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08 septembre 2014

Sortie d'adolescente

Paire
Quand on lit le machin de Valérie Trierweiler, il y a une question que l’on se pose sans cesse : pourquoi ne se sont-ils pas séparés avant ? A partir d’un moment, peut-être quand il a commencé à être à peu près sûr de remporter la primaire, elle le décrit comme devenant de plus en plus odieux. Parallèlement, on sent aussi qu’elle le gonfle de plus en plus. Et même avant, il paraitrait qu’il fut méprisant avec les pauvres et donc avec la famille de Mme Trierweiler…

On pourrait faire de la psychologie de comptoir, sur le rôle de la conjointe du président, la difficulté à prendre en compte la grandeur de la fonction et tout ça… Si j’étais président, je crois que j’aimerais bien avoir à la maison quelqu’un qui me comprenne, qui m’aide, qui me prépare les bagages avec le costume de rechange s’il pleut,… En plus du rôle protocolaire que l’on peut imaginer. Ca n’a rien de machiste, si j’étais le conjoint d’une présidente, je crois que m’effacerais et serais au petit soin tout en essayant de jouer le jeu. Il a beau être un président normal, je vois assez difficilement François Hollande laver ses chaussettes et reconstituer les paires.

Il y a aussi un sentiment bizarre quand on lit ce truc, tout simplement qu’il est mal écrit mais je n’ai pas la capacité à juger des qualités d’un livre. C’est un article du Nouvel Obs, terrible, qui m’apporte la réponse : « Trierweiler écrit comme une fillette de douze ans, et pas précoce » ! Evidemment, n’aimant pas la dame, cela m’a bien fait marrer.

Je rigole d’un rien. Tiens ! Le dernier à m’avoir fait sourire avec cette histoire est François Bayrou qui a foncé au secours de pépère : « je n’ai jamais vu le moindre indice de cette méchanceté-là, de cette condescendance, de cette manière de regarder avec mépris qui que ce soit. »

Et surtout « D’ailleurs si Valérie Trierweiler avait vu cela, peut-être n’aurait-elle pas vécu avec lui. »

Malgré des années de bayroutologie appliquée, je n’arrive pas à choisir entre deux traductions.
La première : qu’est-ce qu’elle vient se plaindre maintenant, elle ne pouvait pas se barrer avant ?
La deuxième : elle ment.


Qu’en pensez-vous ?

04 septembre 2014

Le coup de grâce ou la faute politique ?

Madame Bovary se demandant ce qu'elle vient foutre dans cette galère.
Le jour de sa sortie, le livre de Valérie Trierweiler fait encore la une de l’actualité. Il est qualifié de « livre de rupture dévastateur » par la presse. Dans ma TL, une majorité de twittos condamnent ce livre et son auteur, assez violemment. C’est le cas, d’ailleurs, de celui qui est l’auteur du tweet que je mets en illustration de ce billet. Néanmoins, il prend, ici, la peine de préciser que François Hollande est « un sale type ».

Je trouve amusant que l’on puisse dénoncer un livre et tirer des conclusions de son contenu, d’autant qu’il ne l’a probablement pas lu… C’est une espèce de paradoxe de la vie politique française. Pour résumer, tout le monde dit que la vie privée des politiques de nous regarde pas mais on ne parle que de ça, moi le premier d’ailleurs, vu que je me fous totalement de ce que peut faire pépère dans le privé, voire comment il appelle les pauvres, mais je suis au troisième ou quatrième billet sur le sujet…

Avant de défendre son ex, Ségolène Royal a déclaré : « Je n'alimenterai en aucune façon ce débat. » puis : « il faut avoir une certaine dignité de la fonction politique que l'on exerce et ne pas s'en laisser dévier. »

Je vais citer, là, immédiatement, pour vous faire plaisir, les trois premiers paragraphes d’un article des Echos. Tenez-vous prêts.

« Selon le baromètre Ifop pour Paris Match publié mercredi 3 septembre, la cote de popularité du président de la République s’établit à 19% en septembre. C’est le dernier sondage qui montre, une fois encore, la désaffection des Français pour ce président qu’ils ont élu à 51,7 % des voix en 2012.

Le passage de quelques chaînes traditionnelles à un grand nombre de chaînes et l’émergence grandissante des chaînes d’infos en continu ont favorisé une concurrence accrue de l’information, et donc une surenchère permanente qui les a fait s’orienter vers une zone grise, plus nuageuse, où les frontières de la vie privée sont parfois franchies.

