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20 février 2013

La chaîne (de blog) politique

Juan de Sarkofrance a répondu à une "chaîne" de blog lancée par Romain à laquelle j’avais participé pour rigoler. Il s'agit de répondre à 11 questions puis de les soumettre à 11 confrères blogueurs. Nous sommes en désaccord complet à propos des cornichons et de la moutarde mais ses questions sont intéressantes. Je vais donc y répondre.

1/ Pourquoi voter ?

Le 21 avril 2002, je n'ai pas voté. Je ne m'en suis pas donné les moyens (il aurait fallu que je fasse 900 km pendant le week-end). J'étais persuadé que Lionel Jospin serait au second tour, comme tout le monde, et même qu'il gagnerait le second. J'étais totalement aveuglé. On connaît le résultat. Je ne parle pas que de Jean-Marie Le Pen mais de 10 ans d'une politique catastrophique et d'une gauche qui a mis des années à s'en remettre. Depuis, je n'ai loupé aucun scrutin.

Ce n'est bien évidemment pas la seule raison de voter. Mais à part de la philosophie de comptoir, je ne vois pas quoi dire...

2/ Qu’osez-vous transmettre à vos enfants, entre la politique et la religion ?

Je n'ai ni enfant ni religion. Mais, la priorité me parait être de transmettre la foi. Quant à la politique, il me semble que la transmission est naturelle dans beaucoup de cas.

3/ Pourquoi Mélenchon pourrait-il gagner ?

Gagner quoi ? La Présidentielle ? Aurait-il une majorité pour gouverner ?

En 2017, on se retrouvera dans la même situation qu'en 2002. La gauche sortira de 5 ans de pouvoir et la droite sera dans un mauvais état (Chirac a fait moins de 20% au premier tour). Tout peut arriver. Y compris que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon arrivent en tête avec 17% chacun. Tout peut arriver.

Mais je ne suis pas sûr que Mélenchon l’emporterait au second tour, bien au contraire. Il est probable que la capacité du peuple de droite à se motiver pour se débarrasser de la gauche est supérieure à l’inverse. Il suffit de voir les commentaires dans les blogs de droite pour s’en rendre compte.

4/ Faut-il voter utile ou voter pour ses idées ?

Je n'aime pas cette appellation de vote utile. Il est évident que celui qui vote pour ses idées fait un vote utile. Je préférais une appellation comme "vote de sécurité". J'ai par ailleurs eu la chance de pouvoir faire les deux en même temps à la primaire et à la Présidentielle.

Je crois qu'il revient aux partis politiques de s'organiser pour que le « vote utile » ne soit pas nécessaire. A la primaire organisée par le PS, chacun des électeurs de gauche a pu exprimer une opinion, une tendance, une orientation...

5/ Es-tu favorable au droit de vote des étrangers aux élections locales ?

La lutte contre ce droit de vote a été le principal argument de la droite pour les deux dernières élection et la victoire promise de François Hollande a été acquise de justesse. Ce machin est un tel repoussoir pour la population qu'il faut l'éviter.

C'est d'autant plus facile à dire, pour moi, que je suis hostile à cette mesure. Honnêtement, je ne vois pas comment on peut être de gauche et défendre la mise en place d'une sous catégorie de citoyens... On ferait mieux de réfléchir à de meilleures conditions pour obtenir la nationalité plus facilement.

Cela étant, c'est dans le projet que j'ai choisi, que j’ai soutenu et qui a fait que des gens ont voté pour mon candidat. Je soutiendrai donc ce projet. A contrecœur.

6/ A quoi sert un blog en 2013 ?

A quoi servait un blog en 2008 ?

Un blog sert à son taulier qui aime bien donner en pâture sa prose à des lecteurs et qui aime bien pondre cette prose.

Un blog sert aussi à entretenir un réseau de potes plus ou moins virtuel.

Enfin, les blogs permettent de faire un peu de bruit sur la toile.

7/ Peut-on se fâcher pour des motifs politiques avec des très proches ?

Oui. Mais pas pour des opinions politiques, plus pour une manière d’aborder la politique. Par exemple, sans être fâché, je suis en froid avec le vieux Jacques qui n'arrive pas à ne pas tout ramener à la politique dans un rapport droite - gauche. Toute discussion devient impossible.

8/ Feriez-vous ce test à des Racailles de 11 ou 15 ans ?

Oui. L'éducation civique et tout ça.

9/ Avez-vous des limites à votre hostilité contre la peine de mort ?

Non. D’un autre côté, je ne pleure pas quand la police abat par mégarde un violeur d’enfant ou un terroriste, ça évite les frais de justice.

10/ Le Mali, en vacances, c’est comment ?

Peut-être pas cette année.

11/ Si tu es féministe, ça t’emmerdes pas d’être un homme ?

J'ai longtemps cru être féministe. Quand on est de gauche, il faut l'être, hein ! Il n'empêche que j'ai toujours trouvé plus féministe que moi. Je crois que pour un homme français, il est impossible d'être féministe (car au fond, on s’en fout forcément et on regarde forcément une femme avec un regard d’homme).

En papotant avec des copines féministes, j'apprends beaucoup et je me range assez facilement à leurs idées, n'ayant, au fond, rien à leur opposer.

Il y a quelques années, il y a eu un "combat" de féministes pour que "la case mademoiselle" disparaisse des formulaires administratifs. Je trouvais cette lutte un peu "légère". Il n'empêche que j'ai du me rendre à l'évidence qu'il n'y a aucune raison que les femmes aient un traitement différent des hommes...

Mais "il n'y a pas de raison" n'est pas franchement mon argumentation politique préférée...

Et ensuite ?

Le principe d'une chaîne est généralement de transmettre la patate chaude à d'autres blogueurs. Mais comme j'y ai déjà répondu sur un autre blog, je vais m'abstenir.

Il n'empêche que ça m'amuserait d'avoir le point de vue, d'une part, de mes potes blogueurs de droite et, d'autre part, de mes potes blogueurs de gauche qui ont levé le pied depuis quelques mois...

25 juillet 2012

Le mot du jour : REACOSPHERE #dicodesblogueurs

Dans son blog, mon confrère Bembelly a lancé une chaîne où il invite des blogueurs à proposer des définitions pour des mots que nous utilisons dans notre milieu un peu fermé. Il est temps que j’y participe, avec ce blog, pour apporter ma pierre au dictionnaire des blogueurs ! Je choisis un mot : réacosphère, c'est-à-dire l’ensemble des blogueurs réactionnaires.

