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08 janvier 2014

8 janvier 1996 : Mort de Mitterrand - 8 janvier 2014 : Copé tue la politique

Mitterrand est mort le 8 janvier 1996, ce qui fait 18 ans. Aujourd’hui, il se retourne une nouvelle fois dans sa tombe à la vision de la disparition de la politique en France. D’un autre côté, il avait laissé sa place à Jacques Chirac qui avait remporté l’élection sur le thème de la fracture sociale, quelques années après le bruit et les odeurs.

Aujourd’hui, Jean-François Copé a présenté ses vœux à la presse.

Commençons par rigoler avec les municipales. Jean-Francois Copé et l’UMP ont ciblé, pour le scrutin local de mars, « mille villes de plus de 9.000 habitants […] que nous voulons gagner pour renouveler l'UMP ».

Vive Google qui me permet de vérifier en moins de trois minutes : il y 1058 villes de plus de 9000 habitants en France. Il voudrait donc toutes – sauf 58… – les gagner… Ou alors il se fout de toutes les communes rurales ? Ou alors il a l’ambition de gagner 1000 communes sur 36000 ?

Comme je le disais hier, le chef de l’UMP n’avait pas réagi aux vœux de François Hollande. Il lui a fallu prendre une semaine de réflexion pour savoir quoi penser pendant qu’une partie de la gauche (de la gauche) s’étripait sur le virage pris le président de la République.

« François Hollande ne fera aucun tournant social-libéral car il n'en a pas les moyens, il n'a la majorité ni à l'Assemblée nationale ni au Sénat » a-t-il déclaré aujourd’hui. Je lui rappelle que la majorité présidentielle dispose de plus de 50% des sièges à l’Assemblée ce qui constitue une majorité et, si des députés s’amusaient à voter contre un texte qu’ils jugeraient trop à droite, des députés de droite serait amener à voter pour ce qui contrebalancerait.

Jean-François Copé gueule contre François Hollande parce qu’il mène une politique trop à gauche mais quand il veut faire une politique que la gauche de la gauche qualifie de droite, Jean-François Copé dit qu’il ne le fera pas parce qu’il n’aura pas la majorité. Jean-François Copé a oublié que c’est, actuellement, l’UMP qui n’a pas de majorité.

Le niveau monte.

« François Hollande ne fera aucun tournant social libéral, parce qu'il n'en a pas les moyens budgétaires, il ne fait rien pour baisser les dépenses publiques. Il n'a pas non plus les moyens politiques de ce tournant. » a dit Jean-François Copé selon Le Point (auparavant je citais 20minutes, qu’ils se mettent d’accord).

J’ai Jean-François Copé quand il dit au peu de gauche : Attention, les gars ! François Hollande vous a menti : il ne vous trahira pas.

C’est à pisser de rire. Je vais l’embaucher pour tenir mon blog.

Chaque année, je fais un billet à propos de la mort de François Mitterrand. Pas cette année. J'ai plutôt envie de faire un billet sur la mort de la politique.

08 janvier 2013

Mitterrand

Une page se tourne encore. C’est aujourd’hui le 17ème anniversaire de la mort de François Mitterrand. Tous les cadres du PS étaient présents, l’an dernier. Il fallait être là. Cette année, ils sont ministres ou oubliés. Comme Ministre, seule Delphine Batho a pu se déplacer. Le PS était représenté par son Premier Secrétaire, Harlem Désir.

Je n’y ai pas pensé avant de voir une dépêche d’information. C’est étrange, tant cette mort évoque en moi deux souvenirs spéciaux. Je les raconte tous les ans, d’ailleurs, ça fait un de billet à peu de frais. Tous les ans, sauf la première année…

Le dernier, c’était vers le 8 janvier 2006. Mon blog avait un peu plus d’une semaine. J’étais tombé dans ma première polémique de blogueur. J’étais tombé sur un billet titré : « Vénérer Mitterrand, c’est mentir ». J’avais fait un billet pour donner mon avis (je crois me souvenir, j’ai la flemme de chercher).

Le premier, c’était le jour de l’enterrement. Je passais sur l’autoroute, dans les bouchons, à côté de l’aéroport de Villacoublay et j’entendais à la radio le reportage en direct sur le transport du corps (hé oui… les chaînes d’information en continue n’ont pas inventé grand-chose) et au moment où le reporter dit « l’avion s’envole », je vois cet avion à quelques centaines de mètres de moi qui prenait de l’altitude et qui s’éloignait vers l’horizon. C’était un peu comme si une cérémonie spécifique avait été organisée pour moi.

L’autre souvenir de Mitterrand est la soirée du 10 mai 1981. Mais je crois bien que je la raconte le 10 mai chaque année, mon côté gâteux. Aussi bien, cette année, je l’ai racontée le 6 et le 10 mai. Je vais donc m’abstenir.

