion avec des collègues. Mon iPhone fait ce qu’il a de mieux à faire quand je l’ai dans la poche de mon pantalon. Il vibre. Je regarde le numéro. Je ne le connaissais pas. Cela tombait bien, je n’avais envie de parler avec personne. Je dis aux collègues : « excusez-moi, cela doit être la compagne de DSK ! ». Ils m’ont pris pour un taré, d’autant que quand je suis revenu, j’ai confirmé que c’était elle. Même que ça m’a fait bien plaisir de papoter avec elle et de la revoir.

Du coup, en partant du boulot, hier soir, j’ai présenté mes excuses pour partir de bonne heure : « désolé, il faut que j’y aille, j’ai rendez-vous avec Dominique Strauss-Kahn. » Figurez-vous que personne n’y croyait. Même pas moi ! 

Il faut que je vienne à l’essentiel pour ce billet de blog qui restera dans les annales (avec deux n, merci) : Dominique – on se tutoie, figurez-vous. Cette habitude qu’ont les militants socialistes est grotesque. Tout le monde se tutoie – va bien. Il a des cernes sous les yeux. En capote de fiacre, ses yeux, dirait ma grand-mère. Dans ma bloguerolle, là, à droite, tu trouveras les billets de deux ou trois copains qui en parlent. Tu sauras donc exactement ce qu’il a dit.

Il nous a dit pourquoi son premier tweet était « Jack is back ». Je n’ai rien compris à son explication ce qui prouve que ce tweet était à peu près parfait. Toute la sphère politicomédiatico machin s’en ému alors que cet excellent tweet ne voulait absolument rien dire. C’est fort. Dès fois, je fais des billets de blog et tout le monde s’en fout. DSK, il sort une connerie, et tout le monde s’y intéresse. Il est très fort.

A mon avis, son retour sur la scène politique française est pour bientôt. Je le sens bien préparer la présidentielle de 2027. C’est d’ailleurs pour ça qu’il a insisté pour voir des blogueurs. On va préparer cela calmement. Pour 2022, c’est Jack Lang qui va y aller. Ben oui, personne n’a remarqué que « Jack is back » est sorti le 21 juin, le jour de la fête de la musique. Il faut absolument que je fasse tout, ici.

Je remercie tous les braves copains blogueurs qui ont passé le périphérique pour assister à la soirée. Je remercie Dominique pour sa présence et Myriam, surtout Myriam, pour avoir organisé cette fabuleuse soirée au cours de laquelle j’ai bu une bière.

Je remercie aussi toutes les andouilles qui se demandent ce qu'est venu faire Strauss-Kahn à Bicêtre. Lui aussi, d'ailleurs.

02 juillet 2015

DSK est bien de retour !

Le texte de Dominique Strauss-Kahn dont il a tweeté l'URL a été lu près de trois millions de fois (dont deux par moi...). 

Belle leçon donnée aux dirigeants européens... 

Ou la préparation de l'élection de 2017 ?

17 février 2015

La relaxe

Ainsi, Dominique Strauss-Kahn devrait être relaxé, faute de preuves. Rien qu’à cette idée, me voila tout guilleret, pour lui, d’abord, puisqu’il en assez pris dans la gueule depuis bientôt quatre ans maintenant et que le procès, tel qu’il est retranscrit par les médias, tourne plus au procès de ses pratiques sexuelles. Putain de sodomie, si je puis me permettre.

Entendons-nous bien ! S’il y avait eu un procès pour viol et qu’il avait été condamné, ma pensée n’aurait pas été la même. Par contre, cette histoire de proxénétisme aggravé me paraissait de plus haut comique. La justice n’a aucune preuve qu’il savait qu’il s’agissait de prostituées ce qui est aussi relativement amusant. Mais quand bien même il savait, coucher avec des prostitués n’est pas interdit et, je me répète, je suis contre la pénalisation du client. Alors, le proxénétisme aggravé, hein !

Je suis guilleret (tout est relatif, je ne danse pas sur le comptoir) parce que DSK a un certain nombre d’ennemis, à gauche, qui se seraient réjoui d’une condamnation rien que pour ce qu’il représente. Je suis guilleret (au point de prendre l’apéro, quand même) parce que ce procès pour atteinte aux bonnes mœurs commençait à ma casser les noyaux. Je suis désolé pour mes amies féministes qui attendaient quelque chose de ce procès contre cet homme aux pratiques sexuelles particulières et un tantinet abusives, visiblement, mais la loi, en France, n’interdit pas de coucher avec des gonzesses qu’on ne connait pas, même en série. Alors, s’il faut réfléchir à quelque chose, c’est bien à la loi. Que veut-on interdire ? Pourquoi ?

Le proxénétisme est le fait de tirer profit de la prostitution d’autrui. DSK a tiré des putes, certes. J’espère qu’il en a tiré du plaisir. Il n’en a pas tiré profit. Officiellement, il a participé à ce que l’on pourrait appeler une partouze. C’est mal.


L’affaire est glauque mais ce n’est pas la nôtre.

10 février 2015

DSQ

Moi, vous me connaissez. Au moment des débats sur la pénalisation des clients de la prostitution, j’étais contre. Aussi, je n’en veux pas à DSK d’avoir été aux putes et souhaite qu’il soit blanchi sauf si les filles n’étaient pas consentantes ou s’il a bénéficié d’un avantage autre que sexuel dans cette opération. Par exemple.  Pour toutes les autres peccadilles, il a déjà payé. Il était roi du monde et s’est retrouvé en photo en première page de centaines de milliers de journaux au monde.

Je suis magnanime.

Il n’empêche que je lisais des articles de presse relatant les débats à l’occasion de son procès... C’est quand même surréaliste. Imaginer le roi du monde avec des hommes d’affaire se réunissant dans un hôtel de luxe pour se partager des filles…


J’imagine les dialogues : « celle-là était pas mal, tu devrais l’essayer ! Et la tienne ? ».

Je ne sais pas si Michel Brice aurait pu imaginer plus sordide...

04 mars 2014

Le sondage de popularité de la mort qui tue mort né

C'est l'histoire d'un sondage qui n'est jamais sorti... C'est à lire ici ou là. Le Parisien a sondé les Français avec la question qui tue "Pensez-vous que machin ferait mieux que François Hollande", en gros. Le premier est DSK ! Dominique Strauss-Kahn arrive en tête avec 56%. Mais c'est le reste du sondage qui m'intéresse puisqu'il n'y a pas de mal à se faire du bien.

Le deuxième est Alain Juppé qui arrive en tête du second rang avec 53%. Bravo à lui et bon courage à Vincent Feltesse...

Les troisièmes et quatrièmes sont Nicolas Sarkozy et Manuel Valls avec réciproquement 49 et 48%. Je trouve ça rigolo. Il y a plus de la moitié de la population qui trouve que Sarko et Manu ne feraient pas mieux que Pépère. Seuls DSK et Juppé feraient un meilleur président que François Hollande.

Les autres personnalités politiques sont carrément à la ramasse.