A n'en pas douter, la publication du livre de l’ex Première Dame de France, en alimentant la machine médiatique, va accompagner, si ce n'est amplifier le mouvement de désacralisation de la fonction présidentielle. Malgré sa forte impopularité, le président de la République avait gardé jusqu’alors une image personnelle relativement bonne : sympathique, intègre et proche des gens. Le livre ne peut qu’entacher gravement et durablement cette image. »

Vous pouvez lire la suite. J’aurais d’ailleurs pu tout citer. L’article montre comment François Hollande a accumulé les erreurs de communication depuis le début. Voilà comment un twittos arrive à dire que le président de la République est un sale type. Vous pouvez lire. D’ailleurs, il est aussi disponible dans Le Figaro, c’est étrange…

Je ne vais citer une autre partie, la conclusion : « De son absence totale de maitrise du temps jusqu’à la multiplication répétée d’erreurs de communication en passant par la dramatique mise en scène de son action politique, l’opinion publique ne retiendra de lui que l’image d’un président impuissant. Ajoutez à cela le livre déconstruisant le seul élément positif attribué par l’opinion à son image et vous obtenez une situation inédite : jamais un président n’a paru aussi éloigné des Français et de leurs préoccupations. A vouloir apparaître comme l’anti-sarkozy absolu, il a fini assimilé à un René Coty molettiste. »

Parlera-t-on un jour du « François Hollande vallsiste » ?

Avec cette histoire de « président normal », François Hollande a voulu désacraliser la fonction présidentielle et force est de constater qu’il a réussi au-delà de ses espérances.

Je suis évidemment convaincu de la bonne foi de François Hollande, je ne le crois pas capable, par exemple, de tenir les propose que rapporte son ex de manière méprisante. Il n’empêche que le mal est fait. Que restera-t-il de cette histoire ? Ce qu’il y a de sûr, c’est que Valérie Trierweiler conservera l’image d’une femme antipathique, celle qu’elle a toujours eue. Elle a voulu se venger, elle a probablement raté son coup puisqu’elle risque de prendre des baffes dans tous les sens.

Pour ce qui concerne François Hollande, je ne sais pas si les dommages seront terribles dans la mesure où il est déjà au fond du trou. Il reste une petite vingtaine de pourcents de braves gens qui lui font confiance et ils ne sont pas intéressés par ce genre de bordel mais uniquement par la politique menée. Je les connais bien, j’en fais partie. D’ailleurs, un sondage IFOP pour Paris Mach, sorti hier, disait que les français étaient de plus en plus nombreux à penser que la droite ne ferait pas mieux si elle était au pouvoir. La déprime se stabilise…

Un autre article du Figaro part de ce thème : il ne faut pas raisonner en termes de popularité dans la mesure où elle est au plus bas. Lisez-le aussi, je vais en citer des extraits.

« Or, l'homme qui exerce le pouvoir est depuis devenu un homme ordinaire, recherchant avant tout le lien affectif, la proximité avec ses compatriotes, la sympathie du public: toutes les mises en scène des enfants et des femmes des hommes de pouvoir vont dans ce sens.

Ce qui me frappe, c'est qu'on assiste à une rupture. Jusqu'ici, ce système fonctionnait car il était sous contrôle. Là, François Hollande semble être dépassé par la machine médiatique et la communication présidentielle est juste mobilisée pour tenter d'éteindre l'incendie. »

Ce n’est pas pour se faire du bien, mais à l’occasion du précédent quinquennat, c’était déjà le cas… Rappelez-vous les interventions désastreuses des proches de Nicolas Sarkozy, les éléments de langage sortis par l’UMP qui nous faisaient tant rigoler dans les blogs… D’ailleurs (selon TNS Sofres, cette fois), si François Hollande a obtenu un record d’impopularité, en juin (16% d’opinions positives), Nicolas Sarkozy avait aussi atteint des planchers (certes supérieurs, à 20%). Jacques Chirac était tombé à ce faible niveau (16%) également, à une époque où Twitter n’existait pas et où l’information était traitée différemment et où la conjoncture économique était plus favorable, avec une nouvelle période de baisse du chômage.