En fait, je voulais faire un billet à propos de Cahuzac et Mélenchon à la télé hier soir, comme Melclalex mais vu ce qui est tombé sur la tronche du ministre, cette après-midi, je vais m’abstenir. Le « débat inutile » titre mon confrère. Oui, un débat entre deux personnes de gauche à une heure tardive ne sert pas à grand-chose à part à occuper les andouilles – dont moi – dans Twitter.

En 1981, François Mitterrand avait été élu avec 51,76%. En 2012, François Hollande a été élu avec 51,64% des voix.  En 1981, le Parti Communiste avait gouverné avec le Parti Socialiste. Pas en 2012. Ils préfèrent s’engueuler à minuit à la télé.

En 1996, moins d’un an après l’élection de Jacques Chirac, nous détestions celui-ci pour différentes raisons, notamment la reprise des essais nucléaires qui nous paraissait casser l’image de la France dans le monde entier, pire que le cumul des actions de Nicolas Sarkozy.

Avec la mort de Mitterrand, on se trouvait tous comme des orphelins (même si, effectivement, on ne pouvait pas franchement tout vénérer dans son passé, le Rainbow Warrior et tout ça…).

Mais il nous laissait comme des orphelins.

17 ans après, nous avons à nouveau un Président de gauche. Nous sommes plein d’espoir mais plein de doutes, aussi.

A part ça, Mitterrand aurait eu 95 ans s’il était mort aujourd’hui. Ca aurait été mieux et il y aurait eu beaucoup de monde à son enterrement.

Pas une seule Ministre, fort charmante par ailleurs.

21 septembre 2011

Bilan de compétences

François Mitterrand a occupé 12 postes ministériels dans 12 gouvernements différents. Il a tenu une fois plus d’un an. Nous en retiendrons une joyeuse participation à la défense de l’Algérie Française, cautionnant par mégarde quelques exécutions. Ensuite, il s’est opposé à la réforme de la constitution qui aurait permis d’éviter de changer de gouvernement en moins de temps qu’il me faut pour boire une billet, réforme de la constitution qui l’a néanmoins permis d’accéder à la fonction de monarque suprême.

Amen.

Je n’ai pas l’habitude de critiquer François Mitterrand dans mon blog (ni ailleurs !). Je lui rends un vibrant hommage chaque 9 janvier et chaque 10 mai.

Amen.

Néanmoins, l’idée de ce billet vient des commentaires à celui d’hier soir, de la part de Didier Goux et Denis. J’y éreintais ceux qui affirment que Ségolène Royal et Martine Aubry ont une expérience ministérielle contrairement à François Hollande.

Ce qu’on attend du candidat qui sera issu des primaires est d’être élu à une élection au suffrage universel direct et c’est bien François Hollande qui a été élu le plus souvent puisqu’il a été élu trois fois député et deux fois, si ma mémoire est bonne, Conseiller Général. Martine Aubry a été élue une fois député, poste qu’elle a occupé trois semaines. Ségolène Royal, quant à elle, a également été élue trois fois député.

Ne ronchonnez pas ! Je reconnais volontiers un brin de mauvaise foi. D’ailleurs je vais continuer.

On reproche à François Hollande d’avoir mal tenu le Parti Socialiste et d’être l’homme de la synthèse molle. C’est amusant. C’est justement au moment où il s’est barré que le PS est parti en couilles et c’est justement un homme de synthèse dont on a besoin car c’est la seule solution pour gagner une Présidentielle.

Comme le notais mon copain FalconHill, François Hollande avait été élu homme politique de l’année, en 2004, suite à de brillantes victoires politiques, notamment la conquête de la majorité des régions et des départements. C’était un grand stratège. Bénissons-le. C’est pourtant l’année où il a fait la pire connerie de sa carrière en soumettant aux militants une position à propos du referendum européen sans voir qu’il allait formaliser le plus grand clivage à gauche qui nous emmerde encore. Ensuite, il a laissé Laurent Fabius faire le zouave et défendre, en étant numéro deux du parti, la position opposée à celle votée par les militants. Au fait ! Quel candidat soutient Lolo, maintenant ? Heu…

Pour vous dire à quel point je suis objectif…

Cela dit, j’adore les militants s’interroger de la compétence des hommes politiques. D’ailleurs, que disait-on de Dominique Strauss-Kahn, il y a cinq ou six ans ? « Il est compétent. » ! Comme si on avait la moindre notion de ce qu’il fallait pour occuper les fonctions qu’il occupait, c'est-à-dire à peu près aucune à l’époque en question. Les compétences d’un Ministre des Finances ? Savoir compter, je suppose… Bon. Il a été ministre quatre ans. Il est compétent.

