En salle

12 septembre 2014

Vers une fusion UMP - UDI ?

Logo d'entreprise honteusement récupéré par un blogueur abruti.
Il parait que Nicolas Sarkozy veut fusionner l’UMP et l’UDI comme si, s’il est élu président de l’UMP, il aura le moindre pouvoir sur l’autre parti. D’ailleurs, les dirigeants de ce parti commencent à ronchonner.

L’idée d’une primaire entre les partis de droite et de centre-droit a un sens d’autant que le centre droit n’a pas de figure emblématique, à part François Bayrou mais qui n’est pas à l’UDI, de faire un score mémorable, surtout si Jean-Louis Borloo ne revient pas. Présenter un candidat qui ferait 4% au premier tour reviendrait à enterrer ce parti. Les récents sondages donnant le candidat du PS absent au second tour n’ont aucun sens : l’absence du candidat de la droite de gouvernement au second n’est pas une hypothèse à exclure compte tenu de la force du Front National, une candidature unique ce cette droite a donc un sens.

Nicolas Sarkozy ne regarde pas assez dans le rétroviseur. En 1995, Jacques Chirac a gagné l’élection qu’il était sûr de perdre alors qu’il y avait bien une division au sein de la droite avec deux grands partis et deux candidats importants (issus de la même formation, mais un était plus soutenu par les centristes).

En 2002, l’UMP a été créée, en tant que fusion de la droite et du centre droit. La victoire de son candidat n’est due qu’au hasard (ou du moins, au fait que Lionel Jospin ait oublié le premier tour dans sa campagne). En 2007, Nicolas Sarkozy a eu sa victoire avec un centre droit très fort. En 2012, il a perdu alors que le centre droit était faible. Je ne vais pas remonter plus haut et chacun pourra interpréter les résultats comme il l’entend.

Il me parait à peu près évident que chaque formation politique doit occuper son espace politique, les partis devant travailler intelligemment entre eux… Le phénomène est d’ailleurs le même à gauche : elle ne remporte les élections nationales que quand il y a deux partis forts en son sein (et pas plus de deux : voir 2002). Un candidat de gauche ne peut arriver au pouvoir que s’il y a au moins deux candidats de gauche à plus de 10%.

Par ailleurs, depuis la création de l’UMP, ce parti a perdu à peu près toutes les élections locales tant qu’il était au pouvoir…

Cela étant, faites comme vous voulez, hein !


J’aime bien ces tambouilles électorales vu que tout le monde se plante, généralement…

11 septembre 2014

La critique de l’iPhone passe aussi par le marxisme !

Dans un billet, hier soir, l’ami Sarkofrance évoquait la sortie de l’iPhone 6 : « Tous iFous », se demande-t-il ! Moi, je m’en fous, justement. Hier, je recevais mon nouvel iPhone, le bas de gamme du précédent modèle. Il n’empêche que je suis un fan.

La guerre entre les supporters d’iPhone et ceux d’Androïd me fait bien marrer. Quand j’ai eu l’intention de le commander (suite au vol du précédent), j’en ai parlé à deux collègues qui m’ont répondu à peu près la même chose : « n’en parle pas à Christophe, il va tenter de te faire acheter un Androïd ». Cela n’a pas loupé. Christophe m’a dit qu’il avait réussi à convaincre son épouse iPhone addict de changer pour uniquement en plus prêtant son propre smartphone deux jours. Il m’a même sorti l’argument qui tue : « avec l’iPhone, tu ne peux pas bricoler, modifier tous les réglages. » C’est alors que je lui ai répondu que j’avais un téléphone pour utiliser des applications d’autres éditeurs, pour naviguer sur le web, consulter mes messages et, accessoirement, téléphoner mais en aucun cas pour bricoler.

Figurez-vous que l’ami DDP, proche du Front de Gauche, vient de faire un billet. Pour tout vous avouer, je pensais citer du pas ami GdC et en cherchant son billet (il est 18h26), celui de DPP arrive dans mon reader. Le hasard est grand, ce qui fait qu’à la minute où j’écris ces lignes, je ne sais même pas ce qu’il a écrit.