Le journaliste pose la question : « Alors que le président accumule les crises (politique, diplomatique avec la Russie, économique), ce nouveau camouflet peut-il être tourné à son avantage? Peut-il utiliser cette publication pour regagner la sympathie des Français ? » La personne interviewée répond : « A mon avis, François Hollande a surtout intérêt à baisser la tête, laisser passer l'orage et montrer qu'il se bat pour la France. Plus que jamais, la séparation entre vie privée et vie publique doit être claire et sans faille. Tout ce qu'il dira sur Valérie Trierweiler le desservira ; il doit montrer qu'il ne se préoccupe même pas du dérisoire, des règlements de compte, et que seul importe son combat pour notre pays. »

Alors, François Hollande peut-il rebondir. La réponse est assurément positive… En politique tout peut arriver. Enfin d’article, l’interviewé démontre que François Hollande n’a probablement pas perdu la majorité de son électorat. De toute manière, seule la situation économique en fin de quinquennat devrait jouer, sauf crise diplomatique infernale… et nous n’en sommes pas loin.

On devrait faire un sondage auprès des électeurs de François Hollande. Pensez-vous qu’à part ces deux mots utilisés par Valérie Trierweiler pour montre que François Hollande méprise les pauvres, ce livre a-t-il le moindre intérêt ? On pourrait alors faire un deuxième sondage : pépère méprise-t-il réellement les pauvres ? J’ignore le résultat.

Continuons les questions de ce sondage… Ne croyez-vous pas que toutes ces histoires commencent à nous les brouter sérieusement ? Ne pensez-vous qu’il y a plus important ? Ne croyez-vous pas que François Hollande est la victime de tout ce pataquès et qu’il mérite un brin d’empathie ?

Ce livre sera oublié dans trois jours. Mme @Valtrier en vendra 20 ou 50000 exemplaires, essentiellement à des journalistes politiques et à quelques vieilles réactionnaires voulant un élément de plus les confortant que François Hollande est un salopard… Il laissera néanmoins des traces.

Une des questions que l’on pourrait poser est : n’estimez-vous pas que ce livre est une grave attaque contre les institutions, une déstabilisation de la Cinquième République ?

C’est ce qu’exprimer Renaud Dély, dans le Nouvel Obs.

« Et une menace pour nos institutions puisqu’il s’attaque à un de ses piliers, la fonction présidentielle, garantie de stabilité, qui perdurera après le passage de François Hollande à l’Elysée.

En agissant de la sorte, Valérie Trierweiler piège les commentateurs, contraints de se pencher sur ces secrets d’alcôve qui auraient dû le rester, et pollue un peu plus le débat public, qui n’avait pas besoin de ça. Puisque nous ne pouvons-nous forcer à regarder ailleurs, dépêchons nous d’oublier ce que nous aurons lu, et entendu. Car la démocratie ne repose pas uniquement sur la transparence la plus absolue, combat nécessaire et quotidien, pour connaître le ressort des décisions des responsables publics, elle exige aussi un droit à l’ignorance quant à l’intimité de ces mêmes responsables. »

A défaut d’y croire réellement, j’espère que cette histoire agira comme un vaccin auprès des Français et auprès d’une presse complètement à la dérive, forcée de parler de sujets sans le moindre intérêt (la crise en Ukraine n’occupe que la cinquième place de Google News, après le livre, l’ado qui avoue le meurtre de sa sœur, l’audition d’un type dans une affaire de Nicolas Sarkozy, le redressement judiciaire d’une société, la SNCM, qui n’en finit pas de se redresser). La presse va perdre ses moyens financiers. Amen.

Alors je laisse la conclusion à Renaud Dély.

« Au passage, en participant à la démolition de François Hollande, et en se détruisant elle-même, Valérie Trierweiler rehausse un peu plus la stature de son ancienne rivale. Mue par la vengeance et la rage d’être trompée, la "femme blessée" l’était moins lorsqu’elle était elle-même la maîtresse d’un François Hollande alors en couple avec Ségolène Royal, laquelle ne s’était pas abaissée à réagir publiquement de la sorte.

Sans doute, l’appât du gain, et un contrat de 500.000 euros, suffisait-il à justifier cette oeuvre de démolition. Cela peut se comprendre. On est loin des états d’âme d’Emma Bovary, qui elle n'avait rien touché. »


Pendant ce temps, une nouvelle affaire menace Nicolas Sarkozy. Ca n’est pas une consolation. C’est la vie politique en France.