Les militants devraient d’ailleurs réfléchir à leur propre compétence. Par exemple, Donatien, dans le blog de Marc, critiquait vertement la primaire du PS. « Les Primaires du PS sont la conséquence du mépris de la question du leadership. » De la part de la gauche de la gauche, attention la vraie, hein !, il est surprenant de voir un tel culte du chef. Ces braves gens nous disent qu’ils veulent du fond, des projets, de la gauche, attention, de la vraie hein, en ne se rendant pas compte que leur formation politique ne tient que sur la personnalité de leur chef.

Donatien critique François Hollande et conclut par dire qu’il ne changerait pas de Nicolas Sarkozy : « Vive la reforme des retraites et la suppression de postes dans l’Education Nationale ! »

Donatien n’a tout simplement pas vu que François Hollande était le seul à avoir promis la création de 60 000 postes, en étant raillée par Martine Aubry et ses supporters. Quant à Ségolène Royal, je ne sais pas ce qu’elle a dit cette année (ah ! si ! mettre deux adultes par classe !) et je la cite uniquement parce que Donatien semble la soutenir tout en conchiant sur le parti dont elle est issue et représentait environ 50% aux dernières élections internes. Toujours est-il qu’elle a été grillée, en partie, lors de la dernière présidentielle, en voulant foutre les profs aux 35 heures…

Les 35 heures ? La plus grande réussite de Martine Aubry si j’en crois la rumeur. Pourtant, la loi Aubry II est un magnifique fiasco si j’en crois les médisants internes au PS.

Toujours est-il que je pense qu’outre le fait que nous n’avons pas la capacité à juger les compétences de chacun pour des boulots dont nous ne connaissons rien. D’ailleurs, ma mère avait un excellent plombier, plein de compétences. Il a fait faillite.

La seule compétence que j’attends du candidat issu des primaires est sa capacité à gagner des élections. D’ailleurs, s’il gagne les primaires, ça sera une preuve qu’il sait en gagner. Tout ceci est bien compliqué, je l’admets volontiers.

Toujours est-il qu’en tant que gauchiste parfait, quand je fais mes billets en hommage à François Mitterrand, je salue surtout ses compétences et ses réalisations après son élection. J’évite de parler de son bilan en tant que Ministre.

Il était très compétent, il a été élu deux fois et a été Président de la République pendant 14 ans.

10 mai 2011

La victoire de toutes les forces de la France

A chaque fois que l’on « commémore Mitterrand », je suis surpris des critiques qui tombent sur la tronche de Tonton. C’était d’ailleurs le sujet de mon billet, le jour des quinze ans de son décès… qui rappelait le jour des dix ans, où, jeune blogueur (mon blog a été créé fin décembre 2005), je m’étais trouvé au centre de polémiques diverses.

Du coup, ce midi, j’étais bien content de trouver le billet de Bruno Roger-Petit.

Vous pouvez aussi lire celui de Disparitus qui se demande ce qu’on a fait de son héritage, de l’Euro.

Vous pouvez ne pas lire celui de Vallenain qui n’a sans doute rien compris à l’histoire. Normal, il a vingt ans et il est de droite.

Vous pouvez aussi lire Hern (et bien d’autres) qui nous rappelle ce que Mitterrand à fait.

C’est aussi bien que de lire les éternelles pleurnicheries. « tu te rends compte la francisque, la Bouquet, la Mazarine, l’amitié avec Bousquet, les écoutes, le Rainbow Warrior, … ? » Sans moi…

Vous pouvez donc visiter avec nostalgie le billet de Melclalex qui a « compilé » les unes des principaux quotidiens, le lendemain de ce jour qui reste synonyme d’espoir. Dans un moment de grande sagesse, vous lirez également le billet de Guy Birembaum qui nous rappelle que ces commémorations ne sont que nos bouées de sauvetage.

Tiens ! Je pique une une à Melclalex. Il aura l'honneur d'avoir fourni l'illustration du 4000ème billet de ce blog et devra m'offrir une bière.

J'aurai 50 ans

Tous les cinq ans, c’est pareil. Au mois de janvier, on rendait hommage à François Mitterrand à l’occasion des vingt de sa mort. Au mois d’avril, j’ai encore passé un cap. La cinquantaine, cette fois. Et aujourd’hui, le 10 mai 2016, nous voila à fêter les 35 ans de le son élection à la Présidence de la République.

Un rituel. La droite est au pouvoir depuis 14 ans. Tiens ! 2 septennats. Nicolas Sarkozy est Président de la République depuis 9 ans. Nadine Morano est Premier Ministre depuis 4 ans. Et nous autres, à gauche, on fait les fanfarons. On est sûr de gagner les prochaines présidentielles, en mai 2017.