(merci à Melclalex)

18 janvier 2014

L'autre semaine où tout a basculé

J'ai ouvert le blog fin 2005, j'ai donc fêté les 8 ans récemment, et cette semaine est une des deux plus étranges depuis cette date. Pensez donc ! On a eu une liaison présidentielle qui a fait parler beaucoup de monde de même qu'une histoire de socialisme de l'offre, de la demande où je ne sais quoi. De fait, on a beaucoup parlé de positionnement politique avec d'éminents blogueurs politiques qui semblent avoir basculé dans l'opposition.

L'autre étrange semaine est celle de mai 2011 lorsque Dominique Strauss-Kahn fut arrêté par la police pour l'affaire que l'on connait. DSK était donné gagnant par beaucoup, pour la primaire comme pour la présidentielle. François Hollande avait déjà commencé sa campagne mais celui qui était alors patron du FMI n'avait pas annoncé sa candidature. Pour ma part, j'avais déjà plus ou moins choisi Hollande pour des raisons politiques... Mais aussi parce que je ne voyais pas DSK à l'Elysée, marre du bling bling... Le plus drôle c'est que j'avais aussi peur qu'il se fasse rattraper par une histoire de cul en étant Président. Avec Hollande, ça ne pouvait pas arriver...

Cette semaine fut très difficile parce que les féministes lui sont tombés dessus bien aidés par ce que l'on n'appelait pas encore la vraie gauche qui ne pouvait pas voir DSK. C'est très drôle, d'ailleurs, à l'époque on les sentait près à soutenir Hollande pour battre l'autre qui passait pour très libéral. Dans mon blog, je me suis mis à défendre Strauss-Kahn : « Hé ho, arrêtez donc ! Pour l'instant, on n'a qu'une femme de ménage qui porte plainte contre le directeur du FMI. De toute manière, sa photo avec les menottes a fait le tour du monde, sa carrière est foutue, alors laissons la police et la justice faire son boulot. » J'ai alors été traîné dans la boue par ces gauchistes de canapé, traité de machiste par je ne sais combien de blogs.

Ca m'a beaucoup fatigué, nerveusement, parce qu'il fallait que je sois sur la défensive en permanence mais je jubilais : j'étais du bon côté, celui de la justice. Les opposants de la vraie gauche au centre gauche et les harpies féministes montraient leur vrai visage : celui de la haine, cette haine que je n'avais jamais croisée ailleurs, à l'époque, notamment parmi les blogueurs réactionnaires que je fréquentais (et leurs commentateurs, surtout, je n'ai pas l'habitude de fréquenter les haineux).

Revenons à cette semaine, un peu avant, même.

Donc, l'affaire Gayet éclate. Je fais un billet pour déconner. Puis l'affaire prend des proportions incroyables (du coups je reste loin du web pendant deux ou trois jours : qu'Hollande se débrouille avec sa bite, hein). Je sors de mon trou mardi, l'affaire continue à faire la une. On voit des débats dans tous les sens, la presse de gauche qui profite de l'affaire pour taper sur Hollande, les mêmes qui nous disent qu'il faut revenir au vrais sujets. On voit des débats sur la vie privée et des débats sur la première dame.

C'est surréaliste ! C'est évidemment de la vie privée. Le président normal a fini son job, à 19 heures, il met son par dessus et prend son scooter pour aller « tirer sa grosse ». On s'en fout, quoi ! Le boulot du président n'est pas de rester 24 heures sur 24 dans un PC de sécurité au cas où la troisième guerre mondiale se déclenche ou qu'une crise économique arrive. En plus, il a un iPhone et son cabinet peut lui envoyer un SMS : « Pépère, reviens, on a besoin de toi ». Cela étant, il s'est fait avoir comme un bleu par une presse à sensation qui est là pour diffuser ce genre de conneries.

Le problème vient d'une presse plus sérieuse. J'aime beaucoup cet « aveux » dans l'éditorial d'Eric Emptaz du le Canard Enchaîné, à ce sujet : « Cette affaire […] concerne et consterne évidemment en premier lieu les intéressés. Mais en passant ainsi par effraction de la sphère privée à la place publique, cette affaire crée aussi un embarras auquel la presse, dont « Le Canard », n'échappe pas ». Paf ! Voila les journalistes politiques qui se croient obligés de parler de cul... Les gars, remettez vous. Cessez cette traque, nigauds !

La conférence de presse

Peu après cette histoire, voilà le président qui tient sa conférence de presse semestrielle. Voila que la sphère s'empare de ces histoires de socialisme de l'offre et de socialisme de la demande. Moi, ça me gave parce que ça relance le débat autour de la vraie gauche.

Une simple recherche Google de « socialisme de l'offre » montre que Hollande et Moscovici en parlent depuis un an (la conférence de presse de fin 2012) et que c'est repris par la presse. On trouve même un article d'Atlantico (canard de droite en ligne) qui s'en émeut sur le thème : « Ah mon dieu, c'était la polique de l'URSS », dès la troisième ou quatrième entrée.

Je vais dire un truc aux journalistes : il m'arrivent, à moi aussi, d'utiliser Google pour savoir ce que j'ai raconté il y a un an. Je pourrais le dire aux militants politiques mais ils racontent leurs conneries bénévolement.

Je vais quand même dire quelques machins politiques :
  • le socialisme n'est pas de distribuer du pognon aux gens pour qu'ils consomment,
  • ça fait plus de quarante ans qu'il n'y a plus de pognon, pour donner aux gens mais on en donne quand même, ça ne fonctionne pas : ça fait quarante ans qu'on est en crise. Arrêtez de dire que ça date de 2008,
  • en fait, ça date des chocs pétroliers mais aussi d'une loi, en janvier 1973, qui empêche à l'Etat d'emprunter à sa banque centrale (donc de faire tourner la planche à billets), ce qui fait qu'on paye des intérêts sur une dette qu'on n'arrive jamais à rembourser vu le coût des intérêts,
  • arrêtez, en conséquence, d'accuser en permanence tel ou tel traité Européen alors que la loi vient d'un texte de Giscard quand il était ministre des finances,
  • François Hollande a été élu pour réduire le déficit, pas pour appliquer une politique gauchiste,...

Le blogueur Front de Gauche, Des Pas Perdus traite la décision de Hollande avec humour par une caricature de Père Ubu. Mais, si j'avais le moindre talent littéraire, je pourrais le lui renvoyer dans les dents.

Je rappelle donc : chaque centime dépensé par l'Etat en plus de ces recettes est payée par la dette souscrite sur les marchés financiers. Elle est entretenue depuis 40 ans. Il faut en sortir. Dépenser du pognon pour la relance est fait depuis 40 ans et ça ne fonctionne pas. Par contre, le montant des intérêts versés aux financiers augmente. Et c'est pourtant "vous" qui dénoncez le TINA...

Si mes camarades blogueurs pouvaient avoir un autre mot que « relance » ou « demande » dans la bouche, ça m'énerve. Tiens ! J'ai peu parlé de « demande », en fait. Il regrette l'absence de coup de pouce au SMIC. C'est vrai, l'Etat aurait pu donner un coup de pouce au SMIC. Les smicards auraient été augmentés de 30 euros par mois, la moitié tuée par l'inflation. Tu parles d'une relance !