C’est le titre qui me fait réagir en premier : « Apple, la servitude volontaire. » Avant de poursuivre ma lecture, je vais répondre à ce titre : qu’est-ce que ça peut foutre ? Je ne suis pas pris en otage par Apple. Personne ne me force à acheter un de leur produit. J’aime bien ces machins. Ca fait 64 mois que j’ai un iPhone. C’est comme quand j’avais des voitures : je ne prenais que des Citroën.

Alors que dit DPP ! Je passe l’introduction et j’arrive à la suite.

« Dans la mesure où l'Iphone 6 et la Watch ne révolutionnent pas leur domaine, de tels comportements ne peuvent être motivés par l'amour ou la passion de la technologie dernier cri, mais par le fait de posséder un objet particulier, de s'afficher avec, et d'en retirer l'orgueil de croire en l'appartenance à une classe de privilégiés par rapport aux masses qui ne peuvent (ou ne veulent) s'offrir. »

Tout d’abord, quand on pense représenter le peuple, on ne crache pas sur les électeurs. Je ne savais qu’on allait rouvrir la lutte des classes avec un tel machin. Je vais lui expliquer : on peut être amoureux d’une marque sans pour autant en tirer un orgueil particulier.

« Le succès de Apple repose sur le fétichisme, le snobisme, le modernisme, et avouons-le, l'ignorance de ses client-e-s, en dépit du prix de vente abusivement élevé par rapport au prix de revient, aux performances et à la concurrence. »

Tout d’abord, quand on pense représenter le peuple, on ne dit pas qu’il est ignorant. Le commerce est libre, en France, les gens achètent ce qu’ils veulent sans avoir besoin de leçon de morale. Il faudrait que le gouvernement mette en place un commissariat au choix des modèles de smartphones vendus dans le pays.

Il s’en suit une critique dans tous les sens que je ne vais pas détailler ici. Un petit extrait, néanmoins : « Jusqu'à l'Iphone 5 inclus, Apple a réussi l'exploit de vendre très cher un téléphone doté d'un misérable écran, guère plus grand qu'un timbre postal, et d'une mémoire limitée à 3 versions inamovibles de surcroît ! » L’intérêt de l’iPhone 5 est qu’il tient dans la poche ! Et on peut l’utiliser d’une main dans le métro… Quel est ce délire sur la taille de l’écran ? Ai-je le droit de dire que je trouve ridicule les téléphones trop grands ? Qu’a-t-on à foutre d’une limite à trois versions de mémoire ?

« Sans être ingénieur en informatique ou geek, [l’utilisateur de logiciels libre] a la liberté d'améliorer le système d'exploitation qui fait fonctionner ses appareils. » au risque de me répéter, je n’achète pas un smartphone pour avoir la liberté d’améliorer son système d’exploitation ! Je vous passe le militant qui pense qu’un type qui n’est pas geek ou ingénieur en informatique va améliorer le système d’exploitation d’un téléphone !

« En l'espèce, j'ai donné une deuxième jeunesse à mon mobile Sony, bas de gamme et vieux de plus de 18 mois, en le rootant et en installant la dernière mouture d'ANDROID, dans une version développée indépendamment de Google par l'équipe CyanogenMod... » Pour ma part, j’ai acheté un iPhone en remplacement du précédent qui avait été volé et qui tournait comme une horloge, à part la batterie qui m’obligeait d’avoir un chargeur de secours sur moi en permanence… Il avait 40 mois, pas 18…

Passons directement à la conclusion !