Revenons en arrière. Le 10 mai 1981, précisément. Je venais d’avoir 15 ans et nous recevions nos « correspondants allemands » à Loudéac. Avec le mien, on avait passé la soirée chez une copine avec le sien. On avait quitté la maison de mes parents, où l’ambiance était à la fête, bien sûr, un peu après 20 heures et l’annonce du résultat. Nous nous étions pointés quelques minutes après dans la vieille famille réac de la copine. Le champagne avait été mis au frais pour fêter la victoire de Giscard. Du coup, on a piqué la bouteille et on l’a fini dans la chambre de la copine (sans nous livrer aux cochonneries que je vous vois déjà imaginer).

A l’époque, nous qualifions de « réacs » toutes les vieilles familles bourgeoise de la commune, notoirement à droite et mettant souvent leurs enfants dans les écoles privées (pas les parents de ma copine…). C’était le mal absolu, dans mon milieu, dans cette commune du Centre Bretagne.

Comment définir ce qu’est un réactionnaire ?

Paf ! Ce n’est pas l’objet du billet, je ne vais pas m’attarder sur ce point. Globalement, les réactionnaires sont des gens qui refusent des évolutions de la société.

Quand je vais à Loudéac, je fais souvent des billets à propos du centre-ville qui se vide à cause de cette zone commerciale nouvellement installée en périphérie. Quand je fais ce genre de billets, je me sens absolument réactionnaire, sans la moindre gène.

Pendant dix ans, la droite nous a proposé des réformes au nom de la modernité. Nous autres, gauchistes, avons lutté contre, notamment dans les blogs. Nous refusions les évolutions de la société proposées par Nicolas Sarkozy, essentiellement (avant 2007, les blogs n’avaient pas de visibilité). N’étions-nous pas un peu réactionnaires ?

Prenons la définition de réactionnaire dans un dictionnaire en ligne.

« réactionnaire, adjectif, Opposé au progrès. Synonyme rétrograde Anglais reactionary
réactionnaire, nom Personne opposée au progrès. Synonyme conservateur Anglais reactionary. »

Si construire des zones commerciales et travailler plus sont considérés comme un progrès, puisque c’est présenté ainsi, je dois dire que j’y suis opposé. Donc, par définition, réactionnaire.

C’est ballot. Surtout pour toi, cher lecteur, qui se rend compte subitement qu’il est réactionnaire. Tu as le droit de prendre un cognac pour te remettre. Tu peux aussi prendre une Manzana si tu juges que c’est plus moderne et as peur de te renforcer dans la réaction en appréciant des vieux alcools.

Depuis 1981, le monde a bougé. La gauche a été trois fois au pouvoir pendant cinq ans. La droite a occupé deux fois le pouvoir pour des périodes plus courtes puis dix ans d’affilée, soit un total de seize ans.

On se retrouve bien embêtés pour définir ce qu’est réac. On s’en fout, ce n’est pas le sujet du billet ai-je déjà dit.

Nous allons interrompre cette intéressante information par un flash d’information. Monsieur Philippot, vice-président du Front National, a déclaré : « A la veille de la présentation du plan de soutien à la filière automobile, Florian Philippot suggère que l'Etat achète des parts du groupe PSA, "qui ne vaut plus que 2,5 milliards d'euros". » Suite à cette déclaration, nous nous sommes livrés à un micro trottoir auprès de blogueurs gauchistes dont un gros avec une cravate à chier qui a déclaré qu’il est tout à fait normal que l’Etat entre au capital des entreprises qui reçoivent une aide. C’est la fin du flash d’information.

Nous sommes toujours embêtés. Nous avons des réactionnaires à gauche et le parti qui devrait être le plus proche des réacs prône maintenant une entrée de l’Etat au capital des entreprises. C’est d’autant plus amusant que je fréquente beaucoup les réactionnaires : pour la plupart, ils sont ultra libéraux. Les libéraux ? Ils n’existent plus vraiment. Ils étaient représentés, à une époque, par le centre droit et l’UDF dont faisaient partie Charles Million qui a pu gérer une région avec le Front National et tous les anciens compères de Occident, ce « mouvement politique français d'extrême droite », tels que Alain Madelin, Gérard Longuet, Claude Goasguen, Hervé Novelli et d’autres…

Le paysage politique Français n’est pas toujours simple à comprendre et nous allons laisser les réactionnaires se définir eux-mêmes, s’ils en ont envie.

Nous voila à définir le mot « Réacosphère ».

Je vais recycler une photo du Maréchal Pétain pour illustrer ce billet. Il n’avait pas de blog, à ma connaissance, mais je ne voudrais pas réécrire l’histoire de France.

Réacosphère : nom masculin (enfin, qui devrait l'être...). Ensemble des blogs très à droite voire d’extrême droite. Certains blogueurs de droite sont réactionnaires sans le savoir. Dans ce cas, ils ne font partie de la réacosphère et restent bouder dans leur coin puisque les blogueurs de gauche se foutent de leur gueule. A l’heure où la droite est laminée en France, la réacosphère est très présente sur Internet. Certains considèrent comme un honneur d’en faire partie. Les membres normand de la réacosphère fricotent beaucoup avec les blogueurs de gauche se qui rend les classements assez difficile. Beaucoup de tauliers de blogs membres de la réacosphère sont des intellectuels. Ceux qui s’y connaissent un peu en économie vivent sur une autre planète et sont libéraux. Généralement, les fonctionnaires y sont considérer comme des méchants. Les membres de la réacosphère détiennent tous une vérité et se moquent des blogueurs opposés qui détiennent une autre vérité.

Voila. J’espère que vous avez suivi.

Comme c’est une chaîne de blogs, je vais « taguer » sept de mes confrères qui seront chargés de choisir un mot utilisé dans les blogs et d’en faire une définition. Sont tagués : O16o, Cyril, Louis, Guillaume, Eric, Arnaud et Nicolas.

09 juillet 2012

Le changement (de blogage), c'est maintenant ?


Alors que je me prépare à attaquer mon billet politique, je constate que je suis tagué par Homer tout comme Gaël et Falconhill. Il nous demande comment notre manière de bloguer a changé depuis qu’on a commencé. L’occasion de se regarder le nombril en ce matin où il faut la dextérité de Juan ou l’imagination de Yann pour pondre un billet.

Le nombril ? J’ai ouvert ce blog politique à la fin 2005, deux mois après le blog bistro et le blog geek. Je suis rapidement devenu un « gourmand de blogs », jusqu’à m’abonner à plus de 400 (j’en suis encore à environ 300). Les premiers mois, on découvre plein de trucs, les classements de blogs, les agrégateurs de flux, … C’est une formation permanente qui fait que la manière de bloguer évolue en permanence.

Il y a néanmoins eu trois étapes majeures, pour mon blog.

La première a eu lieu à l’été 2007. Je me suis rendu compte que je ne lisais plus les billets politiques des copains quand ils étaient trop longs. Je me suis donc interdit de faire beaucoup de billets dépassant environ 3000 signes (l’équivalent d’un gros A4 sous Word, une fois et demi le présent billet ?).