Dernier point. Je rappelle que la dernière fois où un gouvernement a réussi à créer massivement de l'emploi, c'était par une réduction de coût du travail et c'était un gouvernement de gauche. C'était les 35 heures...

La réforme territoriale

C'est une des rares annonces de François Hollande à avoir été reprises dans la presse et le sujet me passionne : je suis donc content.

Ce qu'il y a d'étrange, c'est que les commentateurs n'en retiennent qu'un passage à 15 régions, alors que c'était le rapport Balladur qui en parlait. Hollande n'a pas parlé de ça mais de plein d'autres choses. Les gens jouent aux connaisseurs et donnent leur avis mais sont totalement ignorant du dossier.

Pourtant important.

Tout a basculé.

Les journaux, les commentateurs, les observateurs ont tous montré qu'ils sont à la ramasse.

08 août 2013

Mes personnalités politiques préférées

Pour le redémarrage de son blog, Guillaume dresse la liste des personnalités politiques qu'il préfère. Excellente idée de billet. Je la lui pique ! Je pourrais aussi lui piquer une partie de son introduction mais je vais le dire autrement.

Petit 1 : j’ai horreur de la logique des courants au sein du PS, logique complètement absconse pour toute personne qui n’adhère pas au parti (ni aux parties comme le calbute quand il fait très chaud dans le métro). Ce que l’on retient d’un congrès du PS, c’est soit les batailles internes, soit le nom du type qui a été élu Premier secrétaire, pas le texte des motions…

Petit 2 : je me fous des personnes en tant que telles sauf que je n’oublie pas que ce sont elles qui vont dans les médias et ont en charge de recueillir les suffrages, ce que la gauche, contrairement à la droite, a souvent tendance à oublier. D'ailleurs, je pense que les militants du PS votent pour des motions en fonction de ceux qui les porte et pas de leur contenu. Dans les blogs, je trouve toujours rigolo les analyses des motions par les blogueurs engagés derrière une personne. Ca frise le grotesque.

Trois précisions en préambule :
-         pour faire ma liste, je ne prends pas en compte la ligne politique ! Je vais même citer deux types de droite,
-         pour beaucoup des gens que je cite (tous sauf deux), il y a une histoire personnelle qui fait que je me suis intéressé à elles avant qu'elles ne soient au premier plan au niveau national. Ces anecdotes personnelles n'ayant pas d'intérêt, je ne les raconte pas nécessairement ici.
-         il n'y a pas de hiérarchie dans la liste ci-dessous, sauf pour le premier.

François Hollande

Il y a plein de raisons pour le mettre dans cette liste. Je ne vais en citer que deux.

La première : c'est lui qui a permis le retour de la gauche aux manettes, ce qui est d'autant plus méritoire que personne n'aurait parié sur lui 18 mois avant son élection, sauf peut être des andouilles comme moi (mais j'ai hésité avec Martine Aubry).

La deuxième : je l'ai toujours apprécié pour ce que les militants socialistes pouvaient lui reprocher, comme d'être l'homme du consensus mou... C'est indispensable en politique et c’est avec ça qu’il a gagné la présidentielle.

Ségolène Royal

Mes vieux lecteurs seront peut-être surpris de la trouver là. D'ailleurs, je l'ai presque détestée pendant longtemps (contrairement à son pacte présidentiel que j’ai préféré aux 60 engagements). Un jour, tout a changé. Probablement pendant la primaire. Peut-être avant. L’anecdote de la législative à La Rochelle a renforcé cette impression. Pour moi, elle a été victime d’une injustice, voire d’un manque de respect.

Allez savoir ! Les sentiments, ça ne se discute pas...

Toujours est-il que c'est, actuellement, avec Martine Aubry et, peut-être Julien Dray, la seule personnalité d'envergure au PS qui ne soit pas au gouvernement et qui a des propos qui sonnent juste quand elle cause dans le poste.

C'est elle qui devrait être à la riposte contre la droite. Et ça nous changerait d'une quiche à la tête du PS.

Martine Aubry

Tout en n'y croyant pas, j'ai longtemps rêvé qu'elle succède à Nicolas Sarkozy. A l'époque je disais dans mon blog qu'elle pourrait incarner "la République apaisée".

Je n'oublie pas non plus qu'elle était la première secrétaire du PS pendant le long processus qui a permis au parti de conquérir le pouvoir avec ses alliés. Même si le processus d’accession à la tête du parti n’a pas été très clean, on peut dire qu’elle a fait un bon boulot : elle a fait gagner la gauche, c'est ce qu'on lui demandait...

Marylise Lebranchu

Les raisons de sa présence dans cette liste sont essentiellement personnelles. J'en ai déjà parlé ici et elles viennent du fait que nos familles (et nous…) soient originaire du même patelin. On a un tas de connaissances communes…

Il en découle, par exemple, que c’est la personnalité du PS de référence, pour Loudéac, un peu comme si elle était marraine de la section, alors qu'elle n'habite plus là !

Dans le cadre de son activité au gouvernement, c’est probablement la ministre qui en chie le plus : avec sa double casquette, elle doit se fader les syndicats de fonctionnaires et les élus locaux… Rien que pour ça, elle mérite beaucoup de respect !

Christiane Taubira

Je l’ai détestée, aussi, lui mettant sur le dos la défaite de 2002 mais j’ai appris à la connaître depuis (un de mes copains a milité en même temps qu’elle en Guyane et m’en parle souvent ; d’ailleurs, un jour où il était saoul, je lui ai piqué son portable et j’ai pu récupérer « le 06 » de la ministre)(je l’ai perdu depuis). Elle me semble faire un très bon boulot au ministère mais je ne suis pas persuadé d’avoir moi-même les compétences pour juger de celles d’un ministre, surtout de la justice ! Pourtant, beaucoup ont des avis. Surtout dans les blogs de droite.

C’est une des seules personnalités politiques à pouvoir faire un long discours structuré, avec des références historiques et tout ça, sans consulter ses notes.

Depuis sa nomination, j’adore comme elle sert de punching ball à la droite, cette pauvre droite qui n’a rien à se mettre sous la dent à part taper sur « une femme noire qui incarne le laxisme de la justice avec la gauche au pouvoir ». Je dis cette pauvre droite car elle est en train de se prendre les pieds dans le tapis et donne l’occasion à la gauche de démontrer qu’elle n’a pas échoué uniquement dans les domaines économiques, la gestion de l’immigration, la sécurité… : il y a aussi la justice. On va bientôt pouvoir s’occuper de l’Education… Un type de droite objectif finirait presque par voter à gauche, d'autant que la politique du gouvernement n'est pas spécialement gauchiste...

Ainsi, j’aime bien comment Christiane Taubira répond à la droite.

Tout ça devrait être l’objet de mon billet d’après déjeuner.

Manuel Valls

Lors de l'université d'été du PS, pendant la primaire, je glandais en salle de presse en regardant une interview de Martine Aubry par je ne sais quel journaliste célèbre. Nous étions deux, debout, Valls et moi. Il devait passer après Titine et avait visiblement le trac. Faisant le double de son volume, j’avais envie de le réconforter, presque de lui taper sur l’épaule en lui disant : « c’est pas grave, va, mon gars, c’est une étape à passer dans ta carrière politique. » C’était d’autant plus grotesque qu’il est plus vieux que moi et savait ce qu’il faisait.