03 septembre 2014

Le livre indigne

Valérie Trierweiler sort un livre édité à 200 000 exemplaires. Elle a reçu une avance de 100 000 euros. Cela ne nous regarde pas. J’espère qu’elle n’oublie pas de dire qu’elle était encore mariée quand elle a commencé à sortir avec François Hollande. Je n’ai pas lu le livre mais uniquement certains extraits parus dans la presse. Je ne le lirai pas. Je n’ai d’ailleurs rien à dire.

A part qu’il est assez lamentable de sortir un livre par vengeance.

J’espère qu’elle va gagner beaucoup d’argent, au moins ce probable torchon aura servi à quelque chose. Ce qu’il y a de rigolo est que la dame fait l’unanimité contre elle dans Twitter. Quand on en vient à déballer se vie intime dans un bouquin après avoir gueulé contre la peoplisation de la vie politique, je me demande si on peut encore parler de dignité.

Je n’ai rien à dire, disais-je, mais je le dis quand même. Ce n’est pas le capital de sympathie que j’ai pour François Hollande qui va s’effriter avec cette histoire mais celui que je peux avoir pour cette dame. 

26 janvier 2014

La marche des moisis

C’est encore Valérie Trierweiler qui fait la une de l’actualité, aujourd’hui. La séparation du couple n’aura échappé à personne, occultant la grande messe de l’UMP d’hier et le défilé « Jour de Colère » d’aujourd’hui.

Dans son blog, Lady W recense les mots utilisés par « la gauche » pour qualifier la manifestation de cette après-midi : « Peste brune, racisme, homophobie, rétrogrades, populisme, ignominie, skinhead, violence, crâne rasé, Dieudonné, stigmatisation, intolérance, haine, fascisme, intégrisme, endoctrinement, néo-nazis. » Moi, j’aime bien le mot « ranci » qui qualifie quelque chose qui a mal vieilli.

Corto qui fait aussi un billet à propos de ce rassemblement de rancis dit : « Des promesses d'hollande, une seule avait véritablement attiré mon attention: Une France apaisée. Il y a des promesses que l'on n'a pas le droit de trahir. » Qui va manifester ? Qui a foin du tonnerre à propos du couple présidentiel ?

Lady Waterloo disait l’autre jour que cette histoire intéressait tout le monde. Je vais lui répondre : non, elle ne nous intéresse pas. Ou, plutôt, elle nous intéresse pour ce qu’elle est : une affaire privée qui concerne des gens que l’on connaît, pour qui on a une forme d’affection parce qu’on les a suivis pendant des années.

Sarkofrance fait un billet, ce matin, où presque tout tient dans le titre : Hollande, Trierweiler, une séparation pour sortir de l’horreur médiatique. Alors que l’on imaginait que nos deux personnages allaient pouvoir cohabiter, Madame Trierweiler faisant peinardement le job que les usages de la Cinquième ont confié à la compagne du chef de l’Etat, ce dernier a été obligé de prendre la seule décision qui s’imposait, mettre fin à ce couple, pour faire redescendre la pression des médias, cette folie qui s’est emparée de nos journalistes, des blogueurs réactionnaires, ce qui se sont découverts réac dans les deux dernières années, ceux qui forment la France rancie d’aujourd’hui.

Ils hurlent parce que la gauche détruirait leur famille mais ils n’ont pas hésité à se livrer à une surenchère qui a abouti à la séparation d’un couple. L’affaire était strictement privée et ne nous regardait pas. Ils en sont, aujourd’hui, à commenter la déclaration de François Hollande, comme si elle avait le moindre intérêt.

Mon confrère El Camino a fait un billet sur ce jour de colère, billet repris par Corto et commenté par quelques uns de ces nouveaux réacs, qui aimeraient démontrer à notre confrère qu’il est ridicule.

La question est de savoir qui est ridicule… J’ai bien une idée.

Ils seront là, ce soir, à faire des billets expliquant que la manifestation était une réussi, qu’ils étaient des  dizaines, des centaines de milliers et qu’ils représentaient le peuple, le vrai. Ca me rappelle quelque chose.