La deuxième a eu lieu un peu après, peut-être début 2008, à cet époque où mon blog est apparu dans le top 20 du classement des blogs politiques, en tête des blogs gauchistes militants (mais après Plume de Presse), jusqu’à se retrouver, en octobre, je crois, « number one » quasi indéboulonnable. En tant que « fer de lance » de je ne sais quoi, il a fallu que j’arrête de raconter des conneries (ou du moins que je me calme).

Le troisième a eu lieu en 2011, tout au long de l’année, avec un tas de petits événements (l’affaire DSK qui a été sanglante dans la blogosphère au niveau des rapports entre les gens, la primaire du PS qui l’a été aussi, l’avènement de Twitter et surtout la mort de deux potes blogueurs) qui m’ont détourné d’une manière de voir la blogosphère que j’avais un peu idéalisée.

Il y a aura d’autres changements…

Je vais taguer : DF (ça fait des années que je le lis, ce lascar !), Lolo et Thierry.

31 mars 2012

Portrait Chinois de ton pays


Le changement, c’est maintenant : je vais répondre à une chaine de blogs lancée par DF. Il s’agit de faire le portrait Chinois de son pays. Si la France était…

- un animal : je vais éviter le coq, le seul animal à chanter les pieds dans la merde. Je vais choisir le roquet, un machin qui n’arrête pas de gueuler et qui se croit puissant.

- un média : Elysee.fr, je n’ai pas besoin de dire pourquoi.

- un écrivain : Michel Brice. Du cul et aucun fond. (smiley, Didier).

- une date : 21 avril 2002. Non pas pour marquer la défaite, elle sera lavée dans 5 ou 6 semaines mais parce qu’elle symbolise une démocratie qui ne fonctionne plus. J’aurais pu choisir le jour de la dissolution, par Chirac en complément, mais personne ne connaît la date.

- un sport : le rugby. Ca bastonne dans tous les sens mais ça se retrouve au comptoir.

- un acteur : Depardieu. Non pas en tant qu’acteur, sublime, mais que personnage…

- une boisson : le Madiran. Si vous en abusez, la gueule de bois est assurée. Mais qu’est-ce que c’est bon.

- un vin : la Côtes-du-rhône, symbole de la boisson de comptoir, existe dans toutes les gammes, du petit vin immonde au cru sublime. N’a malheureusement pas ma préférence.

- une actrice : Brigitte Bardot. On l’imagine à sa grande époque et on la voit maintenant. Mon côté réac…

- un plat : la pizza. J’aurais pu choisir le couscous ou le pot au feu. Les plats du pauvre par excellence mais des couillons voient ça comme des plats de fête.

- une couleur : rose. Mais attendons le 6 mai.

- un personnage historique : Vercingétorix. Présenté comme un héro, alors qu’il est connu pour avoir déposé les armes…

- un fleuve : la Seine. Sinueuse à souhait. Son principal affluent, la Marne, a un plus fort débit qu’elle mais elle a pris le dessus parce que des ancêtres n’étaient pas observateurs.

- une personnalité actuelle : Julien Dray. Tomber malade dans la dernière ligne droite…

N.B. : Pour ceux qui ne sont pas au courant, il a été hospitalisé hier soir pour un malaise. Je le cite ici pour témoigner de ma sympathie et lui souhaiter un prompt rétablissement.

- une mer : le golfe du Morbihan. Magnifique mais les courants entre les iles rendent la navigation très délicate.

N.B. : on ne chipote pas. Le golfe du Morbihan est bien une mer, Morbihan veut dire « petite mer » en Breton.

- un moyen de locomotion : un pédalo. Et j’ai trouvé un excellent capitaine !

- une femme : Shaya. Elle n’arrête pas de gueuler mais on l’aime !

- un homme : le vieux Jacques. On le croyait mort mais il bande encore.


30 octobre 2011

Fondamentaliste des blogs

Je n'ai pas participé à la manifestation des fondamentalistes religieux. Je ne suis pas fondamentaliste religieux. Je suis fondamentaliste des blogs. Revenons aux fondamentaux.

J'ai réussi à faire un vague billet dans mon nouveau blog. Je me demande toujours bien ce que je vais en foutre, de celui-là.

Bembelly trouve des emplois fictifs à Matignon. Petit Louis se décourage d'une France ruinée en cinq ans. Yann débroussaille Laurence Parisot. Lolo nous indique comment sauvegarder nos données Google+. Ca se corse chez Archéo. Lolo, toujours lui, nous fait sa traditionnelle revue de blogs. Virginie voyage. Daniel poëtise. Moins drôle chez Sarkofrance, Lula a le crabe. Romain me  tague.

Tiens ! Je vais répondre. Il nous demande ce qu'on écoute, comme musique, actuellement. Je n'écoute plus rien. Je vénère le silence.

Les gens cités dans cette note sont priés de se considérer ceci comme tagués.
FalconHill broute. Gildan découvre. Melclalex rend hommage. Didier Goux didiergoutise. Lady Apolline expose. Romain romanise. Captain Haka murmure. FalconHill décapsule.

J'ai testé la blogroll de mon nouveau blog : ça me va...

Ah ? Non ! Il y manque le nouveau blog de Yann.

C'est réparé. C'est amusant cette manie de créer des blogs.

Romain pourra écouter le nouveau REM (piqué chez Gildan, merci à lui !).


05 août 2011

L'ouverture ? Fermez-la...

Je suis tagué par Corto. C’est gentil de sa part. Corto est LE blogueur de droite. Par ailleurs très sympathique mais particulièrement horripilant. C’est d’ailleurs le deuxième billet que je lui consacre en 36 heures.

Je suis tagué. L’ensemble de la blogosphère de gauche est tagué, semble-t-il ? « Va comprendre la logique de tout cela, moi j'ai du mal. Et la crème des blogueurs politiques de gauche, ils en pensent quoi de ces portes qui s'ouvrent à tous vents ? »

La crème qui est en moi attend les 6 ou 7 heures de travail que j’ai avant de pouvoir prendre un repos bien mérité…

Il parle de l’ouverture parce que certains zozos ont appelé à former une large majorité pour battre Nicolas Sarkozy, des alliances à droite et tout ça…

Tout d’abord, je n’ai jamais critiqué l’ouverture. Si quelqu’un pense que c’est mieux pour gagner ou avoir une majorité, il a tout à fait raison de le faire. Seul un gars de droite peut penser au bipartisme, le choix entre le bien (nous, les bons gars de droite) et le mal (les immondes gauchiste qui mangent des enfants et ne prennent pas des douches tous les matins).

Autant, je crois au clivage gauche droite (que les gens positionnent où ils veulent, je n’en ai rien à cirer), autant je crois à la nécessité de faire des alliances pour gouverner.