Il apparaît clairement que Laurent Wauquiez sera le candidat de la droite. Il a réussi à forcer les assistés sociaux à bosser pour une misère, permettant en plus à l’état de continuer à baisser le nombre de fonctionnaires. La précarité a explosé mais tout le monde s’en fout. Des cohortes d’esclaves joyeusement aidés de 500 euros par mois n’ont pas d’autre choix que de se précipiter dès six heures du matin pour faire la queue pour tenter de récupérer les 20 heures de travail dont ils ont besoin pour avoir une carte de transport en commun gratuite. Laurent Wauquiez plait à la droite, il déplait au peuple. Il ne peut pas être réélu.

Nous ne pouvons que gagner les prochaines élections présidentielles.

Je me rappelle le 10 mai 2011, un an avant la Présidentielle, Nicolas Sarkozy était au plus bas dans les sondages. Quel que soit le candidat du PS, il serait arrivé au second tour, la plupart battant haut la main le Président sortant.

On voyait déjà le tableau. Il y aurait trois gros candidats sérieux à gauche : Jean-Luc Mélenchon, le vainqueur de la primaire chez les verts, incertitude entre Eva Joly et Nicolas Hulot et le vainqueur de la primaire au Parti Socialiste, probablement DSK (qui l’emporta en effet).

C’est en novembre, après, que tout est parti en couilles.

André Chassaigne n’avait pas supporté de voir « son » Parti Communiste représenté par quelqu’un de l’extérieur et a alors présenté sa propre candidature, soutenu par une bonne parti des militants.

Nicolas Hulot n’avait pas supporté de voir les Verts désigner Eva Joly et a alors présenté sa propre candidature.

La frange la plus à gauche du PS n’avait pas supporté de voir Dominique Strauss-Kahn a réussi à persuader Benoît Hamon de se présenter.

Les militants du NPA étaient tellement déçus du retrait d’Olivier Besancenot que ce dernier avait accepté, mais pour la dernière fois, de, finalement, se présenter quand même.

Par contre, alors que tout le monde le donnait perdant, François Bayrou avait réussi à fédérer le centre autour de lui, tant il apparaissait que les autres candidats potentiels n’avaient la carrure nécessaire pour assurer un score qui aurait garanti la survie d’un vrai Centre Droit en tant que formation politique.

C’est ainsi qu’à la gauche de Nicolas Sarkozy, on se retrouvait avec une ribambelle de candidats avec une certaine notoriété ou soutenus par un parti relativement important : Olivier Besancenot, André Chassaigne, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Dominique Strauss-Kahn, Eva Joly, Nicolas Hulot et François Bayrou.

Au premier tour des élections, en avril 2012, Nicolas Sarkozy réussi à être second derrière Marine Le Pen avec uniquement 18% des voix.

Ce qu’on appelle un sursaut républicain lui permit de remporter cette élection.

Et nous, cinq ans après, on fête fièrement les 35 ans de l’accession de François Mitterrand à la Présidence de la République. En étant sur de gagner la prochaine.

Que faites-vous le 10 mai 2031 ?

09 mai 2011

Hériter de Mitterrand, c'est gagner, non ?

Dans mon billet de ce matin, je ronchonnais du nombre de blogs qui présentaient Ségolène Royal comme descendante de Mitterrand mais je ne suis pas objectif… Les blogueurs non Ségolistes ont un poil dans la main… Depuis, un sondage est sorti pour voir qui incarne mieux l’héritage de François Mitterrand.

Je crois qu’on aurait surtout pu demander à ses enfants, mais, …

C’est François Hollande qui a gagné (notre illustration que j’ai choisie hors sujet : c’est amusant de voir Jean-Pierre Chevènement sous un affiche « construisons notre Europe » avec les principaux cadres du Parti Socialiste).

« A la question "Parmi les leaders socialistes suivants, quel est celui qui se rapproche le plus de François Mitterrand dans ses idées et ses propositions?", les sondés placent en tête l'ancien premier secrétaire du PS, candidat déclaré à la primaire (18%), devant le directeur général du FMI (16%) puis l'actuelle numéro un du parti (13%) qui ne se sont pas encore prononcés sur 2012.

Viennent ensuite Ségolène Royal (9%), Laurent Fabius (8%), Bertrand Delanoë (5%), puis en queue de peloton Manuel Valls (2%), Arnaud Montebourg (1%) et Benoît Hamon (1%). 27% sont sans opinion et ne citent aucun nom. »

Je ne sais pas sur quoi se basent les gens quand ils répondent à un sondage…

Si j’avais été interrogé, je crois que j’aurais répondu « bof » (comme la majorité des braves gens, en fait).