« Bref, ANDROID […]  laissent à chacun la liberté de choix du matériel et des logiciels. C'est peut-être moins glamour que l'image officielle de Apple, mais la liberté de ne pas devenir un consommateur totalement asservi à la Word Company n'a pas de prix... »

Tout d’abord, j’ai le choix du matériel. J’ai acheté un 5c alors que le 6 était disponible et j’aurais pu acheter n’importe quelle autre marc. J’ai le choix du logiciel : il ne viendrait à l’idée d’aucun développeur d’application de ne pas en faire une fonctionnant sur iPhone ! On se fout totalement de l’OS d’un matériel que les gens changent tous les deux ans.

La liberté de ne pas devenir un consommateur totalement asservi à la Word Company ? Heu ! La Word Compagny, c’est Microsoft… La World Comparny, peut-être…

La vraie liberté est bien de pouvoir acheter ce qu’on veut.


Mais un blogueur de gauche devrait s’intéresser totalement à la liberté de consommer. Parce que certains ne l’ont pas. Ils n’en ont pas les moyens.

Supprimer la licence IV ?

« Le gouvernement envisage de supprimer la réglementation qui bride le nombre de débits de boissons en France. » Nous dit le Parisien. En d’autres termes, ils souhaitent supprimer la fameuse licence IV ou faciliter son acquisition. C’est une excellente idée mais la lecture de l’article me laisse perplexe quant aux motivations du législateur.

Cette mesure avait été mise en place à une autre époque pour des raisons de santé publique pour mieux contrôler la vente d’alcool. Les bistros sont maintenant en grande perte de vitesse et les pochetrons achètent leur bibine dans des supermarchés. La licence IV est donc obsolète, ce qui compte – éventuellement – est d’avoir des lois pour restreindre la vente d’alcool aux mineurs et à des gens en état d’ébriété manifeste  (mais ce n’est pas l’objet de mon billet).

Supprimer la licence IV peut paraitre libéral : l’ouverture de commerces doit être libre. Il n’empêche que cette suppression n’empêche pas le respect de la loi et de la réglementation concernant les débits de boisson à consommer sur place… En outre, si on peut considérer que les municipalités devraient  pouvoir choisir les commerces qui s’installent chez eux pour une question d’aménagement du territoire, ce n’est en aucun cas à l’Etat ou ses représentants de prendre les décisions.

Les libéraux seraient probablement contre ma proposition de contrôler les commerces par les mairies mais dans un périmètre de 300 mètres autour de chez moi (et donc de la station de métro), j’ai une Caisse d’Epargne, un Crédit Agricole, un Crédit Lyonnais, un Crédit Mutuel, une Banque Populaire, neuf ou dix restaurants dont quatre pour bobos, trois opticiens, au moins trois agences immobilières, des magasins de chaussure,… et j’en passe, tout comme les commerces dans la galerie marchande d’Auchan à 300 mètres. Mais pas un seul marchand de journaux ou libraire. Oups ! Je m’égare.

Toujours est-il que j’ai beaucoup parlé des taxis et de leurs licences : le problème des bistros est identique. On peut même dire qu’il est plus simple : avec les taxis (et les VTC), il y a un problème d’usage de la voie publique, notamment pour le stationnement.

En gros, la licence est intégrée à la valeur du fonds de commerce. En région à forte densité de population (ou de touristes…), le coût du fonds de commerce est abominable. Un jeune qui débute ne peut pas en acheter un et, pour être patron, est obligé de le louer avec un contrat précaire généralement très favorable au propriétaire… Ce bordel participe en l’entassement du capital : un de ces jours, tous les bistros de Paris appartiendront à quelques grosses sociétés.

Voilà pourquoi, dans les bistros comme les taxis, ce sont surtout les propriétaires qui gueulent… Ils risquent de perdre une rente…

Mort aux fonds de commerces qui détruisent l’économie ! Hop ! Hop ! Hop ! Vive les jeunes qui débutent et qui montent leurs affaires.