Je ne critique pas l’ouverture. Je critique juste les mecs qui se prétendent de gauche qui participent à un gouvernement qui mène une politique de droite. J’appelle ça de la trahison. Pour répondre plus précisément, je n’ai jamais critiqué Nicolas Sarkozy d’avoir pratiqué l’ouverture, j’ai critiqué les gens qui ont accepté de jouer le jeu, ce qui d’autant plus lamentable que Nicolas Sarkozy n’en avait pas besoin pour former une majorité.

Au fait, ils sont où, maintenant ? Quel bilan peut-on faire de l’ouverture ?

Ne nous moquons pas. Je poursuis ma réponse à Corto.

Pour 2012, je n’ai jamais appelé à former une union avec la droite, juste à former une union des partis de gauche. Aucun parti de gauche n’a appelé à former cette union.

Des personnalités de gauche ont appelé à le faire. Je crois que c’est une erreur de stratégie. Ca ne peut pas fonctionner électoralement, à mon avis, et je respecte tout à fait les avis opposés. Il ne s’agit pas ici de parler stratégie.

Nous sommes juste quelques uns à penser qu’il est temps de foutre l’UMP en dehors de la gestion de ce pays, gestion catastrophique sur tous les plans, les finances, la protection sociale, l’éducation, la sécurité, … mais aussi « la morale » avec une éternelle division des Français, une continuelle « stigmatisation » des minorités, des affaires qui n’en finissent pas de sortir…

Ainsi, si certains pensent qu’il faut faire des alliances pour y réussir, ils ne sont pas critiquables. Si une alliance débouche sur l’éviction de l’UMP par une majorité de gauche et du centre, voire de quelques partis bien à droite, un candidat issu de cette majorité sera Président de la République, et en toute logique, avec notre système électoral, le Parti Socialiste deviendra dans les semaines qui suivent la première force à l’Assemblée Nationale, probablement, d’ailleurs, avec la majorité absolue.

Et c’est bien ce qui compte.

Ce matin, je suis allé faire un tour sur le blog de Corto, j’ai relu en diagonale tous ses derniers billets des dernières semaines.

Strictement rien de constructif. Aucune proposition. Aucun propos sur la majorité.

Il ne parle que de la gauche.

En signe d'ouverture ?

10 juillet 2011

La chanson de l'été

C'est Lolo qui nous demande quelle sera la chanson de l'été. Il n'a pas précisé quel été.

Jonathan Richman - Give Paris One More Chance




Seb, Yann, Ju, Le Coucou (au fait ! Pensez au rébus !) et Céline ont déjà répondu.

28 avril 2011

Contre son camp

Etrange, cette chaîne que lance Lomig, mais, étant tagué, je vais faire face avec tout le sérieux qui me caractérise, non sans taguer, au préalable, le Faucon pour son grenier, Petit Louis, Asclepieia, Yann et Le Coucou.

Lomig est un blogueur libéral bien connu. Le grand parti politique dont il se sent le plus proche est l’UMP mais il semble prêt à voter pour le candidat du Parti Socialiste pour reléguer son parti dans l’opposition afin qu’il se ressource et redevienne vraiment libéral. Je résume, hein ! Si vous voulez sa version à lui, vous pouvez le lire.

S’il me retourne la question, c’est donc pour me demander si je serais prêt à voter pour l’UMP pour reléguer mon clan dans l’opposition pour qu’il se ressource.

La réponse est clairement négative. Le 21 avril 2002, je me suis juré de voter toujours pour mon camp qui est ainsi dans l’opposition depuis 10 ans. D’ailleurs, la question ne se pose pas : « mon » clan est dans l’opposition, je ne vais pas l’y reléguer encore plus…

Ma réponse est donnée…

Je vais donc pouvoir donner mon avis à Lomig sur sa position. Il devrait d’ailleurs observer le Parti Socialiste : un « grand parti gouvernemental » dans l’opposition peut-il se ressourcer ?

Niet.

Imaginons la défaite de Nicolas Sarkozy. Un jeu de pouvoir se déroulera à l’UMP entre Xavier Bertrand et Jean-François Copé qui ne lâcheront pas une miette pour tenter d’avoir le leadership sur le parti. Les militants UMP ayant un culte du chef, ils n’oseront même pas les foutre dehors qu’ils incarnent le plus l’échec de l’UMP.

Les « anciens », tels que Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin, tenteront de se positionner comme arbitre, au cas où la Présidence du Sénat, du Conseil Constitutionnel, de l’Amicale des anciens clients de la buvette de l’Assemblée se libèrent… Et quelques canards iront rejoindre des partis annexes, derrière Dominique de Villepin ou Jean-Louis Borloo pour tenter d’avoir un strapontin dans un futur Conseil Territorial…

Ca fait probablement près de cinq ans que je connais Lomig, par blogs interposés (et par deux Républiques des Blogs, si ma mémoire est bonne), et je me demande en quoi il peut trouver le moindre vrai libéralisme dans la politique de l’UMP qui ne fait que favoriser l’entassement des richesses et décourager les initiatives individuelles…

D’ailleurs, l’UMP a raison : personne ne veut de libéralisme en France. Les professions où devraient trôner le plus de libéraux sont celles les plus réglementées puisqu’il faut une « licence » pour avoir le droit d’exercer ! Demandez à un taxi s’il veut libéraliser sa profession ou à un patron de bistro s’il veut qu’on puisse vendre des consommations sans licence IV !

Le Front National a été libéral avant d’opérer un tournant étatiste sous l’influence de Marine Le Pen et c’est heureux : je m’amuse beaucoup en lisant les commentateurs de Didier Goux qui semblent perdus, les braves…

Pour résumer : je souhaite la défaite cinglante de l’UMP pour avoir le plaisir d’observer tout ces braves gens se démener pour exister.

Au PS, on a déjà donné…

(photo)

29 mars 2011

Vote blanc : Muscadet, pour moi

« Dans ce contexte, le vote blanc ressemble une énième tentative d'enfumage ou de diversion pour éviter le véritable débat sur la nature même de la Cinquième République. »

C’est dans ces termes que DPP termine son billet à propos du vote blanc dans lequel il me tague. Je ne l’aurais pas exprimé ainsi. J’aurais dit que ça ne changerait rien, qu’il fallait bien élire des types pour nous gouverner, que si l’offre politique n’était pas satisfaisante il fallait bien faire, que de toute manière ce sont des hommes et des femmes pour qui on vote, pas pour des projets, que les élus ne sont pas obligés d’appliquer leurs programmes…

Mais au final, ça revient au même et je reprends à mon compte sa formulation .

On a beaucoup parlé d’abstention à propos de ces cantonales mais au final, dans les blogs politiques, les tauliers se sont lâchés : il faut aller chercher l’électeur, mouiller la chemise, reparler aux classes populaires, … J’en passe.