Je crois que tous les cadres socialos sont les héritiers de Mitterrand. J’ai rencontré plusieurs d’entre eux dans le cadre des Kremlin des Blogs (ou autre) et j’ai eu droit à deux anecdotes personnelles à propos de Mitterrand. Du type « ce jour là, je mangeais avec Attali chez Mitterrand quand ce dernier a été appelé par Margaret Thatcher qui lui annonçais qu’elle différait sa venue parce qu’elle s’était cassée un ongle en s’offrant une douceur » ou « il est venu dans ma circonscription et m’a encouragé : "Tu vois, petit, le PS ne t’a pas facilité la tache mais j’ai confiance en toi, en travaillant tu arriveras à vaincre". »

Tout le monde est l’héritier de Mitterrand.

Ca serait bien qu’ils en profitent pour gagner la présidentielle plutôt que de raconter des bêtises.

Mitterrand serait fier d’eux.

J'avais 15 ans

Melclalex se souvient de son 10 mai 1981 et demande à des blogueurs de raconter le leur. Je crois que je l’ai déjà fait et tout le monde va le faire aujourd’hui et demain alors je ne vais pas lui répondre, nananère.

Je me rappelle très bien de cette soirée. Je venais d’avoir 15 ans et recevais mon correspondant allemand. On avait prévu de passer la soirée chez une copine de gauche dont les parents étaient giscardiens qui avait aussi un correspondant. On s’était dit que quel que soit le vainqueur, on aurait passé une bonne soirée. Elle fut bonne. Je me rappelle de la mine déconfite de ces bourgeois loudéaciens…

Politiquement, par contre, je ne me rappelle plus de grand-chose. Je me rappelle de la joie de mes parents, joie naturellement communicative mais il avait quand même fallu se lever le matin pour aller au collège.

Peut-être qu’on pourrait parler d’espoir.

Je voudrais que les responsables politiques sachent à nouveau donner de l’espoir. Pourtant, on sait fort bien que la campagne se déroulera dans des fosses à lisier (à la plus grande joie des algues vertes).

J’ai lu plusieurs articles ou billets de presse ce week-end, positionnant Ségolène Royal comme l’héritière de François Mitterrand. Je ne sais pas qui est l’héritier.


Rendons juste hommage à celui qui avait apporté l’espoir.

Pourtant, en 1981, la gauche n’avait pas été au pouvoir depuis très longtemps.

D’ailleurs, on oublie les différences entre les deux époques. Je crois que la principale tourne sur le fait qu’on en est bientôt à 40 ans de crise économique. En 1981, on sortait des chocs pétroliers, on pensait que le retour au plein emploi serait pour bientôt alors qu’en 2011, on sait qu’on ne sortira pas de la mouise, qu’il faudra des dizaines d’années pour sortir du marasme actuel.

On ne croit plus à la politique.

Mitterrand ne peut avoir d’héritier parce que l'époque a changé.

(toutes les illustrations viennent de ce billet de blog que je vous conseille)

09 janvier 2011

Regarde

Regarde :
Quelque chose a changé.
L'air semble plus léger.
C'est indéfinissable.

Regarde :
Sous ce ciel déchiré,
Tout s'est ensoleillé.
C'est indéfinissable.

Un homme,
Une rose à la main,
A ouvert le chemin
Vers un autre demain...



(Merci à Luciamel)

De retour de Jarnac

Comme Le Coucou : « La moutarde a failli me monter au nez en lisant les réactions diverses à propos du 15e anniversaire de la mort de François Mitterrand. Entre les excès des crétins qui ricanent sur cet esprit brillant, d'une culture raffinée, et ceux des inquisiteurs de la vraie foi socialiste qu'il ne partagea sans doute jamais, il y avait de quoi s'énerver. »

Elle n’a pas failli. Elle est montée.

Je le subodorais dans mon billet de vendredi.

Un  tas de blogueurs de gauche, souvent ceux-là même qui mettent gauche entre guillemets pour nous faire croire que eux, ils le sont, pas nous, nanarère, sont tombés comme des abrutis sur la mémoire de François Mitterrand.

Ils voudraient passer pour des intellectuels, des gens au dessus de tout. Ils sont minables.

Ils ont probablement oublié l’abolition de la peine de mort, les 39 heures, la cinquième semaine de congés payés, le RMI, la dépénalisation de l’homosexualité, les radios libres, le moratoire sur les essais nucléaires, l’ISF, la retraite à 60 ans, la décentralisation, la défense des droits de l’homme en URSS, la création des chaînes de télé privées, la proportionnelle aux législatives (RIP), la Pyramide du Louvre, la convention de Shengen, la CSG, …

J’arrête là. La liste est longue, très longue.

Ils ont le droit de taper dessus, je n’oublie pas qu’il est le premier et le seul à avoir porté la gauche au pouvoir en France. Qu’ils continuent à vomir, ils continuent à faire perdre la gauche, en donnant, tous les jours, je ne sais quelles leçons sur de prétendues valeurs morales. Qui ne les empêchent pas de taper sur un homme mort. Ils sont nuls.