C’est important de reconnaître que les raisons qui font qu’on suit des personnages politiques sont grotesques. Beaucoup de militants devraient faire pareil, ça permet de reprendre de l’objectivité à l’heure de faire des choix (voir l’introduction de ce billet : on choisit des gens dans les partis pour faire gagner le parti, pas parce qu’on les aime bien ou qu’on apprécie ses idées, finalement peu différentes des autres mais qu'il ne mettra pas en application, au final, à cause de compromis ou de contraintes extérieures).

Depuis, j’observe son parcours…

Par ailleurs, comme pour François Hollande, je l’apprécie pour des raisons qui font que d’autres ne l’aiment pas. Je me rappelle par exemple de son discours à l’université d’été de la Rochelle, l’année suivante, alors qu’il était ministre. Les militants-socialistes-qui-tweetent-en-se-croyant-plus-intelligents-que-tout-le-monde se foutaient de sa gueule, de la fermeté de son discours. Ils ne se rendaient même pas compte qu’il était normal qu’un ministre de l’intérieur parle de la République, de sécurité,...

Un autre exemple : on évoque souvent les expulsions de Rom : c’est son job. Les recaser ailleurs ne lui revient pas. Il est là pour faire respecter l’ordre sur le territoire de la République. Si on a des reproches à faire à quelqu’un, c’est à François Hollande qui avait promis qu’on n’expulserait personne sans les recaser ailleurs. Autre exemple, j’ai vu des types de droite lui mettre sur le dos les émeutes à Trappes, c’est profondément ridicule et du pur ressort de la posture politique.

Julien Dray

Allez savoir pourquoi, quand il était à l’Assemblée, avant que je ne le connaisse personnellement, c’était déjà un des députés de référence. Depuis, il a rencontré les blogueurs, dont moi au moins trois fois, et a su me séduire d’autant plus facilement que c’était la première personnalité politique de ce niveau que je rencontrais. Tous les chefs socialos que j’ai rencontrés ensuite m’ont aussi parlé d’une anecdote avec Mitterrand. Dray était le premier. Pour les autres, je me foutais de leur gueule.

Néanmoins, j’ai deux raisons supplémentaires de l’apprécier.

La première : c’est le premier homme politique à s’intéresser réellement à un de mes loisirs préférés, le blogage, et à penser que les réseaux sociaux (c’était avant le boum de Twitter) avaient de l’avenir en politique.

La deuxième : encore plus qu’Alain Juppé, je le considère comme victime des affaires judiciaires dans le sens où elles ont eu un impact démesuré sur sa carrière.

Dominique Strauss-Kahn

C’est cette histoire d’affaire judiciaire qui m’y fait penser (à cause de la cassette, quand il était ministre, pas du Sofitel et du Carlton !). Il n’est plus une personnalité politique donc n’en parlons pas mais si j’avais fait ce billet entre 2003 et 2007, il aurait probablement été largement en tête pour la pédagogie qu’il mettait en œuvre. Les personnalités politiques disent souvent qu’il faut faire preuve de pédagogie pour faire passer des mesures ce qui est grotesque : quand une mesure est nulle, elle est nulle. Par contre, DSK avait un réel don, ce qui lui a donné cette impression de « compétence » (comme si, un simple quidam pouvait juger de la compétence d’un ministre, voir ce que je disais à propos de Christiane Taubira et de ses compétences comme Garde des sceaux).

François Baroin

En 1995, je partais pour un week-end faire la fête avec un copain. Je conduisais et c’est avec la radio qu’on a appris que François Baroin était nommé ministre. Vu qu’on a à peu près le même âge (Baroin a un an de plus), 30 ans à l’époque, on rigolait avec mon pote, on partait faire la fête comme des types de 18 ans alors que d’autres allaient être ministre. On ne savait pas encore qu’il allait être viré six mois plus tard… Depuis, je me suis toujours intéressé à ce qu’il a fait.

Avec Alain Juppé (et peut-être Dominique de Villepin mais il a disparu), il est un des représentants de cette droite que j’estime hautement respectable (même si je ne suis pas d’accord politiquement). Je ne comprends d’ailleurs pas qu’il soit redevenu un des ministres de Nicolas Sarkozy. C’est le seul (bizarrement, je considère que Juppé avait sa place dans ce gouvernement, en tant que vieux sage).

Alain Juppé

J’en parlais à l’instant… Je dirais en plus que j’aime bien ce côté vieux sage de la droite qu’il représente. Je dirais aussi, d’une part, que la plupart de mes collègues bordelais de gauche reconnaissent qu’il fait du bon boulot comme maire et, d’autre part, que, comme Julien Dray, il est victime de ses affaires judiciaires.

On va dire que dans les affaires du RPR, il a payé pour d’autres et ça lui a coûté sa carrière puisqu’il était successeur désigné de Jacques Chirac.

Je considère en plus que Nicolas Sarkozy lui a piqué le job ce qui me le rend encore plus sympathique. Il aurait été le dernier rempart contre cette droite insupportable.

Mais aussi

J’aurais pu faire une liste des personnalités politiques que je déteste, il m’aurait suffi de copier l’organigramme de l’UMP.

J’ai probablement oublié du monde et il y en a certains que je n’ai pas cités pour des raisons précises. Par exemple, Jean-Luc Laurent, le président du MRC, aurait eu toute sa place ici (parce que je le connais bien, beaucoup mieux que les autres, mais aussi parce que j’aime bien le travail parlementaire qu’il a fait au moment du Grand Paris non pas sur le fond mais comme il ne fait pas partie du groupe socialo, il mené tout seul l’opposition de gauche au projet ou presque !). Mais il n’est pas connu par l’opinion (de même que Marylise Lebranchu que je cite pourtant)…

Je n’ai évidemment cité personne du Front National puisque je ne peux pas les blairer mais Marine Le Pen mérite une mention spéciale dans un billet sur l'efficacité des personnalités politiques vu que son parti est au top.

Je n’ai cité personne chez les écolos. J’aurais pu citer Cécile Duflot que j’aime bien mais il aurait fallu que je cite tous les ministres que j’aime bien, Benoit Hamon, Michel Sapin, Jean-Yves Le Drian, Najat Vallaud-Belkacem, Stéphane Le Foll, Victorin Lurel, voire Arnaud Montebourg mais, au contraire de beaucoup d’autres, c’est une anecdote personnelle qui fait qu’il me gonfle, voire aussi Jean-Marc Ayrault, mais je trouve qu’il passe mal. A le faire, il aurait fallu que je prenne la liste des élus que j’aime bien comme Bruno Leroux et tant qu’à être objectif que je prenne les lascars de droite, y ajouter Alain Lambert (on est copains de Twitter). Et que j’aille voir plus loin : Anne Hidalgo et Jean-Luc Roméro, par exemple, à la mairie de Paris, de même évidemment que Bertrand Delanoë, Gérard Collomb. J’aurais fini par citer les copains blogueurs élus…

Je n’ai cité personne au Front de Gauche et c’est regrettable. Les militants et cadres devraient se poser des questions. J’espère que des gens comme Pierre Laurent pourront figurer dans cette liste dans quelques années. Jean-Pierre Brard aurait figuré dans cette liste quand il était à l’Assemblée, c’était mon député préféré.