Il y a un autre motif à cette abstention que j’ai vaguement relevé à plusieurs reprises : d’une part, on ne sait plus pourquoi on vote et, d’autre part, on s’en fout, de cette élection. Vous pouvez donc aller lire El Camino et Nicolas (pas lui, pas moi, ni lui, un autre).

Certains blogueurs sont même allés pariés pour une abstention record, à la Présidentielle, alors que c’est une participation record que l’on pourrait voir : les gens votent pour un gugusse, lui confient les clés pendant cinq ans et reviennent. Ils font pareil avec leur maire (à la limite, ils ne savent pas qu’ils votent pour des listes).

Pour les Européennes, ils votent au hasard, si possible pour un parti antieuropéen et opposé au gouvernement en place. Pour les régionales, ils votent pour le sortant parce que dans le fond, ils ne sont pas trop mécontent et, au final, le métro ne roulent pas si mal… (ben oui, la précédente élection date d’un an, et les transports collectifs en Ile-de-France sont le seul enjeu dont on se rappelle).

Alors, les cantonales, hein ?

La reconnaissance du vote blanc ne serait qu’une rustine.

N.B. : C’est une chaîne ? Je tague Alter-oueb, Ju, Isabelle, Cuicui, Bembelly et Nicocerise.

28 janvier 2011

Ma révolution fiscale à moi

Dans son billet à propos de la révolution fiscale, Polluxe évoque la nécessité de revoir le quotient familial et, plus précisément, le fait d’avoir une déclaration unique par foyer, les revenus de monsieur se cumulant avec ceux de madame.

Je suis parfaitement d’accord avec elle (et les textes qu’elle cite), d’autant que tout ça me parait être issu d’un autre âge, d’une autre époque, celle où seul le mari travaillait… Le système actuel encourage un homme riche à épouser une femme pauvre.

C’est brillant…

Alors qu’un couple où les deux ont les mêmes revenus n’a aucun intérêt à se marier, se pacser ou à faire tout autre machin qui débouche sur la possibilité de ne faire qu’une seule déclaration.

Polluxe nous tague pour savoir quelle réforme de la fiscalité on souhaiterait. J’ai donné moult  fois mon avis sur la question, dans mon blog politique : il faut réhabiliter l’impôt progressif sur les revenus, tous les revenus, je suis donc totalement en phase avec le billet de Polluxe.

Je vais juste rappeler un point qui m’est cher : il faut aussi réhabiliter l’impôt sur les successions, voire considérer les successions comme un revenu comme un autre (tout en prenant en compte certains cas particuliers, comme les « paysans de l’Ile de Ré » - c’est une image, celle de pauvres héritant de terres anciennement agricoles valant des fortunes compte tenu du développement de l’immobilier touristique). Réhabilitons.

Avant d’en passer au corps de ce billet, je vais rappeler un autre point qui m’est cher : il faut (progressivement) arrêter de financer la santé et le chômage à partir du travail. Ne confondons pas travail et revenus… Qu’on l’appelle comme on veut (impôt sur les sociétés, TVA, CVA, …), je m’en fous et laisse les fiscalistes en débattre, mais c’est bien la production de richesses qui doit générer des revenus pour la collectivité. Cette production de richesse se mesure donc à propos de la différence entre les recettes d’une entreprise et les charges liées à la production (exclusivement les loyers, les salaires et charges associées et les achats, y compris de services), ce qui exclut donc – pour faire simple – par rapport à l’impôt sur les sociétés, les amortissements et les frais financiers.

Vous avez le droit de relire ce dernier paragraphe pour être sûr de bien le comprendre, ne commentez pas à ce sujet puisqu’il est… hors sujet du billet.

Je vais donc faire un autre hors sujet. Un commentateur à mon dernier billet proposait une politique fiscale engagée vers la taxation du carbone. Je ne suis ni pour ni contre, juste perplexe. 1. Ce n’est pas en taxant un problème qu’on le résout. 2. Ce n’est pas spécialement juste (les paysans ont déjà des revenus très bas, les taxer en plus parce qu’ils polluent ne serait pas très brillant, il vaudrait mieux les subventionner pour qu’ils ne polluent pas…). 3. Il est totalement immoral de penser qu’on puisse acheter un droit à polluer. En d’autres termes, ça veut dire que les riches ont plus les droits de détruire la planète que les pauvres. 4. Une fiscalité verte se traduit souvent en usine à gaz.

Achtung ! Je ne suis pas contre tout mais faire fleurir des « écotaxes » pour s’acheter une bonne conscience sur le compte du consommateur final ne me parait pas « la solution ». Par contre et par exemple voire par hasard, taxer le transport des marchandises pour favoriser une production de proximité ne me parait pas scandaleux.

Et la « fiscalité familiale » dans tout ça ?

Ce point est au cœur du billet de Polluxe puisqu’elle « veut » que les revenus soient attachés aux personnes et plus aux ménages. Poursuivre le raisonnement doit être fait à fond : il faut supprimer les parts ou demi-part accordés pour les enfants…

Je ne dis pas ça méchamment : cet avantage fiscal rapporte surtout à ceux qui gagnent un maximum de pognon. Le prix d’une paire de pompe est la même pour le fils d’un RMIste que celui d’un milliardaire (dont le gamin n’est pas trop chiant avec les marques… Et même, la solidarité nationale n’a pas à payer les marques).

Pour aider les gens à élever les gamins, il y a les allocations familiales. Tout le reste est le cul de la crémière.

Et parfaitement injuste. Je vais m’en expliquer.

Prenez Claude et Dominique. Ils ou elles gagnent respectivement 1500 et 4000 euros par mois. D’après ce site, ils payent respectivement 928 et 7393 euros d’impôt sur le revenu. S’ils ont un enfant, ils payent respectivement 399 et 5092 euros.

En d’autres termes, celui qui gagne 1500 euros par mois « touche » 529 euros pour élever son môme alors que celui qui gagne 4000 bénéficie d’une aide de 2301 euros, soit plus de quatre fois plus.

Niche fiscale, quand tu nous tiens… C’est injuste… Une politique familiale d’un autre temps (même s’il y a d’autres compensations liées au quotient familial et tout ça)…

Je me rappelle d’une vieille discussion de comptoir avec un pote qui élève tout seul sa fille. C’était peut être au siècle dernier, je ne sais plus, mais nous étions encore en francs. Il payait environ 2300 euros de taxe d’habitation et moi un peu moins de 3800 (je cite de mémoire, peut importe les montants réels, je payais plus de 50% en plus que lui). Et il gueulait : « Mais ce n’est pas normal, tu as plein de pognon, tu peux payer, moi je ne touche rien, j’ai une fille à élever. »

Alors je l’ai engueulé : « Putain bordel de crevure, espèce de connard, tu ne payes pas d’impôts sur le revenu, tu vis dans un logement social, ta fille va à l’école, à la crèche, tu foutais ses couches à la poubelle, ses bouteilles de laits aussi, tu l’envoies chez le toubib, alors moi, débile profond, je ne coute quasiment rien à la société et absolument rien à la commune et je paie un maximum d’impôts. »

Je n’étais pas devenu subitement réactionnaire, je continue à militer pour l’augmentation de l’impôt progressif sur les revenus, voire pour un calcul du même type pour la taxe d’habitation. J’ai juste compris que les mecs étaient totalement « à l’ouest », pensant que tout leur être du, sous prétexte qu’ils payent un petit peu d’impôt mais surtout que d’autres gagnent beaucoup plus d’oseille qu’eux.