En outre, le fonds de commerce, contrairement à la licence, est intimement lié à un local qui a lui-même un coup élevé. Vous imaginez un type qui monte un bistro et fait les travaux nécessaires (avec les spécificités : des toilettes – aux normes PMR – et un comptoir). S’il n’est pas propriétaire du local et qu’il est viré à échéance du bail, il perd ses investissements. Reprenons le sujet à l’envers. Le patron d’un bistro, du moins le gérant, celui qui paye un loyer pour un fonds de commerce qui comprend – pour résumer – une location d’un local et une licence. Il a un contrat d’un an et n’a aucune garantie de la pérennité de sa situation. S’il bosse bien, son chiffre d’affaire va augmenter. Le propriétaire du fonds pourra donc légitimement augmenter le loyer, tout comme le propriétaire des murs. Par contre, le gérant ne peut pas investir dans son bistro puisqu’il n’a qu’un contrat d’un an, il n’est pas sûr d’avoir un retour sur investissement. Tout ce qu’il peut faire est de négocier avec le propriétaire du fonds pour faire les travaux. Or le propriétaire du fonds est généralement un brasseur chez lequel est obligé de s’approvisionner le gérant…


Ce système de tarés (ne venez pas commenter sur les détails, je m’en fous) fait que personne ne peut ouvrir un bistro ni même en tenir un sans être pieds et poings liés avec des lascars plein de pognon.

Libérer les licences permettra de donner un bon coup de pieds dans ce bastringue !

C’était mon billet libéral de gauche du jour.



10 septembre 2014

Bercy, beaucoup !

L’actualité est un peu spéciale, aujourd’hui, vu de Bercy. Ou d’ex-Bercy ! Ayant passé une partie de l’après-midi à mettre en service mon iPhone neuf (en remplacement de celui qui a été volé) et surtout à rétablir ma ligne téléphonique, je n’ai suivi qu’en diagonale. Toujours est-il que le premier mail que j’ai reçu avec était pour m’informer de la liaison d’Aurélie Filippetti et d’Arnaud Montebourg. On espère toujours que ce genre de truc est un faxe…

Genre : si Aurélie Filippetti s’est fâchée avec le gouvernement, c’est par soutien à son nouveau mec.

A part ça, Michel Sapin a annoncé de mauvaises nouvelles mais je crois qu’on les connaissait déjà. Même que la France semble moins pire que ses voisins. Si ça peut consoler quelqu’un. Pendant ce temps, Montebourg continue à fustiger la politique du gouvernement, comme s’il n’avait pas été en charge de la politique industrielle pendant plus deux ans.

J’hésitais donc entre ces deux informations à traiter. « La liaison ou les mauvaises nouvelles ? »  me demandais-je en attendant de pouvoir la 4G avec mon nouveau jouet.  Je me suis alors rappelé d’une autre nouvelle du jour : Pierre Moscovici a été nommé commissaire européen, cela a été officialisé aujourd’hui. Il est interviewé dans Les Echos.

Le titre de l’article m’a fait bondir. « Pierre Moscovici : «Nous jugerons la France à l'aune des réformes engagées». »

J’ai lu la moitié, environ, mais je ne peux pas dépasser cette perle : « C’est le président de la Commission européenne qui a réparti les postes. Jean-Claude Juncker a estimé très tôt qu’il était important que ce portefeuille stratégique soit confié à un socialiste. » La crise de rire est trop forte.

Toujours est-il qu’en lisant le titre, je me demandais s’il n’était pas un peu gonflé...

09 septembre 2014

Du mouvement à l'UMP ?

Nicolas Sarkozy a pris sa décision, il parait. Il sera candidat à la présidence de l’UMP. Les autres candidats, comme Hervé Mariton et Bruno Le Maire, peuvent aller se rhabiller. C’est con : j’étais près à soutenir M. Mariton, non pas parce qu’il ne dit pas que des conneries quand il n’est pas dans son rôle d’affreux réactionnaire mais parce qu’il est abonné à mon compte Twitter. C’est le seul cadre de l’UMP. Par contre, j’ai Alain Lambert et François Bayrou, en stock, mais pour Lambert, c’est pour raconter des conneries. Mais je suis hors sujet.