Lecteur, si tu as un blog, à toi de jouer !

27 juin 2013

DSK et MLP : ce qu'ils en pensent

Dans Facebook, ce matin, je lisais d'intéressants échanges à propos de Marine Le Pen et d'autres à propos de Dominique Strauss-Kahn entre militants du PS, des vrais, contrairement à moi qui me contente de taper au hasard sur des touches de mon clavier en espérant que ça ressemble à autre chose. J'étais surpris de voir à quel point j'étais en désaccord avec eux sur la perception de ces personnalités par le public. 

C'était d'ailleurs aussi ce que je me disais en lisant certains blogueurs réactionnaires, ces derniers jours : ils sont persuadés que tout le monde pense comme eux. Leurs conclusions sont généralement de dire que si on ne se range pas à leurs arguments, nous autres qui disons le contraire sur nos blogs, c'est qu'on est idiots. Ils représentent le degré zéro de la politique. 

Chacun a ses idées de ce que pensent les électeurs. Voila les miennes. 

Marine Le Pen

A gauche, beaucoup pensent qu'il faut la diaboliser et insister sur le Front Républicain. Pas moi, mais ce n'est pas l'objet du billet. Ça fait trente ans que toutes les stratégies ont échoué contre le Front National. Diabolisation, lutte antifachos,... 

Le fait est que Marine Le Pen est entrée dans le paysage politique. Les gens sont habitués à elle. Elle a probablement une intelligence politique hors du commun. Preuve en est : la partielle à Villeneuve sur Lot. Alors qu'on savait que cette élection allait être très médiatisée, elle a envoyé un candidat, un petit jeune propre sur lui qui présente bien,... rompant ainsi avec l'image traditionnelle d'un candidat FN d'une zone rurale (non, je ne stigmatise pas les ploucs). Elle-même est relativement jeune et sa nièce est députée du parti. 

L'image a été inversée en quelques années. On ne diabolise pas des anges. Il faut changer de stratégie... Ne vous trompez plus sur ce qu'ils représentent. 

Dominique Strauss-Kahn

Il s'exprimait hier devant une commission du Sénat. Certains à droite comme à gauche ont été scandalisés. Pas moi. Toujours est-il que mes camarades de Facebook dégoisaient sur l'image auprès du public d'un éventuel retour en politique, la plupart disant qu'il serait désastreux. 

DSK a été coupé dans son élan voila deux ans. S'il avait pu continuer, il très probable qu'il aurait perdu les primaires, l'aile gauche du PS se serait rangée derrière François Hollande qui n'en aurait pas, pour autant, changé de discours (imaginer l'aile gauche du PS se rangeant derrière Pépère a un côté jouissif).

Néanmoins, deux ans après, il est probable que les Français ont une image assez bonne : c'est le sauveteur de la France qui a été stoppé par la justice américaine puis française pour des histoires de cul dans lesquels il a été décrété innocent. 

Je comprends que les militants politiques lui en veuillent : il a sali ce en quoi ils croyaient. Il n’empêche que…

Perception

Je ne sais pas qui a raison. Il est possible que le résultat d’une étude précise montrerait que 60% des électeurs ont une opinion négative de DSK et pensent que Marine Le Pen représente un danger pour la démocratie. Il n’empêche qu’on peut remplacer les deux noms, respectivement, par François Hollande et Jean-François Copé et que le résultat serait probablement le même. Or ce sont potentiellement les deux finalistes de la prochaine présidentielle.

Oui, Marine Le Pen et Dominique Strauss-Kahn représentent le mal, mais pas le même ! Il n’empêche qu’à force de taper dessus, on oublie ce que les gens en pensent (et l'effet du matraquage, pas nécessairement positif).

Qu’à droite, ils le fassent, ça nous arrange bien. Mais à gauche, on a tendance à oublier que Nicolas Sarkozy n’était pas loin de gagner l’élection alors que nous le pensions détesté par une grande partie de la population…

N.B. : ne me lisez pas de travers. Je ne mets pas DSK et MLP dans le même panier. Je ne souhaite pas le retour de DSK et je considère le Front National comme un parti dangereux. Ce qui importe n'est pas ce que je pense.

26 juin 2013

Actualité et blogage

Avec toutes ces histoires d’élections partielles, de bisbilles avec les réacs, j’ai de moins en moins le temps d’éplucher l’actualité alors qu’il se passe des choses.

Qatar

L’émir a abdiqué en faveur de son fils alors que François Hollande venait de faire une visite là-bas. Si j’étais lui, je serais furieux : le voyage n’a servi à rien. C’est d’ailleurs ce que confirment certains canards pas spécialement favorables à la gauche. Je serais d’autant plus curieux que la diplomatie a exigé qu’il fasse un communiqué de presse de félicitations…

Economie

A l’heure où vous lirez ces lignes, les chiffres du chômage auront probablement été diffusés : ils devraient être mauvais. L’inversion de la courbe ne devrait pas avoir lieu avant la fin de l’année. L’Insee a confirmé que la croissance était négative, au premier trimestre, pour le deuxième consécutif : nous sommes donc en récession.

Il n’empêche que certains indicateurs sont encourageants. La production industrielle a progressé de 2,6% en avril. Le climat des affaires s’améliore dans le commerce. L’activité du secteur privé se casse moins la gueule qu’avant (j’adore ce genre d’expressions : la baisse ralentit…). Les exportations se redressent. Le pouvoir d’achat des ménages est reparti à la hausse après s’être cassé la gueule en 2012. Les embauches sont également reparties à la hausse. « Dans l'intérim, réputé précurseur des tendances de l'emploi, les effectifs sont remontés après six trimestres de baisse. » L’Insee prévoit un retour de la croissance au second semestre (mais elle restera négative sur l’année).

D’autres chiffres sont mauvais : la consommation des ménages baisse, le climat des affaires dans les services n’est pas bon et, surtout, le chômage devrait continuer à monter. « Il atteindrait 11,1% au dernier trimestre, très proche du record historique enregistré en 1994 et 1997 (11,2%). »

Repris de justesse

Dominique Strauss-Kahn était reçu au Sénat, par la commission des finances. Ca couine dans les rangs des parlementaires de la droite comme de la gauche : il n’aurait rien à faire là. DSK avait la réputation d’être un excellent économiste, je ne vois pas pourquoi, après ses histoires judiciaires, il ne le serait plus.

Ronchonner pour ronchonner.

Néanmoins, il dit des bêtises. « Incriminer la finance dans le désastre économique européen et français actuel est aussi pertinent que d'incriminer le secteur automobile quand on parle des morts sur la route. » Pan dans la gueule de Hollande, mon ennemi c’est la finance et tout ça. Il avait pourtant dit avant que le système allait mal et qu’il poursuit : « Le vrai problème, c'est le comportement des utilisateurs […] A trop s'occuper de la finance, on ne s'occupe pas assez des financiers. » Vu sous cet angle… La finance n’est pas en cause, ce sont les financiers qui foutent la merde.