Ma révolution fiscale à moi

Alors s’il doit y avoir une révolution fiscale, elle doit passer par un système pédagogique, qui nécessite deux choses : d’une part que l’impôt sur le revenu, sur tous les revenus, à l’identique, soit payé par tout le monde, d’une manière juste : progressive. Par palier ou par toute autre équation. Je préfèrerais une autre équation, les gens n’ont jamais rien compris aux tranches.

J’en connais qui vont dire que je suis immoral : je veux faire payer des impôts aux pauvres. Parfaitement. Parmi « ceux que je connais », combien savent ce que paye un smicard par mois en TVA ?

Aucun.

La révolution fiscale doit passer par là : chacun doit savoir (à peu près) ce qu’il paye, ce qu’il coûte, … Peut-être que quand un citoyen verra qu’il ne paye que 10 euros (je dis ça au hasard, c’est peut-être cent euros) par an pour envoyer sa fille à la maternelle, il aura compris ce qu’il doit à la collectivité…

Un peu plus haut, j’ai lancé un « d’une part ». Il manque le « d’autre part ».

D’autre part, donc, comme je le subodorais au début de ce billet, je crois qu’il faut supprimer toute prise en compte de la famille dans l’imposition sur le revenu qui doit se rattacher à la personne, pas à un ménage. Elle ne doit être prise en compte dans aucun autre impôt d’ailleurs, ni dans aucune aide sauf ce qui dépend des Caisses d’Allocations Familiales (notamment les « allocs » et les aides au logement) ou ce qui est du ressort de l’attribution du logement social (voire le RSA, je ne sais pas trop comment ça marche).

Les allocs : vas-y que je te colle 200 euros par mois et par môme dès le premier enfant. Plus rien à partir du cinquième. C’est tout. Hop !

Serait-elle bien ma révolution fiscale :
-         plus de politique familiale (ou alors limitée à ce que je dis ci-dessus),
-         un renforcement de l’impôt sur le revenu, sur tous les revenus y compris les successions ?

Je vais illustrer ce billet avec des photos de haricots verts pour que vous compreniez mieux. Lecteur, si tu aimes bien les haricots verts, considère toi comme tagué pour ton blog.

29 novembre 2010

2012 : la fin des blogs de gauche ?

Yann avait pronostiqué l’avenir des blogs de gauche an cas de victoire du PS en 2012. Juan reprend l’idée et la transforme en chaîne de blog : il me faut maintenant lire dans le marc de houblon et prévoir l’avenir. Tout comme Juan, je ne parierais pas la culotte de ma grand-tante sur la victoire de la gauche en 2012. Ca n’empêche pas d’y rêver. Néanmoins, avec la neige, ce matin, il vaut mieux mettre les chaînes…

Dans la blogosphère, les blogs de droite sont assez peu visibles pour différentes raisons, la première étant qu’il est plus facile d’être dans l’opposition que dans la majorité, surtout en période de crise, quand à peu près toutes les décisions sont critiquables.

« Dans 18 mois, nombre de blogs de gauche se saborderont. DSK aura gagné. Inutile de continuer à bloguer, à quoi bon la vigilance ? Rimbus, Dagrouik, le Coucou, Romain Blachier, Elmone, Melclalex, Gaël, Nicolas, Disparitus, Seb ou Menilmuche, Gabale et moi-même devront raccrocher ou trouver d’autres sujets de divagations blogosphériques. Olympe aura toujours matière à dire, Eric aussi. Mrs Clooney s’est déjà reconvertie. »

FalconHill, Authueil, Le Chafouin, Seb et l’Hérétique seront dans l’opposition.

Partageons mon avis devrait continuer. Une sorte de routine s’est emparée de moi. Tous les matins, ouvrir un site d’information généraliste, Voila, Yahoo, Google News. Lire en diagonale un paquet de dépêche en essayant de trouver un détail qui m’inspire. Imaginer une note et plonger dans l’autre routine, celle du métro, du travail.

Parfois, une nouvelle me fait aussi revenir dans la vraie vie. Tiens ! Il neige en Bretagne. J’espère que personne n’est emmerdé dans la famille. D’autres me laissent de marbre. Tiens ! Un type a abandonné sa fille dans un parking pour aller en boite de nuit. Personne n’est mort. Pourquoi on en parle ? Certaines m’intéressent pour des raisons bizarres. Tiens ! Que pense Djibril de la situation en Côte d’Ivoire ? J’espère que sa belle famille est en sécurité, si ça chauffe.

2012…

Trois ans et demi qu’on attend. Et il faudrait déjà imaginer la suite.

22 novembre 2010

Dans vingt ans

Nous sommes le 22 novembre 2030 et comme souvent, au cours de ces 25 années de blogage politique, je ne suis pas très inspiré. Alors je réponds à la chaîne lancée par Lomig à l’occasion des 23 ans de son blog, invitant les blogueurs politiques à raconter des leurs.

C’est fin 2005 que tout a commencé, j’avais déjà mon blog familial où je racontais mes conneries de bistro, comme, par exemple, le 22 novembre 2010, un voyage en Bretagne. Auparavant, à l’occasion un sombre referendum, je m’étais très intéressé aux débats politiques de « simples citoyens » sur Internet alors, finalement, j’ai ouvert un nouveau blog pendant les vacances de Noël et je me suis lancé, avec un seul slogan : "Des liens, bordel ! Des liens !".

Ce 22 novembre 2010 est une date importante puisqu’il marque le début des révélations de Jacques Chirac dans l’affaire Karachi. Ceci est une fiction, nous ne sommes en 2030. Les blogs étaient en folie et la période fut fascinante. Tout d’abord les accusations poussèrent tout le peuple dans la rue, les députés et élus de la majorité en tête, entrainant la démission du Président de la République en exercice.

Conformément à la Constitution, une nouvelle élection fut lancée. Martine Aubry en tant que Première Secrétaire du PS était la seule à avoir la légitimité pour être candidate, faute d’avoir le temps de mettre en place un processus de désignation d’un candidat ce qui fut salvateur pour la gauche en lui évitant l’organisation de dramatiques primaires qui faisaient de lui la machine à perdre depuis plus de quinze ans.