Il parait que Nicolas Sarkozy va changer le nom du parti, y remettre de l’ordre, rétablir les comptes et tout ça. En fait, il va en faire une machine à gagner la présidentielle. La primaire ne va être qu’une formalité, pense-t-il, mais il faut toujours se méfier avec ce genre de pronostic !

Libération fait sa une sur le retour aux affaires de Nicolas Sarkozy, avec la dernière qui vient d’éclore, sans compter le sondage a priori bidon pour faire croire qu’il est le seul à pouvoir battre Marine Le Pen au second tour… Jean-François Copé vient d’annoncer son ralliement ou, plutôt, d’appeler ses supporters de soutenir l’ancien président.  Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle pour ce dernier.

Pendant deux ans, on va assister à un combat entre François Fillon et Nicolas Sarkozy. Je ne crois pas qu’Alain Juppé ira jusqu’au bout.

Quant à Bruno Lemaire et Hervé Mariton, ils semblent bien s’amuser. Bruno Le Maire a écrit dans un bouquin en 2004 : « Je me laissais envahir par la chaleur du bain, la lumière de la lagune qui venait flotter sur les glaces de la porte, le savon de thé vert, et la main de Pauline qui me caressait doucement le sexe. » Mon follower a déclaré récemment : « Moi, dans mes livres, je ne raconte pas comment ma femme me caresse le sexe. Je présente un réel projet. »

C’est dommage : il vendrait plus.




08 septembre 2014

Kremlin des Blogs spécial @renepaulhenry

La rentrée avait été calme mais nous avons aussi un kdb lundi en huit ! RPH nous vient de sa lointaine province. 

Sortie d'adolescente

Paire
Quand on lit le machin de Valérie Trierweiler, il y a une question que l’on se pose sans cesse : pourquoi ne se sont-ils pas séparés avant ? A partir d’un moment, peut-être quand il a commencé à être à peu près sûr de remporter la primaire, elle le décrit comme devenant de plus en plus odieux. Parallèlement, on sent aussi qu’elle le gonfle de plus en plus. Et même avant, il paraitrait qu’il fut méprisant avec les pauvres et donc avec la famille de Mme Trierweiler…

On pourrait faire de la psychologie de comptoir, sur le rôle de la conjointe du président, la difficulté à prendre en compte la grandeur de la fonction et tout ça… Si j’étais président, je crois que j’aimerais bien avoir à la maison quelqu’un qui me comprenne, qui m’aide, qui me prépare les bagages avec le costume de rechange s’il pleut,… En plus du rôle protocolaire que l’on peut imaginer. Ca n’a rien de machiste, si j’étais le conjoint d’une présidente, je crois que m’effacerais et serais au petit soin tout en essayant de jouer le jeu. Il a beau être un président normal, je vois assez difficilement François Hollande laver ses chaussettes et reconstituer les paires.

Il y a aussi un sentiment bizarre quand on lit ce truc, tout simplement qu’il est mal écrit mais je n’ai pas la capacité à juger des qualités d’un livre. C’est un article du Nouvel Obs, terrible, qui m’apporte la réponse : « Trierweiler écrit comme une fillette de douze ans, et pas précoce » ! Evidemment, n’aimant pas la dame, cela m’a bien fait marrer.

Je rigole d’un rien. Tiens ! Le dernier à m’avoir fait sourire avec cette histoire est François Bayrou qui a foncé au secours de pépère : « je n’ai jamais vu le moindre indice de cette méchanceté-là, de cette condescendance, de cette manière de regarder avec mépris qui que ce soit. »

Et surtout « D’ailleurs si Valérie Trierweiler avait vu cela, peut-être n’aurait-elle pas vécu avec lui. »

Malgré des années de bayroutologie appliquée, je n’arrive pas à choisir entre deux traductions.
La première : qu’est-ce qu’elle vient se plaindre maintenant, elle ne pouvait pas se barrer avant ?
La deuxième : elle ment.


Qu’en pensez-vous ?

Kremlin des Blogs spécial @menilmuche

C'est demain soir et c'est à la Comète !