Ces qualités d’orateur et ses compétences en économie, sa critique du FMI,… semblent avoir été salués par les auditeurs.

Pendant ce temps, Jérôme Cahuzac est auditionné à l’Assemblée. Les députés devront-ils le croire. Je me demande à quoi sert cette audition…

Mandela

A l’heure où je vais publier ce billet, les chiffres du chômage auront peut-être été publiés… et Nelson Mandela sera peut-être mort. Les journalistes bavassent tellement sur lui, depuis trois jours, que je me demande ce qu’ils pourront raconter quand il sera vraiment mort.

Ca a commencé sérieusement à m’énerver lundi matin. Je me réveille aux aurores et je vois ce titre : « Mandela dans un état critique ». Ca a duré toute la journée. Aujourd’hui, c’est pareil, avec des titres « Toute l’Afrique du Sud prie pour Mandela ».

Pour ma part, je ferai la nécrologie après sa mort.

Blogage politique

Les blogueurs politiques sont-ils obligés de faire des billets de blog. On le voit ici, j’avais au moins quatre ou cinq sujets faire des tartines. Mes confrères blogueurs de gauche ne sont pas très actifs : l’actualité ne s’y prête pas. Je remercie mes confrères réactionnaires de m’offrir des sujets pour leur répondre quand ils défendent la veuve, l’orphelin et le fasciste.

Sinon, la Cour suprême des Etats-Unis a abrogé des lois interdisant le mariage entre couples homosexuels. Les réactionnaires américains ne sont plus ce qu’ils étaient. On pourrait leur envoyer les nôtres.

22 février 2013

Dans le caniveau

Entre le type de Titan qui traite Arnaud Montebourg d'imbécile et le Nouvel Obs qui sort des pages d'un livre odieux sur DSK, la machine à donner des baffes ne sait plus où regarder. Tiens ! La mode est d'écrire des lettres. 


Cher Nouvel Obs,

Quand j'étais au lycée, tu étais une espèce de référence. 30 ans ont passé. Pendant ces 30 ans, tu as fait des unes sur l'immobilier parisien et le salaire des cadres. Je me rappelais avoir lu quelques numéros quand je me suis installé en région Parisienne, à la fin des années 80. En mai, l’an dernier, je prenais le train, le premier week-end après cette élection, 30 ans après l’autre. Je t'ai acheté.

Ca m'a amusé de te retrouver. J'ai alors pensé que j'étais ta cible parfaite. Le bobo. La gauche était à nouveau au pouvoir et j'étais content. Ça ne t'a pas empêché de finir dans une poubelle de la gare de Rennes. 

Dans ton dernier numéro, tu es tombé dans le caniveau. J'ai lu quelques extraits que des sites soi disant d'information ont repris. Je n'ai pas du la nausée, j'ai rigolé. Je me suis dit qu'une dame qui couchait avec un type pour gagner de l'argent avec un livre pourrait être qualifiée de pute. Et que le journal qui en profitait de proxénète. 

Voilà où est tombée la presse Française. 

Dans mes jeunes années, il y avait une émission politique de référence, à la télé, 7 sur 7, animée par Anne Sainclair. Plus tard, Dominique Strauss-Kahn est devenu Ministre des Finances d'un gouvernement qui nous a fait rêver. 

Foutez-leur la paix.

Cordialement,
Nicolas 


Cher Monsieur Taylor de Titan,

Vous avez choisi de faire des courriers pour taper sur le modèle social français en mode "grande gueule". Dans le dernier, si j'ai bien compris, vous traitez un de nos ministres d'imbécile. Je suis de bonne humeur et je vous pardonne : je préfère des ministres imbéciles à des industriels salopards. 

Vous me faites penser à ces andouilles du Nouvel Obs : prêts à tout pour gagner du pognon. Eux, ils s'attaquent à deux personnalités. C'est idiot. Vous, vous vous attaquez à tous les habitants de cette planète. Vous voudriez tout niveler par le bas pour mettre la différence dans vos poches. 

Vous êtes con. Le jour où plus personne n'aura assez de pognon pour acheter vos putains de pneus, vous serez heureux, comme Picsou sur sa montagne de pognon dans son coffre gigantesque. Vous serez riche et ça vous fera une belle jambe. 

Un jour, le peuple s'énervera. Choqués par votre arrogance et l'absence de pognon dans leurs poches pour acheter un iPhone 6, les ouvriers du monde entier se monteront le bourrichon dans Twitter. Des hordes de twittos révolutionnaires iront vous chercher dans votre palais et vous obligeront à lire à haute voix tous les éditoriaux de Joffrin. Vous les supplierez de vous achever.

Vous aurez l’air malin.

Cordialement,
Nicolas


Chère Anne, Cher Dominique,

J’admire votre courage avec tout ce que vous prenez dans la gueule.

Soyez assuré de mon affection.

Friendly,
Nicolas

14 mai 2012

C'était il y a un an

Il y a un an, Dominique Strauss-Kahn se faisait arrêter par la police en quittant Washington. La période a ensuite été très dure pour beaucoup de gens, y compris pour moi, avec mes blogs, où j’en ai pris plein la gueule en tentant de défendre la présomption d’innocence. Je ne vais pas me plaindre : je n’ose imaginer ce que lui peut avoir subi, tout comme ses proches, dont son épouse mais aussi tous ces militants politiques qui croyaient en lui !

Un beau gâchis !

Il semble néanmoins que l’on puisse dire merci à Nafissatou Diallo, cette femme qui a porté plainte, à tort ou à raison, on ne le saura sans doute jamais. Je continue à être fidèle à la présomption d’innocence.

Mais si DSK avait été candidat, « l’autre affaire » l’aurait probablement rattrapé en pleine campagne. L’élection aurait été perdue. C’est ce que tente de démontrer cet article du Monde.

La première question à se poser est de savoir si François Hollande aurait gagné la primaire si Dominique Strauss-Kahn avait été « à la place » de Martine Aubry. Je le crois. La campagne aurait été bien différente mais François Hollande a clairement démontré qu’il était un de ceux qui pouvait battre Nicolas Sarkozy. Mais on ne sait pas. On ne saura jamais. Tout comme on ne saura jamais ce qui s’est passé dans cette suite du Sofitel. Et on ne saura jamais si DSK aurait battu Nicolas Sarkozy alors qu’il le battait de plus de 20 points dans les sondages, à une époque…

Il s’est fait arrêter pendant la nuit du 14 au 15. Ca fera donc un an demain qu’on a commencé à suivre l’information, surtout dans Twitter, frénétiquement, comme si la fin du monde était annoncée.

Demain, François Hollande deviendra Président de la République et Nicolas Sarkozy partira de l’Elysée. Tout a failli partir en vrille suite à un dépôt de plainte mais nous avons finalement gagné l’élection Présidentielle.

Demain, tous les regards seront tournés vers François Hollande.

N’oublions pas Dominique Strauss-Kahn, il a passé une année terrible.