Martine Aubry, d’ailleurs, constitua un Comité des Sages issus des pieds de tous les partis politiques pour faire une constitution qui privilégiait les projets politiques plutôt que le culte du chef.

Nous commencions alors à sortir d’une grosse crise financière et commencions à prendre les mesures de bonne gestion correspondantes avec notamment la suppression de toutes les aides sans condition aux groupes industriels quand un fâcheux concours de circonstances provoqua la plus grosse crise économique de tous les temps, début 2012.

Deux géants de l’informatique de l’époque, Apple et Google, avaient décidé de fusionner et de racheter Facebook pour un montant de l’ordre de 420 milliards de nos anciens Euros. Au même moment, tous les opérateurs téléphoniques d’Europe se liguèrent pour bloquer les accès aux applications Google et Facebook pour une sombre histoire de paiement de bande passante. S’en suivirent une chute brutale de la valorisation boursière d’à peu près tous les industriels concernés par Internet. Mon blog, hébergé par une filiale de Google, devint inaccessible pendant quelques mois. J’en avais donc créé un nouveau hébergé en France ou nous pouvions continuer à raconter des bêtises.

D’ailleurs, je me rappelle d’un billet rédigé après un Kremlin des Blogs aviné, un peu avant cet épisode. J’avais fait l’erreur de rédiger mon compte rendu en rentrant à la maison, en substance : « Bordel ! Ca fait 40 ans qu’on nous casse les couilles avec ces histoires de crise économique, alors une de plus, hein ! D’ailleurs, il n’y a que deux moyens de sortir d’une crise : la guerre ou un gros bordel économique créant de l’inflation. » Je n’y comprenais alors pas plus en économie que maintenant.

Yann Savidan, au réveil, avait encore des résidus de la veille quand il a lu mon billet et en a fait un pour rebondir sur le thème : « Organisons une crise économique pour éviter la guerre ».

Nous nous étions foutus de sa gueule jusqu’au moment de cette affaire des opérateurs téléphoniques.

Nous fûmes d’ailleurs près de la guerre puisque cet embargo fut évoqué au Conseil de Sécurité de l’ONU. Pour calmer le jeu, la Commission Européenne, jetant à la poubelle tous ses principes, racheta tous les opérateurs téléphoniques qui, de toute manière, ne valaient plus rien, qui rétablirent le service immédiatement. Le premier service public européen venait d’être créé.

Leurs ingénieries se rapprochèrent progressivement et ils purent prendre à bras le corps un problème, cheval de bataille d’un jeune blogueur du Kremlin-Bicêtre luttant contre les nocivités des antennes relais. Les opérateurs, enfin l’Opérateur Européen, qu’on appelle maintenant le BITE, le Bureau Interopérateurs Téléphoniques Européens, imaginèrent donc un réseau beaucoup moins nocifs sur la base de satellites (mais je ne suis pas, ici, dans mon blog technologique, faisons peut-être appel à un collègue). Le réseau, par nature mondial (les satellites tournent autour de la terre), fut, suite à une erreur d’un technicien en Réseaux Sociaux Breton qui avait abusé du chouchen, rapidement hacké par des pirates Chinois. La Commission Européenne, renommée la FESSE, la Fédération des Etats Socialistes Savidanesques Européens par la suite, quand l’ensemble des Européens découvrirent les services publics, laissa faire, créant, enfin, un service public mondial gratuit de télécommunication, couvrant la télévision, le téléphone et Internet.

C’est ainsi, d’ailleurs, que les autorités Chinoises furent empêchées de contrôler l’accès à Internet. Les communications devinrent donc totalement libres, impliquant le phénomène de démocratisation apparu vers 2022 et surtout la volonté des Chinois de gagner des libertés et un niveau de vie proche du nôtre. Le processus n’est pas achevé, à ce jour, mais rappelons nous le temps nécessaire à la stabilisation de la Russie après la chute du mur. Faisons leur confiance.

Revenons à cette période de crise économique, les socialistes au pouvoir en France durent aider les banques mais, pour se faire, entrèrent au capital avec des conditions drastiques. La France a résisté tant bien que mal à cette crise, en privilégiant les investissements dans les PME au grand détriment des multinationales et autres grosses entreprises cotées en bourse.

Pourtant, la crise suivante se dessinait : les réserves de pétrole fondaient comme neige au soleil et les marchés recommençaient à s’agiter. Tout ça fut sauvé par hasard. Je ne vais pas vous raconter à nouveau cette anecdote bien connue. Si ? Ah ! Bon…

C’est un jeune blogueur qui déprimait. Son iPhone 8GS (vous savez, ces machins qu’on utilisait pour faire des trucs à une époque) était tombé en panne de batterie et il ne pouvait plus twitter avec le sud de la France. Il s’était donc réfugié dans la bière et tripotait machinalement son téléphone qui finit par tomber dans son demi. Le téléphone était étanche donc n’eut pas de dommage mais le jeune se rendit compte que son téléphone fonctionnait à nouveau.

Il avoua sa découverte à un jeune ingénieur sorti d’école qui vérifia que plonger un iPhone dans un verre de bière arrivait à la production d’une infime quantité d’électricité.

Notre industrie nationale de l’électricité étudia le phénomène et constat que la fermentation d’orge provoquait réellement de l’électricité et il suffit de connecter les brasseries sur le réseau EDF pour assurer l’alimentation de tout le pays.

N.B. : J’aurais du inventer une histoire avec les algues vertes pour faire plaisir aux paysans bretons…

Les voitures, elles-mêmes, produisaient de l’électricité pour alimenter leurs moteurs avec de la bière. Quatre litres permettaient de faire une centaine de kilomètres.

C’est ainsi que dix ans après l’entrée de la gastronomie française au patrimoine de l’UNESCO, la 1664 fut déclarée d’utilité publique.

La politique m’intéressait alors beaucoup moins. J’avais alors 56 ans (64 aujourd’hui) et mes compétences techniques commençaient à être sérieusement dépassées et je n’étais plus intéressé par une réorientation de ma carrière professionnelle. Heureusement, les Mélenchonistes arrivés avec les socialos en 2011 (suivez un peu, bordel !) avaient hérité des Affaires Sociales et rétabli une retraite intelligente qui m’a permis de travailler progressivement moins jusqu’à 62 ans, n’intervenant que lorsque ma « vieille expertise » était nécessaire à l’intérêt de la société, pour la participation à des séminaires, des réunions, des formations, …

Il aura fallu 50 ans pour sortir de cette crise. Unis, nous y sommes arrivés et j’ai bien mérité d’aller m’en jeter un à la Comète, moi !

Sont tagués les gens cités ici (je crois bien que ça fait deux fois ce mois-ci, pour certains). Et Gularu qui est actuellement notre Premier Ministre, à 44 ans, l’âge que j’avais, en 2010.