Manifestants, regardez bien avec qui vous manifestez…

29 juillet 2013

Des vacances de Valérie Treirweiler à la blogowar

On ne peut même pas dire que mon billet d'hier après-midi était prémonitoire : des blogs de droite évoquent les vacances en Grèce de Valérie Treirweiler, la compagne de François Hollande. Je dis "des", je n'en sais rien. Le premier que j'ai consulté en parlait ce qui m'a plongé dans la bonne humeur d'autant que le taulier semble me mettre au défit de lui répondre. Je suppose puisqu'il parle de blogueur qui va au bistro...

Je vais donc le faire, comme au bon vieux temps des blogowars ! J'espère que Corto ne va pas être jaloux mais cette fois, c'est PP qui s'y colle !

Le titre : « Grand luxe pour les vacances de Valérie Trierweiler en Grèce ». Belle accroche ! Bon ! C’est un peu moins luxueux que le bateau de Bolloré ou la villa du cap Nègre… Ils ont de la chance les Grecs, c’est tellement le bordel en Egypte et en Tunisie qu’ils attirent les touristes et peuvent augmenter les tarifs…

Voyons des extraits du reste, après la courte introduction.

« Closer, puisque c’est désormais là qu’il faut se renseigner sur les faits et gestes de nos politiques et leurs proches, faute d’un traitement impartial de l’actualité des « grands médias nationaux », »… Ca commence bien… Pourquoi il « faut » se renseigner ? On se fout totalement de leurs faits gestes. Les grands médias nationaux sont bien impartiaux : ils ne s’occupent pas de la vie privée des gens.

Nous avons donc bien en ligne un blogueur de droite qui s’intéresse à la politique non pas sur les actes, les projets, les chiffres,… mais uniquement les vacances des conjoints des élus avec des renseignements glanés dans une presse people néanmoins fort honorable.

Après, il évoque le prix, le luxe,… « Deux suites entre 719 et 811 € la nuit et par suite, sur une durée hypothétique de 10 jours ça nous fait la coquette somme de minimum 14 380 € et maximum de 16 220 €… » C’est à peu près ce que je disais hier, des vacances entre 15 et 20000 euros. Pas besoin d’une calculatrice.

« Dans cette affaire, l’histoire ne nous dit pas qui paie la facture… » Poser la question est déjà une marque de suspicion : Madame Trierweiler serait-elle partie en vacances sur notre dos.

Redevons sérieux. On sait par contre qui payait les vacances de Nicolas Sarkozy, notamment au début : ses amis riches, ceux qu’il a favorisés lors qu’il était au pouvoir. Le blogueur de droite abordant le sujet du financement des vacances de Mémère (la femme de Pépère…) devrait ne pas oublier qu’il s’est fait sodomiser récemment.

« Si être de gauche c’est pouvoir se faire ce genre de petits plaisirs, moi aussi je veux bien dans ce cas être de gauche… » Etre de gauche, c’est être de gauche et on s’en fout, on a ça dans le portefeuille et pas dans le cœur. Par contre, être pauvre et être de droite, il faut vraiment être mal en point…

« Entre le fils Hollande qui fait le brave sur un bateau ou s’affiche entouré de nanas et le fils Fabius liasse de billets de 500 € à la main, on se demande bien comment cette jeunesse à priori dorée perçoit la réalité du quotidien de quelques dizaines de millions de français… » Que font les enfants des gens ici. Le fils Fabius pourrait bien finir au gnouf d’ici peu, s’il n’y est pas déjà. Quant à Thomas Hollande, il sort avec une star, Joyce Jonathan. J’ai appris ça au bistro parce que j’ai un copain qui bosse vers Opéra et qui les croise parfois. Je ne sais pas qui est Joyce machin.

Pourquoi ce blogueur de droite parle-t-il des enfants de François Hollande ? Pépère a organisé son rapatriement d’un pays éloigné parce qu’il était malade, au frais de la République ? Ou il a essayé de le faire nommer à la tête de l’Epad ? Les blogueurs de droite sont parfois un peu bizarre.

« Sans compter tous ces bons vieux gauchos dont certains blogueurs d'ailleurs s'empressent "d'aller au bistrot" qui se servent de cette histoire pour tourner au ridicule quiconque oserait en parler... » Qui oserait ? Je vais lui expliquer : on n’a pas besoin de tourner au ridicule, « ils » y arrivent tout seul.