20 décembre 2011

Le retour de DSK

Dominique Strauss-Kahn s’est retrouvé subitement, avec son épouse, au centre de l’actualité puisqu’ils étaient concernés par trois informations différentes.

D’une part, Anne Sinclair a été désignée « femme de l’année », bien critiquée par Eva Joly qui ne manque pas une occasion de se faire remarquer. « Je trouve tout à fait consternant, incroyable même, qu'elle puisse, en popularité, dépasser une femme politique de premier plan et la technicienne qu'est Christine Lagarde au Fonds monétaire ».

Madame Joly est invitée à ne pas dire de bien d’une personne qui a été la ministre des finances qui a un des pires bilans de l’histoire, avec la dette qui a explosé alors qu’elle était aux affaires. Elle est invitée à ne pas faire de compliment de quelqu’un qui symbolise le pouvoir en place.

Elle est également invitée à un minimum de pudeur et à ne pas taper sur une femme qui en a tant pris dans la gueule.

D’autre part, DSK a fait sa rentrée sur la scène économique internationale avec cette conférence en Chine, redevenant un spécialiste de macro-économie.

« Nous voyons les pays européens passer d'un plan (de sauvetage) à un autre, d'un sommet de la dernière chance à un autre, toujours sans admettre les pertes, toujours sans permettre une reprise de la croissance et toujours en échouant à restaurer la confiance. » Traduction : Angela Merkel et Nicolas Sarkozy font n’importe quoi et jouent à la petite semaine.

Enfin, Jean-François Kahn, qui depuis l’histoire du troussage de la soubrette n’est plus à une bêtise près, a déclaré que DSK aurait voté pour François Bayrou en 2007, ce qui est d’ailleurs probablement une connerie qui a d’ailleurs été démentie par DSK.

Soit DSK a réellement dit à JFK qu’il avait voté pour François Bayrou, ce qui pourrait être une plaisanterie, auquel cas JFK aurait trahi la confiance accordée par DSK. Soit JFK invente, affabule, histoire de faire parler de lui le jour où son frangin annonce qu’il sera candidat pour le PS face à Rachida Dati, François Fillon et Alain Lambert, pour le Modem.

En tout état de cause, on n’a pas besoin de cela…

Je ne sais pas si Anne Sinclair et Dominique Strauss-Kahn ont un don particulier pour faire la une de l’actualité, mais ça commence àénerver certains.

06 septembre 2011

Le discours de DSK

La presse nous indique que les paroles annoncées de Dominique Strauss-Kahn risquent de paralyser la primaire. Pourtant…

En fouillant la poubelle dans la rue pour trouver de quoi dîner, hier, j’ai trouvé ce qui semble à un brouillon de lettre qui ressemble à des instructions du secrétaire de DSK au fils de ma concierge spécialisé dans la rédaction de discours de crise en cas d’urgence notamment quand un patron du FMI se fait arrêter par la police pour une sombre histoire dans un hôtel de luxe à New York.

J’ai cru déchiffrer : « Bon, toto, tu nous rédiges un truc pour le chef. L’idée générale est qu’il en a vachement chié dans les geôles nouillorkaises au début mais une telle solidarité apparente du peuple français lui a fait chaud au cœur. Il remercie ses proches, surtout son épouse qui restée très près de lui pendant ces moments difficiles. Il va maintenant se reposer et se mettre quelques mois à l’écart de la vie publique française et préparer sa défense au procès en civil. Je suppose que vous voulez savoir ce qui s’est passé dans la suite 2806. La femme de chambre est entrée alors qu’il sortait de la salle de bain et s’est mise à rigoler et il a pris ça pour des avances, elle a fini par avoir peur et est partie en courant. »

Ben oui, qu’est-ce que vous voudriez qu’il dise d’autre ?

Ah ! Si ! Au dos de la feuille, il était marqué : « Toto, tu nous ajoutes un couplet au cas où un journaliste abruti poserait des questions sur l’étalage de pognon et la justice à deux vitesses. Sur le thème ; ce n’est pas ta bobine qui a fait le tour du monde, faisant plus de 100000 unes de journaux, et voila pour la justice à deux vitesses. A propos de l’étalage de pognon, dis leur qu’il n’a pas à divorcer parce que son épouse à plein de tunes et qu’il n’a rien étalé, ce sont les journalistes et paparazzis qui ont fait les cons. »

Je suis le seul blogueur zinfluent dont le fils de la concierge s’appelle Toto ?

05 septembre 2011

Rentrée

Entre le retour de Dominique Strauss-Kahn et l’anosognosie de Jacques Chirac, on peut dire que c’est la rentrée ! Les deux titres qui font la une des pages politiques n’ont strictement rien à voir avec la politique et son du ressort du privé, surtout la maladie de Jacques Chirac qui ne nous regarde pas. On se demande comment son dossier médical arrive à se retrouver dans la presse, à moins qu’on cherche à nous inspirer un peu de pitié.

Il y a quelques mois, j’aurais dit : « laissons tomber ce procès » ! Et le Coucou me serait tombé dessus pour m’expliquer que la justice doit se faire.

Qu’elle se fasse !


C’est la rentrée. En deux jours, des millions de mômes vont reprendre le chemin de l’école et on nous parle de DSK, comme si, honnêtement, il pouvait encore jouer un rôle dans la présidentielle, à part comme boulet.

C’est la rentrée des blogs. Le blogueur politique devrait faire son billet matinal à propos du campus de l’UMP. Pour ma part, j’ai la flemme. Je vais donc relayer le billet de Yann. Je me fous de ce campus. Pendant le week-end, j’ai lu mes copains le tweeter en direct, donnant l’impression que François Fillon serait candidat à la présidentielle.

C’est alors que le blogueur se met à rêver ?

Aurons-nous droit à un autre scénario que celui annoncé ?

C’est la rentrée.

21 juillet 2011

Tristane Banon ou la tragique saga de l'été

Je ne sais pas ce qui est arrivé à Tristane Banon. A-t-elle été violée par DSK ? Je m’en fous. Réellement, c’est une affaire privée. DSK n’est pas candidat. On parle, je crois, de 70 000 viols par ans, c’est tragique, mais Tristane Banon est un cas parmi les autres. Elle a rebondi sur « l’affaire DSK » pour en sortir une autre. Je ne sais pas pourquoi. Pense-t-elle trouver la gloire ?

Elle va perdre. D’ailleurs qu’a-t-elle à gagner, près de 10 ans après ? C’est presque grotesque. Elle va être trainée dans la boue par toute la presse. Avec la première affaire DSK, on a « tous » fini par penser, à un moment, qu’il était forcément coupable. On s’est « tous » dit qu’il avait pu craquer. Quand il a été montré que les propos de la plaignante étaient pour partie faux, on s’est « tous » dit qu’on s’était fait enfler, que finalement, il n’était peut-être pas coupable de grand-chose. On a « tous » eu honte en se rendant compte qu’on s’était assis sur la présomption d’innocence.

