Lady Apolline interpelle
les blogueurs (Arnaud
Mouillard, Romain Blachier, David Burlot, Yann Savidan, SarkoFrance, Falcon, Monsieur
Poireau, Seb
Musset, El Camino,
Fabien,
Antonin Moulart,
GdC,
Vlad, Ecume
et moi). C’est à propos de la Chine, des conditions de travail, là-bas, de l’absence
de protection, du travail des enfants, … et de la possibilité de lui emprunter
du pognon pour rembourser notre dette. « Allons-nous
renflouer nos caisses avec cet argent là, en payant le prix fort : l’invasion
du marché européen par les produits chinois fabriqués dans ces conditions ? »
François Hollande, le prochain Président de la République a
réuni des économistes, hier, et a tenu une conférence de presse juste après.
« Le sommet de Cannes est
sûrement l'épuisement d'une formule, celle du G20, et la confirmation des
limites de Nicolas Sarkozy » « Aucun
objectif (du G20) n'a été atteint ».
On se rappelle du discours de Toulon de Nicolas Sarkozy en
septembre 2008, de ses promesses de régulation de l’économie mondiale, de
fermeture des paradis fiscaux. Depuis rien a changé. Rien n’a été fait.
Ce n’est pas le problème de la Chine crainte par Apolline,
qui finira par s’effondrer elle-même dans cinq, dix ou cinquante ans, tant les
conditions de vie y sont nulle, tant l’endettement privé est fort, tant il y a des
différences entre les couches de population, …
C’est le problème de l’économie mondiale et de l’Europe.
« Et le candidat de décliner
ses propositions. «Aucune banque ne devrait travailler avec un pays qui abrite
un paradis fiscal». Hollande a plaidé également pour «une liste noire des hedge
funds» (fonds spéculatifs) et une réforme de la gouvernance mondiale, avec «une
instance politique qui prenne en charge la question monétaire, financière et
commerciale». Autres propositions : renforcer le fonds de solidarité financière,
autoriser la BCE à racheter une partie des emprunts d'État, mettre en place les
eurobonds, qui entraîneraient «une gouvernance budgétaire». Hollande suggère
aussi «une unité de commandement» qui soit «le président du Conseil européen,
absorbant la présidence de la Commission et même celle de l'Ecofin». »
La France ne fera rien sans une Europe forte et seule la
victoire d’un candidat de gauche dans un des piliers de la gauche pourra entraîner
une dynamique pour opérer les changements nécessaires…
On nous dit qu’on est dans une crise économique, certains en
situent le début à 2008 mais, pour ma part, depuis que je suis môme, je vis
dans un monde où le chômage croît, où l’on me parle de déficit, de dette, de
TINA, … La crise est là depuis près de 40 ans, avec les chocs pétroliers en
symbole qui auraient tout créé.
Mais il y a une autre raison, bien expliquée par Intox2007,
hier. J’avais d’ailleurs diffusé une vidéo d’une dizaine de minutes dans un
autre blog, ce week-end. Je vous recommande de la voir en entier. En
1973, Valéry Giscard d’Estaing a fait voter la loi n°73-7. Elle a été reprise dans le traité de Maastrich (c’est le sujet du billet de Monsieur Poireau d’hier puisque dorénavant, nous sommes coincés
au niveau Européen). Elle est devenue l’article 123 du traité de Lisbonne,
maintenant dénoncé par beaucoup.
Ce texte dit que l’état (les états…) ne peuvent plus
emprunter du pognon à (aux…) la banque centrale pour « couvrir leurs
déficits ». Concrètement, on ne peut plus faire tourner la planche à
billets pour payer nos frais mais, en plus, on est obligés de faire appel à des
banques privées et donc d’avoir des taux de crédit très élevés. Valéry Giscard
d’Estaing a privatisé la dette (et la création monétaire).
Vous vous rappelez de 1981 quand Valéry Giscard d’Estaing a
été foutu dehors ? Il faut que 2012 y ressemble. Non seulement Nicolas Sarkozy
doit être foutu dehors mais la politique économique imposée par Valéry Giscard
d’Estaing qui a fait qu’on n’a jamais pu se remettre des « chocs
pétroliers » doit être arrêtée.
François Hollande se mettra au travail avec ses collègues
européens et ne se contentera d’agiter ses bras devant Barack Obama pour faire
croire qu’il est le roi du monde.
Seule sa victoire en mai 2012 permettra à l’Europe de s’en
sortir.