06 septembre 2014

Merci pour ce moment (d'hilarité)

Contrairement à Mme Treirweiler, je ne suis pas critique littéraire. Je crois bien que c'est la première fois que je parle d'un bouquin que j'ai lu dans ce blog. Je vais donc commencer par le sien. Je l'ai lu. Je ne voulais pas mais j'ai commencé à le feuilleter et je me suis pris au jeu. 183 pages. 3 heures. 6€60 de l'heure. Pas rentable. Mais je ne l'ai pas payé. 

Je reparlerai de ses histoires de pognon à la fin mais c'est ce qui passe le plus mal dans ce bouquin. Les journalistes ont essayé de nous faire croire qu'elle voulait démontrer qu'il méprisait les pauvres mais ce n'est pas réellement ce qui ressort, mais plutôt qu'elle est elle-même fascinée par l'argent. Le summum du ridicule est quand elle explique qu'elle achète ses fringues en solde pour être élégante bien que ses collègues soient en jean ce qui lui donne une image de bourgeoise mais qu'elle est obligée de refaire la garde robe de son ex car il est habillé comme un pouilleux. Vous lirez le livre pour m'expliquer. 

L'autre point très négatif est quand elle-parle des œuvres humanitaires auxquelles elle "participe" depuis qu'elle est première dame. C'est un des thèmes récurrent du livre, que ça soit en France ou dans des pays pauvres. Alors qu'elle a passé des pages et des pages à dire qu'elle est issue d'un milieu très modeste, vers la fin elle raconte comment elle a découvert le Secours populaire en 2012 ou presque. Pour ma part, j'ai mené des actions pour le SP dès ma jeunesse et j'ai filé du pognon dès que j'en ai eu (j'ai arrêté ensuite quand j'ai constaté, l'âge aidant, que les gens donnaient parce que c'était défiscalisé. J'ai d'abord arrêté de déclarer. C'était idiot. J'ai donc consacré mon pognon à payer des cuites à des clochards). 

Mais commençons par le bon. Vous me connaissez. François Hollande m'intéresse depuis le 23 août 1996. J'ai commencé à croire à sa victoire en octobre 2010, avant l'affaire DSK. Dès l'été 2011, j'ai été persuadé que c'était le seul à pouvoir gagner face à Nicolas Sarkozy. L'ami Romain m'a alors proposé d'intégrer les équipes web (à mon niveau : blogueur sachant faire youplaboum sur le web). À l'université d'été, j'ai assisté pour la première fois à des discours de pépère et j'ai été subjugué (Martine Aubry ne m'a pas laissé indifférent non plus, tout comme Harlem Désir, d'ailleurs, que je ne peux pas blairer mais qui est un excellent orateur). Ensuite, avant la primaire, on l'a rencontré avec les blogueurs. J'ai été convaincu par son projet (sauf sur l'immobilier). Il a gagné la primaire. Il y a eu le discours du Bourget où j'ai été frappé par la force du discours (mais bien rigolé, moi, sur l'adversaire qu'est la finance). Et il y a eu le reste, des centaines de billets de soutien et tout ça. 

Valérie Trierweiler a à peu près mon âge et, comme moi, elle a commencé à bosser relativement jeune en trouvant du boulot un peu par hasard : journaliste politique (elle, pas moi). De fait, elle connait très bien la vie politique en France depuis que je m'y intéresse et elle livre un témoignage intéressant sur toute cette période. Elle connait Hollande depuis très longtemps et a commencé à sortir avec lui en 2005 (de mémoire). Son récit de la montée d'Hollande m'a passionné (de même que celui de sa descente) même si les épisodes liés à Ségolène Royal sont pour beaucoup plus que suspects. 

C'est d'ailleurs une constante dans le livre. On se demande sans cesse si :
- elle ment,
- elle déforme la vérité en tant que femme jalouse ou aveuglée,
- elle raconte la vérité. 