Pourtant, je n’ai eu aucune excuse de la part des féministes qui avaient eu des propos des forts contre moi. Avec deux charmantes jeunes femmes, Trub et Sassa, on discutait, hier, de la « testostérone » qui faisait que les hommes avaient tendance à s’enflammer rapidement, à se justifier en permanence, à ne jamais reconnaître leurs torts... J’aurais du ressortir certains propos qui m’ont été adressés par des dames pendant cette période, ne serait-ce que dans Twitter quand je faisais une plaisanterie salace. Les gonzesses n’ont pas de testostérone mais à la vitesse où elles cliquent sur « unfollow » est très drôle.

Je ne sais pas jusqu’où ira la deuxième affaire DSK, celle où il est attaqué par Tristane Banon pour une histoire qui date d’une époque où la bière de base de la Comète était encore de la Amstel et pas de la Kronenbourg.

Dominique Strauss-Kahn bénéficiera, dans le cœur des gens, de la présomption d’innocence, parce qu’il en a suffisamment pris dans la tronche, battant le record des unes de journaux. Tristane Banon aura donc une présomption de culpabilité, celle de trainer les gens dans la boue, celle de gâcher la vie politique française, celle de torpiller le débat des primaires socialistes.

J’aimerais bien, maintenant, que le soleil revienne et que Tristane Banon ne tente pas de me gâcher mes vacances…

« Cette saga de l'été est encore un bel écran de fumée pour le PS et ça, c'est tragique. » disait CC (premier lien, en début de billet)…

05 juillet 2011

Le procureur abandonne les charges contre Dominique Strauss-Kahn

Ce n'est pas officiel mais je l'apprends par @Disparitus : "Le procureur de New York, Cyrus Vance, va abandonner les charges contre Dominique Strauss-Kahn lors de sa prochaine audience ou même avant. C’est ce qu’avance aujourd’hui le New York Post, citant un enquêteur haut placé, pour qui cette éventualité ne fait aucun doute." selon Le Figaro.

04 juillet 2011

DSK : victime des primaires féministes

Mon camarade Melclalex nous signale cet excellent article du Monde.

Voilà pourquoi DSK ne reviendra pas... C'est tellement évident mais il fallait savoir l'exposer...

Un complot, ça se soigne...

Je me réjouis évidemment de la tournure positive que prends l’affaire DSK, en pensant évidemment à Dominique Strauss-Kahn et à ses proches qui ont tous soufferts dans l’épreuve mais aussi en pensant à tous mes copains qui ont eu foi en lui et qui gardent espoir. Néanmoins, je reste circonspect pour ce qui concerne la suite à donner. Mon copain Romain, par exemple, pense qu’un retour de DSK dans la course à l’investiture reste possible, voire souhaitable. Restons prudent, beaucoup de mal a été fait, j’aurais beau le regretter jusqu’à la 45ème génération, les faits sont là, le mal est fait, le maléfice…

J’ai toujours en mémoire une discussion avec Jean, l’ancien patron de la Comète, au moment des précédentes primaires. Nous discutions des candidats possibles, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius et Jean avait tenu des propos très durs contre ce dernier, me parlant des casseroles de ce dernier, dans l’affaire du sang contaminé. J’étais sur le cul. Outre le fait que je ne l’ai jamais cru coupable (moi aussi, en temps que chef de service, il m’arrive de valider des notes de collaborateurs sans les étudier à fond, c’est leur boulot de me conseiller et Laurent Fabius a mieux à faire que des études de médecine), il a été clairement innocenté. J’en avais discuté avec d’autres personnes qui prenaient effectivement Laurent Fabius pour un assassin… Quels que soient mes arguments, je n’ai pu que constater que beaucoup de citoyens n’ont pas un comportement rationnel. Les casseroles restent et il suffit de quelques pourcent pour perdre une élection…

Pour illustrer ce comportement non rationnel, on aurait pu prendre ma « TL Twitter » d’hier en fin d’après midi. J’ai d’ailleurs choisi un tweet particulier, là, à droite. Je réponds à un gugusse qui dit : « Jusqu’à quand doit-on attendre le bon vouloir de DSK ? » comme si ce n’était pas lui qui était dans l’attente du bon vouloir d’une justice un peu cruelle… J’ai fini par « unfollower » ce lascar qui m’a exaspéré au plus au point. J’ailleurs, j’ai repris une autre de ses inepties dans mon annexe. A l’image de ce que j’ai écrit dans mon billet d’hier, certains supporters du Parti Socialiste semblent désireux de prouver la culpabilité de DSK, au détriment même de certaines valeurs de gauche. Je connais une candidate qui sortirait grandie en rappelant à l’ordre ses soutiens, voire en y faisant un grand ménage…

Par delà ses considérations, il nous faut bien instruire la théorie du complot, ce qui permettra au Coucou d’écrire des billets rigolos dans son blog. Il faudra le faire prudemment. J’entendais ce matin que les responsables du Parti Socialiste mettaient en cause le Groupe Accor, propriétaire de la chaîne Sofitel. Pourquoi pas le syndicat des femmes de chambre ? Où celui des femmes des policiers à cravates à chier de New York ?

Si j’avais été de service au Sofitel ce jour, j’aurais appelé le Directeur. Si j’avais été le Directeur, j’aurais appelé le patron de la chaîne, au siège, à Paris. Si j’avais été le patron de la chaîne, j’aurais appelé le Directeur Général du groupe. Si j’avais été le DG du groupe, j’aurais appelé le Directeur de Cabinet du Président de la République. « Heu, on a un problème, Dominique Strauss-Kahn a été arrêté à l’instant ! » C’est aussi leur job…

L’instruction de la théorie du complot ne doit pas tourner au ridicule…

Et elle doit être complète. S’il y a eu un complot pour faire tomber DSK, ourdi par je ne sais qui, ne suivez surtout pas mon regard, l’affaire ne finit pas pourtant au mieux pour le Parti Socialiste (sans compter qu’elle n’est pas encore finie…).

Est-ce le hasard si la « disculpation » de DSK tombe juste après la nomination de Christine Lagarde à la direction du FMI et la même semaine que l’annonce de la candidature de Martine Aubry ?

C’est le Parti Socialiste qui est coincé. Il est obligé d’afficher sa solidarité et de laisser entrevoir le retour possible du messie. Ségolène Royal et François Hollande sont obligés de se montrer ouverts et Martine Aubry est obligée d’asseoir sa candidature pour qu’elle ne passe pas pour une candidature de remplacement au cas probable où le retour ne serait pas possible. Pendant ce temps, les Français vont vite se retrouver lassés de n’entendre parler que de ça. Sans compter les petites phrases assassines au sein des militants, le comportement des supporters de la dame étant, somme toute, assez prévisible…

Tous les candidats à la primaire vont être obligés d’aller chercher le soutien de Dominique Strauss-Kahn et de ses partisans, car, finalement, DSK devrait ne pas pouvoir se présenter… Il devrait d’ailleurs rester neutre, je crois que c’est son intérêt (mais c’est évidemment à lui de juger…)

J’imagine très bien deux ou trois candidats déclarer : « Voter pour moi, de toute manière c’est Dominique qui sera Premier Ministre… » Nous friserons encore le ridicule.

Au grand bonheur de l’Elysée.

Il faut donc que les primaires se poursuivent normalement. Sinon, comment allons-nous occuper Jean-François Copé pendant l’été ?

(photo)