Grâce à eux, à leur esprit destructeur, la droite est durablement installée, en France. Et ils continuent à manquer de respect au nom d'une espèce de snobisme que l'on ne peut que conchier. Des minables.

Quant à nous, continuons à saluer l’homme et sa France.

Même Didier Goux le fait très bien alors, « que se taisent à jamais les polichinelles qui grimacent et gesticulent autour de leur tombeau commun ».

08 janvier 2011

Allo ? Guy ? Mitterrand est mort

Hasard du calendrier (nous sommes matinaux et c’était son anniversaire), avec Yann, hier, nous avons ouvert le bal des billets de blogs à propos de la mort de Mitterrand. Comme prévu, les hommages sont partagés, dans tous les sens du terme (voir par exemple Elmone et Marc, mais aussi Gildan et tant d'autres).

Melclalex a la riche idée de nous repasser l’hommage de Jacques Chirac.

Le Coucou se souvient de cette autre époque, où la fonction Présidentielle n’était pas dégringolée dans des bas-fonds politiques. Nicolas Sarkozy annonçait son mariage à EuroDisney. Jacques Chirac relançait les essais nucléaires. François Mitterrand abolissait la peine de mort.

Surtout, Guy Birenbaum se souvient qu’il était au cœur de l’actualité, en ce matin du 8 janvier 1996.

Le coup de fil qui change une vie.

07 janvier 2011

Vénérer Mitterrand ?

Je me souviens encore de ce matin, début janvier 1996 (après le 8…). J’allais bosser dans le fin fond des Yvelines et j’étais bloqué dans un monstrueux bouchon, sur cette autoroute qui longe l’aéroport de Villacoublay. Justement, il y avait à la radio un reportage en direct de là, à propos du transport du corps de Mitterrand pour son enterrement.

Le journaliste annonce ses bêtises habituelles « Voila l’avion avec le cercueil qui commence à rouler sur le tarmac, la famille et les proches sont en train de monter dans celui qui leur est réservé. » « L’avion de la famille a commencé à bouger, celui avec le corps de François Mitterrand s’élance sur la piste. » « L’avion avec l’ancien chef s’élance dans le ciel. »

Alors j’ai levé les yeux, par-dessus l’immonde palissade de béton gris, et j’ai vu l’avion qui montait, qui s’éloignait dans le même sens que moi, qui s’enfonçait lentement dans les nuages emportant François Mitterrand. J’ai coupé la radio, j’étais ému. Mitterrand était parti. Quelques mois plus tard, j’allais avoir trente ans. Mitterrand représentait la moitié de ma vie. Je faisais probablement partie de la « Génération Mitterrand ».

Souvenir débile. Je ne sais pas pourquoi je vous raconte ça, d’autant que je le raconte probablement tous les 8 janvier. Remarque ! Nous sommes le 7. C’est aujourd’hui que j’avais envie de parler de Mitterrand.

C’est à cause de cette vieille crapule de Yann Savidan. D’ailleurs, en allant chercher le lien pour mettre sous son nom, je vois qu’il a fait aussi un billet à propos de François Mitterrand : les grands esprits se rencontrent… Plus exactement, c’est à cause de sa mère qui avait décidé d’accoucher à la veille de la date anniversaire de la future mort de Mitterrand. C’est ainsi qu’en voyant dans mon Facebook que c’était l’anniversaire de ce vieux crabe que j’ai repensé à Mitterrand. Au fait, Yann ! Bon anniversaire !

Cette anecdote à propos de Mitterrand est probablement le souvenir le plus fort que j’ai de Tonton. Comme un con, dans ma bagnole, encalminé sur l’A86, je lui disais au revoir pendant qu’il s’envolait. Gnagnan, ce matin, moi…

Du coup, je suis à moitié obsédé par la mort de François Mitterrand.

J’ai créé ce blog le 28 décembre 2005. Pour les 10 ans du décès, j’étais donc un tout jeune blogueur tout maigrichon et j’avais décidé de me lancer dans un billet un peu sérieux, peut-être le premier, en rédigeant une espèce d’hommage avec références historiques, argumentation, et tout ça, ce dont je suis bien incapable. D’ailleurs, je ne l’ai pas fait, juste un petit billet. J’avais pris mon google et fait un tour des blogs. J’avais découvert avec stupéfaction un tas de connards de gauche qui s’engueulaient sur la nécessité ou non de « vénérer Mitterrand ». Des espèces d’intellos se prenant au sérieux qui en rajoutaient des couches pour cracher sur la mémoire du Vieux. J’étais intervenu, m’étais fait tomber dessus, … J’avais mis un lien dans mon billet vers un billet que je trouvais intéressant, le taulier l’avait découvert et était venu commenter chez moi. Comme il écrivait relativement bien et avait pas mal de commentaires, je le prenais pour un « grand blogueur », une personnalité, une carrure, …

Maintenant que je connais les blogs, je vois ça avec dérision : les tarés de gauche qui crachent sur Mitterrand, les zinfluents qui commentent chez moi et qui répondent à mes commentaires. A l’époque ça m’avait marqué… J’avais peur de faire un billet sérieux, dans mon blog, à propos d’autre chose que de politique sociale ou économique.