Néanmoins, rien que pour le récit de ces années, je pourrais recommander la lecture de ce livre, néanmoins (je ne suis pas critique littéraire, je peux caser deux néanmoins dans la même phrase) on reste sur notre faim. Si elle revient sur certaines rumeurs pour les démentir, elle ne revient pas sur certaines. Et la destruction de la loge lors de meeting d'Hollande à Rennes quand Royal s'est imposée sur la scène ?

Le récit de sa propre carrière est également intéressant et c'est une autre raison de lire ce truc. Ou l'aborder sur le thème de la collusion entre le journalisme et la politique (ce propos n'est pas à charge contre elle). 

Enfin, pour en finir avec les cotés positifs, je dois avouer que le volet sur leur idylle n'est pas déplaisant (mais avec toujours le même doute lorsqu'elle évoque l'ex de son son ex). À lire dans le train. 

Par contre...

Je passe le fait qu'il semble qui y ait quelques confusions dans les dates ou dans les détails (à un moment elle parle de ses talons de 15cm...). Je précise que n'étant moi-même pas précis, ce sont des copains qui m'ont signalé ses faits qui sautent aux yeux a posteriori. 

Par contre, disais-je. 

Certains détails de la vie intime sont abjects, notamment ceux datant d'après leur séparation. Ils resteraient abjects s'ils étaient importants pour le livre mais ils le sont même pas. Alors je vais les résumer pour vous éviter de lire : Pépère a une belle carrière (il est élu) mais le début de sa présidence ressemble à un cauchemar. Sa vie de couple est à l'agonie. Alors il essaie de récupérer une ex. Voilà. Cela ne nous regarde pas comme un tas de détails. 

Beaucoup de détails ne nous regardent pas d'ailleurs d'autant qu'on ne sait pas s'il faut y croire. J'en parlais au sujet de Ségolène Royal. 

Ensuite, mais je ne suis pas docteur en psychologie, on se demande qui a largué l'autre, à qui revient les torts, quand ils auraient du se séparer,... Tout ça quoi. C'est trop. C'est le problème quand on fait un livre à charge tout en feignant l'admiration, on ne sait plus qui croire. On ne sait pas si c'est réellement un goujat ou si elle lui cassait les burnes en se mêlant de la vie politique alors qu'il ne voulait pas qu'il le fasse. Ou les deux. 

Ma question est ouverte. J'ai dit récemment que je ne croyais pas que pépère méprisait les pauvres (il s'est exprimé publiquement à ce sujet et je le crois. Message personnel à Didier Goux : je n'oblige pas tout le monde à y croire). Toujours est-il que les propos qu'elle tient dans le livre sur sa goujaterie et son ignominie ne sont pas crédibles. Ceux qui sont sortis par la presse mercredi et jeudi semblent soit sortis de leur contexte soit ajoutés en dernière minute pour faire faire vendre (le cas des "sans-dents" est exemplaire à ce sujet). 

À un moment, elle parle d'un repas dans sa famille (à Noël, je crois). Dans la voiture, en partant, elle raconte qu'il a dit que sa famille n'était pas "jojo". Tout est rédigé pour montrer qu'il méprise une famille de pauvres. Pourtant j'ai un doute, voire largement plus. On peut plaindre les pauvres en disant qu'ils ne sont pas "jojo" sans les mépriser et on ne sait même pas s'il parle de ça. Je me rappelle du mariage d'une cousine après lequel j'aurais pu dire la même chose sans que ça ait le moindre rapport avec le pognon même si ce n'était pas un mariage de riches (ce n'était pas dans un restaurant mais dans un centre de vacances). J'aurais dit ça avec du second degré et ça aurait été un énorme compliment pour la famille (elle me lit : c'était le deuxième mariage de Marianne). J'aurais dit ça parce que tout le monde avait picolé plus que de raison. 

Je reste sur ma faim (pas sur ma soif, du coup). 

Enfin (ou en faim), je vais revenir sur ce que je disais en introduction : il faut qu'elle revoit son rapport à l'argent. 