10 novembre 2010

Fucking disgrâce du libéralisme

Dans l’élan, j’ai terminé mon billet de ce matin en lançant une chaîne de blogage sur un sujet bidon, du type : « A quelle condition pourrait-on supporter le libéralisme ? »

Ca m’amuse toujours de titiller à la fois le troll libéral et le troll gauchiste. J’étais d’ailleurs plié de rire quand backtweet.com m’a signalé dans le même mail que mon billet avait été balancé dans twitter par @pierrechappaz et @vogelsong qui ne se positionnent probablement pas sur un même plan politique. Ou alors Pierre Chappaz est socialo ou Vogelsong libéral.

J’ai tagué Melclalex. Il a répondu qu’il ne pouvait défendre le libéralisme. J’ai toujours trouvé dommage les difficultés qu’avaient mes camarades socialos avec ce mot.

J’ai tagué CC. Elle a répondu. Elle fait le parallèle entre les libéraux et les… Tiens ! Allez donc lire.

Je n’ai pas tagué MHPA. Il a répondu néanmoins et j’aime beaucoup sa réponse.

Tous avec moi pour défendre le libéralisme

Suite à l’intervention de commentateurs, j’ai beaucoup parlé de libéralisme, ce week-end. Du coup, le camarade l’Hérétique est venu se foutre de ma gueule et nous avons papoté en commentaires. L’Hérétique avait parfaitement raison de se foutre de ma gueule : je ne vois pas pourquoi je parle d’un truc qui n’existe pas.

Ben ouais, au grand dam de sympathiques blogueurs qui continuent d’espérer le grand soir révolutionnaire, ce machin n’existe pas. J’ai bien quelques commentateurs qui viennent me dire d’étudier la Colombie Zélandaise, digne république parfaitement libérale où tout va bien, il n’y a pas de chômage, pas de pauvres, pas de cirrhose du foie, …

Mais la Colombie Zélandaise n’existe pas. Alors, ils viennent me dire d’étudier l’Australie parce qu’ils n’ont rien trouvé de plus proche du Kremlin-Bicêtre et sans s’interroger de savoir si on pouvait décemment comparer l’Australie et la France, pays dix ou douze fois plus grand que le nôtre (colonies territoires d'outre-mer compris) avec trois fois moins d’habitants. Comme si d’ailleurs on avait la moindre idée de ce qui se passe, là-bas !

Certains garnements nous disent parfois de prendre en exemple des pays plus proches du nôtre, comme le Royaume Uni, ce qui est toujours à plier de rire.

Alors, on regarde la France. Les professions « libérales » sont parmi les plus réglementées. Les plus rigolos sont les taxis qui vont taper sur l’état et défendre une espèce de libéralisme en oubliant qu’il faut une licence pour exercer leur job… Les toubibs vivent de la sécu et les notaires sont à ranger avec les taxis. Ne les blâmons pas, on s’en fout.

Quant aux emblèmes du libéralisme, nos chers grands patrons, ils sont pour un état particulièrement fort, un état qui les protège, qui renfloue les caisses quand ça va mal et qui attend d’importants marchés publics pour se faire des couilles en or. Prenons la patronne des patrons, Madame Parisot (illustration), elle est la pédégère de l’IFOP (et propriétaire diverses sociétés touristiques à Saint-Barthélemy, ce dont on parle assez peu ; il faudrait pourtant étudier les conditions d’imposition dans ce patelon) : combien de pognon touche cette entreprise pour des histoires relatives à la vie politique en France, y compris de la part des gouvernements successifs ?

Ce n’est pas une critique, j’aime bien publier des sondages dans le présent blog dont il a été prouvé récemment, par sondage, que 100 pourcents des tauliers avaient une préférence pour la bière par rapport à l’eau minérale.

Ainsi, je peux bien parler du libéralisme : ça n’existe pas. D’ailleurs, avec Didier Goux, hier, dans les commentaires de Vallenain, on parlait de Villepin, donc de rien.

Quand un gugusse de gauche parle de libéralisme, ça fait toujours hurler. Rappelez-vous Bertrand Delanoë, il y a quelques années, quand il avait déclaré (dans son bouquin, je crois) qu’il était libéral. Ce scandale ! Mes copains leftblogs étaient tout émoustillés alors que ça ne me faisait ni chaud ni froid.

Un homme politique peut bien se revendiquer d’un truc qui n’existe pas (ou dont différentes personnes donnent des définitions différentes, ce qui revient au même)…

Je vais donc me déclarer libéral, là maintenant, d’autant que j’ai horreur de ces textes de loi qui imposent des horaires de fermeture à des bistros ou plutôt qui imposent à des préfets (je crois aussi) de fixer des horaires de fermeture.

Je veux bien être libéral mais à des conditions. Ces conditions ne sont pas libérales, je sais. Je suis un mauvais libéral, je n’ai pas fini ma formation.

La première condition sera de rétablir de forts droits de succession. Allez, hop ! 80% au-delà du premier million. Dans la poche de l’état… Ca choquera dans les chaumières mais je ne vois pas pourquoi un type aurait mérité de toucher des millions, voire des milliards, parce que son daron est canné. Ca n’en fait d’ailleurs pas spécialement un bon chef d’entreprise : les vieux auvergnats qui ont donné leurs bistros à leurs rejetons ne me contrediront pas. Sans compter… heu… non, rien. Pas de provocation gratuite.

Les successions favorisent les concentrations de capital et les monopoles parfaitement antilibéraux sans parler de la spéculation immobilière (ou pas). Tiens ! Je pourrais faire un billet de trois pages en prenant en exemple les bistros… Essayez donc d’en racheter un puis d’en gérer un à Paris…

Tout le pognon récupéré viendrait dans les caisses de l’état, celui-ci pouvant revendre les machins (notamment les actions) pour gagner de l’oseille pour payer les frais (et diminuer nos impôts) ou les garder pour toucher du dividende ce qui serait parfaitement moral.

Les méchants diront que je favorise la spoliation en volant des morts. Pas du tout. Je ne vole personne, l’héritier n’a rien mérité. D’ailleurs, le libéralisme a comme principe de base que les meilleurs s’en sortent, grâce à leur travail, leur pugnacité, leur intelligence. Pas nécessairement grâce aux relations de papa et surtout à son pognon.

Allez ! Toi aussi, trouve nous des conditions pour défendre le libéralisme. Sont tagués : Sarkofrance, Captain Haka, Cuicui, Romain, El Camino, Yann, Romain (ils s’appellent tous Romain, au PS ?), Melclalex, le Coucou. Je vais ajouter deux gonzesses pour ne pas paraître sectaire : Marie et CC.

Vous n’êtes pas obligés d’illustrer vos billets avec la photo de Laurence Parisot.