C’est ainsi que j’ai été bousculé deux fois par la mort de Mitterrand… Vivement 2016 ?

N.B. : Je ne voulais pas le faire, mais puisque Yann a lancé une chaîne, pour son anniversaire, je vais la relayer. L’objet ? « Toi aussi cause donc de Mitterrand, bordel ! Et n’oublie pas de souhaiter un bon anniversaire à l’aviné à l’origine de cette chaîne débile. »  Sont tagués : Isabelle, Valérie, MHPA, Gildan, Le Coucou.

Val Lenain et Gularu sont exemptés : ils n’étaient pas nés en 1996.

Notre illustration : le petit François donnant sagement la main à son papa pendant l’enterrement de la  belle mère du papa.

27 mai 2010

Une trace dans l'Histoire

Nicolas Sarkozy prépare les cérémonies du 18 juin, pour les 70 ans de l’appel du même nom. Pour la première fois, un Président de la République Français se rendra à Londres pour de grandes célébrations. « L'Elysée attend 700 anciens combattants français acheminés par un Eurostar spécial ». Au frais de la République et de nos déficits…

Pour les 40 ans, François Mitterrand n’avait pas fait de grosse fiesta, se contentant de recevoir le premier ministre de RDA, apportant ainsi sa modeste contribution à la réunification de l’Allemagne.

Récemment (voir un des mes 1125 billets d’hier), Nicolas Sarkozy mettait en cause Mitterrand et la retraite à 60 ans, responsables de tous les maux d’aujourd’hui, avec les 35 heures. L’incident ne serait rien s’il n’avait déclenché un esclandre à l’Assemblée Nationale, hier.

Suite à cette discussion houleuse, l’Assemblée Nationale adoptait le projet du Grand Paris. Mitterrand avait lancé la décentralisation. Sarkozy crée une société nationale pour gérer les transports en Ile de France (et casse les structures locales par une autre loi, également étudiée au cours cette séance).

Je serais curieux de revenir dans 50 ou 100 ans étudier les traces respectives qu’auront laissées MM. Mitterrand et Sarkozy dans l’histoire.

26 mai 2010

C'est de la faute à Mitterrand !

On le sait ! Quand ce n’est pas de la faute aux 35 heures, c’est celle de Mitterrand. Nicolas Sarkozy l’a dit aujourd’hui : Il « a regretté que l'ancien président François Mitterrand ait abaissé l'âge de la retraite de 65 à 60 ans, estimant qu'"on aurait eu beaucoup moins de problèmes" s'il s'était abstenu, a dit mercredi un élu UMP à l'AFP confirmant des propos rapportés dans la presse. »

Ah ! Ma manie de commencer mes billets de blog sur une intuition, avant d’avoir lu la totalité de la dépêche. Il n’a pas oublié les 35 heures.

« "Il faut quand même se rappeler que c'est François Mitterrand qui a abaissé l'âge de la retraite de 65 à 60 ans. Entre ça et les 35 heures, on aurait eu beaucoup moins de problèmes" si François Mitterrand, puis les socialistes, s'étaient abstenus, a dit M. Sarkozy, selon un élu UMP qui assistait au meeting. »

Nous allons quand même rappeler que les gouvernements successifs de droite sont « comptables » de 63% de la dette (vous pouvez compter). Je ne vous parle pas de celle à fin 2010. Tiens ! Pour rigoler (source), on pourrait faire des calculs intéressants sur le taux de chômage.

1981 : 6,5%
1986 : 9%
1988 : 9%
1993 : 11%
1997 : 11%
2002 : 7%
2009 : 9%

Et il faudrait qu’on travaille plus longtemps, maintenant… A cause de Mitterrand et des 35 heures.

(plus de lecture chez le Grumeau)

08 janvier 2010

Tiens ! Vénérons Mitterrand, aujourd'hui !


C’était il y a 14 ans. François Mitterrand nous quittait. Le 8 janvier 1996. Je ne vois pas pourquoi, n’ayant strictement rien à dire dans mon blog pour cause de travail excessif malgré un poil dans la main abominable, je ne ferais pas un billet en hommage à lui au cas où je passerais à droite dans l’année ou l’arme à gauche.

François Mitterrand est né en 1916 ce qui ne prouve pas grand-chose à part que, neuf mois avant, son père n’était pas au front, dégarni à cette époque de l’année. Le 10 mai 1981, il était élu à la Présidence de la République en prenant par surprise Valéry Giscard d’Estaing, parti manger un cassoulet chez Mouloud à Choisy le Roy. Le 21 avril 2002, il se retourna dans sa tombe en se retournant un ongle.