On ne tourne pas au ridicule, on fait « la riposte ». Ils racontent des bêtises, nous rétablissons la vérité. En arrivant à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a multiplié son salaire par trois (en gros). Un blogueur de droite, pour taper sur François Hollande ne peut que sous-entendre que Valérie Treirweiler est allé en vacances au frais de la princesse, quelques jours après que le coût du site web de Carla Bruni fasse le buzz.

Si j’étais blogueur de droite, je ferais profil bas. Ou je ferais de la politique. Au moins, Corto nous a présenté le projet de François Fillon…

« A titre personnel, je me fiche royalement de ce que fait Valérie Trierweiler et de ses vacances. » Pour quoi en faire un billet et avoir fait un foin d’ans Twitter, hier, alors ! C’est quand même fort. Ca veut dire quoi « à titre personnel » ? Moi, à titre personnel, je suis bien content qu’ils passent des bonnes vacances, ces braves gens. J’ai fait la campagne de Hollande, finalement je l’aime bien. Si sa compagne peut passer des belles vacances à la mer, je suis heureux comme un poisson dans l’eau.

Par contre, à titre « pas personnel », je m’en fous, à part le plaisir de me foutre de la gueule des blogueurs de droite. Tout comme je me foutais des vacances de Carla Bruni.

« Le but de ce genre de billet d'humeur n'est que de démontrer aux gauchos-démagos-opportunistes qui ont passé les 5 dernières années à créer des problèmes et des scandales là où il n'y en avait pas forcément, qu'ils comprennent à quel point leur démarche était aussi iditote que sans intérêt... Amis blogueurs de gauche si vous me lisez... »

Ah ! Mais on te lit !

Tu peux nous citer des problèmes et des scandales là où il n’y en avait pas forcément ? L’Epad, le jet, les cigares, le yacht, Karachi, Compiègne, le Fouquet’s, Kadhafi,… ?

C'est qui Joyce Jonathan ?

04 mai 2013

La première dame moins chère

« Valérie Trierweiler assume un rôle « officiel », et non une fonction, auprès du Président de la République. Un rôle non défini qui donne donc lieu à toutes les interprétations quant à la façon de s’y impliquer. En l’état, c’est même potentiellement 66 millions d’ «hypothèses» du rôle qui sont envisageables. A chaque français d’imaginer ce qu’il attend d’elle quelque part. Un peu complexe comme position non ? » dit NathalieMercier dans l’interview qu’elle a accordée à Monsieur Poireau (que vous devriez lire !).

Le rôle de la « première dame » fait beaucoup jaser et on voit beaucoup d’abomination dans les commentaires des blogs de droite, notamment du fait qu’elle ne soit pas mariée avec François Hollande et mais dispose quand même de personnel. Ce truc sur le mariage m’a toujours bien fait rigoler. On dirait que certains lascars vivent à un autre siècle…

François Hollande et Valérie Trierweiler se sont « mis ensemble » alors qu’il avait probablement plus de 50 ans (je me fous des dates de leur histoire). Je peux comprendre certains réacs mais je ne crois pas que ça soit l’âge où l’on rêve de créer une famille. Plutôt celle où l’on rêve à devenir président de la République.

Toujours est-il que je suis tombé dans sur une information, ce matin, dans le Figaro : « Le coût mensuel pour l'État des collaborateurs de Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande, est trois fois moins élevé que celui de Carla Bruni-Sarkozy, l'ex-première dame. »

C’est un jeune député UMP, dans la veine de ces commentateurs aigris, qui a posé la question au gouvernement. Probablement voulait-il déclencher une polémique… Ils n’ont que ça à faire, à l’UMP… Tout dans la bassesse…

La réponse est claire : « Cinq collaborateurs sont affectés au service de Madame Valérie Trierweiler : deux agents contractuels et trois fonctionnaires mis à disposition de la Présidence de la République. Le total des rémunérations mensuelles nettes de ces cinq personnes est de 19 742 €. A titre de comparaison, huit collaborateurs étaient affectés au service de la Première Dame en janvier 2012 pour une rémunération mensuelle nette globale de 36.448 €. A celle-ci s'ajoutaient tous les mois les facturations de deux prestataires externes assurant pour la Première Dame la gestion d'un site internet pour un montant de 25 714 €, soit une dépense mensuelle totale de plus de 60 000 €. »

Madame Triervweiler a deux fois moins de collaborateurs que Madame Bruni-Sarkozy pour un coût trois moins élevé.

C’est factuel.