Passer tant de lignes à expliquer qu'elle est née pauvre a deux conséquences (outre le fait qu'elle semble le reprocher à ses parents malgré tout l'amour qu'elle leur porte, ce qu'elle ne cesse de rappeler comme si elle était gênée d'avoir changé de catégorie sociale). 

La première est qu'elle est elle-même fascinée par le pognon. Tout le livre, d'ailleurs, montre qu'elle souhaite une "réussite sociale". Quand elle parle de ses œuvres sociales (que j'évoquais aussi en introduction), on a l'impression qu'elle s'excuse d'être riche. Elle a fini par être première dame ! Gloire. Néanmoins, elle rappelle être sortie avec lui à un moment où personne ne croyait en sa réussite. Mais elle le rappelle plusieurs fois. 

La deuxième est qu'elle semble mépriser elle-même sa propre classe sociale. D'ailleurs, elle montre beaucoup à quel point elle s'en est sorti. Et, à un moment, elle parle aussi de ses frères et sœurs au même sujet : il y a plus de pauvres dans la famille. 

Tout le monde aimerait être plus riche. François Hollande, ne l'oublions pas, le livre parle de lui, préfère etre riche que pauvre. Il préfère déjeuner à la Comète que bouffer à l'Aéro. 

Le livre de @Valtrier semble être un succès en librairie. C'est normal (mais, pour moi, surprenant). C'est un excellent objet commercial. 

Il continuera à être vendu pendant de nombreuses années mais uniquement aux étudiants en psychologie ou sociologie quand il faudra évoquer la jalousie maladive et les relations personnelles ou professionnelles dans ce milieu.

Il sera aussi acheté par les étudiants en sciences politiques.

Mais uniquement pour rigoler. 

Finalement, je vais lui expliquer. Je préfère être moi, plutôt aisé mais vivant dans des milieux populaires, voire pauvres, à me faire payer des bières par les clodos quand ils ont touché le RSA et en leur rinçant la gueule les autres jours plutôt qu'elle, obligée de faire un livre pour rappeler que ses parents étaient pauvres et qu'elle n'a réussi que grace à son propre talent. Rappeler qu'elle est de gauche toutes les trois lignes et revendiquer une réussite libérale. 

Pour ma part, j'ai réussi parce que mes parents, instits (PEGC pour être précis), m'ont soutenu. 

Je vais donc décrire ma vie : mes parents  étaient très pauvres. Nous vivions dans une roulotte démilitarisée en mangeant des hérissons que nous chassions après nous être prostitués pour payer les litres de rouges que buvaient mon père et ma mère. Le dernier dimanche avant Noël, nous avions le droit de prendre une douche, mes 18 frères et sœurs et moi dans la même cabine. Après le dîner, je travaillais à mes devoirs dans l'espoir de faire de belles études puis j'ai rencontré...

Ça va, Cosette ?

05 septembre 2014

13

Compte-tenu d'une légère surcharge pondérale et de travail, je n'ai pas eu le temps de bloguer. Comme je sais que ça manque à mes 200 000 lecteurs quotidiens, je me lance sans filet. Je n'ai pas eu le temps de bloguer mais j'ai lu. Et à cette lecture, je me suis fait une réflexion que vous avez le droit de commenter avec l'humour et la délicatesse qui vous caractérise. 

L'actualité politique tourne autour de François Hollande, sa cote de popularité et le livre de son ancienne grosse (je précise que j'ai lu les blogs, les mails et une partie des tweets mais pas l'actualité ; je sais seulement qu'il s'est exprimé en marge du sommet de l'OTAN mais je ne sais pas ce qu'il a dit). 

Suite à cette réflexion, j'ai fait le pari que les blogs le défendant allaient se multiplier non pas parce qu'il a raison au sujet de la politique ou parce qu'il n'est pas le gougnafier qu'on subodore mais parce qu'il finira par faire pitié. 

Il en prend tellement dans la gueule...