Le Venezuela ayant aboli la peine de mort dès 1863, François Mitterrand se dépêcha de combler le retard en envoyant Roger Marcel Badinter faire un joli discours à l’Assemblée Nationale.

Sinon, il a fait un tas de trucs bien, mais je ne vais pas en faire un plat. Je vais citer deux de ses faits d’arme préférés : l’obligation de l’homosexualité et de l’avortement. Ce qui est paradoxal, les homosexuels se faisant assez rarement avorter, surtout les hommes.

Il a aussi été sénateur de 1959 à 1962 ce qui est de bon augure pour Jean-Pierre Raffarin et Jean-Luc Mélenchon. Entre 1948 et 1981, quand il n’était pas sénateur, il était député. Ce qui fait qu’il a siégé 33 ans. On ne le dira jamais assez. Ni trop, d’ailleurs.

Il a aussi été président national de l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), président de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS), président du praesidium de la Convention des institutions républicaines (CIR), premier secrétaire du Parti socialiste (PS) et vice-président de l'Internationale socialiste avant de finir Président de la République car les bureaux étaient mieux placés.

Il se rendait à tous les concerts de Dalida pour chanter Darla Dirladada avec elle sur scène.

Il nous a quittés. Finalement, je me demande si on n’a pas perdu au change, une première fois avec Jacques Chirac et, une deuxième fois, avec Nicolas Sarkozy.



10 mai 2008

27 ans après Mitterrand

On est le 10 mai. 27 ans que les Français ont voté pour un chef de l’état socialiste car ils ne voulaient plus d’un chef de l’état accordéoniste. Parmi mes copains blogueurs, seul Olivier P. semble s’en souvenir. Il en devient lyrique.

Olivier se souvient de ce jour de 1981. Moi aussi. Mais je suis beaucoup plus jeune que lui. J’avais 15 ans. Le hasard a fait que j’étais invité ce soir là dans une famille bien à droite. Plutôt que de fêter ça dignement, j’ai passé la soirée à ricaner bêtement devant le regard déconfit des parents de la copine qui nous avait invités, avec deux copains allemands, ce soir là.

Depuis, ma pensée politique n’a pas beaucoup changé. Tenir le blog m’a obligé à formaliser certains aspects d’autant que, par les aléas des algorithmes de classements, je me suis retrouvé bêtement dans le top 10 des blogs politiques. Surtout, avec les blogs je me suis retrouvé assez proche, d’une part des personnalités politiques locales, et d’autre part d’autres blogueurs militants socialistes de longue haleine.

Des personnalités locales, depuis la campagne pour les municipales, une seule tête de liste est revenue me voir à la Comète : Raphaet Dali, un candidat de droite, issu de l’UMP mais pas des pieds. Les autres ont disparu. Je vois bien occasionnellement notre 2ème adjoint, Hervé Nowak ne rechigne pas à venir se taper un demi avec ses gros administrés à l’occasion, mais des autres aucune nouvelle.

Des « autres blogueurs », les « militants », j’apprends beaucoup par les discussions que nous avons, sur le fonctionnement du PS, les « courants » qui y cohabitent, son histoire, … D’un autre côté, j’apprends aussi beaucoup avec tous les commentateurs, y compris trollesques ! Rien ne vaut un peu de contradiction pour s’obliger à réfléchir.

N’ayant pas fait un billet intéressant depuis le début du mois, j’en étais à me demander si je n’avais pas atteint mon niveau d’incompétence. Voire à perdre le moral et à arrêter le blogage intensif.

Ben non !

Je suis sauvé par l’AFP et par Nicolas Sarkozy. Le 10 mai est aussi la date qu’avait choisie Jacques Chirac pour commémorer l’esclavage (je me demande si commémorer est le bon mot !).

27 ans après l’arrivée d’un socialo à la présidence, son lointain successeur, bien de droite, veut, lui-même, réécrire les programmes scolaires pour y inscrire : « "la traite des noirs, l'esclavage ainsi que leur abolition" ».

Pourquoi ? Ca n’y est pas ?

Il y a deux ou trois ans, les députés UMP avaient tenté d’ajouter dans la loi la nécessité d’inscrire dans les programmes scolaires une partie sur les bien faits de la colonisation.

Est-ce qu’on ne pourrait pas laisser tranquille les programmes scolaires ?
Est-ce qu’on ne pourrait pas, un jour, imaginer qu’il ne revient pas aux politiciens d’écrire les livres d’histoire ?

A part pour les pages qui les concernent... Mitterrand l’a probablement fait. Nicolas Sarkozy, je ne crois pas. Ou alors pas au même chapitre.